vendredi 16 mai 2008
Vers le retour des farines animales ?
Christophe Clergeau - 09.05.2008
Le rythme auquel nous arrivent des informations inquiétantes doit nous inciter à une très grande vigilance et à l’exercice du devoir d’alarme, pour tenter de sensibiliser les citoyens à des enjeux qui doivent être débattus le plus en amont possible si l’on souhaite préserver la possibilité d’un réel contrôle démocratique (écologie, nanotechnologies, nucléaire, pesticides, etc…).
Il est par exemple indispensable d’alerter l’opinion sur la possibilité d’un retour prochain des farines de viandes et d’os dans l’alimentation animale. Depuis de nombreux mois, les producteurs de porcs français et européens plaident pour le retour de ces farines dont l’utilisation est interdite depuis la crise de la vache folle. Les farines ont été remplacées par des céréales dans l’alimentation des porcs. Confrontés à l’augmentation des cours mondiaux des céréales, les producteurs espèrent du retour des farines une économie de 4 centimes par kilo de viande !
Le gouvernement français est réticent mais l’union européenne semble plus réceptive. Il est vrai que porcs et volailles sont omnivores et non végétariens et que d’un point de vue purement zootechnique l’utilisation des farines animales n’a rien d’aberrant. L’histoire a néanmoins montré les dangers de cette pratique et la nécessité d’un encadrement très rigoureux. La volonté d’utiliser les farines pour baisser les coûts de production n’est pas rassurante car elle s’inscrit dans un contexte où des producteurs aux abois risquent de faire peu de cas des règles sanitaires.
La maîtrise sanitaire de l’alimentation nécessite une attention toujours accrue. La diffusion de plusieurs études récentes montrant l’omniprésence des pesticides dans les aliments nous rappelle que la priorité doit être donnée à la mobilisation des acteurs et à la recherche de nouvelles améliorations. Le retour des farines aurait une très grande portée symbolique et serait perçue par tous, producteurs comme consommateurs, comme un signe de relâchement de l’effort collectif mené au bénéfice de la protection de la santé.

samedi 10 mai 2008
Interrogations sur le départ de la directrice de l'Agence de la biomédecine
LE MONDE | 08.05.08 | 15h08
Le non-renouvellement du mandat de la directrice générale de l'Agence de la biomédecine suscite de sérieuses interrogations dans les milieux scientifique et associatif quant aux intentions du gouvernement sur le dossier de l'éthique. Carine Camby, dont le bilan fait l'unanimité, était engagée dans la préparation des Etats généraux de la bioéthique, prélude à la révision de la loi du 6 août 2004, promise en 2009.
Le ministère de la santé a annoncé, vendredi 2 mai, la mise en place d'un "collège de personnalités qualifiées en vue de la nomination du prochain directeur général de l'Agence de la biomédecine". Celui-ci sera présidé par André Nutte, chef de l'inspection générale des affaires sociales, entouré d'une philosophe, Suzanne Rameix, et d'une scientifique, Dominique Meyer.
"UNE FEMME REMARQUABLE" -
Selon nos informations, il aurait été signifié à Mme Camby qu'elle ne serait pas renommée. "Je ne comprends pas cette éviction à laquelle aucune explication n'a été donnée, s'indigne le professeur René Frydman, spécialiste de l'assistance médicale à la procréation. On ne change pas une équipe qui gagne."
Siégeant au conseil d'orientation de l'agence au titre de l'Association française contre les myopathies, Marie-Christine Ouillade estime que "Carine Camby est une excellente directrice" et se dit favorable au renouvellement de son mandat.
A l'Elysée, comme au ministère de la santé, qui a la tutelle de l'agence, on dément tout limogeage. "Carine Camby est une femme remarquable. Son mandat arrivait à son terme, justifie Arnold Munnich, conseiller du président de la République. Le gouvernement a introduit une nouvelle procédure. Rien n'empêche Mme Camby d'être candidate si elle le souhaite."
