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mardi 13 mai 2008

Edito Marianne - Bayrou, ce moucheron que Sarko n'arrive pas à écraser

Edito Marianne 12 Mai 2008 Par Nicolas Domenach.

Isolé à l'Assemblée, persécuté par la droite et la gauche réunies, le Béarnais reste présent dans le coeur des Français.

François Bayrou est seul. Très seul. De plus en plus seul, exilé là-haut tout là-haut, au plus haut des gradins de l'Assemblée nationale avec les non inscrits, dans ce qu'il appelle « le pigeonnier de la liberté ». Solitaire donc, mais vivant. A ses côtés ne reste plus que son ami Pyrénéen, le fidèle Jean Lassalle, ce géant chantant qui bat des mains comme des ailes quand son chef tente de prêcher… dans le désert parlementaire.

La droite fait en effet comme s'il n'existait plus, ne lui accordant pas même l'aumône d'un regard ou d'une attention lorsqu'il se manifeste. Le brouhaha du mépris accompagne ses rares propos.

L'UMP se distrait ostensiblement, mais la gauche aussi, qui ne veut pas lui accorder davantage d'existence, encore moins peut-être, et vaque à son courrier comme à ses conversations quand le président de l'UDF s'exprime à la tribune de l'Assemblée nationae.

C'est rare ; le règlement du parlement est fait justement pour que les orphelins de groupe soient réduits à la portion congrue. Or, la portion congrue, encore plus réduite après sa défaite aux municipales dans sa bonne ville de Pau, cette demi-portion que les derniers des derniers sénateurs UDF ont entrepris d'abandonner sous la férule exigeante du président de la République en personne, cet avorton du Centre ne perd pas le sourire.

Bayrou, « Lou ravi du Béarn » comme l'appellent méchamment ses ennemis, et il en a beaucoup, a été requinqué par les récentes enquêtes d'opinion qui prouvent qu'il existe encore. C'est la force de ce thermomètre-sondagier, il peut vous donner une « bonne » fièvre.

Il y a d'abord eu le sondage CSA-Marianne qui lui accordait 19 % d'intention de vote pour la prochaine élection présidentielle. Soit un point de plus qu'après le premier tour de 2007, alors qu'il a raté l'entre deux tours et que la stratégie d'alliance tous azimuts aux élections municipales a été pour le moins erratique.

Nicolas Sarkozy en a pourtant profité pour répéter la consigne d'extermination et s'énerver contre ceux qui ne la suivent pas, tel Alain Juppé : « il faut écraser l'infâme… ». Le chef de l'Etat est bien obsédé par ce moucheron dont il ne parvient pas à se débarrasser.

Car la stratégie d'éradication poursuivie par le président en personne ne fait pas de doute. Il l'a suffisamment répété à ses proches, parfois avec colère, car leur écoute est trop molle, nonchalante : « Nous avons laissé Bayrou survivre en 2002 et il n'a cessé de nous pourrir la vie. Il faut éviter à tout prix qu'il puisse nous prendre des voix en 2012 ».

Voilà pourquoi les manœuvres de déstabilisation ont repris de plus belle au Sénat - un sénateur en moins c'est de l'argent en moins pour le parti bayrouiste - et voilà pourquoi Sarkozy presse aussi le Nouveau Centre de se structurer et de s'organiser davantage ; le jeune Christophe Lagarde, député de Seine Saint-Denis est ainsi particulièrement mis en avant, car lui connaît bien Bayrou et peut donc lui faire mal… », dit-on à l'Elysée.

Mais Bayrou commence à avoir le cuir vraiment épais, même si lui pèse cette quarantaine de pesteux qu'il doit subir avec Marielle de Sarnez. Tant que les Français et les militants ne le lâchent pas, ça va.

Or non seulement ils ne l'ont pas rayé du paysage mais encore ils veulent le réintroduire dans le jeu. C'est lui qu'ils plébiscitent ainsi comme futur Premier ministre pour succéder à Fillon, loin devant Kouchner, Alliot-Marie, Juppé, Borloo, Dati…

Il a en lui quelque chose de calme, de déterminé, de paysan, et pour cause, qui rassure face au président Zébulon. En dépit des critiques sur ses inconséquences et sa grosse tête, sa personnalité ne rebute pas.

