mardi 17 novembre 2009
Épurer son air avec des plantes
20 minutes.fr - 16/11/09 / Frédéric Brenon

Elles s'appellent Chlorophytum, Spathiphyllum, Aréca, Chamaedorea, Ficus Alii ou Kentia. On les croise le plus souvent sans les connaître ni même sans faire attention à elles. Mais cela pourrait bientôt changer. Car ces plantes d'intérieur sont, depuis quelques mois, l'objet de nouvelles convoitises grâce à leurs propriétés naturelles : elles peuvent dépolluer l'air. L'intérêt du Web, porté par quelques sites spécialisés, est grandissant. Et c'est sur ce marché innovant qu'a décidé de se lancer Bioxygène.com, une société de vente en ligne basée à Couëron. « C'est un pari qui vaut la peine », estime Maxime Blanchard, qui a quitté le secteur de l'automobile pour créer cette entreprise.
Les plantes sont sélectionnées en fonction de leurs capacités à absorber tel ou tel polluant volatil : formaldéhyde, benzène, xylène, ammoniac ou monoxyde de carbone. « Quelques espèces absorbent même le son, assure Maxime Blanchard. Une plante de taille moyenne dépollue environ 10 m2. En en installant des différentes dans une pièce, on augmente l'efficacité. » De récentes études ont démontré que l'air intérieur des bureaux, ateliers ou même appartements est cinq à dix fois plus pollué que l'extérieur. « Il y a une concentration de particules néfastes pour la santé. Elles sont émises par nos moquettes, peintures, bois agglomérés ou appareils. Beaucoup de gens l'ignorent. » Cultivés près d'Angers ou aux Pays-Bas, les végétaux de Bioxygène.com peinent encore à séduire les professionnels. Son fondateur aimerait pourtant équiper les cabinets médicaux « pour le symbole ». « Mais elles seraient encore plus efficaces chez un coiffeur ou un imprimeur par exemple. J'invite les employeurs à y réfléchir à deux fois. Car lorsqu'on améliore le bien-être et la santé des salariés, l'absentéisme diminue. »
jeudi 29 octobre 2009
Bruit excessif dans les grandes villes
Check-list Le Monde du 28 Octobre 2009
Plus de la moitié des citadins en Europe sont soumis à un niveau de bruit excessif, estime l'EAA.
Dans l'Europe des 27, environ 67 millions de personnes résidant dans des villes de plus de 250 000 habitants sont exposées à un niveau de bruit moyen de plus de 55 décibels, indique cette agence basée à Copenhague et représentant 32 pays.
L'EAA a établi une "carte du bruit" montrant que 41 millions d'habitants d'une centaine de grandes villes souffrent du bruit dû au trafic routier.
vendredi 11 septembre 2009
Canada - David Suzuki, télé-écologiste alerte l’opinion sur les dangers que court la planète
LE MONDE | 09.09.09
"L'humanité continue de foncer à 100 km/h dans un mur, presque aveuglément. Pour infléchir la tendance, il faudrait renoncer à l'impératif de croissance économique : on en est loin."
"Vous, Français, n'oubliez pas qu'aucune activité humaine n'est infaillible : avec vos centrales nucléaires, vous êtes assis sur des bombes à retardement."
Depuis les années 1970, le scientifique écume les plateaux de télévision canadiens et les estrades pour alerter l'opinion sur les dangers que court la planète. Il a pesé pour que le JO de 2010 à Vancouver soient irréprochables
Le seul présentateur de télévision connu et respecté dans tout le Canada a les yeux si bridés qu'on ne les voit plus lorsqu'il rit (souvent). Mais, à l'antenne, ce petit-fils d'immigrés japonais est plus célèbre pour ses coups de gueule que pour sa bonhomie.
Si David Suzuki, spécialiste en biologie et en génétique, a commencé sa carrière journalistique en vulgarisateur des secrets de la science, il en est rapidement venu à tirer des sonnettes d'alarme sur les dangers que l'homme fait courir à son environnement, dans l'émission hebdomadaire, The Nature of Things, qu'il anime depuis 1979 sur CBC, la chaîne de télévision publique canadienne en anglais.
