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vendredi 13 novembre 2009

Chine : exécution de huit Ouïgours / Pékin réaffirme son opposition à une éventuelle rencontre Obama-dalaï lama

LE MONDE | 11.11.09

Huit condamnés à mort musulmans d'ethnie ouïgoure et un Chinois han ont été exécutés pour leur participation aux violentes émeutes de juillet à Urumqi, la capitale du Xinjiang, a annoncé, mardi 10 novembre, une porte-parole du gouvernement local, sans préciser la date de ces exécutions.

Vingt et un accusés avaient été condamnés en octobre, dont neuf d'entre eux à la peine capitale. Le 5 juillet, des milliers de Ouïgours avaient affronté la police et les Chinois hans lors d'émeutes qui ont fait, officiellement, 197 morts et plus de 1 600 blessés.

Le surlendemain, des milliers de Chinois hans avaient défilé dans les rues d'Urumqi dans le but de s'en prendre aux Ouïgours, une ethnie de langue turque.

Quelques jours avant la visite de Barack Obama en Chine, le département d'Etat américain a réagi à ces exécutions en demandant au gouvernement chinois d'assurer que le "processus judiciaire relatif aux violences d'Urumqi s'effectue dans la transparence".

Bruno Philip

Pékin réaffirme son opposition à une éventuelle rencontre Obama-dalaï lama

Actualités Chine le 11/11/2009 à 20h00  par AFP

La Chine a réaffirmé mercredi son opposition à ce que des dirigeants étrangers rencontrent le dalaï lama après l'évocation par un conseiller du président américain Barack Obama d'une rencontre possible entre ce dernier et le chef spirituel des Tibétains.

"La Chine est fermement opposée aux contacts entre le dalaï lama et des responsables de gouvernements étrangers", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Qin Gang dans un communiqué.

"Notre position est cohérente et claire", a-t-il ajouté, réagissant à des propos de Jeffrey Bader, un conseiller de M. Obama pour les affaires asiatiques.

Lundi, M. Bader avait expliqué que le président américain, qui se rendra en Chine du 15 au 18 novembre dans le cadre d'une tournée asiatique, "était prêt à rencontrer le dalaï lama à l'avenir, quand le moment sera indiqué".

"Il l'a rencontré par le passé, quand il était sénateur, et il le rencontrera à nouveau", a-t-il expliqué

La décision de M. Obama de ne pas recevoir le dalaï lama quand il est venu aux Etats-Unis en octobre et de remettre à après sa tournée en Asie une rencontre avec le chef spirituel des Tibétains a suscité des critiques aux Etats-Unis.

Le dalaï lama est considéré par le gouvernement chinois comme un dangereux séparatiste, une accusation rejetée par le chef spirituel des tibétains.

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vendredi 23 octobre 2009

Chine REPRESSION - Trois Tibétains ont été exécutés à Lhassa

NOUVELOBS.COM | 22.10.2009 | 12:24

Deux hommes et une femme ont été exécutés par l'armée chinoise pour avoir participé aux émeutes au Tibet en mars 2008.

Arrêtés après les violentes manifestations au Tibet en mars 2008, ils ont été exécutés mercredi dans la capitale tibétaine Lhassa, a déclaré dans un communiqué Gu Chu Sum, une organisation d'anciens prisonniers politiques tibétains basée à Dharamsala, dans le nord de l'Inde.

TroisTibétains, deux hommes et une femme, ont été exécutés par l'armée chinoise pour leur rôle dans les émeutes au Tibet l'an dernier, a affirmé jeudi 22 octobre une organisation de Tibétains en exil.

La tension monte à Lhassa

Des manifestations anti-chinoises, les plus sanglantes depuis 1989, avaient embrasé Lhassa et d'autres villes du plateau tibétain au moment où la Chine se préparait à accueillir les Jeux Olympiques d'été. En Europe, des appels au boycott des JO avaient été lancés en soutien à la population tibétaine.
En avril, deux Tibétains avaient été condamnés à mort après leur arrestation, faisant encore monter la tension d'un cran.