Mais plus encore, ses critiques de fond du sarkozysme sont partagées par les Français, alors qu'il les a exprimées le plus tôt et le plus durement : son refus de l'argent roi et du culte des idoles tocs comme de la réussite tic, son exigence de partage et d'équité, ses appels à plus de retenue dans l'exercice d'une fonction royale que ce spécialiste d'Henri IV a toujours voulue plus majestueuse et plus rassembleuse, son langage de vérité sur les déficits et son exigence de ne plus jeter l'argent par les fenêtres, sa détestation du modèle américain de consommation et de perte d'être… »etcSur le fond, les Français lui ont donné raison !

Mais les classes populaires et moyennes qui se détachent de Sarkozy vont-elles aller vers lui, qui ne parvient pas à constituer d'équipe ? Les perspectives sont plus souriantes aujourd'hui qu'hier : pour les élections européennes, ce sera plus facile qu'aux municipales avec la proportionnelle régionale.

Et puis les militants n'ont pas déserté: alors que UMP et PS perdent plus de 30 % de leurs adhérents. Un constat le ravi : les foules déçues du sarkozysme ne se tournent pas d'enthousiasme, il s'en faut, vers une gauche préoccupée d'abord de ses affrontements nombrilistes.

Bayrou, sûr de son coup, a prophétisé un éclatement du PS dont il attend avec impatience les retombées. Ca ne dépend pas de lui certes, et si le Parti socialiste échappait à ses démons de la division, là ce serait plus coton.

Le patron du Modem n'est donc pas maître de son destin et paraît parfois plus enclin à accrocher sa charrue à sa bonne étoile qu'à creuser profond son sillon pragmatique.

Mais Bayrou a le sourire confiant des nouveaux évangélistes qui ont vu Dieu ou la mort de près : il décrit avec sérénité le long chemin ouvert devant ses pas. Un chemin difficile, escarpé, un chemin d'épreuves souvent et de croix parfois, mais il avait prévu l'échec du sarkozysme, puis la fracture de la gauche et enfin sa percée.

Il y a près de 20 ans, il me disait et me répétait en privé : « je créerai une force autonome, je me présenterai à la présidentielle : la première fois, je ferai un score à un chiffre, la seconde fois, ce sera à deux chiffre, la troisième fois, je gagnerai… ». Il y croit… Vous comprenez pourquoi Sarkozy, Copé et les autres veulent l'enterrer vivant.

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samedi 10 mai 2008

Retrouver dans l'adversité la popularité perdue

LE MONDE | 09.05.08 | 16h09

Alors que sa cote de confiance se situe au niveau le plus bas jamais enregistré par un président, Nicolas Sarkozy montre des signes d'impatience. Le recentrage de son image, son exercice d'humilité à la télévision n'ont pas porté leurs fruits. Il a décidé sans attendre de se poser en victime, espérant retrouver dans l'adversité la popularité perdue. Débarrassé de ses ennemis politiques, il se cherche un nouvel adversaire.

Souvent, quand il veut apporter la preuve qu'il est la victime d'une cabale médiatique, le chef de l'Etat cite cette "une" de l'hebdomadaire Marianne parue avant le premier tour de la présidentielle : "Sarkozy est-il fou ?" "C'est grave de dire des choses comme ça. Moi ? Fou ?", ajoute-t-il, furieux.

Jeudi 8 mai, l'Elysée s'efforçait d'éteindre la polémique. Selon ses conseillers, le chef de l'Etat aurait davantage fait le procès de l'opposition que celui de la presse. "C'est parce que l'opposition est inaudible que la presse est dure avec nous", expliquait l'un d'eux. En s'en prenant aux médias, M. Sarkozy aura au moins trouvé une oreille attentive auprès de nombreux parlementaires et militants de l'UMP, très remontés contre ce qu'ils considèrent comme un "acharnement"

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vendredi 9 mai 2008

Devant les députés UMP à l'Elysée, Sarkozy critique ses prédécesseurs

Placide - http://www.leplacide.com/ sarkozy_de_gaulle

Recevant mercredi les députés UMP pour son premier anniversaire à l'Elysée, Nicolas Sarkozy les a appelés à "soutenir" ses réformes et à être "plus pugnaces" face à l'opposition.

