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mercredi 25 novembre 2009

Grippe A - le vaccin nouveau est arrivé ...

Marianne

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jeudi 12 novembre 2009

Alerte professionnelle - La dénonciation légale

La dénonciation légale peine à s'imposer en France . Quelques 1300 entreprises ont mis en place ce dispositif d'alerte en cas de malversations, mais il reste peu utilisé.

Le Monde du 10 Novembre 2009 Bertrand Bissuel

.....

Pour l'heure, la greffe n'a pas pris en France car d'autres voies existent pour signaler des faits répréhensibles. "Les commissaires aux comptes, les représentants du personnel, l'inspection du travail, les supérieurs hiérarchiques", énumère M. Padova. Le whistle blower n'entre en action qu'en "dernier recours", ajoute-t-il.

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mercredi 11 novembre 2009

L’UMP soigne l’enseignement supérieur catholique

Bakchich 10 Novembre 2009

Fac off / lundi 9 novembre par Eddy Khaldi, Muriel Fitoussi

Valérie Pécresse fait discrètement avancer la contractualisation pour les "grandes écoles" privées fédérées par l’Union des établissements d’enseignement supérieur catholique et l’Union des grandes écoles indépendantes.

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Muriel Fitoussi et Eddy Khaldi sont auteurs de "Main basse sur l’école publique".

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lundi 12 octobre 2009

Pétition en ligne : 27722 signatures pour le renoncement de Jean Sarkozy

27722

C'est le nombre de signatures acquises à cette heure par une pétition en ligne lancée contre Jean Sarkozy, demandant au fils du président de la République de renoncer à postuler à la présidence de l'Etablissement public d'aménagement de la Défense. Une pétition lancée jeudi par Christophe Grébert, blogueur et conseiller municipal (MoDem) de Puteaux.

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Nouvel Obs 12 Octobre 2009

Sélectionneur de l'équipe de France de football, prix Nobel de la Paix 2009, secrétaire général de l'ONU... Après l'Epad, les internautes promettent les postes les plus prestigieux au fils du président.

La probable nomination de Jean Sarkozy à la tête de l'Etablissement public d'aménagement de La Défense (Epad) a fait réagir les internautes lundi 12 octobre sur les réseaux sociaux Facebook et Twitter. Sur ce site de micro-blogs, le sujet #jeansarkozypartout", signe de reconnaissance des internautes moqueurs, apparaissait dans plusieurs centaines de messages et se hissait parmi les mots-clés les plus usités sur la plateforme française. La règle: imaginer Jean Sarkozy partout, et surtout aux postes les plus inattendus

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vendredi 9 octobre 2009

Jean Sarkozy - Pétition : poste président de l'EPAD (Et. public aménagement quartier d'affaires Défense )

Mon 92 jeudi 08 octobre 2009

Pétition : Jean Sarkozy, renoncez à postuler au poste de président de l'EPAD

Signez la pétition pour obtenir que Jean Sarkozy renonce à postuler au poste de président de l'Etablissement public d'aménagement du quartier d'affaires de La Défense :

A l'attention de : Jean Sarkozy, conseiller général des Hauts-de-Seine

Jean Sarkozy, renoncez à postuler au poste de président de l'EPAD.

L'Etablissement public d'aménagement de La Défense gère un territoire qui regroupe des centaines d'entreprises employant sur place 150.000 salariés. La Défense, c'est aussi un bassin de population de plus de 200.000 personnes (Puteaux, Courbevoie et Nanterre). C'est enfin un noeud de transport (train, RER, métro et tram) par lequel passe quotidiennement 1 million de franciliens.
Présider un tel Etablissement demande compétence et expérience. La qualité de vie de tous ces gens en dépend !

| Lien permanent

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Check-list Le Monde du 9 Octobre 2009

papier de verre

Hervé Le Tellier
Le saviez-vous ? Jean Sarkozy est le futur patron de l'EPAD, qui gère l'aménagement de la Défense. Première mesure : l'organisme change de nom. Ce sera l'EPAPAD.

Jean Sarkozy, nous vous invitons à terminer vos études de droit et à faire quelques stages en entreprise… avant, peut-être un jour, qui sait, de re-postuler à ce poste autrefois occupé par votre père.
Jean Sarkozy, vous rendrez ainsi grandement service aux habitants, aux salariés et aux entreprises de La Défense.

lundi 5 octobre 2009

La Poste - Importante mobilisation

OUEST-France - lundi 05 octobre 2009

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Plus de 2 millions de personnes se sont déplacées dans toute la France pour participer au référendum. Reste à savoir ce que les organisateurs vont faire du résultat.

