mercredi 23 décembre 2009
Ensemble, sauvons notre poste

Les exemples européens de privatisation de La Poste sont inquiétants et éloquents !
En Suède : La poste est transformée en SARL en 1994.
Elle conserve 90% de parts de marché (c’est donc cela la concurrence ?)
Le prix du timbre bat tous les records (90% de hausse en 10 ans de 1993 à 2003)
1/3 des emplois supprimés – Passage de 2 000 à 500 agences.
Au Royaume-Uni : Privatisée en 1999 par Tony Blair
L’échec est tel qu’elle doit être re-nationalisée en catastrophe avec une perte évaluée à 1,5 milliards de livres, payées par le contribuable.
La réorganisation entamée en 2006 a conduit à la fermeture de 2 500 bureaux, une réduction massive de l’emploi.
Aux Pays-Bas : Transformée en 1989 en société anonyme – Fusionne avec le groupe australien TNT en 1996.
L’entreprise est connue pour faire travailler les enfants dans le portage et la publicité non adressée.
TNT envisage de supprimer entre 11 000 et 13 000 emplois (sur 59 000) dans les années qui viennent.
70% de la main d’œuvre travaille à temps partiel et il ne subsiste que 500 à 800 de vrais bureaux contre 1 300 points de vente.
Les postes européennes
- tentent de supprimer la distribution du courrier en zone rurale (c’est le cas de Correos en Espagne)
- tentent de réduire la distribution du courrier à 5 jours au lieu de 6 actuellement.
- tentent d’augmenter le délai d’acheminement sans changer le prix du timbre
- elles poursuivent leurs fermetures de bureaux
- suppriment des milliers d’emplois, 300 000 dans l’Union Européenne, 10 000 par an en France, 52 000 depuis 2002.
Alors, pourquoi privatiser et renouveler les erreurs commises dans bien d’autres pays ?
Pourquoi casser ce qui marche ? (La Poste a fait 650 millions de bénéfices en 2008, 1 milliard en 2007 ) ?
Pourquoi briser le lien social qu’elle apporte sur le territoire ?
Qu’en sera t-il de la péréquation tarifaire (un même tarif quelle que soit la destination en France et dans les DOM) ?
Les suppressions de milliers d’emplois sont-elles inéluctables ?-
La privatisation du rail en Grande-Bretagne a engendré une augmentation de tarif doublée d’une augmentation catastrophique des accidents ferroviaires dans les années 90 due au défaut d’entretien des installations par l’entreprise privée.
En France, de plus en plus de communes reprennent au privé la distribution d’eau : les régies municipales proposent des prix plus bas que les entreprises privées, contraintes de dégager des marges plus importantes afin de satisfaire les actionnaires…
Le prix d’un timbre n’est rien comparé aux kilomètres qu’il vous faudra faire quand il ne subsistera que la moitié de nos bureaux de poste.

samedi 21 novembre 2009
Louargat - manifestation importante pour la poste - appel a la grève St Brieuc mardi 24 Novembre

Plusieurs centaines de personnes ont défilé à l’appel des syndicats ce matin dans les rues de Louargat.
Ouest-France samedi 21 novembre 2009
Grosse mobilisation à la manif pour la Poste
Plusieurs centaines de personnes ont défilé à l’appel des syndicats ce matin dans les rues de Louargat pour protester contre les réductions d’horaire programmées par la Poste dans les communes du secteur.
De nombreux élus se sont joints au cortège pour « montrer notre attachement à un service public postal de qualité présent sur l’ensemble du territoire », indique le maire de Louargat, Gilbert Le Blévennec.
Les manifestants s’opposent également « à la privatisation de La Poste. » Le débat sur l’ouverture du capital de la Poste se déroulera à l’assemblée nationale à la mi-décembre. D’ici là, les syndicats de postiers entendent poursuivre leurs actions.
Un appel à la grève a été lancé pour le mardi 24 novembre. Un rassemblement départemental se déroulera ce jour-là à Saint-Brieuc.
mardi 3 novembre 2009
SERVICE PUBLIC - Sénat : Réforme de La Poste : examen chahuté
Réforme de La Poste : examen chahuté au Sénat
NOUVELOBS. | 03.11.2009 | 12:09
L'opposition a retardé l'examen du texte au Sénat. 400 personnes, dont Martine Aubry et l'ancien résistant Raymond Aubrac, ont également participé à une "happy hour citoyenne" contre la "privatisation" de La Poste.