Un seul "insurgé" tué selon les forces de sécurité chinoises

Selon Pékin, les manifestants tibétains ont été responsables de la mort de 21 personnes lors des émeutes l'an dernier tandis que les forces de sécurité chinoises ont tué un seul "insurgé".

Selon le gouvernement tibétain en exil,

plus de 200 Tibétains ont été tués.
La Chine avait accusé le dalaï lama, chef spirituel des Tibétains, d'avoir poussé la population à se révolter.
Devenu un symbole pour les opposants au régime chinois, le 14e dalaï lama vit en exil en Inde depuis qu'il a fui le Tibet après l'échec d'un soulèvement anti-chinois à Lhassa en 1959. Les autorités chinoises l'accusent de rechercher l'indépendance du Tibet, ce qu'il récuse.

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dimanche 30 août 2009

Le dalaï lama invité à Taïwan, la Chine mécontente

Actualités Chine le 28/8/2009 à 12h38  par AFP

La présidence taiwanaise tente de minimiser la portée de la visite du chef spirituel tibétain sur ses relations en cours d'amélioration avec la Chine. Mais Pékin fait part de son mécontentement.

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Le dalai lama lors de sa récente visite en Suisse

La Chine "s'oppose résolument" à la visite du dalaï lama, le chef spirituel des Tibétains, prévue la semaine prochaine sur l'île de Taïwan, que Pékin considère comme une de ses provinces, a rapporté jeudi l'agence officielle Chine Nouvelle. "Le dalaï lama n'est pas seulement une figure religieuse. Sous le prétexte de la religion, il n'a cessé de s'impliquer dans des activités séparatistes", a déclaré un porte-parole du Bureau des affaires taïwanaises du Conseil d'Etat (gouvernement), cité anonymement par Chine Nouvelle.

Le président taïwanais Ma Ying-jeou a annoncé jeudi que son gouvernement avait donné son aval pour inviter le dalaï lama à se rendre la semaine prochaine sur l'île touchée par le typhon Morakot, qui a fait au moins 461 morts et 192 disparus. "Nous avons décidé d'accepter que le dalaï lama vienne en visite prier pour les âmes des personnes décédées et donner la bénédiction aux survivants du typhon", a déclaré le président taïwanais à des journalistes.

Le chef spirituel tibétain avait manifesté l'an dernier son intention de se rendre à Taïwan, mais le président Ma, engagé dans un processus de réchauffement diplomatique avec Pékin, avait estimé qu'il ne s'agissait pas du moment idéal. Le dalaï lama s'est déjà rendu à Taïwan en 1997 ainsi qu'en 2001, déclenchant la colère de Pékin

Il a été invité à Taïwan par le Parti d'opposition démocratique progressiste (DPP). La visite est prévue de dimanche à vendredi. Le porte-parole du président Ma a cependant tenté d'en minimiser la portée sur les relations avec le continent, expliquant qu'elle était "fondée sur des considérations humanitaires et religieuses qui ne devraient pas nuire aux liens" entre la Chine et Taïwan. Lorsqu'il était maire de Taipei, M. Ma avait rencontré le dalaï lama lors de ses précédentes visites, mais son entourage a refusé de dire s'il le verrait de nouveau la semaine prochaine.

Taïwan, séparé de fait de la Chine communiste depuis 60 ans, est toujours considéré par Pékin comme une de ses provinces. Les relations se sont cependant nettement réchauffées depuis l'arrivée au pouvoir en 2008 de M. Ma, membre du Kuomintang (KMT), parti nationaliste, qui s'est engagé à resserrer avec Pékin des liens mis à mal par son prédécesseur pro-indépendantiste.

Le rapprochement s'est concrétisé en décembre 2008 avec la mise en place des "trois liaisons" directes (postales, aériennes et maritimes). Le gouvernement taïwanais a également encouragé l'accueil de touristes chinois, tout en facilitant les investissements de Chine.

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samedi 8 août 2009

Le Dalaï lama dénonce la politique chinoise à l'égard des minorités

Actualités Chine le 7/8/2009 à 11h59  par AFP

La politique chinoise à l'égard des minorités du pays a "échoué" et doit être modifiée, a estimé jeudi le dalaï lama en visite en Suisse où vit une des plus importantes communautés de réfugiés tibétains d'Europe.

