lundi 23 novembre 2009
Le Sénat vote la réforme de la taxe professionnelle
NOUVELOBS.COM | 22.11.2009

Malgré la fronde des sénateurs UMP menée par Jean-Pierre Raffarin et la lutte des sénateurs de gauche, la réforme a été votée au Sénat.
Le Sénat a voté samedi 21 novembre à son tour la suppression de la taxe professionnelle dans le cadre de la première partie du projet de loi de finances pour 2010. Les députés avaient donné leur feu vert le 23 octobre. Le vote a été acquis par 178 voix pour et 159 contre.
Une réforme "qui condamne les collectivités locales"
Le Sénat avait entamé hier l'examen du dispositif de suppression de la taxe professionnelle. Les sénateurs de gauche étaient montés au créneau contre ce projet, et s'étaient succédés pour dénoncer "l'impréparation", "le flou" d'une réforme "qui condamne les collectivités locales" et qui provoque "l'inquiétude" des élus.
Début novembre, 24 sénateurs de droite, menés par Jean-Pierre Raffarin, avaient publié une tribune dans le JDD intitulée "Pourquoi nous ne voterons pas la réforme". L'ancien Premier ministre avait alors affirmé qu'il n'y avait pas de majorité au Sénat pour voter la suppression de la taxe professionnelle.
dimanche 15 novembre 2009
Taxe professionnelle - Selon Jean Arthuis : "apaisement" en vue dans la majorité
Les échos [ 13/11/09 - AFP ]
Le président centriste de la commission des Finances, Jean Arthuis, a estimé vendredi qu'on "allait vers l'apaisement au sein de la majorité sénatoriale" sur la taxe professionnelle (TP), tout en mettant en garde contre un "risque d'inconstitutionnalité".
"On va vers un apaisement au sein de la majorité", a déclaré à l'AFP le sénateur de la Mayenne. Il a toutefois mis en garde contre "un risque d'inconstitutionnalité" d'un texte "difficilement compréhensible pour le citoyen".
M. Arthuis relève que l'article créant la TP en 1975 "tenait sur 3 pages" tandis que celui du PLF 2010 la réformant "court sur 135 pages". La commission des Finances du Sénat a commencé à réécrire l'article 2 du projet de budget 2010 qui réforme la taxe professionnelle afin de chercher un compromis au sein d'une majorité secouée par la fronde de l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin. Le débat en séance débutera jeudi prochain et la commission se réunira à nouveau mardi. Elle a proposé de rebaptiser l'intitulé des nouveaux
samedi 14 novembre 2009
Web - Des sénateurs veulent mieux garantir le droit à la vie privée sur le web
Ouest-France jeudi 12 Novembre 2009
Deux sénateurs, le centriste Yves Détraigne et Anne-Marie Escoffier (radicaux de gauche) ont déposé une proposition de loi visant à « mieux garantir le droit à la vie privée à l'heure du numérique ». C’est ce qu’a annoncé le Sénat dans un communiqué.
Ce texte fait suite à un rapport d'information publié en juin et dans lequel le Sénat s'alarmait des menaces contre le droit à la vie privée, induites par l'apparition de « nouvelles mémoires numériques » qui collectent des données permettant de suivre un individu dans le temps et l'espace.
Il propose « de rendre l'individu acteur de sa propre protection en le sensibilisant, au cours de sa scolarité, aux dangers de l'exposition de soi et d'autrui sur Internet ».
« Le droit à l’oubli numérique »
La proposition de loi veut mettre en pratique « le droit à l'oubli numérique » avec plusieurs mesures.
Il préconise notamment « l'exercice plus facile du droit à la suppression des données » en le rendant gratuit et faisable par voie électronique. Il souhaite également donner « la possibilité de saisir plus facilement et plus efficacement les juridictions civiles en cas d'impossibilité d'exercer ce droit à la suppression des données ».
dimanche 8 novembre 2009
Rappel : Ce que nous coûte nos assemblées de parlementaires ... qui taxent les indemnités des accidentés du travail !
Ouest-France - jeudi 30 avril 2009 - par Prigent Michel (courrier des lecteurs)
En quelques décennies, les élus nationaux sont devenus une caste qui s’en met plein les poches, alors qu’elle exige tous les sacrifices de la part des Français les plus exposés aux difficultés financières : exclus de l’emploi, jeunes, chercheurs, retraités, salariés précaires, fonctionnaires aux revenus modestes, artistes, indépendants… En cette période de crise économique, les parlementaires ne songent jamais à se serrer la ceinture.
