vendredi 13 novembre 2009
Papier de verre - La devise ...
Check-list Le Monde du 13 Novembre 2009
papier de verre
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Bachelot veut nous vacciner, Besson nous identifier, Hortefeux nous tranquilliser. Immunité, identité, tranquillité. |
jeudi 12 novembre 2009
Turquie - la nouvelle position française - "processus d'adhésion sans adhésion " ressemble à un numéro de funambulisme
LE MONDE | 07.11.09 |
Turquie et Europe : l'intenable position française
La scène se déroule dans le café d'Hamsiköy, un hameau perché dans les montagnes de la région de la mer Noire. Calés autour d'un poêle à bois et d'un thé brûlant, les représentants des 27 pays européens, dont 14 ambassadeurs, sont venus promouvoir l'action de Bruxelles auprès des PME turques. Mais les anciens du café n'ont qu'un sujet en tête : "Sarkozy veut fermer la porte au nez de la Turquie en nous parlant de partenariat privilégié! Mais qui êtes-vous pour laisser la Turquie à la porte ?", gronde l'un d'eux.
Le chef de la délégation européenne à Ankara, le Français Marc Pierini, tente de le rassurer: "Les Etats membres sont libres de dire ce qu'ils veulent. Pour stopper le processus, il faut l'unanimité des Vingt-Sept, ce qui n'arrivera pas. Les négociations ne vont pas s'arrêter, c'est la réalité."
Du village d'Anatolie aux salons d'Istanbul, l'opposition répétée de la France à l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne a fait des dégâts. De quoi éclipser cinq ans de processus européen. Avec les élites francophiles, intellectuels et entrepreneurs, le divorce est consommé.
Le refus français est devenu le symbole d'une Europe timorée et nourrie de préjugés. Pour ne plus hérisser les Turcs, la diplomatie française a donc décidé de ne plus parler de "partenariat privilégié". A la place, on évoque pudiquement des "liens particuliers" entre Ankara et l'UE.
De passage à Istanbul, le secrétaire d'Etat aux affaires européennes, Pierre Lellouche, qui, il y a un an, défendait l'adhésion, a tenté de convaincre que la France et la Turquie devaient "se concentrer sur les intérêts communs". "Nous avons une relation très importante sur le plan géopolitique et énergétique… Et pourtant, a-t-il dit, notre relation est dominée par des querelles sur la finalité du processus d'adhésion".
La nouvelle position française – "le processus d'adhésion sans l'adhésion" – tient du funambulisme. Elle demeure inaudible dans une Turquie candidate à l'Europe depuis 1959. Dans les milieux turcs éclairés, elle est qualifiée au mieux d'"incohérente" voire d'"irrationnelle". "Ce serait comme célébrer des fiançailles en sachant qu'on ne pourra pas se marier", a comparé Pekin Baran, vice-président du patronat turc, au lancement de l'Institut du Bosphore, un cercle de réflexion mis sur pied pour renforcer les liens franco-turcs.
L'émergence de la Turquie comme puissance économique, géopolitique et énergétique est devenue trop évidente pour continuer à être ignorée. Une diplomatie hyperactive a replacé le pays au centre du jeu régional et son influence culturelle se diffuse à travers le monde musulman, mais aussi dans le Caucase et en Europe orientale.
Sa position géographique, argument habituel des antiadhésion (la Turquie n'est pas en Europe mais en Asie), est vue comme un atout : la Turquie s'est imposée comme carrefour des routes énergétiques à destination des marchés européens. Gaz de France courtise Ankara pour intégrer le projet Nabucco…
Economiquement, enfin, ce marché dynamique de 72 millions d'habitants garde un potentiel d'investissement alléchant. M.Lellouche n'a pas manqué de souligner l'intérêt français pour la construction du troisième pont sur le Bosphore. Les entreprises hexagonales régulièrement exclues des marchés publics ne veulent plus rester sur la touche.
C'est ce qui risque d'arriver à Areva pour la centrale nucléaire turque, promise aux Russes. "Si la France espère sauver les gros contrats avec cette position ambiguë, elle se met le doigt dans l'œil", ironise un diplomate européen.
Les milieux d'affaires soulignent aussi que Nicolas Sarkozy est allé vendre la France dans la plupart des pays émergents : Brésil, Mexique, Chine ou Kazakhstan… Mais qu'il continue étonnamment de bouder la Turquie, membre du G20 et 16eéconomie mondiale.
