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mardi 13 mai 2008

Médias et Pouvoirs - L'AFP renégocie son plan stratégique sous le feu des critiques du pouvoir

LE MONDE | 12.05.08 | 11h32

Le feu nourri de critiques émises par Nicolas Sarkozy et certains représentants de l'UMP contre la presse depuis plusieurs jours vise particulièrement l'Agence France-Presse (AFP). Il lui est reproché de ne pas avoir repris des communiqués émis par la majorité. Dans l'édition du 11 mai du Journal du dimanche, Christine Albanel, ministre de la culture et de la communication, a proposé "que l'AFP mette à disposition de ses abonnés l'ensemble des communiqués de presse des partis et des organisations syndicales sur un espace spécifique".

L'AFP a déjà connu de nombreuses mises en cause de la part du pouvoir exécutif. La médiatisation du différend lui donne cette fois une ampleur inégalée. La polémique intervient au moment où l'agence, dont le financement est assuré en partie par l'Etat, renégocie avec ses représentants le nouveau plan stratégique pour les cinq prochaines années.

Sur les 263 millions d'euros de chiffre d'affaires de l'AFP, 40 % viennent des abonnements publics. L'AFP demande 20 millions d'euros de ressources supplémentaires à l'Etat pour se transformer en agence multimédia. Un plan qui pourrait s'accompagner d'une évolution du statut actuel, plutôt protecteur, de l'agence.

Tout a commencé avec le courroux de Frédéric Lefebvre, l'un des porte-parole de l'UMP, devant l'absence de reprise d'un communiqué envoyé le 1er mai. A l'occasion de la fête du travail, il revenait sur la condamnation de Ségolène Royal dans le litige qui l'opposait à deux ex-attachées parlementaires.

Les journalistes de l'AFP ont considéré que ce texte n'apportait pas d'information nouvelle sur cette affaire. Ils l'avaient traitée plusieurs fois lorsque la condamnation a été prononcée, le 10 avril, puis au gré des réactions.

Le 11 avril, une dépêche titrée "Avec Royal, 'c'est travailler plus pour gagner rien du tout'" reprenait les propos de M. Lefebvre à ce sujet. Le porte-parole de l'UMP s'est plaint auprès de Pierre Louette, président de l'Agence ainsi que de plusieurs rédactions.

La Société des journalistes (SDJ) a réagi en dénonçant les "tentatives de pressions politiques contre l'AFP". La polémique a rebondi après les déclarations de M. Sarkozy, mercredi 7 mai, qui s'en est pris devant les députés UMP à différents médias, et en particulier à l'AFP.

"QUASI-MONOPOLE" - Après cette mise en cause présidentielle, l'UMP a renouvelé son attaque. Dans un communiqué publié le 7 mai sous le titre "Deux poids, deux mesures", le parti de la majorité "regrette que sous couvert d'une ligne éditoriale, l'AFP censure un parti politique". Il pose "la question de la situation de quasi-monopole de l'AFP, de sa soi-disant ligne éditoriale et de l'objectivité qui lui est demandée dans ses statuts".

Les syndicats de l'agence ont condamné des "accusations aussi infondées que graves". Quant à M. Louette, il a réagi dans une note interne jeudi 8 mai : "La vigueur des attaques venues de la gauche, hier, avec Mme Royal, ou de la droite, aujourd'hui, est le meilleur indicateur externe de notre neutralité."

Il ajoute : "L'absolue exigence de relayer chaque déclaration émanant d'un porte-parole de l'un des partis politiques de notre pays, n'est prévue par aucun texte, ni conforme aux règles de notre rédaction : être journaliste, c'est toujours faire des choix, décider ce qui est une information et ce qui ne l'est pas."

MmeAlbanel l'a reconnu : "Une agence de presse n'est pas une machine à reproduire des communiqués."

