mercredi 2 décembre 2009
Identité nationale – Dérapage ...
Quand un maire UMP dérape sur l'identité nationale
NOUVELOBS. | 02.12.2009 | 11:58
Le maire UMP de Gussainville estime que le débat voulu par Eric Besson est "indispensable". "Il est temps qu'on réagisse parce qu'on va se faire bouffer", estime-t-il en référence aux immigrés.
Début du débat sur l'identité nationale et déjà un premier "dérapage". Mardi 1er décembre, alors que France 2 consacre un reportage aux débats sur l'identité nationale organisés par Eric Besson, le maire UMP de Gussainville, André Valentin, signe un premier "dérapage verbal".
Interrogé en marge du débat organisé à Verdun, dans la Meuse, l'élu estime que ce débat est "plus qu'utile, il est même indispensable". Selon lui, "il est temps qu'on réagisse parce qu'on va se faire bouffer". "Il y en a déjà dix millions, dix millions que l'on paye à rien foutre", lance André Valentin, faisant référence aux immigrés. Interrogé par RTL sur le fait "qu'il y a trop d'immigrés", le maire rétorque : "sérieusement, je le crois"...
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Plan de relance, un an après : l'autosatisfaction de Sarkozy
L'Humanité - 01/12/09 -

Le chef de l’Etat dresse un bilan 100% positif du plan de relance, pourtant passé inaperçu aux yeux des Français. Morceaux choisis : "Le pays qui s’en sort le mieux, c’est la France". Ou encore "On n’a pas fait d’erreurs, on n’a laissé tomber personne".
Le chef de l’Etat, qui avait choisi la Seyne-sur-Mer (Var) pour faire le bilan de la mise en oeuvre de ce plan de 26 milliards d’euros lancé il y a un an, a jugé que l’ "On a cassé la spirale de la chute, mais c’est fragile ", a-t-il dit.
Dans son intervention comme lors d’une rencontre auparavant avec des salariés de la Cnim, un groupe d’ingénierie dont il a visité un site de production, il a estimé que, en termes de décroissance et chômage, la France s’en tirait mieux depuis le début de la crise que les grandes économies occidentales.
"Quand on voit que la France aura la plus petite récession, on doit quand même honnêtement se dire que la politique économique conduite y est pour quelque chose ! ", a-t-il déclaré. "Regardez ce qui se passe ailleurs. Le pays qui s’en sort le mieux, c’est la France. Je ne dis pas ça pour me consoler ou pour être béat d’optimisme. Mais si on était le pays qui s’en sort le plus mal, on me le dirait matin, midi et soir ", a-t-il ajouté devant les salariés de Cnim.
"On n’a pas fait d’erreurs, on n’a laissé tomber personne",
... a encore dit Nicolas Sarkozy, qui a invité le week-end dernier son parti, l’UMP, à mener une campagne nationale pour les élections régionales de mars prochain.
Il a justifié par la bonne résistance de la consommation intérieure la priorité donnée aux investissements dans le plan de relance, au détriment des ménages. Le président de la République a ainsi une nouvelle fois défendu le bouclier fiscal et la suppression de la taxe professionnelle, estimant qu’elles participaient à la compétitivité économique de la France.
"En aucun cas, je ne prendrai le chemin des augmentations d’impôt. Je veux juguler les délocalisations, améliorer la compétitivité de l’économie française, alléger le poids de la fiscalité qui pèse sur le travail", a-t-il assuré, ajoutant : "Je conseille aux collectivités territoriales d’adopter la même stratégie".
Celles-ci devront, selon lui, participer autant que l’Etat et la Sécurité sociale au rééquilibrage des finances publiques nécessaire une fois que la crise sera passée à l’arrière-plan et qui passe non pas par une hausse des prélèvements mais "une diminution des dépenses du passé".
lundi 30 novembre 2009
Régionales : Sarkozy au conseil national de l'UMP

N'ayant conservé au précédent scrutin de 2004 que deux présidences de région sur 24 en France métropolitaine, l'UMP a choisi comme slogan pour l'élection à venir "La France change, ma région doit changer aussi". Prudent, le secrétaire général de l'UMP comme les autres dirigeants de la formation ont refusé de se fixer quelque objectif de reconquête de régions.
Les derniers sondages attribuent à l'UMP pour le premier tour des régionales un score proche de celui des européennes (27,8%) mais font état aussi d'un rapport des forces qui lui est largement défavorable pour le second, l'unité réalisée entre le parti majoritaire et ses alliés ayant pour inconvénient d'amoindrir fortement ses réserves de voix.
