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mercredi 25 juin 2008

Appel à la démission et au boycott au CNRS

SYLVESTRE HUETLibération - mercredi 25 juin 2008

Si le gouvernement persiste, on boycotte et on démissionne.

C’est la menace lancée hier par un groupe de responsables de la recherche publique plutôt sérieux : les présidents des conseils scientifiques des départements du CNRS ainsi que celui du conseil scientifique de l’organisme.

Déjà signé par plusieurs centaines de directeurs de laboratoire, l’appel annonce qu’ils démissionneront et organiseront le boycott des comités d’experts de l’Agence nationale de la recherche. Lancé peu après la manifestation qui a empêché jeudi la tenue du conseil d’administration du CNRS, ce nouvel appel place le ministère devant un choix crucial : imposer sa réforme ou l’aménager afin d’apaiser la colère des scientifiques.

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vendredi 23 mai 2008

Réforme du CNRS: les syndicats appellent à une mobilisation nationale le 27 mai

PARIS (AFP) - 22/05/2008 – TV5 Infos

Les syndicats ont appelé jeudi la communauté scientifique et universitaire à participer "massivement" à une journée de mobilisation nationale mardi prochain, en réponse à l'annonce, jugée prématurée, des grandes lignes de la réforme de l'organisme par la ministre de la Recherche Valérie Pécresse mardi.

Un premier rassemblement du personnel de recherche a réuni jeudi environ 150 personnes devant le siège parisien du CNRS, pour protester contre le "passage en force" que constitue, selon les syndicats, l'annonce des orientations avant que la concertation ait abouti.

"En annonçant la réforme avant toute concertation avec les organismes, la ministre a pris le risque de mettre le personnel de la recherche en colère" a indiqué Guillaume Gorges, ingénieur technicien au CEMAGREF (recherche sur l'agriculture et l'environnement).

Un Conseil d'administration extraordinaire était réuni jeudi matin pour préparer le schéma stratégique qui sera soumis pour adoption au CA du 19 juin. "La ministre par son intervention au journal Le Monde (daté mercredi) montre son mépris pour les membres du CA", ont déclaré les élus du personnel au conseil d'administration, avant le quitter la réunion en signe de protestation.

Pour sa part, le ministère explique qu'"à partir du moment où la réforme va au delà du CNRS, la ministre a voulu faire preuve de transparence pour que tous les chercheurs aient le même niveau d'information".

La réforme prévoit la création de six nouveaux instituts nationaux, mais exclut les sciences de la vie, qui seraient pilotées par l'Inserm, en lien avec l'Inra et le CEA, et l'informatique pilotée conjointement par l'Inria.

"Il n'y a pas de raisons de casser le CNRS en abandonnant des pans entiers de la recherche" a déclaré à l'AFP Gérard Chaouat, directeur de la recherche au CNRS. 

"La mobilisation sera unanime et nous ferons ce qu'il faut pour bloquer cette réforme", a-t-il poursuivi.

Les syndicats appellent à un autre rassemblement devant le siège parisien le 19 juin, date du Conseil d'administration qui doit voter le schéma stratégique.

Le 27 mai, une "marche de tous les savoirs" doit se dérouler "dans toutes les villes de France" et une manifestation est organisée à Paris.

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jeudi 22 mai 2008

Un interview au Monde de Valérie Pécresse soulève un tollé de protestations

Libésciences – 22/05/08

Le SneSup-FSU vient de lancer un appel à un rassemblement demain devant le siège du Cnrs, à Paris. Motif: l'interview de Valérie Pécresse, la ministre de la recherche et de l'enseignement supérieur, dans Le Monde, hier.

La ministre y annonçait une "réorganisation du Cnrs" en Instituts. Mais décidait, d'emblée, que les sciences de la vie et l'informatique - soit près du tiers des chercheurs de l'organisme - seraient exclus de cette réorganisation. Et que la "coordination nationale des sciences de la vie" serait hébergé à l'Inserm, l'institut national de la santé et de la recherche médicale. Quant à celle des sciences informatiques, elle se ferait "avec l'INRIA".

