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vendredi 5 septembre 2008

Compliqués, les devoirs de rentrée de l'UMP

Ouest-France – 05/09/08

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Quinze mois après la présidentielle, le parti majoritaire, qui organise ses retrouvailles, ce week-end, à Royan, est descendu de son petit nuage.

Nicolas Sarkozy ne supporte plus que l'UMP, qui a fondu de 380 000 à 210 000 adhérents, produise si peu d'idées et ne soit qu'un service après-vente des réformes. À ses yeux, son secrétaire général, Patrick Devedjian, a perdu toute crédibilité.

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lundi 1 septembre 2008

Medef : Nicolas Sarkozy téléphone à Laurence Parisot

Challenges.fr – 31/08/08

Le président de la République a appelé la patronne des patrons pour saluer les entrepreneurs français, alors qu'elle débattait en pleine séance de clôture de l'université d'été. Articles liés

Absent physiquement de l'université d'été du Medef qui se clôture vendredi 29 août, Nicolas Sarkozy a tout de même voulu prouver qu'il n'oubliait pas les entrepreneurs français. Le président de la République a ainsi téléphoné à Laurence Parisot… en pleine séance plénière de clôture.
Alors que le président du Modem François Bayrou s'exprimait, la présidente du Medef a quitté l'estrade et la tente où elle animait un débat intitulé "Splendeur du oui, grandeur du non" pour répondre pendant quelques minutes au téléphone.

L'an passé acclamé, cette année contesté sur le RSA
Elle s'est ensuite expliqué sur son absence: "C'était quelqu'un qui se doutait peut-être qu'il nous manquait, qu'on parlait de lui et qui, à ce moment-là, voulait absolument m'avoir au téléphone. Vous avez compris de qui je parle et il vous salue". "Il m'a dit que le RAS (bien RAS), on allait bientôt en reparler ensemble", a-t-elle ajouté, dans un sourire, sous les applaudissements de l'assistance.
Nicolas Sarkozy avait participé l'année dernière à l'université d'été du Medef à Jouy-en-Josas (Yvelines), où il avait été acclamé.
Cette année, il a en revanche suscité le mécontentement des chefs d'entreprise après avoir annoncé jeudi le financement du revenu de solidarité active (RSA) par une taxe de 1,1% sur les revenus du patrimoine.

  Commentaire "Le grand show du Medef", par Sabine Syfuss-Arnaud (Challenges)

  Commentaire "L'illumination de Nicolas Sarkozy au Medef", par Kira Mitrofanoff (Challenges)

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vendredi 29 août 2008

Allègre chargé par Sarkozy des Assises européennes de l'innovation

2008 AFP (Francois Guillot) – AOL Actualités

Nicolas Sarkozy, président du Conseil européen, a confié à l'ancien ministre socialiste de l'Education nationale Claude Allègre le soin d'organiser les Assises européennes de l'innovation, à l'automne, a-t-on appris jeudi auprès de l'Elysée.

Le site Internet leparisien.fr avait auparavant annoncé cette mission, précisant que Claude Allègre devait prendre ses fonctions à partir du 1er septembre.

Dans une lettre datée du 23 juillet et rendue publique jeudi, le président Sarkozy écrit à M. Allègre que son "objectif" est de "faire en sorte que l'économie de la connaissance devienne (...) un moteur de développement de l'Europe".

Il charge l'ancien ministre PS de "faire des propositions concrètes pour mettre en place cette nouvelle stratégie" et "d'organiser à cet effet les Assises européennes de l'innovation à l'automne 2008".

Selon M. Sarkozy, il s'agit ainsi de "concrétiser et d'amplifier l'Agenda de Lisbonne", un programme décidé en 2000 et destiné à faire de l'Union européenne "l'économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde d'ici à 2010".

M. Allègre, qui a tient régulièrement des propos élogieux sur le chef de l'Etat, a souvent été cité comme un possible ministre.

La persévérance enfin récompensée ! Et une nouvelle commission mise sur les rails....

