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lundi 2 novembre 2009

Chômage : la hausse continue

Altrnatives Economiques - Sandra Moatti - 30 octobre 2009

Le gouvernement affirme que la montée du chômage ralentit. Malheureusement, les chiffres ne confirment pas son optimisme.

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Le nombre de demandeurs d'emploi atteint 2 574 900 en septembre, soit 21 600 de plus qu'au mois d'août, affirme le gouvernement. Il ne s'agit cependant que des demandeurs d'emploi de catégorie A, c'est-à-dire ceux qui sont non seulement en recherche active, mais qui n'ont pas du tout travaillé durant le dernier mois. Il suffit en effet d'une heure de travail dans le mois pour passer en catégorie B et de 78H mensuel pour être en catégorie C. Or, à elles deux, ces deux dernières catégories - celles de demandeurs d'emploi ayant exercé une activité réduite - représentent 1,17 millions de personnes. Ce qui porte à 3 745 200 personnes le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A, B et C (ce sur quoi le gouvernement devrait communiquer s'il suivait les recommandations du CNIS, le Conseil national d'Information statistique). Soit 45 000 de plus qu'un mois auparavant.

Si on y ajoute les demandeurs d'emploi inscrits à pôle emploi mais dispensés de recherche active - parce qu'ils sont en stage, en formation, ou en maladie, on atteint 4 millions. Et encore, ce chiffre ne prend pas en compte les salariés au chômage partiel ou technique. Le nombre de ces derniers a été multiplié par 10 en un an et atteignait (selon les derniers chiffres disponibles de juin 2009) 320 000 personnes.

Mais si la dégradation de l'emploi continue, elle ralentit, assure le gouvernement. Entre novembre 2008 et avril 2009, les rangs des demandeurs d'emploi augmentaient chaque mois de plus de 50 000, jusqu'au record de 100 000 demandeurs de plus en janvier. On serait donc en phase de décrue... En réalité ce n'est pas le cas : depuis le mois de juin dernier, on assiste mois après mois au contraire à une nouvelle augmentation des flux d'entrée au chômage, que l'on prenne les catégories A, ou A, B et C.

Dans ses dernières projections, l'OFCE prévoit une hausse du chômage de 800 000 personnes sur les deux années 2009-2010. Après une augmentation de près de 400 000 sur les deux premiers trimestres 2009, il faudrait donc s'attendre à une hausse équivalente sur les 18 mois suivants, soit 22 000 chômeurs supplémentaires par mois. On serait donc désormais en quelque sorte sur un rythme de croisière pour l'année qui vient.

L'examen des motifs de sortie des listes de Pôle Emploi n'incite d'ailleurs pas à l'optimisme. Pourquoi les demandeurs d'emploi sortent-ils des listes ? Un sur cinq seulement parce qu'il retrouve un emploi. Dans près de la moitié des cas, il s'agit d'une « cessation d'inscription par défaut d'actualisation ». Cette catégorie contient certes des chômeurs qui ont retrouvé un emploi sans avoir pris la peine de le signaler à Pôle emploi, mais elle marque aussi la montée du découragement parmi les chômeurs du fait de l'absence de perspectives sur le marché du travail ou... de la désorganisation de Pôle emploi.

En outre, les premiers entrés sont rarement les premiers sortis. Le rythme de croissance des demandeurs d'emploi de longue durée (plus d'un an) accélère : ils étaient 1 274 500 en septembre (catégories A, B et C) pour la France entière. De quoi redouter une explosion de la pauvreté quand ces chômeurs arriveront en fin de droit...

Posté par werdna à 00:58 - Emploi - Insertion - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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mardi 27 octobre 2009

Ils viennent d'être diplômés : 29 % seulement ont un « vrai boulot »

Ouest-France - mardi 27 octobre

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Jeunes diplômés. Ils sont diplômés d'un BTS, d'une licence pro, d'un master, d'une école de commerce ou d'ingénieurs depuis juin, septembre ou octobre. Où en sont ces jeunes qui viennent de tourner définitivement la page des études ? À la demande du Haut-commissariat à la jeunesse, l'institut de sondages TNS-Sofrès s'est penché sur leur insertion. Elle en a interrogé 1 006, du 5 au 12 octobre.