Cette déclaration est moins surprenante par son contenu, en phase avec des déclarations antérieures, que par son calendrier. Demain, doit en effet se tenir une réunion du Conseil d'Administration du Cnrs qui devait se pencher sur le plan stratégique du Cnrs. Puis, début juin et le 19 juin, le Conseil Scientifique du Cnrs et son Conseil d'Administration devaient se prononcer sur cette réorganisation. La ministre a donc court-circuité toute l'institution. D'où le tollé syndical. Une situation "abracadabrantesque", s'indigne Yves Langevin, président de la conférence des section du Comité national de la recherche scientifique.

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vendredi 16 mai 2008

Vers le retour des farines animales ?

Christophe Clergeau - 09.05.2008

Le rythme auquel nous arrivent des informations inquiétantes doit nous inciter à une très grande vigilance et à l’exercice du devoir d’alarme, pour tenter de sensibiliser les citoyens à des enjeux qui doivent être débattus le plus en amont possible si l’on souhaite préserver la possibilité d’un réel contrôle démocratique (écologie, nanotechnologies, nucléaire, pesticides, etc…).

Il est par exemple indispensable d’alerter l’opinion sur la possibilité d’un retour prochain des farines de viandes et d’os dans l’alimentation animale. Depuis de nombreux mois, les producteurs de porcs français et européens plaident pour le retour de ces farines dont l’utilisation est interdite depuis la crise de la vache folle. Les farines ont été remplacées par des céréales dans l’alimentation des porcs. Confrontés à l’augmentation des cours mondiaux des céréales, les producteurs espèrent du retour des farines une économie de 4 centimes par kilo de viande !

Le gouvernement français est réticent mais l’union européenne semble plus réceptive. Il est vrai que porcs et volailles sont omnivores et non végétariens et que d’un point de vue purement zootechnique l’utilisation des farines animales n’a rien d’aberrant. L’histoire a néanmoins montré les dangers de cette pratique et la nécessité d’un encadrement très rigoureux. La volonté d’utiliser les farines pour baisser les coûts de production n’est pas rassurante car elle s’inscrit dans un contexte où des producteurs aux abois risquent de faire peu de cas des règles sanitaires.

La maîtrise sanitaire de l’alimentation nécessite une attention toujours accrue. La diffusion de plusieurs études récentes montrant l’omniprésence des pesticides dans les aliments nous rappelle que la priorité doit être donnée à la mobilisation des acteurs et à la recherche de nouvelles améliorations. Le retour des farines aurait une très grande portée symbolique et serait perçue par tous, producteurs comme consommateurs, comme un signe de relâchement de l’effort collectif mené au bénéfice de la protection de la santé.

poule

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samedi 10 mai 2008

Interrogations sur le départ de la directrice de l'Agence de la biomédecine

LE MONDE | 08.05.08 | 15h08

Le non-renouvellement du mandat de la directrice générale de l'Agence de la biomédecine suscite de sérieuses interrogations dans les milieux scientifique et associatif quant aux intentions du gouvernement sur le dossier de l'éthique. Carine Camby, dont le bilan fait l'unanimité, était engagée dans la préparation des Etats généraux de la bioéthique, prélude à la révision de la loi du 6 août 2004, promise en 2009.

Le ministère de la santé a annoncé, vendredi 2 mai, la mise en place d'un "collège de personnalités qualifiées en vue de la nomination du prochain directeur général de l'Agence de la biomédecine". Celui-ci sera présidé par André Nutte, chef de l'inspection générale des affaires sociales, entouré d'une philosophe, Suzanne Rameix, et d'une scientifique, Dominique Meyer.

"UNE FEMME REMARQUABLE" -

Selon nos informations, il aurait été signifié à Mme Camby qu'elle ne serait pas renommée. "Je ne comprends pas cette éviction à laquelle aucune explication n'a été donnée, s'indigne le professeur René Frydman, spécialiste de l'assistance médicale à la procréation. On ne change pas une équipe qui gagne."

Siégeant au conseil d'orientation de l'agence au titre de l'Association française contre les myopathies, Marie-Christine Ouillade estime que "Carine Camby est une excellente directrice" et se dit favorable au renouvellement de son mandat.

A l'Elysée, comme au ministère de la santé, qui a la tutelle de l'agence, on dément tout limogeage. "Carine Camby est une femme remarquable. Son mandat arrivait à son terme, justifie Arnold Munnich, conseiller du président de la République. Le gouvernement a introduit une nouvelle procédure. Rien n'empêche Mme Camby d'être candidate si elle le souhaite." 