Beaucoup d'élus ont toutefois été déconcertés, par la charge du chef de l'Etat contre ses prédécesseurs. Selon plusieurs participants, il a lâché pêle-mêle: "Chirac a mis 21 ans à se faire élire. Moi, je l'ai été du premier coup". "Il a fait une réforme et demie, son premier septennat s'est arrêté en décembre 1995 sur un recul sur la réforme des régimes spéciaux". "Moi, je n'ai pas l'obsession de durer et je mène tout de front", a lâché le chef de l'Etat en évoquant longuement sa prise du pouvoir en 2007 et en revenant sur l'affaire Clearstream.

Quant au Général de Gaulle, "il n'a eu qu'une voix de majorité en 1967", a relevé M. Sarkozy. Des attaques que certains ont minimisées: "tout le monde sait qu'il est comme ça", ont lancé des députés en souriant. "C'est Sarko. Tout le monde parle d'une annus horribilis pour lui. Il a voulu remettre ça en perspective dans l'Histoire", analyse Jean Leonetti.

D'autres ont peu goûté ces "piques". "Je l'ai trouvé plutôt bon sur le fond. Mais je vais lui offrir le bouquin de Finkielkraut "L'Ingratitude". Il faut assumer notre héritage! Il a beaucoup d'atouts, il n'est pas obligé de dire du mal des autres", a jugé Hervé Mariton. "Il a été assez agressif", pour l'ancienne ministre Catherine Vautrin. "On ne va pas se raconter le film des élections pendant 15 ans! Ce qui importe, c'est ce qu'on fait maintenant!"

Posté par werdna à 12:00 - Partis politiques - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Et remettez-nous ca ! ... - Nicolas Sarkozy lance une nouvelle charge contre la presse

LE MONDE | 08.05.08 | 14h22

Jacques Chirac, François Mitterrand, Charles de Gaulle, mais aussi François Bayrou, et, de nouveau, la presse : nul n'a échappé à la charge de Nicolas Sarkozy, mercredi 7 mai, lors d'une réception censée remobiliser les députés UMP, à l'occasion de son premier anniversaire à l'Elysée.

Le chef de l'Etat a accusé les médias de ne pas avoir assez relayé la condamnation de Ségolène Royal pour refus de paiement de ses anciennes collaboratrices. La cour d'appel de Rennes a donné raison le 10 avril à deux anciennes attachées parlementaires de Mme Royal, qui réclamaient depuis 1997 le versement de plusieurs mois de salaires non payés.

"FONCTION D'OPPOSITION" - Le président de la République, qui fait la "une" de Paris Match du 7 mai avec son épouse, a aussi critiqué Marianne, qui titrait "Putain, 4 ans..." son numéro du 3 mai. "Dans un pays où il n'y a plus d'opposition, la presse s'attribue la fonction d'opposition", a estimé M. Sarkozy, selon la députée du Val-de-Marne, Marie-Anne Montchamp, citée par l'AFP.

François Hollande, premier secrétaire du PS, a jugé que cette charge n'était "pas digne" d'un chef de l'Etat.

Ces critiques ont été appuyées par l'UMP. Celle-ci a, une nouvelle fois, accusé, mercredi soir, l'AFP de "censure" pour ne pas avoir diffusé son communiqué sur la condamnation de Mme Royal. L'UMP a regretté "que, sous couvert d'une ligne éditoriale, l'AFP censure un parti politique".

Le 1er mai, déjà, Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP, avait déploré, par lettre ouverte au PDG de l'agence, Pierre Louette, l'absence de reprise d'un de ses communiqués contre Mme Royal. Le lendemain, la Société des Journalistes (SDJ) de l'AFP avait dénoncé des "tentatives de pressions politiques", rappelant que cette affaire avait été largement couverte. Les syndicats de l'agence ont aussi dénoncé ces "pressions".

Certains députés UMP se sont toutefois démarqués du dernier communiqué de leur parti : "Si on n'arrive pas à faire passer un communiqué, c'est qu'il n'est pas intéressant", a estimé l'élu parisien Bernard Debré. Le député PS Patrick Bloche a prôné, mercredi, un "renforcement" de la loi pour "garantir" la "liberté éditoriale" des médias.

