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jeudi 15 mai 2008

Les handicapés vont rendre ses 6,83 euros à Nicolas Sarkozy

LibéToulouse – 15/05/08 – GLv

«Des fauteuils roulants, d’accord ! Mais de chez Dior», «On veut des Rolex, des Ray Ban et l’ISF», «Des congés payés pour les handicapés, mais sur le yacht de Bolloré».

Détresse des situations, ironie des slogans.

Les handicapés de Ni pauvre Ni soumis ont pris l’habitude de remettre chaque mois à la Préfecture un chèque de 6,83 euros à l’ordre de Nicolas Sarkozy pour dénoncer «l’aumône» que représentent les 1,1% d’augmentation de l’Allocation adulte handicapés alors qu'il a annoncé l'avoir augmentée de 5%.

Ils ne se sont pas cantonnés, ce coup-ci, place Saint Etienne. C’est en manifestation depuis le Capitole qu’ils s’y sont rendu. Un convoi de fauteuils qui bloque l’intersection des rues d’Alsace et de Metz, ça ne passe pas inaperçu.

La banderole de tête était d’ailleurs des plus voyantes, comparant les 174% d’augmentation que Nicolas Sarkozy s’est accordé en arrivant à l’Elysée, les 40% d’augmentation moyenne des patrons du CAC 40 et les 1,1% laissés aux handicapés.

150 manifestants selon la police. Des sifflets à roulette et une sirène. Des représentants de l’Association des paralysés de France (APF) sont venus du Gers, du Tarn, de l’Aveyron et du Tarn et Garonne.

Les fauteuils roulants sont ce qu’il y a de plus visible. Les handicapés mentaux le sont moins qui étaient pourtant représentés dans le cortège.

Le directeur des services administratifs est descendu de ses bureaux de la Préfecture pour recevoir les chèques de 6,83 euros. La pancarte “Sarko Menteur” n’a pas pu échapper à son regard.

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lundi 12 mai 2008

«La journée de solidarité sert en partie à combler le trou de la Sécu»

Recueilli par ERIC FAVEREAU - Libération lundi 12 mai 2008

Personnes âgées. Le représentant des directeurs de maisons de retraite s’inquiète :

En ce lundi de Pentecôte, journée de solidarité pour certains (cette journée est désormais à la carte), il fait le point sur la mobilisation de la société sur la prise en charge des personnes âgées. Et livre une version différente de celle de Valérie Létard, secrétaire d’Etat chargée de la Solidarité qui affirmait samedi sur France Info que l’intégralité du produit de cette journée de solidarité allait bel et bien à qui de droit.

Pascal Champvert, président de l’AD-PA (Association des directeurs au service des personnes âgées), une fédération qui regroupe 1 800 directeurs de maisons de retraite et services à domicile, s’est peu à peu imposé comme l’interlocuteur des pouvoirs publics.

Vous allez travailler, vous, ce lundi de Pentecôte ?

Non. Pour moi, c’est un jour férié. Quant à la polémique sur ce jour de solidarité, ce qui nous importe, c’est que l’intégralité des crédits aille bien aux personnes âgées.

Et ce n’est pas le cas ?

Une partie du produit de la journée de solidarité sert à combler le déficit de l’assurance maladie au lieu de bénéficier aux personnes âgées.

Comment pouvez-vous dire cela ?

En 2007, la journée de solidarité, fixée alors au lundi de Pentecôte, a rapporté 2,2 milliards d’euros : plus de 1,3 milliard étant destiné aux personnes âgées et en particulier plus de 800 millions d’euros aux établissements d’accueil. Or, tous les crédits n’ont pas été dépensés, en 2007 comme en 2006, et l’Etat refuse de mettre ces sommes en réserve. 200 millions en 2006 et près de 400 millions en 2007 ont été ainsi intégrés dans l’Ondam (Objectif national de dépenses de l’assurance maladie) pour 2008. Les chiffres sont clairs : en 2006, le quart du budget personnes âgées a servi à diminuer les budgets de l’assurance maladie et en 2007 cela risque d’être la moitié des sommes que l’Etat va détourner pour combler le déficit.

Mais il va y avoir l’apport des franchises médicales . Le Président a déclaré qu’un tiers de la somme serait alloué à la prise en charge de la maladie d’Alzheimer. Est-ce le cas ?

Je suis, là aussi, très inquiet. Au conseil d’administration de la CNSA (caisse nationale de solidarité pour l’autonomie) du 1er avril, on pensait que nous allions voir de nouveaux crédits abonder. Or, la réponse que l’on nous a donnée a été de nous dire que les crédits des franchises sont déjà dans le budget de la CNSA. Et que donc, le budget 2008, voté cet automne, contenait déjà l’apport futur des franchises. Il n’y a donc pas d’effet franchises, et aucune augmentation supplémentaire.