Il n'y aura "pas un euro de capitaux privés au capital de La Poste", a assuré le ministre de l'Industrie, Christian Estrosi, en défendant lundi 2 novembre au soir devant le Sénat le projet de loi controversé réformant le statut de La Poste. L'examen du texte, que l'opposition avait fait retarder lundi après-midi en multipliant les prises de parole sur un texte précédent, a finalement débuté peu après 22h00 dans une ambiance agitée, l'opposition continuant à multiplier des rappels au règlement. "Ceux qui parlent de privatisation se trompent de combat ! Le capital de La Poste sera intégralement détenu par l'Etat et par des personnes de droit public", a lancé le ministre.
Un amendement en forme de garantie ?
"Ce projet de loi a pour objectif d'apporter à La Poste les moyens financiers de son développement - 2,7 milliards d'euros-" pour répondre "à deux défis majeurs" que sont "l'ouverture à la concurrence au 1er janvier 2011" et "la montée en puissance d'internet", a-t-il poursuivi.
Il a souligné que son texte "sanctuarise les quatre missions de service public de La Poste" que sont "le service universel postal, l'aménagement du territoire, le transport de la presse et l'accessibilité bancaire". "Mais avant de donner ces moyens financiers, il faut passer par la case changement de statut", a-t-il avancé, observant que "c'est un projet demandé par ses dirigeants (de La Poste) au départ".
Il a confirmé qu'il soutiendrait un amendement du sénateur Bruno Retailleau (Non inscrit, Vendée) visant à indiquer que La Poste est "un service public à caractère national" "et que de ce fait elle n'est pas privatisable en application du Préambule de la Constitution de 1946".
Il a dénoncé "la logique politicienne" de la gauche qui présente "des amendements d'obstruction". La présidente du groupe communiste, Nicole Borvo Cohen-Seat a aussitôt répliquée dans un rappel au règlement assurant que cet amendement "ne garantit rien du tout".
"Injustice"
Plus tôt, quelque 400 personnes, dont la première secrétaire du PS Martine Aubry, l'ancien résistant Raymond Aubrac, et des sénateurs de l'opposition ont participé près du Sénat à une "happy hour citoyenne" contre la "privatisation" de La Poste. Etaient également présents le porte-parole du PS Benoît Hamon, l'eurodéputé PS Harlem Désir, la secrétaire nationale des Verts, Cécile Duflot, la sénatrice-maire Verts de Montreuil Dominique Voynet, Pierre Laurent, membre de la direction du PCF, et le secrétaire national du PS chargé des services publics Razzy Hammadi.
"Le projet (de changement de statut de La Poste) est une injustice", a déclaré Raymond Aubrac. "Je ne peux pas croire que des élus de la République s'engagent dans une telle aventure", a-t-il ajouté.
Le sénateur Jean-Pierre Bel, chef de file des sénateurs PS, a dénoncé "une politique d'injustice qui se poursuit". Après avoir rappelé le précédent de GDF, il a déclaré: "si demain La Poste est privatisée, ce sera l'inéquité des territoires et des Français".
Le projet transforme La Poste actuellement établissement public industriel et commercial en société anonyme à capitaux public dès début 2010. Ce changement de statut permettra un apport en fonds propres de 2,7 milliards d'euros (1,2 milliard à la charge de l'Etat, 1,5 milliard venant de la Caisse des dépôts). Pour les syndicats et la gauche, qui citent le précédent France Telecom, c'est la porte ouverte à une future privatisation.
mercredi 7 octobre 2009
La votation citoyenne - Franchise postale
Edito du Monde LE MONDE | 05.10.09
La "votation citoyenne", organisée par une soixantaine d'organisations politiques, syndicales et associatives de gauche contre la réforme du statut de La Poste, a été un indéniable succès. Plus de deux millions de personnes y ont participé, dans quelque dix mille points de vote à travers toute la France. A une écrasante majorité, ils se sont prononcés contre ce qu'ils estiment être une menace de privatisation de l'entreprise publique, emblématique du service public à la française.
Le gouvernement et la majorité ne sont pas beaux joueurs. Le porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre, a dénoncé une "vaste manipulation". Quant au ministre de l'industrie, Christian Estrosi, il a exprimé de "sérieuses réserves" sur la façon dont a été organisé ce scrutin "sans valeur juridique".
