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mercredi 21 octobre 2009

La présidence française de l'Union européenne a coûté deux fois plus cher que la moyenne

Le 20/10/2009 à 11:24 - Mis à jour le 20/10/2009 - Capital.fr - avec Reuters

151 millions d'euros. C'est le coût de la présidence française de l'Union européenne au second semestre 2008. Un prix élevé par rapport au coût moyen des autres présidences, selon un rapport réalisé par la Cour des Comptes et rendu public aujourd'hui...

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Dans une interview à La Tribune, Jean Arthuis, le Président de la commission des Finances du Sénat note que cette facture de 151 millions d'euros se compare à un coût moyen d'environ 70 millions pour les présidences de l'union européenne, tout en restant dans le même ordre de grandeur que celles des grands pays "à l'instar de l'Allemagne en 2007".

Le coût est toutefois inférieur de 28 millions aux prévisions mais l'enquête de la Cour des comptes révèle que certaines dépenses, de l'ordre d'une trentaine de millions, n'ont pas été intégrées parce qu'elles ont été prises en charge soit par l'UE, soit par des collectivités locales.

A la question de savoir si ce n'est pas le prix à payer pour une présidence saluée comme un succès, le président de commission des Finances du Sénat répond que sa réussite s'est jugée sur "deux ou trois événements", comme la gestion de la crise financière ou de la guerre en Géorgie.

"Sur les 500 manifestations organisées dans le cadre de la présidence française, toutes n'étaient pas indispensables", ajoute-t-il.
"La question est désormais de savoir s'il ne revient pas à l'Union européenne de prendre en charge ce type d'événement. Même remarque pour les sommets du G20", conclut le sénateur centriste de la Mayenne. 

La bibliothèque numérique de la Librairie européenne

Check-list Le Monde du 20 Octobre 2009

L'UE a officiellement lancé lors de la Foire du livre de Francfort sa bibliothèque virtuelle, un portail où ses archives peuvent être consultées et téléchargées. Environ 110 000 documents édités par l'Office des publications pour le compte des institutions, agences et autres organismes communautaires depuis 1952 (disponibles en 50 langues).

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lundi 12 octobre 2009

Patrimoine : les cachotteries de Dati

Ouest-France lundi 12 octobre 2009

L'eurodéputée a omis de signaler au Parlement européen qu'elle avait créé une société de conseils aux entreprises.

Trois mois après son élection au Parlement européen, Rachida Dati, l'ex-garde des Sceaux, est la cible d'une polémique sur la compatibilité de ses activités de député et d'entrepreneur. S'est-elle dérobée à ses obligations de transparence en omettant d'indiquer, dans la déclaration individuelle d'intérêts financiers, une société de conseil qu'elle a créée ?

L'ancienne ministre a déposé les statuts d'une société baptisée « La Bourdonnais Consultants », après son élection à Strasbourg. Toutefois, elle n'a pas mentionné l'existence de l'entreprise dans la déclaration individuelle d'intérêts financiers qu'elle a remise aux services du Parlement européen.

Cette déclaration est exigée par le Parlement pour éviter tout conflit d'intérêts. Or c'est ce qui aurait pu se produire si Rachida Dati, qui est membre de la commission économique et monétaire et de la commission de l'industrie, avait obtenu, comme elle le souhaitait, la rédaction du crucial rapport sur les fonds spéculatifs.

« Mme Dati est tout à fait en règle avec le Parlement européen. Elle n'exerce absolument aucune activité qui la mette en situation de conflit d'intérêts », affirme son cabinet, précisant qu'elle ne percevait aucun revenu de La Bourdonnais Consultants, société pour l'heure « inactive ».