Vous en déduisez quoi ?

Aujourd’hui, les franchises ne servent pas à financer un nouveau plan, mais simplement à financer des plans décidés antérieurement. Le plan Alzheimer n’est que le recyclage des crédits et des plans antérieurs.

L’assurance maladie dit qu’il est encore trop tôt pour évaluer le montant rapporté par les franchises…

On ne nous a pas répondu cela. On nous a dit qu’il n’y aurait pas de crédits supplémentaires. Donc, elles ne sont pas là pour apporter une aide supplémentaire aux personnes âgées.

Au-delà de ces questions budgétaires, la France a-t-elle pris la mesure du défi du quatrième âge ?

Depuis trente ans, la France a accumulé du retard. Et une petite partie seulement a été rattrapée depuis 2001. Ce retard, on le ressent encore fortement. On le ressent sur le manque de personnel dans les maisons de retraite, mais aussi dans les services à domicile. Tout le monde en fait l’expérience : les délais pour trouver une place dans une institution sont trop longs. Enfin, les établissements ne perçoivent pas assez d’argent de la collectivité et les personnes âgées doivent payer des coûts très supérieurs à leur retraite.

On a pourtant le sentiment que les pouvoirs publics ont pris conscience de l’importance de cette question…

Depuis 2001, et surtout depuis la canicule de 2003, la prise de conscience est réelle. Les déclarations et les plans successifs de Jean-Pierre Raffarin, puis de Dominique de Villepin, et enfin, le fait que le président Sarkozy en ait fait une priorité nationale montrent un vrai tournant. Le problème, c’est que cette prise de conscience n’a débouché que sur des petits plans, puis sur un plan Alzheimer qui, à ce jour, n’est pas financé.

Comment expliquez-vous ce décalage?

Les politiques sont obsédés par le coût de ces plans. Or, au-delà de l’obligation éthique de notre société de s’occuper convenablement des personnes âgées, ils rapportent aussi de l’argent. Aujourd’hui, dans beaucoup de cantons, les maisons de retraites sont les premiers employeurs, suivis ensuite par les services d’aide à domicile. L’argent pour les personnes âgées n’est pas de l’argent perdu.

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vendredi 9 mai 2008

La retraite des cadres risque d'être amputée

Ouest-France – 09/05/08 - Jean-Jacques REBOURS

Les régimes complémentaires, qui représentent 66 % du montant de la retraite des cadres, vont être rediscutés. Cela pourrait générer des départs massifs fin 2008.

Les salariés nés à la fin des années 1940 ont-ils intérêt à précipiter leur entrée dans l'ère du papy-boom, ou peuvent-ils continuer à travailler sereinement quelques années de plus, comme le préconise le gouvernement ? Jusqu'à présent, s'ils ont cotisé quarante années, ou plutôt 160 trimestres, ces baby-boomers peuvent envisager de cesser leur activité professionnelle dès 60 ans. Ils toucheront leur retraite à taux plein.

Cela risque de ne plus être le cas en 2009. En effet, si les fonctionnaires ne dépendent, en général, que d'une seule caisse de retraite, les salariés du privé en ont deux : celle qui relève du régime général (Sécurité sociale) et une ou plusieurs autres, dites complémentaires. Il s'agit de l'Arco, pour l'ensemble des salariés du privé, et de l'Arco et de l'Agirc pour les cadres. Ces caisses complémentaires financent 66 % de la retraite des cadres et 33 % de celle des non-cadres.

Abattement de 22 % à 4 %

Théoriquement, on ne peut toucher sa retraite complémentaire avant 65 ans. Pratiquement, en vertu d'un accord signé en novembre 2003, Arco et Agirc s'alignent sur le régime général. Cet accord prend fin en décembre 2008. Bien malin qui peut dire ce qu'il en adviendra après !

Dans un contexte de vieillissement de la population et d'incitation à travailler plus longtemps, il est probable que les conditions de départ soient révisées. Si c'est le cas, les personnes qui partiraient avant 65 ans continueraient, pour l'instant, de toucher leur retraite Sécurité sociale à taux plein. Mais elles se verraient appliquer une réduction de leur retraite complémentaire. Au pire, celle-ci pourrait être amputée de 22 % pour quelqu'un qui partirait à 61 ans, au mieux de 4 %, s'il part à 64 ans. C'est un bon moyen pour maintenir les cadres au travail jusqu'à 65 ans !

La renégociation de cet accord devrait aussi avoir des répercussions sur le rachat de trimestres. Une possibilité offerte par la loi Fillon de 2003, qui permet de s'offrir jusqu'à douze trimestres pour compenser des années de cotisations incomplètes ou des années d'études. Jusqu'à présent, cette mesure s'applique aux retraites complémentaires, sans surcoût.