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jeudi 8 mai 2008

Pékin affirme faire la pluie et le beau temps

20 minutes – 07/05/08 - A Pékin, Caroline Dijkhuis

Le ciel bleu, elle promet qu’elle n’y a été pour rien, jusqu’à maintenant. « Jamais lors des passages du CIO, ou même lorsque la flamme est arrivée à Pékin en avril, nous n’avons modifié la météo, affirme Zhang Qiang, la directrice du bureau de modification météorologique de Pékin. Mais nous devrons assurer le beau temps lors des cérémonies d’ouverture et de clôture des Jeux. » Pas question de laisser le hasard venir perturber l’évènement qui adoubera la Chine, même si le 8 août prochain, il y a « 47% de chance qu’il pleuve » ; alors depuis six ans, Pékin a accentué ses recherches en contrôle de la météo.

Le gouvernement chinois n’a pas mégoté sur les moyens : un « super » ordinateur capable de fournir des prévisions kilomètre par kilomètre, sur plus de 44.000 kilomètres carrés a été acheté l’an dernier ; le bureau dispose aussi de trois avions et d’une vingtaine de sites au sol pour envoyer les roquettes de iodure d’argent dans les nuages. Mais les experts occidentaux sont sceptiques, l’efficacité de ces méthodes n’ayant jamais été prouvée – toutes les recherches aux Etats-Unis sur le sujet ont été stoppées. « Nous sommes une mesure d’urgence, admet Zhang Qiang, qui a une position plus réaliste que Pékin, sûr à 100% d’avoir du ciel bleu. On est sûrs de pouvoir agir avec efficacité en cas de petite pluie, mais c’est difficile à dire en cas de grosse pluie. »

Au 7e étage du bureau situé au nord de Pékin, la trentaine d’ingénieurs qui auraient le pouvoir de faire la pluie et le beau temps s’affairent derrière une maquette en relief de Pékin et sa région. Au sol, des modèles des roquettes. Un technicien surveille en permanence les écrans de contrôles. « Lorsque l’avion est dans le ciel, nous le dirigeons d’ici, explique Li Hongyu, responsable des recherches.

Nous mesurons les modifications microphysiques des nuages, l’avancée de la formation de ses cristaux de glace, et en fonction, nous prévoyons notre plan. »

En fait, le bureau poursuit deux stratégies : soit il « provoque » la pluie, en vaporisant de l’iodure d’argent dans les nuages qui seraient encore loin, soit il modifie la composition des gouttelettes d’un nuage menaçant et proche de la zone à protéger, afin de réduire les chances de précipitations. « Nous utilisons de l’azote liquide pour augmenter le nombre de gouttelettes tout en réduisant leur taille, explique-t-elle. De plus petites gouttes ont moins de chance de tomber. » Les experts occidentaux mettent à nouveau en garde : en voulant « retarder » la pluie, on ne pourrait que la renforcer, se retrouver face à un risque d’averses plus importantes et donc plus difficiles à maîtriser.

En chiffres
1958 début des recherches sur la modification météo en Chine. Mais c’est en 2000, lors d’une cérémonie en Russie, où le ciel bleu aurait été obtenu « artificiellement » que l’ancien président Jiang Zeming s’est passionné pour ces techniques.
350 000 euros, c’est le budget alloué au Bureau de Modification météorologique de Pékin entre 2002 et 2007, selon Zhang Qiang. On parlerait d’un budget total annuel national d’entre 60 et 90 millions de dollars.
30 avions en Chine sont alloués aux bureaux de modification météorologiques, 1500 personnes travailleraient dans ces bureaux.
250 milliards de tonnes de pluie, auraient été créées artificiellement entre 1999 et 2007 selon la presse officielle chinoise.
 

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vendredi 2 mai 2008

ARCHIVES - Le gouvernement crée une catégorie "incommunicables"

LE MONDE | 30.04.08 |

Il n'est pas sûr que la colère des chercheurs et des historiens soit totalement apaisée, après le vote du projet de loi sur les archives, en première lecture, mardi 29 avril, à l'Assemblée nationale - les députés de l'UMP et du Nouveau Centre l'ont approuvé, tandis que les socialistes et les communistes ont rejeté un texte qui consacre le "culte du secret".

