mardi 13 octobre 2009
Jean Sarkozy est partout sur les réseaux sociaux
20 minutes Créé le 12.10.09 à 16h35 |
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INTERNET - La candidature du fils du président à l'Epad a suscité un épiphénomène sur les réseaux sociaux appelé #jeansarkozypartout...
>> C'est quoi, un mème? Les explications de 20minutes.fr en vidéo ici
Depuis que Jean Sarkozy, 23 ans, est pressenti pour prendre la présidence de l’Epad (Etablissement public d'aménagement de La Défense), les réactions pleuvent. Trop jeune, pas assez d’expérience, coopté par son père... Pour Florent Latrive, journaliste à Libération.fr et l’un des premiers à avoir posté des messages sur les réseaux sociaux tagués #jeansarkozypartout, explique à 20minutes.fr que c’est «une réaction anodine d’agacement face au délitement des contre-pouvoirs institutionnels».
Ici, «Jean Sarkozy va remplacer Didier Lombard à la tête d’Orange»; là, «Jean Sarkozy candidat à l’Académie française»; ou encore, «si jean Sarkozy était en équipe de France, on serait pas obligé de se taper les barrages!». Ces formules en forme de blagues ont abreuvé le site de microbloging Twitter tout le week-end. Au point qu’est né qu’un hashtag de circonstance, c’est-à-dire un mot clé intitulé #jeansarkozypartout. Comprendre: Jean Sarkozy est partout. Et il est devenu un mème, une unité culturelle multidiffusée sur le Net, qui entre aussitôt dans la culture collective.
Voulant compter comme contre-pouvoir, la Netosphère veut, sur le mode humoristique, faire entendre sa voix. Et se gausse de Jean Sarkozy en le grimant comme un homme à tout faire: «Apple paie 99 cents à Jean Sarkozy à chaque fois qu’il écoute une chanson», dit le bloggeur fminibar; «Maître Yoda abdique pour laisser place à Jean Sarkozy», écrit le bloggeur bluetouff; ou «Après avoir rencontré Jean Sarkozy, Ahmadinejad renonce à son programme nucléaire», lâche le juriste Rubin.
Empêcher une dérive «népotique»
Mieux, certains membres de Twitter, comme le blogueur Nicolas Vanbremeersch, ont changé la photo de leur avatar pour arborer celle de Jean Sarkozy. Ce phénomène est étudié par des chercheurs en mémétique comme Pascal Jouxtel, auteur de Comment les systèmes pondent: une introduction à la mémétique (éditions Le Pommier). Interrogé par 20minutes.fr, le chercheur décrypte le même #jeansarkozypartout : «Si la blague concerne quelqu’un de connu, elle attire plus l’attention».
Et ce, d’autant plus que Twitter et Internet en général multiplient de façon exponentielle les rumeurs et autres buzz. En outre, «le mème sert d’alerte dans la communauté et permet de mettre un coup de projecteur sur ceux qui le véhiculent».
Les internautes seraient donc dans une démarche citoyenne pour empêcher un phénomène qualifié de «népotique» par Le Guardian et moqué jusqu’à la télé chinoise CCTV.
Selon Pascal Jouxtel, cela inscrit le phénomène dans une «démocratie prophylactique» (qui protège cette société de ses dérives). Selon Pascal Jouxtel, cela peut aller loin: «je pense que ce buzz va l’empêcher d’être patron de l’EPAD».
Reste que l’épiphénomène est porteur: alors que Christophe Grebert, un conseiller municipal Modem de Puteaux (une des communes sur lesquelles s’étend la Défense) a lancé une pétition contre cette nomination, son site a été saturé par l’afflux de visiteurs qui ont été plusieurs milliers à signer en quelques heures (lien).
A l’heure où nous publions cet article, on compte plus de 28.000 signataires à cette pétition. Christophe Grebert, joint par 20minutes.fr, assure qu’«au-delà du nombre de signatures, je pense que l’effet de la pétition est là et a amené des réaction politiques.»
Mieux encore, le hashtag vient de donner naissance à un site Web dont l'adresse est www.jeansarkozypartout.com dont le graphisme est calqué sur le fameux Desirsd'avenir de Ségolène Royal.
Aurélien Romano
Facebook
Des groupes Facebook reprennent eux aussi l’esprit de la pétition en s’adressant directement à Jean Sarkozy: «que Jean Sarkozy fasse des études avant de faire de la politique» ou encore «non à la nomination de Jean Sarkozy à la tête de la Défense».
dimanche 26 juillet 2009
Manuel d'un hacker du dimanche
Liberation.fr le 24/07/2009
C’est sur le Net qu’Alain Quiros a trouvé les moyens de pirater un ordinateur.
L’image du hacker, si pointu dans les arcanes de l’informatique qu’il est capable de converser avec une machine, risque d’en prendre un coup. On est bien loin de David Lightman, héros de Wargames, ou de Néo, celui de Matrix. Pour devenir un hacker, il suffit de le vouloir. C’est à la portée de n’importe quel internaute passionné par le sujet. Comme Alain Quiros.
Pas besoin de savoir coder des programmes dans un langage obscur et de manipuler les protocoles réseau pour s’introduire sur un ordinateur. Tout est disponible en prêt-à-hacker sur le Net. Quiros a, par exemple, utilisé le programme Bifrost, un générateur de trojans (ou cheval de Troie), type de virus qui permet de contrôler la machine infectée. Une fois Bifrost récupéré, quelques clics permettent de créer un petit programme virus. Puis, ce programme exécuté sur l’ordinateur ciblé, il suffit à l’internaute malveillant de se connecter pour le manipuler en toute discrétion. Les fonctionnalités de Bifrost sont assez terrifiantes : utiliser la webcam, voir ce qui se passe à l’écran, récupérer et déposer des fichiers à volonté, enregistrer les touches utilisées sur le clavier, etc.