C'est un incontestable succès. La votation organisée par le Comité national contre la privatisation de La Poste a mobilisé. Hier, en fin de journée, 24 heures après la fermeture du scrutin, plus de 2 millions de votes étaient recensés. Et il restait entre 4 et 5 départements à dépouiller.

« C'est unique, s'est enthousiasmé Nicolas Galepides, syndicaliste à Sud PTT, l'un des leaders de l'opération. Il y a eu un véritable engouement, grâce au travail des militants et des associations sur le terrain. » Grâce aussi aux municipalités (de gauche bien sûr, mais pas seulement) qui ont mis à disposition salles et matériel de vote.

Le Comité prépare une « carte de France » de la votation, avec ses régions « phares » où l'on a beaucoup voté. Au rang desquelles la Bretagne : 21 600 votants dans le Morbihan, 41 000 dans le Finistère, 32 500 dans les Côtes-d'Armor, 30 000 en Ille-et-Vilaine. Et plus de 40 000 en Loire-Atlantique, idem pour la Basse-Normandie.

Le « non » à la privatisation est le vainqueur de ce scrutin d'un nouveau genre (une sorte de manifestation par le vote). Même si le ministre de l'Industrie, Christian Estrosi, répète qu'il n'a jamais été envisagé « de privatiser la poste » et que l'État « s'engage à préserver 100 % du statut public ».

« Nous allons directement saisir le président de la République », répond à distance Nicolas Galepides.Le comité souhaite que le chef de l'État organise un grand débat public. Hier soir, l'UMP a dénoncé «une pantalonnade au caractère antidémocratique».

Yann BESSOULE

vendredi 2 octobre 2009

Seniors - Quatre personnes de 70 à 89 ans. Quatre parcours de vie différents. Quatre façons de vieillir.

Actualités MaVille Nantes 1er Octobre 2009-

L'un héberge un étudiant à domicile, l'autre se déplace dans les écoles et les universités pour partager son vécu professionnel ; l'une a choisi de vivre le plus longtemps possible dans la maison familiale, l'autre anime l'épicerie de sa maison de retraite. Itinéraires !

Daniel héberge un étudiant

Daniel Boisdron, 70 ans, habite un appartement à Bouaye. Un duplex avec trois chambres dont une réservée à un étudiant.
« Adhérent de l'association Un temps pour Toit, cet hiver j'ai accueilli Arthur, 20 ans : Charentais, il étudiait au lycée maritime à Nantes. Depuis la rentrée c'est Jonathan, étudiant en droit à Nantes ». Daniel Boisdron vit seul mais ne l'est pas, seul : historien local, chanteur... « et les déjeuners avec les ex-collègues du boulot » sourit-il. « Je veux aider les jeunes, c'est tout. Ceci dit à mon âge, c'est rassurant d'avoir quelqu'un à la maison. Pour moi et pour mes enfants ».

Jeanne à la maison

Depuis 1956, Jeanne Deniaud et son époux André n'ont pas quitté leur maison à Rezé. Lui travaillait aux chantiers navals à Nantes, elle a élevé trois enfants. Quand, il y a six ans, André a perdu toute autonomie, le couple a choisi de rester.
« Nous bénéficions de l'aide à domicile, » explique Jeanne Deniaud : « Une aide ménagère, une aide-soignante deux fois par jour ; et une infirmière ». Il y a six ans c'était un choix. Aujourd'hui la charge est lourde pour les 85 ans de Jeanne. « La maison de retraite serait une solution... mais c'est cher. Surtout que nous sommes deux sur la retraite de mon mari ». Jeanne a droit à l'allocation personnalisée d'autonomie (Apa).

Gabrielle anime la galerie

Le 9 octobre, Gabrielle Lorcy aura 89 ans. Quand on lui demande pourquoi a-t-elle choisi sa maison de retraite à Saint-Herblain :
« Pour être près de ma fille ». Habitait-t-elle loin avant ? « À Nantes ! Je suis née à Chantenay, j'y ai vécu jusqu'en 2007 ». Puis elle a choisi la résidence la Bourgonnière. Outre la chorale, Gabrielle y gère la boutique. Ses voisins se fournissent en produits pour la toilette, en friandises, cartes postales... « Normal, mon premier métier fut de gérer l'épicerie maternelle... à Chantenay ».