La Franco-Américaine Susan George, figure de l'altermondialisme, est loin d'être la seule à le considérer comme un "pionnier dans la vulgarisation de l'écologie", bien avant Al Gore et Nicolas Hulot. Aussi svelte, sportif et décontracté que ce dernier, David Suzuki a été l'un des premiers à avertir, dès 1988, que le réchauffement climatique constituait la plus grave menace pour la survie de l'homme en tant qu'espèce. Ses plus froides colères ont pour cible ceux qui en ont douté, aux premiers rangs desquels les responsables politiques et une partie de la presse, ce qui lui a valu de solides inimitiés.
"Quand vous dirigez un pays dont tous les grands scientifiques ou économistes vous disent qu'il faut agir et que vous ne faites rien, vous devez être jugé et peut-être même accusé de crime contre l'humanité", dit-il en caressant sa barbe blanche, attablé dans le salon d'un hôtel de Vancouver.
Premier visé, le premier ministre du Canada, le conservateur Stephen Harper, qui a refusé d'appliquer le protocole de Kyoto dans son pays et qui accueillera les Jeux olympiques d'hiver en février 2010 à Vancouver. David Suzuki y était opposé : "Le milliard de dollars qui sera dépensé en dix jours aurait dû être consacré à réduire le nombre de pauvres du pays."
La pauvreté est loin de lui être étrangère. Après l'attaque japonaise contre la flotte américaine à Pearl Harbor, en décembre 1941, le gouvernement de Colombie-Britannique envoie dans des camps 22 000 personnes d'origine japonaise, y compris les citoyens canadiens. Née à Vancouver, la famille Suzuki, gérante d'une blanchisserie, est internée dans le nord de la province, à Slocan, ville fantôme de la ruée vers l'argent du siècle précédent.
"C'est là que j'ai découvert, à 6 ans, les animaux sauvages et la nature, explorée seul ou avec mes soeurs. Les autres enfants ne parlaient que japonais quand on ne parlait qu'anglais et j'ai haï les Japonais ! " David Suzuki fait rarement dans la nuance. Mais il sait raconter, d'une voix soyeuse et sans fioritures, les faits rudes. "Mes grands-parents paternels, eux, étaient retournés au Japon dès le début de la guerre, dans leur ville natale, Hiroshima..."
Après l'armistice, la Colombie-Britannique donne aux internés le choix entre renoncer à leur citoyenneté canadienne et repartir au Japon ou s'en aller ailleurs au Canada. Entre-temps, tous leurs biens avaient été confisqués et revendus. La famille Suzuki repart de zéro en Ontario, province industrielle de l'est du pays. "Pour réussir dans une société blanche, il faut travailler plus fort encore qu'un Japonais", disait le père. Il fut ouvrier agricole, tandis que son jeune fils apprenait à pêcher pour les menus familiaux.
A l'issue d'une brillante scolarité, David Suzuki part étudier la biologie dans le Massachusetts - plutôt que de commencer sa médecine en Ontario -, parce que les autorités américaines lui accordent une bourse : "15 000 dollars en 1954, c'était plus que le salaire annuel de mon père."
Après un doctorat à Chicago, il se lance dans des recherches en génétique à Oak Ridge (Tennessee). Dans cet Etat, il découvre "avec horreur" les discriminations dont sont victimes les Noirs. Il sera le premier non afro-américain de l'antenne de la National Association for the Advancement of Colored People (NAACP), l'organisation de défense des droits civiques. "Devenu militant, je me heurte alors à un racisme qui m'insupporte et me rappelle ce que ma famille a enduré." Il retourne au Canada enseigner en Alberta puis à l'université de Colombie-Britannique de Vancouver.
Dans les années 1970, alors qu'il est invité dans des séminaires en France, en Allemagne, en Californie et en URSS, le tour que prend la génétique l'inquiète. En pleine guerre du Vietnam, l'un de ses collègues suédois, Karl Larssen, prétend chercher des marqueurs génétiques de manière à produire des armes susceptibles de tuer un groupe ethnique particulier.
C'est une tout autre science que David Suzuki veut promouvoir. Impressionné par les recherches de l'Américaine Rachel Carson sur l'impact des pesticides dans la chaîne alimentaire, il prend conscience que les lacs et rivières de son enfance sont gravement pollués et que la majestueuse forêt humide de sa province natale est menacée par des coupes à blanc.