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mardi 19 août 2008

Boudé par le gouvernement, le dalaï lama apprécie "le soutien populaire"

Le Parisien AFP 18.08.2008, 21h53

Le dalaï lama, qu'aucun responsable gouvernemental ne devrait rencontrer durant sa visite de 12 jours en France, a a estimé lundi à Nantes que "le soutien populaire (était) plus important", tout en saluant l'intérêt du président Nicolas Sarkozy pour le Tibet.

Le prix Nobel de la Paix a toutefois accordé un satisfecit au président Nicolas Sarkozy, "jeune, énergique et vraiment bien", en rappelant qu'"il a exprimé publiquement qu'il se sentait concerné par le problème du Tibet, et c'est très bien".

Le dalaï lama est à Nantes pour un cycle d'enseignements de cinq jours, après y avoir prononcé vendredi devant plus de 9.000 personnes une conférence sur le thème de la paix universelle.

Ses rencontres politiques en France ont pour l'instant été limitées à un entretien mercredi à huis clos au Sénat avec un groupe de parlementaires, une rencontre samedi avec l'ex-candidate PS à la présidentielle Ségolène Royal, et une réception officielle lundi par le député-maire PS de Nantes Jean-Marc Ayrault.

"La France se grandira, elle sera plus forte et plus crédible si elle parle avec ses valeurs, ses convictions, en toute franchise, ça ne sert à rien de faire la courbette", a déclaré M. Ayrault dans une allusion à la discrétion avec laquelle le prix Nobel de la Paix a été reçu en France lors de cette visite qui a été très critiquée par la Chine.

"Quelle que soit la manière dont vous avez été accueillis par nos dirigeants, je sais que par delà leurs divergences politiques la très grande majorité des Français et des Françaises sont de tout coeur avec vous", a assuré le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale.

Interrogé à l'issue d'une réception officielle à la mairie (PS) de Nantes sur les raisons de l'absence de rendez-vous politique avec le gouvernement français, le leader spirituel tibétain a répondu avec le sourire: "je ne suis pas omniscient, c'est à eux qu'il faut demander!".

"Le gouvernement, quel type de soutien il peut donner? Je ne sais pas. Je considère que le soutien populaire est plus important", a-t-il ajouté alors que plusieurs centaines de personnes s'étaient réunies devant l'hôtel de ville pour le saluer.

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samedi 16 août 2008

Pourquoi le Maire de Nantes Jean-Marc Ayrault a voulu rencontrer le dalaï-lama

Maville vendredi 15 août 2008

Lundi, Jean-Marc Ayrault recevra le chef spirituel des bouddhistes tibétains dans sa mairie. Un geste symbolique et hautement politique. Explications

Jean-Marc Ayrault aurait bien passé quelques jours supplémentaires en Italie. Mais le député-maire de Nantes, le « patron » de la métropole nantaise, également président du groupe Socialiste à l'Assemblée nationale, a écourté son séjour transalpin et scindé ses congés.

Mercredi, il a regagné Nantes pour régler les derniers détails de sa rencontre avec le chef spirituel des bouddhistes tibétains. Un entretien très privé d'une vingtaine de minutes tout au plus, qui se déroulera ce lundi à l'abri des regards et des oreilles indiscrètes.

Les journalistes ne pourront qu'immortaliser la rencontre sur le perron de la cour d'honneur et attendre ensuite les déclarations du dalaï-lama et du député-maire dans la salle du conseil.

En pleine polémique
Cette entrevue est évidemment symbolique. Et sujet à polémique en plein jeux Olympiques de Pékin.

Le président Sarkozy a ainsi renoncé à rencontrer cet été le prix Nobel de la paix 1989 (mais son épouse le saluera le 22 août prochain à Lodève, dans l'Hérault, et lui le recevra avec d'autres prix Nobel en décembre).

Quant au président du Sénat, Christian Poncelet, il a mercredi dernier refusé de donner un caractère officiel à la réception organisée par les groupes parlementaires d'informations sur le Tibet, de peur selon l'aveu d'un député UMP de « fâcher la Chine ».

Une visite spirituelle très politisée
Le dalaï-lama ne méconnait pas le langage des signes politiques et diplomatiques. Lui qui qualifie sa visite en France de spirituelle a tout de même donné son accord à Jean-Marc Ayrault il y a trois mois et rencontrera ce samedi Ségolène Royal au Zenith puis Bernard Kouchner mercredi. En toute connaissance de cause.

