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vendredi 25 janvier 2008

BOTANIQUE - Un palmier suicidaire

NOUVELOBS.| 17.01.2008 | et Science Avenir

Une nouvelle espèce de palmier géant a été découverte à Madagascar, l’arbre ne fleurit qu’une fois dans sa vie et s'autodétruit  dès que ses fruits se sont formés.

Quelle surprise pour les botanistes ! Comment un arbre aussi grand, le tronc atteint 20 mètres de hauteur et ses feuilles 5 mètres de diamètre, a t-il pu passer inaperçu si longtemps ? Sans doute parce qu’il ne pousse que dans une région reculée du Nord-ouest de l’île, une des zones les plus difficile d’accès de Madagascar. Il a été découvert par un couple de cultivateur français et porte désormais officiellement le nom de Tahina spectabilis, en hommage à la fille du couple dont l’un des prénoms est tahina, terme malgache qui signifie également « béni ».

D’aspect extérieur l’arbre n’a rien d’extraordinaire, hormis sa taille qui le rend même visible depuis google earth (logiciel d’images satellite). C’est lors de sa floraison, qui se produit au bout de 50 à 100 ans, qu’il se démarque nettement des autres espèces de palmiers connues. Celle-ci commence discrètement par l’apparition d’une fleur à la cime de l’arbre puis quelques semaines après des centaines de petites fleurs apparaissent sur les branches supérieures, lui donnant ainsi des allures de sapin de noël. Chaque fleur peut être pollinisée et se transformer ensuite en fruit. La réserve de l'arbre en substances nutritives s'épuise dès que les fruits se forment et il meurt alors brusquement en s'effondrant sur lui-même.

L’emplacement exact de la découverte est pour l’heure encore maintenu secret, mais les rares botanistes admis dans la zone affirment avoir retrouvé 92 palmiers de ce type. Des analyses ADN ont démontré qu’ils ne représentaient pas seulement une nouvelle espèce mais également un nouveau genre au sein d'une famille de palmiers appelée Chuniophoeniceae, dont les autres représentants peuplent les forêts de Thaïlande, de Chine et de la péninsule arabique. Il est possible que cette variété découle d’une spéciation datant de la scission de l’île avec la péninsule indienne.

Madagascar abrite plus de 10000 espèces de plantes, dont 90% ne se trouvent nulle part ailleurs dans le monde. L’île rouge abrite notamment 170 espèces connues de palmiers. Cette diversité est malheureusement menacée par le défrichement à outrance pratiqué sur l’île.

Un rapport de la FAO publié mardi affirme que 300 000 hectares de forêts naturelles disparaissent chaque année, les surfaces protégées abritant tous les éléments représentatifs de la biodiversité dans le pays représentent seulement 1,9% de l'ensemble du territoire.

Palmier

Un spécimen de la nouvelle espèce de palmier découverte. AP

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lundi 7 janvier 2008

Espagne : Une étude révèle que100% des espagnols présentent des traces de polluants organiques persistants dans leur organisme.

NOUVELOBS | 04.01.2008 | 16:50

Contamination - Ce sont des résultats inquiétants que publient aujourd’hui des chercheurs du Département de Radiologie et de Médecine Physique de l'Université de Grenade, Après avoir analysés des échantillons provenant de 387 de leurs compatriotes ils affirment avoir retrouvés des traces de pesticides chez la totalité d’entre eux. Ce travail portant sur un nombre trop restreint d’individus, il convient de faire preuve de prudence face à ces conclusions. Néanmoins, la population choisie est somme toute assez représentative : des citadins et des ruraux des deux sexes et les produits recherchés sont parmi les plus répandus.

Ces poisons sont des polluants organiques persistants (POP). Ce sont des substances chimiques qui persistent dans l'environnement, s’accumulent dans les tissus des organismes vivants à travers la chaîne alimentaire,  et présentent le risque d’entraîner des effets nuisibles pour la santé humaine et l’écosystème. Du fait de leur persistance, ces molécules peuvent se déplacer sur de longues distances jusque vers les pôles.

Ils sont exclusivement d’origine humaine, les plus répandus sont le DDE, principal métabolite du DDT (pesticide utilisé en Espagne jusqu’aux années 80), l’Hexachlorobenzène (fongicide), les PCB (composants en relation avec les processus industriels) et l’Hexachlorocyclohexane insecticide utilisé actuellement dans le traitement de la gale et de la pédiculose).