"En 60 ans, ces politiques (chinoises pour les minorités, ndlr) ont fondamentalement échoué (...) à instaurer la confiance", a expliqué le leader spirituel des Tibétains lors d'une conférence de presse à Genève.

Il a jugé nécessaire d'effectuer une "révision scientifique de ces politiques", appelant les autorités chinoises à adopter une approche plus "holistique".

"L'argent à lui seul ne permettra pas à la Chine d'avoir une bonne image", a souligné le dalaï lama. "La confiance repose sur la transparence et l'honnêteté", a-t-il insisté.

Il a également déploré que Pékin n'ait pas modifié son attitude vis-à-vis des minorités malgré les récentes émeutes dans la province du Xinjiang (nord-ouest de la Chine) peuplée de musulmans, notamment Ouïghours.

Concernant la situation au Tibet, le responsable religieux a rappelé qu'il ne militait pas pour la création d'un Etat indépendant contrairement aux accusations des autorités chinoises.

"Il en va de notre responsabilité mutuelle de trouver une solution, sans séparation", a-t-il ajouté. Mais "le contact avec le gouvernement chinois est devenu difficile", a relevé le dalaï lama venu à Genève pour une conférence internationale destinée à promouvoir le dialogue entre intellectuels chinois et tibétains.

Contrairement à Pékin, les intellectuels chinois se sont montrés "très positifs" sur un dialogue.

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samedi 13 juin 2009

Discours de soutien au Dalaï Lama prononcé par M. Badinter au Palais Omnisport de Bercy

Bercy le Dimanche 7 juin 2009

C'est un rare privilège de présenter le Dalaï Lama en de telles circonstances et à une telle assemblée.

Souvent je me suis interrogé : Pourquoi parmi les personnalités si diverses que j'ai eu l'occasion de rencontrer, le Dalaï Lama est-il marqué du sceau de l'exception ? Sans doute, son savoir est considérable et recouvre des domaines multiples de la connaissance, philosophique, politique, scientifique, écologique. Mais d'autres détiennent aussi ces clefs du monde. Sans doute, son expérience de la vie et des épreuves traversées au cours d'une existence déjà longue ajoute à son enseignement la densité de la sagesse. Mais d'autres personnalités détiennent aussi cette vertu.

-En vérité, ce qui fait aujourd'hui du Dalaï Lama un être d'exception, c'est le message dont il est porteur, qu'il a toujours enseigné et incarné : un message d'humanité et de spiritualité dans un monde marqué par le matérialisme quand ce n'est pas la cupidité, et la cruauté quand ce n'est pas la barbarie.

D'abord l'humanité : Le Dalaï Lama en a fait son horizon tout au long d'une vie qui depuis un demi-siècle est faite d'exil et d'errance, loin de son peuple et de sa terre natale. Parce qu'à l'orée de sa vie, le Dalaï Lama a vu son pays envahi et écrasé par une puissance militaire étrangère, le Dalaï Lama est devenu bien au-delà de sa propre cause un messager de la paix universelle, cette condition première du bonheur des peuples.

L'humanité, pour le Dalaï Lama, elle s'exprime dans le respect constant de la dignité et des droits de l'Autre, de notre frère humain. Pour lui, les droits de l'homme sont la charte politique de l'humanité. Ils sont les droits de tous les êtres humains, partout dans ce monde. Ces droits précieux et fragiles, ils ne se conçoivent qu'universels et indivisibles. Car que seraient les droits de l'homme s'ils n'appartenaient qu'aux sociétés riches et développées alors que des milliards d'êtres humains vivent dans la misère, la maladie et l'ignorance ?

Le message du Dalaï Lama est ainsi proclamation de notre solidarité avec tous les êtres humains, face aux épreuves que le destin réserve à chacun de nous. Car où l'être humain accablé trouvera-t-il refuge ou secours sinon dans la solidarité de ses frères ?

