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dimanche 3 août 2008

Le système Larcher : L'ombre du Sictom

Par Jacques Trentesaux - L'express - publié le 01/02/2007

On en a ras le bol de payer pour tes casseroles, si t'as magouillé, tu dois payer, pour toi on n'ira plus voter » Ce samedi d'octobre 2002, près de 2 000 manifestants défilent dans les rues de Rambouillet. Du jamais-vu de mémoire de Rambolitain!

Au centre des attaques, Gérard Larcher. A l'origine de cette fronde inédite, le scandale du syndicat intercommunal de collecte et de traitement des ordures ménagères (Sictom) de la ville. Un an plus tôt, un trou de plus de 15 millions d'euros avait été découvert. Dans l'?il du cyclone, Jean-Philippe Assel, président du Sictom, dont la gestion désastreuse est dénoncée par de nombreux rapports. Pour éviter la faillite, Gérard Larcher - qui décide de prendre la présidence du Sictom fin 2001 - pratique un remède de cheval: la taxe d'enlèvement des ordures ménagères augmente d'un coup de 92% - soit l'équivalent de 250 euros par contribuable et par an. D'où la manifestation géante de 2002. «Jean-Philippe Assel n'a pas pris les moyens d'une gestion rigoureuse, déplore le ministre. Tout était dans un désordre invraisemblable.»

Quatre ans plus tard, la situation s'est apaisée. Pourtant, le dossier n'est toujours pas éclairci. Le Sictom de la ville devrait certes achever sa remise à flot en 2009. Mais aucune mise en examen n'a été prononcée, cinq ans après l'ouverture d'une information judiciaire pour «faux en écritures publiques», «abus de biens sociaux» et «favoritisme». Démis de ses fonctions dès novembre 2001, Jean-Philippe Assel s'est volatilisé depuis - même s'il demeure conseiller municipal, car il a refusé de démissionner.

L'ancien bras droit de Gérard Larcher, l'homme de toutes ses campagnes, serait aujourd'hui SDF et refuse de parler à la presse. «La partie visible de l'iceberg, c'est la mauvaise gestion», résume crûment Didier Fischer, leader de l'opposition municipale. «Je ne sais pas comment Gérard Larcher s'est sorti de cette affaire, s'interroge le socialiste Joseph Lefoul. Il va même pouvoir se prévaloir d'avoir remis les choses d'équerre.» Un bel exemple de virtuosité politique…

«

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jeudi 31 juillet 2008

Sarko est parti en vacances satisfait de lui

Le Canard Enchaîné du mercredi 30 juillet

« Je pars en vacances sur un carton plein ! » C’est ainsi que Nicolas Sarkozy a résumé son action, le 25 juillet devant ses conseillers.

« J’ai eu un mois exceptionnel, a-t-il encore affirmé, à commencer par la libération d’Ingrid Betancourt, qui a souligné le rôle joué par la France. Il y a eu aussi le sommet pour l’Union de la Méditerranée. Du jamais vu. Une réussite diplomatique exceptionnelle, 44 chefs d’Etat à Paris qui ont montré que la France était de retour sur la scène internationale. Un 14-juillet réussi. J’ai botté le cul des militaire et jamais ils n’ont aussi bien défilé. Donc, cela veut dire que j’ai eu raison de leur botter le cul ! »

Et Sarko de poursuivre sur sa lancée : « La visite d’Obama est un succès d’autant plus grand qu’il a refusé de rencontrer les socialistes. » Et cerise sur le gâteau sarkozyste, la réforme de la Constitution : « J’ai eu chaud au cul mais elle est passée. Le sondage (du Parisien) donne même raison à Lang, qui a voté la réforme. La majorité est ressoudée et les parlementaires sont épatés par leur chef. »

Conclusion de Sarko : « Je pars en vacances après une succession de réussites sans précédent aussi bien au niveau intérieur qu’international

La veille, le comité directeur de l’UMP s’était tenu… à l’Elysée où il avait été convoqué. Il a été défini le thème que l’UMP devra développer à la rentrée et lors de son université d’été : « La gauche est désunie, la majorité est unie… » Et rien sur le pouvoir d’achat ?