Selon les résultats de l’étude 100% des sujets avaient des traces de DDE et un pourcentage élevé d’autres polluants. Les femmes en avaient plus que les hommes et les personnes âgées sont nettement plus imprégnées, ce qui s’explique par une période d’exposition longue avant les interdictions frappant aujourd’hui ces produits. L’étude démontre aussi le rôle joué par le régime alimentaire : la consommation de certains aliments, spécialement ceux d’origine animale et avec une grande concentration de grasse, provoque une grande présence de ces substances toxiques dans l’organisme.

J.I. Sciences et Avenir

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samedi 29 décembre 2007

Lutte contre le terrorisme : science sans conscience ?

Alain Hubler - La Suisse de Vaud - 27 Décembre 2007 |

Demain, en plus de votre passeport - biométrique, bien entendu - vous devrez prouver que vos intentions sont nettes et sans bavures pour monter à bord d’un avion à destination des Etats-Unis.

Selon le magazine en ligne Crash aérien, les étasuniens sont en train de mettre au point des capteurs capables de détecter les mauvaises intentions des passagers. Ces capteurs, non invasifs - on est soulagé - sont censés mesurer les anomalies du rythme cardiaque ou de la respiration, les sueurs intempestives et les changements des expressions du visage. Toutes ces mesures, qui ont lieu en temps réel, sont possibles sans que les personnes mesurées ne s’en rendent compte.

Le projet qui porte le doux nom de PHI pour Project Hostile Intent (prévision d’intentions hostiles) est développé par le Human Factors Division de l’U.S. Departement of homeland security (DHS). Au vu des résultats des premiers essais, Larry Willis, le directeur de ce projet, se déclare « prudemment optimiste» sur l’avenir de cette technologie. Pour lui, ce procédé «a le potentiel pour révolutionner le dépistage et les processus d’interrogatoire accompagnant les contrôles d’accès aux frontières et aux installations sensibles.»

Selon le calendrier fixé par les promoteurs du projet, des essais devraient être effectués sur certains points d'entrée des USA comme les aéroports et les frontières dès 2012.

Des scientifiques interviewés se montrent plus sceptiques sur un taux de succès raisonnable». Il n’empêche que le Département d’Etat étasunien continue ses recherches sur son système digne des fantasmatiques détecteurs de mensonge ou de la foutaise électrométrique du scientologue Ron Hubbard. Tout cela ne serait pas bien grave si les étasuiniens ne risquaient pas d’utiliser un jour cet outil.

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jeudi 20 décembre 2007

Vers un contrôle social bionique des individus

Antar Lamine - http://terresacree.org SOS-Planete, le site de l'association Terre sacrée

A la fin du mois d'Août 2001, des scientifiques américains ont réalisé avec succès trois expériences majeures pour un contrôle social du 21è siècle, basé sur les implants neuronaux et les biotechnologies. Un cerveau de lamproie (une sorte d'anguille) a été greffé sur les circuits d'un robot.

Résultat: un robot autonome, entièrement piloté par le cerveau encore vivant de la lamproie. Un microprocesseur a été greffé dans le cerveau d'une souris vivante pour commander les muscles à la place de l'animal. Des neurones humains ont été greffés dans le cerveau du foetus d'un singe. Les neurones humains se sont parfaitement intégrés et se sont multipliés dans le cerveau du singe, créant ainsi un hybride singe-homme.

Officiellement, les scientifiques disent avoir détruit le foetus hybride avant sa naissance. Image du film "Matrix". - Science sans conscience: - Des scientifiques ont pu réaliser ces expériences sans éprouver de scrupules ni sans s'interroger sur les implications éthiques ou les éventuelles conséquences sociales et politiques. Ces expériences sont comparables à celles du Docteur Mengele dans les camps de concentration nazis pendant la seconde guerre mondiale, même si elles n'ont pas été effectuées sur des êtres humains (ou plutôt, pas encore; en tous cas pas officiellement). Nous sommes arrivés à un stade où le projet et la finalité de la Création ont été totalement détournés. La "grande machine" est en train de s'approprier totalement le vivant.