Subtilité. Mais comment Alain Quiros a-t-il fait tourner ce programme sur un ordinateur du Laboratoire national de dépistage du dopage (LNDD) ? La méthode est très simple : il l’a envoyé par mail en faisant passer le fichier pour un simple document Word. Le fichier s’appelait «rapport» et le texte du mail se résumait juste à une phrase laconique, du genre : «Voici le rapport que vous avez demandé.»
Pour ne pas être démasqué trop facilement, il a quand même utilisé Torpark pour envoyer son mail. Cette extension du navigateur Firefox permet de surfer de manière anonyme. Par ailleurs, et c’est sans doute la seule subtilité du processus, il a utilisé un autre programme pour modifier la «signature» de Bifrost, afin qu’il ne soit pas détectable par un antivirus de base. Mais si la personne à qui était adressé le mail avait suivi le principe de base que tout internaute devrait connaître : «Ne jamais - jamais ! - ouvrir une pièce jointe dans un mail dont on ne connaît pas l’expéditeur», il ne se serait rien passé.
Si Alain Quiros n’est pas un débutant, il a appris la plupart de ce qu’il sait sur le Net, sans connaissance informatique poussée. Et, dans les faits, il ressemble plutôt à un hacker du dimanche. Alors qu’il a pris soin de protéger les documents récupérés par des systèmes poussés de cryptage, il s’est fait confondre bêtement. L’affaire du piratage de LNDD rendue publique, il effectue une recherche dans Google pour savoir où en est l’enquête. Et il oublie d’effacer l’historique de son navigateur. Les mots recherchés : «Lndd quiros dgse».
samedi 4 juillet 2009
Le texte d'Hadopi 2 : la suspension, une peine complémentaire et non alternative
PC Impact Le 24/06/2009 Par Marc Rees
Le
texte sur Hadopi 2 ou "Projet
de loi relatif à la protection pénale de la propriété
littéraire et artistique sur internet",
vient d'être publié.
Plusieurs
choses à remarquer :
Tout d'abord, la suspension est non une peine alternative, mais bien une peine complémentaire. Elle s'ajoute donc à la peine de contrefaçon.
La suspension n'empêchera pas le paiement de l'abonnement. L'internaute condamné pour contrefaçon et à la peine complémentaire de suspension, devra continuer à payer son abonnement. Il aura aussi l'interdiction de s'abonner chez un autre FAI durant la période concernée.
Sauf erreur, le texte ne fait pas état de la possibilité de transaction ou de l'aveu.
Ce texte est le deuxième étage de l'arsenal pénal que met en place actuellement Nicolas Sarkozy après la baffe du Conseil constitutionnel. Un décret réintroduit un délit de négligence cette fois non contre le contrefacteur mais contre l'abonné qui n'aura su sécuriser sa ligne. Celui-ci risquera une amende de 1.500 euros. et en plus être suspendu d'internet selon le texte du décret (qui lui n'a pas été encore publié).
Article
1er
Après
l’article L. 331-21 du code de la propriété
intellectuelle, il est ajouté un article L. 331-21-1 ainsi
rédigé :
« Art. L. 331-21-1. - Les membres
de la commission de protection
des droits, ainsi que ses agents habilités et assermentés
à cette fin dans les conditions déterminées par
décret en Conseil d’Etat, peuvent constater les infractions
prévues au présent titre lorsqu’elles sont punies de
la peine complémentaire de suspension de l’accès à
un service de communication au public en ligne et de communication
électronique.
« Ils peuvent en outre recueillir
les observations des personnes concernées.
« Leurs
procès-verbaux font foi jusqu’à preuve contraire.
»
Article
2
I.
- Après le onzième alinéa de l’article 398-1
du code de procédure pénale (9°), il est inséré
un alinéa ainsi rédigé :
« 10° Les
délits prévus aux articles L. 335-2, L. 335-3 et L.
335-4 du code de la propriété intellectuelle. »
II.
- Après le sixième alinéa de l’article 495 du
même code (5°), il est inséré un alinéa
ainsi rédigé :
« 6° Les délits
prévus aux articles L. 335-2, L. 335-3 et L. 335-4 du code de
la propriété intellectuelle. »
Article
3
Après
l’article L. 335-6 du code de la propriété
intellectuelle, il est inséré un nouvel article ainsi
rédigé :
« Art. L. 335-7. - Lorsque
l’infraction est commise au moyen d’un service de communication
au public en ligne ou de communications électroniques, les
personnes coupables des infractions prévues aux articles L.
335-2, L. 335-3 et L. 335-4 peuvent
en outre être condamnées à la peine
complémentaire de suspension de l’accès
à un service de communication au public en ligne ou de
communication électronique pour
une durée maximale d’un an,
assortie de l’interdiction de souscrire pendant la même
période un autre contrat portant sur un service de même
nature auprès de tout opérateur.
« Lorsque
ce service est acheté selon des offres commerciales composites
incluant d'autres types de services, tels que services de téléphonie
ou de télévision, les décisions de suspension ne
s'appliquent pas à ces services.
« La
suspension de l'accès n'affecte pas, par elle-même, le
versement du prix de l'abonnement au fournisseur du service.
L'article L. 121-84 du code de la consommation n'est pas applicable
au cours de la période de suspension.
