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-:¦:- Information Non-Violence, Environnement TERRE -:¦:- "Le mot résister doit toujours se conjuguer au présent" Lucie Aubrac

jeudi 8 mai 2008

Sarkozy : vous avez dit discret ?

Mercredi 07 Mai 2008 – Marianne - Nicolas Domenach

Par «discrétion», Sarkozy n'est pas allé salle Gaveau. Mais la même semaine, sa Carla raconte leur vie quotidienne dans Paris Match!

Les meilleurs experts de la Sarkozye se sont donc lourdement trompés en annonçant sur le plateau d'Edition spéciale, sur Canal Plus, la venue probable de Sarkozy à la salle Gaveau. Plume et goudron pour le chroniqueur imprudent ? Hara-kiri en direct sur le plateau ? La punition publique sera sévère. Il faut avouer que comme ceux qui suivent et pour certains accompagnent et soutiennent Nicolas Sarkozy depuis des années, j'ai cru qu'il ne pourrait résister à l'appel des militants, à ce besoin de retrouver le contact physique et spirituel avec eux. Comme le conseiller élyséen Dominique Paillé, comme le Secrétaire général de l'UMP Patrick Devedjian, comme le député Frédéric Lefebvre qui le servit au plus près si longtemps, je m'imaginais qu'il faisait monter le suspense, qu'il ne pouvait se passer de sa famille partisane un jour d'anniversaire ni laisser François Fillon tenter de prendre encore davantage de place en chantant ses louanges.

Jusqu'à la dernière seconde, j'ai cru qu'il allait faire son effet surprise et surgir pour un de ses discours de campagne, genre dans lequel il excelle et, comme les militants, j'ai souri lorsqu'une Ferrari, ainsi que le raconte Le Figaro, est passée et que des plaisantins se sont écriés «Voilà le président ». Que nenni !

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Cette absence avait un sens. Nous sommes au temps de la «discrétion», de la «présidentialisation», comme le disent les communicants élyséens, tel son chargé de presse Franck Louvrier. Le président ne fait plus de politique politicienne… « Il est au travail et non dans les festivités de mauvais aloi » !

Pas de bougie, pas de gâteau, plus de folies au Fouquet's, surtout pas de champagne quand les sondages sont en berne et donc pas question de faire de « Gaveau », même si les grands artistes comme les criminels retournent toujours sur les lieux de leurs exploits, ce ne sera pas pour cette fois !

Sarko se prend pour Kennedy : ça va mal finir !
J'aurais dû mieux écouter Claude Guéant le Secrétaire général de l'Elysée qui me confiait qu'ils ne recommenceraient plus l'erreur de trop multiplier les annonces et donc qu'un seul message à la fois suffisait. Celui de l'anniversaire était : le chef de l'Etat est au travail ! Il s'occupe de réformer le pays contre les immobilistes et conservateurs de tout bord mais surtout de gauche. D'un côté le mouvement, Lui, de l'autre l'immobilisme, eux. Et pour appuyer cette démonstration élyséenne, une certaine sobriété s'imposait, la fameuse retenue présidentielle, mais attention, éclairée par les yeux bleu lazuli de Carla Sarkozy. Car si le président se présidentialise, Carlita l'humanise…

L'opération «épouse parfaite» parfaitement réussie se poursuit en effet dans Paris Match cette semaine. Douze pages et la Une, plus que pour l'ami Fritzl le monstre autrichien qui n'a droit, lui, qu'à dix pages. Là, pas de discrétion ! De l'intimité sérieusement et largement mise en scène dans cet album photo de la vie élyséenne que Carla feuillette pour nous. Il y a bien sûr les images consacrées, les balises de ce nouveau parcours de reconquête de l'opinion : « le couple et Mandela, l'émotion », « avec le Prince Philippe, le charme », « avec les proches d'Ingrid Betancourt, l'espoir ». Carlita rédige elle-même les légendes, la légende du président qu'elle héroïse en même temps qu'elle le rend plus humain : « il est beau, intelligent, rassurant ». Nous voilà à nouveau convoqué au chevet du président, dans sa sphère privée qui ne nous regarde pas en principe. Nous voilà pris par les yeux, par la main et par les mots de Carla qui nous raconte sa rencontre avec Nicolas chez Seguela, qui confie « que le coup de foudre existe puisqu'elle l'a rencontré », qui n'appelle son mari que « mon amour » et qui entraîne la journaliste et le photographe de Match dans le bureau où Nicolas Sarkozy en costume sombre travaille bien sûr. « Pouvons-nous entrer mon amour ? » « Bien sûr, mais pour un quart d'heure pas plus ». Car Dieu est à l'œuvre pour le bien de l'humanité. D'ailleurs il ne se montre plus en train de courir ni de se distraire avec ses potes du show-biz. « Car les Français, explique-t-il, vivent mon moindre moment de détente comme une éternité ». « Le président n'a guère envie de plaisanter », souligne la journaliste qui relève aussi tout le bien amoureux que Monsieur dit de Madame : « Carlita mon ange » « Elle est si intelligente, si élégante, si belle ». Il l'aime, elle l'aime, ils s'aiment !