Même si le sujet divise au-delà des clivages politiques habituels, l'invitation de Jean-Marc Ayrault, personnalité politique d'opposition de premier plan, est évidemment chargé de sens. Jean-Marc Ayrault le sait bien. Il l'assume et le revendique.

Mais là où l'élu nantais invoque « l'occasion de faire passer des messages », sa principale opposante, l'UMP Sophie Jozan, ne voit que « récupération médiatique et politique ».

Pierre-Marie Hériaud
Presse-Océan

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NANTES - Au Zénith, les bénévoles pressés par le gong

Le compte à rebours s'achève. 220 bénévoles s'activaient hier après midi pour terminer la décoration du Zénith. Dans une ambiance un peu moins zen.

Monique est venue prendre ses repères pour le jour J. Temps de trajet, infrastructure... Elle glane les dernières informations pour profiter sereinement de ces temps d'enseignements.

Autour d'elle, plus de 200 bénévoles s'activent. Quelques instructions données en anglais. Barrières à installer, réglage du son, mise en place de l'écran géant à l'extérieur, espace de restauration... Une vraie ruche où le temps est précieux. Pas question de faire durer la pause thé.

Ces petites mains viennent du monde entier. Sur le parking, des plaques d'immatriculations de Pologne, du Portugal, d'Italie... Et même quelques camping-cars garés aux alentours.

Des petites mains du monde entier

Jean-Rémy est, lui, venu du Quebec. Il ne regrette pas d'avoir traversé l'océan. Un voyage programmé depuis dix-huit mois. En France, le bouddhisme s'est implanté depuis les années 70, après l'exil des moines tibétains. « L'organisation de ce type d'événement est mieux rodée ici qu'à Ottawa, où Sa Sainteté est passée l'année dernière. La préparation crée des amitiés intergénérationnelles. »

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vendredi 15 août 2008

Dalaï-lama : « Rama Yade sauve les apparences... »

Actualités maville   Ouest-France vendredi 15 Août 2008

Beaucoup de lecteurs interviennent avec passion sur la venue du dalaï-lama. Hervé Lecadre, de Saint-Herblain, nous livre son sentiment avec beaucoup de passion :

« J'aurai aimé que la France en fasse plus pour cette visite. » Et pan sur le bec. C'est Stanislas Poniatowski, président UMP de la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée qui s'exprime ainsi sur une chaîne d'information continue.

Je peux également reprendre les propos courageux de Lionel Luca, président UMP du groupe d'études sur le Tibet à l'Assemblée nationale : « Il n'y a que le frémissement des contrats et des billets de banque qui explique notre lâcheté. »

Ça grogne dans les rangs de la droite. Les oreilles de M. Sarkozy doivent siffler.

« Pourquoi refuser de recevoir le prix Nobel de la paix, symbole de la résistance du peuple tibétain contre l'oppression chinoise ?

Que penser de l'attitude de Christian Poncelet, président du Sénat, qui a refusé de mettre à disposition une grande salle du Sénat pour accueillir le dalaï-lama ?

Que penser de la préfecture d'Angers qui a réussi à faire enlever le drapeau tibétain du fronton de l'hôtel de ville ?

Que penser de celle de Loire-Atlantique qui a essayé de faire la même chose à Nantes (sans succès heureusement) ?

Peut-on encore penser que le refus de visa à un groupe de moines tibétains n'est que le simple fait du hasard (voir Ouest-France de mardi) ?

D'où ma question : la France est-elle toujours le pays des droits de l'Homme ? Serait-elle donc devenue à ce point inconséquente pour qu'un ambassadeur chinois lui dicte ce qu'elle doit faire ?

« C'est vrai, Sarkozy ne veut pas perdre complètement la face. Pour une fois, il délègue. Carla Bruni rencontrera le dalaï-lama dans la Creuse.

Elle lui offrira peut-être un CD que Sa Sainteté pourra écouter pendant les longues soirées d'hiver en Asie ?