«
Les frais d'une éventuelle résiliation de l'abonnement
au cours de la période de suspension sont supportés par
l'abonné.
« Lorsque la décision est
exécutoire, la peine complémentaire prévue au
présent article est portée à la connaissance de
la Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la
protection des droits sur internet, qui la notifie à la
personne dont l'activité est d'offrir un accès à
des services de communication au public en ligne afin qu’elle mette
en œuvre, dans les meilleurs délais, la suspension à
l’égard de l'abonné concerné.
«
Le fait, pour la personne dont l'activité est d'offrir un
accès à des services de communication au public en
ligne, de ne pas mettre en œuvre la peine de suspension qui lui a
été notifiée est puni d'une amende de 3 750 €.
« Lorsque le règlement le prévoit, la
peine complémentaire définie au présent article
peut être prononcée à l’encontre des personnes
reconnues coupables des contraventions de la cinquième classe
prévues par le présent code. Dans ce cas, la durée
maximale de la suspension est de un mois. »
Article
4
A
la fin du premier alinéa de l’article 434-41 du code pénal,
après les mots : « ou 131 17 » sont ajoutés
les mots : « , d’interdiction de souscrire un nouveau contrat
d’abonnement à un service de communication au public en
ligne et de communication électronique. »
Article
5
La
présente loi est applicable sur l’ensemble du territoire de
la République, à l’exception de la Polynésie
française.
lundi 29 juin 2009
Martine Billard : sur Hadopi, "c'est Sarkozy qui décide tout"
PC Impact Le 24/06/2009
Martine Billard a bien voulu répondre à nos questions en cette journée un peu particulière qui marque le départ de Christine Albanel, l’arrivée de Frédéric Mitterrand. La députée Vert nous indique aussi que sa circonscription législative est vivement menacée sur Paris, du fait d’un futur redécoupage de la carte électorale. Une manière de lui faire payer son combat contre la DADVSI ou l’Hadopi ?
Christine
Albanel a été remerciée, remplacée par
Frédéric Mitterrand. Que vous inspire cette nomination
?
Disons
déjà que la sortie de Christine Albanel est clairement
une sanction par rapport à ce qui s’est passé pour la
loi Hadopi. Maintenant, dans la nomination de Frédéric
Mitterrand, il y a deux aspects : premièrement, faire croire
que parce qu’on s’appelle Mitterrand, on est de gauche...
Frédéric Mitterrand il y a très longtemps qu’il
ne s’est pas réclamé de la gauche, je ne sais même
pas s’il s’en est réclamé, mais dans tous les cas,
depuis 95, il vote à droite. Deuxième chose, sur la
Culture, on ne peut pas nier que c’est un homme qui baigne dans la
Culture. Ensuite, quelle politique il proposera, quelle politique il
mènera, cela ne changera pas grand-chose puisque c’est
Sarkozy qui décide tout.
Sur
Hadopi, la partie complémentaire du projet de loi Hadopi sera
votée cet été ?
Absolument.
Le projet de loi a été déposé aujourd’hui
au Conseil des ministres. On l’aurait à l’Assemblée
nationale autour
du 22 ou 23 juillet, juste avant la sortie de l’Assemblée
nationale, comme ça, pas question d’avoir une mobilisation.
De toute façon, en juillet, c’est toujours plus difficile...
Nous
avons eu en plus connaissance d’un projet de décret qui
institue une
amende de 1500 euros pour sanctionner le défaut de
sécurisation, qui s’ajoute à ce projet de loi. Vous
en pensez quoi ?
C’est
quand même invraisemblable. D’abord, le Conseil
constitutionnel a refusé la coupure sans décision
judiciaire et surtout l’inversion de la preuve. Que le gouvernement
passe outre par un décret, je trouve cela inadmissible.
Nicolas Sarkozy l’a
dit à Versailles : durant son intervention les seuls mots
sur la Culture ont été « Hadopi, j’irai
jusqu’au bout » mais c’est un point assez inimaginable de
non-respect, finalement, des institutions et en plus de l’obstination
absurde : comment peut-on obliger quelqu’un de sécuriser sa
connexion
internet
alors que c’est infaisable ? Le commun des mortels n’arrive déjà
pas à se sortir des antispams et autres logiciels de
protection...
Finalement,
bon nombre de députés ont prédit un avenir
sombre à Hadopi. L’après Hadopi, ça pourrait
être quoi pour vous ?
Les
assises de la Création et Internet qui ont été
annoncées se tiennent en automne pour un travail collectif
entre artistes, internautes, élus, pour réfléchir
; autant pour la musique je pense que c’est simple. C’est vrai
que les musiciens, les chanteurs, tous les artistes qui travaillent
dans le champ de la musique ne tirent pas principalement leurs
revenus de la vente de disques. Donc on peut, effectivement, par de
modestes sommes, on dit 5 à 8 euros, sous forme d’une
contribution payée par chacun dans le cadre de l’abonnement
internet, financer la musique.
Pour le cinéma, il faut
réfléchir, il faut travailler : il y a des pistes.
Philippe Aigrain d’ailleurs travaille pas mal sur le sujet
actuellement. Il faut qu’on travaille collectivement parce qu’il
faut évidemment trouver des solutions pour les artistes et il
ne s’agit pas de dire qu’on vit d’amour et d’eau fraiche
quand on est artiste... en sachant quand même qu’il y a
aujourd’hui très peu d’artistes qui vivent du droit
d’auteur et il ne faut pas croire que tous les artistes sont
impactés par les problèmes d’internet au niveau
financier. Comme de toute façon ce n’est pas non plus
Internet qui fournit l’ensemble des revenus que ce soit de la
musique ou du cinéma, dans le cadre du cinéma, je pense
qu’il n’est pas non plus scandaleux qu’il y ait un peu plus de
solidarité au sein de ce monde sur une ressource qui serait
tirée d’internet, et qui n’est pas la ressource principale
des rémunérations de la création artistique et
cinématographique.
