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jeudi 25 septembre 2008

Quatre Français sur dix ont sacrifié un soin par manque d'argent

Ouest-France – 25/09/08

Les Français font des économies sur leurs soins dentaires.

Après avoir appris hier que les Français rognaient sur leurs dépenses alimentaire, voilà un nouveau sondage inquiétant qui montre qu'ils sont près de 40% à renoncé à un soin médical en raison de son coût. Par ailleurs, 85% estiment que leurs enfants ont plus de risques qu'eux de connaître un jour la pauvreté.

Selon Ipsos pour le Secours populaire, près de quatre Français sur dix (39%) ont déjà renoncé à un soin, ou l'ont retardé, en raison de son coût.

Ce son les dents les plus lésées. L'achat de prothèses dentaires est le soin le plus souvent sacrifié ou retardé (par 31% des personnes interrogées), suivi de l'achat de lunettes ou de lentilles de contact (29%), une consultation chez un spécialiste (24%), un dentiste (23%), un ophtalmologiste (19%), l'achat de médicaments (18%), des radios ou analyses en laboratoire (16%), une consultation chez un généraliste (14%), chez un psychiatre ou psychologue (11%).

Éloignement géographique 

A cause de l'éloignement géographique, 9% des sondés ont déjà renoncé à une visite chez un généraliste (contre 88% qui n'y ont jamais renoncé) et 13% chez un spécialiste (contre 85%). Et 30% ont le sentiment de ne pas "avoir les moyens financiers pour disposer d'une alimentation saine et équilibrée" contre 7O% qui estiment en disposer.

Inquiétude dans l'avenir 

Par ailleurs, 85% des sondés jugent plus élevés que pour leur génération les risques que leurs enfants "connaissent un jour une situation de pauvreté" (55% "beaucoup plus" et 30% "plutôt plus") contre 11% d'un avis contraire (7% "un peu moins élevés" et 4% "beaucoup moins élevés") et 2% qui les estiment "ni plus, ni moins élevés" (2% sans opinion).

Le seuil de revenu net mensuel en dessous duquel une personne seule peut être "considérée comme pauvre dans un pays comme la France" est estimée en moyenne à 1006 euros par les personnes interrogées.

ofof1212

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Et si on s"arrêtait un peu de manger ?

Du site Croisade pour la Santé – septembre 2008

"Et si on s'arrêtait peu de manger... de temps en temps" le nouveau livre de Bernard Clavière

Bookminiature

Le jeûne est une pratique en plein développement aujourd'hui en France (reportages d'Envoyé spécial sur F2, et un autre au JT du 22-02-07 avec David Pujadas), alors que 3 millions d'Allemands jeûnent chaque année depuis longtemps. De plus en plus de médecins cautionnent ce moyen naturel de santé et encouragent à jeûner.

Vous avez peut-être entendu parler de la Croisade pour la Santé organisée et guidée par Bernard Clavière jusqu'à Paris cet été :
Les marcheurs sont bien arrivés, en pleine forme après 14 jours de jeûne, et ont répondu aux médias présents devant le ministère de la santé le 29 juillet dernier.

Quelques phrases extraites du livre :
« Comment l'immense majorité de la population mondiale en est-elle venue à penser que s'arrêter de manger quelques temps est dangereux, impossible,- ou idiot ? »


« Comme un drogué a besoin de sa dose régulière, nous sommes tout autant dépendants de nos doses alimentaires quotidiennes. »


« Il n'est pas de meilleur moyen de mourir trop tôt que de manger trop, trop souvent, trop mal. »


« Aux records de longévité, nous préférons les records de mangeurs de boudin et de fromage, les records de taux de maladie d'Alzheimer, de maladies cardiovasculaires, de cancer du côlon, d'ostéoporose, d'arthrose, et mourir dans la souffrance ! Si ce n'est pas du masochisme, ça y ressemble beaucoup ! »


« N'oubliez jamais : ce n'est pas parce qu'ils sont nombreux à avoir tort qu'ils finissent par avoir raison. »

