dimanche 3 février 2008
Retour très attendu - Un train en 2010
SUD-OUEST Béarn 01/02/08 Nicolas Cendrès
LIGNE PAU-BEDOUS. --Alain Rousset a supervisé les travaux de nettoyage de la voie ferrée, en préalable à sa réouverture. « Je ne voulais pas revenir ici sans faillir à ma parole ». Alain Rousset, président de la Région Aquitaine, est venu se rendre compte, hier, de l'avancée des travaux de nettoyage sur le tronçon Oloron-Bedous de la ligne de chemin de fer Pau-Canfranc.
Depuis septembre 2007, la Région a pris l'engagement de faire rouvrir cet axe abandonné en 1981. La végétation y avait repris ses droits et c'est tout un travail de débroussaillage et de nettoyage qui a été entamé la semaine dernière.
Ces premiers travaux, sous la maîtrise d'oeuvre de Réseau ferré de France (RFF), consistent donc à abattre les arbres et à enlever toutes les broussailles qui obstruent la voie. Cette première tranche ne devrait pas durer longtemps, puisqu'en « mars prochain toute la ligne entre Bedous et Bidos sera dégagée » confirme Bruno de Monvallier, directeur de RFF Aquitaine Poitou-Charentes.
La seconde étape sera d'enlever des rails qui datent de 1914, de remplacer les traverses et de poser une installation ferroviaire neuve. Elle permettra alors de supporter à la fois une circulation de transport de voyageurs et de fret.
Selon un calendrier donné hier les travaux finaux devraient commencer à la fin de l'année 2009 et le premier TER, à moteur thermique cependant, pourrait circuler vers la mi-2010.
Pour cette opération, la Région s'est engagée et finance seule, comme le rappelait Alain Rousset, à hauteur de 30 millions d'euros. L'autre partie, c'est-à-dire la régénération du tronçon Pau-Oloron, se déroulera à la même période, mais sera financée par la Région et l'État à hauteur de 13,125 millions d'euros chacun et par RFF pour 8,75 millions.
Pau-Saragosse. Cet ensemble de travaux s'inscrit dans un plan plus vaste qui vise à la réouverture de la ligne Pau-Canfranc. Depuis 1970 - et l'accident qui avait détruit le pont de l'Estanguet -, la voie ferrée n'est plus utilisée.
Et pourtant, de l'autre côté des Pyrénées ce projet est considéré avec importance. La preuve en a été donnée avec la présence hier d'Alfonso Vicente, le conseiller en travaux publics de l'Aragon. Il a rappelé que c'était « un projet conjoint, global et qui devrait se faire des deux côtés en même temps ».
Un bureau d'études a été d'ailleurs chargé par la Région d'évaluer et de chiffrer le grand projet qui relierait Pau à Saragosse. Le coût total de l'opération s'élèverait à 275 millions d'euros et la ligne pourrait être mise en concessions afin de payer une partie des investissements.
« Un grand jour ». L'annonce de cette volonté a été un soulagement pour beaucoup d'Aspois, élus ou citoyens qui entendaient parler de la ligne Pau-Canfranc un peu à la manière de l'Arlésienne.
C'est le cas d'Alain Cazenave-Piarrot, le président du Comité pour la réouverture de la Oloron-Canfranc (Creloc) : « C'est un grand jour pour nous, même si c'est une première étape. Cela mettra Bedous à seulement vingt minutes d'Oloron. Cette ligne pourra concerner les 2 700 personnes qui habitent dans la vallée. Une seule inquiétude cependant, que la solution thermique reste transitoire et que la ligne devienne, à terme, électrifiée ».

jeudi 31 janvier 2008
Les transports publics doivent et peuvent-ils être gratuits ? A Nantes, le débat est sur la table
Marc LE DUC, Gaspard NORRITO et Vanessa RIPOCHE. Ouest-France 30/01/08
Qu'on le juge démagogique ou réaliste, il a le mérite de (re) poser la question des priorités des élus. Pour financer sa proposition, qui représente une dépense de 40 millions d'euros, Benoît Blineau, MoDem, veut créer des panneaux publicitaires dans les bus et le tramway.
Le candidat centriste finance l'arrêt du ticket payant par un alourdissement du prix du stationnement en centre-ville. Et par le recours aux fonds publics : « La gratuité nécessitera qu'on lui consacre 1 % de budget communautaire supplémentaire et qu'on mette un peu à contribution chaque commune. » Ce qui représente, pour les centristes, « de très petits sacrifices » au regard des profits escomptés.