Vous
êtes l’une des députés les plus actives,
notamment par votre présence en séance, sans parler de
votre combat sur les dossiers comme DADVSI ou Hadopi. Pourtant, la
1re circonscription de Paris dont vous êtes l’élue,
est menacée. Pourquoi ? Y voyez-vous une forme de règlement
de compte pour votre combat ?
La
seule explication cohérente jusqu’ici, c’est mon
adversaire UMP, que ce soit les dernières législatives
2007 ou des précédentes de 2002, qui l’a expliqué
: l’UMP ne peut pas reconquérir cette circonscription, il
faut donc la supprimer. Il a dit cela à l’AFP il y a quelque
temps. Donc je crois effectivement qu’il y a deux aspects : l’un,
la députée très présente et qui a le don
parfois de mettre le doigt sur ce qui fait mal sur les dossiers sur
lesquels je travaille. Et puis le fait aussi d’être
écologiste, qui est juste considéré comme
secondaire par la classe politique. Donc, supprimer une
circonscription de femme écologiste et qui en plus peut casser
les pieds, cela explique beaucoup de choses...
Le
choix de la suppression est définitif ou il peut encore être
remis en cause ?
Je
crains malheureusement qu’il soit définitif parce que dès
le début, il a été dit que cette circonscription
disparaitrait. Évidemment, ils ne peuvent pas dire
officiellement que c’est pour les causes dites précédemment.
Ils expliquent que c’est parce qu’elle est trop petite. Or, dans
les circonscriptions actuelles, on calcule la taille pas par rapport
au nombre d’électeurs, mais par rapport au nombre
d’habitants. Il y a 10 circonscriptions plus petites que la
première, sur les 21 que compte Paris. L’argument sur la
taille ne tient pas !
Alors, Paris perd trois députés.
Il faut effectivement supprimer des circonscriptions, ou redécouper
de manière à ne plus avoir plus que 18 députés...
Pour les éléments qui ont été jusqu’ici
en ma possession, il semblerait que dans la proposition
gouvernementale de redécoupage, il y ait une circonscription
qui aura le même nombre d’habitants que l’actuelle 1re
circonscription, c’est celle du XVIe arrondissement. Il est un
petit peu surprenant d’expliquer qu’il faut supprimer la 1re
circonscription parce qu’il n’y aurait pas assez d’habitants et
qu’on en crée une à la même taille.
Et
même s’il faut agrandir la 1re circonscription pour respecter
les moyennes, ce que visiblement pour l’instant le gouvernement n’a
pas prévu de faire globalement sur Paris, ce n’est pas
compliqué : on peut agrandir un tout petit peu la
circonscription au nord, soit sur le sud 9e soit sur le sud 10e. Il
n’y avait aucune difficulté à maintenir la
circonscription si ce n’est la volonté de faire disparaitre
une circonscription écolo et gênante.
Si
elle disparait, quel sera votre avenir politique ?
Vous
savez, mon avenir politique peut exister en dehors de plein de
choses, mais ce qu’il faut voir c’est qu’en fait, selon les
informations que l’on a, c’est que la circonscription regroupe 4
arrondissements. : le 4e va partir sur la circonscription de Patrick
Bloche. Sa circonscription est complètement modifiée et
de fait, il peut être lui aussi fragilisé. Comme par
hasard, et ce qui n’était pas prévu au début !
Le 3e partira avec le 10e, ce qui fait une circonscription de gauche
qui continuera à exister. Je peux aller me présenter
sur celle-ci si je le décide. Ensuite le 1er et 2e
arrondissement seront avec le 9e et la quasi-totalité du 8e
moins le quartier des Champs Élysée. C’est une
circonscription complètement blindée pour Pierre
Lellouche (NDLR nommé aujourd’hui secrétaire d’État
chargé des affaires européennes). Alain Marleix (UMP,
chargé de la future carte électorale) m’a dit «
mais rien ne me prouve que ce n’est pas vous qui gagnerez contre
Pierre Lellouche », ce qui prouve que c’est bien pensé
pour Pierre Lellouche sauf que ça fait du 60/40 si ce n’est
même du 65/35 compte tenu du résultat des dernières
années dans le rapport droite gauche.
Si vous voulez un
autre aspect, c’est que cela n’a plus de cohérence
territoriale. Il y avait une cohérence territoriale de la
circonscription regroupant les quatre premiers arrondissements de
Paris, en plus de l’ensemble du Marais dans la même
circonscription. Là, on va avoir le Marais divisé entre
deux circonscriptions et le centre explosé, il me semble.
C’est aussi un problème pour les réseaux associatifs,
car tous quasiment fonctionnent sur l’échelle de la
circonscription. Pas parce que c’est une circonscription
législative, mais parce que c’est assez naturel de
fonctionner sur le regroupement des quatre premiers
arrondissements...
Merci
Martine Billard.
mercredi 27 mai 2009
Les forçats de l’Info
Le Monde – 25/05/09 - Xavier Ternisien
On leur a déjà trouvé un surnom : "Les OS de l'info." C'est Bernard Poulet qui a lancé la formule dans son livre choc paru en janvier, La Fin des journaux et l'avenir de l'information (Gallimard). On dit aussi "les journalistes "low cost"", ou encore "les Pakistanais du Web". "Ils sont alignés devant leurs écrans comme des poulets en batterie", constate, effaré, un journaliste de L'Express, en évoquant ses confrères du site Web Lexpress.fr.

