jeudi 5 novembre 2009
Xavier Bertrand en Chine - L'accord UMP-PCC fait rire jaune
Slovar - Blogueur associé | Mercredi 4 Novembre 2009
L'accord de coopération entre l'UMP et le PCC à la suite de la visite de Xavier Bertrand en Chine fait grincer quelques dents au sein du parti, et parmi les soutiens de Sarkozy.
Slovar revient sur la polémique déjà abordée voici une semaine.
Depuis que Xavier Bertrand s’est rendu en Chine afin dit-il de signer un « mémorandum d’échange », il faut dire que chez Slovar et ses amis, c’est la franche rigolade qui a pris le dessus.
Si aucun media n’en a fait la remarque, nous ne nous priverons pas de dire que signer cet accord à quelques jours de ... la chute du mur de Berlin et du rideau de fer est assez farce !
La défense de Xavier Bertrand est à la hauteur de la bourde : « » Il ne fait nul doute que le PCC a dû trembler lorsque Xavier Bertrand «assure avoir évoqué les droits de l’homme et le climat avec Jia Qinglin, le président du Comité national de la Conférence consultative politique du peuple chinois. »
Ce qui est certain, c’est qu’à l’annonce de ce « mémorandum d’échange », qui inclue la phrase suivante : « ... / ... Les deux partis sont d’avis que sur la base des principes d’indépendance et d’autonomie, d’égalité complète, de respect mutuel et de non-ingérence dans les affaires intérieures d’autrui ... / ... » (intégralité du document officiel sur Le Point ) on a dû danser dans les rues à Lhassa, la capitale du Tibet et probablement décorer les balcons avec les portraits de notre Chef de l’Etat et des banderoles aux couleurs de l’UMP !
On n’a pas à s’afficher du côté des tyrans. Le PCC est un parti totalitaire avec la responsabilité de millions de victimes innocentes en Chine » mérite quand même le respect.
Mais comme le dit Xavier Bertrand : «» - Sources Le Point
En attendant, un qui doit souffrir le martyre, c’est André Glucksmann :
« .../ ... Parce qu’il a été maoïste autrefois ? En tous les cas, on ne se rappelle pas qu’il ait pris des positions sur aucune question sociale. Glucksmann avait motivé son ralliement à Nicolas Sarkozy pour ses choix de politique étrangère, notamment sur la question de la défense des droits de l’homme.
Un argument était principalement mis en avant : Nicolas Sarkozy cesserait d’avoir une politique frileuse, voire bienveillante et faite de compromissions à l’égard de la Russie et de la Chine deux pays que Glucksmann dénonce de façon obsessionnelle. ... / ... John Vinocur nous raconte que Glucksmann est l’un des rares qui dise la vérité à Sarkozy et qui n’ait pas peur de ses désaccords ... / ... » - Source Bakchich
Dans l’immédiat, le « grand » philosophe qui écrivait dans Le Figaro : «Mes années maoïstes me font toujours honte » ne s’est pas encore exprimé sur le jumelage ...
Mais le « Parti Populaire », c’est avant tout, l’avenir et la jeunesse ! Et du côté des chinois, on ne fait pas médiocre dans le domaine
« ... / ... Trois décennies après l’ouverture de la Chine à l’économie de marché, les traditions du Parti communiste restent bien ancrées. Non seulement la Ligue des jeunesses communistes compte toujours 70 millions de jeunes inscrits, âgés de 14 à 28 ans, mais les élèves des collèges, lycées et universités, qu’il s’agisse de celle de Fudan (Shanghai) ou de Beida (Pekin), reçoivent des cours hebdomadaires de politique. Leurs professeurs leur enseignent d’un côté l’histoire du Parti communiste et ses grands théoriciens — la pensée de Mao Zedong, la théorie de Deng Xiaoping et la théorie des trois représentativités de Jiang Zemin —, de l’autre l’étude des textes de philosophie marxiste... / ... « - Source La Tribune
Fort de cette information, nous avions lancé un concours entre amis, destiné à proposer une nouvelle identité visuelle pour le parti « Populaire » français. Nous vous donnons ci-dessous, la « création gagnante » que nous offrons, bien volontiers aux « Jeunes Populaires».
Au-delà du fait que le Président de la République avait besoin de se rabibocher avec le gouvernement chinois sans pour autant se discréditer sur la scène internationale, nous sommes impatients d’entendre l’UMP sur les conditions de travail, la liberté d’expression, les exécutions sommaires et autres joyeusetés que le régime chinois applique avec « talent » et méthode.