La radio nous apprend que Mme Yade, secrétaire d'État aux droits de l'Homme (sic) a demandé audience au dalaï-lama. Idem pour Bernard Kouchner qui devrait rencontrer le religieux la semaine prochaine... Une manière de sauver les apparences. Les discours sont sans doute déjà prêts.

« Le dalaï-lama ne s'en offusque pas. « Ce n'est pas grave », se contente-t-il de répondre en souriant... La France serait-elle donc devenue à ce point inconséquente pour qu'un ambassadeur lui dicte ce qu'elle doit faire ?

« Je n'affectionne pas particulièrement le bonze au sourire constant. C'est louche ou signe d'une paralysie faciale ; un visage a de multiples expressions reflétant les sentiments qui le traversent. Lui, jamais. J'aurais donc une tendance à l'éviter. Mais par esprit de révolte, n'acceptant jamais qu'un autre puisse me dicter sa loi, je le recevrais. Si j'avais à décider, bien sûr. »

Que voila une franchise  !

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Les politiques veulent tous voir le dalaï-lama. Tous sauf...

LIBERATION.FR : jeudi 14 août 2008

Le dalaï-lama est devenu, malgré lui, le centre des joutes politiques de ces vacances. Après Ségolène Royal, c'est au tour de Rama Yade d'annoncer une rencontre, vite suivie de Bernard Kouchner. Nicolas Sarkozy le verra aussi... mais en décembre.

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La première à s'être lancée dans la course à la rencontre du dalaï-lama a été Ségolène Royal. Rendez-vous a été pris entre l'ex-candidate PS à la présidentielle et le chef tibétain. Ils se rencontreront samedi à Nantes, où le dalaï-lama se rendra pendant six jours dans le cadre d’un cycle d’enseignement bouddhique.

Elle a été aussitôt suivie de Jean-Marc Ayrault qui, en tant que maire de Nantes, déroulera le tapis rouge au prix Nobel de la paix. «Il y a des signes à donner vis-à-vis de la Chine, des droits de l’homme et du Tibet», a estimé le maire PS, en soulignant que «le drapeau du Tibet flotte sur l’Hôtel de Ville» de Nantes depuis le 29 mars.

Dans cette compétition, il ne faut pas oublier la conférence à huis clos où une douzaine d’élus ont rencontré le dalaï-lama dans une salle feutrée du Sénat. Parmi les invités triés sur le volet, Jack Lang, Robert Badinter et Jean-Louis Bianco qui a bruyamment déclaré que «ce n’est pas en se comportant comme une carpette qu’on gagne le respect». Etait également présent le président (UMP) du groupe Tibet à l’Assemblée nationale, Lionnel Luca qui avait tonné le matin même contre cet accueil en catimini.

Puis vint le tour de Rama Yade, secrétaire d’Etat aux droits de l’Homme: «Je serais très heureuse de rencontrer le prix Nobel de la Paix», a-t-elle déclaré ce matin sur RTL. «Je voudrais le rencontrer, les contacts sont en cours avec mon cabinet et le bureau du représentant du dalaï-lama pour trouver le meilleur moment».

Dans les derniers à entrer en course, Bernard Kouchner. Le ministre français des Affaires étrangères a déclaré jeudi après-midi son intention de rencontrer le dalaï-lama à Nantes le 20 août, selon Matthieu Ricard, moine bouddhiste, proche collaborateur du chef spirituel tibétain.

Le dernier grand absent reste donc Nicolas Sarkozy qui, face à la polémique, multiplie les subterfuges. Sa femme Carla Bruni-Sarkozy sera envoyée en émissaire pour rencontrer le dalaï-lama à la fin de sa visite en France le 23 août.

Le président français devrait toutefois recevoir le chef spirituel tibétain le 10 décembre. Soit six mois après la fin des Jeux olympiques et en compagnie de tous les autres prix Nobel mondiaux…

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samedi 9 août 2008

La région les rend fous

A. Ahmed-Chaouch et Béatrice Houchard |Le Parisien - 08.08.2008

Les élections régionales, c’est pour mars 2010. Mais à l’UMP, certains sont déjà en ordre de marche. Deux ministres sont candidats, sept autres pourraient l’être. Le président sortant socialiste, Jean-Paul Huchon, fait mine de rester zen.