« Nous vivons n'importe comment, nous mangeons n'importe quoi, et nous comptons sur la richesse publique pour résoudre nos problèmes de santé, dont nous sommes le plus souvent personnellement responsables. »

« Et si on s'arrêtait un peu ? De manger, de courir, de se battre, de se disputer des parts de marché ! Histoire de réfléchir un moment... »

« Je rêve de voir la suspension temporaire de l'alimentation intégrée aux programmes de l'éducation nationale, des écoles primaires jusqu'aux universités, et bien sûr dans les facultés de médecine... »

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Drogues: plus de 4 millions de consommateurs en France, selon la Mildt

TV5MONDE - TOULON (AFP) - 24/09/2008 16h22

Plus de 4 millions de personnes consomment de la drogue en France, de la cocaïne au cannabis, de l'héroïne aux produits de synthèse, selon la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (Mildt).

En marge de la visite des ministres de l'Intérieur français, Michèle Alliot-Marie, et espagnol, Alfredo Perez Rubalcaba, au futur Centre d'enquête et de coordination de la lutte anti-drogue en Méditerranée (CECLAD-M), le président de la Mildt, Etienne Apaire, a détaillé ces chiffres à l'AFP.

En France "il y a environ 150.000 héroïnomanes", a-t-il dit, en relevant que dans des pays producteurs d'opium (la base de l'héroïne) comme l'Afghanistan et le Pakistan, il y en avait respectivement "un million et trois millions".

La France compte également "250.000 cocaïnomanes et autant de consommateurs de produits de synthèse". Ces deux chiffres "ont doublé depuis 2002", a-t-il ajouté.

Quant au cannabis, il existe "4 millions d'expérimentateurs, dont 1,2 million sont des consommateurs réguliers, fumant jusqu'à 10 joints par mois", et, parmi ces derniers, "ils sont 550.000 à fumer au moins un joint chaque jour".

Si la consommation d'une ou plusieurs de ces drogues par une seule et même personne n'est "pas inenvisageable", a reconnu M. Apaire, qui n'a pas pu en quantifier l'usage.

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Bénévolat en santé : pourquoi pas vous ?

Santé magazine – septembre 2008-09-24 – Alice Billouet

Consacrer quelques heures par semaine aux autres, par l’intermédiaire d ‘une association, une façon simple et enrichissante d’être bénévole.

Donner un peu et recevoir beaucoup. Tel pourrait être le « moteur » des bénévoles en santé qui consacrent un peu de leur temps libre aux autres. « Les motivations des bénévoles sont variées, mais tous en retirent une reconnaissance incroyable », confirme Marie-Jeanne Maes, présidente du Centre national de liaison de l’association Visites de malades en établissements hospitaliers (VMEH). « Cela permet de relativiser son quotidien. Les malades nous donnent de formidables leçons de vie »,  renchérir Monique Le Goff, responsable des équipes du soir aux Blouses roses. Une association qui propose des animations ludiques et créatives à l’hôpital et en maison de retraite. Mais attention : lorsque l’on veut être bénévole, il faut savoir pourquoi, et ne pas chercher à d’abord combler un manque personnel.

Bénévole hors de l’hôpital

Noter que l’on peut aussi aider hors de l‘hôpital : prévention santé (sensibilisation au VIH par exemple), travaux de secrétariat ou de comptabilité dans les associations, aide à domicile, ne serait-ce que pour faire les courses d’une personne alitée…

Et, pourquoi pas, accompagner des vacanciers en situation de handicap avec l’Association des paralysés de France, suivre des personnes âgées ou en situation de précarité, accueillir des malades à domicile, s’investir directement dans l’un des comités départementaux de la Ligue contre le cancer, ou organiser une collecte de sang sur son lieu de travail ou d’études.

Certaines actions sont particulièrement innovantes. Ainsi, l’association Les invités au festin (IAF) a ouvert une maison relais autour du concept de « psychiatrie citoyenne ». Le but ? Offrir une alterative à l’hospitalisation à des malades psychiques en les accueillant pour « soigner la vie », dans un lieu où se croisent bénévoles, résidents, salariés, ou participants de passage.