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lundi 12 mai 2008

Samedi chez Ruquier - Jean-Pierre Coffe passe Nadine Morano sur le grill

Gros "Clash" chez Ruquier samedi soir

Sur un ton badin, il lui dit quelques vérités... Bonnes à entendre...
En plus c'est justement sur le problème de l'alcool et les jeunes...

voir la vidéo

barbu_hilarant

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MéDIAS et POUVOIRS - Vive polémique entre Christine Albanel et l'AFP

NOUVELOBS.| 11.05.2008 | 10:32

A la suite des critiques qu'aurait émises Nicolas Sarkozy, la ministre de la Culture suggère que l'agence de presse pourrait diffuser l'intégralité des communiqués des partis et des syndicats. La société des journalistes de l'AFP estime qu'"on n'est plus dans le domaine du journalisme".

En pleine polémique autour des critiques que Nicolas Sarkozy aurait émises contre certains médias, la ministre de la Culture Christine Albanel suggère dans Le Journal du dimanche que l'Agence France Presse (AFP) pourrait diffuser l'intégralité des communiqués de presse des partis et des organisations syndicales. La société des journalistes de l'AFP s'insurge contre l'idée, estimant qu'"on n'est plus dans le domaine du journalisme".

Selon le JDD, le principe de ce "service supplémentaire" de l'AFP est inclus dans le projet de loi autorisant les journalistes à ne pas divulguer leurs sources, que Christine Albanel et la ministre de la Justice Rachida Dati présenteront à l'Assemblée nationale la semaine prochaine. La ministre de la Culture juge que les partis et syndicats pourraient ainsi exprimer "plus largement et de façon totalement neutre leurs points de vue".

Ces communiqués apparaîtraient "sur un espace spécifique et facilement accessible, selon des modalités à préciser et à organiser", précise-t-elle, avant d'ajouter qu'elle soumettra cette idée au directeur de l'AFP vendredi.

"On traite un communiqué" -
Christine Albanel assure toutefois que ce "service" ne se substituerait "en aucun cas au travail de rédaction et d'éditorialisation des journalistes de l'AFP sur les sujets politiques ou sociaux quand ils le jugent nécessaires et pertinents".

Christophe Beaudufe, représentant de la Société des journalistes (SDJ) de l'AFP, s'est élevé contre un mélange des genres. "Notre travail de journaliste, c'est de faire une information vérifiée, recoupée et remise dans son contexte", a-t-il rappelé sur France-Info, on "ne publie jamais un communiqué, on traite un communiqué".

Pour ce journaliste, l'idée de Christine Albanel est "un peu curieuse et pas très pratique car il y aurait des centaines de communiqués". "Créons une boîte aux lettres géante où tout le monde viendra mettre ses communiqués, et on verra bien ce qu'il en ressortira", suggère-t-il, "mais on n'est plus dans le domaine du journalisme".

Interrogée sur les relations tendues entre le président de la République et les médias après qu'il a accusé certains titres de "s'attribuer la fonction d'opposition", Christine Albanel rappelle que c'est Nicolas Sarkozy qui "avait pris l'engagement d'inscrire le principe de la protection des sources des journalistes dans la loi" quand il n'était encore que candidat.

"Comme tout un chacun, le président a le droit de réagir à certaines critiques, notamment lorsqu'elles sont systématiques, qu'elles le ciblent, qu'elles sont violentes et récurrentes", estime-t-elle. "Cela étant, ce n'est pas contradictoire avec son profond attachement à la liberté de la presse".

"Fonction d'opposition" -
Selon Le Parisien/Aujourd'hui en France de jeudi, Nicolas Sarkozy a accusé la presse lors d'une réunion de l'UMP de ne pas avoir donné assez d'écho à la récente condamnation de Ségolène Royal dans l'affaire de ses ex-collaboratrices parlementaires. Il aurait également mis en cause L'Express, Marianne, l'AFP et le Journal du Dimanche, les accusant de "s'attribuer la fonction d'opposition".