Jacques partage son savoir

Cet Ingénieur génie climatique, n'a tenu que six mois chez lui quand la retraite est venue voilà 15 ans. Il avait 61 ans.
« J'ai tout essayé... construire des maquettes de bateau. Elles ont fini par la fenêtre ! Rester enfermé chez moi, pas mon truc. Je suis venu au relais Malakoff Capimmec pour aider les jeunes à mieux apprécier le monde du travail ». À 76 ans, Jacques intervient face à des jeunes de tout niveau, du BEP au doctorat. « Au relais j'ai effectué jusqu'à 850 heures de bénévolat par an. Je transmets un savoir-être en entreprise ». Il ne s'oublie pas : « Rester au contact des jeunes m'a permis d'entretenir la relation avec mes petits-enfants ».

Jean-Pascal Hamida, Céline Maxant, Alice Meker
 Presse-Océan

Quand je serai vieux, je pourrais...

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lundi 21 septembre 2009

Parlement : la rentrée des sujets qui fâchent

Ouest-France EXTRAITS

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Le ministre Éric Besson et les députés UMP s'empoignent sévèrement sur les tests ADN. Nicolas Sarkozy se garde de jeter de l'huile sur le feu.

D'ici Noël, il va faire chaud sous la verrière du Palais Bourbon, rénovée cet été. Pas moins de vingt textes, et pas des broutilles, vont occuper les jours et les nuits : loi pénitentiaire, budget, taxe professionnelle, taxe carbone et le Grenelle 2, Sécu, réforme des collectivités, grand emprunt, forfait hospitalier, formation professionnelle...


« Il faut arrêter cette course aux lois, tempête François Sauvadet (Nouveau Centre). Il en va de la crédibilité des politiques. » « Ce n'est pas en se focalisant sur un seul sujet que l'on y arrivera », répond Nicolas Sarkozy

C'est pourtant bien cet activisme législatif qui produit des couacs comme celui sur les tests ADN. « Le débat avait montré toutes les impossibilités d'application dont fait état Éric Besson, explique le socialiste Bruno Le Roux. Il faut abroger cette disposition. » On n'en prend pas le chemin, puisqu'une commission, réunissant le ministre et des députés, va devoir trouver un compromis.

Tu affaiblis le Parlement ! »

Message de l'Élysée, rapporté par l'UMP Chantal Brunel : « Il ne faut pas opposer le gouvernement et le Parlement. » Selon des témoins, le Président a cherché à « relativiser » en expliquant que l'amendement contesté était, de toute façon, « de portée très limitée, d'application très difficile ». Selon d'autres, il aurait ajouté : « Tout le monde sait que les tests ADN ne servent à rien. Cette histoire est l'exemple de ce qu'il ne faut pas faire. »

La réunion du groupe UMP, hier matin, a donné lieu à des échanges électriques entre Éric Besson et les députés. Ils reprochent au ministre de l'Immigration son refus de signer les décrets d'application sur les tests ADN. Jean-François Copé dégaine le premier : « Ça pose un problème de principe et de procédure. Tu affaiblis le Parlement. Tu aurais dû en parler au président de la commission des Lois et, accessoirement, à moi ».

…………….

Déjà, sans les bourdes d'Éric Besson ou de Brice Hortefeux, la droite va avoir besoin de jouer l'unité pour voter des projets difficiles. Comme la réforme des collectivités territoriales. Ultrasensible à la veille des régionales, elle dérange bien des situations locales acquises, et elle prépare une réforme contestée du mode de scrutin qui favoriserait la droite, en milieu rural.« Le scrutin à un tour, une abomination pour les petits partis », ajoute Nicolas Dupont-Aignan.

Dans ce climat, Nicolas Sarkozy se garde de jeter de l'huile sur le feu. Hier, il a donné dans le « François [Fillon] et moi ». Il a défendu la logique d'investissement du grand emprunt.

A promis une loi d'orientation agricole qui ne se contente pas d'arroser le feu des crises. Contrairement à d'autres fois, « on était plutôt dans la projection », confie l'UMP saumurois Michel Piron. Suffisant pour montrer le cap ?

Michel URVOY.

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vendredi 18 septembre 2009

Grave pandémie de repentances publiques

Aliocha - Blogueuse associée | Jeudi 17 Septembre 2009 à 11:01

Hortefeux, Lombard, la cigarette, Tintin au Congo, les talons au travail... Sous couvert de transparence, nous basculons insensiblement dans une société de plus en plus fliquée par le politiquement correct.

Mets ta cravate et prépare toi à demander pardon. Ainsi pourrait-on résumer aujourd’hui, les mesures prophylactiques qui devraient désormais nous éviter de futurs psychodrames webesco-médiatiques liés à des dérapages verbaux.