Chacun peut trouver une mission adaptée à ses envies ou à ses capacités. Les possibilités sont nombreuses. Pour les découvrir : le site Internet de France Bénévolat, mais aussi les hôpitaux ou les associations du domaine de la santé et du social, qui assurent souvent la formation des bénévoles.

Pour en savoir plus :

France Bénévolat www.francebenevolat.rg

Visite des malades en établissements hospitaliers (VMEH) www.vmeh-national.com

Les invités au Festin – La Maison des Sources www.lesinvitesaufestin.fr

Les Blouses roses www.lesblousesroses.asso.fr

Association des paralysés de France www.benevolat.evasion.apf.asso.fr

Etablissement français du sang www.dondusang.net

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Franchises médicales : où s’informer ?

Santé magazine - septembre 2008

Vous avez du mal à vous retrouver avec les franchises médicales mises en place depuis le 1er janvier 2008 ? Vous vous posez des questions pratiques sur leur application ?

Sachez que vous pouvez interroger le service prestation de votre Caisse d’Assurances maladie qui est en mesure de vous répondre au cas par cas.

Vous pouvez aussi consulter, si vous êtes salarié(e)s, le site Internet de l’Assurance maladie : www.ameli.fr , rubrique « Assurés », puis « Soins et remboursements ». Ou composer le 3646 (coût d’un appel local), pour avoir un conseiller en ligne. Si vous êtes agriculteur, vous pouvez vous renseigner sur www.msa.fr , rubrique « Santé », puis « Tarifs et remboursements ».

Et pour les adhérents au régime social des indépendants (RSI) sur www.le-rsi.fr / maladie_maternité / remboursements_maladie / franchise_médicale.php.

Les dépassements d’honoraires pointés du doigt.

Les dépassements peuvent atteindre des montants prohibitifs et la différence entre le tarif conventionnel et le tarif pratiqué par le médecin, peut représenter entre 20 et 60% du prix total de l’acte. Les médecins qui n’afficheront pas leurs honoraires seront plus fortement pénalisés, et les régimes obligatoires pourront sanctionner directement ceux qui pratiquent des tarifs excessifs.

Pour mieux informer les assurés et éviter les abus, l’assurance maladie propose, depuis cet été, sur son site Internet, les tarifs moyens des dentistes et des médecins de ville, ainsi que les tarifs des principaux actes techniques. : http://www.ameli.fr/assures/soins-et-remboursements/index.php

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mercredi 24 septembre 2008

La mise en place de la gratuité des soins dans les pays pauvres : une décision politique.

Estelle Cholet, Max Morel, Ekaterina Stadnichuk, Hélène Rogé, Dominique Kerouédan 

Magazine Toogezer - 15.09.2008

Le Ghana, le Népal, le Soudan viennent de franchir le pas: ils ont choisi la gratuité des soins de santé primaire, soit pour tous, soit pour une partie de leur population. Ils ne sont pas les premiers à s’engager dans cette voie: le nombre des pays en développement qui remettent en cause le système de paiement direct des soins par les usagers (1), promu par l’Initiative de Bamako depuis 1987, ne cesse d’augmenter.

Le fait est que cette stratégie n’a pas tenu ses promesses: instaurée dans le but de proposer des alternatives au financement de la santé des pays pauvres par les États, et d’associer les populations aux évolutions de leur propre système de santé publique, sa contribution à l’amélioration de la qualité des soins est contestable, d’autant que sa composante pour garantir l’accès aux soins des indigents n’a pas été mise en place. Aujourd’hui comme hier, les dépenses de santé font basculer des millions de familles dans la pauvreté et excluent les pauvres de l’accès aux soins.

Un mouvement de fond en faveur de la gratuité

L’idée de gratuité des soins se fait peu à peu une place sur la scène internationale. L’attitude des institutions internationales impliquées dans le développement et l’expérience des pays qui rejoignent chaque mois le rang de ceux qui refusent le paiement direct des soins par leur population démontrent une même chose: la dimension éminemment politique de la question de la gratuité des soins. Tenter de comprendre pourquoi, comment et pour quels résultats ces pays basculent vers la gratuité, c’est d’abord interroger les dynamiques politiques internes et externes qui s’y jouent.