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dimanche 27 septembre 2009

Dordogne - Manoirs, châteaux séduisent une clientèle sélecte venue parfois de loin

Sud Ouest Dordogne 26 Septembre 2009

La vie de château

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Combien pour ce château de 600 m2 proche de Périgueux entouré d'un parc à la française de 32 hectares ? « Nous consulter », dit pudiquement l'annonce. (photo DR)

ÉCONOMIE. Manoirs, châteaux ou maisons fortes séduisent une clientèle sélecte venue parfois de loin

Ils ont des vues imprenables sur de vertes vallées ou des coteaux joliment mamelonnés, des dépendances à n'en plus finir, des parcs boisés ou des forêts giboyeuses s'étirant sur des dizaines d'hectares, des salons aux poutres apparentes, de larges cheminées et des chambres suitées. Les châteaux, manoirs et maisons fortes éparpillés en Dordogne forment une niche immobilière réservée à une clientèle très sélecte de riches investisseurs pour la plupart étrangers.

Depuis six ans, Thierry de Langsdorff, responsable du portefeuille pour l'agence internationale Mercure (1), spécialiste de l'immobilier de prestige, les guide et les choie pour les aider à réaliser leur rêve

.

Plus de 5 millions d'euros

Séduits par les publicités alléchantes des revues spécialisées aux noms évocateurs, les acheteurs contactent l'agence et n'hésitent pas à parcourir des milliers de kilomètres pour effectuer une visite.

La plupart recherchent la tranquillité ainsi que l'absence de bruit et de voisins dans un cadre enchanteur. Pour eux, Thierry de Langsdorff va jusqu'à proposer un bien clés en main, avec son gardien, sa femme de ménage et son jardinier

.

Compte tenu des prix de vente, qui s'étirent tout de même de 800 000 à plus de 5 millions d'euros pour un domaine sans défaut en pleine campagne, on comprend l'exigence de la clientèle.

« Pour l'essentiel, explique le responsable, il s'agit d'industriels ou de professions libérales qui, vers 50 ou 60 ans, cherchent à réaliser un vieux rêve en achetant un bien qui symbolise leur réussite. »

Dans cet univers très fermé des riches investisseurs, les Anglais ont longtemps formé la clientèle numéro un. Mais le marché évolue. « Les Anglais n'ont certes pas disparu, explique le responsable, mais ils sont moins nombreux. Il faut bien comprendre que, du fait de la conjoncture économique et de la parité livre/euro, ils sont deux fois moins riches qu'il y a deux ans. »

Australiens et Sud-Africains

Du coup, d'autres nationalités prennent la relève. Comme les Belges, les Suisses, les Néerlandais et les Allemands.

Mais, parfois, Thierry de Langsdorff reçoit des coups de fil bien plus lointains. « Il n'est pas rare d'être contacté par des Australiens ou des Sud-Africains. Ces derniers, qui représentent près de 10 % de nos clients, sont confrontés à une insécurité qui les amène à diversifier leurs biens. En France, ils trouvent la tranquillité et un climat beaucoup plus agréable qu'en Angleterre. »

Les Français, longtemps exclus du marché en raison des prix, rejoignent désormais le rang des acheteurs. Depuis deux ans, la désaffection des Anglais et la crise ont en effet fortement tiré les prix vers le bas. De l'ordre de 20 à 30 %. « Cette baisse n'est pas un mal, les prix étaient sans doute montés trop haut. Ils sont désormais plus raisonnables. » Plus raisonnables ?

Peut-être. Mais, contrairement aux étrangers, les Français négocient sec pour obtenir le meilleur prix.

Et puis, il y a les autres. Ces curieux qui se font passer pour des acheteurs... histoire de visiter quelques joyaux du patrimoine national. Thierry de Langsdorff les appelle « les touristes ». « Je les détecte de loin », prévient-il.

Comme le chantait Jacques Brel, « faut pas jouer les riches quand on n'a pas le sou ».

(1) www.agencemercure.fr

Auteur : pierre-manuel réault pm.reault@sudouest.com

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mercredi 23 septembre 2009

Ankara - Délégation sénatoriale : le Sénat se démarque sur la question turque

LE MONDE | 18.09.09 Ankara, Istanbul Envoyé spécial

Le Sénat veut faire entendre une voix singulière sur la Turquie

En visite à Ankara, M. Larcher s'est démarqué du secrétaire d'Etat aux affaires européennes.