Fichiers - L'UMP ouvre la porte à la création de nouveaux fichiers et enterre “en grande pompe” le travail de l’Assemblée
LE MONDE | 25.11.09
La proposition de loi visant à encadrer la création et le fonctionnement des fichiers de police présentée, jeudi 19 novembre, par Delphine Batho (PS, Deux-Sèvres) a été rejetée, mardi 24 novembre, par la majorité de l'Assemblée nationale. Ont aussi été rejetées les deux autres propositions de loi - sur le droit de finir sa vie dans la dignité et sur la régulation de la concentration dans les médias - défendues par le groupe socialiste dans le cadre de sa journée d'initiative parlementaire.
Le texte sur les fichiers de police présentait la particularité d'être issu d'une proposition commune de Mme Batho et de Jacques-Alain Bénisti (UMP, Val-de-Marne), rédigée dans la foulée du retrait des décrets créant le fichier Edvige.
Cette proposition avait été adoptée, le 16 juin, à l'unanimité de la commission des lois de l'Assemblée. Selon celle-ci, l'autorisation de créer des fichiers intéressant la sécurité publique ou ayant pour objet la prévention, la recherche, la constatation ou la poursuite des infractions pénales devait relever de la loi. Elle détaillait précisément les points sur lesquels le législateur devrait statuer, les caractéristiques des fichiers qui devraient être déterminées.
Un recul
C'est ce qu'a rappelé Mme Batho, mardi, avant le vote qui devait aboutir au rejet de la proposition. "Nous étions tous d'accord, a-t-elle souligné, pour refondre entièrement le cadre juridique des fichiers de police, (...) améliorer la protection des citoyens et (...) moderniser les outils dont disposent les policiers."
"Tous d'accord", avant que le gouvernement ne publie, le 18 octobre, deux décrets autorisant la création de deux fichiers "post-Edvige" sur des délinquants potentiels "susceptibles d'être impliqués dans des actions de violences collectives" ou "dont l'activité indique qu'elles peuvent porter atteinte à la sécurité publique" (Le Monde du 20 octobre).
Ainsi a été balayé par le gouvernement le travail des parlementaires de la majorité et de l'opposition.
Dès lors, le gouvernement ne souhaitait plus que la proposition de loi voie le jour. Mais ce qui aurait pu n'être qu'un épisode de plus dans l'opposition de l'exécutif et du législatif prend une tout autre tournure après ce qui s'est passé, mardi, en commission des lois.
En effet, si l'UMP a refusé de voter la proposition de loi coécrite par un de ses membres, elle a en revanche approuvé une série d'amendements déposés sur le même sujet par... M. Bénisti à une proposition de loi dite "de simplification et d'amélioration de la qualité du droit" qui doit être examinée mardi 1er décembre en séance.
Des amendements en totale contradiction avec la proposition de loi initiale puisqu'ils autorisent la création de fichiers par simple arrêté gouvernemental et énumèrent de façon extrêmement large, et générale, les catégories et les finalités de fichiers pouvant être créés.
Loin de "préciser" la loi, ils constituent en ce sens un recul par rapport au droit existant. "Ces amendements venus d'ailleurs sont une sorte de blanc-seing donné au gouvernement pour passer par la voie réglementaire", s'insurge Mme Batho.
Patrick Roger
Sur le même sujet : Blog 27 novembre 2009
Fichiers policiers: les (gros) godillots de l’UMP… et de la CNIL
Suite au scandale Edvige, les parlementaires avaient décidé de s’intéresser aux fichiers policiers, et, devant la somme de problèmes recensés, proposé que la création de ces fichiers fassent désormais l’objet d’un débat parlementaire, et donc d’une loi.
Sur ordre du gouvernement, les députés UMP viennent de rejeter la proposition de loi qui avait pourtant, initialement, fait l’objet d’un rare consensus parlementaire : rédigée par Delphine Batho (PS) et Jacques-Alain Bénisti (UMP), elle avait été adoptée, à l’unanimité, par la commission des lois de l’Assemblée.
En lieu et place, les députés veulent modifier la loi informatique et libertés pour donner carte blanche au gouvernement, et empêcher le Parlement d’être saisi de la création des futurs fichiers
En révélant, en juin dernier, que le nombre de fichiers policers avait augmenté de 70% ces trois dernières années, et que 25% d’entre-eux étaient “hors la loi” (faute de bases légales), les députés Delphine Batho (PS) et Jacques-Alain Bénisti (UMP) avaient jeté comme un froid (voir Le quart des 58 fichiers policiers est hors la loi).