Le grand timonier Mao disait : « La révolution, c’est comme une bicyclette, quand elle n’avance pas, elle tombe » avec les goûts et les aptitudes cyclistes de notre Président, nous devrions bien finir par arriver, quelque part.
Le problème est où ?
Retrouvez les articles de Slovar sur son blog Est-ce qu’on est à 10.000 kilomètres et on admoneste et on critique, ou est-ce qu’on fait quelque chose ? Bien que nous n’ayons pas le moindre atome crochu avec Lionel Luca, le Président UMP du groupe d’étude Tibet à l’Assemblée Nationale, nous sommes obligés de reconnaître que s’être mis en congé de l’UMP et avoir déclaré : « Le Parti communiste chinois, c’est le gouvernement chinois », a répondu le secrétaire général de l’UMP à ses détracteurs. Tout en précisant : «Mémorandum d’échange ne veut pas dire alignement sur les positions du PCC.

samedi 9 mai 2009
Un juge espagnol veut mettre en examen des hauts responsables chinois pour la répression au Tibet
Actualités Chine le 6/5/2009 à 12h30 par Pierre Ausseill (AFP)
Un juge d'instruction espagnol a annoncé son intention d'interroger huit dirigeants chinois dont le ministre de la Défense et celui de la Sécurité de l'Etat, présumés responsables de la répression du printemps 2008 au Tibet.
Le juge Santiago Pedraz a annoncé mardi l'envoi d'une commission rogatoire aux autorités chinoises demandant l'autorisation de se rendre en Chine pour y interroger ces personnes dont Liang Guanglie, ministre de la Défense et Geng Huichang, ministre de la Sécurité de l'Etat, selon un document auquel l'AFP a eu accès.
Le magistrat de l'Audience nationale, tribunal espagnol compétent pour enquêter sur les crimes de masse commis dans le monde entier, souligne qu'il entend interroger ces responsables "en qualité de mis en examen", c'est-à-dire de suspects, et non comme témoins.
"Au vu des cordiales relations entre nos pays respectifs, j'espère que vous donnerez une suite favorable à ma requête", écrit aux autorités chinoises le magistrat, se référant à un accord bilatéral de coopération judiciaire de 2005.
La justice espagnole s'est déclarée en août 2008 compétente pour instruire une plainte du Comité de soutien au Tibet (CAT) déposée à Madrid contre ces responsables politiques et militaires chinois. Les plaignants estiment que la répression des troubles au Tibet par les autorités chinoises au printemps 2008, est constitutive "de crimes contre l'humanité par élimination systématique et généralisée de Tibétains, de blessures graves, tortures et disparitions forcées".
Cette répression a fait, selon eux, au moins 203 morts, plus de 1.000 blessés graves et 5.972 arrestations illégales et disparitions. Pékin a assuré qu'un seul Tibétain avait été tué par les forces de sécurité et que les émeutiers avaient tué 21 personnes lors des graves troubles survenus mi-mars 2008 au Tibet et dans les régions environnantes. Le gouvernement chinois a accusé le dalaï lama, chef spirituel et politique des Tibétains qui vit en exil, d'avoir organisé ces violences pour saboter les Jeux Olympiques de Pékin d'août 2008
Le juge Pedraz souligne que les faits dénoncés par la plainte, s'ils se confirment, "seraient constitutifs de crime contre l'humanité selon la législation pénale espagnole". Et ce notamment parce que "la population tibétaine apparaîtrait comme un collectif persécuté par les autorités citées pour des motifs politiques, raciaux, nationaux, ethniques, culturels, religieux ou pour d'autres motifs universellement reconnus comme inacceptables au regard du droit international".
La justice espagnole se reconnaît, depuis 2005, une compétence universelle pour enquêter sur les crimes contre l'humanité, génocides, et tortures commis dans le monde entier, à condition qu'ils ne fassent pas ou n'aient pas fait l'objet d'une enquête judiciaire dans le pays concerné.