Sur Internet, les sites d'information sont souvent animés par des jeunes journalistes qui ne bénéficient pas des mêmes conditions de travail que leurs aînés du "papier".
Internet a accouché d'une nouvelle race de journalistes. Moyenne d'âge : 30 ans. Le teint blafard des geeks, ces passionnés d'ordinateur qui passent leur temps devant l'écran. Ils ont suivi le parcours obligé : stage, contrat de professionnalisation, contrats à durée déterminée (CDD), avant d'espérer un hypothétique contrat à durée indéterminée (CDI). Ils enchaînent les journées de douze heures, les permanences le week-end ou la nuit. "Au niveau social, Internet est une zone de non-droit", assène Sylvain Lapoix, journaliste au site Marianne2.fr, qui envisage de créer une association pour défendre les droits de ses collègues.
Les témoignages abondent, le plus souvent sous anonymat. Ces jeunes journalistes ont encore leur carrière devant eux et ne souhaitent pas la compromettre. C'est le cas de cette jeune femme de 24 ans, qui a travaillé de 2006 à 2008 en contrat de professionnalisation au Nouvelobs.com. Elle décrit un travail bâclé, le copier-coller de dépêches d'agence "en reformulant vaguement, sans jamais vérifier, faute de temps".
La logique est d'être les premiers à mettre en ligne l'information afin d'être repérés par Google. "La plupart d'entre nous étaient inexpérimentés et n'avaient pas fait d'école de journalisme, se souvient-elle. Si on voulait passer un coup de fil pour vérifier l'information, on nous laissait faire. Mais ce n'était pas ce qu'on nous demandait. Le plus important était de faire le boulot à toute vitesse."
Un matin, elle commence sa permanence à 5 heures, mal réveillée. Une dépêche passe, sur le sommet de la Ligue arabe. Puis une autre, qui parle du premier ministre israélien. Elle mélange les deux et annonce qu'Ehoud Olmert participera au sommet. "L'info est restée deux heures en ligne, jusqu'à ce que mon chef arrive et me dise : "Tu crois pas qu'il faudrait faire plus gros là-dessus ?" C'est là que je me suis rendu compte de mon erreur. J'avais lu la dépêche en biais. J'aurais eu deux minutes pour me retourner, je n'aurais jamais écrit un truc pareil !"
Elle souffre, dit-elle, de l'indifférence des journalistes du magazine papier à l'égard de ceux du Web. "Nous étions logés dans un local mal éclairé, au rez-de-chaussée, ignorés du reste de la rédaction, jamais conviés aux fêtes comme la traditionnelle galette des rois..." Elle a quitté le site à l'issue de son contrat, soulagée.
Les journalistes du Nouvelobs.com ne sont pas salariés du magazine, mais d'une filiale, IDObs ; ils ne bénéficient pas de la même convention collective que les journalistes du papier, ni de la même grille de salaires. Depuis peu, les titulaires sont membres de la Société des rédacteurs (SDR). "Nous considérons que les journalistes du Web appartiennent à la rédaction, insiste Sylvain Courage, président de la SDR du Nouvel Observateur. Et nous aspirons à ce que, à terme, les statuts soient harmonisés." Interrogé sur les conditions de travail à la rédaction du Web, Denis Olivennes, directeur du Nouvel Observateur, estime que c'était le prix à payer pour lancer le site : "Il fallait un esprit commando pour atteindre les audiences actuelles."
Le cas du Nouvel Observateur n'est pas isolé. Les entorses au droit social de la profession abondent. Au site Internet du quotidien 20 Minutes, les journalistes doivent signer une clause de non-concurrence de deux ans. Au site de Paris Match, un jeune journaliste sortant du Centre de formation des journalistes (CFJ) s'est vu proposer un contrat d'"employé de presse magazine", hors statut de journaliste.
Le Syndicat national des journalistes (SNJ) s'est inquiété, dans un texte rédigé en novembre 2008 pour les Etats généraux de la presse écrite, des "conditions économiques et sociales indignes" dans les rédactions des sites Web. "Les rédactions en ligne ont été mises en place et fonctionnent à moindres frais, avec des effectifs et des moyens très insuffisants, des conditions de travail désastreuses, des droits et un statut des journalistes largement bafoués, déplorait le SNJ. (...) Un journalisme à deux vitesses s'est mis en place."
Les rédactions Web usent et abusent des stagiaires et autres "contrats pro". A Lexpress.fr, près de la moitié de l'effectif est constituée d'emplois précaires. Au Monde interactif, la filiale de la Société éditrice du Monde (66 %) et du groupe Lagardère (34 %), qui publie Lemonde.fr, l'effectif, au 31 décembre 2008, était de 48 CDI et 18 CDD.
"A quoi il faut ajouter une quinzaine de pigistes et une vingtaine de stagiaires dans l'année", précise Olivier Dumons, délégué CFDT. A la rédaction du Post, qui fait partie du Monde interactif, la proportion est "d'une bonne moitié de précaires", selon ce syndicaliste. Si la convention collective est celle de la presse quotidienne nationale, les salaires seraient "de 20 à 30 % inférieurs à ceux du quotidien" avec, il est vrai, une moyenne d'âge beaucoup plus basse, 34 ans contre 48 ans.
Pour certains, comme Eric Mettout, le rédacteur en chef de Lexpress.fr, ces formes de précarité ne sont pas nouvelles chez les jeunes journalistes. "Des OS de l'info, il y en a toujours eu !, lance-t-il. Ce n'est pas le Web qui les a créés. Moi aussi, j'ai fait de la brève, j'ai passé des heures le cul posé à côté du téléscripteur..."