Créée par la loi sur la bioéthique de 2004, l'agence a dans ses compétences quatre domaines sensibles : le prélèvement d'organes et la greffe, la procréation, l'embryologie et la génétique. Elle délivre les autorisations pour les recherches sur l'embryon.
jeudi 8 mai 2008
Pékin affirme faire la pluie et le beau temps
20 minutes – 07/05/08 - A Pékin, Caroline Dijkhuis
Le ciel bleu, elle promet qu’elle n’y a été pour rien, jusqu’à maintenant. « Jamais lors des passages du CIO, ou même lorsque la flamme est arrivée à Pékin en avril, nous n’avons modifié la météo, affirme Zhang Qiang, la directrice du bureau de modification météorologique de Pékin. Mais nous devrons assurer le beau temps lors des cérémonies d’ouverture et de clôture des Jeux. » Pas question de laisser le hasard venir perturber l’évènement qui adoubera la Chine, même si le 8 août prochain, il y a « 47% de chance qu’il pleuve » ; alors depuis six ans, Pékin a accentué ses recherches en contrôle de la météo.
Le gouvernement chinois n’a pas mégoté sur les moyens : un « super » ordinateur capable de fournir des prévisions kilomètre par kilomètre, sur plus de 44.000 kilomètres carrés a été acheté l’an dernier ; le bureau dispose aussi de trois avions et d’une vingtaine de sites au sol pour envoyer les roquettes de iodure d’argent dans les nuages. Mais les experts occidentaux sont sceptiques, l’efficacité de ces méthodes n’ayant jamais été prouvée – toutes les recherches aux Etats-Unis sur le sujet ont été stoppées. « Nous sommes une mesure d’urgence, admet Zhang Qiang, qui a une position plus réaliste que Pékin, sûr à 100% d’avoir du ciel bleu. On est sûrs de pouvoir agir avec efficacité en cas de petite pluie, mais c’est difficile à dire en cas de grosse pluie. »
Au 7e étage du bureau situé au nord de Pékin, la trentaine d’ingénieurs qui auraient le pouvoir de faire la pluie et le beau temps s’affairent derrière une maquette en relief de Pékin et sa région. Au sol, des modèles des roquettes. Un technicien surveille en permanence les écrans de contrôles. « Lorsque l’avion est dans le ciel, nous le dirigeons d’ici, explique Li Hongyu, responsable des recherches.
Nous mesurons les modifications microphysiques des nuages, l’avancée de la formation de ses cristaux de glace, et en fonction, nous prévoyons notre plan. »
En fait, le bureau poursuit deux stratégies : soit il « provoque » la pluie, en vaporisant de l’iodure d’argent dans les nuages qui seraient encore loin, soit il modifie la composition des gouttelettes d’un nuage menaçant et proche de la zone à protéger, afin de réduire les chances de précipitations. « Nous utilisons de l’azote liquide pour augmenter le nombre de gouttelettes tout en réduisant leur taille, explique-t-elle. De plus petites gouttes ont moins de chance de tomber. » Les experts occidentaux mettent à nouveau en garde : en voulant « retarder » la pluie, on ne pourrait que la renforcer, se retrouver face à un risque d’averses plus importantes et donc plus difficiles à maîtriser.
En chiffres
1958 début des recherches sur la modification météo en Chine. Mais c’est en 2000, lors d’une cérémonie en Russie, où le ciel bleu aurait été obtenu « artificiellement » que l’ancien président Jiang Zeming s’est passionné pour ces techniques.
350 000 euros, c’est le budget alloué au Bureau de Modification météorologique de Pékin entre 2002 et 2007, selon Zhang Qiang. On parlerait d’un budget total annuel national d’entre 60 et 90 millions de dollars.
30 avions en Chine sont alloués aux bureaux de modification météorologiques, 1500 personnes travailleraient dans ces bureaux.
250 milliards de tonnes de pluie, auraient été créées artificiellement entre 1999 et 2007 selon la presse officielle chinoise.
vendredi 2 mai 2008
ARCHIVES - Le gouvernement crée une catégorie "incommunicables"
LE MONDE | 30.04.08 |
Il n'est pas sûr que la colère des chercheurs et des historiens soit totalement apaisée, après le vote du projet de loi sur les archives, en première lecture, mardi 29 avril, à l'Assemblée nationale - les députés de l'UMP et du Nouveau Centre l'ont approuvé, tandis que les socialistes et les communistes ont rejeté un texte qui consacre le "culte du secret".