Le rôle des bailleurs et des ONG

A ce niveau, les bailleurs internationaux gardent une influence politique décisive par leur soutien en médicaments ou en aide financière d’urgence. Les ONG internationales ne sont pas non plus en reste: l’expérience des cinq pays montre leur capacité réelle à rapprocher partenaires internationaux et Ministères de la Santé. Leur valeur ajoutée, dans le processus de mise en place de la gratuité des soins, réside sans doute dans leur potentiel d’influence, dans leur pouvoir d’intermédiaires dans le dialogue entre acteurs locaux et internationaux.

Les conséquences de la gratuité des soins

Dans les cinq pays, l’instauration de la gratuité des soins a provoqué, dans un premier temps, une augmentation générale de la fréquentation des structures de santé par les patients et des taux d’utilisation des services de soins. Cette conséquence directe et indéniable de la gratuité des soins est d’ailleurs renforcée par le bénéfice relativement plus élevé que semblent en retirer les couches les plus défavorisées de la population: dans ce sens, cette stratégie permet effectivement un meilleur accès aux soins pour les plus pauvres. Cependant, cette hausse de la fréquentation doit être nuancée dans la mesure où elle s’est révélée, dans certains cas, trop importante par rapport à la capacité d’accueil des structures de santé et a pu contribuer à développer le marché illicite des médicaments. Car l’instauration de la gratuité des soins n’est pas sans risques: diminution des temps de consultation, ruptures de stocks en médicaments, suspension d’activités annexes telles que maintenance, transport… initialement financées par les recettes des centres de santé, sont autant de signes de la baisse de la qualité des soins qui guette les systèmes de santé publique ayant trop brutalement abandonné le recouvrement des coûts. Des mesures améliorant la qualité des soins sont donc nécessaires afin d’éviter ces effets néfastes.

La gratuité des soins, politique dans son émergence et dans sa mise en place, est aussi politique dans ses conséquences: au niveau national, d’abord, puisque c’est avant tout l’État qui est mis à l’épreuve en se voyant confier le rôle de distributeur de médicaments et de régulateur des tensions sociales, notamment en termes de motivation du personnel de santé; au niveau local, ensuite, puisque les différentes structures décentralisées associatives ou communautaires auparavant responsables de la gestion des user fees tendent à disparaître. De manière plus globale, la gratuité des soins, comme toute politique publique, représente à la fois un risque important pour la stabilité des systèmes de santé des pays pauvres et une formidable opportunité de les restructurer de fond en comble.

La question de l’accès aux soins interpelle directement la responsabilité de l’État, qui doit se porter garant de l’égalité et de l’équité de l’accès aux soins de la population qui lui accorde sa légitimité. Le jeu de certains bailleurs de fonds a consisté depuis deux décennies à essayer de contourner l’État dans les pays en développement. L’enjeu est sans doute de diversifier les sources de financement du secteur de la santé, tout en restituant à l’État sa place et ses prérogatives en matière de santé publique. La question de l’accès aux soins dans les pays pauvres est intimement liée à celle de la solidarité, nationale, mais aussi internationale. Un nouveau paradigme est à inventer peut-être, qui consisterait à mondialiser les principes de solidarité fondateurs de l’assurance maladie et de la protection sociale.

Rendez-vous, donc, en 2015. 

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mardi 23 septembre 2008

SANTé - Les infections, une source de démence

NOUVELOBS | 22.09.2008 | 16:20

Les infections et les lésions susceptibles de causer des réactions inflammatoires peuvent accélérer la dégénérescence des patients atteints de démence.

Selon une étude Britannique, parue dans Biological Psychiatry, les infections et les lésions susceptibles de causer des réactions inflammatoires peuvent déclencher des épisodes de délire chez les personnes âgées et les patients atteints de démence. Une découverte susceptible de modifier le comportement thérapeutique des soignants en charge de ce public.