M. Sarkozy a reproché à L'Express, au Parisien, à l'AFP et au Journal du Dimanche de ne pas avoir assez développé cette information sur son ancienne rivale. Des propos jugés "infondés" par Vincent Régnier, directeur des rédactions du Parisien, jeudi 8 mai.

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jeudi 8 mai 2008

Arnaud Teullé, désavoué par l'UMP à Neuilly, devient inspecteur de l'éducation nationale par décret présidentiel

LeMonde avec AFP | 07.05.08 | 19h07

Après avoir été désavoué par l'UMP lors des élections municipales de Neuilly-sur-Seine, puis finalement battu par Jean-Christophe Fromantin, un dissident soutenu par le parti de la majorité, Arnaud Teullé, ancien conseiller de Nicolas Sarkozy à l'Elysée, a été nommé au poste d'inspecteur de l'éducation nationale à l'académie de Paris, par décret présidentiel paru au Journal officiel du 4 mai.

Selon Le Figaro, le salaire de ce poste est de "3 800 euros mensuels, sans compter les primes et les avantages". M. Teullé, qui a été membre de l'équipe municipale de M. Sarkozy en tant qu'adjoint chargé des affaires scolaires, a écopé d'une suspension de trois ans de l'UMP en raison de sa candidature dissidente.

La droite s'était déchirée à Neuilly lors de la campagne municipale. Après le départ de l'ancien porte-parole de l'Elysée, David Martinon, la ville des Hauts-de-Seine a été le théâtre d'affrontements entre les camps d'Arnaud Teullé et de Jean-Christophe Fromantin. M. Teullé, qui bénéficiait du soutien de la mère et du fils du chef de l'Etat, avait perdu au second tour, ne recueillant que 38,33 % des voix.

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La presse et Chirac dans le collimateur de Sarkozy

NOUVELOBS. | 07.05.2008 | 19:00

"Jacques Chirac et la presse en ont pris plein la gueule", a affirmé le député UMP Jean-Pierre Grand, proche de Villepin, à l'issue d'une rencontre de députés de la majorité avec Nicolas Sarkozy. Celui-ci s'en est notamment pris au Parisien, à L'Express, à l'AFP et à Marianne

Le président Nicolas Sarkozy s'en est pris, mercredi 7 mai, à son prédécesseur Jacques Chirac l'accusant "d'avoir mal gouverné la France" devant les parlementaires UMP réunis à l'Elysée, a déploré le député villepiniste Jean-Pierre Grand, qui assistait à la rencontre.

Celle qui pose le plus de problème dans les rangs des députés de la majorité concerne la Constitution. "J'ai exprimé l'idée que cette réforme, telle qu'elle se présente, posait à mes yeux un problème sérieux et créerait des tensions dans la majorité. Le président a défendu sa vision des choses", a affirmé Hervé de Charette (Maine-et-Loire).

262 députés de l'UMP ont répondu présent, selon l'Elysée, à l'invitation du président de la République.

Un "exercice de pédagogie" sur les réformes - Les députés UMP Philippe Gosselin et Hervé de Charette n'ont pas eu la même vision de la réunion que leur confrère villepiniste.
"C'était du bon Sarko", a jugé devant la presse Philippe Gosselin (Manche) à l'issue du déjeuner. "On a trouvé notre président bon, pugnace, dynamique. On a débattu largement" et "les fautes ont été avouées", a ajouté le député.
"Le président de la République a reconnu qu'il avait commis quelques erreurs" et "que son style et sa vie privée avaient pu perturber à certains moments", a poursuivi Philippe Gosselin. "Il faut qu'on le laisse tranquille sur sa vie privée, il y a eu l'avant, il faut maintenant aller de l'avant".


Tensions dans la majorité -
Phillippe Gosselin a précisé que les interrogations des élus avaient porté sur "le rythme, la diversité, l'importance des réformes et sur le moment de les faire. On en est à une soixantaine de réformes. Ca peut perturber, y compris dans nos propres rangs", a convenu le député.

"Son message, c'était en gros: 'je ne suis pas aidé par la presse'. C'est classique", selon un autre participant à cette réception. Selon eux, il s'en est pris au Parisien, à L'Express et à l'AFP, incriminés dans le cadre de "l'affaire Royal".