« Elle incitera les gens à renoncer à la voiture quand ça n'est pas utile. » Ce qui, selon lui, sera bénéfique à la qualité de l'air et à la santé de la planète. La gratuité, par l'accroissement prévisible du flux de voyageurs, n'impliquera-t-elle pas un renforcement du parc de matériels roulants, donc de nouvelles dépenses publiques ? Benoît Blineau écarte cette objection : « Il y a plein de bus qui tournent à vide. Il faut réguler tout ça. Il y a des économies à faire. »
Jean-Marc Ayrault (PS). Le maire sortant pense que la proposition de Benoît Blineau « n'est pas sérieuse », et de plus, « elle est ruineuse ». Sa mise en oeuvre « signerait la paralysie d'une offre de transport de qualité, de plus, aucune grande ville d'Europe ne pratique cette gratuité ». Il rappelle que la régie Tan propose aujourd'hui moult tarifs incitatifs, adaptés ou gratuits, à plusieurs publics : chômeurs, personnes âgées, scolaires, étudiants, familles, etc.
Ce qui est important, précise le leader de la liste de gauche et d'écologie, « c'est d'améliorer sans cesse la qualité du réseau ». Selon lui, la proposition de M. Blineau, « qui n'est pas chiffrée, plombe tout : elle arrête les investissements, augmente les impôts, la dette ou le déficit et sans service supplémentaire ».
Sophie Jozan (UMP). La question mérite d'être posée, reconnaît la candidate UMP. « En effet, des expérimentations ont eu lieu, avec des bus, dans des villes comme Vitré ou Châteauroux. Mais, poursuit la chef de file de la liste de droite et du centre, lorsque les agglomérations dépassent les 150 000 habitants, on bute sur le niveau des dépenses d'investissement et de maintenance. Surtout quand il s'agit du tramway dont les matériels et les investissements coûtent très cher. La gratuité nous conduirait aussi à creuser les déficits publics. » Sophie Jozan n'a pas la certitude que la gratuité soit la meilleure façon de responsabiliser les citoyens. Elle préfère travailler sur un prix plancher, afin de concilier incitation à prendre les transports en commun et responsabilité financière.
Hélène Defrance (Lutte ouvrière). « C'est la seule solution pour développer les transports publics dans les grandes agglomérations », dit-elle. Comment financer la gratuité ? Par les finances publiques et surtout « en mettant plus à contribution les employeurs et les grandes surfaces ».
Thierry Fourage (LCR). Le candidat trotskiste « est pour la gratuité des transports à Nantes et dans l'agglomération ». Il pense qu'elle représenterait, pour les couches moyennes et populaires, « une compensation par rapport à des loyers qui flambent. Ça doit être pris en charge par la collectivité », explique M. Fourage, qui n'est pas d'accord pour une recette tirée de la publicité.
Ghani Moussalli (Gauche alternative). Ce candidat, tête d'une liste « citoyenne », est tout à fait d'accord avec la proposition du candidat centriste. « Pour nous, il s'agit de répondre aux besoins des habitants, à l'urgence sociale et écologique. Pour M. Moussalli, la gratuité est possible si on réoriente les dépenses, si on fait des économies ailleurs. Je pense en particulier à certains grands événements. »
vendredi 25 janvier 2008
les promesses n'engagent que ceux qui les reçoivent
Réflexions et informations sur notre planète…et sur ceux qui l'abîment,
par Laure Noualhat - 24/01/2008
Souvenez-vous, "les promesses n'engagent que ceux qui les reçoivent" (Jacques Chirac, Le Monde, 22 février 1988). Notre secrétaire d'Etat aux transports, Dominique Bussereau, en a fait la démonstration hier, à l'Assemblée Nationale, dans le cadre d'une informelle table ronde liée au Grenelle de l'environnement (options bâtiments et transports). Y étaient conviés ( Téléchargement invits.doc ) divers députés -que l'on sait très inquiets des applications possibles du Grenelle-, le directeur général de la SNCF, le patron des Voies navigables de France, le lobby auto (en la personne du directeur technique du Comité français des constructeurs), ..., bref du beau linge. A la fin de la journée de travail, plutôt dense en déclarations plus ou moins fertiles, Dominique Bussereau a conclu en insistant sur la masse de pain "franco-français" qu'il avait sur la planche. Mais une phrase a retenu mon attention.
"Les infrastructures routières poursuivront leur route en France. On ne va pas arrêter de construire des routes et des autoroutes, comme ont cru le comprendre certains pendant le Grenelle." A méditer, surtout face aux déclarations de Borloo, fin octobre, sur la fin des autoroutes en France.