MAIS qu’est-ce qu’ils ont tous, à l’UMP, avec la région Ile-de-France ? Bien sûr, officiellement, les élections régionales ne sont pas à l’ordre du jour. Pensez donc : c’est pour mars 2010 ! « Spéculations », « pronostics hâtifs », « trop tôt pour en parler », « on verra le moment venu… » disent-ils.

Personne n’en parle, donc. Sauf Roger Karoutchi, officiellement candidat et qui inonde les ordinateurs de ses petits camarades de communiqués. Et Yves Jégo, candidat lui aussi mais, qu’on se le dise, surtout pas en campagne. Entre les deux rivaux, tous deux ministres, l’ambiance est à couteaux tirés. Les autres ? Ils ne disent rien, mais n’en pensent pas moins. Il paraît même que le mercredi, discrètement, certains profitent du Conseil des ministres pour chuchoter quelques mots sur le sujet.

« La campagne officieuse commencera en septembre »
Il faut dire que, dans les noms qui circulent, il y a ceux d’une demi-douzaine de ministres : Valérie Pécresse, Rachida Dati, Nathalie Kosciusko-Morizet, Christine Lagarde, Roselyne Bachelot, Eric Besson. Candidat malheureux en 2004, Jean-François Copé n’a peut-être pas dit son dernier mot. Selon un cadre de l’UMP, les discussions sérieuses doivent débuter fin août « pour lancer la campagne officieuse qui commencera en septembre ». Les 35 000 militants de la région doivent choisir celui ou celle qui conduira les listes d’Ile-de-France en mars 2009. Mais « ceux qui ne se seront pas déclarés en interne dès septembre auront du mal à revenir dans la course », confie ce même responsable.

Pour l’UMP, l’enjeu est loin d’être anecdotique. Le parti majoritaire veut reconquérir une région dirigée depuis dix ans par le socialiste Jean-Paul Huchon, première étape dans la future bataille pour la mairie de Paris en 2014.

Mais ceux qui fournissent clés en main la liste définitive, comme si les jeux étaient faits, oublient deux choses : d’abord, il n’y aura pas une liste régionale mais huit listes départementales, en vertu du mode de scrutin. Ensuite, à un moment ou à un autre, Nicolas Sarkozy viendra bien mettre son grain de sel…

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jeudi 7 août 2008

Louis de Broissia (UMP) : " Il faut bousculer la Chine !"

Par Philippe Mathon Le Point 06/08/08

A 65 ans, Louis de Broissia (sénateur UMP de Côte d'Or) préside le groupe d'information sur le Tibet au Sénat. Interrogé par lepoint.fr, il regrette que Nicolas Sarkozy ne rencontre pas le Dalaï lama et prône des relations plus musclées avec Pékin.

lepoint.fr : Finalement, Nicolas Sarkozy ne rencontrera pas le Dalaï lama en France, la semaine prochaine... 

Louis de Broissia : C'est un grand regret. J'aurais souhaité que cette rencontre ait lieu. Que les Chinois éructent ou pas. Que le président du Sénat français éructe ou pas. Une chose est sûre, après les JO de Pékin, il faudra que la France ait rapidement un geste d'amitié envers le peuple tibétain.

lepoint.fr : Carla Bruni-Sarkozy assistera à une cérémonie religieuse présidée par le dignitaire tibétain...

C'est une réaction personnellement élégante. Amicale. Mais tout à fait personnelle. C'est insuffisant. Nous devons bousculer la Chine. Ne rien dire, c'est une profonde erreur à long terme. Lorsque la chancelière Angela Merkel a rencontré le Dalaï lama, l'Allemagne n'a subit aucune conséquence dans ses relations commerciales avec la Chine. Ils auront toujours besoin de nos Airbus !

lepoint.fr : Avec les parlementaires du groupe parlementaire sur le Tibet, vous rencontrerez le Dalaï lama le 13 août au Sénat. Pourquoi cette visite en catimini, à huis clos ?