Ce seront ses premiers chevaux de bataille sur le petit écran, où il passe bien, sûr de lui.
En 1984, son émission est la plus populaire du Canada. Il en fait d'autres pour PBS et la BBC. La série d'émissions radiophoniques qu'il réalise sur les dangers encourus si rien ne change sur Terre affole les auditeurs. Il reçoit plus de 16 000 lettres de citoyens désireux de "faire quelque chose". En guise de réponse, il crée sa fondation et un site où fourmillent les informations pratiques et les pétitions. Celle, entre autres, pour que les prochains Jeux olympiques de Vancouver soient au moins "neutres en émissions de carbone".
En déposant sa candidature, le Comité organisateur des JO (Covan) s'y était engagé. Depuis, la crise financière a sévi, et le Covan parle de Jeux respectueux de l'environnement, mais n'évoque plus un bilan neutre en matière de gaz à effet de serre.
La fondation David Suzuki continue le combat à coups de pétitions. Avec un certain succès. A 73 ans, David Suzuki estime que, sauf pour une minorité, il a quasiment prêché dans le désert, lui qui a pourtant écrit ou coécrit 43 livres de vulgarisation. "Les gens se souviennent de ma drôle de face, mais oublient le fond de reportages qu'on a mis des heures à réaliser", dit-il, exagérant.
Nombre de Canadiens lui accordent "un grand capital de confiance", surtout depuis que le réchauffement est tangible, bien qu'ils s'en trouvent - pas seulement parmi les industriels - pour lui reprocher de "noircir le tableau".
"L'humanité continue de foncer à 100 km/h dans un mur, presque aveuglément, assène-t-il. Pour infléchir la tendance, il faudrait renoncer à l'impératif de croissance économique : on en est loin."
En attendant, il fait son possible pour limiter sa propre empreinte écologique. Il a même presque renoncé à voyager en avion, après avoir parcouru la planète.
Avant de regagner sa maison de la baie des Anglais à Kitsilano, quartier plutôt chic de Vancouver, il ne résiste pas à un dernier coup de gueule. "Vous, Français, n'oubliez pas qu'aucune activité humaine n'est infaillible : avec vos centrales nucléaires, vous êtes assis sur des bombes à retardement."
Martine Jacot
1936 1942 1961 1970 1979 1990 www.davidsuzuki.org (en anglais).
Naissance à Vancouver (Canada).
Interné avec sa famille d'origine japonaise dans un camp.
Docteur en zoologie à l'université de Chicago.
Première émission de télévision pour expliquer la science aux enfants.
Emission hebdomadaire, "The Nature of Things",
Création de sa fondation, www.davidsuzuki.qc.ca (en français) ;
mercredi 17 juin 2009
Les ordures, source de pollution et de matière secondaire
Le Monde Le 13/06/2009 Par Alain Faujas
Plus on est citadin, plus on fabrique des ordures. Plus on est riche aussi. Rien ne vaut de se voir rappeler cette règle qui régit les montagnes de déchets que l'humanité produit en toujours plus grande quantité. Au minimum 4 milliards de tonnes ont été recensés sur la planète, en 2006, par Catherine Gallonchet et Philippe Chalmin, du groupe Cyclope, qui publie Du rare à l'infini, panorama mondial des déchets (Ed. Economica, 456 p., 59 €) - "mondial" pour la première fois - en partenariat avec Veolia, le numéro un du nettoyage.
Pas facile de recenser ces détritus. Catherine Gallochet reconnaît qu'il manque au tableau "le bâtiment et les travaux publics, l'agriculture, la forêt et les mines", ce qui n'est pas rien. Cantonnons-nous aux déchets "municipaux", c'est-à-dire des particuliers (1,7 à 1,9 milliard de tonnes) et des déchets industriels non dangereux (1,2 à 1,67 milliard), le reste n'étant qu'estimé en raison des innombrables décharges sauvages et des statistiques flageolantes du Caire à Tananarive et de Manille à Naples.
Ce sont les Etats-Unis qui jettent le plus, soit 760 kg de déchets municipaux par habitant et par an, et l'Inde le moins, avec 82 kg. En 2005, les Chinois sont devenus en chiffres absolus les premiers producteurs mondiaux de détritus municipaux ou industriels avec 300 millions de tonnes : on ne devient pas impunément l'usine du monde.