En ligne de mire, l'A65, le grand contournement autoroutier de Strasbourg, celui de Bordeaux, etc. Depuis que les députés ont repris le dossier Grenelle, le temps de l'effeuillage a sonné, et l'effeuillage est d'autant plus vivace que nous avons bientôt des municipales. Or, l'élu de l'Assemblée est aussi un élu local, qui doit rendre des comptes...
vendredi 18 janvier 2008
IMMATRICULATION - À côté de la plaque
SUD-OUEST 17/01/08
IMMATRICULATION. -- À moins d'un an de la mise en place des nouvelles plaques d'immatriculation, le département de Charente-Maritime vote une motion pour le maintien du numéro 17. PARTICIPEZ AU DEBAT ! ¤
Que la route des vacances risque d'être longue dès l'an prochain, avec la disparition progressive des numéros de département sur nos plaques minéralogiques ! Arme de dissuasion massive chez la marmaille à pause pipi ceinturée sur la banquette arrière, le jeu soignait pourtant la moyenne horaire des parents autant que la géopolitique hexagonale des enfants.
Le compromis semble donc ici trouvé, à condition toutefois de décider auparavant d'un seul et même blason pour nos attelages, et ne pas risquer que le Rochefortais y colle anarchiquement une cigogne, l'Oléronnais une huître et le Rétais un numéro 75. « J'ai d'abord pensé aux deux mouettes, l'emblème officiel de la Charente-Maritime, mais je pense que le 17 reste plus identifiable au-delà de nos frontières », précise Claude Belot.
(1), Le Pas-de-Calais (62) a notamment déboursé 24 000 euros pour imprimer les affiches et les autocollants à apposer à l'arrière de la voiture.
¤ FORUM. Pour ou contre la suppression du numéro du département sur les plaqes d'immatriculation ?
Une disposition à laquelle le ministère de l'Intérieur ne devrait probablement pas s'opposer. « Je compte passer un accord avec les concessionnaires automobiles », explique Claude Belot, le président du Conseil général. « Pas question d'en faire tout un fromage, mais je comprends que les gens soient attachés à ces plaques. Parce qu'ils sont fiers de vivre ici, mais aussi pour des trucs tout bêtes? Je me souviens, par exemple, de mes deux gamins qui rivalisaient d'ardeur pour trouver à quel coin de France correspondait un numéro. »
30 départements. En Charente-Maritime, comme dans une trentaine d'autres départements (1), le Conseil général devrait tenter de concilier patriotisme local et loyalisme.
Dans une relative indifférence au mois d'octobre dernier, les élus avaient pourtant déjà voté une motion exigeant que « l'identité de notre département soit affichée sur toutes les plaques de véhicules immatriculés en Charente-Maritime, par l'apposition du numéro 17, voire du logo du département. »
Las, l'instinct grégaire de la diaspora charentaise estivale en souffrira aussi lorsqu'il s'agira de retrouver à l'heure de l'apéro le compatriote du 17 parmi les pins du camping des Pins. Une tragédie nationale, selon Philippe de Villiers, le voisin vendéen souverainiste parti en croisade contre cette réforme européenne qu'il jure de ne pas appliquer.

lundi 14 janvier 2008
Sécurité routière : 4.500 radars sur les routes de France en 2012 !
NOUVELOBS.COM | 13.01.2008 |
Cette année, il y en aura 500 supplémentaires. Au total, 1.858 radars sont actuellement en service sur les routes en France.
Dominique Bussereau, secrétaire d'Etat aux Transports, a décidé de maintenir la pression sur les automobilistes en décidant la mise en place de 500 nouveaux radars sur les routes de France en 2008. C'est ce qu'on apprend dans le quotidien Le Parisien/Aujourd'hui en France du dimanche 13 janvier.
Les années suivantes, environ 500 radars seront déployés sur les routes de France afin d'atteindre 4.500 radars en 2012.
2 à 3% de morts en moins sur les routes
La mise en place de ces 500 nouveaux radars représenterait 2 à 3% de morts en moins sur les routes.
D'autres mesures sont envisagées, notamment une réforme du permis de conduire ainsi qu'une éventuelle évaluation à vie du conducteur si celui-ci a un accident.

dimanche 13 janvier 2008
Ils passent leur permis de conduire à l'étranger
Ouest-france - Tiphaine Boucher-Casel - Dimanche 13 janvier 2008

Trop cher, trop dur, trop long. Pas facile d'obtenir le sésame rose. Une réalité qui conduit certains français à passer leur permis de conduire à l'étranger pour le faire valider ensuite en France.