Sept sur dix n'ont pas de « vrai emploi ». Début octobre, seulement 29 % de ces jeunes diplômés ont trouvé un emploi (pas forcément en CDI) et n'en cherchent plus. A contrario, ils sont 43 % à chercher, sans autre activité. 11 % continuent de chercher tout en ayant un petit boulot en lien avec l'emploi qu'ils recherchent, 8 % cherchent tout en occupant un petit boulot qui n'a rien à voir avec leurs recherches. Et 9 % sont en stage.

Plutôt un statut de cadre. Ceux qui sont en stage ou occupent déjà un poste ont des statuts de cadres ou de professions libérales, dans 45 % des cas. 37 % exercent des professions intermédiaires, 13 % des postes d'employés, 3 % des postes d'ouvriers.

Plutôt contents. Une très large majorité (plus de 67 %) de ceux qui ont un emploi sont satisfaits de leur poste. Car il correspond à leur qualification, au statut espéré, à leur spécialisation et à la rémunération espérée. Mais, de ce point de vue, petite déception : 18 % ne sont pas du tout ou pas vraiment contents de leurs salaires.

Rémunération moyenne : 1 625 €. Les inégalités sexuelles persistent : les femmes touchent en moyenne 1 550 €, les hommes 1 700 €. Aux deux extrêmes, 28 % de ceux qui sont en stage ou qui travaillent touchent moins de 1 249 €, et 19 % touchent plus de 2 250 €.

Des perspectives. Deux tiers de ceux qui sont en stage ou en CDD ont une perspective d'embauche en CDI dans leur entreprise. C'est même le cas pour 88 % des diplômés de BTS.

Petits boulots. Le petit boulot que certains exercent en continuant à chercher un emploi correspond, dans 57 % des cas, à leur formation et le type d'emploi qu'ils recherchent. Dans 42 %, ça n'a rien à voir.

Des CV par dizaines, peu d'entretiens. En moyenne, ceux qui ont été recrutés ont envoyé vingt-deux CV, ceux qui cherchent encore en sont à trente-quatre. Mais, parmi ces derniers, 24 % en ont envoyé plus de cinquante et un ! Au bout de ces démarches, ils décrochent peu d'entretiens : trois en moyenne.

Pour chercher, Internet toute ! Moyen le plus efficace pour trouver un job : les sites d'offres d'emploi, à 40 %. Et Pôle emploi ? Parmi ceux qui ne s'y sont pas inscrits, 30 % ne le jugent pas utile ; 23 % n'ont pas eu le temps ; 14 % ne connaissent pas Pôle emploi ; 11 % n'y ont pas pensé ; 4 % sont inscrits à l'Apec, agence pour l'emploi des cadres. Mais, parmi ceux qui sont inscrits à l'Apec, 88 % n'ont jamais passé un entretien avec un conseiller.

S'insérer ? Dur ! Finalement, 88 % des jeunes diplômés trouvent difficile de trouver un emploi.

Posté par werdna à 09:32 - Emploi - Insertion - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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mercredi 30 septembre 2009

Dessin de Chaunu - Un RSA pour les moins de 25 ans... sous conditions

OUEST-France mercredi 30 septembre 2009

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Il faudra avoir travaillé deux ans au cours des trois dernières années. Nicolas Sarkozy l'a précisé, hier, en présentant son plan « Agir pour la jeunesse ». 

Posté par Cozett à 17:00 - Humour - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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vendredi 5 juin 2009

Le chômage augmente, et « ça va perdurer » Tiens donc ...

Libération Jeudi 040609

C'est la ministre de l'Economie qui le dit ... D'après les derniers chiffres officiels, au premier trimestre, le taux de demandeurs d'emploi en France se montait à 8,7% de la population active.

Lire

Christine Lagarde - Ah bon ! c’est elle qui rapporte  ca ?

Mais depuis un an elle nous dit que la France ne sera pas touchée !

Que nous ne sommes pas en récession !

Que nous sommes les mieux placés en Europe ! etc... etc ...