Enfin l'humanité, pour le Dalaï Lama, ne survivra que sur une terre protégée contre sa destruction progressive en assurant la sauvegarde de l'environnement, ce patrimoine commun de tous les êtres vivants. Ce message d'humanité qui inspire l'enseignement et la vie du Dalaï Lama, il ne prend toute sa dimension que par sa spiritualité. Face à la violence dans ce monde, le Dalaï Lama a toujours opposé les seules forces qui vaillent, celle de l'esprit et de la justice.

Si le Dalaï Lama, chef d'un état occupé, meurtri, opprimé, a maintenu haut et fort les droits du peuple tibétain, c'est parce qu'il a choisi de faire de la non violence une arme spirituelle à nulle autre pareille. Oui, le Dalaï Lama croit, comme nous, qu'une cause juste doit pour l'emporter, faire appel inlassablement à la conscience humaine face à la violence mortelle. A cet égard, le Dalaï Lama s'inscrit dans la droite ligne de Gandhi.

Les Chinois exaspérés par sa force tranquille, peuvent le dénoncer comme un " loup caché sous sa robe de moine ". C'est d'ailleurs ce terme de " simple moine " qu'utilisait le Dalaï Lama lui-même pour se qualifier, au moment solennel où il recevait à Oslo le prix Nobel de la Paix. Mais si nous voyons la robe du moine, nous ne distinguons pas les traits du Loup. Et à dire vrai, les dirigeants chinois nous paraissent peu qualifiés pour jouer le rôle du petit " Chaperon rouge ".

La vérité est plus simple : le Dalaï Lama est homme de paix. Il sait que la résistance spirituelle d'un peuple opprimé, à travers le temps et les épreuves, finit toujours par l'emporter. Le Dalaï Lama croit à la force du Droit. Et parce que la cause des Tibétains est juste, il sait qu'elle triomphera de ses oppresseurs. Car que demande le Dalaï Lama ? non pas, comme affirme la propagande chinoise, la proclamation d'un Etat tibétain souverain, reconnu comme tel par la communauté internationale. (Pour ma part, je l'avoue, je n'y verrai pas d'inconvénient).

Le Dalaï Lama, lui, conscient des réalités internationales et des rapports de force, ne réclame que le statut d'autonomie pour le Tibet, la sauvegarde de son identité culturelle, si importante dans le concert des civilisations, et le respect des droits fondamentaux des Tibétains. Mettre un terme à un régime d'oppression et à un génocide culturel, instaurer un régime d'auto gouvernement et amener l'Etat de droit au Tibet, il n'y a rien là qui menace l'intégrité territoriale de la république chinoise ni sa souveraineté internationale. Aussi nous continuerons inlassablement à soutenir, par les voies du droit et la force spirituelle de la justice tous ensemble, sans violence ni provocation, mais avec résolution et constance, la juste cause des Tibétains. C'est pourquoi je vous remercie d'être venus si nombreux aujourd'hui écouter le " simple moine bouddhiste " de passage chez nous, notre ami Le Dalaï Lama.

Robert Badinter.

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dimanche 7 juin 2009

Dalaï-Lama à Paris: les démocraties "plient l'échine", critiquent des parlementaires

Le Parisien.fr - 06.06.2009

Beaucoup de démocraties "plient l'échine" devant Pékin concernant le Dalaï-Lama, a regretté samedi le président du groupe d'étude sur le Tibet à l'Assemblée nationale, Lionnel Luca, après une rencontre avec le chef spirituel des Tibétains en visite à Paris. Le député de la majorité de droite UMP, est venu avec sept parlementaires sur quelque 170 que compte le groupe Tibet.

Interrogé sur d'éventuelles pressions pour empêcher la rencontre entre ce groupe d'études et le Dalaï-Lama, il a répondu: "Des pressions gouvernementales, non, des pressions amicales de collègues oui". Les démocraties, au lieu de plier l'échine devant les Chinois devraient, au contraire, avoir des exigences malgré les problèmes économiques. Ce n'est pas la peine de faire des cérémonies du souvenir du Débarquement pour se ligoter soi-même dans une démocratie comme la nôtre", a-t-il estimé.

"On ne peut pas demander au président de la République (Nicolas Sarkozy) de rencontrer tout le temps le Dalaï-Lama mais on peut demander à son entourage d'en faire un peu moins avec les dirigeants chinois", a-t-il dit.