La reconnaissance de ce principe a valu récemment des désagréments diplomatiques à l'Espagne, en particulier avec Israël pour une enquête visant des dirigeants de l'armée, présumés responsables d'un bombardement meurtrier à Gaza en 2002. Ce dernier épisode avait poussé le parquet espagnol à défendre une interprétation plus stricte du principe de justice universelle
Enfin ! Des autorités pourraient s'occuper officiellement de ce génocide ... Seul pays dans le monde depuis 50 ans ...?.
vendredi 8 mai 2009
Visite du Dalaï-lama début juin : la Chine met la ville de Paris en garde
Aujourd’hui La Chine - le 7/5/2009 - AFP
Le chef spirituel tibétain se rendra à Paris le 6 juin prochain. Il ne sera pas reçu par le gouvernement, mais pourrait se voir remettre un prix des mains de Bertrand Delanoë, le maire de Paris, ce qui ne plaît guère à la Chine

La Chine a appelé jeudi la ville de Paris, qui pourrait remettre le mois prochain le titre de citoyen d'honneur au Dalaï-lama, à cesser ses ingérences dans les affaires intérieures chinoises. "Il y a un an, le conseil municipal de Paris a adopté une soi-disant résolution décernant le titre de citoyen d'honneur au Dalaï-lama, ce qui a soulevé une forte indignation du peuple chinois", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Ma Zhaoxu.
"Si la municipalité de Paris remet ce titre, cela entraînera de nouveau une forte opposition de la Chine", a-t-il ajouté, appelant Paris à "cesser de s'ingérer dans les affaires intérieures chinoises et à ne plus commettre d'erreurs au sujet du Tibet".
Le Dalaï-lama, accusé par les Chinois de vouloir obtenir l'indépendance du Tibet, pourrait recevoir son titre de citoyen d'honneur des mains du maire socialiste Bertrand Delanoë lors d'une visite du 6 au 8 juin, a dit samedi le secrétaire général du bureau du Tibet à Paris, Wangpo Bashi.
Dans la journée de jeudi, la Mairie de Paris à répondu à ces déclarations par le biais de Laurent Fary, le porte-parole de M. Delanoë. La Ville de Paris "n'entend aucunement s'ingérer dans les affaires de quiconque", a déclaré à l'AFP M. Fary. "Tous ses actes sont dédiés au contraire au dialogue et à l'amitié entre les peuples dans le respect des valeurs qui forgent son identité", a-t-il ajouté.
La France et la Chine ont mis officiellement un terme le mois dernier à la brouille de quatre mois provoquée par une rencontre en décembre du président français Nicolas Sarkozy et du Dalaï-lama, chef spirituel des Tibétains, qui avait ulcéré Pékin. M. Sarkozy a nié l'existence d'un accord secret entre Paris et Pékin au terme duquel il aurait renoncé à rencontrer le Dalaï-lama en échange de la reprise d'un dialogue de haut niveau avec la Chine.
samedi 4 avril 2009
G20 • Obama a rabiboché Français et Chinois
Courrier International – 03/04/09
Selon le quotidien britannique The Guardian, le sommet du G20 à Londres a longtemps achoppé sur le différend entre la France et la Chine. "En attaquant les paradis fiscaux, Nicolas Sarkozy ne s'en prenait pas seulement aux libéraux américains mais aussi aux Chinois. Depuis quelque temps, les territoires de Macao et de Hong Kong sont devenus des paradis fiscaux et échappent aux règles de transparence édictées par l'OCDE", explique le quotidien.
Lors du dîner des chefs d'Etat, le président français s'est retrouvé assis aux côtés du président chinois Hu Jintao. Le ton fut glacial, au point que Nicolas Sarkozy en vienne à suggérer une rencontre immédiate après le dîner. Rapidement, il s'est avéré que le problème n'était pas Macao mais le Dalaï-lama. Sarkozy a en effet profondément offensé les Chinois en rencontrant le leader tibétain en Pologne en décembre 2008.
La rencontre avec Hu Jintao a finalement eu lieu à l'hôtel du président français, le bien-nommé Mandarin. Mais les Chinois ont refusé de s'y rendre tant que l'Elysée ne diffuserait pas un communiqué commun modérant la position française sur le Tibet !La rencontre a finalement commencé après 22 h 30 et s'est donc focalisée sur la question de savoir s'il fallait inscrire Macao sur la liste noire de l'OCDE ou donner au territoire plus de temps pour se mettre aux normes. Mais il a tout de même fallu que Barack Obama intervienne pour qu'un accord soit finalement trouvé entre les deux parties, cinq minutes avant la fin du sommet. "Eh, les gars, il serait temps de prendre un peu de hauteur", aurait dit le président américain en pleine séance plénière, devant l'ensemble des délégations. Un accord bidon, sur le dos du peuple tibétain 
jeudi 2 avril 2009
La France et la Chine se réconcilient sur le dos du Tibet
Liberation.fr – 02/04/09 -
Les chefs d'Etat des deux pays ont signé un texte se prononçant contre l'indépendance du Tibet.