Sarkozy commet la même erreur envers la Turquie que Mitterrand avec l'Allemagne de l'Est." Ce jugement d'un responsable de la communauté d'affaires turque est abrupt. Mais il est largement partagé par les membres de la délégation sénatoriale - pluripartite - qui accompagnait le président du Sénat, Gérard Larcher, lors de son déplacement à Ankara et Istanbul, du 15 au 18 septembre.

Alors que la position soutenue par le président de la République exclut toute perspective d'adhésion de la Turquie à l'Union européenne, quelle que soit l'issue du processus de négociation engagé, M. Larcher a fait entendre une autre voix. "Nous ne devons pas fermer la porte de l'avenir", a-t-il affirmé, revendiquant une appréciation "autonome" du Sénat.

Ce n'est pas la première fois que le Sénat se démarque sur la question turque. Il a déjà refusé, à la fin de la précédente législature, d'inscrire à son ordre du jour une proposition de loi sur le génocide arménien qui avait enflammé l'Assemblée nationale. Il a imposé ensuite, avant la révision constitutionnelle de 2008, la réécriture de l'article prévoyant un référendum avant toute nouvelle adhésion à l'Union européenne. La version des députés excluait de fait la Turquie.

Ce déplacement de M. Larcher est un des tout premiers qu'il effectue à l'étranger. Le choix n'est pas neutre. "Nous voulons être des passeurs, souligne-t-il, travailler à rapprocher les points de vue." Exercice délicat, puisqu'il s'agit d'exprimer une position singulière sans engendrer de conflit avec l'exécutif.

"Je suis parfaitement loyal envers le président de la République, assure le sénateur (UMP) des Yvelines, mais la loyauté n'exclut pas l'autonomie. Je me sens responsable du Sénat. Celui-ci souhaite continuer à accompagner le processus de négociation, sur les chapitres qui sont ouverts et ceux qui devront l'être, pour pouvoir préparer l'avenir ensemble."

Le programme de ces trois jours comprenait des entretiens avec le président de l'Assemblée nationale turque, le ministre turc des affaires étrangères, le président de la République, Abdullah Gül, et le premier ministre, Recep Tayyip Erdogan.

Selon M. Larcher, ces échanges montrent que "nous avons des convergences majeures et des intérêts communs". "Il faut faire attention à ne pas ruiner le travail qui est engagé en commun dans de nombreux secteurs", prévient-il, en référence à l'idée émise, notamment, par le secrétaire d'Etat chargé des affaires européennes. Pierre Lellouche suggère en effet de mettre d'ores et déjà en place un cadre autre que l'adhésion.

Hymne européen

Le président du Sénat estime qu'au contraire les ouvertures faites par ses interlocuteurs doivent encourager la poursuite du processus. Ainsi, a souligné le président turc, à l'issue des négociations, "les peuples européens prendront une décision et nous la respecterons", tout en précisant que "chaque pays garde sa capacité de dire non".

Ce message a été réitéré par M. Erdogan. A son retour, M. Larcher en fera directement part à M. Sarkozy. "Quand on fait de la diplomatie parlementaire, on n'est pas ministre des affaires étrangères, mais on n'est pas inutile", confie le président du Sénat.

Après leur entretien, le premier ministre turc et M. Larcher sont allés ensemble inaugurer le tout nouveau palais des Congrès d'Istanbul. La cérémonie s'est conclue par l'Hymne à la joie de Beethoven : l'hymne européen.

Patrick Roger

jeudi 27 août 2009

Encadrement des banques - Bouclier fiscal : Pas de renoncement même pour les bonus des traders

Sylvain Lapoix - Marianne | Mercredi 26 Août 2009

Sarkozy ne renonce pas au bouclier fiscal. Même pour les bonus des traders ... !

Pour encadrer les bonus des banques, Nicolas Sarkozy mise sur leur bonne foi et refuse catégoriquement la taxation des très hauts revenus, poursuivant la logique du bouclier fiscal, alors que la moitié de l'Europe s'y rallie.