Nombre de journalistes de la vieille génération ont commencé leur carrière en "bâtonnant", c'est-à-dire en réécrivant des dépêches d'agence. Mais, à écouter les jeunes journalistes du Web, il y aurait un stress propre au média Internet. "Contrairement aux journalistes du papier, nous ne sommes pas bloqués par un délai de bouclage, souligne Cécile Chalençon, journaliste à 20minutes.fr. Dans l'absolu, on pourrait ne jamais s'arrêter. Nous fonctionnons sur le modèle d'une radio, en diffusant un flux d'infos en continu, mais sans avoir les mêmes moyens financiers ni les mêmes effectifs."
La tentation est grande, une fois rentré chez soi, de reprendre son papier, de l'actualiser, de lire les commentaires des internautes, de surfer sur le Net... "Nous sommes à la fois dans l'immédiat et dans le "work in progress"", résume la journaliste de 20minutes.fr. Les réseaux sociaux favorisent aussi l'interpénétration des sphères publiques et privées. "Au travail ou chez moi, j'ai les mêmes onglets ouverts sur mon écran, explique un jeune journaliste travaillant pour le site d'un quotidien. Je suis toujours sur Gmail, Facebook et Twitter. C'est ma méthode de travail. Je gère ma vie privée et ma vie professionnelle en même temps..."
Par rapport à leurs aînés, les forçats du Web ont l'impression d'être à la fois plus réactifs et plus maîtres des outils. "On nous demande d'écrire, de faire de la vidéo, de la photo, du son, de réaliser une maquette. Et lorsque l'on réclame une augmentation, la réponse est toujours la même : Internet ne gagne pas d'argent !", regrette Sylvain Lapoix. Pourtant, le journaliste de Marianne2 défend bec et ongles son métier, injustement attaqué selon lui. "Nous sommes dans la diabolisation totale, s'insurge-t-il. Internet est souvent présenté comme un outil dangereux, un vecteur de rumeurs. On nous considère comme des plumitifs, alors que le journalisme sur Internet a un potentiel énorme. Il est riche, varié, créatif..."
Le Web a sécrété une forme de conscience de classe chez les jeunes journalistes qui ont grandi avec lui. Ils se plaignent de leurs conditions de travail difficiles, de leurs salaires. Ils critiquent "les usines du Web". Mais ils n'envisagent pas forcément de travailler pour le papier. "Autrefois, les étudiants en journalisme rêvaient tous d'aller à Libération, résume Sylvain Lapoix. Aujourd'hui, ils veulent entrer à Rue89. Je connais une vingtaine d'intellos précaires qui sont prêts à filer un article gratuit à Rue89 rien que pour avoir leur nom sur l'écran et le faire buzzer..."
Johan Hufnagel, webmaster (responsable) du site Slate.fr, va plus loin, sur le mode de la provocation : "Tout le monde a envie d'être un OS de l'info, parce que le Web offre un formidable espace de liberté pour faire des choses différentes !" Vus sous cet angle, les journées à rallonge, les veilles et les bas salaires seraient le prix à payer pour avoir le loisir d'innover.
Il y a une dimension messianique chez ces journalistes. "La génération des 30-40 ans a été bloquée par les soixante-huitards, estime Vincent Glad, 24 ans. Nous, nous n'avons pas d'aînés dans la profession. Personne pour nous défendre, personne à imiter. Nous créons un nouveau métier." Ces jeunes accros à la fois à Internet et à l'actualité se considèrent comme une catégorie à part. "Si je devais embaucher des journalistes aujourd'hui, je ne prendrais pas des gens du papier, tranche Johan Hufnagel. J'ai besoin de journalistes qui soient "dans le flux" et qui tendent vers les 24 heures sur 24."
Des esclaves, les OS du Web ? Sans doute, mais consentants pour la plupart. Et s'ils sentent peser dans leur dos les regards méprisants ou apitoyés de leurs confrères du papier, ils se consolent en se disant que l'avenir leur appartient.
La loi Hadopi adoptée : le Pire Tout Pire légalisé !
N'en déplaise aux personnes sensées et attentives aux manipulations des gros lobbys de l'industrie du cinéma, de la musique, et aux stratégies de surveillance informatique généralisée, la révoltante loi Hadopi a été revotée, jusqu'à ce qu'elle soit adoptée. Il n'aura fallu que deux tentatives pour cela.
Des internautes avaient bien mis en garde contre une obligation inédite, contenue dans le projet de loi Hadopi, jamais relevée dans les médias : celle pour chaque internaute français, d'installer un logiciel espion sur son ordinateur, fourni par l'État, rapportant en permanence au serveur de l'Hadopi la nature de tous les téléchargements effectués depuis chaque ordinateur !
Il n'y a plus à prouver pour le cinéma et les séries TV que le Peer 2 Peer ne nuit en rien aux entrées en salles, aux diffusions télévisées, et aux achats de DVD. Pour la musique, les résultats sont moins tranchés, mais cela marque juste le déclin normal d'une situation artistique ou industrielle (si l'on parle de « l'industrie du disque ») intenable : celle d'artistes qui pouvaient vivre de leur métier sans rencontrer leur public, et de maisons de disques qui empochaient des millions sans en faire forcément bénéficier leurs artistes ou sans mettre ces importantes rentrées financières pour produire de nouveaux artistes. Que les chanteurs et les groupes doivent à nouveau rencontrer fréquemment leur public et être sur scène, on ne peut que s'en réjouir ! En outre, le téléchargement de musique sur internet est parfois le bon moyen de convaincre des acheteurs potentiels de passer à l'acte.