Toutes ces remises en question risquent fort de semer le trouble dans l'esprit des quinquagénaires nés en 1948 ou des jeunes sexagénaires qui totalisent leurs 160 trimestres. Partir dès 60 ans, avec une retraite à taux plein, ou rester au travail encore un ou deux ans, au risque de voir amputer sa retraite complémentaire de plusieurs centaines d'euros : les calculettes des cadres vont chauffer. Avec les semaines de compte épargne temps accumulées au fil des ans, on risque fort d'assister à de nombreux départs de cadres fin 2008. Ceux-là préféreront prendre tout ce qui leur est dû, tout de suite, plutôt que d'en reprendre pour cinq ans.

Tout le monde n'est pas au même régime

Quand peut-on prendre sa retraite ? Depuis la réforme Fillon de 2003, tous les fonctionnaires, qu'ils travaillent dans une administration publique, une collectivité territoriale ou dans l'administration hospitalière, doivent avoir cotisé quarante ans ou l'équivalent de 160 trimestres pour toucher leur retraite à taux plein. Ils peuvent la prendre avant, à condition d'avoir eu quinze ans d'activité au minimum. Dans ce cas, la retraite est proportionnelle à la durée de l'activité.

Dans le privé, depuis 2003, il faut avoir 60 ans et aussi avoir cotisé 160 trimestres pour toucher sa retraite à taux plein. Ceux qui sont entrés tard dans la vie active doivent aller au-delà de 60 ans. Certaines catégories de salariés - ils sont environ 500 000 -, travaillant pour la plupart à la SNCF, à la RATP (transports parisiens), à EDF-GDF, dans la marine, bénéficient de régimes spéciaux : ils peuvent prendre leur retraite à 55, voire 50 ans. D'autres professions, comme les pompiers, revendiquent cet avantage.

Combien touche-t-on en retraite ? Pour les fonctionnaires, la retraite de base (celle de la Sécurité sociale) est calculée sur les six derniers mois d'activité. Le montant de la retraite mensuelle correspond environ à 75 % du dernier salaire. Pour les salariés du privé, la retraite est versée en partie par la Sécurité sociale, sur une moyenne des vingt-cinq meilleures années. Pour un cadre, cette retraite est plafonnée au quart du montant des salaires des vingt-cinq meilleures années. L'autre partie est versée par les caisses complémentaires (Agirc pour les cadres et Arco pour tous les salariés du privé). Les deux tiers de la retraite d'un cadre sont versés par les organismes de retraites complémentaires. Ce montant est d'un tiers pour les non-cadres.

Les changements récents et à venir. En 2003, la réforme Fillon a aligné la durée de cotisations des fonctionnaires sur celle des salariés du privé. Cependant, certains salariés ayant commencé à travailler jeunes dans des métiers pénibles peuvent prendre leur retraite avant 60 ans.

La réforme de 2008 prévoit, qu'en 2012, il faudra totaliser 164 trimestres avant de prétendre toucher une retraite à taux plein. Pour l'instant, il est prévu d'ajouter un trimestre tous les ans, jusqu'en 2016.

Une histoire de gros et de petits sous. Cet allongement de la durée des cotisations à 164

trimestres devrait générer une économie de 2,5 milliards d'euros d'ici à 2012. D'après Thomas Piketty, directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales, cette mesure est en contradiction avec l'exonération des heures supplémentaires qui va coûter à l'État 6,5 milliards d'euros par an, dont 2,5 milliards au titre des cotisations retraite perdues.

Le minimum vieillesse, devenu l'allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa), est de 7 537 € par an pour une personne seule, depuis le 1er janvier 2008, soit 628 € par mois, et de 13 521 € pour un couple.

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jeudi 8 mai 2008

« La fête, sinon rien ! »

Ouest-France – 07/05/08 - Monique Dagnaud (*)

Faire la fête, quoi de plus naturel quand on est jeune ? Les manières de la faire se sont pourtant profondément transformées au cours de la dernière décennie.

D'abord, les âges sont chamboulés. À peine finis les anniversaires avec « pêche à la ligne » et ballons de couleur, les premières boums arrivent vers 10-11 ans, assorties de Coca, danses, lumière tamisée et... parents en coulisses. Vers 15-16 ans, on se retrouve, le samedi soir, dans des appartements désertés par les adultes, dans des cafés ou, dehors, dans des lieux publics (les rues de la soif...) : alcool, souvent cannabis, musique à fond la caisse et exubérance. Les heures de retour sont âprement négociées, une injonction de type « avant minuit » sera vue comme une parole déplacée de « parents qui ne font pas confiance ».