L’UMP enterre “en grande pompe” le travail de l’Assemblée
Bénisti s’abstient, les deux députés de la CNIL, non
vendredi 27 novembre 2009
Pas de commission d'enquête sur les sondages de l'Elysée : vers un Etat totalitaire ?
Le Post - 26/11/2009
Quand un pouvoir n'a plus de contre-pouvoir, nous ne sommes plus en démocratie mais dans un état totalitaire.

En refusant la création d'une commission d'enquête parlementaire sur les sondages de l'Elysée dont la Cour des Comptes avait pointé les zones d'ombres (dépenses surréalistes, études payées deux fois, absence de passation d'appel d'offres,...), Bernard Accoyer, le président UMP de l'Assemblée nationale, vient de faire glisser la France un peu plus vers l'état totalitaire.
Car une commission d'enquête fait partie intégrante du jeu démocratique dans la mesure où, dans l'esprit de la constitution française et celui de la séparation des pouvoirs, une commission d'enquête parlementaire est l'un des modes de contrôle de l'exécuif. La loi de novembre 1958 précise d'ailleurs que le rôle de ces commissions est de "recueillir des éléments d'information soit sur des faits déterminés, soit sur la gestion des services publics ou des entreprises nationales, en vue de soumettre leurs conclusions à l'assemblée qui les ont créées".
Bernard Accoyer, suivant les recommandations de la commission des lois de l'assemblée, a refusé de constituer cette commission, prétextant que le chef de l'Etat bénéficiait d'une immunité pénale dans l'exercice de son mandat.
Voici une illustration de ce que tous les démocrates dénoncent avec obstination : l'Elysée peut faire ce qu'il veut, au mépris des lois de la République, le contrôle du parlement est inexistant et inopérant. Et un pouvoir sans contre-pouvoir, cela ne s'appelle plus une démocratie.
mercredi 25 novembre 2009
Chasse, pêche, nature, tradition et UMP
Ouest-France - mercredi 25/11/09
Le Conseil national de Chasse, pêche, nature et tradition, a décidé, à l'unanimité, de se présenter aux élections régionales avec l'UMP, "sous réserves d'avancées significatives en soutien de la ruralité et de la chasse. Les choses avancent, les négociations se poursuivent, pour que les valeurs de CNPT soient prises en compte".

mercredi 11 novembre 2009
L’UMP soigne l’enseignement supérieur catholique
Bakchich 10 Novembre 2009
Fac off / lundi 9 novembre par Eddy Khaldi, Muriel Fitoussi
Valérie Pécresse fait discrètement avancer la contractualisation pour les "grandes écoles" privées fédérées par l’Union des établissements d’enseignement supérieur catholique et l’Union des grandes écoles indépendantes.

Muriel Fitoussi et Eddy Khaldi sont auteurs de "Main basse sur l’école publique".
samedi 7 novembre 2009
Du rififi à l'UMP
Ruminances - b.mode le 3 novembre 2009

Rien ne va plus à l’UMP. Sur les murs lézardés de la maison bleue, on s’y projette des films d’amour vache. Un jour, c’est Le cave se rebiffe avec Raffarin dans le rôle titre à la tête d’une horde (pas vraiment) sauvage de 24 sénateurs de la majorité qui refuse de voter la suppression de la taxe professionnelle. Quand on sait que Little big man tient comme à la prunelle de ses yeux à cette réforme en trompe l’oeil aussi stupide que bâclée, on se dit qu’il y a du rififi chez les hommes du côté du parti gouvernemental.
Ce n’est pas encore panique à bord mais y’a du mouron à se faire pour le gros Bertrand, l’ancien assureur mielleux qui est sensé tenir ses troupes d’élite. D’autant que son meilleur ennemi, Jean-François Copé en remet fielleusement une couche en affirmant “comprendre parfaitement” les états d’âme des frondeurs de la rue de Vaugirard. D’une manière générale, l’entente cordiale entre le chantre de la coproduction législative et le servile secrétaire général de l’UMP a du plomb dans l’aile. Chaque jour, ils nous rejouent Duel au soleil sur tous les thèmes et sur tous les tons.
Le sémillant Copé se gausse entre autres de l’ubuesque rapprochement entre l’UMP et le PC chinois. Pis, il reproche ni plus ni moins à Bertrand de “prendre les députés en otage” quand ce dernier, selon un principe déjà bien rodé qui consiste à annuler un vote quand il n’est pas dans la ligne du parti, souhaite que le Sénat “revienne sur l’amendement” relatif à la suppression des avantages fiscaux des sportifs de haut niveau.