Et il ne cesse de marteler que le projet de réforme ne remet aucunement en cause le statut public et les missions de service public de La Poste, mais vise, au contraire, à lui donner les moyens financiers de se moderniser pour affronter la concurrence européenne à partir de 2011.
Il n'empêche. Si cette votation n'a effectivement pas de valeur juridique (contrairement à la pratique suisse, d'où l'expression a été importée), elle a un poids politique certain. Un mois avant le début de l'examen de la réforme par le Sénat, elle exprime un soupçon et une exigence populaires que le gouvernement et le Parlement ne pourront ignorer.
Le soupçon porte sur la finalité réelle de ce changement de statut : pourquoi réformer, si ce n'est pour modifier le capital de l'entreprise ?
Les serments solennels du gouvernement n'y peuvent rien : chacun se souvient que des engagements similaires avaient été pris pour Gaz de France en 2004, notamment par Nicolas Sarkozy alors ministre de l'économie, avant que le Parlement, trois ans plus tard, la privatise au sein du groupe GDF Suez.
L'exigence exprimée par deux millions de Français est qu'un vaste débat public soit maintenant organisé sur le sujet et soit tranché par un référendum.
Selon un sondage de l'IFOP pour Sud Ouest, 59 % des Français le souhaitent. La révision de la Constitution de 2008 le permet, puisqu'elle instaure, avec moult précautions, la possibilité de référendums d'initiative à la fois populaire et parlementaire. La mise en oeuvre de ce nouvel instrument démocratique suppose l'adoption d'une loi organique que le gouvernement s'est gardé, jusqu'à présent, de proposer.
C'est le moment et l'occasion où jamais de sauter le pas. Sauf à nourrir un peu plus le soupçon qui a mobilisé deux millions de Français.
lundi 5 octobre 2009
La Poste - Importante mobilisation
OUEST-France - lundi 05 octobre 2009

Plus de 2 millions de personnes se sont déplacées dans toute la France pour participer au référendum. Reste à savoir ce que les organisateurs vont faire du résultat.
C'est un incontestable succès. La votation organisée par le Comité national contre la privatisation de La Poste a mobilisé. Hier, en fin de journée, 24 heures après la fermeture du scrutin, plus de 2 millions de votes étaient recensés. Et il restait entre 4 et 5 départements à dépouiller.
« C'est unique, s'est enthousiasmé Nicolas Galepides, syndicaliste à Sud PTT, l'un des leaders de l'opération. Il y a eu un véritable engouement, grâce au travail des militants et des associations sur le terrain. » Grâce aussi aux municipalités (de gauche bien sûr, mais pas seulement) qui ont mis à disposition salles et matériel de vote.
Le Comité prépare une « carte de France » de la votation, avec ses régions « phares » où l'on a beaucoup voté. Au rang desquelles la Bretagne : 21 600 votants dans le Morbihan, 41 000 dans le Finistère, 32 500 dans les Côtes-d'Armor, 30 000 en Ille-et-Vilaine. Et plus de 40 000 en Loire-Atlantique, idem pour la Basse-Normandie.
Le « non » à la privatisation est le vainqueur de ce scrutin d'un nouveau genre (une sorte de manifestation par le vote). Même si le ministre de l'Industrie, Christian Estrosi, répète qu'il n'a jamais été envisagé « de privatiser la poste » et que l'État « s'engage à préserver 100 % du statut public ».
« Nous allons directement saisir le président de la République », répond à distance Nicolas Galepides.Le comité souhaite que le chef de l'État organise un grand débat public. Hier soir, l'UMP a dénoncé «une pantalonnade au caractère antidémocratique».
Yann BESSOULE
vendredi 21 août 2009
Les gesticulations de La Poste
Le Monde du 21 Août 2009 Le courrier du jour
Pour ce qui est de l'agitation réformatrice burlesque, La Poste pourra difficilement être surpassée. Le plus bel exemple est celui des frais de tenue de compte, sur lesquels les dirigeants des Chèques postaux, devenus La Banque postale se sont livrés pendant deux ans à une cascade de manipulations pour revenir finalement à leur point de départ.
Un beau jour, ils ont sans explication fait passer ces frais de 3 euros à 4 euros par an. Même si c'était une augmentation de 33 %, les clients ont eu l'intelligence de considérer que c'eût été ridicule de protester pour 1 euro par an.