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Périgueux Les finances de la ville dans le rouge La polémique continue

Sud-ouest 30 Juillet 2008

On reparle de l'annonce du maire sur la situation financière difficile de l'équipe sortante

Pour l'instant, ce ne sont pas encore les vacances politiques à la mairie de Périgueux. Le maire Michel Moyrand a lancé lundi un pavé qui continue de provoquer des remous. Il a annoncé que la commune avait été placée par les services de l'État dans un réseau d'alerte des communes en difficulté financière . (lire « Sud Ouest » d'hier ) ( voir ci-dessous).  Un système destiné à détecter les dérapages budgétaires. Michel Moyrand s'est donc empressé de révéler cette information, d'autant qu'elle concerne le budget 2 007 de l'équipe sortante de Xavier Darcos. 

Il n'a donc pas manqué de dire que « les grands projets de l'équipe précédente ont été financés à crédit », et a souligné l'augmentation des dépenses de personnel (plus 3,3 % par an depuis 2004) et de l'endettement (26 % en quatre ans). Il appelait donc à un redressement en prenant des mesures, sans pour autant augmenter les impôts, mais « en faisant des choix drastiques ».

La contre-attaque n'a pas tardé du côté de l'opposition, menée par Philippe Cornet et par l'ancien premier adjoint Jean-Paul Daudou. Le premier a demandé que soit réunie la commission des finances pour prendre connaissance des documents de l'administration, non rendus public jusqu'à présent. Il a aussi rappelé qu'une analyse financière de la ville avait été réalisée par le trésorier-payeur général, mais également par la Chambre régionale des comptes, qui avaient souligné la hausse des frais de personnel, mais pas d'éléments graves. Pour Philippe Cornet, « c'est une façon de mettre en stand-by les projets lancés par la précédente municipalité ».

Jean-Paul Daudou sort de son côté les chiffres qui soulignent que la capacité de désendettement est plus élevée que la moyenne nationale, et que l'autofinancement a augmenté entre 2006 et 2007. Sans oublier les 43 millions d'euros investis ces quatre dernières années, « sans aucune augmentation de la fiscalité ». =====================================================================

Sud Ouest 29 Juillet 2008

Périgueux : Les finances de la ville dans le rouge 

MAIRIE. -- Michel Moyrand annonce que les finances de la ville auraient été épinglées par la préfet et le trésorier payeur général. L'opposition conteste.

C'est par une lettre ouverte que le maire de Périgueux Michel Moyrand a annoncé qu'en raison de la dégradation de la situation financière de la ville entre 2005 et 2007, elle venait d'être inscrite « dans le réseau d'alerte des communes en difficulté au titre de l'exercice 2007 ».

Une décision qui aurait été annoncée par le préfet et le trésorier payeur général (NDLR : ces documents ne nous ont pas été communiqués). Michel Moyrand remarque que les ratios financiers ont subi une dégradation : l'endettement aurait augmenté de 26 % en quatre ans. Il souligne que « les grands projets de l'équipe précédente ont été financés à crédit ». Il annonce donc des choix drastiques à faire pour effectuer un redressement.

Du côté de l'opposition, l'ancien adjoint aux finances Jean-Paul Daudou remarque que cela porte sur 2007 où tout a été réalisé. Quant aux projets, il assure qu'ils étaient tous financés. « Nous pouvons les réaliser sans difficulté. Je dis chiche au maire. S'il me laisse sa place, je lui montrerai comment faire. » Il se demande enfin si tout ceci n'est pas destiné à justifier un abandon des projets précédents. à suivre

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jeudi 24 juillet 2008

Bernard Accoyer réticent à un abaissement du seuil pour la constitution de groupes parlementaires

La Tribune – 24/07/08

"Je suis pour que le seuil de constitution d'un groupe à l'Assemblée, qui est actuellement de vingt membres, soit abaissé à quinze", avait déclaré le 16 juillet dernier Nicolas Sarkozy, à quelques jours du Congrès qui devait avaliser à Versailles la réforme des institutions.