Rencontre entre Nicolas Sarkozy et Hu Jintao, hier, à Londres (REUTERS)
La France et la Chine se sont réconciliées en catimini, à l’ombre des grandes tractations du G20. Alors qu’une rencontre avec Nicolas Sarkozy ne faisait pas partie des plans de Hu Jintao, il y a encore une semaine, c’est un petit communiqué, glissé discrètement hier, qui a scellé la réconciliation. Ce texte a été publié conjointement par les deux pays.
Symbole du renouveau, les deux présidents se sont finalement entrevus hier soir. Hu Jintao s’est félicité de ce revirement: «Notre rencontre (...) marque un nouveau point de départ pour nos relations bilatérales et j’espère que les deux parties vont travailler ensemble pour lancer une nouvelle phase dans les relations sino-françaises».
Pour rétablir les relations, il n’a fallu qu’une petite phrase, paraphée par la France: «La France mesure pleinement l’importance et la sensibilité de la question du Tibet et réaffirme qu’elle s’en tient à la politique d’une seule Chine et à sa position selon laquelle le Tibet fait partie intégrante du territoire chinois».
Finies les références à une autonomie culturelle large tibétaine, au respect des droits de l’homme, la France lâche le Tibet pour courtiser Pékin.
Les relations sino-françaises, déjà peu chaleureuses depuis le passage chaotique de la flamme olympique à Paris l'an dernier, avait pris un sérieux coup de froid en décembre, lorsque Nicolas Sarkozy avait rencontré le dalaï lama à Gdansk.
A cette époque, Nicolas Sarkozy exprimait encore sa «préoccupation» pour le Tibet, jugeant primordiaux la reprise du dialogue entre les autorités chinoises et le dalaï lama ainsi que le respect des droits de la minorité tibétaine. Mais dans le communiqué d'hier, nulle trace de ces exigences. La realpolitik a repris le dessus.
Cette réconciliation furtive reste largement eclipsée par la poignée de main entre Barack Obama et Hu Jintao. Le président américain a accepté une invitation de son homologue chinois à se rendre à Pékin avant la fin de l’année. Les Etats-Unis, comme beaucoup d’autres, veulent s’engager sur la voie d'une collaboration plus étroite avec le géant chinois.
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PEKIN, 2 avr 2009 (AFP) France info - La Chine a demandé jeudi à la France d’honorer ses engagements concernant le Tibet, au lendemain de la publication d’un communiqué conjoint des deux pays dans lequel Paris réaffime qu’il ne soutiendra pas l’indépendance du Tibet.
"Nous espérons que la France suivra les principes et l’esprit du communiqué et oeuvrera avec la Chine à la promotion d’un développement sain et stable des relations bilatérales", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Qin Gang, lors d’un point de presse régulier. "La France a pris un engagement solennel. La position de la France est explicite et claire", a-t-il dit. Le communiqué conjoint, fruit d’âpres négociations entre les deux pays dans lesquelles chaque mot a été pesé, souligne que "dans le respect du principe de non-ingérence, la France récuse tout soutien à l’indépendance du Tibet sous quelque forme que ce soit". "La France mesure pleinement l’importance et la sensibilité de la question du Tibet et réaffirme qu’elle s’en tient à la politique d’une seule Chine et à sa position selon laquelle le Tibet fait partie intégrante du territoire chinois, conformément à la décision prise par le général de Gaulle qui n’a pas changé et ne changera pas", ajoute le texte. M. Qin, auquel on demandait si la France, par ce communiqué, s’engageait à ne pas recevoir le dalaï lama sur son territoire, a simplement réitéré la formule martelée par le ministère : "Nous sommes opposés aux activités à l’étranger du dalaï (lama) qui visent à diviser la mère-patrie. Nous nous opposons résolument à tout contact officiel entre des dirigeants ou hauts responsables avec le Dalaï-lama".

Le chef spirituel des bouddhistes tibétains exilé en Inde depuis 50 ans est accusé par Pékin de lutter pour l’indépendance du Tibet, mais il ne réclame qu’une large autonomie pour la région sous tutelle chinoise.
Un bon plan pour chiner malin ???
dimanche 22 mars 2009
Panchen lama - La seconde figure spirituelle du Tibet appelle à remercier la Chine ...
Ce titre, Norbu l'a reçu directement des mains de Pékin qui l'a désigné en 1995 pour remplacer le jeune garçon choisi un peu plus tôt par le dalaï lama pour être la réincarnation du 11e panchen lama.