" J'ai acheté mon permi de conduire au Sénégal. Ca m'a coûté 150 euros !". Parti travailler quelques mois dans une ONG, il y a dix ans, Frédéric en a profité. "Là-bas, il suffisait de payer. Ensuite j'ai appris à conduire avec des amis, dans la brousse."
Aujourd'hui, pour passer son permis de conduire à l'étranger, une seule solution : y résider au moins six mois. Une clause destinée à éviter le "tourisme du permis de conduire", mais qui n'est pas aplliquée partout avec la même rigueur. "Je n'avais pas l'attestation de résidence, se souvient Frédéric. Mais je connaissais quelqu'un qui connaissait quelqu'un... Tout s'est fait pas magouille, assez facilement."
Cécile, partie au Québec, Thomas, étudiant Franco-chilien ont ausi exploité cette recette. Les permis obtenus dans les pays de l'Union Européenne n'ont même pas besoin d'être échangés. Un français peut rouler toute sa vie avec un permis anglais ou espagnol. Tentant, pour les étudiants en échange universitaire dans des pays comme la Pologne (300 euros) ou l'Italie (850 euros mais une épreuve peu difficile). Alors qu'en France, le taux d'échec au premier examen est de 50% et le temps d'attente pour un deuxième pasage va jusqu'à 8 mois !
Une situation paradoxale, donc : alors que son objectif est d'accroître la sécurité sur les routes, le renforcement de l'examen favorise des pratiques à l'encontre du but recherché, sans parler de cas de plus en plus nombreux de conducteurs qui roulent sans permis.
des conducteur dont le permis est suspendu vont le repasser ailleurs, dans l'Union Européenne. Une pratique illégalle et peu fréquente, mais suffisamment préoccupante pour que la Commission de Bruxelles ait décidé de créer un modèle unique de permis avec une base de données centralisée. Mise en circulation prévue pour 2012.
jeudi 10 janvier 2008
Un éthylomètre fiable à 100%, cela existe
Boire un petit coup pour se consoler de la vie chère ?
Dangereux, car les éthylotests sont eux aussi en folie.
Selon le mode d'emploi de ces appareils, il faut attendre une demi-heure pour que le contrôle soit correct, si l'on a bu ou fumé. Prescription trop souvent négligée par la police. Mieux vaut rester à jeun et l'esprit clair pour contrôler la façon dont est appliqué le contrôle.
Le Canard Enchaîné du mercredi 9 janvier 2008

mardi 8 janvier 2008
Le gouvernement annonce un renforcement du contrôle des poids lourds
France Info - 7 janvier 2008
Des employés de sociétés d’autoroutes ont dénoncé le comportement dangereux d’un nombre croissant de chauffeurs routiers. Le ministre des Transports, Dominique Bussereau, annonce donc une surveillance accrue à partir d’aujourd’hui.
Des chauffeurs qui conduisent "à l’oreille". Qui lisent ou regardent la télévision au volant et ne contrôlent leur trajectoire qu’en se fiant au bruit des bandes blanches vibrantes, sur le côté de la chaussée. Voilà ce que dénoncent les agents des sociétés d’autoroutes, qui craignent pour leur sécurité lors de ses interventions.
Leurs témoignages ont été publiés vendredi dans le quotidien Le Figaro, ce qui a décidé le ministre des Transports, Dominique Bussereau, à annoncer un renforcement des contrôles. "Les statistiques dont nous disposons prouvent que les camions sont de moins en moins impliqués dans les accidents de la route. Néanmoins, s’il y a des comportements inconscients, tels lire un journal ou regarder la télévision en conduisant, il faut être extrêmement sévère".
Dominique Bussereau et sa collègue de l’Intérieur Michèle Alliot-Marie ont donc demandé "aux forces de l’ordre d’effectuer des contrôles renforcés" à partir d’aujourd’hui sur les camions.
Selon le ministre, "cette période de surveillance renforcée pourrait être de trois mois. On verra à l’issue quelles conséquences on en tire. Si l’on s’apercevait que ces comportements sont plus fréquents qu’on ne le soupçonne, cela peut passer par un renforcement de l’échelle des sanctions".