Ils ont augmenté leurs indemnités de 50% en dix ans. Un parlementaire, député ou sénateur, coûte 2.400 euros par jour à la collectivité nationale quand, dans le même temps, un ASS ou un RMIste, dont l’allocation n’a augmenté que d’à peine 30% depuis 1992, doivent se contenter de 14 euros par jour pour tenter de survivre !
La République "vache à lait", ou l’avènement d’une nouvelle classe de privilégiés : les députés et les sénateurs. Beaucoup de Français ignorent les privilèges, notamment financiers, de ceux qu’ils élisent. La rémunération exorbitante des parlementaires, comparée à leur efficacité, est une véritable insulte à la probité républicaine.
En effet, leur utilité, sous notre régime présidentiel, est quasi nulle. De surcroît, leur appartenance à un parti les oblige à une discipline qui réduit leur rôle à la fonction de godillots. La plupart du temps, l’Assemblée nationale offre le spectacle lamentable de bancs désertés. Tout juste ces parlementaires servent-ils de caution démocratique à la république «bananière» française.
La France n’a pas les moyens de payer ces parlementaires «de luxe»
Nous payons donc incroyablement cher ces 923 parlementaires nationaux qui n’ont aucune obligation de résultats ni de contrôle du budget qu’ils approuvent malgré son déficit structurel annuel de 15% !, et qui siègent au sein d’assemblées devenues de simples chambres d’enregistrement des lois décidées par le gouvernement et… Bruxelles. Autre aberration scandaleuse : le budget propre au parlement, soit 800 millions d’euros en 2005, échappe quasiment à tout contrôle, sous prétexte de préserver l’indépendance du pouvoir législatif par rapport aux autres pouvoirs, notamment exécutif !
Trop nombreux, cumulant les privilèges et autres avantages, les élus français sont beaucoup trop grassement payés par rapport à leur utilité ou leur efficacité. A titre de comparaison, proportionnellement la France entretient, à grand frais pour les contribuables, 2 fois plus de parlementaires qu’en Allemagne et 7 fois plus qu’aux Etats-Unis !
La France a-t-elle les moyens de se payer ces parlementaires de luxe, plus occupés à défendre leurs intérêts propres que ceux de leurs concitoyens ? Certainement non !
Ce que gagne chaque parlementaire (début 2007) : - 80 à 90% des 1.001 parlementaires actuels, soit 577 députés nationaux, 78 députés européens et 346 sénateurs (ils étaient 321 jusqu’à l’année dernière…) sont des cumulards qui gagnent 25 à 30.000 euros par mois, voire davantage !
En tant que député, il perçoit 21.434 € par mois (140.609 francs) : dont à titre personnel, il en empoche au moins 12.881,39 € (84.501 francs)
- dont indemnités parlementaires brutes de 6.769,39 € (incluse une indemnité de fonction de 1.340,44 € non imposable)
- dont indemnités de frais de mandat de 6.112 € (non imposable)
- crédits collaborateurs (Nb : 4) : 8.553 €
Nota : Un député européen reçoit les mêmes émoluments qu’un député national du pays qu’il représente : soit 28 000€/mois pour un français en avril 2008. Quand on pense que leur absentéisme à Bruxelles est encore supérieur à celui du palais Bourbon, la sinécure est intéressante.
Exemple : Le Breton Benoît Hamon, député européen PS qu’on ne voit ni n’entend à Bruxelles, profite de ses loisirs pour se faire une carrière de Rastignac cumulard en tant que porte parole de son Parti, et sans doute pas à titre gracieux.
En tant que sénateur, il perçoit 21.420 € par mois (140.518 francs) :
à titre personnel, le sénateur empoche au moins 13.219,65 € (86.720 francs)
- dont indemnités parlementaires brutes de 6.769,39 € (incluse une indemnité de fonction de 1.340,44 € non imposable)
- dont indemnités de frais de mandat de 6.450,26 € (non imposable)
- crédits collaborateurs (1) : 6.894,51 €
- subvention mensuelle groupe politique : 1.306,36 €
- Une « prime informatique » récente de plus de 1.000 €.
(1) Crédits "collaborateurs" : un parlementaire peut recruter y compris des membres de sa famille (épouse, enfants, proches parents, etc…). Une bonne partie d’entre eux ne s’en privent pas !