Parfois, on constate à quel point les majors du cinéma se moquent de nous, par exemple quand elles nous vendent assez cher, trop cher même, des films de Disney multidiffusés, vus des dizaines de fois à la télé. Tous ces vieux films devraient être offerts avec les films plus récents des mêmes studios !
Par ailleurs, demander toujours au public de payer, lui demander toujours de combler le manque à gagner plus ou moins hypothétique de ces mêmes firmes (quand il s'agit du cinéma), est toujours injuste.
Enfin, les coûts de revient des supports et celui des réseaux de distribution n'a cessé de baisser, sans que cela ne soit répercuté sur les prix des DVD. Par conséquent, ce ne sont pas les particuliers qui doivent faire des efforts, ou subir des taxes ou de nouveaux impôts, mais les majors qui doivent faire des concessions.
La Loi Hadopi a en outre été adoptée alors même que l'Union Européenne avait exprimé la quasi illégalité de celle-ci quelques jours avant (ici). Cet épisode nous montre combien les institutions politiques sont noyautées par les lobbys et les politiciens hostiles aux français, quand ils ne sont pas en plus complètement ignorants de la portée des lois qu'ils votent.
Heureusement, des lumières de résistance démocratique brillent dans ces ténèbres d'asservissement, preuve que tous les français ne sont pas encore reformatés et soumis !
lundi 25 mai 2009
Moteurs de recherche sur internet : les innovations se bousculent
TV5MONDE NEW YORK (AFP) - 24/05/2009
Les millions d'internautes qui cherchent et trouvent sur internet les informations qu'il leur faut ne le savent peut-être pas, mais il est apparemment urgent de leur fournir des moteurs de recherche plus performants, vu la série de nouveautés annoncées.
En l'espace de deux semaines, Google aura présenté de nouvelles fonctionnalités, Yahoo! lancé un nouveau concept, et Microsoft annoncé son nouveau moteur de recherche, tandis qu'un petit nouveau, WolframAlpha, est parvenu à susciter la curiosité des milieux spécialisés.
A en croire ces sociétés, les internautes pourront d'un clic trouver les réponses qu'il leur faut, qui iront au-delà du simple menu de liens internet vous dirigeant vers tel ou tel site.
Même Google, qui a fondé sa domination du secteur sur la simplicité de l'affichage de liens vers les sites les mieux à même de fournir les réponses recherchées, promet de nouvelles expériences.
Ainsi dès la fin du mois sera lancé "Google Squared" (Google au carré): "A la différence d'un moteur de recherche normal, cette fonctionnalité ne se contente pas de trouver des pages sur le sujet qui vous intéresse: elle va automatiquement chercher et organiser des faits qu'elle trouve sur internet."
A vrai dire, Google a déjà bien commencé à exploiter cette ambition: il n'est pas rare si on tape un titre de film de voir s'afficher une carte indiquant la localisation des cinémas où il passe, voire l'heure des séances.
Mais Google était condamné à prendre les devants, histoire de ne pas rester inerte devant les prétentions de ses rivaux.
Yahoo!, qui est deuxième du marché (20,4%), a en effet vanté cette semaine ses propres progrès en matière de recherche, introduisant le concept "WOO" ("web on objects", l'internet sur les objets), par opposition au "WOL ("web on links, l'internet sur les liens).
Il s'agit de "vous mener directement à ce qui vous intéresse", a expliqué l'homme à l'origine de ce concept, Phrabhakar Raghavan, dans un entretien au site spécialisé AllThingsDigital.
A le croire, cette évolution répond à un besoin des internautes: "Nos recherches montrent que les gens sont impatients, ils veulent quelque chose d'autre" que d'être simplement dirigés vers des liens.
C'est déjà cette idée qu'a exploitée le génie des mathématiques Stephen Wolfram, qui la semaine dernière a lancé son site de recherche, WolframAlpha, un outil qui compile des bases de données pour trouver des réponses à quelques questions précises, comme le calcul des calories d'un sandwich au thon ou un record de température.
Le géant Microsoft, qui cherche désespérément à être plus présent sur le marché (8,3% en avril), présentera quant à lui la semaine prochaine son nouveau moteur de recherche.
Une ébauche dévoilée en mars de ce nouveau site, baptisé provisoirement Kumo, a révélé des fonctions permettant d'afficher les résultats par genre (images, vidéos...) et un espace réservé aux liens commerciaux.
Surtout, "Kumo" revendique une technique de recherche sémantique plus fine que la simple addition de mots clés utilisés dans la requête.
Mais pour David Sullivan, rédacteur en chef de Searchengine.com, toutes ces nouveautés s'apparentent surtout à des "relations publiques", ne répondant pas à ce que semblent réellement rechercher de plus en plus d'internautes: l'information en temps réel.
Et là, paradoxalement, ce n'est pas sur les moteur de recherche qu'ils la trouvent, mais sur des sites de socialisation comme Twitter: c'est dans ses microblogs que les internautes ont pu le plus vite découvrir les conséquences (limitées) du séisme de Los Angeles de dimanche dernier, alors qu'une recherche sur Google ne donnait rien.