« Cocktail de congratulations et petit numéro de dézinguage de la gauche pour Nicolas Sarkozy qui recevait, hier à l’Elysée, les parlementaires de la majorité pour fêter l’adoption de la réforme des institutions et la fin de la session extraordinaire. En présence de François Fillon, de la garde des Sceaux, Rachida Dati, et du secrétaire d’Etat aux Relations avec le Parlement, Roger Karoutchi, le chef de l’Etat a remercié les députés et sénateurs qui ont voté la révision constitutionnelle. Sans omettre Jack Lang et les radicaux de gauche (PRG), en majorité favorables au texte. » Libération

"Il ne l'a pas promis ! D'ailleurs, il n'en a pas la capacité", car "cela relève des règlements des assemblées", a rappelé M. Accoyer lors de l'émission "Questions d'Info" sur LCP et France-Info.

"Nous verrons le moment venu", mais "nous en sommes à 20. C'est déjà pas beaucoup", a-t-il noté. "Cela fait beaucoup de groupes tout ça, donc soyons raisonnables (...) Je préférerais qu'il reste un nombre de groupes qui soit raisonnable".

"Si nous devions aller dans cette direction, il faudrait que se dégage au minimum une majorité, et de préférence un consensus assez large sur cette perspective", a-t-il souligné. "Un consensus droite-gauche" serait "préférable". 

Les radicaux de gauche auraient-ils été roulés par une fausse promesse du Président français de l’UMP ?

Pourtant ce mercredi, le président de l'Assemblée nationale Bernard Accoyer s'est montré réticent à l'abaissement à 15 députés ou sénateurs du seuil pour la constitution d'un groupe parlementaire, comme l'avait promis le président Nicolas Sarkozy.

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Le sénateur Alain Lambert nommé à la Caisse des dépôts

NOUVELOBS.COM | 23.07.2008 |

Ce parlementaire UMP, qui comptait voter "non" à la réforme des institutions, avait changé d'avis au dernier moment. Il rejoint la commission de surveillance de la CDC.*

Le Sénat a annoncé mercredi 23 juillet la nomination du sénateur UMP Alain Lambert à la commission de surveillance de la Caisse des dépôts (CDC)..
"La commission des Finances a fait connaître qu'elle propose la candidature d'Alain Lambert pour siéger au sein de la commission de surveillance de la Caisse des dépôts et consignations", a annoncé Adrien Gouteyron (UMP), vice-président du Sénat, à l'ouverture de la séance.
Alain Lambert était un opposant déclaré à la réforme constitutionnelle, comme il l'avait indiqué sur son blog.
Mais il avait changé d'avis à la dernière minute, lundi, permettant son adoption d'extrême justesse lors du Congrès de Versailles.
L'ancien ministre délégué au budget remplace à ce poste le rapporteur du budget Philippe Marini (UMP) "avec l'accord de ce dernier", a-t-on appris auprès de la commission des Finances.

"Bras financier" de l'Etat
La Caisse des Dépôts gère plusieurs dizaines de milliards d'euros investis notamment dans les plus grands groupes français. Considérée comme le "bras financier" de l'Etat, elle finance le logement social et gère d'importants régimes publics de retraite.
Son directeur général est nommé par décret du président de la République pour un mandat de cinq ans. La Caisse est placée "sous la surveillance et la garantie" du pouvoir législatif, exercées par une commission de surveillance.

é- coeu-rant !