A ces montants s’ajoutent de nombreux autres avantages ou «facilités» :
- frais de transport gratuits,
- téléphone et courrier gratuits,
- Internet gratuit,
- frais d’hôtel remboursés 100 € (656 francs) par jour, etc…
=> Le sénateur bénéficie d'emprunts immobiliers jusqu’à 152.000 € (1 million de francs) au taux ridiculement bas de 3% sur 18 ans.
=> Le député bénéficie de prêts immobiliers, jusqu’à 76.225 € (500.000 francs) à des taux dérisoires : 2% sur 10 ans.
=> Une allocation mensuelle d’aide au retour à l’emploi : 5.257,78 € !!!
A l'instar du système prévu pour les anciens ministres, les anciens députés non réélus aux élections générales peuvent prétendre jusqu'à l'expiration du sixième mois qui suit la fin de la législature à une allocation d'aide au retour à l'emploi ( !!) qui leur assure, compte tenu des rémunérations d'activité ou de retraites qu'ils perçoivent par ailleurs, un revenu brut mensuel égal à l'indemnité parlementaire de base. Cette allocation est ensuite réduite progressivement.
Le « cadeau de départ » de JL Debré vers le Conseil Constitutionnel a porté à 5 ans les « allocations de chômage » des députés non réélus : Coût : 471 000 €/5 ans.
=> Une retraite à taux plein après 20 ans de cotisations seulement. Un député peut prendre sa retraite à 55 ans. Cette pension est cumulable avec les autres retraites.
En effet, nombre de parlementaires fonctionnaires continuent à cotiser à leur administration d’origine même s’ils n’y exercent plus, il semble même que se plaçant en situation de « détachement », ils bénéficient d’un avancement « à l’ancienneté » : (exemple : Alain Juppé « prenant » sa retraite d’inspecteur des finances à 57 ans). L’Etat a promis de supprimer cet « abus ».
=> 50% des revenus des parlementaires échappent à l’impôt.
Les autres sources de revenus des parlementaires :
L’indemnité mensuelle de conseiller général ou régional, de 1.435 à 2.511 € (9.411 à 16.470 francs), suivant les régions ou départements. Un fauteuil de vice-président (ils sont de plus en plus nombreux !) donne droit à une majoration de 40%...
L’indemnité mensuelle de maire, ou adjoint (40% du montant) : 610 € (4.000 francs) pour une commune de moins de 500 habitants, 2.500 € (16.400 francs) pour une ville de 5.000 à 10.000 habitants, 3.228 € (21.176 francs) pour une ville de 20.000 habitants, 5.201 € (34.117 francs) pour une ville de 100.000 habitants ou plus...
L’indemnité mensuelle de président de conseil régional ou général : 5.165 € (33.880 francs), avec, en plus, un appartement de fonction luxueux, une voiture de forte cylindrée et chauffeur de maître...
- L’indemnité mensuelle de président de communauté de communes : 75% de l’indemnité de maire ou adjoint...
Cumul des mandats, une affaire juteuse !
Bien que la loi du 25 février 1992 limite le cumul des indemnités à une fois et demie le montant de l’indemnité parlementaire de base, ce qui porte le maximum perçu en cas de cumul à 7.886,67 € nets (51.736 francs), celle-ci ne représente qu’une partie des émoluments. Le cumulard reste largement gagnant en dépassant très souvent les 15.000 euros (100.000 francs) mensuels avec les indemnités complémentaires diverses (indemnité de résidence, de fonctions, de secrétariat, de collaborateurs, sans compter les multiples avantages en nature et autres facilités (courrier, téléphone, transports, etc…).
Utilisation scandaleuse des sommes excédant le plafond des cumulards
Contrairement à ce que la logique voudrait, au lieu de rester dans les fonds publics, le surplus, au delà du plafond de 7.886,67 €, est redistribué par le cumulard lui-même, à sa discrétion, à ses copains élus du même parti ou de la même assemblée.
Les parlementaires contournent ainsi, le plus «légalement» du monde, la limitation des revenus qu’est censée imposer la loi sur le cumul des mandats. Députés et sénateurs confondus auraient fait encaisser à leur parti, grâce à ce système de financement occulte, plus de 50 millions d’euros en 2004.
Il est loin, très, très loin, le temps où les parlementaires français, désintéressés, faisaient de la politique mus par la seule passion de servir leur pays et leurs concitoyens. Aujourd’hui, être élu député ou sénateur est une affaire juteuse. D’autant plus lucrative qu’elle n’empêche pas (ou presque) de cumuler d’autres revenus provenant de divers mandats locaux ou fonctions exécutives.