Actualités Chine le 16/3/2009 à 17h47 par Mathilde Bonnassieux (Aujourd'hui la Chine)
Le « panchen lama » ( désigné par la Chine … ) lors de sa visite de l'exposition sur le Tibet à Pékin le 15 mars 09
Les habitants du Tibet devraient chérir la "prospérité" et le "bonheur" que leur a apporté le régime chinois, a rappelé le panchen lama au lendemain des émeutes de Lhassa. Des propos qui en disent long sur ce personnage parachuté par Pékin dans la hiérarchie tibétaine, hautement controversé par la communauté en exil.
"Sans le Parti communiste chinois, plus d'un million de serfs (tibétains) n'auraient jamais connu la dignité humaine et la liberté."
Tenus par un homme aux allures de Tibétain, ces propos peuvent surprendre tant les derniers jours - marqués pas la commémoration du 50ème anniversaire de la répression au Tibet et le 1er anniversaire des émeutes à Lhassa - ont ravivé le souvenir des méfaits commis par la Chine dans la région.
Mais l'auteur de ces propos - Gyaincain Norbu - jouit d'un statut un peu à part dans la hiérarchie tibétaine : celui de panchen lama, soit la seconde figure spirituelle du Tibet après le dalai lama.
Ce titre, Norbu l'a reçu directement des mains de Pékin qui l'a désigné en 1995 pour remplacer le jeune garçon choisi un peu plus tôt par le dalaï lama pour être la réincarnation du 11e panchen lama.
Une marionnette
Suite à cette ingérence des autorités chinoises dans les affaires religieuses tibétaines - une première destinée à signifier la main-mise de Pékin sur la région, Gedhun Choekyi Nyima, l'élu du dalaï lama, alors âgé de 6 ans, a disparu de la vie publique.
Selon les exilés tibétains, celui qui fait aujourd'hui figure de "plus jeune prisonnier politique du monde" serait toujours en résidence surveillé.
Pendant ce temps, Norbu a pris sa place. Même s'il fait peu d'apparitions publiques et se rend rarement au Tibet - il a été élevé à Pékin où il résiderait encore - les autorités chinoises en ont fait leur ambassadeur.
A chaque événement important, il est là pour prêcher la bonne parole et rappeler le rôle décisif de la Chine dans l'essor du Tibet, comme c'était d'ailleurs le cas ce dimanche 15 mars.
Au lendemain de l'anniversaire des émeutes à Lhassa, la "marionnette de Pékin" a visité l'exposition qui a ouvert ses portes dans la capitale "sur les progrès démocratiques et économiques apportés par le Parti communiste au Tibet depuis la fin du féodalisme il y a 50 ans".
L'occasion pour lui d'apporter sa caution à cette gigantesque manifestation de propagande destinée à transmettre la version officielle, celle de la libération des esclaves tibétains, opprimés sous le joug du Dalai-Lama.
"Les habitants du Tibet devraient chérir la prospérité et le bonheur dont ils jouissent aujourd'hui, cela n'a pas été facile", a rappelé Norbu, suivi de près par les caméras de la télévision officielle chinoise.
Ce panchen lama a d'ailleurs sa place dans cette exposition, à la différence de son très bref et jeune prédécesseur. Et pour cause, poussé par les autorités chinoises, il pourrait être amené à jouer un rôle décisif dans le choix du prochain dalaï lama. Chose que redoutent plus que tout les Tibétains en exil.
Le Tibet libéré s'expose à Pékin
Actualités Chine le 10/3/2009 à 18h58 par Aviva Fried, Christèle Jaime, Wu Hannuo
En guise d'anniversaire du soulèvement tibétain de 1959, les autorités chinoises ont lancé une grande opération de propagande. Il s'agit de transmettre la version officielle, celle de la libération des esclaves tibétains, opprimés sous le joug du Dalai-Lama. Une exposition à Pékin retrace ainsi les 50 ans de la "réforme démocratique du Tibet".
TIBET - La Chine essaie de faire oublier le village natal du dalaï lama
Dans les montagnes du nord-ouest de la Chine se trouve Taksar, un endroit perdu auquel les autorités chinoises ne souhaitent guère donner de publicité: c'est le village natal du dalaï lama, en exil depuis 50 ans.
Le Matin Ch (AFP) - le 09 mars 2009

Image © AFP Taksar, le village natal du dalaï lama au Tibet, le 8 mars 2009
Aucun panneau n'indique la route à prendre pour rejoindre Taksar, Hong Ya en Chinois, à deux heures de route de Xining, capitale de la province du Qinghai.