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Lang a "fait un choix courageux et très respectable", selon Sarkozy

NOUVELOBS.COM | 23.07.2008 | 

Le président de la République a estimé lors du Conseil des ministres que le vote du député PS en faveur de la réforme des institutions lors du Congrès de Versailles lundi "valide sa stratégie d'ouverture", selon le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel.

Nicolas Sarkozy a affirmé mercredi 23 juillet que Jack Lang avait "fait un choix courageux et très respectable" en votant la réforme constitutionnelle, a rapporté le porte-parole du gouvernement Luc Chatel.
Le président de la République, qui s'exprimait lors de la réunion du Conseil des ministres, a ajouté que le vote de la réforme des institutions lors du Congrès de Versailles lundi "valide sa stratégie d'ouverture", a ajouté Luc Chatel.

Cocktail à l'Elysée

Le Président de la République a convié mercredi tous les parlementaires de la majorité ainsi que ceux des autres partis qui ont voté en faveur de la réforme de la Constitution, dont des radicaux de gauche et Jack Lang, à un cocktail à l'Elysée pour fêter le vote de la réforme ainsi que la fin de la session extraordinaire.
Le député PS du Pas-de-Calais est le seul socialiste à avoir voté la réforme, s'attirant les foudres de son parti. La plupart des 18 parlementaires radicaux de gauche, suivant la consigne de leur patron, Jean-Michel Baylet, ont également apporté leur soutien au texte.

ang_sarkozy

Placide - http://www.leplacide.com/

Encore une petite fête UMP payés par les contribuables… Ne lésinons pas sur le champagne, surtout si Jack est de la fête…

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Manuel Valls : une occasion manquée… de se taire!

Marianne - Mercredi 23 Juillet 2008 -  Philippe Cohen

Quatre députés socialistes Christophe Caresche, Jean-Marie Le Guen, Gaëtan Gorce et Manuel Valls ont voulu faire les malins en déclarant qu'ils avaient voté contre une réforme de la Constitution qu'ils trouvaient positive.

Ils sont quatre députés socialistes à trouver que le verre de la Constitution était à moitié plein et non à moitié vide. Alors, pour protester contre l'archaïsme et le climat d'intolérance régnant, selon eux, dans leurs rangs, ils ont respecté la discipline de vote tout en expliquant dans une tribune intitulée «Une occasion manquée», publiée par Le Monde, tout le bien qu'ils pensaient de la réforme.


Pourtant, il y a deux jours à peine seulement, Manuel Valls avait déjà été l'invité de RTL sur le même sujet et tenait un discours totalement inverse :


Manuel Valls invité de RTL (21 juillet 2008)
envoyé par rtl-fr

Le Monde, RTL, France Inter. En une semaine, Valls a donc réalisé un grand chelem médiatique.


Pourtant, sur le fond, c'est-à-dire sur le projet de Constitution, l'article des quatre élus socialistes est plus que critiquable :
1) Ils écrivent que «le Président de la République ne gagne aucun pouvoir nouveau, hormis celui de s'exprimer devant le Parlement réuni en Congrès.» Celui, par exemple, de désigner le président de France Télévision ne constitue donc en rien un «pouvoir nouveau».
2) Ils écrivent aussi que «cette réforme s'est attelée à revaloriser les pouvoirs du Parlement ». Seule une lecture superficielle de ce projet permet d'affirmer de telles contre-vérités : en fait, en dehors de l'octroi de commissions à l'opposition, le texte fait surtout la part belle à la majorité. Comme l'explique un conseiller de l'Élysée, «paradoxalement, le parlement n'a aucun pouvoir en régime parlementaire».
3) Ils écrivent enfin que cette réforme donne «des droits nouveaux aux citoyens». En réalité, l'appel à référendum est si encadré qu'il a peu de chances d'être un jour expérimenté.


Par ailleurs, beaucoup de ces soi-disant droits nouveaux sont, en fait, surtout des droits nouveaux pour les juges.
Bref, en faisant les malins pour valoriser le projet de Constitution, nos quatre mousquetaires aussi ont raté une occasion. Celle de se taire...