Une nouvelle caste de privilégiés ponctionne donc la République sans vergogne, pendant que 10 millions de Français tirent le diable par la queue et que des millions d’autres peinent à joindre les deux bouts.
300 millions d’euros (2,6 milliards de francs) : c’est l’économie annuelle que l’Etat pourrait réaliser en supprimant le Sénat. Charles De Gaulle, dès 1969, avait contesté son utilité...

samedi 7 novembre 2009
Collectivités locales - Pourquoi les élus locaux s'arrachent les cheveux
Ouest-France samedi 07 novembre 2009
Les réformes de la taxe professionnelle et des collectivités locales iront à leur terme,même si elles sont recalées au Sénat. Tout simplement parce que l'Élysée le veut. (1 )
Malgré quelques améliorations, les élus locaux ont du souci à se faire. Plutôt favorables au principe de ces réformes, ils déplorent que l'on ait mis la charrue avant les boeufs, que l'on décide avant de simuler les conséquences, que l'on réforme les finances avant de définir les compétences. Depuis hier, une pétition circule. Le congrès des maires, dans dix jours, s'annonce très chaud. En voici quelques raisons.
Jusqu'à présent, les impôts communaux et intercommunaux sont supportés à 48 % par les ménages et à 52 % par les entreprises. Dans son scénario optimiste, la réforme de la TP fait passer à 68 % la part des ménages. Quand on allège les entreprises de plusieurs milliards, il faut bien que quelqu'un compense. Sauf à réduire drastiquement les budgets, la pilule sera difficile à faire avaler au moment des élections.
En soulageant les gros investisseurs, ce que tout le monde approuve, la réforme priverait les communes industrielles de recettes et encouragerait les élus à développer le résidentiel plutôt que l'entreprise. C'est pour cela que la gauche, notamment, veut ramener à 152 000 € de chiffre d'affaires (au lieu de 500 000 €) le seuil de contribution des entreprises sur la valeur ajoutée.
La réforme des collectivités, dans son souci de simplification du « millefeuille », supprime la « clause de compétence générale » des départements et des Régions. Traduction de ce libellé un brin techno : une petite collectivité qui ne peut financer que 20 % d'un projet (le reste étant assuré par le département et la Région) ne pourra pas le réaliser. Combien d'équipements n'auraient jamais vu le jour sans cette solidarité financière ? L'Association des maires de France, redoutant une paupérisation des territoires les moins peuplés, demande le maintien des financements croisés.
Rions un peu. La France compte 1 880 élus régionaux. Demain, il y aura 3 000 élus « territoriaux » au lieu des 6 000 conseillers généraux et régionaux actuels. C'est-à-dire qu'il faudra créer 1 120 fauteuils dans les assemblées régionales, cinquante par Région. Il va falloir agrandir, voire déménager, pendant que les hémicycles départementaux vont se retrouver surdimensionnés. Vous avez dit économies ?
Note : dans ce cas a quoi sert le Sénat ? si les citoyens doivent subir l'autoritarisme d'un seul homme !
mardi 3 novembre 2009
SERVICE PUBLIC - Sénat : Réforme de La Poste : examen chahuté
Réforme de La Poste : examen chahuté au Sénat
NOUVELOBS. | 03.11.2009 | 12:09
L'opposition a retardé l'examen du texte au Sénat. 400 personnes, dont Martine Aubry et l'ancien résistant Raymond Aubrac, ont également participé à une "happy hour citoyenne" contre la "privatisation" de La Poste.
Il n'y aura "pas un euro de capitaux privés au capital de La Poste", a assuré le ministre de l'Industrie, Christian Estrosi, en défendant lundi 2 novembre au soir devant le Sénat le projet de loi controversé réformant le statut de La Poste. L'examen du texte, que l'opposition avait fait retarder lundi après-midi en multipliant les prises de parole sur un texte précédent, a finalement débuté peu après 22h00 dans une ambiance agitée, l'opposition continuant à multiplier des rappels au règlement. "Ceux qui parlent de privatisation se trompent de combat ! Le capital de La Poste sera intégralement détenu par l'Etat et par des personnes de droit public", a lancé le ministre.
Un amendement en forme de garantie ?
"Ce projet de loi a pour objectif d'apporter à La Poste les moyens financiers de son développement - 2,7 milliards d'euros-" pour répondre "à deux défis majeurs" que sont "l'ouverture à la concurrence au 1er janvier 2011" et "la montée en puissance d'internet", a-t-il poursuivi.