Et pour cela, les algorithmes de Google et des autres sont impuissants: "Les données sont capturées par Twitter, et il est très difficile à la concurrence d'y accéder", souligne M. Sullivan.
mardi 19 mai 2009
Musée de la photo : 7 000 clichés en ligne
Check-list Le Monde du 18 Mai 2009
7 000 clichés en ligne pour le Musée de la photo
Depuis le 13 mai, le Musée français de la photographie, à Bièvres, s'étend sur la Toile. Cette très belle extension numérique permet de diffuser au grand public une partie des collections du musée et de son catalogue. Avec le concours financier du conseil général de l'Essonne, le site museedelaphoto.fr a mis en ligne 7 000 de ses clichés sur près d'un million d'images issues de ses archives.
La visite donne accès à différentes expositions, dont la principale, "Histoires de photographies", couvre près de deux siècles de photographie. D'autres galeries plus petites permettent de découvrir des photographes (comme le pionnier Marinus), des thématiques (la photographie de voyage) ou les coulisses du musée. A l'intention des spécialistes, l'établissement a également numérisé des images du matériel conservé (daguerréotype, appareil stéréoscopique, laboratoire de campagne, reflex...) tous photographiés sous plusieurs angles.
Un moteur de recherche permet de s'y retrouver. Chacun des clichés numérisés est accompagné d'une fiche descriptive, avec la possibilité de zoomer dessus cinq fois sans perdre en qualité.
lundi 18 mai 2009
Télé, Net, fixe et portable tout compris
Ouest-France – 18/05/09 – Samuel Nohra
Bouygues lance Ideo, son offre « quatre en un ». Une première. Dur pour les concurrents, bon pour les consommateurs.
On connaissait l'offre « triplay » des fournisseurs d'accès à l'Internet. Avec, pour moins de 30 € par mois, l'accès à l'Internet à haut débit, à la télévision numérique et à la téléphonie fixe illimitée. Du « trois en un ».
Bouygues Telecom jette un sacré pavé dans la mare en annonçant la commercialisation de la première offre « quadriplay » du marché. Du « quatre en un » sous le nom d'Ideo. « En plus de l'Internet, de 90 chaînes de télé et de la téléphonie fixe, nous incluons aussi un abonnement à la téléphonie mobile », explique Frédéric Ruciak, directeur général adjoint du marketing chez Bouygues Telecom.
« Nous sommes partis du constat que 60 % des foyers français sont équipés de l'Internet et que 80 % disposent d'un téléphone mobile, dont près de la moitié sous la forme d'un abonnement avec un forfait. Des foyers qui paient au moins deux abonnements. »
En clair, à partir de 44,90 € par mois, Ideo propose un forfait mobile de deux heures avec SMS, MMS, web 3G et courriel illimité 24 heures sur 24, ainsi que les services de sa Bbox comprenant Internet, télé et téléphonie fixe.
« Par rapport à un abonnement classique Internet + téléphonie, c'est une économie moyenne de 384 € par an. » Un argument financier qui risque de faire « tilt » dans les foyers, surtout en cette période de crise. « Le meilleur du mobile, le meilleur de la box, et au meilleur prix », renchérit, très commercial, Frédéric Ruciak.
Une annonce qui va sans doute obliger les autres opérateurs, dont Orange, à s'aligner, voire à proposer des offres plus alléchantes s'ils veulent conserver leurs clients.
vendredi 8 mai 2009
Hadopi: quand Albanel joue les DRH de TF1
Marianne2 Cédric Omet | Vendredi 08 Mai 2009 à 11:50
L'affaire d'un cadre de TF1 viré pour avoir écrit un mail anti-Hadopi s'est invitée à l'Assemblée nationale. Les députés s'interpellent, la ministre Albanel botte en touche, Panafieu se justifie et des relations obscures commencent à se faire jour.
Débats à l'Assemblée sur le licenciement d'un cadre de TF1 par inet
La vidéo dure 15 minutes mais elle est édifiante. Le député Bloche commence par un rappel des faits. Un cadre de TF1 aurait été licencié parce qu'il avait exprimé « une opinion dans une correspondance privée et que jusqu'à présent, il n'existe pas de délit pour l'expression d'une opinion dans un cadre privé (...). » Il aurait adressé à la députée UMP Françoise de Panafieu un mail critique sur la loi Hadopi. Panafieu l'aurait transféré au Ministère de la Culture. Lequel aurait dénoncé ledit cadre à la direction juridique de TF1.
« Bien sûr », Christine Alabanel prend la parole et répond : « Renseignement pris, euh... Il s'avère en effet qu'un mail avait été adressé à Françoise de Panafieu, qui en dira peut-être trois mots, qui donc l'a adressé au ministère pour avoir des éléments techniques, qui lui ont en effet été donnés. Et à ma connaissance, rien de plus, à ma connaissance, rien n'a été transmis. ».
On l'aura compris, pas vu, pas pris, la ministre Albanel ne sait pas grand chose et n'a rien fait... Vient ensuite Françoise de Panafieu qui tente de s'expliquer. Selon elle, pour qu'un échange de mails soit privé entre un citoyen et un député, il faut que l'auteur du mail précise que cet échange est privé.
Consanguinité et passe-droit ?
Privé ou pas privé, le mail de ce cadre? Au fond, peu importe. Ce qui compte, c'est que le ministère de la Culture ait joué les Big-Brother-DRH de TF1 (une entreprise privée).
Et le député Brard de conclure que cette affaire révèle : « la consanguinité entre l'appareil d'État et les grands capitalistes si j'ose dire, entre les majors qu'ils soient de la communication, du bâtiment. »
Martine Billard répond avec pédagogie et explique à la députée Panafieu comment anonymiser un mail que l'on souhaite transmettre, puis de préciser que la lettre de licenciement de TF1 semble dire que c'est bel et bien le cabinet de la ministre qui lui a transmis le mail...


