samedi 13 octobre 2007
Pour les usagers, les tarifs du train déraillent
Le Goff 20 Minutes 12/10/07
Si les prix baissent, l'information aussi. La Fédération nationale des associations d'usagers des transports (Fnaut) présente aujourd'hui un rapport où elle pointe le manque de lisibilité des tarifs SNCF entrés en vigueur dimanche dernier.
«Les prix variant en fonction de la date d'achat, la SNCF dit ne pas être en mesure de les afficher, mais le client devrait avoir accès à une fourchette de tarifs du plus au moins élevé», fait valoir Jean Lenoir, auteur du rapport.
D'après la Fnaut, un CD-Rom intitulé «Horaires et informations» existerait au prix de 8 euros, mais sa commercialisation serait trop confidentielle. Quant au site Internet de la SNCF, il privilégierait trop souvent les passages à Paris ou le TGV, souvent plus cher.
Autre reproche, la pénalisation excessive (10 euros) imposée au voyageur forcé d'annuler son voyage le jour même. La SNCF justifie la mesure du fait du grand nombre de plaintes d'usagers n'ayant pu acheter de billets sur des TGV complets mais en réalité à moitié vides: «Cette retenue le jour du départ devrait pousser les usagers à annuler leur trajet plus tôt et, par conséquent, permettre de procéder à une redistribution des sièges vacants.» Et à la SNCF de remplir ses trains.
mardi 9 octobre 2007
La suppression des panneaux radars : une mesure plutôt bassement financière ?
Avec les radars actuels qui flashent pour un km/h et n'acordent aucune tolérence, la seule mesure consistant à supprimer les panneaux apparaîtrait purement répressive et bassement financière.
Car, Mr Bussereau n'envisage pas, à priori, d'interdire la publication (comment le pourrait-il ?) de la localisation des radars fixes dans la presse, sur internet et sur le GPS: cela revient à créer une nouvelle inégalité basée sur la fracture numérique.

lundi 8 octobre 2007
A Saint-Dié, des universitaires veulent révolutionner l'usage de la voiture
SAINT-DIÉ (AFP) - 07/10/2007
Prendre moins souvent la voiture et la partager: des universitaires, spécialistes des transports ont appelé à une révolution de l'usage du véhicule personnel pour un impact écologique fort, au Festival international de géographie (FIG) de Saint-Dié.
"Nous sommes prisonniers de la voiture, car nous sommes prisonniers de la vitesse qu'elle permet. Notre mode de vie est complètement conditionné par la vitesse. Il va falloir apprendre à la partager", a lancé Yves Crozet, professeur à l'université Lyon 2, au cours de ce festival qui se clôt dimanche.
En France, où chaque personne passe en moyenne une heure par jour dans les transports, le taux moyen d'occupation d'une voiture est de 1,3 passager, rappelle l'universitaire. La mutualisation des véhicules est un phénomène marginal.
Plus d'un Français sur deux possède une voiture, avec 36 millions de véhicules recensés sur le territoire. Dans une famille type, chacun des adultes prend tous les jours son auto pour aller travailler.
Le nombre de déplacements s'en ressent. Quelque 16 millions de trajets en voiture sont recensés en Ile-de-France chaque jour, dont la moitié pour aller d'un endroit à un autre de la grande couronne, relève Yves Crozet. Les déplacements banlieue-Paris, eux, se font plutôt en RER.
"Les bus ne peuvent résoudre les contraintes individuelles de déplacement. Et mieux vaut, en termes écologique et financier, le covoiturage que l'utilisation d'un bus départemental avec cinq personnes à son bord", poursuit-il.
Pour diminuer notablement la pollution, il faut donc avant tout s'en prendre aux automobilistes, au besoin en les contraignant à évoluer: interdiction des véhicules inadaptés dans les centres des villes, promotion des moyens de locomotion propres, péages et taxes tous azimuts, observe Jean-Pierre Orfeuil.
Des lieux communs sont également à abolir, comme l'interdiction des camions dans les centres, alors qu'un 10 tonnes pollue bien moins que 50 fourgonnettes, remarque Michel Savy, professeur à Paris XII. Il faut aussi permettre aux gros centres logistiques de se rapprocher des villes, pour limiter les trajets inutiles.