«Je n'ai pas été élu pour augmenter les impôts», tonnait Nicolas Sarkozy quand SON bouclier fiscal avait été remis en cause en mars dernier. Qu'il pleuve, qu'il vente, que la BNP réserve un milliard d'euros pour les primes de ses traders neuf mois après la chute de Lehmann Brothers, on ne touche pas au bouclier fiscal !

De la réunion avec les pdg des grandes banques à l'Elysée, mardi 25 août, il est ressorti deux choses : aucune loi ne sera votée pour encadrer les très hautes rémunérations et le chef de l'Etat continue de croire que les crises se résolvent à coup de déclarations tonitruantes.

Pour les bonus ? On créé un «superviseur des rémunérations», Michel Camdessus, en l'occurrence, pour vérifier que les règles du G20 sont respectées.

Le manque de prêt aux PME ? Les banques sont priées de «tenir voire dépasser les objectifs fixés» de 4% de croissance de l'encours sur l'année. Et si elle ne le font pas ?

Et bien Sarkozy les reconvoquera sans doute pour leur dire qu'il n'est pas content du tout ! Après sept rendez-vous cette année, on n'est pas à une entrevue près avec les patrons des banques !

Taxer les bonus? Personne n'y croit! (à part les Pays-Bas, l'Angleterre, la Belgique...)

Comme pour la pénurie de crédit, le président de la République a décidé d'externaliser les mesures coercitives en mettant en place une «médiation». Une façon de ne pas légiférer sur les bonus pour ne pas fendre le sacro-saint bouclier fiscal. L'argument présenté, une fois de plus, c'est la concurrence sur le marché : taxer les hauts revenus de la finance dans son coin, c'est faire fuir les élites là où l'imposition est moindre, comme aime à le répéter Bercy.

Si c'est bien le cas, alors l'afflux des traders en direction de la France ne risque pas de se tarir : la Grande-Bretagne elle-même envisage d'augmenter son taux marginal d'imposition à 50% pour les hauts revenus, frappant indirectement les salaires mirobolant de la City (et contrecarrant, au passage, un important déficit public).

La Belgique travaille sur un projet du même type et l'Espagne s'en prendrait également aux hauts salaires pour financer sa politique de grands travaux.

Mais l'expérience la plus intéressante reste celle des Pays-Bas : après avoir imposé à 30% les primes au delà de 500 000 euros nets annuels en janvier dernier, le Parlement menace aujourd'hui de voter une loi taxant à 90% les primes et aurait la majorité pour la faire passer !

Les banquiers ont-ils déménagé les ordinateurs des traders pendant la nuit ? Bien au contraire : Gerrit Zalm, patron de la banque ABN Amro-Fortis, a immédiatement menacé ses cadres de licenciement s'ils ne rendaient pas 67 millions d'euros de prime distribués en 2008.

Pas même adoptée, la loi porte déjà ses fruits !

Certes, Nicolas Sarkozy a déclaré que l'Etat ne travaillerait plus avec les banques qui ne respecteraient pas les critères imposés. Mais, ce faisant, il reproduit juste les vœux pieux du G20 sur les paradis fiscaux : en établissant des exigences minimales pour basculer de la liste noire des «méchants paradis fiscaux» à la liste grise des «gentils paradis fiscaux», les autorités avaient permis de vider la première dans la seconde en quelques semaines, faisant disparaître le problème au lieu d'y trouver une solution. Laissant les coudées franches aux grandes entreprises (notamment celles du Cac40 ), qui y sont massivement implantées.

Pourquoi faire simple quand on peut faire inefficace!

Car, quelles que soient les déclarations du chef de l'Etat, ce dernier ne peut guère se passer des grandes banques actuellement : lourd de dettes, il ne trouve de l'argent frais que dans les établissements renfloués par le plan de relance qui use des taux réduits des banques centrales pour se refaire en prêtant à 4% de l'argent obtenu pour 0% !

Alors que la taxe carbone soulève ceux qui y voient un poids pour les ménages modestes, on se demande si Nicolas Sarkozy n'aurait pas besoin des banques pour lancer son «grand emprunt», plutôt que des Français. Et si le Président ménageait tout simplement ses créanciers ?