C'est pourtant l'objectif inverse du gouvernement, s'est défendue la ministre de la culture et de la communication, Christine Albanel. La réforme, qui adapte la loi du 3 janvier 1979, pose le principe de la "libre communicabilité des archives publiques" : le délai de trente ans actuellement en vigueur est supprimé pour les documents qui ne mettent pas en cause "les secrets protégés par la loi".

Pour les autres documents, les délais d'accès ont été raccourcis : les documents relatifs aux délibérations du gouvernement seront communicables au terme de 25 ans (30 ans actuellement) ; ceux concernant les secrets de la défense nationale, la conduite de la politique extérieure, etc., relèveront d'un délai de 50 ans (60 ans aujourd'hui) ; certains actes d'état civil seront accessibles au terme de 75 ans (100 ans actuellement), etc.

Cet esprit d'ouverture est pourtant contrecarré par la création d'une catégorie d'archives "incommunicables" dans le texte du gouvernement : ainsi, les documents relatifs aux armes de destruction massive ne pourront jamais être divulgués. Initialement considérés comme incommunicables, aussi, les documents susceptibles de mettre en cause "la sécurité des personnes" seront accessibles au terme de 100 ans, selon un amendement du rapporteur du projet de loi, François Calvet (UMP), adopté à l'unanimité.

Surtout, le texte avait été durci lors de son passage au Sénat, en janvier : ainsi, l'accès aux documents relatifs à la vie privée avait été allongé de 50 ans à 75 ans.

Une initiative qui aboutissait à refermer des fonds d'archives actuellement ouverts (seconde guerre mondiale) et à repousser à... 2037, hors dérogations, l'accès à certaines archives concernant la guerre d'Algérie.

D'où la pétition réunissant plus de 1 200 chercheurs, généalogistes ou simples usagers (Le Monde du 17 avril). Les députés sont revenus au délai de 50 ans.

Ces quelques avancées n'ont pas été jugées suffisantes par la gauche, qui critique par ailleurs l'officialisation du recours aux sociétés d'archivage privées. "Le texte revu par l'Assemblée est un compromis auquel on s'attendait", regrettait Gilles Morin, historien et président de l'Association des usagers du service public des Archives nationales (Auspan), à l'issue de la séance.

Sa mission, dans les semaines à venir, consistera à s'attaquer au "principe d'archive incommunicable". "C'est du jamais-vu. Quid des recherches sur les personnes contaminées par les essais nucléaires de Mururoa, par exemple ?" Le projet de loi sera à nouveau examiné par le Sénat, le 15 mai.

archives

Le projet de loi sur les archives, voté en première lecture, à l'Assemblée nationale, le 29 avril 2008, crée une catégorie d'achives "incommunicables", comme par exemple, les documents relatifs aux armes de destruction massive.

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jeudi 1 mai 2008

Trente secondes avant une erreur, le cerveau se met en mode repos

TV5MONDE

CHICAGO (AFP) - 22/04/2008 11h57

Des scientifiques ont découvert qu'en effectuant des tâches répétitives et monotones, le cerveau se mettait involontairement en mode repos environ trente secondes avant qu'une erreur ne se produise.

En étudiant l'état dans lequel se trouvait le cerveau, les scientifiques ont ainsi pu prédire des erreurs avant qu'elles ne surviennent, selon l'étude publiée lundi dans la revue américaine Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS).

"Il y a cette situation probablement intrinsèque où votre cerveau dit qu'il a besoin d'une petite pause et vous ne pouvez rien y faire", a expliqué le principal auteur de l'étude Tom Eichele de l'université de Bergen en Norvège. "Tout le monde connaît sans doute le sentiment que parfois votre cerveau n'est pas aussi réceptif ou performant et que vous n'avez rien fait pour que cela se produise", a-t-il ajouté.

Quand cela arrive, le sang afflue dans la zone du cerveau qui est plus active en mode repos. Et vu que cet état débute quelque 30 secondes avant qu'une erreur ne soit commise, il pourrait être possible de créer un système d'alerte pour renforcer la concentration et la vigilance, par exemple chez les contrôleurs aériens, a déclaré M. Eichele.

"Nous pourrions peut-être élaborer un appareil (qui pourrait être placé) sur la tête de ceux qui doivent prendre (ce type) de décisions", a-t-il indiqué à l'AFP. "Nous pouvons mesurer le signal et informer l'utilisateur que son cerveau est dans un mode où ses décisions ne seront pas les bonnes".