Comment s'en débarrasser ? La décharge, l'incinération, le recyclage ou le compostage ? Cela dépend de l'histoire et de la géologie. La Grande-Bretagne, pays argileux, mettait tout en décharge ; elle veut maintenant abandonner cette pratique en la rendant la plus chère du monde, soit 70 euros la tonne. Le Japon brûle à tout-va, car il n'a guère d'espace. La France pratique toutes les techniques. La ville la plus en pointe, car elle recycle comme aucune autre, est Portland (Oregon, Etats-Unis).
Mais les ordures ne sont pas seulement une source de pollution. Elles se muent chaque année un peu plus en "matières secondaires". En effet, dans un monde où la rareté s'affirme chaque jour, note Philippe Chalmin, il faut "les traiter comme une ressource". Cela veut dire recycler les "fibres cellulaires de récupération", ce vieux papier qui entre désormais pour 60 % dans la fabrication du neuf. Même chose pour les métaux : la moitié du cuivre produit vient du recyclage.
Le prix de ces matières secondaires a suivi l'effondrement de celui des matières premières. En un an, le prix de la tonne de vieux papier est tombé de 250 dollars (178 euros) à 50 dollars (35 euros) et celui de la ferraille, de 650 à 130 dollars. Ce n'est pas une raison pour déserter un marché de 300 milliards d'euros et qui se remettra vite de sa déprime. Denis Gasquet, directeur général de Véolia Propreté, se dit "frappé de constater que, dans cette crise, c'est la première fois que l'environnement est considéré non comme un problème, mais comme la solution". Pourvu que cela dure !
Les pays pauvres plus que pauvres...grâce aux pays riches, et de plus en plus pollués, grâce aux mêmes !
lundi 18 mai 2009
La transformation des paysages de France
France info – 17/05/09 - Michel Polacco
La France a changé d’apparence. Nos paysages vallonnés, constellés jadis de haies et de bosquets ont été arasés... Fruit d’une évolution de la culture, de l’agriculture puis de l’industrialisation et de l’habitat. L’avons nous choisi ?
C’est la question que Michel Polacco pose à Michel Serres ce dimanche.

Lors du Grenelle de l’environnement, on a peu abordé la question des paysages, pourtant nos paysages changent sous l’effet de la modernisation et de l’industrialisation. Le nombre de paysans s’est effondré de 70% à 2% en cinquante ans en France. La terre n’est plus la même, la France est plate. Mais tout le monde le voit-il ? Vous pensez que c’est un fait que nous avons oublié nos paysages et que nous ne l’avons pas choisi.
Je crois que je ne me serais pas aperçu moi-même de cette évolution si je n’avais pas longuement habité et voyagé en Chine. En circulant en voiture ou en train dans les plaines de Chine, on s’aperçoit très vite que le riz commande l’agriculture. Or, le riz a besoin d’être irrigué longuement et on noie les rizières. Et pour cela, il faut donc que les champs soient parfaitement horizontaux.
Je me disais en voyant l’agriculture chinoise que nous, en Europe occidentale, nous étions des cultivateurs, mais que les Chinois depuis des millénaires étaient passés au génie civil. C'est-à-dire qu’il avait arasé les bosses, arasé les combes et qu’ils étaient dans un paysage parfaitement plain, c'est-à-dire parfaitement plat. Et donc, je crains qu’aujourd’hui nous ne voyions pas que nous devenons comme les Chinois. Et je dirais que cette évolution s’est déroulée à âge d’homme et en trois stades.
Lorsque j’étais jeune, il y avait un paysage extrêmement varié et divers. Le petit lopin de terre qui s’adaptait à l’agriculture familiale et donc il y avait partout des haies, des mares, des bois, etc... Le premier stade, c’était celui là, le paysage du lopin.
Deuxième état que j’ai bien connu, c’est une transformation que j’appellerais horizontale. Il y a eu des travaux connexes, il y a eu des remembrements. La famille ne pouvait plus vivre sur 1 ou 2 hectares, il fallait qu’elle ait à sa disposition de plus en plus : 20 hectares, 30 hectares, puis 100, etc… Donc, d’une certaine manière, horizontalement, les travaux connexes et les remembrements ont fait de la France une sorte de pays où on voyait beaucoup moins les haies, les mouillères, etc.. Mais étaient conservées les bosses, les combes, cette espèce de douceur du paysage. Donc deuxième état horizontal, c'est-à-dire un élargissement.