C'est pourtant l'objectif inverse du gouvernement, s'est défendue la ministre de la culture et de la communication, Christine Albanel. La réforme, qui adapte la loi du 3 janvier 1979, pose le principe de la "libre communicabilité des archives publiques" : le délai de trente ans actuellement en vigueur est supprimé pour les documents qui ne mettent pas en cause "les secrets protégés par la loi".
Pour les autres documents, les délais d'accès ont été raccourcis : les documents relatifs aux délibérations du gouvernement seront communicables au terme de 25 ans (30 ans actuellement) ; ceux concernant les secrets de la défense nationale, la conduite de la politique extérieure, etc., relèveront d'un délai de 50 ans (60 ans aujourd'hui) ; certains actes d'état civil seront accessibles au terme de 75 ans (100 ans actuellement), etc.
Cet esprit d'ouverture est pourtant contrecarré par la création d'une catégorie d'archives "incommunicables" dans le texte du gouvernement : ainsi, les documents relatifs aux armes de destruction massive ne pourront jamais être divulgués. Initialement considérés comme incommunicables, aussi, les documents susceptibles de mettre en cause "la sécurité des personnes" seront accessibles au terme de 100 ans, selon un amendement du rapporteur du projet de loi, François Calvet (UMP), adopté à l'unanimité.
Surtout, le texte avait été durci lors de son passage au Sénat, en janvier : ainsi, l'accès aux documents relatifs à la vie privée avait été allongé de 50 ans à 75 ans.
Une initiative qui aboutissait à refermer des fonds d'archives actuellement ouverts (seconde guerre mondiale) et à repousser à... 2037, hors dérogations, l'accès à certaines archives concernant la guerre d'Algérie.
D'où la pétition réunissant plus de 1 200 chercheurs, généalogistes ou simples usagers (Le Monde du 17 avril). Les députés sont revenus au délai de 50 ans.
Ces quelques avancées n'ont pas été jugées suffisantes par la gauche, qui critique par ailleurs l'officialisation du recours aux sociétés d'archivage privées. "Le texte revu par l'Assemblée est un compromis auquel on s'attendait", regrettait Gilles Morin, historien et président de l'Association des usagers du service public des Archives nationales (Auspan), à l'issue de la séance.
Sa mission, dans les semaines à venir, consistera à s'attaquer au "principe d'archive incommunicable". "C'est du jamais-vu. Quid des recherches sur les personnes contaminées par les essais nucléaires de Mururoa, par exemple ?" Le projet de loi sera à nouveau examiné par le Sénat, le 15 mai.

Le projet de loi sur les archives, voté en première lecture, à l'Assemblée nationale, le 29 avril 2008, crée une catégorie d'achives "incommunicables", comme par exemple, les documents relatifs aux armes de destruction massive.
jeudi 1 mai 2008
Trente secondes avant une erreur, le cerveau se met en mode repos
TV5MONDE CHICAGO (AFP) - 22/04/2008 11h57
Des scientifiques ont découvert qu'en effectuant des tâches répétitives et monotones, le cerveau se mettait involontairement en mode repos environ trente secondes avant qu'une erreur ne se produise.
En étudiant l'état dans lequel se trouvait le cerveau, les scientifiques ont ainsi pu prédire des erreurs avant qu'elles ne surviennent, selon l'étude publiée lundi dans la revue américaine Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS).
"Il y a cette situation probablement intrinsèque où votre cerveau dit qu'il a besoin d'une petite pause et vous ne pouvez rien y faire", a expliqué le principal auteur de l'étude Tom Eichele de l'université de Bergen en Norvège. "Tout le monde connaît sans doute le sentiment que parfois votre cerveau n'est pas aussi réceptif ou performant et que vous n'avez rien fait pour que cela se produise", a-t-il ajouté.
Quand cela arrive, le sang afflue dans la zone du cerveau qui est plus active en mode repos. Et vu que cet état débute quelque 30 secondes avant qu'une erreur ne soit commise, il pourrait être possible de créer un système d'alerte pour renforcer la concentration et la vigilance, par exemple chez les contrôleurs aériens, a déclaré M. Eichele.