Il a souligné que son texte "sanctuarise les quatre missions de service public de La Poste" que sont "le service universel postal, l'aménagement du territoire, le transport de la presse et l'accessibilité bancaire". "Mais avant de donner ces moyens financiers, il faut passer par la case changement de statut", a-t-il avancé, observant que "c'est un projet demandé par ses dirigeants (de La Poste) au départ".
Il a confirmé qu'il soutiendrait un amendement du sénateur Bruno Retailleau (Non inscrit, Vendée) visant à indiquer que La Poste est "un service public à caractère national" "et que de ce fait elle n'est pas privatisable en application du Préambule de la Constitution de 1946".
Il a dénoncé "la logique politicienne" de la gauche qui présente "des amendements d'obstruction". La présidente du groupe communiste, Nicole Borvo Cohen-Seat a aussitôt répliquée dans un rappel au règlement assurant que cet amendement "ne garantit rien du tout".
"Injustice"
Plus tôt, quelque 400 personnes, dont la première secrétaire du PS Martine Aubry, l'ancien résistant Raymond Aubrac, et des sénateurs de l'opposition ont participé près du Sénat à une "happy hour citoyenne" contre la "privatisation" de La Poste. Etaient également présents le porte-parole du PS Benoît Hamon, l'eurodéputé PS Harlem Désir, la secrétaire nationale des Verts, Cécile Duflot, la sénatrice-maire Verts de Montreuil Dominique Voynet, Pierre Laurent, membre de la direction du PCF, et le secrétaire national du PS chargé des services publics Razzy Hammadi.
"Le projet (de changement de statut de La Poste) est une injustice", a déclaré Raymond Aubrac. "Je ne peux pas croire que des élus de la République s'engagent dans une telle aventure", a-t-il ajouté.
Le sénateur Jean-Pierre Bel, chef de file des sénateurs PS, a dénoncé "une politique d'injustice qui se poursuit". Après avoir rappelé le précédent de GDF, il a déclaré: "si demain La Poste est privatisée, ce sera l'inéquité des territoires et des Français".
Le projet transforme La Poste actuellement établissement public industriel et commercial en société anonyme à capitaux public dès début 2010. Ce changement de statut permettra un apport en fonds propres de 2,7 milliards d'euros (1,2 milliard à la charge de l'Etat, 1,5 milliard venant de la Caisse des dépôts). Pour les syndicats et la gauche, qui citent le précédent France Telecom, c'est la porte ouverte à une future privatisation.
Copé-Bertrand : il y a de l'électricité dans l'air...
Dans la série : on fait maintenant revoter toutes les lois et les amendements qui ne passent pas la première fois... : Constitution européenne, Hadopi, la surtaxe sur les banques - quand le député UMP Jean-François Lamour s'est désavoué publiquement en disant s'être "trompé de bouton" en approuvant la surtaxe -
Le dernier "revotage" pourrait concerner la suppression des avantages fiscaux pour les sportifs de haut niveau.
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Le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, Jean-François Copé, a exprimé hier, son agacement, vis-à-vis du chef du parti, Xavier Bertrand. Il refuse "qu'on prenne les députés en otage". Après le vote à l'Assemblée, jeudi, d'un amendement supprimant des avantages fiscaux pour les sportifs de haut nivau, le secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand, a réclamé un rééxamen du texte par le Sénat. (Ouest-France 03/11/09)

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Le courroux de Bertrand aurait certainement été plus grand si le projet sur la taxation sur les retraites-chapeau des responsables d'entreprise avait été accepté. Mais la fronde a ses limites, et ses exigences...
lundi 2 novembre 2009
Raffarin mène le train de sénateurs
De Chaunu - Ouest-France - 02/11/09

Quel bilan : Trop de dépenses, trop de taxes, de sénateurs, de ministres, de députés, d'élus, de conseillers, d'experts, de financiers, d'énarques, de palais de la République, ...de pauvres, ...d'immigrés, ...de chômeurs...
vendredi 9 octobre 2009
Soutien de Mitterrand à Polanski : un sénateur revient à la charge
NOUVELOBS.COM | 08.10.2009 | 20:35
En plein hémicycle, en l'absence de l'intéressé et sans le citer directement, le sénateur UMP Eric Doligé s'en est pris au ministre de la Culture qui avait qualifié l'arrestation du cinéaste d'"épouvantable".