Pour elle, tous les organismes vivants, végétaux, animaux, et humains sont des "ressources" à exploiter. Le stade ultime sera quand ces "ressources" seront totalement intégrées, incorporées par le système. La suite logique est donc que les humains soient placés sous le contrôle direct de la machine, raccordée à leur système nerveux au moyen de greffes bioniques et d'implants neuronaux. Un futur annoncé par de nombreux films de science-fiction.

La puce "Digital Angel" Fabriquée par la société américaine Applied Digital Solutions, permet l'identification et la localisation par satellite des individus. Il s'agit d'une puce électronique de la taille d'un grain de riz et qui est implantée sous la peau. Elle est aussi capable de renvoyer des informations biologiques sur son porteur (température du corps, rythme cardiaque, etc). Une autre version de la puce appelée "Veripay" a été présentée en Novembre 2003 au salon ID World à Paris. Elle permet d'y inscrire des données personnelles en vue de servir de carte d'identité ou de carte de crédit. Déjà, une troisième version de la puce, Verichip, est implantée sur le bétail pour en assurer la "traçabilité". Bientôt le bétail humain lui aussi sera parfaitement "traçable", dès qu'un nouveau "11 Septembre" fournira le prétexte pour rendre la puce obligatoire, au nom de la "sécurité". De multiples moyens sont actuellement utilisées pour préparer l'opinion publique à accepter la puce, et pour réduire la répulsion instinctive à l'intrusion d'objets matériels dans le corps. D'où les efforts des médias et de l'industrie culturelle pour populariser les piercings, les implants en silicone, ou encore les anneaux gastriques (comme solution à l'obésité). Pour rendre la puce désirable et tendance", une discothèque de Barcelone dirigée par un américain propose déjà à ses clients de se faire implanter pour 100 euros afin de pouvoir payer les consommations au bar sans argent.


Mais la méthode la plus largement utilisée est de populariser la puce grâce à des prétextes médicaux. Des hopitaux américains encouragent déjà les patients à se faire greffer une puce contenant leurs données médicales personnelles (groupe sanguin, traitements déjà en cours, etc), dans le but d'éviter les risques d'erreur dans l'identification et traitement des malades. Les implants seront aussi proposés pour une surveillance médicale à distance avec envoi automatique d'une alerte au médecin en cas de problème. Cette puce est la prochaine étape pour un contrôle absolu des individus. A terme, les implants électroniques permettront de contrôler directement les esprits en modifiant le fonctionnement du cerveau, et donc, l'humeur, les émotions, les pensées et le comportement.

Voici donc les projets des multinationales pour un contrôle global des individus et de la société: manipulations génétiques, contrôle des esprits, implants, traçabilité, nouvel ordre économique. Une liberté sous surveillance électronique. Fichiers informatiques, téléphones portables, internet, association de la carte de crédit et du code barre, réseau Echelon, caméras de surveillance, puces RFID, tous les moyens par lesquels notre liberté est devenue très surveillée. Des implants neuronaux sont déjà capables de réagir à la pensée pour commander des machines directement avec le cerveau. Une première étape vers la surveillance électronique de nos pensées et leur contrôle ! Le progrès et la sécurité ???

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mercredi 12 décembre 2007

ASTROPHYSIQUE - Soleil: une partie du voile se lève

NOUVELOBS| 07.12.2007

Pourquoi la couche extérieure de l’atmosphère du Soleil, la couronne, est-elle des milliers de fois plus chaude que la surface du Soleil ? Cette question, associée à celle de l’origine des vents solaires, consume l’énergie des (astro)physiciens depuis des décennies. Les observations de la sonde japonaise Hinode permettent de comprendre en partie ce mystère.

Des ondes magnétiques qui se propagent à travers la couronne solaire, appelées ondes d’Alfvén, seraient en grande partie responsable de sa très forte température ainsi que de la formation et de l’accélération des vents solaires qui s’échappent de la couronne vers le reste du système solaire.

Plusieurs articles publiés  par la revue Science (neuf au total) dresse un premier état des résultats obtenus grâce à Hinode, lancée en septembre 2006
(lire). La sonde japonaise est destinée à l’étude des interactions entre le champ magnétique et la couronne solaire, où naissent des phénomènes spectaculaires comme les éruptions solaires ou les éjections de masse coronale.