Radars: "des milliers d'automobilistes ont été floués avec des PV illégaux"
Propos recueillis par Antoine Jaillard
L'Etat aurait engrangé l'année dernière 350 millions d'euros d'amendes grâce à des radars défectueux. C'est ce que révèle le magazine Auto Plus qui a pu se procurer un rapport confidentiel. Le ministère de l'Intérieur connaissait depuis longtemps ces disfonctionnements mais continuait à verbaliser.
Pierre Olivier Savreux, (chef du service Enquête de l'hebdomadaire d'Auto Plus), que contient le rapport que vous avez consulté?
Le document est sans appel, il stipule que tous les appareils, soit 1000 radars fixes et environ 500 mobiles, sont potentiellement caducs. Chacun peut commettre une erreur de calcul et sanctionner des automobilistes innocents. Les dernières générations de mobiles tentent bien de limiter les écarts entre vitesse réelle et vitesse relevée, mais pour l'instant il s'agit seulement d'une fraction des outils utilisés.
Quelles sont les causes du disfonctionnement?
Concernant les radars mobiles (voitures-flash et radars à main), le rapport démontre que la procédure d'utilisation réglementaire, seule garante de la justesse des relevés de vitesse, n'est pas respectée. Pour que sa mesure soit exacte, le radar doit scrupuleusement être positionné à 25° par rapport à l'axe de la route. Sur le terrain, cela exige une mise en place très précise par les policiers et les gendarmes. Ainsi, avec un angle de 24°, la vitesse d'un automobiliste est surestimée de 4 à 5 %. Si l'angle de travail est de 22°, l'erreur atteint 10 à 13%. Dès lors, un automobiliste peut être flashé à 147 km/h alors qu'il pointe à 130 km/h. Pour les radars fixes, le problème est un peu différent. Selon la loi, ces appareils doivent être contrôlés une fois par an puis certifiés conformes par un organisme public. La réalité est toute autre. Une société privée prend seule en charge la révision et réinstalle les machines. La non mise en conformité favorise alors le manque de précision.
Quels recours sont accessibles aux conducteurs victimes d'erreurs?
Il existe différents cas de figure. Un automobiliste ayant réglé son amende n'a plus de recours possibles. En payant la facture, il reconnaît sa faute. Les autres conducteurs peuvent porter l'affaire devant le tribunal administratif pour faire "sauter" le PV et récupérer leurs points. Des milliers de gens ont été floués par un système dont les bénéficiaires connaissaient les défauts. Les petits excès de vitesse (10 à 20% au dessus de la limite) représentent 80% des infractions. (NDLR: selon les calculs de LEXPRESS.fr, sur les 350 millions d'euros d'amendes engrangés par l'Etat en 2006, 280 millions sont donc récupérés en se basant sur des contrôles de vitesse défectueux). Le manque à gagner pour l'Etat dans une remise au norme des radars a semblé plus important que l'impartialité des contrôles. Des milliers de PV sont illégaux, c'est une grave injustice!
samedi 22 décembre 2007
Quelque 2.500 radars supplémentaires vont être installés
REUTERS : Elizabeth Pineau - vendredi 21 décembre 2007
PARIS (Reuters) - Quelque 2.500 radars supplémentaires (environ 1.600 radars -1.000 fixes et 600 mobiles - sont actuellement en service) vont être installés en France pour remplir l'objectif fixé par Nicolas Sarkozy de faire passer d'ici 2012 de plus de 4.500 aujourd'hui à moins de 3.000 le nombre de tués chaque année, annonce l'Elysée.
Une réforme du permis de conduire est également prévue, ainsi que des mesures contre l'alcool au volant et pour la sécurité des conducteurs de deux-roues motorisés.
"Si depuis, cinq ans, on constate une diminution des personnes tuées sur les routes d'environ 40%, il n'est pas possible de se résoudre à une fatalité de plus de 4.500 morts sur les routes de France", peut-on lire dans un communiqué du porte-parole de l'Elysée.
"Le président de la République a donc, en accord avec le Premier ministre, fixé l'objectif de moins de 3.000 personnes tuées en 2012", ajoute David Martinon dans ce texte publié à l'issue d'un conseil des ministres restreint sur le thème de la sécurité routière, organisé à la mi-journée à l'Elysée.
Selon les chiffres définitifs du ministère du Transports, 4.709 personnes sont mortes dans des accidents de la route en France en 2006. Entre janvier et novembre 2007, 4.144 autres ont été tuées, soit 85 de moins que l'an dernier durant la même période
Elaborée par le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo, la réforme du permis de conduire devra notamment "faciliter l'accès des jeunes à la conduite", précise le communiqué de l'Elysée.
Verbaliser plus pour gagner plus !