@si relève en effet une brève dans Le Figaro qui nous apprend que Nicolas Sarkozy aurait conseillé à Hortefeux de garder sa cravate à l’avenir pour tenir en respect les militants. Notre président qui donne des conseils d’élégance politique, avouons que c’est piquant.

Philippe Bilger sera sans doute tenté d’ajouter « et jette ton chewing gum », tandis que les internautes s’écriront en coeur « et évite l’humour de mauvais goût, les grossièretés ainsi que la pub sauvage pour les kärchers ».

De son côté, sans doute inspiré par le buzz Hortefeux, le patron de France Telecom vient de s’excuser moins de 24h après avoir eu la maladresse de parler de « mode du suicide », phrase qu’il attribue à une pratique trop intensive de la langue anglaise. Question excuses, je ne suis pas sûre qu’il soit mieux conseillé qu’Hortefeux…

Bref, nous voici tranquillisés, on ne dira donc plus n’importe quoi en public. Le dérapage verbal, c’est comme la cigarette et les tenues décontractées, uniquement chez soi. Enfin pour l’instant, car au train où vont les choses…

Entre nous, elle est amusante cette société qui s’aseptise. Plus de cagoules dans les manifs, plus de fumeurs dans les bureaux ou même en affiche, plus de ministre en chemise ouverte, plus de blagues douteuses.

D’ailleurs à ce sujet, Guillon a signé la pétition contre Hortefeux de Charlie hebdo, à croire qu’il a peur que le ministre lui fasse concurrence.

Et hop, tout le monde avec un masque H1N1 et interdit de le trouer pour laisser passer une clope évidemment, plus d’alcool aux repas, même pas le vin et ses légendaires antioxydants, rien que des légumes et des fruits à gogo.

Tout le monde chez le médecin régulièrement pour contrôler ceci ou cela. Et tâchez de descendre du métro deux stations avant, s’il vous plaît, faut faire du sport, quoiqu’en dise ce bon vieux Churchill.

Les Anglais viennent même de trouver une nouvelle idée, ils veulent interdire le port des talons hauts au travail. Oui. Parait que c’est mauvais pour le dos. L’histoire ne dit pas si l’interdiction touchera également les cabarets, mais ça pourrait être drôle des filles nues en baskets.

Allons, je ne conteste pas sur le fond cette interminable liste d’injonctions destinée à nous sauver d’une liste toute aussi interminable de malheurs.

J’ai juste le blues le matin au réveil quand, entre deux infos sinistres sur l’état de notre monde, on m’explique que je vais sans doute mourir du tabac, de l’alcool, du manque de sport, de la malbouffe, à supposer bien sûr que je ne sois pas emportée avant par le H1N1.

Même le joyeux monde de la pub télévisée est désormais gâché par les messages de santé du gouvernement.

Et le pire, c’est qu’avec la vidéo-surveillance dans les lieux publics, on a désormais les moyens techniques de surveiller les fumeurs récalcitrants, les lecteurs de Tintin au Congo, ceux qui se mettent les doigts dans le nez, les obsédés qui regardent les fesses des filles, ceux qui trichent au jeu du « descends deux stations avant, c’est bon pour le coooooorps », les ivrognes qui chavirent entre le bistrot et le dodo, les racistes qui jettent de vilains regards aux burqas, les salariés qui ne sont pas à l’heure au bureau, les gamins qui glandent au lieu d’être à l’école…

Vous verrez, bientôt nous serons tous des citoyens modèles gouvernés par des politiques modèles. Serons-nous plus heureux ? J’ai des doutes. Surtout si on ne peut s’acheter ni Rolex, ni Béème pour se consoler de manger du chou-fleur à l’eau.

Retrouvez les articles d'Aliocha sur son blog 

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vendredi 21 août 2009

La France, un pays qui se couvre de forêt demeure, par Emmanuel DE WARESQUIEL

Libération Août 2009 Par EMMANUEL DE WARESQUIEL historien.

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Les forêts ne sont pas de gauche

A la lumière de deux siècles de débats politiques sur la forêt, l’historien est en droit de se poser la question de sa vraie nature politique. La forêt ne serait-elle pas diablement conservatrice ?

Qu’est-ce qui distingue encore en France la droite de la gauche ? On peut toujours s’en remettre aux sujets de conversation des dîners en ville.

Les droits de succession, la suppression des régimes spéciaux, plutôt à droite ; la réforme des institutions, la proportionnelle, la revalorisation du Smic, le développement durable, plutôt à gauche.