Assez vite, les habitudes s'installent : le samedi soir, sûrement, parfois le vendredi soir, retours au petit matin. À l'âge du bac et des premières années d'université, la famille ne contrôle plus rien. Le déroulement de ces virées nocturnes demeure un secret, les enfants ne veulent rien dire et les parents préfèrent ne pas trop savoir.

Par ailleurs, les pratiques d'excès se sont intensifiées. Notre enquête a porté sur la fraction des jeunes la plus incrustée dans la culture de la « déjante », notamment les 18-21 ans. Des jeunes qui sortent plusieurs fois par semaine, qui boivent « comme des trous », qui consomment aussi souvent des drogues et qui dérivent sur les routes au petit matin. Combien sont-ils ? Disons 10 %, peut-être un peu plus. Ils appartiennent à tous les milieux. Leurs parents ne sont presque jamais chômeurs ou désocialisés. Et les familles sont proches de leur progéniture et soucieuses de son avenir.

Cette ressemblance avec les enfants de la France moyenne est toutefois prise en défaut sur un point : les fêtards extrêmes ont, pour 72 % d'entre eux, redoublé une classe, parfois plusieurs. Est-ce le rejet des études ou la difficulté à suivre le rythme très compétitif du système scolaire français qui explique cette attirance par l'excès, soit par esquive, soit par compensation ? Ou ces sorties arrosées rendent-elles difficile la réussite dans les études (ou le travail) ? Il est difficile de désigner le point de départ. D'autant plus que la fête ne rime pas forcément avec échec scolaire et qu'une petite partie des jeunes « gèrent » allègrement école ou université et soirées déchaînées.

Le goût de ces virées renvoie souvent à un mal-être. Il a aussi à voir avec les changements d'entrée dans la vie adulte en France : étirement de l'âge de la post-adolescence, déficiences du système scolaire (sélection très précoce et poids surdéterminant des diplômes pour trouver une place dans la société), barrières à l'entrée dans le monde du travail, brouillage des rapports d'âge, complexité de la famille moderne, tolérante pour les loisirs, obsédée par les résultats scolaires.

La situation faite aux jeunes incite certains d'entre eux à se construire une image personnelle dans des rituels de fête sans fin : celle du noceur dégagé des contraintes sociales et qui s'éclate en défiant les normes. Ces sorties expriment la vitalité et l'insouciance de la jeunesse, mais aussi une certaine désespérance face à un monde qui n'a pas tenu ses promesses. En particulier dans des familles qui ont espéré garantir une promotion en finançant des études et qui se voient déçues.

Ces transgressions sont aussi des rites de jeunesse : « On délire et on parle de nous. » Pour la plupart de ces jeunes, l'attirance pour les sensations extrêmes s'évanouira au fil des ans, au fur et à mesure qu'ils s'inscriront dans des projets d'adultes.



(*) Sociologue, directrice de recherche au CNRS, auteur de La Teuf, essai sur le désordre des générations (Le Seuil) et de Enfants, consommation et publicité télévisée (La documentation française).

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La culture n’est pas un " en plus "...

Evelyne Riou – ADT Quart Monde France – mai 2008

Tout être humain a besoin de beauté et d’expression créatrice car elles sont sources de dignité et de liberté. Ce besoin s’exprime de mille manières, en tout lieu et en tout temps : un bouquet de fleurs posé sur une table, une chanson que l’on fredonne, un poème écrit dans un cahier... La culture est refus de la misère. Joseph Wresinski racontait que son père, retourné en Pologne, avait envoyé un piano à sa famille restée à Angers. Il aurait voulu que ses enfants apprennent le piano. Mais la maison était si petite et si insalubre que celui-ci est resté dehors. Joseph Wresinski en a toujours eu le regret. Beaucoup plus tard, à son arrivée dans le camp des sans logis de Noisy-le-Grand, il a ouvert une bibliothèque dans le bidonville et a demandé au peintre Jean Bazaine de créer les vitraux de la chapelle du camp. Depuis, les activités culturelles et artistiques comme la lecture, la peinture, le chant, la poterie, le théâtre, l’écriture, la broderie et bien d’autres, sont au coeur de tous les rassemblements organisés par le Mouvement Atd Quart Monde et de toutes les actions entreprises avec les enfants, les jeunes et les adultes. Ce n’est pas un " en plus ", mais l’affirmation même du refus de la misère. Ces temps de liberté, loin des soucis, sont avant tout des temps de plaisir, de rencontre et de partage, entre des personnes de différents milieux. Chacune se redécouvre en découvrant ses capacités créatrices. Mais pour que les personnes les plus exclues du fait de la misère puissent s’exprimer, il faut que d’autres personnes s’engagent à leurs côtés. Il devient alors possible, chacun acceptant non seulement de donner mais d’apprendre de l’autre, de construire ensemble une culture commune. C’est un défi permanent lancé à toute la société.