Quant à l'opposition, elle se plaint de la surexposition de l'UMP. Les socialistes sont "inaudibles" car ils sont "au pain sec et à l'eau médiatiques", estime Arnaud Montebourg, dans le JDD. "Aujourd'hui, l'expression en faveur de l'UMP, président de la République et collaborateurs compris, a augmenté de 256 % sur TF1 et 196 % sur France 2", selon le député PS de Saône-et-Loire, qui cite des chiffres du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA). L'élu accuse par ailleurs "le sarkozisme" de "s'attaque(r) à tous les contre-pouvoirs: juges, avocats et journalistes". (avec AP)

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Médias et Pouvoirs - Sarkozy, aigri de ne pas être Berlusconi...

Marianne  Dimanche 11 Mai 2008 - 07:13

Pour les Mariannautes, les attaques de Nicolas Sarkozy visant cinq médias face aux députés UMP s'expliquent très simplement : n'ayant plus les médias de son côté, le Président se trouve seul face à son impopularité.

L'AFP, L'Express, le JDD, Marianne et Le Parisien-Aujourd'hui en France figuraient sur la liste noire du président de la République, déroulée dans son discours du 7 mai face aux députés UMP. « Voilà une bonne manière d'identifier les organes méritant encore le qualificatif de « presse » et par là même les vrais journalistes..., s'amuse Yann, quoique concernant l'Express, je suis dubitatif. »

Pour vous, les titres épinglés par Nicolas Sarkozy comme « s'attribuant le rôle d'opposition » sortent grandis de ces accusations. Même si vous trouvez tout de même des faiblesses : le directeur de l'AFP « ne serait-il pas plutôt de son bord ? », interroge Jean31, et le JDD ne serait-il pas tenu par le « frère et ami Arnaud » Lagadère, comme le remarque Marius Porcher.

« Vous tapez là où ça fait mal ! »  - Mais dans l'ensemble, vous vous réjouissez ouvertement de ce coup de nerf, révélateur pour vous de ce que le Président est à bout : « Ces menaces à peine déguisées montrent que vous tapez là où ça lui fait mal ! », encourage Usher. Pour Bibi, c'est la frustration de ne pas être Berlusconi, « qui a sa propre presse » qui fait parler ainsi Sarkozy. A vouloir une presse sur mesure, il n'a, selon CF, « aucun sens des réalités. »

Le ton, cependant, inquiète certains d'entre vous qui flairent un mauvais coup. Un coup d'autorité « à la Poutine », selon Remi 86. « Pour la nième fois, l'heure est grave ! », clame Millames.

Vous imaginez le président de la République tirant ses dernières cartouches, capable de tout. Sans aller jusqu'à l'inquiétude de Laurrissa, qui voit poindre un « fascisme rampant », SoDem pense ainsi que, entre interventions et sanctions, les journalistes vont lever le pied, « il suffit de voir France 2 en ce moment pour s'en rendre compte. »

Sarkozy va-t-il emprunter l'argent à Berlusconi pour s'acheter sa propre presse et censurer le reste, comme le suggère Nosfératu ? Et tous en coeur de vous demander : mais que fait Robert Ménard ?

L'opposition existe, vous l'avez rencontrée !  - « L'opposition n'existe plus en France ? Le parti socialiste, veut-il dire, corrige GR. Parce que l'opposition, aujourd'hui, c'est les 2/3 du peuple français ! » Un certain nombre de Mariannautes évoquent d'ailleurs un simple écran de fumée pour détourner l'attention, notamment des franchises médicales ou de la privatisation de la Sécu selon Chtulu. D'après vous, cette petite sortie ne fera qu'enfoncer le clou de l'impopularité.

SoDem émet une autre hypothèse : « Attendez-vous sous 48h à un sondage Opinion way disant que 80% des français trouvent que la presse est trop sévère avec lui. » C'est d'ailleurs déjà l'opinion de quelques sarkozystes discrets qui participent au débat comme Nan qui dénonce une « guerre totale » de la presse contre le Président.