La couronne est la dernière couche de l’atmosphère du Soleil, juste au-dessus de la chromosphère. Curieusement, la température monte brutalement : de 4.000 à 8.000 degrés Kelvin dans la chromosphère elle passe de 1 à 2 millions de degrés Kelvin dans la couronne (sachant que 1.000°K= 727°C). L’une des théories avancées pour expliquer cette intense chaleur reposait sur la notion d’ondes magnétiques prédites par Hannes Alfvén, un physicien suédois qui reçut le prix Nobel en 1970 pour ces travaux. Cependant, aucune observation ne prouvait leur implication dans la couronne solaire.

Hinode apporte cette preuve, expliquent les chercheurs. Ses instruments de très haute résolution ont permis de confirmer la présence de ces ondes magnétiques dans la chromosphère et la couronne solaire. Plus important encore, les travaux publiés aujourd’hui montrent que les ondes d’Alfvén observées ont une énergie suffisante pour chauffer à ce point la couronne solaire et pour accélérer les vents qui s’échappent à la vitesse de plusieurs centaines de kilomètres par seconde.

Dans ce vaste bain de gaz ionisés qu’est la couronne solaire, le télescope aux rayons-X de la sonde Hinode a détecté un grand nombre de jets de gaz très chauds, 240 par jour en moyenne. Les chercheurs pensent que ces jets, alliés aux ondes d’Alfvén, contribuent à la propulsion des vents solaires. En effet, lorsque deux champs magnétiques de charge opposée se rencontrent ils dégagent une très grande quantité d’énergie qui provoque la formation des jets et des ondes magnétiques qui, à leur tour, accélèrent les vents solaires. Si nous pouvons les étudier, c’est grâce au champ magnétique de la Terre qui nous en protège !


Cécile Dumas Sciences et Avenir

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jeudi 6 décembre 2007

Sauvons la Recherche

La République des Lettres, jeudi 06 décembre 2007

Les enseignants chercheurs rejoignent le mouvement étudiant contre la loi LRU.

Les principales organisations syndicales de l'enseignement supérieur (FSU, CGT, Unsa et Solidaires) ainsi que l'association Sauvons la Recherche et le collectif Sauvons l'Université ! rejoignent aujourd'hui la coordination nationale étudiante pour une journée de grève et de manifestion nationale. À Paris, un rassemblement est prévu devant l'Université de Jussieu (Paris V) à 14H30. Les manifestants défileront jusqu'au Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche où une délégation souhaite être reçue par Valérie Pécresse. Des manifestations sont également prévues à Marseille, Lyon, Toulouse, Bordeaux, Lille, Poitiers, Rouen et Amiens.

Les enseignants-chercheurs, les doctorants, et plus largement l'ensemble des personnels universitaires, protestent contre la loi "Libertés et Responsabilités des Universités" (LRU) qui mobilise encore une partie des étudiants malgré l'appel de l'UNEF et de certaines autres organisations syndicales étudiantes à cesser le mouvement. Selon eux, la loi Précresse pour l'autonomie des universités remet notamment en cause la démocratie interne, le recrutement des enseignants par leurs pairs et les statuts des personnels. Plus globalement ils dénoncent la politique actuelle de "démantèlement du service public de l'Enseignement supérieur et de la Recherche" pour lequel ils demandent "une ambitieuse réorientation budgétaire et politique". Ils réclament au gouvernement "d'investir massivement en moyens humains", de lancer "un plan pluriannuel de création d'emplois" et de mettre en place les conditions d'une "véritable autonomie scientifique et pédagogique". Tous exigent enfin une réelle "consultation avec les personnels et les étudiants".

Une pétition lancée fin novembre par Sauvons la Recherche "pour une autre réforme du service public d'Enseignement supérieur et de la Recherche" a recueilli plus de 13.000 signatures, dont celles de nombreuses personnalités du monde scientifique et universitaire (Jacqueline Heinen, Yves Langevin, Gilles Boetsch, Edouard Brézin, Pierre Joliot,...). Bruno Julliard, président de l'UNEF, et Pascal Binczak, président de l'université Paris-VIII Saint-Denis, ont également signé la pétition.
Sauvons la Recherche (SLR), présidée par le mathématicien Bertrand Monthubert, est une association de chercheurs scientifiques et littéraires créée en 2003 à l'occasion d'une mobilisation contre la loi d'orientation et de programmation pour la recherche et l'innovation. Elle était parvenue à faire plier le gouvernement Raffarin à l'issue d'une série de manifestations organisées au printemps 2004.