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mercredi 23 juillet 2008

Royal condamne la "trahison" de Lang et les "pressions indignes" de Sarkozy

Marianne 21/07/2008 20:12

Ségolène Royal a durement critiqué lundi les "pressions indignes" de Nicolas Sarkozy et la "trahison" de Jack Lang, sans le citer nommément, qui ont fait, selon elle, voter par le Parlement la réforme des institutions.


"Ce n'est pas la victoire de la démocratie, c'est le renforcement du pouvoir monocratique de Nicolas Sarkozy, à coups de pressions indignes sur plusieurs députés", a déclaré l'ancienne candidate socialiste à la présidentielle dans une déclaration à l'AFP.


"Une seule voix a fait la différence: pourra-t-on en connaître le prix ? Les démocrates, eux, en supporteront le coût", ajoute Mme Royal, alors que le socialiste Jack Lang est le seul parlementaire socialiste à avoir voté la réforme.


"Comme disait François Mitterrand, sur le chemin de la trahison, il n'y a que le fleuve de la honte à traverser", ajoute Mme Royal, sans nommer celui qui était son conseiller spécial durant la campagne électorale.


"A l'avenir, ce type de manquement à la probité politique ne sera plus admis au Parti Socialiste", ajoute Mme Royal qui brigue le poste de Premier secrétaire du PS.

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mardi 22 juillet 2008

Exclure Jack Lang du Parti Socialiste ?

Jack Lang vient de sauver le gouvernement . Hier soir, Nicolas Sarkozy l'a appelé. Pour le remercier...

Marc Vasseur, blogueur. Lundi 21 Juillet 2008 -

Jack Lang est le seul socialiste à avoir voté cette non-réforme des institutions, en complète contradiction avec la position défendue par le Parti Socialiste et le groupe parlementaire.
Non-réforme, puisque le minimum du minimum n'y est pas, à savoir l'introduction d'une dose de proportionnelle, la réforme du Sénat, la lutte contre le cumul des mandats, garantie pour le pluralisme des médias. Le reste n'est que hochets pour une démocratie malade. Robert Badinter a bien résumé cette réalité en parlant de monocratie.
A propos du cumul, il est d'ailleurs cocasse de voir Lang militer pour la fin du cumul, quand celui-ci est encore député et vice-président du conseil régional Nord-Pas-de-Calais. C'est relativement simple pourtant de mettre en adéquation ses idées avec la pratique, il lui suffit de démissionner de l'un de ses mandats.
Au-delà de cette blague à toto se pose néanmoins la question de l'appartenance de Jack Lang au Parti Socialiste, surtout si l'on prend en considération ses déclarations des dernières semaines. J'aurais aimé la même détermination vis-à-vis de la casse sociale entreprise par Fillon et Sarkozy au cours des douze derniers mois.

La course aux micros
Je résume rapidement les propos de celui qui rêve encore d'un ministère, trop déçu sûrement de ne pas avoir été un des ministres de fermeture.
Il y a tout d'abord eu ceux vis-à-vis de Ségolène Royal sur la libération d'Ingrid Betancourt, puis concernant cette mise à sac pour le moins étrange de son domicile. A défaut d'être solidaire, la moindre des corrections eut été de se taire au lieu de participer au lynchage avec la meute UMP. Puis vint le temps de la garden party, où le grand Jack courait après les micros pour dire tout le bien qu'il pensait de cette Union Pour la Méditerranée sans même se poser la question d'une annonce vide de tout financement. Et aujourd'hui nous assistons au bouquet final avec cette prise de position en faveur de cette réforme, dont le seul objet est de donner les pleins pouvoirs à un Président se prenant pour un demi-dieu.
Alors oui, aujourd'hui se pose la question de l'exclusion de Jack Lang du PS et j'espère que Martine Aubry ne tardera pas trop à se désolidariser de cet encombrant signataire. Faut-il rappeler que ce dernier a rejoint la contribution Aubry ?