Banquiers à l'Elysée : En clair, le Président va donner de la voix mais... pas trop fort !

Sarkozy convoque les banquiers à l'Elysée: il va sûrement leur taper sur les doigts... Ouille ! Mais si l'on en croit Slovar, tous les discours, même les plus radicaux, ne changent rien à l'affaire: contre les banquiers, les hommes politiques ne peuvent rien faire. Si, pardon. Ils peuvent: refonder, vraiment le capitalisme. Mais ça, ils ne veulent pas...

à Lire sur

Slovar - Blogueur associé | Mardi 25 Août 2009

jeudi 23 juillet 2009

Un concours photo à l'échelon européen

Check-list Le Monde du 22 Juillet 2009

Un concours photo à l'échelon européen

"Laisser libre cours à l'imagination et proposer une œuvre originale exprimant sa propre vision d'un monde nouveau", tel est le thème du concours "Imagine a New World", ouvert aux passionnés de photographie résidents d'un Etat membre de l'Union ou pays candidat. 

Lancée par la Commission européenne, cette compétition est ouverte aux amateurs et professionnels de tout âge. Des séjours dans des villes d'Europe sont à gagner. Date limite du dépôt des candidatures : 31 août

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vendredi 29 mai 2009

La visite en Suède de Nicolas Sarkozy reportée ? – Les raisons cachées !

Les raisons cachées du report de la visite de Sarkozy en Suède

NOUVELOBS | 28.05.2009 | 18:31

Le chef de l'Etat prétexte des "raisons d'agenda". En réalité, le voyage à Stockholm a été repoussé pour ne pas afficher un "différend flagrant" sur l'adhésion de la Turquie, à 5 jours des élections européennes

Officiellement reportée "pour raisons d'agenda", la visite de Nicolas Sarkozy en Suède aurait en réalité été perturbée annulée pour masquer des divergences sur l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne, affirment, jeudi 28 mai, Le Monde et L'Express.fr.

rien d'inhabituel dans le report de cette visite, initialement prévue le 2 juin.


Interrogés sur cette explication, les services de l'Elysée se sont refusés à tout commentaire. Côté suédois, le porte-parole du Premier ministre, Roberta Alenius, a affirmé qu'il n'y avait

"Sarkozy a annulé sa visite à cause de l'entretien de Carl Bildt"

Selon

Le Monde, "le chef de l'Etat ne voulait pas afficher un différend flagrant avec le Premier ministre suédois" à cinq jours des européennes. En effet, la Suède, qui prend le 1er juillet la présidence tournante de l'Union, veut accélérer les négociations pour l'adhésion de la Turquie

Dans un entretien au Figaro du 25 mai, le ministre des affaires étrangères suédois Carl Bildt défendait l'entrée de la Turquie

, estimant que l'Union "a un intérêt stratégique de premier ordre à ce que la Turquie s'oriente vers elle".


Ce serait cet entretien qui aurait mis "le feu aux poudres". "Nicolas Sarkozy a annulé sa visite à cause de l'entretien de Carl Bildt", confirme au
Monde
un ministre non identifié. "Le président voulait éviter un clash sur la Turquie et ne voulait pas que sa visite en Suède interfère avec les élections. Il y a trop de dossiers importants à préparer avec la présidence suédoise pour rater cette visite", renchérit dans les colonnes du quotidien un autre responsable politique.

(Nouvelobs.com avec AP)

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Elections européenne : Infos, intox, manipulations et réalités

Le blog de Slovar – 28/05/09 -

La valse des sondages et études d'opinion a repris pour le plus grand bonheur des instituts et de leurs clients. Le dernier "TNS Sofres" est un sommet en termes de d'incompréhension.


Une chose est certaine, par contre, si vous vous contentez de lire les pourcentages affectés aux listes candidates, le constat est le suivant : L'UMP caracole en tête, le PS piétine et les autres font de la figuration. Le titre en vogue ce matin dans les media c'est : "Européennes - Le PS sous les 20%"


Et pourtant dans le détail, l'étude ne se limite pas à ce simple score et n'indique rien de définitif. Sur la totalité de l'échantillon interrogé : 20% des personnes interrogées n'ont pas exprimé d'intention de vote, 59% se disent sûres de leur choix, 37% reconnaissent qu'elles pourraient varier.