Posez la question à Christian Poncelet, le président du Sénat ! Le huis clos, il me l'a ordonné par écrit, en me menaçant ! Au final, notre rencontre n'aura lieu que grâce à un subterfuge : l'aide du sénateur Hubert Haenel, qui préside la Délégation pour l'Union européenne...

Le Dalaï lama montera les marches du Sénat et traversera la salle de conférence dans laquelle nous recevons les chefs d'Etat. C'est au bout de cette salle que la discussion aura lieu. Un accueil aimable et correct.

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lundi 4 août 2008

Nicolas Sarkozy veut poursuivre sa politique d'« ouverture » à gauche

les Echos - CÉCILE CORNUDET  [ 01/08/08 ]

Son succès final sur la réforme des institutions, votée grâce aux voix de quelques dissidents socialistes, comme Jack Lang, PRG et centristes, l'a convaincu de poursuivre cette politique engagée à la surprise générale au lendemain de la présidentielle. « La réforme constitutionnelle a été l'illustration d'une politique d'ouverture collective », s'est félicité la semaine dernière Luc Chatel, le porte-parole du gouvernement. « L'ouverture, cela reste un coup magistral, qui a fait beaucoup de mal à la gauche et en même temps il n'y a pas un ministre de gauche qui a empêché Nicolas Sarkozy de faire la politique qu'il voulait », renchérit Bernard Accoyer, le président de l'Assemblée, même si la majorité parlementaire a longtemps rechigné.

Des rumeurs tenaces

C'est de fait moins parce que les ministres venus de la gauche lui ont apporté des idées nouvelles que parce qu'ils ont contribué au chaos socialiste que le président poursuit cette stratégie. Il l'accompagne d'ailleurs d'un discours très sévère à l'encontre du PS. Les ministres d'ouverture eux-mêmes n'hésitent pas à entrer dans le dénigrement de leurs anciens amis. « La plus grande réforme dont le pays aurait besoin, c'est peut être la réforme du PS, qui pourrait se mettre au diapason des autres partis frères en Europe », a affirmé Bernard Kouchner il y a quelques jours, jugeant les socialistes « immatures ».

Pour l'heure, aucun remaniement gouvernemental n'est inscrit à l'agenda, le chef de l'Etat ayant laissé entendre, mi-juillet, qu'il ne l'envisageait pas avant la fin de la présidence française de l'UE. Mais l'ouverture ne se résume pas à des ministres de gauche : il y a aussi de possibles missions ou des investitures lors des prochains scrutins. Le bruit court que Jean-Michel Lemétayer, le président de la FNSEA, premier syndicat agricole, pourrait se retrouver sur une liste Barnier aux élections européennes de 2009, ou que Jack Lang pourrait devenir le défenseur des droits créé par la réforme institutionnelle. Bernard Accoyer se dit aussi persuadé que Nicolas Sarkozy « va faire un signe à l'adresse du PRG », même si son président, Jean-Michel Baylet, assure toujours être dans l'opposition. Les rumeurs sont en tout cas suffisamment tenaces pour avoir alimenté la suspicion dans l'affaire Tapie, François Bayrou et le PS laissant clairement entendre que le chef de l'Etat avait choisi de favoriser l'homme d'affaires pour qu'il oeuvre à un rapprochement entre l'UMP et le PRG, dont il est membre.

Les six ministres venus de la gauche
Bernard Kouchner : ministre des Affaires étrangères.
Jean-Pierre Jouyet : secrétaire d'Etat chargé des Affaires européennes.
Eric Besson : secrétaire d'Etat chargé de la Prospective, de l'Evaluation des politiques publiques et du Développement de l'économie numérique.
Jean-Marie Bockel : secrétaire d'Etat chargé de la Défense.
Fadela Amara : secrétaire d'Etat chargée de la Politique de la ville.
Martin Hirsch : haut-commissaire aux Solidarités actives contre la pauvreté.

Le chef de l'Etat vient de clore l'année parlementaire avec un leitmotiv adressé à tous ses interlocuteurs : « L'ouverture doit se poursuivre, sans elle nous n'aurions pas pu autant réformer. »

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