Malgré le discours apaisant, le processus européen de la Turquie est sensiblement freiné par l'attitude française: les cinq chapitres des négociations indissociables de l'adhésion restent bloqués. Une vingtaine de députés UMP militent pour que les crédits de préadhésion accordés à la Turquie, 3,9milliards d'euros d'ici à 2012, soient drastiquement réduits. "Les Français ne comprennent pas que l'on encourage financièrement ce pays à faire des réformes", estiment les auteurs d'un amendement au projet de loi de finances 2010.
"Un amendement de cohérence avec la politique européenne de la France", selon le député Richard Mallié. Cohérent aussi avec l'atmosphère qui a entouré la visite à Paris du président turc, Abdullah Gül, début octobre. D'Istanbul à Hamsiköy, les Turcs ont lu dans les journaux que leur président avait été accueilli avec "désinvolture" par M.Sarkozy, arrivé au Grand Palais pour inaugurer l'exposition "De Byzance à Istanbul", en mâchonnant un chewing-gum.
La visite s'est effectuée au pas de charge, en douze minutes, dans une gigantesque bousculade.
Enfin, en essayant de convertir la Grèce et Chypre à sa position sur la Turquie, Paris commet une autre erreur d'appréciation. Les pays voisins ont intérêt à voir la Turquie se démocratiser et intégrer le concert européen. Le premier ministre grec, George Papandréou, s'est même prononcé pour une adhésion "dès 2014".
Courriel: perrier@lemonde.fr
Guillaume Perrier
mercredi 11 novembre 2009
Le 9 Novembre 1989 de Nicolas Sarkozy devient la risée du Net
Le web se moque du 9 novembre 1989 de Nicolas Sarkozy
NOUVELOBS. | 11.11.2009 | 15:42
Nicolas Sarkozy avec Neil Armstrong sur la lune, ou bloquant l'arrivée des chars Place Tian'anmen…
La toile s'amuse, en pleine polémique sur la présence du président à Berlin le 9 novembre 89.
La controverse sur la présence du Nicolas Sarkozy au pied du Mur de Berlin le 9 novembre 1989 a amusé les internautes qui s'en sont donnés à coeur joie pour parodier le chef de l'Etat.
"Ich bin ein Baratineur"
La rivale du président en 2007, Ségolène Royal,ne se prive pas d'ironiser dans une vidéo postée sur Dailymotion.com. En chapeau de pluie dans les rues de Berlin devant les dominos symbolisant le Mur, elle persifle : "manifestement il n'était pas à Berlin le 9 novembre [...] Heureusement qu'il n'a pas prétendu être là le jour de la prise de la Bastille parce que je ne sais pas comment il s'en serait sorti!"
Sur Youtube, une vidéo intitulée "Sarkozy : le mensonge de Berlin" montre un président en pleine "Quatrième dimension". Sous la musique menaçante de cette série américaine de science-fiction des années 60, on l'entend dire, sur des images en noir et blanc : "mes chers amis berlinois, mon nom est Nicolas Sarkozy, je suis le président des Français, je suis le président du temps, j'ai le pouvoir suprême de dire n'importe quoi à n'importe qui... n'importe quand".
"Sarkozy: ich bin ein Baratineur !", titre à sa une le Canard Enchaîné de cette semaine. "Une phrase historique pour clore la polémique", précise le journal satirique.
(Nouvelobs.com avec AFP)
Le baiser de l'Hotel de ville

"Nicolas Sarkozy y était, voici les preuves" : des photos détournées rassemblées en diaporama sur le site de Libération montrent le président de la République participant aux grands événements historiques.
Montré en soldat du débarquement de Normandie, il est aussi assis joyeux aux côtés de Churchill, Roosevelt et Staline lors des accords de Yalta. Il signe également l'armistice de la Première Guerre mondiale le 11 novembre 1918 et participe même à la prise de la Bastille le 14 juillet 1789
.
On le voit sur la lune avec Neil Armstrong en train de planter le drapeau tricolore, résistant devant les chars chinois sur la place Tiananmen, ou parmi le public lors de l'assassinat de John Kennedy en 1963.
Il est aux premières loges de la finale de la Coupe du monde 98 débarquant des vestiaires sous le maillot tricolore devant Zidane.