Mais si l'UMP est en tête, quel est l'attitude des électeurs à son égard :

27% souhaitent que le 7 juin, les électeurs manifestent leur soutien au gouvernement, une forte majorité, 57% - souhaite la manifestation d'un mécontentement. Ceux qui tiendront compte d'abord des problèmes français sont plus nombreux (52%) que ceux qui privilégieront les questions de la construction européenne (44%).


Information importante : Ceux qui prétendaient que le PS devait cesser de faire une campagne anti sarkoziste avaient tort puisque plus de la moitié des personnes interrogées considèrent que le scrutin européen doit être l'occasion de sanctionner la politique menée par le gouvernement.

Quant au fait que 52% des personnes interrogées privilégient les problèmes français plutôt que la construction européenne, il ne faut pas être grand clair pour comprendre que les traités rejetés qu'on impose et les adhésions futures, alors que les récentes ne sont pas encore "digérées", rendent dubitatifs ces mêmes français. On pourrait ajouter :

- Que chaque pays de la zone Euro (à commencer par le notre) s'est exonéré des obligations de Maastrich,

- Que les plans de relance n'ont donné lieu à aucune coordination européenne,

- Que les professions agricoles continuent d'avoir raison contre les décisions européennes (Merci Monsieur Barnier) mais que les salariés chômeurs augmentent dans toute l'Union sans réaction concertée

- Que les frontières commerciales de l'Union restent une passoire en interne comme en externe

- Que la Commission, la BCE et une grande partie du parlement européens continuent à n'avoir pour obsession que la concurrence et l'inflation.

Et enfin le faible engouement des candidats de "premier plan" pour aller siéger à Strasbourg ou Bruxelles donnent à comprendre aux français que seuls leurs propres pouvoirs publics sont à même de résoudre tout ou partie de leurs problèmes.


Quant au rôle de l'UE face à la crise, 39% des personnes interrogées disent qu'elle "protège" plutôt, 27% estimant qu'elle "aggrave plutôt" les effets de la crise (29% croient qu'elle n'a pas d'impact, 5% sont sans opinion).


De même, lorsqu'on demande aux personnes interrogées si ces élections vont avoir un impact sur l'Europe et sur la France : Sur la situation en Europe, pensent 70% des personnes interrogées. 28% estiment le contraire et 2% sont sans opinion. Mais seules 54% croient qu'elles influeront sur la situation en France (44% ne le pensent pas, 2% sans opinion).


Vous conviendrez que lorsque vous lisez ci-dessous les estimations de vote, sans le détail qui précède, ainsi que l'empressement des rédactions à nous annoncer une victoire de la majorité présidentielle et une descente aux enfers du PS, la situation est beaucoup moins évidente :

L'UMP-Nouveau Centre : 26%
PS : 20%, à 19%
Le MoDem : 14%
Europe Ecologie : 11%
Le Front de gauche (PCF-PG) : 7%
NPA : 6%
Front national : 6%
Libertas : 4%,
LO : 2%,
Alliance écologiste indépendante : 1,5%,
Debout la République : 0,5%
"Autres listes" : 3%.

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Le premier enseignement de cette étude et de cette campagne : C'est que le vote a lieu sur un seul tour et que la majorité présidentielle fait son plein de voix (sans la moindre réserve dans le cas ou un deuxième tour aurait eu lieu. A méditer !).


A vrai dire, on est très loin des 53% de la présidentielle et du succès des législatives. Si le PS par ses gesticulations et ses problèmes de pouvoir interne a perdu quelques %, on les retrouve au Front de Gauche ou au NPA (Ni le PCF seul, ni la LCR n'auraient été capables de tels scores)


La triste conclusion, c'est qu'on aurait voulu nous "embourber" qu'on ne s'y serait pas pris autrement. Nous avons vraiment la sensation que pour les partis et les candidats, cette élection est une simple péripétie et qu'on ne que vise les régionales franco françaises de 2010. Tout ceci prouvant bien que le sentiment européen est une farce ...