Troisième état vertical. C'est-à-dire que tout d’un coup, le fric et le but ont arasé la France. Et si vous passez aujourd’hui en voiture ou en train, en France comme en Chine, vous vous apercevez de la platitude des champs. Les champs sont devenus immenses et plats. Plus de combes, plus de bosses, la France est arasée et j’aime à dire que le fric et le but ont battu la France à plate culture.
Peut être pas dans tous les départements de France. Bien sûr, il y encore la Creuse, la Dordogne et les Hautes-Alpes. Evidemment, on n’a pas arasé encore le Mont Blanc ! Mais de manière assez importante, en moins d’une génération, la France qui était un jardin rural qu’on pouvait dire germinal, prairial, floréal, est passée maintenant au format technique, productif, industriel, financier, etc..
Et là, se pose un problème politique ! Ce n’est plus un problème de paysage géographique, c’est une affaire d’histoire et de politique. Car enfin, moi qui espère être en démocratie, je vote pour des gens qui auront ou n’auront pas le pouvoir et qui décideront telle ou telle chose, qui ont un programme. Mais, en général ce qui est en question sont des questions de pouvoir. Mais ce ne sont pas des questions d’environnement. C'est-à-dire, est-ce que j’ai voté moi, pour décider si la France serait plate ou serait encore bossue, avec des combes ou un paysage fleuri ? Je ne l’ai pas fait, on l’a fait sans me demander mon avis !
Et par conséquent, la politique pose des problèmes politiques, c'est-à-dire les relations entre les hommes, les pouvoirs que les gens ont entre eux, mais elle ne pose jamais ou rarement les questions d’environnement encore moins de paysage.
J’ai peut être manqué de vigilance, mais de toute façon la constitution ne prévoit pas que je vote pour savoir si la France sera aplatie ou non. Voila que la France s’est aplatie sans que l’on me demande mon avis et sans qu’on ne le demande à personne ! Et du coup, les gens ne voient pas que la France est plate puisqu’on ne leur a pas demandé leur avis ! Ils ne le voient pas car à force de vivre en ville, on ne voit plus les champs, on ne voit plus la France qui est salie çà et là de publicité, polluée par les usines et la production industrielle.
Je regrette la France bossue de mon enfance…

samedi 16 mai 2009
La ville Belge de Gand devient végétarienne
Zygomatic Le 15/05/2009
Gand, Belgique - La ville va bientôt devenir la première au monde à être végétarienne, une journée par semaine.
A partir de cette semaine, il y a un jour par semaine sans viande dans la ville de Gand. Ce sont les fonctionnaires de la ville et les élus qui donneront l'exemple, en prenant des repas végétariens. Cette décision fait suite aux déclarations de l'ONU, selon laquelle l'élevage serait responsable d'un cinquième des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Après les personnalités politiques et les fonctionnaires, ce seront les écoliers qui, dès septembre, auront droit à leur jour végétarien.
90 000 "cartes de la ville végétarienne" sont en cours d'impression, pour permettre aux habitants de la ville de trouver les restaurants où manger les jours sans viande.

mardi 12 mai 2009
Règne animal - Le raton-laveur qui intrigue
Sud-Ouest Samedi 09 Mai 2009
HIESSE. Le parc animalier a recueilli l'animal, premier spécimen capturé en pleine nature en Charente-Maritime. Son espèce gagne du terrain en France

Spécimen de raton-laveur
La surprise fut de taille. Quand Eric Arnut découvrit la bête emprisonnée, il n'en crût pas ses yeux. « Je suis piégeur de ragondins. J'avais installé la cage avec une pomme dans la lagune de Chenac-Saint-Seurin (17). J'avoue que c'est la première fois que je vois un truc pareil. »
Le raton-laveur, sans doute stressé par la captivité, avait un comportement particulièrement agressif. « J'ai prévenu mes chefs à l'Office national de la chasse et ils sont venus le chercher. Selon eux, c'est la première fois qu'un raton-laveur est capturé en pleine nature en Charente-Maritime (1). »
Le raton-laveur, un beau mâle de plus de 6 kg, après avoir séjourné quelque temps dans un enclos de l'ONF à Courcoury, est parti renforcer les effectifs du petit parc animalier La Colline Enchantée (2), à Hiesse, en Charente, où il satisfait la curiosité pour l'exotisme des jeunes visiteurs.