Il assiste, arborant lunettes noires et béret, au "Baiser de l'hôtel de ville", célébrissime photo de Doisneau, et supplante même Dieu dans la célèbre genèse du monde de Michel Ange.
mardi 10 novembre 2009
Sarkozy enfonce le mur ... papier de verre : Hervé Le Tellier
Check-list Le Monde du 10 Novembre 2009
papier de verre
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| Le 9/11/89, Sarkozy était-il à Berlin ou (comme chaque année) à Colombey, pour l'anniversaire de la mort de De Gaulle ? Si la date de sa photo sur Facebook est bonne, c'est la tombe du Général qu'il pioche. |
Sarkozy crée le buzz
Check-list Le Monde du 10 Novembre 2009
Le quotidien belge Le Soir se fait l'écho de la polémique entourant la prétendue visite de Nicolas Sarkozy à Berlin, le jour de la chute du Mur.

-------------------------------- La secrétaire nationale des Verts Cécile Duflot a qualifié mardi de "dérisoire" la polémique sur la présence ou --non de Nicolas Sarkozy à Berlin le 9 novembre 1989, estimant toutefois que la "véritable question" est de savoir pourquoi "on a obligé des gens à mentir".
"C'est à la fois dérisoire et ça suscite une véritable question", a déclaré Mme Duflot sur i-Télé. "C'est dérisoire parce qu'il (M. Sarkozy) y était le 16 novembre, apparemment tout le monde converge, mais on oblige des gens à mentir pour dire qu'il y était le 9. Vraiment, ça a quel sens?", s'est-elle demandée.
"Je ne sais pas si c'est la personne qui s'occupe de la page Facebook du président qui s'est gourée, auquel cas, ça arrive, on corrige. Mais s'obstiner à obliger des gens à mentir, c'est invraisemblable", a insisté la tête de liste d'Europe-Ecologie en Ile-de-France pour les régionales de mars.
"Ou alors c'est effectivement significatif d'une façon bizarre de vouloir réécrire l'Histoire. Si les désirs du président sont tels qu'il faut que tout le monde obéisse quitte à mentir, c'est bizarre quand même", a-t-elle jugé.
(Msn actualités) 09/11
vendredi 6 novembre 2009
Dessin de Chaunu - Chirac : téléphone confidentiel
Ouest-France

jeudi 5 novembre 2009
SONDAGE - La popularité de Sarkozy dévisse en novembre
NOUVELOBS.COM | 04.11.2009 | 11:01
La cote d'approbation de l'action du chef de l'Etat chute de 6 points à 39% par rapport au mois précédent. Il s'agit, selon l'Ifop, de "son plus mauvais résultat depuis son élection".
L'action de Nicolas Sarkozy est approuvée par 39% (-6) des personnes interrogées, 60% (+5) étant d'un avis contraire. 1% ne se prononce pas.
- Enquête réalisée par téléphone du 29 au 30 octobre auprès d'un échantillon de 1.001 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas).
Ah ! bon ! 39 % d'approbation ... ? tant que ça ...
mercredi 4 novembre 2009
GOUVERNEMENT - Taxe pro : Raffarin ne s'est pas fait "sermonner"
NOUVELOBS | 04.11.2009 | 10:45
L'ex-Premier ministre estime ne pas avoir été "sermonné" par l'Elysée après sa fronde sur la réforme visant à supprimer la taxe professionnelle et dit "assumer ses convictions sereinement".
Jean-Pierre Raffarin a estimé mardi 3 novembre au soir ne pas avoir été "sermonné" par l'Elysée après sa fronde sur la réforme visant à supprimer la taxe professionnelle, en soulignant qu'il "assume" ses convictions.
"Ce n'est pas ma conception du dialogue au sommet de l'Etat. Personne ne peut sermonner personne, parce que chacun doit respecter chacun", a indiqué l'ancien Premier ministre sur son blog.
Lors d'une réunion à l'Elysée avec les dirigeants de l'UMP, Nicolas Sarkozy a reproché, selon le témoignage de plusieurs participants, à Jean-Pierre Raffarin d'avoir publié dimanche une tribune dans la presse afin d'annoncer qu'il ne voterait pas "en l'état" la réforme de la taxe professionnelle. Constat d'une divergence
"Ma lecture de cette réunion n'est pas celle d'un sermon, mais celle d'un constat, réciproque, d'une divergence quant à la décentralisation", a réagi l'ancien Premier ministre. "Le "bavard" qui a communiqué à la sortie de la réunion a le récit partial et partiel. J'assume mes convictions sereinement", souligne-t-il encore.