Le président a aussi visé Marianne, dont la dernière "Une" titrait, sur une photo du président, "Putain 4 ans!", et accusé le Journal du Dimanche de ne pas avoir publié dans son édition papier un sondage plus positif que les autres sur sa récente intervention à la télévision, selon plusieurs témoignages.

Selon son collègue Benoist Apparu, le chef de l'Etat "ne comprend pas que Ségolène Royal, qui passe son temps à donner des leçons de morale à la terre entière, quand elle est condamnée, on n'en parle pas plus".

"Lors de ce déjeuner" à l'Elysée, un an jour pour jour après la victoire de Nicolas Sarkozy, "Jacques Chirac et la presse en ont pris plein la gueule", a dit à la presse le député de l'Hérault.

"Je regrette que le président de la République ait été aussi dur avec son prédécesseur Jacques Chirac, c'est très injuste", a insisté Jean-Pierre Grand dans les couloirs du Palais-Bourbon.
"Au-delà de cela, ce n'était pas indispensable de parler de Clearstream, tout cela, on s'en serait bien passé", s'est-il indigné.

"Il a fait une charge très importante contre la presse en disant que dans un pays où il n'y a plus d'opposition, la presse s'attribue la fonction d'opposition", a poursuivi dans les couloirs de l'Assemblée nationale la députée UMP, Marie-Anne Montchamp.


Le Monde 07/05/08 EXTRAITS

J'ai eu l'impression que c'était un discours de campagne électorale. Cela ressemblait plus à un rassemblement de militants qu'à un rassemblement d'élus avec le président", a résumé le député Jacques Le Guen. "Le président a la pêche, il est toujours en campagne", a renchéri son collègue Jacques Myard, alors que selon Jean-Pierre Grand, le chef de l'Etat a raillé son prédécesseur en lançant devant les parlementaires : "Moi, j'ai été élu dès la première fois

"Quand on pense que notre porte-parole [Frédéric Lefebvre] fait un communiqué sur Royal qui n'est pas repris par l'AFP... Imaginez si j'avais eu un problème de droit social ! La gauche aurait demandé ma démission", a-t-il dit, selon un député présent. M. Lefebvre s'était plaint au PDG de l'AFP, Pierre Louette, après qu'un communiqué sur l'affaire, diffusé le 1er mai par ses services, n'avait pas été repris. Les syndicats de l'AFP ont dénoncé "les pressions exercées" pour "discréditer la rédaction", affirmant que le communiqué de M. Lefebvre "n'avait aucun intérêt éditorial".

Selon certains participants, Nicolas Sarkozy a même ironisé sur le fait que, malgré les "attaques" dont il fait l'objet, il "fait vendre". "Quand je suis sur les couvertures, ça fait vendre. On a fait soixante-seize bouquins sur moi", aurait-il notamment déclaré.

Le premier secrétaire du PS, François Hollande, a dénoncé une attitude qui "n'est pas digne, ni de la fonction qu'il occupe ni du respect que l'on doit au pluralisme de la presse". "Son problème, ce n'est pas la presse ou l'opposition, c'est lui-même et sa politique", a-t-il ajouté.

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mercredi 7 mai 2008

Sarkozy discret pour l'anniversaire de son élection dans une France déçue

PARIS (AFP) - 06/05/2008 – Tv5 infos

Une visite sur le terrain dans le Gard suivie d'un dîner à l'Elysée avec les ministres et leurs conjoints: le premier anniversaire de la présidence de Nicolas Sarkozy, assombrie par de mauvais sondages et une situation économique morose, s'est déroulée mardi sans faste particulier. "Pas besoin de faire un bilan (...) moi mon travail, c'est d'agir", a lancé le chef de l'Etat aux journalistes qui l'accompagnaient dans son déplacement dans le Gard.

L'UMP a célébré sobrement le premier anniversaire de l'élection de Nicolas Sarkozy, sans le président, avec quelque 2.000 militants qui l'ont attendu en vain salle Gaveau, là où un an plus tôt le parti présidentiel avait fêté dans la liesse le triomphe de son champion.

Nicolas Sarkozy a fait planer le doute jusqu'au bout sur sa venue dans ce lieu emblématique où il avait rodé sa campagne devant les militants et prononcé son premier discours de président élu au soir du 6 mai 2007. Mais le président de la République n'était pas au rendez-vous auquel avaient été conviés les nouveaux adhérents du parti. Selon l'UMP, plus de 77.000 personnes ont adhéré depuis la présidentielle.