Il y a 73 ans, Lhamo Dhondrub est né dans cette région, connue aussi comme l'Amdo (nord-est du Tibet), qui, à l'époque, était sous la coupe du chef de guerre musulman Ma Bufang.
A l'âge de deux ans, Lhamo Dhondrub fut désigné comme la réincarnation du dalaï lama, le chef des Tibétains, 14e en titre.
Après la victoire des communistes en 1949, le jeune homme dut composer avec les nouveaux maîtres de la Chine, qui avaient envoyé leurs troupes sur le "Toit du monde". Puis, dix ans plus tard, après une cohabitation difficile, il choisissait l'exil, le plaçant au rang de paria pour Pékin.
Certains touristes ont, par le passé, visité la maison natale et son temple, qui seraient entretenus par le cousin du dalaï lama.
Mais avant le 50e anniversaire, mardi, du début de la rébellion qui avait conduit à l'exil en Inde du chef spirituel des Tibétains, le village est sous haute surveillance policière. Et deux journalistes de l'AFP n'ont pas pu s'approcher de la maison.
"Ce n'est pas un lieu public", a expliqué un policier.
Car, depuis des années, les autorités chinoises tentent d'effacer tout ce qui permettrait aux fidèles de révérer le dalaï lama.
Ses photos ont été interdites à partir de 1994, une décision prise lors d'une réunion présidée par le numéro un de l'époque, Jiang Zemin, selon Robbie Barnett, professeur des études tibétaines à la Columbia University de New York
.
La décision a été mise en oeuvre à partir de 1996 à Lhassa, puis à l'ensemble des zones peuplées par des minorités tibétaines, ce qui a provoqué un large mécontentement.
"Cette décision est sûrement l'une des plus rétrogrades prises par les dirigeants chinois dans leur politique tibétaine, elle était aussi peu nécessaire que provocatrice et peut expliquer les dernières manifestations", ajoute M. Barnett.
L'an dernier, des émeutes avaient éclaté à Lhassa le 14 mars 2008 après quatre jours de protestations pacifiques pour commémorer le 49e anniversaire de la révolte de 1959, avant de s'étendre aux régions environnantes.
Certains moines avaient alors brandi des photos du dalaï lama.
L'interdiction est bravée en permanence par de nombreux Tibétains. Dans un monastère non loin de Xining, un portrait du jeune dalaï lama peut être vu. "Nous l'enlevons lorsqu'ils viennent faire des contrôles", explique un moine.
Le groupe Free Tibet, basé à Londres, a vivement critiqué les cours de "rééducation patriotique" que les moines et les nonnes doivent subir et au cours desquelles ils doivent critiquer le dalaï lama.
"Il n'y aura jamais de solution aux problèmes tibétains tant que le gouvernement chinois n'acceptera pas le droit des Tibétains de révérer leur chef spirituel", affirme le groupe pro-tibétain.
jeudi 12 mars 2009
La Chine commémore

mardi 10 mars 2009
50 ans d’exil du Dalaï-lama
Le Temps - Suisse - 10/03/2009 - Chappatte

lundi 9 mars 2009
Cinquante ans après la fuite du dalaï lama, Le Tibet sous tension
Actualités CHINE le 9/3/2009 à 10h37 par Pierre Haski (Rue 89)
C'était il y a cinquante ans. Mais la page d'histoire n'a jamais été tournée, et continue de peser sur l'un des points de crise de la planète: le Tibet. Un demi-siècle après la fuite de Lhassa du dalaï lama, le "toît du monde" sous contrôle chinois reste sous haute tension, comme en témoigne la forte mobilisation sécuritaire à l'approche de cet anniversaire à haut risque.
L'approche de l'anniversaire du 10 mars 1959 est chaque année un moment difficile pour les autorités chinoises. L'an dernier, on se souvient que la répression des premières manifestations de moines avait dégénéré en émeutes antichinoises dans les rues de la capitale tibétaine, Lhassa, le 14 mars, faisant une vingtaine de morts et d'importants dégâts matériels, et replaçant la question tibétaine au coeur de l'agenda mondial.
Les autorités chinoises redoutent ce désormais double anniversaire, celui du soulèvement de 1959 et celui des émeutes du 14 mars 2008 et de la répression qui s'ensuivit.. Ces derniers jours, un début d'agitation a été signalé parmi les moines des zones tibétaines du Sichuan, où un moine nommé Tabe s'est immolé par le feu vendredi 27 février devant le monastère de Kirti, dans la ville d'Aba. Le moine serait sorti de son monastère avec un drapeau tibétain à l'effigie du dalaï lama dessiné à la main, puis se serait aspergé d'essence avant d'allumer le feu.