La 18e édition du FIG, consacrée à "la planète en mal d'énergies" qui a débuté jeudi se termine dimanche.
SNCF -Les nouveaux tarifs et la polémique
LCI 7 Octobre 2007
A partir d'aujourd'hui, la SNCF durcit les conditions de remboursement et d'échange des billets. Les syndicats et les voyageurs grondent.
Avec cette nouvelle grille, la SNCF vise à remplir ses trains au maximum pour porter leur taux d'occupation de 75% actuellement à 80% d'ici trois ans.
Depuis ce dimanche matin, si vous ratez votre train, tout échange ou remboursement de votre billet vous coûtera 10 euros, et 3 euros si vous détenez une carte de réduction ou bénéficiez de tarifs sociaux.
Il s'agit d'une des nouvelles mesures mises en place par la SNCF dans le cadre de sa nouvelle grille tarifaire pour les trains à réservations obligatoires.
Cette grille, baptisée "noteS" prévue pour les TGV, Corail Téoz et trains de nuit Lunéa, augmente les réductions pour les voyageurs prévoyants, institue une "classe affaires", mais durcit les conditions de remboursements et d'échanges des billets.
Au-delà de la veille du départ du train par exemple, une retenue de 10 euros (ou 3 euros avec une carte commerciale) sera systématiquement effectuée.
La nouvelle grille instaure de fait une segmentation de la clientèle entre voyageurs occasionnels (Offre Loisir), clients professionnels (Offre Pro) et clients réguliers détenteurs de cartes commerciales du type 12-25, Senior ou Escapade.
La SNCF vise ainsi à remplir ses trains au maximum pour porter leur taux d'occupation de 75% actuellement à 80% d'ici trois ans.
Les voyageurs font également part de leur mécontentement. La Fédération des usagers des transports et des Services Publics (FUT-SP) a dénoncé samedi la nouvelle grille tarifaire. "Une fois de plus, la SNCF va démontrer qu'elle est de moins en moins un service public et de plus en plus une entreprise commerciale à deux vitesses", estime la Fédération qui craint une augmentation des prix.
"Aujourd'hui, elle donne la priorité aux usagers de luxe qui paieront plus cher (en fait c'est leur entreprise qui paiera), aux dépens du menu fretin ferroviaire qui, lui, est évidemment moins rentable", affirme encore la FUT, qui dénonce "la plus totale opacité" des tarifs.
Les syndicats Sud Rail et CGT-Cheminots s'étaient aussi élevés contre cette grille, dénonçant des tarifs "opaques", une sélection par l'argent et disaient redouter une hausse masquée des tarifs.
samedi 6 octobre 2007
Le comportement routier du Français sert de prétexte au « racket de l’état »
Sa. C. et P.A. avec AFP - 20Minutes du 05/10/2007
«Il est possible que dans les mois ou les années qui viennent, on n'indique plus spécifiquement» les emplacements des radars fixes «parce que maintenant, les Français ont compris la nécessité de respecter la vitesse et donc il n'est plus nécessaire ou obligatoire de les aviser qu'ils vont rencontrer un radar», a effectivement expliqué vendredi Cécile Petit. La politique d'appuyer sur le frein pour appuyer sur l'accélérateur «tout de suite après le radar est détestable», a ajouté la déléguée interministérielle sur France Bleu Ile-de-France.
Cette hypothèse avait déjà été très brièvement évoquée par le gouvernement Fillon, à quelques semaines des élections législatives. En raison du risque d'impopularité de la mesure, Alain Juppé, alors ministre de tutelle de la Sécurité routière, avait rapidement mis un terme aux spéculations.
Les internautes et «le racket étatique»
Certains internautes soupçonnent l’Etat de vouloir se remplir les poches: «le comportement routier du Français est trop latin pour ne pas servir de prétexte à mieux organiser le racket étatique», écrit par exemple E-moi. D’autres estiment même que l’augmentation des amendes est liée aux besoins d’argent provoqués par les cadeaux fiscaux.