Dans sa tribune, co-signée par 23 autres sénateurs, inquiets au sujet des compensations pour les collectivités locales, Jean-Pierre Raffarin écrivait que l'actuelle proposition n'était "ni claire, ni juste, ni conforme à nos convictions d'élus enracinés". "Une chose est certaine : la démarche que vous avez eue, ce n'est pas formidable", lui a lancé Nicolas Sarkozy lors de la réunion à l'Elysée, en soulignant sa volonté d'aller jusqu'au bout de sa réforme, selon un haut responsable de la majorité.
"Ce n'est pas une tribune qui infléchira ma décision", a ajouté le président à l'adresse de Jean-Pierre Raffarin, présent en tant que premier vice-président du conseil national de l'UMP, selon plusieurs participants.
On peut se poser question sur la réaction du chef de l’état : ne pas écouter les avis, soit du parlement soit du Sénat est dictatorial.
A quoi sert de voter pour des élus ? en espérant que les sénateurs résisteront à la pression ...
Tunisie - La France discréditée par son soutien au régime Ben Ali, par Florence Beaugé
LE MONDE | 31.10.09 Analyse
Nul besoin d'épiloguer longuement sur les résultats des élections présidentielle et législatives tunisiennes du 25 octobre. En s'accordant un score inférieur à 90 % des voix - officiellement de 89,62 % -, le président Ben Ali a cherché à éviter les sarcasmes que lui avaient valus les scores à la soviétique des précédents scrutins (99 % et 95 % des suffrages).
On ne répétera jamais assez à quel point le "pluralisme" politique mis en avant par le palais de Carthage à l'intention de l'étranger est une mascarade.
Le chef de l'Etat tunisien choisit soigneusement ses opposants. Il dessine lui-même la carte politique de la Tunisie, sur laquelle le parti au pouvoir, le Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD), doit garder l'absolue mainmise par le biais d'un clientélisme et d'un maillage policier difficilement imaginables.
Ben Ali élimine par avance, à coups d'amendements électoraux taillés sur mesure, tous ceux qui pourraient lui faire de l'ombre, quand bien même ces derniers ne risqueraient pas une seule seconde de l'emporter.
Il récompense les uns, humilie les autres, alors que la situation plutôt prospère de la Tunisie et sa stabilité pourraient l'amener, au contraire, à ouvrir l'espace politique et instaurer une véritable démocratie.
Toutes les grandes figures de l'opposition ont ainsi été écartées de la course à la présidence. Le seul "vrai" candidat de l'opposition, qui ait été autorisé à concourir, Ahmed Brahim, du parti Ettajdid, un homme sans charisme mais à la réputation d'intégrité, s'est vu attribuer le score ridicule de 1,57 % des suffrages.
En revanche, deux autres prétendants à la magistrature suprême, totalement inconnus du grand public, se sont vu décerner respectivement 5,01 % et 3,80 % des voix. Il faut dire qu'en dépit de leur statut officiel d'"opposants", ils avaient fait campagne en faveur du président Ben Ali !
Il faut cesser de se laisser prendre au langage du palais de Carthage, selon lequel la Tunisie de Ben Ali est "une démocratie émergente et perfectible". Un argumentaire soigneusement mis au point à Tunis, où l'on sait que ce ton bonasse, faussement modeste, a toutes les chances de séduire les visiteurs occidentaux.
Si elle est performante en matière économique - mais pas autant qu'elle le pourrait, compte tenu de l'inhibition des entrepreneurs face au comportement prédateur des proches du pouvoir -, la Tunisie de Ben Ali ne progresse en rien sur la voie de la démocratie, et n'en a nulle intention.
Quiconque émet une voix discordante est systématiquement combattu, et voit sa vie rendue infernale par une série de représailles dont on n'a pas idée en France : Agressions physiques graves ; filatures collantes ; courriers électroniques détournés ; domiciles assiégés ; asphyxie alimentaire, suite aux interdits professionnels ; campagnes de presse diffamatoires, et souvent même obscènes quand il s'agit de femmes. Et cela, en toute impunité...