Il a retrouvé dans ce « zoo » qui abrite une quarantaine d'espèces une poignée de sympathiques congénères.
Fugueur ou éclaireur
Exotisme ? Pas tant que ça. Si le raton-laveur est d'abord Américain, du Mexique au Canada, il a posé le pied sur le territoire français depuis une bonne cinquantaine d'années. Il aurait été introduit dans l'Aisne par des soldats américains.
Ces derniers, qui en avaient fait leur animal domestique, les auraient relâchés avant de repartir dans leur pays. Et depuis, les ratons-laveurs ont colonisé l'Aisne et rapidement grignoté les territoires voisins.
Évadé ou éclaireur ?
Omnivore, sans autre prédateur que l'homme, le raton-laveur se nourrit de moules, d'écrevisses, de grenouilles, de poissons, de tortues, de mulots.
Le spécimen de Chenac-Saint-Seurin-d'Uzet s'est-il échappé de l'élevage d'un particulier ou est-il l'éclaireur d'une armée d'envahisseurs, comme autrefois le ragondin, le vison d'Amérique, la tortue de Floride, l'ibis sacré, l'écrevisse de Louisiane, la grenouille-taureau ou le poisson-chat ?
Autant d'espèces venues d'ailleurs et qui ont su à merveille s'adapter à leur nouveau milieu, le plus souvent en occupant la place des espèces indigènes. La cistude est menacée par la tortue de Floride, le vison d'Europe par le vison d'Amérique, l'écrevisse à pattes blanches par l'Américaine, etc.
« Trop tôt pour dire si les ratons laveurs commencent à coloniser la Charente-Maritime. Un seul individu, ça ne se signifie rien », commente-t-on à l'Office national de la chasse.
Envahissant en Bretagne
Mais quand on observe la carte de réintroduction (3) du raton en France, on constate qu'il gagne du terrain d'année en année.
En Bretagne, un premier spécimen a été observé en 1998. Depuis, 17 animaux ont été capturés entre Finistère et Loire-Atlantique. Le raton-laveur y est aujourd'hui considéré comme une espèce invasive.
De la région nantaise à la Charente-Maritime, il n'y a qu'un pas que les animaux empruntant les voies d'eau peuvent franchir facilement. Faut-il s'en alarmer ?
Animal au look sympathique, le raton-laveur a plutôt bonne presse. Mais à qui va-t-il dévorer l'espace de vie ?
(1) Un individu avait été capturé dans les parcs de La Rochelle il y a quelques années, mais il s'était échappé de chez un particulier.
(2) ouvert tous les jours de 14 heures à 18 heures d'avril à juin, de 10 heures à 20 heures en juillet et août, le dimanche de 14 heures à 18 heures en septembre et octobre. Tél. 05 45 89 65 45
(3) Il était autrefois présent en Europe mais avait disparu au milieu du XIXe siècle. Son retour, vers 1930, a commencé par l'Allemagne. Il y aurait actuellement 100 000 ratons-laveurs à l'état sauvage en Europe.
Auteur : thomas brosset et annick marié
dimanche 10 mai 2009
Très fleurs bleues
SUD-OUEST Charente-Maritime 8 Mai 2009
CULTURE DU LIN. Rare mais belle, la culture du lin occupe une place à part dans nos paysages
Philippe Massonnet : « C'est une culture facile qui demande peu d'entretien ». (photo Dominique Jullian)
On s'est habitué aux champs de colza, vastes étendues jaunes qui ondulent dans le soleil printanier de l'Aunis et de la Saintonge. Beaucoup moins aux champs de lin qui, parfois, éclaboussent d'un bleu intense et lumineux la campagne d'Aunis ou du pays angérien.
Le lin textile est plutôt une culture du nord. Ce sont les agriculteurs belges qui l'ont implantée en France. Le lin oléagineux, très prisé au Canada, commence à gagner de l'espace en Normandie, dans le Centre et en Charente-Maritime
.