Les parlementaires ont dénoncé la situation "catastrophique" au Tibet que le député socialiste Patrick Bloche a qualifié de "prison à ciel ouvert". "Nous réitérons notre demande de visa pour le Tibet, qui nous sont constamment refusés", a ajouté la députée socialiste Sandrine Mazetier.

"Cet état de choses reflète la situation de la diplomatie en France : on ne sait pas sur quel pied danser. L'autocensure envers la Chine s'exerce à fond", déplore la sinologue Marie Holzman, qui participera à la rencontre entre le Dalaï-Lama et la communauté chinoise de Paris. Lionnel Luca regrette pour sa part que le chef spirituel des Tibétains reçoive un accueil aussi ambigu : "Le Dalaï-lama n'est pas un repris de justice, c'est un Prix Nobel de la paix. Il mérite un meilleur accueil."

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Faisant fi des polémiques au sein même de sa majorité, et du contexte diplomatique, le maire (PS), Bertrand Delanoë, reçoit aujourd’hui le chef spirituel des Tibétains. Au terme d’une visite de deux jours dans la capitale, le prix Nobel de la paix, décrié par les autorités chinoises, sera décoré à 17 heures à l’Hôtel de Ville, sur fond de tensions.

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samedi 6 juin 2009

Le Dalaï Lama Prix Nobel de la Paix sera fait citoyen d'honneur de la ville de Paris le 7 Juin

NOUVELOBS | 06.06.2009 | 15:35

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Le prix Nobel de la Paix sera fait "citoyen d'honneur" de la ville de Paris par Bertrand Delanoë, dimanche.

Le Dalaï Lama, chef spirituel en exil des Tibétains

, est arrivé samedi 6 juin à Paris pour une visite de deux jours, afin d'être fait "citoyen d'honneur" de la ville de Paris. Il a déclaré à des journalistes à l'aéroport Roissy - Charles de Gaulle, qu'il était "honoré" par cette distinction. Le titre, qui va lui être remis dimanche par Bertrand Delanoë, avait provoqué l'ire des autorités chinoises. .

Le prix Nobel de la Paix a déclaré que cette visite lui permettra de "rencontrer mes vieux amis parmi les hommes politiques, les hommes d'affaires, les intellectuels, et les citoyens" français. A ce propos, il rencontre samedi plusieurs parlementaires français et Chinois de Paris soutenant sa cause.

Le Dalaï Lama a été accusé de séparatisme par les autorités chinoises. Vivant en Inde depuis son exil le en mars 1959, il demande que le Tibet devienne autonome. Il achève en France une tournée européenne. Il s'est déjà rendu au Danemark, en Islande et aux Pays-bas. Cette semaine, la Chine a de nouveau menacé les pays qui l'accueillent d'une "grave détérioration" des relations bilatérales.

A propos des émeutes au Tibet de mars 2008, le Dalaï Lama a confié : "Mon sentiment et mon inquiétude sont qu'une veille nation comme le Tibet, avec son héritage et sa culture, se voit imposer une condamnation à mort".

Nous n'avons jamais entendu un quelconque pays donner des leçons a la Chine ... ?  Il me semble ...

vendredi 24 avril 2009

Injonction - Pékin demande à Obama de ne pas rencontrer le dalaï lama

NOUVELOBS. | 23.04.2009 | 14:08

Alors que le chef spirituel tibétain en exil doit se rendre aux Etats-Unis, la Chine exhorte le président américain à ne pas autoriser "le dalaï à se livrer à des activités séparatistes aux Etats-Unis".

Le président américain Barack Obama devrait s'abstenir de rencontrer le dalaï lama lors de la visite aux Etats-Unis du chef spirituel tibétain en exil, a déclaré la Chine, jeudi 23 avril. Bien que cette rencontre n'ait pas été officiellement confirmée par Washington, tous les présidents américain depuis George Bush père ont reçu le dalaï lama, provoquant systématiquement la colère de Pékin qui l'accuse de vouloir la sécession du Tibet

Ferme opposition

"Nous nous opposons fermement à l'engagement du dalaï (lama) dans des actions séparatistes dans quelque pays que ce soit, sous quelque motif que ce soit et sous quelque nom que ce soit", a souligné Jiang Yu, la porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères au cours d'un point de presse habituel.