"Nous pourrions peut-être élaborer un appareil (qui pourrait être placé) sur la tête de ceux qui doivent prendre (ce type) de décisions", a-t-il indiqué à l'AFP. "Nous pouvons mesurer le signal et informer l'utilisateur que son cerveau est dans un mode où ses décisions ne seront pas les bonnes".
Un prototype d'éléctroencéphalogrammes portatifs est actuellement en développement et pourrait être mis sur le marché d'ici dix à quinze ans, a précisé le chercheur.
mercredi 23 avril 2008
Des graines de cerisiers dans l'espace, nouvelle lubie des Japonais
TV5MONDE TOKYO (AFP) - 22/04/2008 09h47
L'Agence d'exploration spatiale japonaise (Jaxa) a donné son feu vert à l'envoi de graines de cerisiers japonais dans l'espace pour observer les effets de la micro-gravité sur leur développement ultérieur et attirer l'attention du public, a annoncé mardi l'initiateur de cette idée.
Des graines de plusieurs plantes chères aux Japonais, dont celles de trois cerisiers classés "trésors nationaux" du fait de la beauté et de l'abondance de leurs fleurs, seront expédiées en octobre dans le laboratoire nippon "Kibo" ("espoir" en japonais), arrimé à la Station spatiale internationale (ISS).
Ce projet va consister à conserver pendant six mois dans l'espace ces graines prélevées dans différentes régions et issues de divers cerisiers japonais, ainsi que de lys et de violettes, trois symboles de l'âme du Japon, selon les initiateurs du projet.
Après ce séjour en micro-gravité, elles seront rapportées sur Terre en avril 2009 pour étudier en laboratoire les éventuels changements intervenus et observer leur développement une fois en partie plantées.
Cette initiative, soutenue par des universités, centres de recherche, firmes industrielles, sociétés de services, médias ou encore collectivités locales, a été imaginée par Japan Manned Space System, un consortium de 55 entreprises privées nippones de tous les secteurs.
Outre son but scientifique, ce projet d'ampleur nationale se veut un événement populaire pour attirer l'attention sur les programmes spatiaux nippons et promouvoir le rôle du Japon dans les domaines scientifiques, pour la préservation de la nature et de la biodiversité.
Les Japonais ne se lassent pas du spectacle des cerisiers en fleurs au printemps, arbres vénérés qu'ils photographient sous tous les angles et sous lesquels ils organisent des pique-niques.

Un cerisier de 1000 ans en fleurs à Fukushima (Nord de Tokyo), le 20 avril 2008
dimanche 20 avril 2008
Une tortue disparue refait surface
NOUVELOBS| 18.04.2008 | 10:13
Les biologistes du Zoo de Cleveland (US) auraient découvert un spécimen de tortue géante Rafetus swinhoei vivant à l’état sauvage au bord d’un lac au nord du Vietnam. Cette espèce était considérée comme éteinte dans son milieu naturel.
C’est au cours de recherche dans la région de Hanoi que cette incroyable découverte a été faite. Les populations locales affirmaient avoir aperçu une tortue d’eau géante. Les chercheurs ont trouvé l’animal se dorant tranquillement au soleil. Ils ont pu l’observer et la photographier.
Cette espèce peut atteindre la taille respectable d’un mètre pour 140 kg et vivre une centaine d’année. C’est un animal très présent dans le folklore vietnamien, l’apercevoir porte chance. Les habitants pensent reconnaître en elle la tortue qui, selon la légende, au XV ème siècle vint récupérer l’épée magique de l’empereur Le Loi après que celui-ci ait bouté l’armée chinoise hors du Vietnam.
Malheureusement, largement chassée pour sa chair et pour ses os utilisés en médecine traditionnelle, privée de son habitat naturel et victime de la pollution, cette espèce a été décimée.
Comme le précise Doug Hendrie, le correspondant du zoo au Vietnam, la tortue géante est la tortue la plus menacée au monde. C’est pourquoi l’emplacement exact de la découverte n’a pas été révélé.