Divin divine. Tant d'amour chez les dieux de l'Elysée, ça se voit, ça éclate sur la photo… si joliment posée. Elle, l'ancien mannequin, assise sur l'accoudoir, tendrement, naturelle à ses côtés. On pense toujours aux images du couple Kennedy. La mythologie de Sarkozy. Il la vit, il la photographie. Comme si l'on pouvait retrouver sa jeunesse, ces années d'espérance où tout semblait possible, même la conquête de la lune. Kennedy-Sarkozy, ça se ressemble. Mais pourquoi semble-t-il avoir oublié que tout ça finissait en tragédie ?

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mercredi 30 avril 2008

La présidence change le style

Philippe Tastet - http://www.philippetastet.com/

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Face à une opinion hostile, à des sondages qui dévissent... le président de la République est parti à la reconquête de sa propre image en adoptant un style plus présidentiel. Exit la Rolex, les ray-bans, l'envoi de SMS en visite officielle, les sorties people, les interventions médiatiques quotidiennes sans cohérence globale. Le président Nicolas Sarkozy a voulu tourner la page de sa première année de mandat en adoptant à la télévision un ton plus humble, qui confirme un changement de style, mais sans rien céder sur le fond et la nécessité de réformer la France.

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mardi 29 avril 2008

Les invités «tunisiens» que Nicolas Sarkozy va emmener à Tunis

Capital.fr – 29/04/08

Pour sa visite d’Etat de quarante-huit heures en Tunisie qu’il entame ce lundi 28 avril, Nicolas Sarkozy, sera accompagné de son épouse, de sept ministres (Rachida Dati, l’accompagnatrice fétiche du président, Rama Yade, etc...) d'un ancien Premier ministre, Jean-pierre Raffarin, tout juste rentré de Chine  et d’une centaine de chefs d’entreprises, de journalistes accrédités. Il a invité aussi, à titre personnel, plusieurs personnalités françaises.


Deux parlementaires nés à Tunis, Claude Bartolone, ancien ministre socialiste de la Ville de Lionel Jospin, aujourd’hui député et président du conseil général de la Seine-Saint-Denis, ainsi que Pierre Lellouche, député UMP de Paris. Le Grand Rabbin de France Joseph Sitruk, né à Tunis, et le réalisateur de télévision, longtemps proche de François Mitterrand, Serge Moati, et enfin, le neveu de l’ancien président, l’animateur de télévision, scénariste et écrivain Frédéric Mitterrand.

A noter la présence de Philippe Séguin, Président de la Cour des Comptes et grand observateur des dépenses de l’Etat. A noter aussi que Bernard Kouchner, notre ministre des Affaires Etrangères est de l'autre côté de la planète, en Colombie.

Bon séjour et couscous pour tous à volonté…

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samedi 26 avril 2008

Au théâtre ce soir en direct de l'Elysée

LE MONDE | 25.04.08

Une création française assez décevante, par Dominique Dhombres

Comment avez-vous trouvé "Au théâtre ce soir en direct de l'Elysée" ? Vous n'avez pas pu y échapper.

Cette pièce était diffusée, jeudi 24 avril, sur TF1, France 2, LCI, BFM, i-Télé, France 24, et j'en passe, sans compter les radios.

Il fallait vraiment être très habile pour déjouer le plan de communication, établi par la présidence, payé par les chaînes, qui était destiné à nous persuader que l'acteur principal travaille comme un forçat à notre bonheur.