C’est sur des souris atteintes de maladies neurodégénératives que les chercheurs ont évalué l’impact de la réaction inflammatoire. Quand ils l’ont intentionnellement déclenché, l’inflammation a davantage dégradé l'état général des souris, avec un affaiblissement notable de la mémoire et des capacités d'apprentissage.

Les chercheurs ont également découvert que les inflammations provoquaient la production de la protéine IL-1beta dans l'hippocampe, la partie du cerveau qui gouverne la mémoire et l'apprentissage.

On sait que cette protéine aggrave les dommages nerveux pendant les accidents cérébrovasculaires, et une augmentation de son taux sanguin a été associée à un déclin cognitif.

Ces nouvelles données vont inciter le personnel médical à s’interroger sur ses pratiques. Afin d’éviter une aggravation de la démence, il convient de prévenir chez les personnes âgées et atteintes de troubles comportementaux l’apparition d’une réaction inflammatoire systémique.

Elle apparaît lors d’infections parfois banales et fréquentes comme les cystites mais également en cas de fracture (suite à une chute) ou lors d’une effraction cutanée qu’elle soit involontaire (blessure) ou intentionnelle (chirurgie programmée).

Les auteurs insistent donc sur l’importance de la prévention des chutes qui sont déjà à l’origine d’une morbidité importante chez les personnes âgées. C’est également un argument en faveur de la restriction des interventions chirurgicales, parfois pratiquées à titre exploratoire ou diagnostic, chez les personnes souffrant de démence.

J.I.
Sciences et Avenir 22/09/2008

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lundi 22 septembre 2008

Heureux comme un Danois : Enquête. Les sujets du royaume en tête du classement mondial de la félicité.

ANNE-FRANÇOISE HIVERT – Libération - lundi 22 septembre 2008

Sept degrés en janvier, vingt en août. De la pluie ou de la neige un jour sur deux. L’espérance de vie la plus faible en Europe et la pression fiscale la plus élevée. Les Danois auraient de quoi déprimer. Et pourtant, ils sont heureux. Les plus heureux du monde même. D’une année à l’autre, les études le confirment. Peu importent les critères retenus, les Danois sont les champions mondiaux du bonheur depuis 1973. Les Français n’arrivent qu’à la 62e place du classement établi par des chercheurs de l’université britannique de Leicester (lire ci-dessous).

Le secret de cette félicité ? Le très sérieux épidémiologiste Kaare Christensen a creusé la question pour le non moins sérieux Bristish Medical Journal. Il avance plusieurs hypothèses, dont la forte consommation d’alcool des Danois. «Ils étaient tous bourrés au moment de l’enquête, ce qui expliquerait leur niveau de satisfaction», s’amuse-t-il. Le rédacteur en chef du quotidien Politiken, Tøger Seidenfaden, a une autre théorie. Ses concitoyens, dit-il, sont ceux qui consomment le plus de confiseries au monde. Or c’est prouvé : «Le sucre a un effet positif sur l’état mental de ceux qui en mangent.»

Une chose est sûre : les performances des Danois intriguent, y compris dans le petit royaume scandinave de 5,4 millions d’habitants. Pourtant, l’explication est simple, affirme le sociologue Peter Gundelach : «Si les Danois sont plus heureux, c’est parce qu’ils ont moins d’attentes que les autres. Ils sont donc moins souvent déçus.» Le sociologue y voit une conséquence de la défaite de 1864 contre la Confédération germanique, à l’issue de laquelle le Danemark perdit deux tiers de son territoire. Depuis, dit-il, «nous avons dû nous faire à l’idée que nous n’étions qu’un petit pays aux confins de l’Europe et nous satisfaire de nos moindres accomplissements».