20km/h
Cécile Petit a également annoncé la mise en place de zones où la vitesse autorisée serait bien inférieure aux 50 km/h actuels. «Nous sommes en train de mettre en place ce que l'on appelle des zones douces, c'est-à-dire des zones (limitées) à 30 voire 20 (km/h) où les piétons pourront circuler en même temps que les cyclistes en même temps que les motos en même temps que les automobilistes. C'est ce qui se passe en Belgique», a expliqué la déléguée. Ces zones seront situées «dans les centres villes», a-t-elle précisé.
A ce sujet les internautes réagissent aussi en masse. Bibi dit: «Faut arrêter, 20km/h, on ira plus vite à pied, pour faire appliquer ça aux conducteurs, je doute fort...» Et Bob de conclure «va falloir que je mette un compteur sur mon vélo».
samedi 15 septembre 2007
Dominique Bussereau réfléchit à une taxe sur les poids-lourds pour financer les infrastructures ferroviaires
La Tribune - 14/09/07
Une taxe sur les poids-lourds pour financer le développement durable et les infrastructures ferroviaires de transport public est remis à l'ordre du jour par le secrétaire d'Etat aux Transports, Dominique Bussereau.
Le secrétaire d'Etat souligne toutefois que sa mise en place donnera lieu à "une très importante concertation avec les collectivités locales et avec les entreprises de transport routier". Par ailleurs, concernant le fret ferroviaire, "on se trouve dans une situation absolument invraisemblable en France", insiste Dominique Bussereau qui souligne que ce secteur gagne des parts de marché dans tous les autres pays européens.
"Il n'y aucune raison que le fret ne parvienne pas à se redresser", affirme-t-il. "Quant à la manière d'y parvenir, c'est à la SNCF de décider, elle a son autonomie de gestion. Anne-Marie Idrac, son comité exécutif et l'entreprise toute entière sont responsables des résultats devant l'Etat actionnaire".
Revenant sur les projets d'autoroutes ferroviaires, Dominique Bussereau affirme qu'il "faudrait un axe Dunkerque-Atlantique, et certainement aussi un axe Est-Ouest, qui emprunterait la liaison Nantes, Saint-Pierre des Corps, Lyon". Il réaffirme aussi son soutien au canal Seine-Nord, "qu'il faut faire le plus possible".
Enfin, Dominique Bussereau insiste sur le fait qu'il "faut absolument améliorer la gouvernance des ports" et mieux utiliser leur complémentarité, faisant ainsi écho aux propos de Nicolas Sarkozy, qui en juin avait souhaité une réforme des ports autonomes dont le statut "archaïque" doit "évoluer".
"Il s'agit de distinguer dans la gouvernance des ports ce qui relève du domaine régalien, à savoir la sécurité, la sûreté, l'aménagement du territoire, de ce qui tourne autour de la gestion opérationnelle du port", explique M. Bussereau.
Mulhouse adopte à son tour le vélo en libre-service
REUTERS : samedi 15 septembre 2007
Après Lyon, Paris et plusieurs autres villes de province, Mulhouse inaugure ce samedi son propre système de location de vélo en libre-service, apprend-on auprès de la municipalité.
Deux-cents vélos seront mis à la disposition des 110.000 habitants de la sous-préfecture du Haut-Rhin dans vingt stations réparties dans le centre ville et notamment près des lignes du tramway mis en service voici un an.
La ville de Jean-Marie Bockel, ex-socialiste devenu secrétaire d'Etat à la Coopération et à la Francophonie, a confié la mise en place et la gestion de ce service à Jean-Claude Decaux.
Déjà opératrice du Vélo'v lyonnais et du Vélib parisien, l'entreprise de communication et de mobilier urbain exploitera en contrepartie les espaces publicitaires installés sur la voie publique.
Si les vélos ressemblent à leurs cousins lyonnais ou parisiens, ils arborent en revanche une robe rouge et blanche, les couleurs de l'ex-"ville aux cent cheminées" et de l'Alsace.
Ils sont dotés d'un système électronique embarqué permettant un signalement à distance de leurs défaillances de freinage ou d'éclairage.