Si vous avez été convaincu, vous devez immédiatement, et toutes affaires cessantes, féliciter le réalisateur du programme, Renaud Le Van Kim, ainsi que le décorateur, Philippe Désert.

Le premier faisait bouger les caméras. Le second avait imaginé l'estrade de verre, les tables gigognes et les fauteuils modernes pour le coût modeste de 280 000 euros.

Le fond de décor, lourds rideaux rouges de brocart cramoisi, colonnes cannelées dorées, avec vue imprenable sur les jardins, était fourni par la maison. La salle des fêtes de l'Elysée ressemble à un théâtre à l'italienne qu'on aurait aplati au niveau du sol. Voilà pour le cadre.

Et le spectacle ? L'acteur principal était excellent ou cabotin, au choix, comme d'habitude. Il avait mis un costume rayé fuligineux de fine laine, une chemise blanche et une cravate noire. Cinq journalistes lui donnaient la réplique. Le premier montrait pour la première fois sa nuque dégarnie au public. Vous avez reconnu sans peine PPDA. La production avait préféré, à tort, David Pujadas à Arlette Chabot. Il y avait trois nouveaux, Véronique Auger, Yves Calvi et Vincent Hervouët.

Les questions les plus pratiques étaient donc posées par la seule femme présente sur le plateau, spécialiste des questions économiques et sociales à France 3, une des rares chaînes à ne pas diffuser cette création qu'il faut bien désormais qualifier d'unique.

Elle voulait savoir comment l'acteur principal allait se débrouiller pour alléger les factures de gaz du citoyen-téléspectateur. "On ne peut pas subventionner tout le monde", lui répondait-il laborieusement.

Il ramait également beaucoup pour justifier, une fois de plus, son paquet fiscal. Il admettait que celui-ci avait été une erreur totale de communication, un des rares instants de théâtre-vérité dans ce spectacle pour le moins convenu.

"On ne devient pas français parce qu'on travaille dans la cuisine d'un restaurant, aussi sympathique soit-il", disait-il à Yves Calvi - autre grand moment de l'émission.

Vincent Hervouët, après avoir défendu le Tibet, et obtenu satisfaction partielle, réclamait bizarrement la grâce d'un condamné, Jean-Charles Marchiani. L'acteur principal, hélas, hélas, hélas, est encore à l'affiche pour quatre ans. 

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jeudi 24 avril 2008

Des expulsions fort rentables

Le Canard Enchaîné du mercredi 23/04/08

Pierre et Daniel se doivent d’être souriants dans leur métier d’agent d’escale au comptoir d’Air France, à l’aéroport Roissy-Charles-De-Gaulle. Mais leur arrive de bouillir intérieurement lorsqu’ils voient les flics de la police des frontières raccompagner des gens en situation irrégulière, en vue d’une procédure d’éloignement. Lesquels profitent souvent d’un moment d’inattention des policiers pour demander aux agents de faire passer un message destiné à leurs familles ou bien pour se plaindre des conditions « d’accueil » dans les centres de rétention. 

Mais ce qui indigne le plus Pierre et Daniel, c’est de voir les flics sortir leurs cartes « Flying Blue » (des cartes de fidélité) pour empocher les points de voyages gratuits qui leurs sont accordés, comme à tout voyageur, par la compagnie aérienne.

A raison de 23 000 éloignements en 2007, selon le ministère de l’intérieur, et sachant qu’en moyenne trois policiers accompagnent un expulsé, voila de quoi se constituer assez vite un joli stock de voyages sur le dos des clandestins en situation en situation irrégulière. Sans compter que de nombreux policiers bénéficient, du coup, du statut « Gold », réservé aux hommes d’affaires qui voyagent souvent et régulièrement aux frais de leur entreprise, sur de longs ou moyens courriers.

« Cette pratique n’est pas illicite, affirme t-on au ministère de l’Intérieur. L’administration paie des billets d’avion nominatifs et les policiers profitent du système comme le font les cadres des entreprises françaises. Lors de la prochaine passation de marché avec notre voyagiste, nous poserons la question pour voir si notre ministère peut récupérer ce bonus. »

En attendant, cet été, les policiers et leurs familles iront se faire dorer gratis au soleil grâce aux expulsions. 

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vendredi 18 avril 2008

Des otages et des sondages..