Car porter plainte contre ces méthodes de voyou est inutile : les plaintes sont systématiquement classées sans suite. La justice tunisienne est totalement instrumentalisée. On ne compte plus les obscures procédures déclenchées contre tel ou tel opposant ou militant des droits de l'homme, qui se voit soudain écroué ou interdit de quitter le territoire tunisien, au motif qu'il est l'objet d'une plainte, opportunément déposée ou exhumée, mais entièrement ignorée de l'intéressé.
"Etat de droit", "démocratie", "multipartisme" et "transparence" font partie du vocabulaire préféré du régime tunisien. On ne peut exclure que le président Ben Ali, qui commence donc un cinquième mandat après vingt-deux ans de pouvoir sans partage, finisse par croire à ces mots totalement vides de sens dans son propre pays.
Mais les capitales européennes, elles, ne peuvent pas être dupes. Elles savent bien que l'espace des libertés ne grandit pas en Tunisie, contrairement à ce qu'affirmait M. Sarkozy lors de sa visite officielle à Tunis, en avril 2008.
Les Tunisiens eux-mêmes sont lucides. Un certain confort matériel, la peur de représailles ainsi que la crainte de l'inconnu les poussent à s'accommoder d'un régime, qu'en privé, les uns et les autres avouent exécrer, en particulier pour la façon dont il pille sans vergogne les richesses du pays.
Dans le moindre petit village reculé de Tunisie, il se trouve toujours un intellectuel, instituteur ou autre, pour rappeler avec ironie et amertume les propos de Nicolas Sarkozy, le jour de son installation à l'Elysée, le 16 mai 2007 : "Je ferai de la défense des droits de l'homme (l'une des deux) priorités de l'action diplomatique de la France dans le monde."
En continuant à soutenir aveuglément le président Ben Ali, en le félicitant pour sa "victoire" comme elle l'a fait il y a quelques jours, et en l'assurant de son entier "soutien" sans la moindre distance critique - à la différence des Etats-Unis -, la France pratique une politique à courte vue.
Et cela au nom d'intérêts économiques, de lutte contre le terrorisme et l'immigration clandestine ou de la relance d'une Union pour la Méditerranée moribonde. Un jour viendra où il faudra pourtant rendre des comptes. La France s'apercevra alors qu'elle a perdu l'essentiel de son prestige et de sa crédibilité.
Courriel : beauge@lemonde.fr
mardi 3 novembre 2009
Serge Potelli magistrat - Débat sur l'identité nationale : " l'extrême-droite comme si vous y étiez "
NOUVELOBS. | 03.11.2009 | 12:17 Extraits
"Voici la réalité de la politique nauséabonde" du gouvernement :
"utiliser la souffrance d’êtres humains pour asseoir son pouvoir aujourd’hui et le conserver demain."
Sur le blog du magistrat Serge Portelli.
Que le combat pour la démocratie passe d’abord par les mots; qu’il faille, inlassablement, mener cette lutte, dérisoire, dirait-on, pour conserver son sens au langage que nous partageons et leur réalité à ces valeurs que nous défendons: les jours sombres que nous traversons et qui nous attendent nous rappellent à ce devoir essentiel. Avant de brûler les livres on commence toujours par brûler les mots.
….
Le sarkozysme n’est pas la droite classique.
…
Son dictionnaire ordinaire emprunte de plus en plus au langage de l’extrême droite et ce langage - qui s’impose insidieusement grâce à l’empire et l’emprise médiatique du système - nous habitue progressivement au pire.
….
Eric Besson, lui, avec le zèle touchant des ultimes convertis, tentant de faire oublier ses anciennes et virulentes dénonciations du sarkozysme, avoue sans pudeur qu’en exécution des consignes du président de la République, il cherche à récupérer les voix de l’extrême-droite. Il veut, dit-il, “la mort” du Front National. La paradoxe est que cet homme qui se disait de gauche et se dit à présent de droite, patauge dorénavant non seulement dans les idées mais les pratiques de l’extrême droite.
…
Cessons de mêler le mot “France”, les couleurs du drapeau ou le chant d’un hymne de liberté, à ce qui fait chaque jour notre honte et notre souffrance. Si débat il doit y avoir, qu’il soit sur les valeurs de notre démocratie, sur le glissement progressif vers un Etat-limite dans lequel l’appareil d’Etat est mis au service d’une idéologie mortelle pour nos libertés.
> Lire plus sur le blog de Serge Portelli