Dans la continuité de notre omnipotent Élyséen, je suis surpris de l'absence de réaction aux propos de Christine Albanel concernant la nomination par Sarkozy du patron de RadioFrance… la semaine dernière… Je ne doute pas un instant que nos sarkolâtres de tous poils trouveront cela normal pour une démocratie se voulant exemplaire.


Dans ces conditions, plus que jamais il est nécessaire d'avoir une opposition résolue car il s'agit bien d'un combat idéologique qui nous est imposé par l'exécutif… il y a bien longtemps que l'heure n'est plus aux circonvolutions de bon aloi.


Face à cela, j'espère que la direction du PS saura prendre la décision d'exclure Jack Lang du Parti Socialiste et Daniel Percheron, président du Conseil régional du Nord-Pas-de-Calais, de le démettre de ses fonctions de vice-président.
Pour rappel, c'est le PS qui a trouvé une circonscription sur mesure à Lang après ses déboires électoraux à Blois.

Retrouvez les articles de Marc Vasseur sur son blog.

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lundi 14 juillet 2008

L'absence de François Fillon, victime d'un mal de dos persistant

LE MONDE | 14.07.08 | 11h45

François Fillon souffre. Le premier ministre a dû se résigner, lundi 14 juillet, à être absent du défilé militaire et de la garden-party à l'Elysée. Terrassé depuis plusieurs semaines par un mal de dos provoqué par une hernie discale, il avait dû aussi renoncer à participer, dimanche, au sommet de l'Union pour la Méditerranée. Et samedi, il n'a pas pu prendre le départ de la course automobile Le Mans Classic, au volant d'une BMWM1.

Ces problèmes de santé interviennent alors que le premier ministre vit une fin de session parlementaire périlleuse. De plus en plus marginalisé par le chef de l'Etat qui n'a pas renoncé à réunir régulièrement autour de lui sept ministres pour fixer le cap politique, il a une mission particulièrement difficile à accomplir d'ici à la fin juillet : réussir à faire adopter la révision constitutionnelle.

Son ami Michel Bouvard, député (UMP) de la Savoie, en convient : "C'est vrai qu'il y a la crainte, si les choses ne se passent pas bien, qu'on lui en fasse porter la responsabilité." Sommé, après l'examen du texte en première lecture, d'aller chercher les voix manquantes pour obtenir la majorité requise des trois cinquièmes, M. Fillon a fait ce qu'on lui demandait, même si, au fond, l'équilibre de cette réforme reste assez éloigné de son analyse des institutions.

"Une réforme de cette nature est forcément définie à l'Elysée. Ses marges de manœuvre n'ont pas été énormes, souligne M. Bouvard. Cela aurait peut-être été plus simple s'il avait eu un pilotage plus total." Compte tenu de l'état de faiblesse du premier ministre et des fortes incertitudes qui pèsent sur la réforme, Nicolas Sarkozy devrait, dans la dernière ligne droite, reprendre en main l'intégralité de ce dossier et s'exposer publiquement.

M. Fillon n'est pas le seul premier ministre en exercice à connaître des ennuis de santé. D'autres titulaires du poste ont subi, avant lui, les mêmes symptômes qui se manifestent dans les périodes de grande tension.

Raymond Barre a été frappé par une crise d'hypertension alors qu'il était au plus bas dans les sondages. Michel Rocard a été victime d'une crise de coliques néphrétiques alors qu'il négociait les accords sur la Nouvelle-Calédonie et que se profilaient les élections législatives. Jean-Pierre Raffarin a été saisi de douleurs atroces dues à des calculs biliaires et hospitalisé d'urgence quelques jours avant le référendum sur l'Europe. La victoire du non lui coûtera sa place. M. Fillon, à son tour, semble frappé par la malédiction.

Posté par Kozett à 15:23 - Partis politiques - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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