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jeudi 17 avril 2008

La réforme de l’Etat se prépare au Club Med

D.H. - Le Canard Enchaîné - mercredi 16 avril

Plus de 150 collaborateurs de l’agence française pour les investissements internationaux (AFII) ont travaillé durement, du 31 mars au 4 avril, lors d’un séjour au Club Med à Vittel, station thermale réputée des Vosges.

Un vrai calvaire pour les participants. Ils ont été conviés à cette « convention mondiale » par leur président, Philippe Favre, l’ex-directeur de cabinet de Christine Lagarde, lorsque celle-ci sévissait au Commerce extérieur.

Au programme de ces travaux : quinze heures d’ateliers sur « la démarche qualité », « le management », etc. Le tout agrémenté de longues plages de « temps libre ». Epuisant ! Les hyperactifs ont même eu droit, dès leur arrivée, à des activités sportives : golf, tennis, piscine, spa, muscu… Et même : « promenade ». Les soirées étaient également harassantes : dîner au resto du Club puis discothèque. On ne gaspille pas une minute de temps à l’AFII, naguère coachée par Clara Gaymard, l’épouse d’Hervé…

Tour du monde

Plusieurs de ces fonctionnaires chargés de « vendre » l’hexagone aux entrepreneurs étrangers avaient sans doute besoin de se remettre du décalage horaire. Surtout ceux venus des 30 agences « locales » de l’AFII (Singapour, Taïwan, New Delhi, Washington, etc.). Le voyage en première classe, ça fatigue. D’autant qu’à peine arrivés à Paris, ils ont dû se taper le car pour aller à Vittel.

Coût de cette escapade, eau de Vittel comprise : 750 euros par tête de pipe, selon une « source interne ». « Moitié moins », selon le service de presse de l’Agence, qui ajoute : « Avant, nous voyagions beaucoup plus !»

Alors, si c’est une cure d’austérité, rien à dire...

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mercredi 16 avril 2008

L’abondance des commissions nuit … à la santé de l’état

Tribune du 16/04/08 - MONIQUE PELLETIER - ancienne ministre, avocate au barreau de Paris.

Si Jacques Prévert était encore de ce monde, il livrerait, sans aucun doute, un nouvel inventaire des «économies» à réaliser par les pouvoirs publics. On y trouverait, au-delà des quelque 100 et 162 mesures prises par le gouvernement et des observations toujours pertinentes de la Cour des comptes, quelques suggestions de bon sens, en vrac.

Il existe actuellement 800 commissions (dont seulement 200 créées par la loi) qui se penchent sur des problèmes variés. Sont-elles toutes nécessaires et utiles ? Ne durent-elles pas trop souvent au-delà des rapports ?

Les hauts conseils, hautes autorités, observatoires et comités Théodule, fort nombreux également, sont-ils évalués de temps en temps ? Leur coût en locaux, secrétariat, voitures et services divers est-il connu ? Chacun d’eux n’entraîne sans doute pas une dépense importante. Ensemble, leur coût doit être élevé ?

Bien des éléments du patrimoine immobilier de I’Etat, dont on ignore probablement l’étendue, ne pourraient-ils, lorsqu’il s’agit d’immeubles à forte valeur du fait de leur situation, être cédés au prix du marché et donc avantageusement ? Il semble que ce sujet entraîne quelques réticences et ne soit pas traité comme il le faudrait.

L’énorme coût des «ratés» d’une administration, parfois aveugle, ne pourrait-il être évité ? J’ai connu les avions renifleurs, le désastre de l’informatisation des services judiciaires, laquelle a dû être entièrement reprise, pour un montant fort onéreux, par des spécialistes. Plusieurs cités judiciaires construites il y a quelques années ne répondent réellement ni aux besoins des professionnels, ni à celui des justiciables. Citons pour mémoire la catastrophe des passeports électroniques, celle de la vente de l’Hôtel des monnaies et médailles…

Pourquoi ne pas réfléchir à ces projets, ces interventions, ces travaux, par une vaste concertation avec des professionnels qualifiés, afin d’éviter les erreurs les plus graves. Ce ne sont là que quelques observations, quelques rappels. Ils sont loin d’être exhaustifs, faute d’informations suffisantes.

Si nos élites étaient convaincues de faire preuve de plus de raison, plus de bon sens et de moins d’indifférence à la dépense, le pari de la gestion rigoureuse pourrait être gagné. Et c’est la France qui serait gagnante.