"Le président n'est pas avec nous ce soir, mais pas loin de nous", a annoncé à la tribune le vice-président de l'UMP Jean-Pierre Raffarin. "Il n'est pas là mais son coeur et ses pensées sont avec vous", a renchéri le Premier ministre François Fillon. "Il va écrire à chacun d'entre vous", a promis le secrétaire général Patrick Devedjian à ce public majoritairement senior qui a scandé le nom du président à la fin de chaque intervention.

"Il aurait pu venir. C'était facile en taxi, il est pas loin", a déclaré à l'AFP une militante, âgée de 76 ans et adhérente depuis janvier. "Il y aura d'autres rendez-vous avec les militants", a promis après la réunion Nadine Morano, ex porte-parole du parti promue secrétaire d'Etat chargée de la Famille, invoquant les "contraintes d'un agenda présidentiel".

D'autres membres du gouvernement comme Rama Yade, Christine Boutin, Roselyne Bachelot, Valérie Pécresse, ou Roger Karoutchi, et la candidate battue à la mairie de Paris Françoise de Panafieu s'étaient joints à cette commémoration très sobre qui aura duré moins de deux heures.

Le premier à intervenir à la tribune, Xavier Darcos, est venu plaider pour sa réforme de l'Education nationale qui "devient le laboratoire du « tout devient possible », slogan de campagne du candidat Sarkozy.

"Nous n'avons pas reculé, les banderoles ne changeront rien à l'affaire", a t-il déclaré. "L'UMP, c'est le parti qui n'a pas perdu son âme, c'est le parti qui a tenu ses promesses, le parti de la vérité", a-t-il lancé .  "Le président et le gouvernement n'ont reculé devant aucun engagement de la campagne", a renchéri Patrick Devedjian. "Le grand succès populaire" du 6 mai 2007 "nous confère des devoirs, et le premier c'est de changer la France". Et d'ajouter : "les résultats ne sont pas spectaculaires mais ils viennent".

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mardi 6 mai 2008

UMP : les Jeunes Pop font pshitt!

Marianne - Mardi 06 Mai 2008 - Pauline Delassus

Où sont passés tous ces jeunes qui fêtaient avec tant d'enthousiasme la victoire de Sarkozy, place de la Concorde, il y a un an? Nul ne le sait. Une seule chose est sûre : ils ne sont plus chez les jeunes UMP, qui connaissent une désaffection sans précédent.

90% des Jeunes Populaires n'auraient pas renouvelé leur adhésion en 2008. C'est ce qu'a annoncé Roger Karoutchi le 29 mars dernier au siège parisien de l'UMP lors d'un débat sur l'engagement des jeunes en politique. Seuls 10%, donc, resteraient fidèles au mouvement des jeunes de la majorité. A ce niveau-là, ce n'est plus de la désaffection : c'est la débandade! Les Jeunes Pop contestent : «Nous comptons 30% de renouvellement d'après nos chiffres maison» explique l'une des responsables. Et Fabien de Sans Nicolas, le Président des Jeunes Populaires, d'ironiser : «M.Karoutchi a toujours été meilleur en relation parlementaire qu'en calcul». «En mars, poursuit-il, un tiers ont renouvelé leur adhésion. Au premier trimestre, ce chiffre est normal et va augmenter tout au long de l'année. On observe par contre que c'est en Ile-de-France que les chiffres baissent, un quart seulement (23%) y ont repris une carte cette année.» Avant de souligner qu'en tant que conseiller régional d'Ile-de-France, Roger Karoutchi saura prendre les mesures nécessaires pour enrayer cette baisse. L'enjeu est d'autant plus crucial que Paris est la fédération la plus importante (devant les Hauts-de-Seine), avec 6800 des 45 000 adhérents en France selon les informations officielles, dont 15 000 nouveaux depuis la campagne présidentielle.