Philippe Massonnet, jeune cultivateur de Dompierre-sur-Mer, a choisi cette année d e mettre 15 de ses 210 hectares en culture de lin. « Parce qu'il y a un marché, bien sûr. Nous travaillons avec une coopérative de Vendée. Riches en Oméga 3, les tourteaux de lin oléagineux entrent dans la composition de l'alimentation animale. La paille de lin sert pour l'isolation. Et puis, c'est une culture facile qui demande peu d'entretien et de surveillance. Elle n'intéresse pas les oiseaux. Le seul moment délicat, c'est la moisson. Il faut qu'il fasse 25 degrés pour le battre. »
On doit la relance de la culture du lin dans le département à l'Entente des neuf coopératives agricoles indépendantes de Charente-Maritime (Tonnay-Boutonne, Matha etc.). « Pour nous, le premier débouché c'est l'huile. Surtout depuis que Bruxelles vient de l'autoriser dans l'alimentation humaine en raison de ses vertus (1) », explique Gilles Allenou, directeur de l'Entente et responsable de la commercialisation du lin.
Une touche de bleu
Semé en octobre, le lin fleurit en mai et se récolte fin juillet. Plante robuste, rustique, elle nécessite peu d'entretien, un minimum d'engrais et de produits sanitaires. Difficile de trouver plus écolo. Il permet donc à la terre de se reposer entre deux cultures de blé.
Généralement, le lin ne se sème sur une parcelle que tous les cinq ou six ans. Pour le céréalier, il ne pèse pas encore économiquement lourd. Et en terme de surface, les 500 hectares actuellement cultivés ne représentent qu'une goutte d'eau, une touche de bleu exotique, dans l'océan jaune ou ocre de la Charente-Maritime agricole (3).
Mais petit à petit, le lin fait son nid.
Pour 2009, Philippe Massonnet lui a consacré 8 % de son assolement, loin derrière les petits pois, le colza, la luzerne, voire le chanvre. Un bon agriculteur ne met jamais tous ses oeufs dans le même panier.
La rareté du lin, sa couleur, marquent fortement l'identité du paysage pendant la floraison et déborde donc du strict cadre agricole. Surtout quand les champs se trouvent en bordure de routes à grande circulation, comme à hauteur de Lagord, près de la rocade de La Rochelle. Le lin interpelle.
« C'est une excellente culture de communication », sourit Philippe Massonnet. On ne cesse de me demander pourquoi mes prés sont bleus. » Dans un monde agricole souvent accusé d'inconscience écologique, le lin apparaît comme un bouquet de fleurs bleues offert aux citadins.
(1) Prévention des problèmes cardio-vasculaires. Le lin oléagineux est également exploité en huile pour la peinture.
(2) Chiffre 2007.
(3) La surface agricole exploitée du département représente environ 300 000 hectares.
Auteur : Thomas Brosset t.brosset@sudouest.com
mercredi 29 avril 2009
Bienvenue pour la deuxième édition du Festival « Jamais Trop Court Pour Agir !»
Bienvenue pour la deuxième édition du Festival « Jamais Trop Court Pour Agir !»
Le festival "Jamais trop court pour agir" est un festival de très courts métrages de jeunes pour l'environnement.
Le Réseau Ecole et Nature lance la seconde édition et invite tous les jeunes âgés de 7 à 25 ans à déposer des films de moins de 3 minutes sur le site http://www.jamaistropcourtpouragir.org
Les films sont à déposer d'ici le 31 août 2009.
Après une présélection de 20 films, le Réseau Ecole et Nature invitera la population à former des jurys composés de 10 personnes minimum, pour visionner les films, débattre et élire leurs vidéos préférées.
Les résultats finaux seront obtenus par compilation des différents jurys territoriaux.
Pour plus d'information, rendez-vous sur le site !
Liens Internet : Le site du festival
Fichiers associés à l'annonce :
Communiqué de presse - appel à la constitution de jurys
Communiqué de presse - appel à déposer des films
On n'est jamais trop jeune pour agir, petit film, grand débat, il est toujours temps d’agir ! Chaque action compte, alors participez à la dynamique en créant un court métrage sur l’environnement de moins de trois minutes ou en mobilisant un jury près de chez vous.