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mercredi 5 décembre 2007

Le jeune chimpanzé a meilleure mémoire que l'homme, selon une étude japonaise

TOKYO (AFP) - 04/12/2007 

Les jeunes chimpanzés sont doués d'une mémoire extraordinaire, nettement meilleure que celle des humains, selon une étude de chercheurs japonais publiée mardi dans le journal américain Current Biology.

L'expérience, imaginée par des scientifiques de l'Université de Kyoto, a été réalisée plusieurs années durant sur neuf chimpanzés (trois femelles et leurs petits nés en 2000), et sur neuf humains étudiants à l'université. Les singes avaient préalablement appris à compter de un à neuf, et à remettre ces chiffres dans l'ordre lorsqu'ils apparaissaient de façon aléatoire.

Le test a consisté à montrer, pendant quelques fractions de seconde et dans le désordre, les chiffres 1 à 9 sur un écran d'ordinateur. Les chimpanzés et les humains devaient ensuite reconstituer l'ordre dans lequel ces chiffres étaient apparus.

Les performances jeunes chimpanzés, à la fois en termes d'exactitude et de vitesse, ont été nettement meilleures que celles des étudiants, même lorsque l'expérience était interrompue par des bruits stridents, affirme l'étude.

Selon l'équipe de scientifiques, dirigée par le professeur Tetsuro Matsuzawa de l'Institut de recherche sur les primates de l'Université de Kyoto, les résultats suggèrent que les humains avaient à l'origine les mêmes capacités de mémorisation que les chimpanzés, mais qu'ils ont perdu cette qualité au fil de l'évolution pour acquérir d'autres compétences.

"La capacité du cerveau est limitée. Peut-être que les humains ont renoncé à leurs anciennes compétences pour en acquérir de nouvelles, comme le langage", a expliqué le professeur Matsuzawa aux médias nippons.

"Cela se passera peut-être comme ça quand les petits deviendront adultes", a-t-il ajouté, indiquant que la mémoire des chimpanzés diminue avec l'âge.

la preuve : si notre mémoire etait meilleure nous n'aurions pas élu trois fois de suite un UMP à l'Elysée

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lundi 3 décembre 2007

Fécondation in vitro pour les célibataires et les homos ?

Laure Pelé dimanche 02 décembre 2007 | Le Parisien

De plus en plus de Français infertiles sont candidats à la FIV. Pour les veufs, homosexuels ou célibataires, la loi l'interdit. Mais elle doit être révisée en 2009. Réunis vendredi lors d'un colloque, les spécialistes sont divisés.

PRÈS DE TRENTE ANS après la naissance en Angleterre de Louise Brown, le premier enfant conçu par fécondation in vitro (FIV), la procréation médicalement assistée (PMA) est confrontée à de nouveaux défis. Aujourd'hui, les couples hétérosexuels infertiles ne sont plus les seuls à se sentir concernés. Des célibataires, veufs et des homosexuels dans l'incapacité de procréer ou des personnes trop âgées pour enfanter naturellement sont désormais légion à faire acte de candidature.

Lors des 8es Journées de l'assistance médicale à la procréation, qui réunissaient vendredi à l'Hôpital américain de Paris, à Neuilly (Hauts-de-Seine), les plus grands spécialistes, ces nouvelles demandes - qui témoignent autant de l'évolution des moeurs que des techniques - ont soulevé une multitude de questions : faut-il ouvrir ces techniques aux femmes célibataires ou aux couples homosexuels ? Doit-on autoriser le transfert d'embryons post mortem (après la mort du père) ou le recours aux mères porteuses ? Jusqu'à quel âge peut-on faire une FIV ? Autant de débats qui n'étaient pas prévus par les lois du 27 juillet 1994, dites de bioéthique. Un cadre législatif très strict pousse nombre de Français à faire du « tourisme procréatif » en Espagne, en Grèce, en Belgique ou ailleurs...

« Le pays est conservateur »
Alors que la révision des lois devrait intervenir en 2009, les médecins s'interrogent - et se divisent - sur les limites de la procréation médicalement assistée. « La hantise du législateur, commente le professeur François Thépot, professeur d'embryologie, c'est que la PMA devienne un nouveau mode de procréation. Cela doit rester un traitement de l'infertilité. C'est pour cela que le système est particulièrement contraint. Il faut certes réviser cette loi, mais ne pas oublier non plus que si elle est conservatrice, c'est que le pays est conservateur. » Selon un sondage de l'Agence de la biomédecine publié cette année, 55 % des Français rejettent toujours la FIV pour les couples homosexuels et 62 % refusent que les femmes célibataires y aient recours. En revanche, plus de la moitié approuvent la pratique des mères porteuses...