Un prototype d'éléctroencéphalogrammes portatifs est actuellement en développement et pourrait être mis sur le marché d'ici dix à quinze ans, a précisé le chercheur.

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mercredi 23 avril 2008

Des graines de cerisiers dans l'espace, nouvelle lubie des Japonais

TV5MONDE TOKYO (AFP) - 22/04/2008 09h47

L'Agence d'exploration spatiale japonaise (Jaxa) a donné son feu vert à l'envoi de graines de cerisiers japonais dans l'espace pour observer les effets de la micro-gravité sur leur développement ultérieur et attirer l'attention du public, a annoncé mardi l'initiateur de cette idée.

Des graines de plusieurs plantes chères aux Japonais, dont celles de trois cerisiers classés "trésors nationaux" du fait de la beauté et de l'abondance de leurs fleurs, seront expédiées en octobre dans le laboratoire nippon "Kibo" ("espoir" en japonais), arrimé à la Station spatiale internationale (ISS).

Ce projet va consister à conserver pendant six mois dans l'espace ces graines prélevées dans différentes régions et issues de divers cerisiers japonais, ainsi que de lys et de violettes, trois symboles de l'âme du Japon, selon les initiateurs du projet.

Après ce séjour en micro-gravité, elles seront rapportées sur Terre en avril 2009 pour étudier en laboratoire les éventuels changements intervenus et observer leur développement une fois en partie plantées.

Cette initiative, soutenue par des universités, centres de recherche, firmes industrielles, sociétés de services, médias ou encore collectivités locales, a été imaginée par Japan Manned Space System, un consortium de 55 entreprises privées nippones de tous les secteurs.

Outre son but scientifique, ce projet d'ampleur nationale se veut un événement populaire pour attirer l'attention sur les programmes spatiaux nippons et promouvoir le rôle du Japon dans les domaines scientifiques, pour la préservation de la nature et de la biodiversité.

Les Japonais ne se lassent pas du spectacle des cerisiers en fleurs au printemps, arbres vénérés qu'ils photographient sous tous les angles et sous lesquels ils organisent des pique-niques.

cerisiers_au_Japon

Un cerisier de 1000 ans en fleurs à Fukushima (Nord de Tokyo), le 20 avril 2008

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dimanche 20 avril 2008

Une tortue disparue refait surface

NOUVELOBS| 18.04.2008 | 10:13

Les biologistes du Zoo de Cleveland (US) auraient découvert un spécimen de tortue géante Rafetus swinhoei vivant à l’état sauvage au bord d’un lac au nord du Vietnam. Cette espèce était considérée comme éteinte dans son milieu naturel.

C’est au cours de recherche dans la région de Hanoi que cette incroyable découverte a été faite. Les populations locales affirmaient avoir aperçu une tortue d’eau géante. Les chercheurs ont trouvé l’animal se dorant tranquillement au soleil. Ils ont pu l’observer et la photographier.

Cette espèce peut atteindre la taille respectable d’un mètre pour 140 kg et vivre une centaine d’année. C’est un animal très présent dans le folklore vietnamien, l’apercevoir porte chance. Les habitants pensent reconnaître en elle la tortue qui, selon la légende, au XV ème siècle vint récupérer l’épée magique de l’empereur Le Loi après que celui-ci ait bouté l’armée chinoise hors du Vietnam.

Malheureusement, largement chassée pour sa chair et pour ses os utilisés en médecine traditionnelle, privée de son habitat naturel et victime de la pollution, cette espèce a été décimée.

Comme le précise Doug Hendrie, le correspondant du zoo au Vietnam, la tortue géante est la tortue la plus menacée au monde. C’est pourquoi l’emplacement exact de la découverte n’a pas été révélé.

Des démarches seraient en cours pour la protéger ainsi que son habitat. Hormis ce spécimen sauvage, on ne dénombre que trois tortues géantes au monde. Elles vivent en captivité, deux en Chine et une troisième au Vietnam, à Hanoi. Bien que les biologistes tentent de favoriser la reproduction de l’espèce dans un zoo, si aucun autre spécimen n’est retrouvé, l’avenir de Rafetus swinhoei semble bien compromis.

Mélanie Bourdon Sciences et Avenir

tortue

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