La loi d’orientation contre les exclusions votée en France en 1998 a inscrit comme " objectif national " : l’accès à la culture et aux pratiques artistiques pour tou.s

Bien des professionnels de la culture ou d’autres métiers n’ont pas attendu cette loi pour bâtir des projets culturels en partenariat avec des personnes vivant dans une grande précarité. Mais ce texte donne une vraie légitimité à leur engagement vis-à-vis de leurs collègues, de leur hiérarchie, leur profession ou leur entourage. Depuis, d’autres ont rejoint cette " mobilisation du refus de la misère ", animés de leurs propres passions pour les livres, la peinture ou le théâtre. Ils cherchent à rencontrer ceux qui en sont le plus éloignés. Les membres du Mouvement sont témoins de nombreuses initiatives en France, en Europe et dans le monde. Ils participent, là où ils sont engagés, au questionnement sur les moyens à mettre en oeuvre pour que la culture et la création soient accessibles à tous, dans le respect des personnes. Ils partagent leurs propres recherches, leurs connaissances et surtout leur souci que les plus pauvres soient des partenaires dans tout projet.

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mercredi 7 mai 2008

Le Français n'est pas très généreux

Ouest-France – 0//7/05/08

Seulement 9 % des ménages ont déclaré avoir fait un don à un organisme d'aide aux personnes en difficulté. Les foyers modestes donnent davantage.

Selon une étude réalisée en 2005 par l'Insee, près de 9 % des ménages ont déclaré (aux impôts) avoir fait un don à des organismes d'aide aux personnes en difficulté. L'enquête prend en compte les dons aux associations ou aux fondations assurant la fourniture gratuite de repas ou de soins médicaux ou favorisant le logement de personnes en difficulté, en France ou à l'étranger. Les autres types de dons, comme ceux au profit de la recherche médicale, des associations culturelles ou de partis politiques, sont exclus de l'étude.

Qui donne ? Les ménages où le chef de famille a plus de 65 ans représentent 38 % des donateurs. Les familles avec enfants font moins de dons que les couples sans enfant (11 %). Les femmes seules donnent aussi souvent que les couples avec enfants et plus que les hommes seuls. Les inactifs sont plus généreux que les salariés. 20 % des familles de cadres ont fait un don. Cette proportion est de 5 % et 8 % chez les agriculteurs, employés, artisans, commerçants, chefs d'entreprise. Et de 4 % chez les ouvriers.

Combien donnent-ils ? La moitié des dons ne dépassent pas 85 €. Un ménage sur quatre donne plus de 200 €. Mais la même proportion donne moins de 40 €. 5 % des donateurs ont donné plus de 700 €. Bien que 20 % des ménages donateurs ne payaient pas l'impôt sur le revenu de 2005, les 484 millions d'euros offerts aux organismes d'aide aux personnes en difficulté ont généré 289 millions de réductions d'impôts.

Des réserves. Cette enquête a été réalisée sur l'année 2005. Cette année-là, il y a eu deux fois plus de donateurs qu'en 2000 du fait de l'évolution de la législation fiscale en matière de dons. C'est aussi l'année qui a suivi le tsunami de décembre 2004; une catastrophe qui avait généré près de 500 millions d'euros de dons en France parmi lesquels 95 millions provenant de privés.

Des déductions d'impôts. Dans la déclaration de revenus 2007, les dons aux associations font l'objet de deux cases. Une pour les dons aux organismes d'aide aux personnes en difficulté ; ils donnent droit à une réduction d'impôt de 75 % jusqu'à 488 €. Le supplément éventuel, procure une réduction d'impôt de 66 %. La seconde case concerne les dons aux organismes d'intérêt général (recherche médicale, par exemple), ceux aux partis politiques, aux associations de parents d'élèves... Ces dons donnent droit à 66 % des sommes versées. L'ensemble des dons donnant droit à abattement est limité à 20 % du revenu imposable.

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mardi 6 mai 2008

L'Eglise réformée de France préoccupée par les quotas d'expulsion

05/05/2008 – France infos - AFP

TOULOUSE - L’Église réformée de France (ERF, 1ère église protestante) a mis en garde, lors d’un synode national réuni à Toulouse, contre "les conséquences de la politique actuelle du chiffre et des quotas d’expulsion" des sans-papiers, selon un communiqué diffusé lundi.

Le synode, réuni du 1er au 4 mai, "attire l’attention des Eglises et de leurs membres sur les conséquences de la politique actuelle, du chiffre et des quotas d’expulsion, dont les effets sont contraires aux convictions chrétiennes et peuvent être dramatiques pour des étrangers qu’ils côtoient dans leurs paroisses, au travail ou ailleurs", indique le texte. Il "attend que les pouvoirs publics, face à la revendication des salariés sans-papiers, proposent, dans la clarté des procédures comme des conditions, des solutions humaines qui garantissent l’égalité de chacun devant la loi et son application". Le Synode "s’élève" également contre le projet de directive européenne qui prévoit une harmonisation juridique avec une rétention pouvant aller jusqu’à 18 mois. Ce projet de directive "banalise l’enfermement des étrangers ayant eu un refus de séjour ou d’asile en Europe" et "entraînerait un traitement inhumain des personnes, contraire à l’Evangile", estime-t-il.