Des démarches seraient en cours pour la protéger ainsi que son habitat. Hormis ce spécimen sauvage, on ne dénombre que trois tortues géantes au monde. Elles vivent en captivité, deux en Chine et une troisième au Vietnam, à Hanoi. Bien que les biologistes tentent de favoriser la reproduction de l’espèce dans un zoo, si aucun autre spécimen n’est retrouvé, l’avenir de Rafetus swinhoei semble bien compromis.
Mélanie Bourdon Sciences et Avenir

Réchauffement - Les réfugiés de l’environnement
NOUVELOBS. | 18.04.2008 |
La Terre chauffe et avec elle beaucoup de territoires autrefois accueillants deviennent inhabitables pour leurs occupants traditionnels. Du coup, les populations résidentes sont obligées d’aller s’installer ailleurs. Ces nouveaux réfugiés climatiques sont aujourd’hui une trentaine de millions mais leur nombre devrait dépasser les 250 millions en 2050. Ce thème a fait l’objet d’une conférence lors du festival Sciences Frontières qui s’est déroulé à Marseille au début du mois d’avril.
Qui sont ces populations menacées ? Ou vivent-elles ? En fait un peu partout dans le monde. Il faut savoir que près de 500 millions de personnes vivent à moins de cinq kilomètres des côtes et pas loin de 350 millions à moins de cinq mètres au-dessus du niveau de l’eau, voir en dessous pour certains (Bengladesh, Pays bas, Camargue…).
Toutes ces régions sont directement menacées par la montée des eaux consécutives à la fonte des glaces polaires. Pour d’autres la menace ne vient pas de l’eau mais plutôt de son absence, en Asie, en Afrique et en Amérique Latine la déforestation conjuguée à la hausse des températures accélère la progression des déserts menaçant encore plusieurs millions de personnes.
Le premier exemple, tragique, de ce phénomène migratoire forcé se situe en plein cœur des îles polynésiennes. A quelques kilomètres de l’équateur, dans des eaux bleu turquoise, l’archipel de Tuvalu composé de quelques petits îlots peuplés d’une dizaine de milliers d’habitants sera entièrement recouvert par les eaux d’ici 2050. Les habitants sont donc contraints d’aller vivre ailleurs. Mais cet ailleurs n’existe pas encore : les pays voisins (Australie, Nouvelle-Zélande, Indonésie…) n’acceptent des réfugiés qu’au compte goutte avec des conditions drastiques d’accès à leur territoire.
Au même moment, de l’autre côté du globe, les Inuits qui vivent sur la banquise voient leur territoire se réduire d’années en années comme une peau de chagrin. Eux non plus n’ont pas d’ailleurs et tentent de faire reconnaître le préjudice qu’ils subissent. Ils viennent ainsi de porter plainte contre les Etats-Unis, l’un des plus gros producteurs de gaz à effet de serre, devant l’équivalent de la cour européenne des droits de l’Homme pour le continent Américain. En attendant ils envisagent aussi une « délocalisation forcée ».
Ces mouvements de populations n’en sont qu’à leur commencement. Tout indique que la situation climatique du globe va continuer à se détériorer. Les objectifs de réduction d’émission de gaz à effet de serre (GES) fixés par Kyoto, déjà minimalistes, ne seront selon toute vraisemblance pas atteints.
En conséquence, il faut s’attendre à d’autres situations catastrophiques. Les experts prévoient essentiellement des mouvements de population Sud/Sud ainsi que des tensions sur les îles du Pacifique et de l’Océan Indien comme les Maldives. Mais les problèmes soulevés par ces déplacements de personnes nécessitent une régulation et une prise en charge internationale.
Joël IGNASSE Sciences et Avenir
vendredi 18 avril 2008
Une pile à hydrogène nippone
La firme japonaise Panasonic a annoncé qu'elle commercialiserait l'année prochaine une pile à hydrogène capable de fournir 60 % de l'énergie utilisée dans une maison.
Le journal japonais Nikkei à fièrement annoncé que Panasonic avait développé la pile à combustible la plus efficace du marché grâce à un système unique permettant une réaction chimique plus complète la rendant capable de convertir plus de 39 % de son hydrogène en énergie électrique et délivrant ainsi une puissance de 750 watts tout en réduisant de 37 % les émissions contaminantes pour l'environnement par rapport aux générateurs traditionnels.