Les vélos de Vélocité seront accessibles sept jours sur sept, de 6 heures à minuit, moyennant un abonnement que l'usager pourra souscrire sur les bornes installées aux stations. La première demi-heure sera gratuite, puis il en coûtera 1 euro l'heure, jusqu'à concurrence d'un maximum de 5 euros par jour
mardi 11 septembre 2007
Les constructeurs automobiles demandent à l’UE de lever le pied sur la réduction de CO2
JULIE MAJERCZAK LAUREEN ORTIZ Libération mardi 11 septembre 2007
Transports. Au salon de Francfort, les fabricants assurent qu’ils ne pourront pas suivre les futures normes réclamées par la Commission.
Le Salon automobile de Francfort qui ouvre ses portes à la presse aujourd’hui va, à coup sûr, se transformer en grand concours de la performance écologique. Et chaque constructeur va y aller de sa petite annonce. 140 grammes de CO2 au kilomètre pour Renault et sa nouvelle Laguna diesel, 119 pour General Motors avec son Opel/Vauxhall Corsa. Qui dit mieux ? Peugeot Citroën avec sa 308 BioFlex ? Mais cette mise au vert, n’empêche pas les constructeurs automobiles européens de voir rouge. Avec en ligne de mire : le projet que concocte la Commission européenne au sujet des émissions de dioxyde de carbone (CO2) des voitures neuves.
En février, l’exécutif européen a annoncé qu’il allait imposer un objectif moyen de 120 grammes de CO2 émis par kilomètre d’ici 2012 aux constructeurs automobiles étant donné leur incapacité à respecter leur engagement. Les émissions moyennes de CO2 des voitures neuves devaient passer à 140 g/km en 2008. Or elles s’élèvent aujourd’hui à environ 160 g/km. Depuis, les fabricants automobiles, qui jugent l’objectif «totalement irréaliste» sont vent debout.
«Cycle». «L’horizon 2012 est trop court pour parvenir à cet objectif, estime Philippe Schulz, de la direction environnement de Renault. De la conception à la commercialisation, le cycle de développement d’un véhicule est de sept ans. Il faudrait donc attendre 2015 pour pouvoir créer des voitures capables d’un tel niveau d’émission en moyenne.» Même son de cloche chez PSA, alors même que le groupe se proclame constructeur le plus écolo grâce à une moyenne d’émission de 140 g de CO2/km.
La Commission européenne doit présenter une proposition législative détaillée le 19 décembre. «Cela va nous faire perdre en compétitivité et se payer en suppression d’emplois», met en garde la porte-parole l’Association des constructeurs européens (ACEA) estimant qu’il est anormal de «faire porter tout le fardeau sur les constructeurs». Pourtant, ces derniers ont déjà grappillé 10 g d’effort en moins par rapport aux intentions initiales de la Commission. L’objectif de 120 se décline en effet en deux : d’une part 130 g de CO2/km pour la moyenne du parc des voitures neuves par le biais d’améliorations sur les moteurs, et d’autre part une réduction supplémentaire de 10 g CO2/km, via d’autres biais (biocarburants, climatisation, pneumatique…). Les industriels ont peu de chance de faire reculer Bruxelles sur cet objectif. Idem du côté des eurodéputés où un rapport sur le sujet doit être voté demain en commission parlementaire.
Formule. Mais les constructeurs pourraient, en revanche, obtenir des eurodéputés qu’ils repoussent la date butoir à 2015 au lieu de 2012. Les Allemands et les Français, les deux principaux leaders européens, sont divisés. Les Allemands, spécialistes des grosses cylindrées, font le forcing pour obtenir une différenciation en fonction de la taille et du poids des voitures. Le PDG de Renault-Nissan, Carlos Ghosn, a déclaré hier, depuis Francfort, que les constructeurs de l’ACEA se mettront d’accord et feront une annonce, d’une seule voix, dans les semaines à venir.
samedi 8 septembre 2007
L'industrie chinoise fait exploser les prix du transport maritime mondial
LONDRES (AFP) - 07/09/2007 TV5 Infos
Les frets maritimes pour le transport de marchandises sèches alignent les records depuis plusieurs semaines, la flotte mondiale ne suffisant pas à absorber un trafic qui a connu une forte expansion avec l'industrialisation chinoise. Les prix du transport ont plus que doublé en un an.