Naïveté. Mais les Danois ont aussi de quoi être fiers. Un Etat-providence que la plupart de leurs voisins européens leur envient, un taux de chômage à 1,6 %, le septième produit intérieur brut par habitant du monde et une des sociétés les plus égalitaires de la planète. «Or toutes les études montrent à quel point les inégalités sont un facteur d’insatisfaction» , souligne Tøger Seidenfaden, de Politiken. L’activité élevée des femmes, le partage des tâches entre les sexes et les 52 semaines de congé parental à partager en deux seraient donc autant de raisons d’être heureux.

L’économiste Christian Bjørnskov voit un autre facteur de félicité : «Nous sommes, avec les Suédois et les Norvégiens, les gens les plus confiants du monde, ce qui supprime beaucoup d’inquiétudes.» L’été, raconte-t-il, les paysans laissent au bord des routes, sans surveillance, des caisses de fruits et de légumes, avec une petite boîte où déposer l’argent. Personne ne songe à partir sans payer. «De l’extérieur, on pourrait prendre ça pour de la naïveté, mais c’est très culturel», explique Christian Bjørnskov. Cette confiance réside même dans les rapports avec l’Etat et les dirigeants politiques. «Les gens considèrent que l’Etat n’est pas leur ennemi», déclare le sociologue Peter Gundelach, qui admet que la petite taille du pays et l’homogénéité de sa société y sont sûrement pour beaucoup. Quoi qu’il en soit, les Danois ne rechignent pas à payer leurs impôts, convaincus qu’il en va de leur bonheur futur.

«Cheminée». Selon Torben Nørregaard, tout est dans l’intensité des liens sociaux. Le maire de Ringkøbing sait de quoi il parle, puisque les 6 000 habitants de sa ville seraient les plus heureux du Danemark, à en croire une étude de l’université de Cambridge. «Ici, tout le monde se parle, peu importe son statut social. Ce qui est important, c’est le temps passé avec sa famille et ses amis.» Après cinq ans à Paris, Camilla Beck Høgh est revenue s’installer dans la région. Mère de deux enfants, la jeune femme approuve. Pour elle, «tout est dans le "hygge"». Ce concept typiquement danois et difficilement traduisible exprime en gros le bien-être que l’on peut ressentir dans l’intimité avec ses proches. Le bonheur, confie-t-elle, «c’est préparer un bon repas, allumer des bougies et manger avec ses amis». Ou bien, «boire un café bien chaud devant la cheminée en plein hiver.»

Mais les Danois sont-ils vraiment aussi heureux qu’ils le disent ? «Beaucoup auraient le sentiment de trahir leur pays en affirmant le contraire», reconnaît Peter Gundelach. L’écrivain Carsten Jensen est très critique à l’égard de ce bonheur élevé au rang de «devoir patriotique». Et que dire de «l’image idyllique d’un petit pays préservé qu’il faudrait à tout prix protéger contre l’extérieur ?» Pourtant, admet-il, lui aussi est heureux.

En France, c’est pas la joie !

L’Anglais Adrien White, de l’université de Leicester, a établi pour la première fois une carte mondiale du bonheur en 2007, d’après cinq critères : santé, richesse, éducation, identité nationale et beauté des paysages. La France a beau afficher de bons résultats dans toutes les catégories, elle ne se classe qu’en 62ème position, derrière la Mongolie et le Salvador !

Légèrement mieux, elle obtient la 39ème place au classement du bonheur mondial, établi pour la période 1995-2005 par des chercheurs de l’université de Rotterdam  à partir de 953 indicateurs. Les Espagnols et les Italiens arrivent en 28ème et 29ème position, les Allemands en 20ème et les Suisses en 2ème.

Les Français doivent-ils travailler plus pour être plus heureux ? Les chercheurs sont unanime : une hausse des revenus n’augmente pas nécessairement le bonheur… 

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dimanche 21 septembre 2008

SANTé - Asthme et allergies, le paracétamol en cause

NOUVELOBS | 19.09.2008 |

Deux études récentes confirment le lien entre le paracétamol, l’un des antalgiques les plus consommés dans le monde, et le risque de développer de l’asthme ou des allergies.