Lorsque, dans l'étape suivante, ils les ont fait passer de 4 euros par an à 1 euro par trimestre, ils n'ont pas trouvé ridicule de s'en vanter. Ce fut même pour eux une occasion de " communiquer ".
Puis ce prélèvement passa de 1 euro à 1,15 euro, sans que la clientèle daigne s'en émouvoir.
Fin 2007, survenait alors la décision étonnante de ramener l'année suivante les prélèvements de 1,15 euro à 75 centimes par trimestre... en fait, de revenir aux 3 euros par an que l'on payait il n'y a pas si longtemps !
Le plus consternant, c'est que La Banque postale a décidé d'en faire le nouveau thème de sa " communication ", ce " cadeau " lui permettant d'afficher sans rire : " En 2008, les frais de tenue de compte baissent de 35 %. "
Imperméable au ridicule, elle en faisait encore mention dans sa Lettre d'information de mai 2008, en attendant d'avoir de nouvelles idées pour 2009. (...)
Le baratin des communicants ne peut empêcher la consternation des usagers (Je n'aime pas qu'on m'appelle " client " quand, dans la bouche de celui qui l'emploie, ce nom est synonyme de " pigeon "), en voyant s'enfoncer un service public dont autrefois tout le monde était satisfait.
Mais ne fallait-il pas le saboter pour pouvoir justifier sa privatisation ?
Paul Vincent - Paris
Les dirigeants de La Poste font leur tournée en BMW
Gérald Andrieu – Marianne Jeudi 20 Août 2009
Les cadres « stratégiques » de La Poste peuvent désormais disposer de BMW série 5 en guise de véhicules de fonction. Voilà une fine idée à l’heure où les employés craignent pour leur avenir…
La Lettre de L’Expansion avait évoqué l’affaire laconiquement mi-juillet. Trop confidentielle, sans doute, pour que l’information soit reprise.
Et pourtant, elle a de quoi choquer : 30 directeurs de La Poste se pavaneraient désormais au volant d’une BMW. Montant de la facture : 900 000 euros.
samedi 1 août 2009
La Poste - Le Figaro et la communication Estrosiste
Régis Soubrouillard - Marianne | Jeudi 30 Juillet 2009
La Poste - Le Figaro plus estrosiste qu'Estrosi

Sûr de son fait, le nouveau ministre de l'Industrie, Christian Estrosi a affirmé que le changement de statut de La Poste était une obligation qui découlait de la directive européenne de 1997. Affirmation largement relayée par Le Figaro qui omet de préciser que ce changement de statut n'est en rien une obligation mais une décision politique et industrielle assumée par le gouvernement et la direction de la Poste.
Interrogé par sur France-Info sur le changement de statut de La Poste, le tout récent et très investi Ministre de l’Industrie, Christian Estrosi n’a pas hésité une seconde pour affirmer que ce changement de statut était une «obligation» qui découlait de la directive européenne de 1997.
Largement suffisant pour que Le Figaro s’approprie l’affirmation pour en faire un titre à la Une de son site : « La Poste : le changement de statut est une obligation européenne ». Le mécanisme est désormais routinier : le ministre parle, Le Figaro relaye.
A la décharge du site du figaro.fr, l’article montre que l’affaire se révèle un poil plus complexe exliquant que le changement de statut « n'est pas une obligation légale, mais le président de La Poste Jean-Paul Bailly a souvent répété que pour affronter ses futurs concurrents, La Poste avait besoin de nouveaux capitaux et que cela passait par un changement de statut » écrit le journaliste.
Un choix politique et indutriel assumé
De son côté, le porte-parole du PS, Benoit Hamon a répliqué au ministre de l’Industrie qualifiant ses propos de « mensonges » : « La directive européenne prévoit la mise en concurrence, elle ne prévoit absolument pas le fait que l'on doive privatiser la Poste. Il n'y a aucun article de la directive européenne qui concerne le statut de la Poste au sens où il faudrait la faire passer de statut public à une société anonyme ».
Lors d’un entretien à l'AFP, Christian Estrosi a quelque peu modéré ses propos: « ce n'est pas une obligation, c'est une conséquence: s'il n'y avait pas de concurrence, il n'y aurait pas besoin de s'adapter et, dans ces conditions, changer le statut est le choix le plus performant ».