Alors que la polémique lancée par le Front National sur le livre de Frédéric Mitterrand, "La Mauvaise Vie", enfle, le sénateur UMP Eric Doligé est revenu à la charge, jeudi 8 octobre, contre le soutien du ministre de la Culture au cinéaste Roman Polanski.
Un retour à la première polémique qui a fait surgir la seconde, et ce en plein hémicycle. Le tout en l'absence de l'intéressé, absent du Sénat lors de cette séance des questions d'actualité au gouvernement, et sans le citer directement.
Eric Doligé a lancé : "Permettez-moi de vous faire part de ma profonde indignation. Il y a dix jours sort l'affaire Polanski. Une personnalité poursuivie depuis 30 ans pour viol reconnu sur une enfant de 13 ans. Son arrestation a été qualifiée d'
"Je voudrais dire à l'auteur de cette appréciation que ce qui est épouvantable, c'est le viol de la petite fille et non l'arrestation du violeur", a ajouté le sénateur.épouvantable
Après cette sortie, il a été applaudi par plusieurs de ses collègues.
jeudi 1 octobre 2009
Sénat – Président groupe UMP - le changement ? : Gérard Longuet impose son style
Les échos[ 29/09/09 ]
D'une déception personnelle peut naître un changement collectif. Gérard Longuet, qui avait hérité en juillet de la présidence du groupe UMP au Sénat à défaut d'obtenir celle d'EDF, a depuis la rentrée marqué un changement de style.
Fini la prudence du notable confinant à l'effacement d'un Josselin de Rohan ou d'un Henri de Raincourt. L'ancien ministre de l'Industrie intervient sur tous les sujets brûlants du moment, sans craindre de bousculer l'exécutif. Ses réserves sur la taxe carbone et ses inquiétudes sur la taxe professionnelle devraient en faire l'un des acteurs majeurs du débat budgétaire qui va s'ouvrir.
Libéral assumé
Sa critique de Nicolas Sarkozy confondant « coupables » et prévenus dans l'affaire Clearstream lui a déjà valu jeudi un coup de fil du secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant. « C'est la position personnelle du président de groupe », tient à préciser un sénateur.
Hormis cette précaution, ses troupes sont ravies. Le tranchant de Gérard Longuet, libéral assumé dans l'ambiance ronde et feutrée du Sénat, ce n'était pourtant pas gagné d'avance. Mais, voilà, le président de groupe UMP ne manque pas une occasion de vanter la culture de compromis de la Haute Assemblée ; surtout, il fait parler du Sénat et a promis de valoriser le travail de ses élus.
Il a décidé d'organiser chaque lundi, dès les prochaines semaines, un point presse auquel il associera un ou deux parlementaires différents. « Nous allons en finir avec l'image du bon père de famille engoncé dans son fauteuil sous les ors de la République », espère Alain Gournac, le sénateur des Yvelines. « Pour moi, Longuet est un peu l'alter ego de Copé »,ajoute Jean Bizet, élu de la Manche.
« Un puncheur, une locomotive »
Nombre de ses collègues voient en leur nouveau président de groupe un moyen de tenir la dragée haute au chef de file des députés UMP, qui a, selon eux, un peu trop tendance à considérer qu'il représente à lui seul le Parlement.
« Gérard Longuet a un passé de ministre qui en impose, il connaît toutes les ficelles et arrive toujours à s'en tirer. C'est un puncheur, une locomotive, un type qui avance vite », se réjouit Jean-Patrick Courtois, élu de Saône-et-Loire et vice-président du groupe.
Pour le moment, les chefs de file des députés et des sénateurs UMP assument et revendiquent même leurs désaccords (sur la réforme territoriale, notamment) au service d'un objectif : favoriser le rôle du Parlement, et donc le leur, dans le débat politique.
La clef de leur bonne entente tient dans leur différence d'âge (quarante-cinq ans contre soixante-trois) et d'ambition : le député-maire de Meaux étant le seul à briguer l'Elysée, ils ne seront pas en concurrence. La source d'un conflit pourrait venir de leur ego.
Pour construire son destin, Jean-François Copé aura besoin de victoires face au gouvernement et peut-être aussi face aux sénateurs. Mais, par construction et par tempérament, Gérard Longuet - prévient son entourage - « ne se laissera par faire ».
ELSA FREYSSENET ET PIERRE-ALAIN FURBURY, Les Echos