Ouverture et diversité

Camille Bedin, étudiante à l'IEP Paris et une des responsables des Jeunes Pop Grandes Ecoles, affirme quant à elle ne pas ressentir cette baisse : «Nous comptons 2000 sympathisants et ce chiffre ne cesse d'augmenter depuis un an.» Mais en réalité, impossible de savoir combien les grandes écoles comptent d'encartés : seuls les sympathisants, présents sur les mailing-lists, sont comptabilisés. Les chiffres communiqués par Roger Karoutchi ? Camille Bedin se refuse à les commenter. «L'attente de débats et de réforme est grande chez les jeunes, peut-être que les politiques ne savent pas nous parler», finit-elle par concéder.
Même si Sciences Po Paris et les écoles de commerce restent les principaux nids de jeunes UMP, la jeune femme insiste sur un point : la diversité. «Les adhérents viennent de plus en plus de divers horizons, des grandes écoles comme de la fac», précise-t-elle. Et bientôt des cités? Faut pas rêver…

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lundi 5 mai 2008

Lefèbvre, l'aboyeur de Sarkozy

Par Ivan PORSPODER – leJDD - Dimanche 3 mai

On le dit influent. Il a en tout cas été placé au coeur du nouveau dispositif que Nicolas Sarkozy a souhaité mettre en place autour de lui après les municipales. Nommé porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefèbvre ne manque pas une occasion de taper sur le PS, un parti qu'il juge rétrograde, et notamment sur Ségolène Royal. N'en ferait-il pas un peu trop?

La machine à fabriquer des communiqués tourne à plein régime à l'UMP. Encore plus depuis que Frédéric Lefèbvre a été nommé porte-parole du parti présidentiel. Pour beaucoup, plus qu'un porte-parole, Frédéric Lefèbvre est le porte-flingue de Nicolas Sarkozy. Omniprésent sur les plateaux télé, ce professionnel du lobbysme -il a fondé une société spécialisée dans cette activité- inonde les rédactions de communiqués cinglants à la moindre occasion, que ce soit un début de polémique, une critique à l'égard de la politique gouvernementale ou une déclaration du chef de l'Etat. Au point qu'on en oublierait presque l'existence de Dominique Paillé et Chantal Brunel, les deux autres porte-parole officiels de l'UMP.

L'homme qui a fait connaissance avec Nicolas Sarkozy dès 1981, dans les rangs des jeunes RPR alors en campagne pour Jacques Chirac, semble ainsi s'être fixé pour mission de faire rempart de son corps pour défendre et protéger son ami de 27 ans... Frédéric Lefèbvre a longtemps été dans l'ombre du chef de l'Etat. Il est ainsi entré dans son cabinet au ministère du Budget en 1993 dans le gouvernement Balladur, avant d'être son assistant parlementaire, puis son conseiller place Beauvau et à Bercy. Parallèlement, en créant le pôle "relations élus", il est devenu un rouage essentiel de la machine UMP, outil essentiel de l'accession à l'Elysée de Nicolas Sarkozy. C'est depuis l'élection de ce dernier que Frédéric Lefèbvre a été projeté sur le devant de la scène. Toutefois, n'étant pas dans les petits papiers de Cécilia Sarkozy et donc quelque peu supplanté par David Martinon, il a dû attendre quelques mois avant que son heure n'arrive réellement et que, peu à peu, son visage ne soit connu du grand public.

Influent donc parce que proche du Président de la République dont il a la confiance, il lui manquait une assise électorale. Jusqu'alors, il n'avait jamais été qu'un élu local, adjoint au maire de Garches en 1989, réélu en 1995 et 2001. Aux élections législatives de 2007, il a ainsi habilement hérité d'un siège de député en or massif, celui de la dixième circonscription des Hauts-de-Seine. Suppléant de l'indéboulonnable André Santini, il a récupéré son fauteuil au Palais Bourbon quand celui-ci a été nommé au gouvernement. Un deal rondement mené dont on ne sait s'il prévoit un retour en arrière dans l'hypothèse où le secrétaire d'Etat à la Fonction publique devait quitter le gouvernement...

Offensif voire agressif
Désormais bien installé et autorisé à intervenir auprès des médias à la suite du revers électoral subi par l'UMP aux élections municipales, Frédéric Lefèbvre prend son rôle très à coeur et se révèle être un redoutable avocat de la cause présidentielle. Mieux, partant du principe que la meilleure défense, c'est l'attaque, le député n'hésite pas à se montrer offensif, à la limité de l'agressivité. Mercredi, après des chiffres du chômage en hausse, il réagissait illico à un communiqué du PS qui imputait ce chiffre au gouvernement. "Le PS ne trouve rien d'autre à dire aujourd'hui que la faute incombe au gouvernement. Au lieu d'aboyer bruyamment, le PS ferait mieux de travailler!", lâchait-il un rien méprisant.