Une requête qui doit faire plaisir à l’enquiquineuse de service, Rama Yade, qui a rué dans les brancarts à l’annonce du dit-vote provoquant ainsi le courroux de Nadine “Castafiore” Morano. La pasionaria mosellane a alors sorti l’artillerie lourde pour tancer la folle ingénue. ”On se tait ou l’on s’en va” a-t-elle lancé à l’encontre de la belle rebelle. Cette dernière a répondu par le mépris en refusant de “s’abaisser” au niveau de Nana la murène.
Drôle de drame comme on peut le voir auquel s’ajoutent, cerise sur les gâteux, la condamnation à la prison ferme de Charles Pasqua, le renvoi en correctionnel de Jacques Chirac et le procès Clearstream. La sortie imminente du livre du sacrifié sur l’autel de la Guadeloupe et de la Martinique réunies, le très charismatique Yves Jégo n’arrangera pas les choses. L’ouvrage s’appelle “15 mois et 15 jours entre faux et gentils et vrais méchants” et on y apprend entre autres que François Fillon serait un “faux gentil” qui “pour durer et construire son ambition“, traite mal ses ministres qu’il “use, méprise et lâche sans feuille de route, dans des situations difficiles“. Bonjour l’ambiance !
Ainsi donc, en cette automne 2009, il était une fois (presque) la révolution dans ce parti pourtant si godillot, qui, à défaut d’avoir la morale dans les chaussettes, avait déjà dû traîner les pieds à la fois dans l’affaire extrême-orientale du neveu Mitterrand comme dans celle, francilienne, du fils Sarkozy. A mi-mandat présidentiel, d’aucuns se demandent même s’il y a (encore) un pilote dans l’avion et si le messie de Neuilly va réellement s’occuper un jour des problèmes socio-économiques ou s’il va continuer à nous infliger son cinéma...
samedi 24 octobre 2009
Jean Sarkozy ridiculise les ministres et les députés UMP
Politis jeudi 22 octobre 2009
Jean Sarkozy se dégonfle en ridiculisant tous les ministres et la majorité des députés de l’UMP
François Fillon , pour s’être roulé dans la flagornerie dictée par le communicants de l’Elysée traitant les ministres "à la roumaine", peut désormais revendiquer le surnom de "Génie des Carpettes".
En renonçant à la présidence de l’EPAD, Jean et Nicolas Sarkozy se payent le luxe de ridiculiser la plupart des ministres et une bonne vingtaine de députés de l’UMP partis à l’assaut de la presse et de l’opinion publique pour expliquer que les médias avaient organisé une « véritable chasse à l’homme » et qu’il n’y avait pas plus légitime et plus normal que cette candidature.
Et, ne boudons pas notre plaisir, ce fut un régal que d’observer les exercices de rétropédalage des ministres, à commencer par celui d’Hortefeux. Donnant tardivement raison à ceux qui prétendaient que le blanc-bec de Neuilly présentait un bagage de compétence un peu léger : tous des jaloux, des anti-jeunes, des manipulateurs et des adversaires des « sans diplôme ».
Ce qui tend à prouver que le président qui méprise l’opposition, méprise au moins aussi fortement sa propre majorité. Cela ne rassurera personne. Cette histoire pourrait être plaisante et avoir un parfum de victoire si elle ne montrait pas, tout simplement, que pour Nicolas Sarkozy, la démocratie n’est qu’une comédie de boulevard, un jeu de rôle.
Qu’il s’agisse de la majorité ou de l’opposition. C’est comme cela, interrogez vos livres d’histoire, que se préparent les dictatures, y compris les dictatures molles appuyées, par exemple, sur la télésurveillance et le fichage systématique.
Reste que la gamin (qui évidemment n’en a pas parlé avec le président mais avec papa) ne renoncera pas, une fois au conseil d’administration de l’EPAD, au projet qui lui est cher : le gaspillage de plus d’un milliard d’euros pour transformer l’avenue qui mène de Paris à la Défense.
Il ne reste plus qu’à proposer de lire l’interview de renonciation du petit Jean, martyr de la manipulation, dans les écoles à la place de la lettre de Guy Mocquet.
Ouais, ça me rappelle une vieille blague. Un spectateur s’installe dans une salle de théâtre, avec son chapeau sur la tête. La salle scande : « chapeau ! chapeau ! chapeau ! ». L’homme, vexé, retire son chapeau. La salle scande, rigolarde : « dégonflé ! dégonflé ! dégonflé ! ».
Reste que l’une des remarques des mécontents reste vraie : prenez une chèvre, écrivez UMP dessus et présentez là à une élection à Neuilly, elle sera triomphalement élue
jeudi 22 octobre 2009
Jean Sarkozy à la tête de l'Epad : l'UMP parle d'une seule voix