Tant de mois pour se rende à l'évidence !  Grrrrrrrrrrr

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Posté par Cozett à 00:03 - Emploi - Insertion - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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vendredi 29 mai 2009

La stratégie de la mauvaise nouvelle

France Info – 29/05/09 – Marie-Eve Malouines.

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Chômage, sécurité, le gouvernement en rajoute et le pouvoir ne craint pas d’effrayer les français ?

Traditionnellement, la majorité s’efforce de positiver les choses et c’est l’opposition qui noircit le tableau. Mais avec Nicolas Sarkozy et François Fillon, la stratégie est tout autre : les deux hommes rivalisent dans l’annonce des mauvaises nouvelles.

La Hausse du chômage va se poursuivre jusqu’à fin 2009 et même au début 2010, c’est François Fillon qui l’affirme. Juste après, Nicolas Sarkozy expliquait hier que contrairement à d’autres statistiques plus globales, en réalité la délinquance augmente car la prévention a été beaucoup trop négligée ! (des noms ? ) etc...

Aujourd’hui, Nicolas Sarkozy donne le sentiment de créer la polémique, d’exagérer l’Interprétation des chiffres, tandis que son Premier ministre dramatise la situation économique. Aucun de leurs adversaires ne peut ainsi les accuser au moins d’ignorer les difficultés et la réalité. Il ne reste à leurs adversaires qu’à contester la méthode, ce qui les renvoie à une posture banale, convenue et sans doute moins efficace...

L’opposition dénonce un coup politique hors sujet, une semaine avant l’élection et parle plutôt d’une « insécurité sociale ».

Posté par werdna à 12:10 - Emploi - Insertion - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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mardi 26 mai 2009

Crise, chômage, Baisse du pouvoir d'achat : Plus de la moitié des Français renoncent aux vacances

LE MONDE | 21.05.09

Malgré la multiplication des promotions et des bonnes affaires, en particulier sur Internet, partir en vacances, cet été, ne fait plus partie des projets pour deux tiers des Français qui gagnent moins de 2 000 euros par mois.

Selon une étude du cabinet Protourisme réalisée entre le 27 avril et le 11 mai auprès de 295 opérateurs de tourisme et rendue public mercredi 20 mai sur Europe 1, plus de la moitié des Français (52 %) ne comptent pas partir en vacances et, parmi eux, plus d'un tiers y renoncent pour des raisons financières.

'ÉCART SE CREUSE

Ces chiffres confirment les premiers sondages réalisés au début de l'année. En cinq ans, le taux de départ des Français est passé de 55 % en 2003 à 51 % en 2008 et, sauf surprise, devrait descendre cette année sous la barre des 50 %.

En raison de la crise, l'écart entre les ménages qui renoncent à partir en vacances et ceux qui partiront ne cesse de se creuser. Ainsi 62 % des ouvriers et des employés dont les revenus sont compris entre 1 200 euros et 2 000 euros net par mois n'ont pas l'intention de partir cet été.

"Chaque fois qu'une personne se retrouve au chômage, ce sont six personnes en moyenne autour d'elle qui sont touchées", constate Didier Arino, directeur de Protourisme et auteur de l'étude.

A contrario, les 20 % de Français les plus fortunés partent de plus en plus souvent. Au-dessus de 5 000 euros de revenu mensuel, le taux de départ est même en hausse, à 82 % contre 77 % en 2008.

A deux mois des premiers départs en vacances, les réservations sont en retard de 12 % par rapport à 2008. Certains secteurs comme les villages de vacances et les locations affichent des baisses de 15 % et 20 %. Seules les réservations pour des mobil-homes dans des campings et les gîtes sont en progression.

Martine Picouët

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Martin Hirsh - Les chiffres bidons sur RTL

Cédric Omet - Marianne | Lundi 25 Mai 2009 à 12:20 |

Martin Hirsch a fait ce matin son one man show chez Aphatie, et très franchement, c’était vraiment pas drôle. À mi-chemin entre le recueil des idées reçues et la démagogie d’un membre comme un autre du gouvernement.