Le poids de l'histoire
Il y a un demi-siècle, l'histoire a basculé dans cette partie du monde. Les troupes chinoises avaient pris le contrôle du Tibet peu après la victoire des troupes communistes de Mao Zedong à Pékin en 1949, mais avaient respecté jusque-là une autonomie relative à cette région placée sous l'autorité d'un chef religieux, le dalaï lama, quatorzième "réincarnation" du Bouddha de la Compassion. De vieilles photos montrent même le jeune dalaï lama, Tenzin Gyatso, qui n'a alors que 16 ans, en compagnie du chef de la révolution chinoise, un choc culturel profond.
Mao extorque au leader tibétain un "Accord en dix-sept points" signé le 23 mars 1951, qui intègre le Tibet dans la toute jeune République populaire de Chine, tout en lui garantissant la liberté religieuse et une relative autonomie. L'accord ne remet pas en cause les structures féodales héritées du passé, et qui font du Tibet d'alors une terre placée en coupe réglée par les monastères et réduisant une partie de ses habitants au servage.
Mais cette autonomie se révèle de plus en plus factice, et le parti communiste chinois (PCC) veut imposer aux Tibétains le système qu'il met en oeuvre dans le reste du pays: une modernisation à marche forcée doublée d'un égalitarisme absolu, et un abandon des "superstitions" religieuses. Le contexte de la guerre froide naissante accentue le climat de crise, d'autant que deux frères du dalaï lama critiquant sa soumission à la volonté de Pékin s'enfuient aux Etats-Unis où ils sont enrôlés dans un programme de destabilisation de la CIA...
La crise arrive à son paroxysme en mars 1959. Les Tibétains sont convaincus que les Chinois, qui ont amassé des troupes, veulent tuer le dalaï lama. Le 10 mars, la foule assiège la résidence de son chef spirituel pour l'empêcher de se rendre à ce qui ressemble comme un traquenard chinois. La tension monte, et l'armée chinoise tire même quelques obus près de la maison.
Le 16 mars, finalement, conseillé par son "oracle", le dalaï lama s'enfuit en pleine nuit de Lhassa avec quelques fidèles, et gagne à travers les sommets enneigés l'Inde voisine, où Nehru l'accueille et lui accorde l'asile. En apprenant la fuite du chef spirituel des Tibétains, Mao aurait déclaré: "Dans ce cas, nous avons perdu la bataille"...
Le dalaï lama vit depuis un demi siècle à Dharamsala, en Inde, où il a été rejoint par quelque 250 000 réfugiés formant une véritable nation tibétaine en exil, avec son gouvernement, son parlement, ses rituels...
A Lhassa, la fuite du dalaï lama provoque une répression sanglante de ce soulèvement populaire, faisant des milliers de victimes - jusqu'à 80 000 selon les exilés, chiffre invérifiable - et plongeant le Tibet dans une situation de soumission totale à l'autorité chinoise. Le Tibet subira, comme le reste de la Chine, les outrances du maoïsme, à commencer par la Révolution culturelle dont un des aspects a porté sur la tentative d'éradication de la religion.
Le 10 mars 1959 marque la dernière tentative des Tibétains de résister massivement à la mainmise chinoise; c'est aussi le début d'un exil sans fin pour celui qui incarne historiquement ce peuple des montagnes, fort d'à peine quelques millions d'âmes et qui tente de maintenir sa culture et son identité dans un pays d'1,3 milliard d'habitants.
Cinquante ans après, le problème tibétain est entier
Les événements de l'an dernier ont montré que cinquante ans de pouvoir chinois absolu sur la "Région autonome tibétaine" n'ont rien changé au problème: les Tibétains vivent leur situation comme coloniale, un mot qui agace les Chinois qui, documents historiques à l'appui, disent que le Tibet est chinois.
Mais le problème est moins l'appartenance du Tibet à la Chine -même le dalaï lama affirme qu'il ne veut pas l'en détacher- que ce qui s'y passe. Une fois passées les outrances de la Révolution culturelle, le pouvoir chinois a changé de stratégie au Tibet et a joué la carte du développement économique et de l'intégration de plus en plus forte du Tibet dans l'ensemble chinois.
L'identité tibétaine est-elle soluble dans le matérialisme? C'est finalement sur cette question que repose le pari chinois, qui semble d'ores et déjà perdu. En déversant des milliards dans une des zones les plus pauvres de l'ensemble chinois, le gouvernement pensait calmer les critiques tibétaines contre l'afflux de Chinois Han dans la zone autonome, et affaiblir le poids de l'influence du dalaï lama et des moines.