Dans cet affrontement, vous donnez à Marianne l'honneur de figurer en première ligne mais vous étonnez que Le canard enchaîné ou Charlie Hebdo n'aient pas figuré au même rang dans le discours présidentiel. A ces titres, vous ajoutez Le Monde, Courrier international et une poignée d'autres. « Sarkozy révèle, par ses propos, sa véritable conception du journalisme », juge Alain. Et apparemment, ce n'est pas la presse que vous voulez lire !

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Internet : les pièges de l'abonnement

LE MONDE | 10.05.08

Comment résister aux pressions exercées au téléphone par certains fournisseurs d'accès à Internet pour faire abonner leurs interlocuteurs ?

Un lecteur du Monde a contacté le fournisseur d'accès à internet (FAI) Alice. Au téléphone, un conseiller lui a déclaré que s'il voulait recevoir un dossier d'abonnement, il devait lui communiquer ses coordonnées bancaires. Malgré ses réticences, notre lecteur a fini par obtempérer.

Le 1er mars, il a reçu un courrier daté du 27 février, le jour de son appel, avec un formulaire d'autorisation de prélèvement, le contrat d'abonnement et les conditions générales d'utilisation. Quatre jours plus tard, après s'être aperçu que le système ne lui permettait pas de conserver son fax, il a envoyé une lettre simple pour se rétracter. Cette lettre n'est apparemment jamais parvenue à destination et il a reçu un second courrier, daté du 6 mars, l'avisant que son dossier était complet et que l'offre allait être activée.

Il demande si la communication des coordonnées bancaires est l'équivalent légal d'une signature de contrat. Si le fournisseur d'accès peut le considérer comme abonné, même s'il n'a pas d'autorisation de prélèvement signée par le client ?

Sur le fond, Alice est dans son droit : l'abonnement aux services d'un FAI, au regard de l'article L.121-16 à 20 du code de la consommation, entre dans le cadre des " ventes à distance" qui n'imposent pas la signature d'un contrat, à l'inverse du démarchage par téléphone (article L.121-23). La communication des coordonnées bancaires a valeur d'engagement comme pour la réservation d'une chambre d'hôtel ou d'un billet d'avion.

DÉLAI DE RÉSILIATION - Mais, précise la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), le FAI a commis l'erreur de considérer que la date de l'appel téléphonique du client (le 27 février) était celle à partir de laquelle commençait à courir le délai de résiliation de sept jours.

En effet, la communication par courrier des conditions générales de vente dans lesquelles figure le délai de rétractation a été postérieure à la souscription, ce qui est contraire à l'obligation générale d'information (article L111-1 du code de la consommation). Pour respecter la loi, la date à prendre en compte pour le délai de rétractation aurait dû être celle de la réception du courrier de confirmation d'abonnement, soit le 1er mars, ce qui donnait au client jusqu'au 7 mars pour renoncer sans avoir à fournir de motif.

De plus, la formulation des conditions de rétractation (article 10 des conditions générales de vente de ce FAI) est ambiguë. Elle stipule que le client dispose d'un délai de sept jours "à compter de l'acceptation de l'offre des services ou de la réception du produit"... sans que soit défini clairement en quoi consiste le "produit". En l'occurrence, Alice considère que l'abonnement est un service et non un bien matériel (téléphone, clé USB) et que le délai part donc de la souscription.

Enfin, le FAI déclare ne pas subordonner l'envoi du dossier d'abonnement à la fourniture préalable des coordonnées bancaires. Pour en avoir le coeur net, nous avons demandé nous-même par téléphone l'envoi d'une documentation à Alice. Les téléconseillers nous ont réclamé obstinément notre numéro de téléphone pour pouvoir effectuer des tests. Et à notre demande répétée d'une simple documentation, ils ont répondu : "Ce n'est pas comme ça que nous procédons d'habitude : on vous explique l'offre, et vous souscrivez immédiatement."