Ce matin, pour la journée spéciale « RTL va sauver la France », Jean-Michel Aphatie recevait Martin Hirsch, alias « l’homme qui murmurait à l’oreille des pauvres, des jeunes, bref, des exclus ! ». Une formidable opération de com’ pour celui qui agit comme ses collègues du gouvernement, c’est-à-dire sans concertation.

Hisrch et le mythe d’un chômage des jeunes astronomique

Une idée reçue qui a la vie dure. Selon le journaliste de RTL, le chômage des jeunes avoisinerait les 20%, soit 10% de plus que la moyenne européenne. Martin Hirsch acquiesce avant de s’engager solennellement dans une tirade démagogique dont il a le secret : « Je pense que c’est des choses qu’on doit pouvoir faire entre trois et cinq ans… ». Mais de qui se moque-t-on ?

Dans un billet daté du 26 avril dernier, Jean-François Couvrat, qui est l’auteur du blog Déchiffrages, nous rappelait les statistiques du chômage des jeunes fournies par Eurostat. Un organisme qui dépend de la commission européenne. On apprenait ainsi que le pourcentage du chômage des jeunes en France n’était que de… 7,3%, soit 0,2% de plus que l’Europe des 15, et 0,5% de plus que l’Europe des 27…

On est loin des 20% de chômage et des écarts annoncés par le Haut Commissaire à la jeunesse, qui n’a, bien entendu, jamais triché avec les chiffres  !

À cela, ajoutons que l'indice de fécondité dans les années 1980 et 1990  en France (1,78), était nettement plus élevé qu'en Allemagne (1,45) ou qu'en Italie (1,33). Autant de jeunes qui se retrouvent aujourd'hui sur le marché de l'emploi. Un facteur qui nous invite à mettre en perspective les performances de la France sur l'emploi des jeunes, son taux de chômage des jeunes devant aussi être pondéré avec la proportion de jeunes au sein de la population totale. La fécondité est, par ailleurs, considérée comme un atout à moyen terme pour la croissance du pays.

Démagogie quand tu nous tiens !

« Trois à cinq ans » pour résoudre le chômage des jeunes a donc annoncé le « non membre autoproclamé » du gouvernement. Et son explication est simple, la situation démographique va permettre le départ à la retraite des baby-boomers et l’entrée sur le marché du travail des jeunes.

Ouf ! Heureusement qu’il était là pour faire l’explication de texte. À ceux qui se demandent toujours à quoi sert un Haut commissaire, ben… Manifestement, ça sert à ça... Expliquer des phénomènes démographiques qui permettront au gouvernement de s'auto-féliciter...

Et quand une auditrice vient lui expliquer qu’une entreprise prend des stagiaires pour occuper des emplois déguisés, la réponse du justicier Hirsch fuse : « Il y a un certain nombre de secteurs économiques qui ont tendance à profiter de la situation des jeunes pour les payer au lance-pierre (…). J’appellerai tout à l’heure l’employeur pour savoir ce qu’il en est. ».  Ben oui ! Ça sert aussi ça un Haut Commissaire. À appeler tous les employeurs qui ont des pratiques douteuses…

 

Enfin, sûr de son argument quand on vient l’interroger sur les problèmes de logement, il n’hésite pas une seconde à dire : « Il y a moins d’impayés chez les jeunes que chez les autres. » Les autres apprécieront sûrement. Défendre les jeunes en accablant les vieux, c’est effectivement une nouveauté qui vaut son pesant d’or…

Avec Hirsch, entre les chiffres et les lettres, finalement, on ne sait plus trop quoi choisir…

Posté par Cozett à 00:05 - Emploi - Insertion - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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mercredi 20 mai 2009

Espagne : La galère des foyers de chômeurs

France24 - Samedi 16 mai 2009 – Adeline Percept –

Le taux de chômage dépasse les pires prévisions en Espagne : 17,36 % de la population est aujourd'hui sans emploi. Plus grave encore : dans plus d’un million de foyers espagnols, tous les membres de la famille ne travaillent pas...