Parue dans The Lancet, une vaste étude dirigée par le professeur Richard Beasley de l'Institut de recherche médicale de Nouvelle-Zélande met en évidence un lien entre la prise de paracétamol durant la première année suivant la naissance et l’apparition d’asthme, d’allergies et d’eczéma durant l’enfance.

Les chercheurs ont analysé les données concernant plus de 200 000 enfants répartis dans 73 centres de santé dans 31 pays à la recherche de facteurs de risque. L'étude révèle que le fait de donner du paracétamol pour traiter la fièvre chez les enfants dans la première année de vie entraîne une augmentation de 46% du risque de développer un asthme à l’âge de six ou sept ans. Il a également été constaté qu’un enfant du même âge, qui a pris du paracétamol une fois par mois dans les 12 mois précédents a trois fois plus de risque d'asthme.

Au début de l’été, c’est une étude européenne qui a également confirmé le lien entre la prise régulière de paracétamol et l'asthme chez les Européens adultes. Les scientifiques ont comparé 500 asthmatiques de 12 centres européens avec le même nombre de patients en bonne santé du même âge et originaires de la même région que les patients asthmatiques. Les participants à l'étude ont subi des tests afin de détecter d'éventuelles allergies ou des signes d'asthme. Ils ont aussi répondu à un questionnaire pour connaitre la fréquence à laquelle ils prenaient du paracétamol ou d'autres antalgiques tels que l'aspirine ou l'ibuprofène . Les résultats montrent que les adultes qui prennent du paracétamol au moins une fois par semaine sont trois fois plus susceptibles de souffrir d'asthme que les personnes prenant ces médicaments moins régulièrement.

Ces deux études épidémiologiques ne constituent pas en soi des preuves de la responsabilité du paracétamol dans le développement de ces maladies respiratoires et allergiques. En effet, les allergiques ou les asthmatiques quand ils sont malades ont généralement des symptômes plus prononcés ce qui peut inciter les parents ou les patients à donner ou prendre plus de médicaments parmi lesquels le paracétamol. Le lien causal ne pourra être confirmé qu’à la suite d’un essai clinique randomisé.

Néanmoins les présomptions sont fortes. Le paracétamol pourrait déclencher ces pathologies en diminuant la quantité d’antioxydants présents dans les poumons, principalement le glutathion qui joue un rôle important dans la protection des voies respiratoires contre les effets nuisibles de la pollution atmosphérique et de la fumée de cigarette.

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Journée Mondiale Alzheimer - Un guide nantais sur la maladie

Ouest-France samedi 20 septembre 2008 Philippe GAMBERT.

À l'occasion de la journée mondiale, la ville de Nantes présente le guide qu'elle vient d'éditer pour les familles. Elle a aussi inauguré un nouvel accueil de jour.

« Mon épouse souffre de la maladie d'Alzheimer. Je l'amène à l'accueil de jour deux fois par semaine. » Ces deux jours durant lesquels sa femme est prise en charge, Henri Bourne les vit comme « une respiration » dans un quotidien aux aguets. « Il faut savoir qu'un malade souffrant d'Alzheimer est toujours prêt à fuguer. Et que son comportement est imprévisible. Il faut donc sans cesse surveiller ».

Hier en début d'après midi, la ville de Nantes a inauguré un accueil de jour dans le quartier Madeleine-Ile de Nantes, au 1, rue des Récollets. Douze personnes peuvent y être accueillies et s'adonner à des activités (cuisine, activités manuelles, jeux).

À cette occasion, la municipalité a présenté le guide qu'elle vient d'éditer pour les familles. En 60 pages très denses, ce fascicule est une mine de renseignements. Il donne en particulier une multitude de numéros de téléphones, d'adresses, de contacts. Sa lecture permet en outre de mieux comprendre la maladie d'Alzheimer qui s'exprime par des troubles de la mémoire et du comportement.

« Il n'existe pas de remèdes miracles. Il faut se serrer les coudes », souligne, le professeur Gilles Barrut, professeur au CHU de Nantes. « Mais des médicaments spécifiques et un suivi approprié peuvent retarder l'évolution de la maladie. » D'où l'intérêt et la nécessité d'un diagnostic précoce.