La violence de l'an dernier contre les commerçants Han et contre tous les passants chinois a choqué le reste de la Chine, avec une sorte d'incompréhension face à ce qui est perçu comme une absence de reconnaissance face aux bienfaits de la modernisation chinoise. Fort d'un consensus intérieur solide, le gouvernement chinois n'a pas changé de stratégie, surtout à un moment où la crise économique commençait à frapper durement la Chine.
Si les Chinois s'étaient contentés de casser la vieille société féodale et d'apporter au Tibet la "modernité", ils seraient sans doute moins critiqués aujourd'hui. Mais l'autonomie du Tibet a été réduite à une dimension purement symbolique, et le très athée parti communiste chinois se mêle même de décider qui est la bonne réincarnation des dignitaires bouddhistes.
Un an après, le rendez-vous de mars est donc revenu hanter les dirigeants chinois, confrontés à une équation sans autre solution, pour le moment, que celle de la force et de la patience: attendre la mort du dalaï lama en espérant profiter de la confusion qui en découlera pour asseoir définitivement le pouvoir chinois.
Le temps presse pour le dalaï lama
Le dalaï lama, pour sa part, sait que le temps presse. A 73 ans, il sait que les autorités chinoises jouent la montre en attendant sa disparition. Lorsque le successeur du panchen lama, le deuxième personnage du clergé bouddhiste tibétain, a été sélectionné selon les rituels de la "réincarnation", Pékin a littéralement kidnappé le choix du dalaï lama et lui a imposé son propre choix. On n'a plus jamais revu l'enfant qui avait été initialement choisi, et c'est le "panchen lama de Pékin" qui parade aujourd'hui dans les cérémonies officielles.
La même chose risque de se reproduire pour le choix du 15e dalaï lama, et le risque est d'en avoir deux, l'un choisi en exil, l'autre par Pékin, avec les dangers de la confusion. Le parti communiste a même émis un décret interdisant les réincarnations sans l'accord du PCC, un comble pour un parti théoriquement marxiste!
En attendant, Pékin amuse la galerie avec un dialogue largement destiné à montrer sa bonne foi au reste du monde qui se mobilise à intervalles réguliers autour de la question tibétaine, pour mieux l'oublier dès que les opinions publiques sont apaisées... Ainsi, pour sauver ses Jeux olympiques, le gouvernement chinois a accepté de tenir plusieurs réunions l'an dernier, avec les émissaires du dalaï lama, sans résultat et sans lendemain.
Le calcul chinois pourrait être à courte vue, car le dalaï lama est aujourd'hui en mesure de contrôler les éléments les plus radicaux de la jeunesse tibétaine, en empêchant le recours à la violence, même si Pékin l'accuse sans preuve d'avoir été l'instigateur des émeutes de mars 2008.
On sait que la Ligue de la jeunesse tibétaine en exil rue dans les brancards, et n'accepte que par fidélité de soutenir la "voie moyenne" du dalaï lama, c'est-à-dire la négociation d'une véritable autonomie pour le Tibet au sein de la RPC.
Pour l'heure, la bataille de propagande fait rage. Pékin vient ainsi de publier un "livre blanc", à la veille de cette période anniversaire, pour accuser les Occidentaux d'entretenir les troubles et de freiner le développement économique de la région tibétaine. Ce texte, rédigé par le Bureau de l'Information du Conseil d'Etat et publié par l'agence de presse officielle Xinhua, souligne notamment:
"Il est clair que la soi-disante question tibétaine n'est en aucune façon un problème ethnique, religieux ou social. Il s'agit plutôt d'une manoeuvre des forces occidentales anti-chinoises pour affaiblir, diviser et diaboliser la Chine."
Pas vraiment la main tendue aux Tibétains, mais plutôt le signe d'une nervosité du pouvoir chinois actuel, confronté à une grogne sociale de plus en plus forte, pris au dépourvu par l'impact colossal de la crise économique mondiale sur une Chine qui se croyait au-dessus de ça, et même au réveil d'une dissidence qu'il croyait matée, comme le montre la publication de la Charte 08 en décembre dernier.
Au moment où s'engage un rapprochement à pas comptés avec Taiwan, Pékin ne veut pas donner le moindre signe de faiblesse sur la question de l'"unité nationale". Ce sont les Tibétains qui en font les frais, mais qui pourraient bien ne pas l'accepter sans se faire entendre.
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Le dalai lama à Londres