Le système proposé par Panasonic utiliserait des électrodes polymérisées beaucoup plus efficaces que les électrodes habituelles. Pour fonctionner, la pile à combustible ne nécessite que de l'hydrogène et de l'oxygène.
Une centaine de ces piles seront mises à l'essai durant une année et si les tests s'avèrent concluants, Panasonic projette de vendre 10 000 unités de son générateur à pile à combustible pour 2010 et 100 000 unités pour l'année 2015 jusqu'à fournir 30 % des foyers nippons.
L'hydrogène sera-t-il en fin de compte l'énergie du futur ? Il ne pose aucun problème d'approvisionnement puisqu'il est l'élément le plus abondant de l'univers et il est non polluant dans le sens où sa combustion ne génère que de la vapeur d'eau, mais il faut prendre en compte la pollution générée lors de sa fabrication.
Hélas, dans l'état actuel des techniques, sa production, son stockage et son transport posent encore de réels problèmes.
http://www.come4news.com:80/une-pile-a-hydrogene-pour-alimenter-sa-maison-112357.html
http://terresacree.org SOS-Planete
vendredi 28 mars 2008
Manifestations de chercheurs devant le CNRS et l'Inserm à Paris
PARIS (AFP) - 27/03/2008 – TV5 Infos
Deux manifestations de chercheurs, rassemblant en tout près de 200 personnes, se sont tenues jeudi à Paris devant les sièges du CNRS et de l'Inserm pour s'opposer à leur "découpage", au moment où se rassemblaient les conseils d'administration de ces deux organismes.
Une centaine de personnes au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) le matin, une cinquantaine à l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) l'après-midi, s'étaient réunies à l'appel de leurs syndicats et des associations Sauvons l'université et Sauvons la recherche (SLR).
Les deux actions ont faiblement mobilisé, certains participants se retrouvant d'une manifestation à l'autre et on était loin des grands rassemblements de plusieurs milliers de chercheurs ces dernières années.
Une tendance déjà perceptible le 4 mars, avec seulement quelque 200 manifestants devant le ministère de la Recherche, même si 600 directeurs de laboratoires étaient réunis au même moment au Collège de France pour discuter des réformes en cours.
Jeudi, syndicats et associations souhaitaient marquer leur refus, au nom de la plurisdisciplinarité, "du découpage vertical qui cloisonne les organismes de recherche en instituts thématisés". Le projet en discussion à l'Inserm prévoit ainsi la création de 8 grands Instituts thématiques.
"On divise verticalement les organismes par disciplines, en créant des instituts thématisés dirigés par des gens nommés par le pouvoir", a déploré Henri Audier, directeur de recherche au CNRS et membre de SLR. "On crée une structure où les agences (Agence nationale de la recherche...) vont avoir la main sur l'orientation des organismes" tels que le CNRS ou l'Inserm, a-t-il dit à l'AFP.
"Les instituts vont cloisonner les recherches (cancer, Alzheimer...), ce qui risque d'appauvrir la recherche fondamentale, d'où sortent les avancées", en limitant les échanges entre spécialités, a regretté pour sa part Jean Kister, chercheur à l'Inserm et secrétaire général adjoint du SNTRS.
Le CA du CNRS, qui a entendu une délégation intersyndicale, a abordé entre autres "la modernisation du partenariat avec les universités (...), l'évolution de l'organisation interne du CNRS en instituts pour améliorer la visibilité et la cohérence de ses actions, ainsi que l'interdisciplinarité", a indiqué cet organisme dans un communiqué.
La réforme du gouvernement est une "politique de gribouille", s'est insurgé un chercheur CNRS/Inserm, directeur d'un réseau européen d'excellence, Gérard Chaouat. Pour lui, "le découpage en instituts permettra surtout un pilotage plus étroit" par les pouvoirs publics.
Pour Alain Trautmann, fondateur de SLR, la présidente du CNRS, Catherine Bréchignac, a accepté que cet organisme devienne "une holding d'instituts. Le mal est fait".
Il avait récemment dénoncé dans une lettre publique le projet de créer des Instituts thématiques à l'Inserm, et le futur "découpage" du CNRS, avant une "vente à la découpe" faisant la part belle aux investissements privés.