Des conseils de prévention peuvent-ils être donnés ? « La seule chose de certain, c'est qu'il faut bien traiter l'hypertension artérielle. ».

Actuellement, à Nantes, 3 700 personnes sont touchées. Et il y 800 nouveaux malades chaque année. « Dans 10 ans, tout Français aura dans son entourage familial (au sens large) une personne touchée par la maladie d'Alzheimer », rapporte le professeur Gilles Berrut du CHU de Nantes. La maladie devrait progresser de 50 % à l'horizon 2025.

Pour répondre au défi, la ville de Nantes avec des partenaires financiers (notamment la Cram, Caisse régionale d'assurance-maladie) va ouvrir dans les mois à venir d'autres accueils de jour. Elle entend aussi inaugurer dans un an, une maison des aidants.

À l'occasion de la journée mondiale Alzheimer, journée d'animation ce lundi 22 septembre de 10 h à 18 h, place du Commerce à Nantes, avec l'association Alzheimer Loire-Atlantique.

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Presse-Océan Frédéric Testu 

Alzheimer : nouvel accueil de jour

À Nantes, un nouvel accueil de jour a ouvert ses portes. Située à Beaulieu, la Madeleine offre douze places.

Clair et neuf, l'accueil de jour de la Madeleine (1) offre 140 m2 bordés par un jardin. Depuis début septembre, les cinq salariés s'occupent des malades d'Alzheimer, offrant un répit aux familles, souvent épuisées et parfois dépassées par la lourde charge d'aidant.

De 10 h à 18 h, du lundi au vendredi, les malades pratiquent diverses activités stimulant leurs fonctions cognitives et participent à la vie de la maison : préparer les repas, mettre les couverts ou faire la vaisselle. Ce sont leurs proches qui les amènent et les ramènent, sinon le service Proxitan ou l'association VAD.

52 places à Nantes

L'accueil de jour dépend de la maison de retraite du même nom gérée par la ville de Nantes. Dirigé par Romain Desfossés, le personnel est qualifié et expérimenté : maîtresse de maison, animatrice, psychologue, psychomotricienne, aide-soignante.

Ce lieu porte à 52 le nombre de places en accueil de jour à Nantes : Parc de Diane, Résidence Océane, Résidence d'Automne, Résidence la Cerisaie, Pavillon Madeleine Julien. Vingt nouvelles places ouvriront en 2009 : Chambellan (6 places en janvier), l'Enchantrerie (4 places en mars) et la Haute Mitrie (10 places en septembre). Par ailleurs, il y a 34 places en accueil temporaire (de trois jours à trois mois), 167 places en hébergement spécialisé (cantou) et une vingtaine de places pour personnes désorientées en maison de retraite.

Avant la journée mondiale d'Alzheimer de dimanche, Jean-Marc Ayrault a souligné, hier, le rôle de sa collectivité en matière de « santé publique » : ouverture de places, édition d'un guide pratique pour aidants familiaux. Politique municipale appuyée par la Caisse régionale d'assurance maladie (CRAM).

« Dans dix ans, tout Français aura un malade dans son entourage familial large », indique le professeur en gériatrie du CHU de Nantes Gilles Berrut. « L'étape du diagnostic est essentielle : tests de neuropsychologie et scanner. Car il fait entrer le malade dans une filière de soins. »

Le rôle de l'association Alzheimer Loire-Atlantique

Récemment, « de gros progrès ont été réalisés à travers une prise en charge médicale adaptée. » Des soins complétés par France Alzheimer et ses associations locales. Installée depuis peu rue de Hercé, à Nantes (lire ci-dessous), Azheimer Loire-Atlantique soutient les proches : halte-relais avec 45 bénévoles, présence auprès des malades, week-ends à Pornichet, groupes de parole.

À ce jour, déjà 3 700 Nantais sont touchés par la maladie. On estime qu'il y aura 800 nouveaux cas par an.

(1) 1 rue des Récollets. Tél : 02 40 89 34 23

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Posté par Cozett à 00:03 - Santé - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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