"Nous avons présenté aux Etats-Unis des doléances les exhortant à tenir leurs engagements en n'autorisant pas le dalaï à se livrer à des activités séparatistes aux Etats-Unis", a-t-elle ajouté. (Avec AP)

Y-a-t-il un seul pays qui donne des ordres à la Chine ...?

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mardi 31 mars 2009

Ces pays qui trahissent Gandhi, par Caroline Fourest

LE MONDE | 27.03.09

". Desmond Tutu, le père de la Commission vérité et réconciliation, ne cache pas sa "peine" et dit sa "honte". En interdisant au dalaï-lama de se rendre sur son territoire, la nouvelle Afrique du Sud trahit la promesse de Gandhi comme celle de Mandela. 

Le dalaï-lama n'ira pas en Afrique du Sud. Il devait se rendre à une conférence sur le football comme instrument de lutte contre le racisme et la xénophobie, aux côtés d'autres Prix Nobel de la paix. Seul son visa a été refusé par Pretoria, "au nom de l'intérêt national".

Le ministère des affaires étrangères nie avoir cédé à des pressions chinoises, mais personne n'est dupe. La Chine a d'ailleurs fait savoir qu'elle "appréciait".

Desmond Tutu, le père de la Commission vérité et réconciliation, ne cache pas sa "peine" et dit sa "honte". Lui et Declerck ont annoncé qu'ils boycotteraient l'événement tant que le dalaï-lama ne pourrait les rejoindre. De fait, cette interdiction représente une vraie trahison.

L'Afrique du Sud n'est pas n'importe quel pays. Gandhi y a forgé ses armes - la résistance pacifique à la domination - avant de se battre contre la colonisation et le système des castes dans son propre pays. Des années plus tard, Nelson Mandela marchera dans ses traces pour négocier la sortie de l'apartheid.

Dans leur lutte, les résistants de l'ANC pouvaient compter sur l'opinion publique et une grande partie de la communauté internationale. On se souvient de l'impact symbolique qu'a pu avoir le boycottage décrété contre les produits en provenance d'Afrique du Sud tant que perdurait le régime de l'apartheid.

Sans cette mobilisation de l'opinion publique internationale et sans l'exemplarité d'hommes ayant anobli le combat contre l'oppression par leur pacifisme, qui sait où en seraient les militants de l'ANC aujourd'hui ? Ils siègent désormais au gouvernement de l'un des pays les plus prospères d'Afrique. Mais que font-ils de leur puissance ? Où est passée leur solidarité envers les peuples toujours opprimés ?

En interdisant au dalaï-lama de se rendre sur son territoire, la nouvelle Afrique du Sud trahit la promesse de Gandhi comme celle de Mandela. Elle fait preuve d'un cynisme auquel nous ont hélas habitués certains pays se revendiquant du tiers-mondisme. Au Conseil des droits de l'homme, où se prépare la future conférence contre le racisme, le sort des Tibétains ne les émeut guère.

Il y a quelques semaines, la Chine passait justement l'examen périodique universel auquel se soumettent désormais tous les pays tous les quatre ans. Un pur exercice de style.

Mais une première tout de même. L'Australie et le Canada ont été les seuls à aborder directement la question du Tibet. Non sans s'attirer les foudres de la Chine, qui a dénoncé une tentative de "politisation". Heureusement, le nouvel empire a pu apprécier comme il se doit les commentaires autrement plus "positifs" venus du bloc asiatique, africain et du groupe musulman.

Un concert de louanges, parfaitement grotesque, est en effet venu saluer les "immenses progrès" effectués par la Chine sur les droits de l'homme. Le Gabon et le Mali n'ont pas tari d'éloges. La Birmanie et le Zimbabwe avaient le doigt sur la couture du pantalon. Le Soudan a même félicité la Chine pour sa politique de "rééducation par le travail" !