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La famille Sanchez-Ramirez vit à Pinto, une banlieue tranquille de Madrid. Paco, Vanessa, et Fabiola, la grand-mère, sont au chômage. Ils n’ont plus aucune ressource depuis trois mois. En regardant le journal télévisé, Paco soupire, croise et décroise les mains. Tous les matins, il attend un hypothétique coup de fil, celui d’un employeur potentiel, après avoir contacté des dizaines d’entreprises et fait jouer son réseau. Mais pour l’instant, toujours rien...

Il y a un an et demi, Paco Sanchez, 50 ans, travaillait à son compte, dans le bâtiment. Il avait une vingtaine d’employés et était propriétaire de son appartement. Puis la crise de l'immobilier est passée par là. Au début de l'année 2008, les clients ont disparu, souvent sans pouvoir honorer leurs dettes. En novembre dernier, il a fini par mettre la clé sous la porte. "J’ai dû licencier tout le monde et fermer l’entreprise, raconte-t-il. Nous avons dû vendre l’appartement dont nous étions propriétaires pour éponger nos dettes. Et désormais, nous sommes locataires. Nous allons certainement être expulsés, parce que nous n'avons pas pu payer le loyer depuis deux mois."

"Au fond du trou" Travailleur indépendant, Paco n’a pas droit aux allocations chômage. Vanessa Silva-Ramirez - son épouse - non plus. Ses différents employeurs n’ont jamais cotisé pour sa sécurité sociale - une pratique courante en Espagne. Elle a pourtant travaillé pendant quinze ans dans l’hôtellerie et les services à domicile.

Tous les jours, elle fait du porte-à-porte pour déposer son CV et relancer les patrons. Dans un café du centre de Pinto, une affichette indique qu’on recherche du personnel. Vanessa entre avec assurance, un grand sourire aux lèvres. Elle rappelle qu’elle a laissé son CV, qu’elle a appelé plusieurs fois. Mais la patronne lui répond toujours la même chose : "Je n’ai pas eu le temps de regarder..."

Vanessa est revenue à la charge à plusieurs reprises dans ce bar. Elle ne croit plus en ses chances d'être embauchée et craque en sortant du café. "Ce genre de comportement me décourage complètement. Je viens et reviens les voir, parce qu’ils laissent la petite annonce à l’entrée...", explique-t-elle, avant de confier, dans un sanglot, être "au fond du trou".

À 65 ans, elle voudrait retrouver un emploi

Plus tard, Vanessa et sa mère Fabiola vont chercher à l'école les jumeaux du couple, Francisco et Gabriel (neuf ans). Fabiola, qui vit chez eux, s’occupait des enfants quand les deux parents travaillaient. Mais aujourd’hui, elle voudrait retrouver un emploi d’aide à domicile pour les personnes âgées, par exemple. Malheureusement, même dans ce secteur, elle ne trouve rien. À 65 ans, elle se sent impuissante.

De retour de l’école, Vanessa évoque pudiquement le cercle vicieux de la précarité. Elle a peur pour la scolarité de ses enfants, dont les notes baissent : "Ils comprennent ce qui se passe. Je ne peux pas me permettre de les faire sortir. Les excursions organisées par l’école, c’est fini. Les anniversaires des petits copains également, car je ne peux pas leur acheter de cadeau."

En Espagne, il y a aujourd’hui plus d’un million de familles comme celle-ci, dont tous les membres sont au chômage. Une réalité alarmante dans un pays où, traditionnellement, la solidarité familiale permet de faire face aux crises.

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dimanche 17 mai 2009

Il faut éviter les tribunaux aux surendettés

Jacques Attali - l'Express | Samedi 16 Mai 2009 par Marianne2

Une fois n'est pas coutume, on apprécie le dernier billet de Jacques Attali, dans lequel il critique les choix de relance. Un point de vue qui relève d'un bon sens qui manque singulièrement à ceux qui affirment matin et soir que la reprise est pour demain.

L’essentiel de la crise actuelle est, pour le commun des mortels, extrêmement abstraite : difficile de comprendre la voltige de ces milliers de milliards, devenus l’unité de compte des désastres bancaires et des déficits publics. Difficile de comprendre les mécanismes des  spéculations  (CDOs, CDS, Subprime, Alt-A,  monolines, etc.) ; et plus encore  ceux   des solutions proposées (Plan Geithner).