Quelque 250 délégués, pasteurs ou laïcs, ont participé au 101e synode, qui s’est également ému, dans un message à l’Église protestante d’Algérie, de la situation de cette église "qui se voit notifier (par les autorités algériennes) la fermeture de lieux de culte et l’interdiction du témoignage public de l’Evangile". Née au XVIème siècle, l’Eglise réformée (appelée ainsi en référence au réformateur Jean Calvin) est la première église protestante en France avec "un noyau actif de 52.000 familles" et 350.000 personnes participant ou faisant appel à ses services, selon la Fédération protestante de France.

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06/05/2008-- AFP

Près de 9% des ménages français ont effectué en 2005 un don à des organismes d’aide aux personnes en difficulté, pour un montant moyen de 206 euros, selon une étude de l’Insee publiée mardi.

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lundi 5 mai 2008

Lundi, c’est neurasthénie. Toi aussi tu appréhendes la semaine à venir et le travail en général ? Félicite-toi, tu n’es pas seul

  lundi 5 mai 2008

Un «trouble dysphorique» méconnu

Jean-Paul Richier, praticien hospitalier, se livre sur son site (1) à une parodie assez hilarante des rapports médicaux sur telle ou telle maladie avec descriptif clinique, échelles d’évaluation et tout, et tout. Il s’attaque au fameux «trouble dysphorique du lundi matin», pathologie méconnue dont les caractéristisques cliniques observées sur les sujets (au moins deux lundis d’affilée) sont : 1. manque d’énergie ; 2. sentiment de lourdeur ; 3. irritabilité ; 4. difficulté à se concentrer ; 5. repli social ; 6. anxiété ou tension ; 7. baillements répétés ; 8. ptosis (chute de la paupière) bilatéral, etc. Des «manifestations qui interfèrent nettement avec le travail ou l’activité scolaire». Chef, c’est le docteur qui le dit.

(1) http://www.atoute.org/n/article53.html

Toi aussi, tu fais partie des 50 % de salariés français qui souffrent de troubles du sommeil dans la fameuse nuit, selon une récente étude menée sur 24 224 salariés par le groupe Monster. Une enquête sur ce qu’il est convenu d’appeler la «phobie du lundi» qui touche donc 52 % des salariés français qui déclarent souffrir toutes les semaines et 28 % assez fréquemment. Non seulement cette lundiphobie est bien partagée sous nos latitudes (lire ci-dessous), mais elle est qualifiée par le bureau d’études de «fléau mondial». Si si, et tiens-toi bien, la France se situe en deçà de la moyenne mondiale avec ses 61 % de stressés du dimanche soir.

Gagnants, les Etats-Unis et l’Angleterre, où 70 % des salariés avouent être frappés par le stress du travail dans la nuit de dimanche, suivis par la Hongrie. En Italie, en Espagne et en Norvège, les lundiphobes tournent autour de 50 %, tandis que les salariés danois ou norvégiens (31 %) semblent les plus sereins. C’est dans ces trois pays-là que l’on trouve le taux le plus élevé de salariés déclarant ne jamais souffrir de troubles du sommeil liés au travail en général, et au lundi en particulier. Bref, un seul mot d’ordre, la lutte contre le stress en entreprise. Ou la suppression du lundi. Mais alors on aura la phobie du mardi. Témoignages.

Florent, 26 ans, le cyclothimique

«Je déteste le lundi. C’est simple, je me réveille mécontent. L’idée de devoir prendre le chemin des obligations m’ennuie. Quand j’arrive sur mon lieu de travail, les mines réjouies de mes collègues m’agacent. A croire qu’ils s’ennuient tout le week-end. Pour les contrer, j’avale trois cafés, soit trois fois plus qu’un mardi, et j’affiche mon plus beau sourire. L’autopersuasion fonctionne puisque dès la mi-journée je reprends goût au travail. En fait, le lundi, c’est juste un mauvais cap à passer.»