En principe, les pays de l'Union africaine et de l'Organisation de la Conférence islamique brandissent le droit à l'auto-détermination comme un étendard. En pratique, aucun pays du Sud ne le brandit lorsqu'un peuple est opprimé par un pays venant d'Orient et non d'Occident. En l'occurrence, à propos de la Chine, Cuba et le Pakistan ont rendu hommage à ce "grand pays", dont le Tibet ferait irrémédiablement partie.

Les mêmes délégués tonnent du matin au soir contre l'impérialisme américain, mais se couchent dès qu'il s'agit d'impérialisme chinois. Ils peuvent toujours dénoncer le "deux poids, deux mesures" de l'hyper-puissance américaine.

Leurs envolées lyriques sonneront creux tant qu'ils n'auront pas enlevé l'immense poutre qui leur sert d'oeil. En matière de "deux poids, deux mesures", ce sont des champions.

lundi 30 mars 2009

Des cyber-espions basés en Chine se sont attaqués à plus de cent pays

24 Heures –Suisse - AP | 29.03.2009 |

espionnage | Des chercheurs canadiens ont découvert un réseau de cyber-espionnage international, largement basé en Chine, qui s’introduit dans les ordinateurs de gouvernements et organisations privées de 103 pays, dont ceux du Dalaï-lama. 

dda

Pour le compte de qui ces cyber-espions basés en Chine espionnent-ils les ordinateurs du Dalaï-lama ?

Le réseau, baptisé «GhostNet» par ses découvreurs, opère principalement depuis la Chine, d’après les travaux menés entre juin 2008 et mars 2009 par l’Information Warfare Monitor (IWM), un groupe de recherche sur Internet. Ces travaux, rendus publics samedi, ne permettent pas d’établir l’identité ou les motivations des pirates, qui prennent le contrôle des ordinateurs pour voler ou envoyer des données de toute sorte.

En enquêtant sur des allégations d’espionnage informatique de la communauté tibétaine en exil par la Chine, qui accuse le Dalaï-lama et «sa clique» de fomenter des complots indépendantistes, le groupe de recherche a mis au jour un réseau bien plus étendu d’ordinateurs infiltrés par des logiciels malveillants («malwares»).

«Nous avons découvert en temps réel des preuves que des malwares se sont introduits dans les systèmes informatiques tibétains et ont prélevé des documents sensibles du bureau privé du Dalaï-lama», le chef spirituel des bouddhistes tibétains en exil, explique Greg Walton.

Les ministères chinois des Affaires étrangères et de l’Information n’ont pas retourné les appels passés dimanche, pas plus que l’ambassade chinoise à Toronto.

Une militante des Etudiants pour le Tibet libre, Bhutila Karpoche, affirme que les ordinateurs de cette association ont été souvent piratés ces quatre ou cinq dernières années, et plus particulièrement l’an passé. Elle dit recevoir régulièrement des courriels contenant des virus qui font sauter les ordinateurs.

Les chercheurs canadiens soulignent que près de 30% des ordinateurs infiltrés sont susceptibles de fournir des données sensibles, voire classifiées.

Figurent notamment sur leur liste les ministères des Affaires étrangères d’Iran, du Bangladesh, de Lettonie, d’Indonésie, des Philippines, de Bruneï, de la Barbade et du Bhoutan; des ambassades d’Inde, de Corée du Sud, d’Indonésie, de Roumanie (à Paris), de Chypre, de Malte, de Thaïlande, de Taïwan, du Portugal, d’Allemagne et du Pakistan; du secrétariat de l’ASEAN (Association des pays d’Asie du Sud-Est); des organisations de presse et un ordinateur non classé secret défense au siège de l’OTAN à Bruxelles.

Deux chercheurs de l’université britannique de Cambridge qui ont enquêté sur l’infiltration du réseau des Tibétains en exil publiaient également leurs conclusions ce dimanche. Shishir Nagaraja et Ross Anderson soulignent que si le cyber-espionnage et les malwares ne sont pas une nouveauté, GhostNet possède la capacité de s’emparer d’«informations que la police et les services de sécurité d’un Etat répressif peuvent exploiter, avec les conséquences potentiellement fatales que cela peut avoir pour les personnes exposées».

Au moins 1295 ordinateurs auraient été piratés, ponctuellement ou régulièrement.

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