Adaptation, choix de la performance. Pour le dire autrement, Estrosi reconnaît ici que le changement de statut n’est en rien une obligation, mais un choix politique et industriel assumé et validé par le gouvernement et la direction de la Poste. Le Figaro s’occupant du travail de communication en diffusant « l’information » d’une –fausse- inéluctabilité du processus ...
mardi 12 mai 2009
La Poste - Ile de la Réunion escamotée : bravo la Poste-
Courrier lecteur - De notre ami Charles correspondant à la Réunion
Parmi les courriers indésirables dont sont quotidiennement abreuvées nos boîtes de messagerie électronique un a particulièrement retenu mon attention.
La Poste propose dans sa boutique virtuelle sur Internet des timbres illustrés à l'effigie des régions. Chouette ! D'un clic je visite le site à la recherche de notre région et horreur je lis : "La Poste lance une nouvelle collection dédiée aux régions de France. Pendant 4 ans, vous pourrez découvrir la France au fil de ses diversités régionales. La collection commence en 2009 avec la flore de France, répartie en 2 carnets de 12 timbres. Les 22 régions administratives sont représentées, ainsi que les Antilles et la ville de Paris." Exit donc la Guyane et la Réunion !
On notera la distinction entre les 22 régions administratives - les régions "normales" - et les deux Antilles regroupées en un seul timbre. Ne prêtons aucune mauvaise intention à La Poste, mais cela en dit long sur la façon condescendante dont nous sommes considérés par les Parisiens qui ont droit, eux , à "leur" timbre !
Où ne vont pas se nicher les économies…et les messages subliminaux. Qu'en pense l'IRT ? La flore de notre île ne mériterait-elle donc aucune attention de la part de La Poste ? Reste à espérer - que dis-je : exiger ! - que La Réunion figure dans les séries suivantes.
Charles Durand Saint-Denis La Réunion
http://timbres.laposte.fr/freeEditorial.jgi?page=regions09/Regions09.html
Ile dela Rénion - Flore : Ixora
mercredi 6 mai 2009
La réforme de La Poste repoussée après l’été
France Info – 05/05/09 – Guillaume Gaven

La Poste doit devenir une société anonyme avant que le courrier ne soit libéralisé, en 2011.
Le projet de loi, sur le changement de statut de l’entreprise, ne sera présenté au Parlement qu’après l’été - alors qu’il devait l’être avant l’été, pour entrer en vigueur le 1er janvier prochain. Les syndicats se disent déjà ravis de ce report.
La réforme de La Poste attendra. Un peu. Le projet de loi sur le changement de statut de l’entreprise, en société anonyme à capitaux publics, ne sera présenté au Parlement qu’après l’été. Alors qu’il devait être étudié avant...
Voilà qui devrait reporter l’entrée en vigueur du nouveau statut, prévue initialement le 1er janvier prochain.
Recul politique, ou simple aménagement de calendrier ? Il semble que le texte ne soit plus vraiment prioritaire, en ces temps de crise. Lors du changement de statut, l’Etat devra procéder à une augmentation de capital de 2,7 milliards d’euros - augmentation souscrite pour 1,5 milliard par la Caisse des dépôts, et 1,2 milliard par l’Etat.
Mais la situation économique pourrait amener l’Etat et la CDC à revoir leurs participations financières.
Et puis, il y a les élections européennes du mois prochain ; Nicolas Sarkozy n’a, semble-t-il, pas voulu donner de grain à moudre à l’opposition - la réforme est jugée suffisamment explosive comme cela.
D’ailleurs, officiellement bien sûr, rien n’a changé. Selon le secrétariat d’Etat à l’Aménagement du territoire, “quel que soit le calendrier, les objectifs de la réforme restent les mêmes quant à l’aménagement du territoire, à savoir la présence postale”.
Mais ce n’est pas vraiment de cela qu’il s’agit : le projet de loi vise à transposer, en droit français, la directive européenne d’ouverture à la concurrence du marché postal, le 1er janvier 2011.
La Poste doit abandonner son statut d’établissement public, et devenir une société anonyme. A capitaux publics...
Un changement qui n’est pas franchement du goût des syndicats, qui craignent une privatisation. D’ailleurs, à l’annonce de ce report, Sud-PTT n’a pas manqué de se réjouir publiquement, estimant que cela laissait “du temps pour convaincre et mobiliser”.