Mathieu, 36 ans, le méthodique

«Cet état bizarre commence chez moi le dimanche vers 17 heures, et l’été à la tombée de la nuit. Je compense en me lançant dans un repassage méticuleux de mes chemises pour la semaine, je cire mes chaussures, je les brique. Mon dîner du dimanche est destructuré : je le considère comme ma dernière pause récréative. Je mange n’importe quoi, en vrac, et uniquement des choses que j’aime, en regardant à la télé des trucs qui vident le cerveau tard dans la nuit. Le lundi matin, je me lève tôt pour avoir le temps de prendre un long bain : shampooing, rasage. En fait, ce qui m’est le plus pénible, ce n’est pas tant de sortir du week-end que d’entrer dans la semaine. Quitter une atmosphère pour une autre, c’est ça le plus dur pour moi. Je crois que ça me vient de l’enfance, quand il fallait s’arracher à la famille pour aller prendre l’autocar et partir à la pension.»

Daniel, 49 ans, l’allergique

«Ça m’agace les gens qui disent "c’est dur comme un lundi". Pour moi, c’est dur tous les jours. En ce moment, il y a des gens qui ont le rhume des foins à cause des châtaigniers, des platanes, moi c’est le boulot.»

Anne, 31 ans, la boulimique

«J’ai enfin compris pourquoi je me traîne tous les lundis matins. C’est parce que je veux tellement profiter de la vie pendant mes week-ends. Ça commence par un dîner festif le vendredi (la meilleure soirée de la semaine). Footing au réveil le samedi puis, en général, une expo suivie par le ravitaillement hebdomadaire au supermarché, puis un cinéma, puis un dîner très arrosé ou une soirée dansante. Le dimanche, piscine pour évacuer toutes mes toxines et calories de la veille. Puis long déjeuner. Mais au dessert, je ressens un vague blues qui me rattrape. Je me conditionne toujours pour me coucher tôt le dimanche, mais ça ne marche jamais. Le lundi, je me réveille épuisée, les muscles douloureux. Café et aspirine au petit déj. Toute la journée, je rame : mon corps est lourd, mon cerveau très lent.»

François, 55 ans, l’empathique

«Le lundi matin, je n’ai pas encore quitté le dimanche quand j’arrive au travail. C’est très dur de se mettre dans le bain, surtout quand on manage 400 personnes qui elles-mêmes affichent sur leur gueule l’humeur de leur week-end. Le dimanche soir, je me dis souvent "merde faut retourner au charbon", j’y vais vraiment à reculons, parce qu’il faut gérer ses propres problèmes mais aussi le chagrin et le bonheur du personnel. Tous les lundis, comme toutes les semaines, il faut redynamiser l’équipe.»

Perrine, 28 ans, l’atypique

«Au lycée, j’avais de vraies appréhensions. Il m’arrivait même de sécher le lundi. Le dimanche soir, dans mon canapé, le générique de Zone interdite ou de Capital me rappelait que la récréation était finie. Sans parler de la question fatidique : t’as fait tes devoirs ? Depuis que je travaille, j’ai toutes les raisons de redouter le lundi : mauvaise ambiance, stress, fayotage. Et pourtant, je n’ai aucune angoisse. Je crois même que j’aime les lundis.»

A.-S.F., M.-J.G., E.M. et E.P. – Libération

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vendredi 2 mai 2008

SOS crise alimentaire

Chers amis,

Avez-vous remarqué la hausse des prix aliments lorsque vous faites vos courses? C'est la raison pour laquelle - nous nous enfonçons dans une crise alimentaire mondiale . Déjà un septième d'entre nous souffrent de la faim à travers le monde - mais cette hausse des prix oppresse des milliards de personnes, déclenchant des émeutes de la faim du Bangladesh à l'Afrique du Sud . En Sierra Leone le prix du sac de riz a doublé et est inabordable pour 90% des citoyens. Avant qu'il ne soit trop tard, le monde a besoin de mobiliser un financement d'urgence contre la famine, supprimer les effets pervers de l'utilisation des biocarburants et la spéculation , ainsi que s'attaquer les causes profondes lors des prochaines réunions au sommet.

La militante des droits de l'homme Zainab Bangura, nouvelle ministre des Affaires étrangères de Sierra Leone, a fait le tour du monde en lançant un appel aux pays riches - elle s'adresse maintenant aux membres d'Avaaz pour obtenir de l'aide . En début de semaine, Ban Ki-Moon a tenu une réunion au sommet à l'ONU à propos de la crise. Voici pourquoi nous lançons une campagne d'urgence pour demander aux dirigeants d'écouter et d'agir. Cliquez ci-dessous pour voir la vidéo de Zainab et ajouter votre nom à la pétition - Ensemble, nous pouvons créer une mobilisation mondiale à l'ONU, le G8 et l'UE dans les prochains jours et semaines:

http://www.avaaz.org/fr/global_food_crisis/25.php

Le pire pourrait être encore à venir. La crise alimentaire dans le monde nous touche tous , l'inflation, la dégradation des économies oppressent les citoyens pauvres et à revenu moyen du monde entier. Les prix des aliments de base comme le blé, le maïs et le riz ont presque doublé, ce processus s'est accéléré au cours des dernières semaines.