Les uns comme les autres évoluent dans un autre univers que celui des vrais gens, qui  savent seulement que cette accumulation d’abstractions  entraine  pour eux deux conséquences épouvantables : le chômage et le  surendettement.

Déjà, aux Etats-Unis,  des centaines de milliers, bientôt des millions de gens, renvoyés de leur emploi, ayant perdu leur revenu, incapables de rembourser leurs emprunts,  sont chassés de chez eux.  Sans aucune pitié. Sans aucune discussion.

En France, pour l’instant, la seule manifestation véritablement concrète de la crise, c’est l’aggravation du   chômage, par les licenciements, l’interruption des contrats à durée déterminée, et le non-recrutement de la plupart des jeunes à la recherche d’un emploi. 

Cela  n’a pas encore, semble-t-il, aggravé très considérablement  les taux d’impayés des crédits. Cela ne saurait tarder : le surendettement sera la conséquence inévitable du chômage. On verra, comme en Amérique,  (et malgré nos lois en principe protectrices des emprunteurs), des millions de gens trainés devant les tribunaux et tenus de rendre les clés de leurs voitures ou de leurs logements.

Lisez la suite de cet article de Jacques Attali

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vendredi 15 mai 2009

Des dizaines milliers d’euro-manifestants à Bruxelles

Le Soir – Bruxelles – vendredi 15 mai 2009 - BELGA

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Les syndicats européens ont manifesté à Bruxelles dans le cadre d’une série de quatre euro-manifestations.

40.000 manifestants étaient attendus, dont 30.000 belges. La RTBF, en grève, diffuse un programme minimum sur ses antennes. Les chemins de fer et les services postaux et le métro assurent leurs services. Les TEC sont fortement perturbés. Les trams, métros et bus bruxellois accusent toujours d’importants retards.

« Le but de cette manifestation, c’est de demander une Europe sociale qui nous protège de la dérégulation de l’emploi », a indiqué John Monks, secrétaire général de la Confédération européenne des syndicats (CES), organisatrice de la manifestation.

« Nous voulons voir les travailleurs bénéficier d’autant d’aides que celles dont ont bénéficié les banquiers », a-t-il ajouté.

Les manifestants, belges pour la plupart, arboraient les couleurs des trois grands syndicats du pays.

On relevait notamment la présence de métallurgistes de Mittal et Carsid, d’employés de la fonction publique, ou encore des travailleurs du secteur de la distribution.

A côté des traditionnels pétards et coups de sifflet, plusieurs manifestants brandissaient des pancartes proclamant : « A social Europe ?, yes we can ! «, en écho au slogan de campagne du président américain Barack Obama.

Certains, déguisés en poulets, portaient des panneaux demandant à l’Europe de « ne pas les plumer ».

Organisée à trois semaines des élections régionales et européennes, cette manifestation intervient alors que la crise fait de plus en plus sentir ses effets en Europe, notamment par une lente progression du chômage.

« Les travailleurs n’ont plus d’enthousiasme pour l’Europe », reconnaît Luc Cortebeek, président de la CSC.

« Nous attendons à présent une Commission européenne qui va en avant, qui a des objectifs et une dynamique pour réguler les marchés financiers et assurer la relance ».

A côté des Belges, plusieurs centaines de travailleurs français étaient également présents, arborant fièrement les couleurs de la CFDT, de Force Ouvrière ou encore de la CGT.

Les organisateurs attendent quelque 40.000 manifestants dans les rues de Bruxelles, dont 30.000 Belges.

Cette manifestation est la deuxième d’une série de trois manifestations organisées par la CES. La première, organisée jeudi à Madrid, avait rassemblé plusieurs dizaines de milliers de personnes.

Deux autres manifestations sont programmées samedi, respectivement à Prague et Berlin.

Plusieurs milliers de personnes défilent en ce moment dans les rues du centre pour réclamer de l’Europe plus d’efforts en faveur du maintien de l’emploi.

Posté par werdna à 15:43 - Europe - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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