Le cas de notre lecteur - qui avait saisi la DGCCRF - a pu être rapidement résolu. Mais pour éviter ce genre de mésaventure, il est prudent de ne jamais communiquer ses coordonnées bancaires si l'on n'est pas certain de vouloir s'abonner immédiatement ; et, en cas de rétractation, de toujours envoyer dans les sept jours un courrier recommandé avec avis de réception. 

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dimanche 11 mai 2008

ESCROQUERIE - Le gouvernement s’attaque au spam sur mobile

L'Expansion -  09/05/2008 

Une « escroquerie en très forte progression », selon le porte-parole du gouvernement Luc Chatel.

Les téléphones portables seront-ils bientôt équipés de filtre-anti spam bloquant les SMS qui contiennent les termes « cadeau », « gratuit » ou « rappelez le 08… » ? La question taraude en tout cas le gouvernement. Dans un communiqué, le secrétaire d’Etat chargé de l’industrie et de la consommation Luc Chatel s’inquiète ainsi du « nombre croissant de spams indésirables sur les téléphones mobiles, source d’escroqueries et de gêne pour les consommateurs, comme le dénoncent de nombreuses associations ».

« Le plus souvent envoyés sous forme de SMS personnalisés, ces spams ont pour but de conduire le destinataire à rappeler un numéro surtaxé, occasionnant en cas de rappel un gonflement conséquent de la facture de téléphone mobile du client. Même si le nombre de plaintes reste faible, il est en très forte progression », détaille un communiqué.

Un comité de déontologie - Relevant que les opérateurs téléphoniques sont « fortement préoccupés par ces pratiques, du fait du coût qu’elles génèrent par une occupation indésirable de leur réseau », Luc Chatel part en quête de solutions.

Sans trop de surprise, elle devrait venir d’un énième comité, le « comité de déontologie des services de communication au public en ligne », mis en place « au plus vite », et chargé de lutter avec des moyens qui restent à déterminer contre ces « pratiques frauduleuses, qui opèrent aussi bien sur les téléphones mobiles que sur l’internet ».

« Ce comité , annonce encore le secrétaire d'Etat, regroupera des représentants des pouvoirs publics, des éditeurs professionnels de services et des opérateurs et hébergeurs, afin de discuter des modalités techniques pour parer aux pratiques intrusives et renforcer la protection du consommateur ». Lesquels pourront commencer par propager ce conseil tout simple : ne jamais rappeler les numéros mentionnés dans ces messages indésirables.

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samedi 10 mai 2008

APPEL aux CITOYENS : Sarkozy et la presse : deux syndicats lancent une pétition pour l'indépendance

NOUVELOBS | 09.05.2008 | 18:56

La CFTC et l'Union syndicale des journalistes CFDT manifestent "leur inquiétude" après les attaques du chef de l'Etat contre plusieurs organes de presse et appellent "à renforcer les garanties législatives assurant l'indépendance des rédactions".

Le syndicat des journalistes CFTC et l'Union syndicale des journalistes CFDT ont exprimé, vendredi 9 mai, "leur inquiétude" après les attaques contre la presse auxquelles se serait livré le président Nicolas Sarkozy lors d'une réunion avec les députés UMP mercredi à l'Elysée. Ils invitent à signer une pétition "pour l'indépendance des rédactions".

"Les syndicats de journalistes expriment leur inquiétude, ayant appris que le président de la République a invité les députés UMP à s'en prendre à une liste de médias, qu'il soupçonne de lui être défavorable, lors d'une réception à l'Elysée le 7 mai", déclarent les deux syndicats dans un communiqué commun.