Et pourtant, le scrutin européen terminé, les eurodéputés vont continuer à travailler main dans la main avec les troupes des lobbies (quand ils ne leur commandent pas tout simplement des rapports -
Voir Prix du Pire Lobbying de l’UE ), la Commission va continuer à libéraliser tout ce qui peut l'être, on va élargir encore l'Union (Chic ! le patronat européen va trouver de nouvelles zones de délocalisations) et que les directives vont continuer à modifier quotidiennement notre droit sans qu'aucun de nos élus nationaux ne puisse s'y opposer.


Notre Président n'étant plus à la tête de l'Union européenne va continuer à faire cavalier seul tout en nous expliquant que l'axe franco allemand est incontournable, tandis que les allemands continueront à s'occuper de leurs propres intérêts, la Grande Bretagne va continuer à bénéficier de ses exemptions et jouera quoi qu'il arrive la carte des USA, tout comme les anciens pays de l'est. Les paradis fiscaux devenus "coopératifs" continueront à exister et la désindustrialisation de la zone Europe ne fera que s'accélérer.

Car, ces chefs d'Etat et de gouvernement ainsi que les acteurs (élus ou non) de l'Union européenne, continueront à nous expliquer, que la survie de l'Europe dépend de notre capacité d'adaptation à de nouvelles normes sociales et financières.


En gros, si l'ensemble des élus et intérêts économiques continueront à percevoir des indemnités et des bénéfices en constante hausse, les salariés vont devoir accepter de s'aligner sur la concurrence d'autres salariés moins bien lotis qu'eux.

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jeudi 28 mai 2009

SUBVENTION FONDS PUBLICS EUROPEENS - Industriels et monarque bénéficiaires de la PAC

NOUVELOBS.| 28.05.2009 | 10:38

Le prince Albert II de Monaco figure ainsi dans la liste des destinataires de la politique agricole commune. Aucun exploitant ne figure parmi les 20 plus grosses subventions.

Une enquête réalisée par Le Parisien/Aujourd'hui en France révèle jeudi 28 mai que les principaux bénéficiaires des subventions de la politique agricole commune (PAC) sont en réalité des grands groupes industriels.
"Aucun exploitant agricole ne figure" dans la liste des vingt principaux bénéficiaires de la PAC réalisée par le quotidien à partir du site telepac.agriculture.gouv.fr.

"Scandaleuse"
Selon les données répertoriées par ce site mis en place par le gouvernement, poussé à la transparence par Bruxelles, l'"agriculteur" le plus subventionné est le géant du poulet Doux avec 63 millions d'euros. Une première place jugée "scandaleuse" par Jacques Pasquier, chargé du dossier de la PAC pour la confédération paysanne.

L'entreprise, signale Le Parisien, présente en effet "la particularité de se développer en Amérique du Sud et de réduire ses emplois en France". "Alors qu'en dix ans, les effectifs du groupe en Amérique ont quadruplé, les syndicats déplorent la fermeture de 13 usines en France", indique le journal.

Subvention au Prince Albert
Les sucriers (Saint-Louis, Sucrière de la Réunion, Eurosugar, Tereos, etc) représentent pour leur part "plus du tiers des 20 premiers bénéficiaires de la PAC", ils reçoivent plus de 160 millions d'aides par an, alors même que certaines de ces entreprises sont des filiales d'autres bénéficiaires, informe le journal


Surprise de la liste, le Prince Albert II de Monaco figure parmi les "508 000 agriculteurs qui se sont partagés l'enveloppe de 10.39 milliards d'euros" attribuée à la France.

Propriétaire d'un domaine de 773 ha dans l'Aisne exploité par onze salariés, la famille Grimaldi perçoit en effet 253.986 euros provenant des fonds publics européens, pour, nous dit le Parisien, "son soutien aux cultures 'propre' et aux pratiques en faveur de l'environnement".(Nouvelobs.com)

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