Pour inscrire un film c'est ici !
Quelques mots sur le Réseau Ecole et Nature
Le Réseau Ecole et Nature est un réseau français mettant en relation un grand nombre d'acteurs de l'éducation à l'environnement : des enseignants, des animateurs, des agents de l'Etat et des collectivités publiques, des acteurs du secteur privé, des porteurs de projets, des responsables de structures d'éducation, etc. afin de mieux travailler ensemble dans le sens d'un développement durable.
Le réseau Ecole et Nature coordonne des actions éducatives envers les jeunes comme l’Eco-parlement des jeunes® ou Ekotribu.org
Pour en savoir plus, consultez notre site Internet.
mercredi 15 avril 2009
L'Allemagne boute le maïs OGM hors de l'Union européenne
L'Allemagne, poids lourd de l'Union européenne, a rejoint mardi le camp des réfractaires au maïs génétiquement modifié en interdisant sa culture, ce qui devrait empêcher la Commission de l'imposer.
A la lumière de "deux nouvelles études" ayant apporté "de nouveaux éléments scientifiques", la ministre de l'Agriculture Ilse Aigner a décidé d'activer la clause de sauvegarde contre le MON810 du géant américain de l'industrie agronomique Monsanto.
"Ce n'est pas une décision politique", a assuré la ministre, membre de la CSU, l'aile bavaroise de la CDU (conservateurs) de la chancelière Angela Merkel.
"Elle a été prise dans l'intérêt de l'environnement (...) nous avons mené une étude rigoureuse pour peser le pour et le contre", a-t-elle argumenté au cours d'une conférence de presse.
L'Allemagne rejoint ainsi la France, la Grèce, l'Autriche, la Hongrie et le Luxembourg, dernier pays à avoir banni cette semence OGM (organisme génétiquement modifié), fin mars, au nom du "principe de précaution".
Le ministère allemand a d'ailleurs cité parmi les éléments déterminants "deux études" sur lesquelles s'était appuyé le Grand-Duché, et qui laissent apparaître une contamination de l'environnement par le MON810.
Selon le responsable des technologies génétiques au ministère de l'Agriculture, Wolfgang Köhler, ces études ont mis en évidence un impact sur des organismes "non-cibles", papillons ou coccinelles.
Au plan économique, la décision allemande ne représente pas grand chose, puisqu'en 2008 4.000 hectares de maïs transgénique avaient été cultivés, et pour 2009 des cultures sur 3.700 hectares avaient été autorisées, soit environ 0,2% de la surface de maïs cultivée dans le pays.
Mais elle pourrait surtout faire définitivement pencher la balance à Bruxelles, où la Commission tente de contraindre les réticents d'autoriser la culture du MON810.
La Commission et son président José Manuel Barroso, qui a pris l'affaire personnellement en main, ont déjà essuyé un camouflet début mars quand une poignée de pays les ont stoppés dans leur tentative de forcer la main à l'Autriche et à la Hongrie.
M. Köhler a par ailleurs souligné que les six pays qui refusent la semence de Monsanto étaient des producteurs de maïs, contrairement aux pays nordiques ou à la Grande-Bretagne, qui soutiennent la Commission. "Le rapport de force" n'est donc pas de 21 à 6, a-t-il fait valoir.
Avec la France et l'Allemagne dans le camp des "anti", Bruxelles devrait avoir du mal à trouver la majorité qualifiée nécessaire (une majorité d'Etats représentant les deux tiers des habitants de l'UE) pour contraindre les récalcitrants.
En tout état de cause, une "trêve" officieuse semble régner au sein des institutions européennes sur ce sujet, très délicat, à quelques semaines des élections européennes.
A Bruxelles, une porte-parole de la Commission s'est contentée de dire que la décision allemande serait "étudiée". Avec "les données scientifiques adéquates, la Commission décidera des suites les plus appropriées à donner", a-t-elle ajouté.
La prochaine contribution significative au débat sera l'avis que doit remettre l'Autorité européenne pour la sécurité des aliments (EFSA) sur la demande de renouvellement de l'autorisation décennale pour le MON 810.
Sa publication, attendue initialement pour la fin du printemps, a été reportée mais interviendra avant fin 2009, avait indiqué début avril un porte-parole de l'agence basée à Parme.