Pour gérer cette crise - le Programme alimentaire mondial a besoin de 753 millions de dollars en mai pour sauver 100 millions de personnes de la faim . Les nombreuses causes de cette crise sont la spéculation effrénée des biocarburants et le manque de réglementation, mais quelques propositions intéressantes pour y remédier circulent.

Lorsque nous irons soumettre nos revendications pendant les réunions du G8 et de l'UE en mai, juin et juillet, nous demanderons aux dirigeants du monde de s'attaquer aux problèmes sous-jacents du système alimentaire mondial. Pour lutter contre la crise, nous avons besoin d'investissements massifs dans la productivité agricole diversifiée et de sécurité alimentaire pour les pays en voie de développement. Nous devons nous responsabiliser - afin d'améliorer nos régimes alimentaires , réduire le gaspillage et manger moins de viande (l'aliment le plus inefficace).

Au vingt et unième siècle, une telle situation est inacceptable. Nous sommes tous menacés. Ces moments de vulnérabilité peuvent nous faire sentir impuissants - pourtant il est essentiel que tous les citoyens du monde s'unissent et se mobilisent avant qu'il ne soit trop tard. Signez la pétition sur le lien ci-dessous, puis transférer ce message et demander à vos amis et votre à famille de faire de même -

http://www.avaaz.org/fr/global_food_crisis/25.php

Avec espoir,

Le 1er Mai 2008 - Paul, Galit, Ricken, Graziela, Iain, Mark, Pascal et le reste de l'équipe Avaaz.

PS: Pour en savoir plus:

http://www.lemonde.fr/talents-fr/article/2008/04/28/la-plus-forte-hausse-des-prix-alimentaires-depuis-1978_1039137_3504.html
http://afp.google.com/article/ALeqM5jXLwOkwZq6Hq1SSt-hAqekaNZ0pg



A PROPOS D'AVAAZ

Avaaz.org est une organisation non gouvernementale indépendante à but non lucratif, qui mène des campagnes mondiales pour faire en sorte que les opinions et les valeurs des peuples influent sur les décisions mondiales. (Avaaz signifie "voix" dans de nombreuses langues). Avaaz ne reçoit aucun financement d'aucun gouvernement ou entreprise. L'équipe d'Avaaz est basée à Londres, New-York, Paris, Washington, Genève, et Rio de Janeiro.

Posté par werdna à 12:37 - Solidarités - Social - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Famines : réponse à Kouchner

Libération vendredi 2 mai 2008 - MARC BIED-CHARRETON professeur émérite des universités, président du Comité scientifique français sur la désertification. 

Dans une tribune publiée dans Libération le 11 avril, le ministre Bernard Kouchner et ses secrétaires d’Etat découvrent que des centaines de millions de personnes souffrent de malnutrition et de sous-nutrition, et que c’est un scandale.

Ils suggèrent que cela est dû au changement climatique et à quelques autres facteurs. L’explication est un peu simpliste et fait fi de toutes les expertises africaines et européennes et des actions antérieures menées ou manquées depuis des décennies.

Notre contribution au Programme alimentaire mondial (PAM) est une misère (32 millions d’euros). Soutenir les ONG, les scientifiques, mieux se coordonner, notamment avec les Européens; encourager des réformes structurelles… Oui, mais pourquoi ne l’avons-nous pas déjà fait alors que nous sommes nombreux à l’avoir proposé ?

Nous avons déjà des mécanismes de coordination entre les aides, entre les ONG, entre ONG et scientifiques; ces mécanismes sont efficaces et ne coûtent pas cher, alors pourquoi le ministère des Affaires étrangères et européennes arrête-t-il de les appuyer justement en 2008, année de la présidence française de l’Union européenne ?

Pourquoi l’investissement agricole est-il si faible depuis vingt ans (il est passé de 20 % de l’Aide publique au développement à 5 %) alors que nos efforts doivent porter là ?

Pourquoi les prix agricoles sont-ils si instables : nous avons garanti notre agriculture et nos agriculteurs avec quarante ans de PAC et nous ne serions pas capables de recommander une politique de même nature en Afrique ?

Pourquoi notre aide publique au développement est-elle en régression (0,4 % du PIB).

Pourquoi seulement 2 % de cette aide passe-t-elle par les ONG, contre 10, 20 ou 40 % dans d’autres pays européens ?

Pourquoi les visites significatives de nos ministres en Afrique sont-elles orientées vers le Gabon ou le Congo, petits pays sous-peuplés disposant d’une rente pétrolière que leurs dirigeants gaspillent ?

Madame et messieurs les ministres et secrétaires d’Etat, s’il vous plaît, mettez un peu cohérence entre vos paroles et vos actes.

Posté par werdna à 12:29 - Solidarités - Social - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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