"La première raison de cette flambée des prix est tout simplement un problème de capacité de transport : la flotte mondiale n'est pas adaptée au volume du trafic maritime", explique Lars Hansen, analyste chez l'agent maritime JE Hyde. L'offre de navires disponibles s'étant réduite comme peau de chagrin, les importateurs sont prêts à payer le prix fort pour réserver un bateau, ce qui fait grimper les prix. "Ce qui sous-tend cette hausse des prix est la voracité en matières premières de la Chine. Celle-ci importe d'énormes quantités de minerai de fer et de charbon pour produire l'acier nécessaire à son industrialisation", précise Lars Hansen.
Une pénurie de blé dans plusieurs régions du monde a aussi contribué à doper le transport maritime. Après de petites récoltes en Ukraine et en Europe, la perspective d'une dégradation des cultures en Australie et en Argentine a entraîné une ruée des gros acheteurs de blé vers les fournisseurs américains. "Les Etats-Unis sont le seul endroit où l'on trouve du blé en ce moment. Cette situation a rallongé la route pour beaucoup de navires", a expliqué Lars Hansen.
Pour faire baisser leur facture, certains importateurs de céréales optent pour un transport par conteneurs, normalement réservé aux vêtements ou aux produits informatiques.
Les chantiers maritimes ne devraient pas chômer : la flotte mondiale de navires transportant des matières sèches va augmenter de 5,5% cette année, estime Sverre Svenning, analyste de l'agent Fearnleys. Mais cela ne devrait pas suffire à répondre aux besoins.
En attendant que la flotte mondiale s'ajuste à la demande, les propriétaires de navires, ont de beaux jours devant eux.
Les navires poubelles ont encore de beaux jours devant eux !
vendredi 7 septembre 2007
En Suède, Volvo lance une option éthylomètre ciblant les véhicules de fonction et les taxis.
ANNE-FRANÇOISE HIVERT Libération vendredi 7 septembre 2007
Bientôt finis les repas d’affaires arrosés et les virées en soirée avec la voiture de fonction ? En Suède, en tout cas. Le constructeur automobile Volvo vient d’annoncer qu’il proposerait dès 2008 l’option éthylomètre sur ses voitures neuves destinées au marché suédois. Un gadget commercialisé au prix de 8 000 couronnes (soit 850 euros). Assez dissuasif pour les particuliers. Mais le constructeur compte sur les véhicules de fonction, les voitures de location et les taxis, pour en écouler au moins 2 000 dès l’an prochain.
L’Alcoguard, fabriqué par Volvo, ressemble à une télécommande équipée d’un bec pliable. L’éthylomètre se range sur un chargeur fixé sur la console de la voiture.
Honnêteté. S’il veut démarrer le moteur, le conducteur doit d’abord souffler dans le ballon. Son haleine est analysée en dix petites secondes et les résultats sont transférés par un signal radio codé au système de contrôle électronique du véhicule. En Suède, l’alcoolémie autorisée est de 0,20 g/l de sang. En cas de dépassement, la voiture reste à l’arrêt.
«La technique est chère mais elle offre des meilleurs résultats» , affirme le chef du projet, David Nilsson. Impossible, par exemple, de brancher une pompe à l’embouchure de l’éthylomètre pour tromper la machine. Le gadget est capable de la détecter. En revanche, les petits malins pourront toujours faire souffler un de leurs amis sobres avant de prendre eux-mêmes le volant. Mais en Suède, on compte évidemment sur «l’honnêteté du conducteur et son sens des responsabilités».
A l’achat du véhicule, le propriétaire pourra choisir une fonction d’urgence, qui permettra de démarrer exceptionnellement le véhicule sans passer le test d’alcoolémie. Notamment, en cas de perte du testeur. Mais une fois activée, la fonction ne pourra être effacée de la mémoire du système de contrôle électronique du véhicule qu’en passant chez un concessionnaire Volvo. Le patron pourra donc facilement contrôler les gestes de ses employés.
Assurances. En Suède, déjà bon nombre de compagnies de taxi et de transports routiers ont adopté l’éthylomètre au démarrage. En outre depuis 1999, près de 2 000 automobilistes arrêtés pour conduite en état d’ivresse ont accepté de participer à un programme leur permettant de garder le permis en échange de l’installation d’un éthylomètre dans leur véhicule.