Dans sa forme actuelle, la loi repose sur le postulat du « projet parental ». En clair, « l'assistance médicale à la procréation est destinée à répondre à la demande parentale d'un couple ».

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lundi 26 novembre 2007

Commander une machine par la pensée, c’est presque possible !

Par Julien Voisin, Futura-Sciences - 20 novembre 2007

Depuis plusieurs années, des équipes de plus en plus nombreuses s’attaquent à cette forme de télécommande qui ressemble à de la science-fiction. Même si les possibilités sont limitées et les applications éloignées, la faisabilité est démontrée et on remarque de notables progrès. 

FS_AH_CAS

L'activité cérébrale produit des courants de faible amplitude à la surface du cuir chevelu. Enregistrez les. Traduisez les. Voilà la recette d'une interface humain-ordinateur, dont l'objectif est de nous permettre un contrôle sur le monde extérieur sans passer par les muscles. Objectif très utile pour des patients dont le système moteur est déficient... mais aussi pour jouer à des jeux vidéo sans les mains !

Les chercheurs désignent cette application par l'acronyme BCI (Brain Computer Interface) et y consacrent une attention grandissante.

Le principal problème est de traduire l'activité enregistrée sur le cuir chevelu en commande informatique. Des résultats encourageants ont déjà été produits. Ainsi, plusieurs algorithmes ont un taux de reconnaissance élevé, c'est-à-dire qu'ils permettent d'établir un canal de communication fiable entre la pensée et l'ordinateur. Des progrès importants restent toutefois à faire.

Exclusion des mauvais conducteurs

Florin Popescu et ses collaborateurs ont développé un casque simplifié (à six électrodes contre une soixantaine habituellement) et basé sur des électrodes dites sèches, c'est-à-dire n’ayant pas besoin d'être imbibées d'électrolyte. Leurs premiers résultats semblent plutôt encourageants.

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jeudi 15 novembre 2007

Des embryons de primates pour la première fois obtenus par clonage

PARIS (AFP) - 14/11/2007

Des embryons de primate ont été obtenus pour la première fois par clonage , permettant la création de deux lignées de cellules souches embryonnaires, ce qui ouvre la perspective du clonage thérapeutique chez l'homme, selon des travaux publiés mercredi par la revue scientifique Nature.

Cette première réussite du clonage chez des singes macaques rhésus laisse entrevoir la possibilité d'appliquer une technique similaire chez l'homme, qui fait lui aussi partie des primates, afin de produire des cellules souches réparatrices de tissus lésés, espèrent les chercheurs.

L'objectif des chercheurs était de prélever sur les embryons de quelques jours des cellules souches embryonnaires capables de proliférer indéfiniment pour donner des lignées de millions de cellules ayant le même patrimoine génétique que l'animal adulte cloné.

L'application du même procédé pour la production de cellules souches embryonnaires réparatrices chez l'homme éviterait tout risque de rejet des cellules ou tissus greffés, car celles-ci auraient le même patrimoine génétique que le receveur. Les cellules souches embryonnaires suscitent des espoirs de thérapie régénératice de tissus lésés (coeur après un infarctus, maladie d'Alzheimer...) parce qu'elles sont capables de se spécialiser pour devenir n'importe quel type de cellules de l'organisme : peau, nerf, muscle, coeur...

En juin dernier, une équipe française dirigée par Michel Pucéat (I-stem AFM, Evry, France) a montré pour la première fois que les cellules souches embryonnaires humaines sont bien capables de se transformer en cellules musculaires cardiaques susceptibles de réparer des coeurs défaillants de rats. Des travaux de recherche non encore directement applicables à l'homme.

L'obtention de lignées de cellules souches à partir d'embryons clones de primates est un autre pas vers le clonage thérapeutique, même si le taux de succès est très limité.

Au delà des espoirs suscités par le clonage thérapeutique, des scientifiques redoutent cependant que le rendre possible chez l'homme n'ouvre la voie à des tentatives de clonage reproductif.

Au secours !!!

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