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samedi 12 avril 2008

Fillon vante au Japon l'industrie d'une France en pleine "modernisation"

Le JDD.fr – 11/04/08-

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François Fillon et son épouse Pénélope arrivent au palais impérial de l'Empereur Akihito le 11 avril 2008 à Tokyo)

François Fillon s'offre une parenthèse exotique. Alors que la grogne sociale perdure en France, le Premier ministre est arrivé vendredi au Japon pour évoquer avec son homologue Yasuo Fukuda les grands sujets au programme du G8. Deux thèmes sont principalement revenus dans la discussion entre les deux hommes: la vente d'Airbus A380 au pays du Soleil levant, ainsi que le nucléaire.

Après Nicolas Sarkozy en Chine, c'est maintenant François Fillon qui est chargé de jouer les VRP de luxe. Le locataire de Matignon ne fait pas mystère du but de sa visite au Japon: vendre des avions et des centrales nucléaires.

Deux membres du gouvernement les accompagnent : la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Valérie Pécresse, la secrétaire d'Etat au Commerce extérieur, Anne-Marie Idrac, ainsi qu’un importante délégation de chefs d’entreprise.

Il a commencé sa journée par une visite au palais impérial, où ils ont été reçus en audience durant une vingtaine de minutes par l'empereur du Japon Akihito et son épouse.

Devant les PDG japonais, François Fillon a défendu le programme économique engagé avec l'élection de Nicolas Sarkozy, expliquant longuement la réforme du marché du travail, les heures supplémentaires ou l'investissement dans la recherche.

La France est "en phase de modernisation", leur a-t-il affirmé, et elle "veut devenir un pays où il fera bon investir et développer ses affaires".

Et aussi un pays dont les caisses sont vides et qui pourtant fait beaucoup voyager gratis ministres, famille, amis et chefs d’entreprises !!!

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vendredi 11 avril 2008

JUSTICE - Les juges financiers chèrement logés

LE MONDE | 10.04.08 | 15h18

Les fonds de pension américains ont failli faire déménager le pôle financier du tribunal de grande instance de Paris, dont le loyer a considérablement augmenté. Les circonstances du renouvellement de bail ont alerté la commission des finances du Sénat, qui a consacré une audition, mercredi 9 avril, aux investissements locatifs du ministère de la justice.

Selon le sénateur (UMP) Roland du Luart, la location de l'immeuble de la rue des Italiens (ancien siège du journal Le Monde) augmenté de plus de 30 %, pour atteindre près de 4,5 millions d'euros, soit un coût de 600 euros au m2 et de 25 200 euros par agent. Le personnel y est à l'aise, avec 36 m2 par personne.

Pour les sénateurs, la chancellerie s'est préoccupée trop tardivement - en mars 2007 - du renouvellement du bail, qui expirait fin décembre. Fin mai 2007, le propriétaire, dont les fonds de pension sont actionnaires, a donné congé sans proposer de renouvellement. En août, il a changé d'avis et proposé un nouveau loyer plus cher.

DÉMÉNAGEMENT - Le directeur des services judiciaires, Léonard Bernard de la Gatinais, estime qu'il était "hors de question de déstabiliser la justice financière de Paris, ce qui aurait entraîné des réactions". Surtout en plein débat sur la dépénalisation du droit des affaires. Le bail a été signé le 31 mars, pour au moins six ans. Le pôle devrait ensuite déménager dans le futur palais de justice, qui est toujours dans les limbes.

Le sénateur (UMP) Philippe Marini a évoqué "un choix effectué dans une conjoncture qui était loin de s'être améliorée". Le siège de l'inspection des services judiciaires - 1 100 m2, place Vendôme, pour 1 million d'euros par an - est également dans le collimateur des sénateurs.

Question subsidiaire du président de la commission, Jean Arthuis (Union centriste-UDF) : la carte judiciaire. "Nous allons quitter des locaux mis à disposition gratuitement par des collectivités locales pour des locaux à louer ou à construire par l'Etat", a reconnu Rémy Heitz, directeur de l'administration générale et de l'équipement au ministère de la justice.

Le coût immobilier de la réforme est désormais estimé par la chancellerie à 545 millions, "en baisse constante". Le ministère privilégie la "densification" à la construction. En clair : il va falloir se serrer dans les tribunaux. 

Posté par Kozett à 00:03 - Train de vie de l'Etat - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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