Jeudi, à l'occasion de la Fête du travail, il en remettait une couche à l'adresse de sa cible favorite: "Le travail est le symbole du changement que nous conduisons malgré les forces conservatrices de ce pays qu'incarne si bien le PS. En 40 ans le changement a changé de camp!!!" Et pour bien se faire comprendre, il enchaînait dans la foulée avec un autre communiqué, destiné celui-là à Ségolène Royal, revenant, deux semaines après, sur la condamnation pour licenciement abusif dont elle a fait l'objet. "En ce jour de fête du travail, l'UMP s'étonne que madame Royal ne se soit toujours pas exprimée sur sa condamnation pour violation du droit du travail! (...) Madame Royal bénéficie d'un traitement de faveur particulièrement injuste au regard de la gravité des faits commis. Le PS, qui est resté bien silencieux dans cette affaire choquante, a-t-il symboliquement attendu le 1er mai pour annoncer les sanctions qu'il n'a pas pu ne pas prendre? Madame Royal, qui avait annoncé un recours en cassation, a-t-elle attendu le 1er mai pour le déposer, afin de lui donner plus de poids ou a-t-elle renoncé à ce recours?", s'interroge perfidement Frédéric Lefèbvre, lequel est allé jusqu'à protester auprès de l'AFP qui se montrerait réticente à se faire l'écho de ses communiqués. Quoi qu'il en soit, cette attaque frontale en bonne et due forme s'inscrit dans une guerre des communiqués pas forcément de nature à améliorer l'image de la politique en France...

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vendredi 2 mai 2008

Eric Besson hué dans l'hémicycle par les députés PS

NOUVELOBS. | 30.04.2008 | 18:12

Le secrétaire d'Etat à la Prospective a été vivement malmené lors des questions au gouvernement. Lorsqu'il a cité une formule de Tony Blair sur la mondialisation, de nombreux élus PS ont quitté la séance, criant notamment "à la soupe".

Traitre", "félon", "Ganelon"... Ces invectives ont été lancées, mercredi 30 avril à l'Assemblée nationale, par les députés PS à l'adresse d'Eric Besson. Cet ancien socialiste devenu secrétaire d'Etat à la Prospective a été vivement chahuté lors de la séance des questions au gouvernement sur son projet France 2025.

Dès qu'il a pris la parole pour répondre à une question du député UMP Gérard Millet, Eric Besson s'est fait malmené et le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, a dû intervenir à plusieurs reprises pour tenter, en vain, de ramener le calme.

La bronca des élus de gauche a redoublé lorsqu'Eric Besson a cité une formule de Tony Blair : "la mondialisation est une chance pour les pays en mouvement, un risque pour les pays immobiles".

Des "traître", "félon", "Ganelon", "à la soupe", "à la gamelle" ont été scandés au milieu des huées.
Le secrétaire d'Etat s'en est alors pris au premier secrétaire du PS, François Hollande, accusé d'avoir "demandé aux députés socialistes de réagir" contre lui.


"On n'a pas de leçons à recevoir d'un traître" -
De nombreux élus PS ont alors quitté l'hémicycle, faisant du bras un geste de dégoût, comme Arnaud Montebourg, Aurélie Filippetti, porte-parole du groupe, ou encore Christian Paul, qui s'est approché du banc du gouvernement pour lancer au ministre : "on n'a pas de leçons à recevoir d'un traître".

"Vous venez, mes chers ex-camarades, de décider, 40 ans après les Allemands, de découvrir l'économie sociale de marché. A ce rythme-là, dans 25 ans, ils (les socialistes) vont accepter la prospective et la stratégie, c'est le rythme actuel du Parti socialiste", a conclu le secrétaire d'Etat, quasi inaudible dans l'hémicycle.

Eric Besson avait dénoncé dimanche sur Canal+ le bilan de François Hollande à la tête du PS depuis onze années. François Hollande "a hérité du PS et va rendre la SFIO", avait-il déclaré.

Posté par Kozett à 00:03 - Partis politiques - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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