L’écologie justement, le retour en force des centrales thermiques avec la libéralisation de l’électricité, la guerre au nucléaire et le combat pour les énergies renouvelables, la chasse au CO2, le grand poumon des forêts, tout ce qui est vert se porte à gauche.

Il ne viendrait pas à l’idée d’un paysan, qui est forcément de droite, de s’extasier sur la beauté d’une futaie. Les arbres, il a plutôt tendance à vouloir les couper, vu qu’ils gênent son matériel. Un beau champ, c’est un champ carré de plus de vingt hectares, sans haies.

Le délicieux «Si on allait faire un tour en forêt ?», s’entend plutôt, le samedi matin, dans les grandes villes, chez les «bobos». Dans leur esprit, la forêt est de gauche, parce qu’elle est gratuite, une respiration dans la course au progrès et à l’argent. La figure de l’histoire ressemble singulièrement à celle de Janus, le dieu à deux têtes. Et cette figure est aussi celle des paysages comme de leurs représentations culturelles. Sur ce point, tout le monde semble d’accord, à droite comme à gauche. Il faut planter des arbres.

Depuis vingt ans, nous avons eu droit à deux lois d’orientation sur la forêt (en 1985 et en 2001). Le titre du rapport de Jean-Louis Bianco qui a inspiré la seconde est sans équivoque : « La forêt, une chance pour la France.»

On défiscalise la forêt à tour de bras (droits fonciers, succession, réduction d’impôt sur investissement), on la subventionne aussi. Il n’y a jamais eu autant d’organismes et de plans pour elle : un institut d’évaluation, des chartes forestières de territoire.

Même Bruxelles s’en mêle, avec Natura 2000. Et les résultats suivent. On ne dit pas assez que les forêts ont doublé de surface depuis cent cinquante ans : environ 9 millions d’hectares en 1850 ; 15,5 millions en 2001. Depuis 1980, elle progresse de 70 000 hectares par an et couvre aujourd’hui près de 27 % du territoire de notre pays, avec plus des deux tiers dans les mains de propriétaires privés.

A la lumière de deux siècles de débats politiques sur la forêt, l’historien est en droit de se poser la question de sa vraie nature politique. La forêt ne serait-elle pas diablement conservatrice ? Après tout, on ne rigolait pas, sous la Révolution, avec les bois et les étangs.

A l’époque, la forêt qui appartenait en majorité à la noblesse et au clergé était carrément contre-révolutionnaire. Elle sentait le moine, la féodalité et le fagot. On se souvient de l’apostrophe fracassante de Danton, à la tribune de la Convention, le 1er décembre 1793 : «Nous sommes tous de la conjuration contre les carpes et nous aimons mieux le règne des moutons

A l’époque, il s’agissait d’assécher d’un coup tous les étangs de l’ancien royaume de France comme de déboiser leurs berges pour donner du blé et de la viande aux armées de la République. Evidemment le projet fit long feu, mais il en resta quelque chose, plus tard, dans les consciences de droite. Les ventes nationales, par centaines de milliers d’hectares, des anciennes forêts «privilégiées», finiront par créer des réflexes de résistance et avec elle peut-être une part de l’imaginaire romantique sur lequel nous vivons encore aujourd’hui.

Les premiers grands discours écologistes de défense de la forêt ont été prononcés à droite dans les années qui suivirent le Premier Empire, par ceux qui se battaient contre la vente par l’état des derniers vestiges nationalisés des anciennes forêts communales et cléricales.

Le chêne rompt sans doute plus qu’il ne plie, comme le roseau, mais avec Chateaubriand, il devient franchement conservateur.

Les forêts, ce sont les racines vivantes de l’ancienne Gaule, le berceau des druides et des légendes, l’élément stable et fédérateur d’un pays voué aux démons de l’individualisme révolutionnaire et destructeur. Il y eut nombre de discours de ce genre en 1814, en 1817, en 1825, mais le plus spectaculaire est celui de Chateaubriand, à la tribune de la chambre des pairs, en mars 1817 : «La Gaule conservait avec ses forêts la source de ses fleuves et les traditions de ses peuples […] Les amis de l’égalité dont la haine s’obstine à poursuivre dans les futaies la mémoire des anciens possesseurs de ces futaies […] désolés de n’avoir pu niveler les hommes, en veulent encore à la noblesse des chênes

La politique s’en mêle donc. La défense de la nature, contre une certaine modernité industrialiste et individualiste, est restée longtemps à droite avant de passer à gauche après la Seconde Guerre mondiale.

Les couleurs politiques diffèrent, certes, mais le même visage rassurant et non plus rétrograde, d’un pays qui se couvre de forêts, demeure.

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