Selon Le Parisien/Aujourd'hui en France de jeudi, lors de cette réunion Nicolas Sarkozy a accusé la presse de ne pas avoir donné assez d'écho à la récente condamnation de Ségolène Royal dans l'affaire de ses ex-collaboratrices parlementaires. Il aurait également mis en cause L'Express, Marianne, l'AFP et le Journal du Dimanche, les accusant de "s'attribuer la fonction d'opposition".

Selon le syndicat des journalistes CFTC et l'Union syndicale des journalistes CFDT, "les journalistes concernés ont fait preuve d'une parfaite neutralité déontologique".

Renforcer l'indépendance -
Les deux organisations appellent donc "les Français de toutes les sensibilités, y compris les concitoyens élus, militants ou sympathisants de l'UMP, à renforcer les garanties législatives assurant l'indépendance des rédactions, et à condamner les dénonciations infondées contre les médias pour redonner confiance aux citoyens dans l'impartialité de la presse".
Ils invitent également à signer "la pétition pour l'indépendance des rédactions sur le site de
l'intersyndicale des journalistes". (avec AP)

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vendredi 9 mai 2008

SNJ fait un appel au démocrates - Pour le SNJ-CGT, Sarkozy est en "guerre" contre l'information

NOUVELOBS. | 09.05.2008

MéDIAS et POUVOIRS - "Les politiciens de droite jettent les journalistes en pâture à l'opinion publique", dénonce le syndicat de journalistes après les attaques du chef de l'Etat contre la presse. Le SNJ rappelle pour sa part que le bilan tiré de sa première année de présidence "est particulièrement accablant pour la liberté de la presse".

Le syndicat de journalistes SNJ-CGT dénonce dans un communiqué, vendredi 9 mai, la "guerre totale contre l'information" que livrent, selon lui, les "patrons" et les "politiciens de droite". ( Voir ci-dessous  le communiqué )

Cette offensive s'illustre notamment par le plan de licenciements au quotidien Le Monde, le guichet "départ" ouvert au quotidien Le Figaro, ou encore la nomination d'Antoine Arnault, fils de Bernard Arnault, au comité d'indépendance éditoriale du journal Les Echos.

Le syndicat cite également l'opération policière visant la rédaction de Radio Frequenza Amor (station corse du réseau de radios locales France Bleu)a , les critiques du président Nicolas Sarkozy contre plusieurs organes de presse, et finalement les attaques du député Frédéric Lefebvre contre l'Agence France-Presse (AFP).


Le SNGJ-CGT "appelle tous les démocrates à réagir contre cette volonté de confiscation de l'information pluraliste, vérifiée, recoupée et mise en perspective" et "appelle les rédactions à refuser toutes les mesures visant à empêcher les journalistes de remplir totalement leur responsabilité sociale".

"Confiscation de l'information pluraliste" - Le SNJ-CGT inscrit les propos de Nicolas Sarkozy dans le cadre d'une "offensive" des patrons et de la droite.

"Abracadabrantesque" - "Il est singulièrement 'abracadabrantesque' de constater que Nicolas Sarkozy attaque ainsi les journalistes en privé, alors que le bilan tiré par le SNJ de sa première année de présidence est particulièrement accablant pour la liberté de la presse", indique le syndicat.

"Les patrons se cachent derrière un (faux) argument économique pour transformer les rédactions en bureau de mise en pages des communiqués triomphant des politiciens. Les politiciens de droite, eux, jettent les journalistes en pâture à l'opinion publique, tentant de faire croire que les professionnels de l'information sont la cause de la crise qui secoue la France", écrit notamment le syndicat, qui réagit aux attaques de Nicolas Sarkozy et de l'UMP contre plusieurs médias.

Sarkozy accuse la presse - De son côté, le Syndicat national des journalistes (SNJ) a qualifié jeudi de "consternant" les propos du chef de l'Etat. Le président, qui a reçu mercredi les députés UMP pour son premier anniversaire à l'Elysée, a accusé la presse de ne pas avoir suffisamment relayé la condamnation de Ségolène Royal dans l'affaire de ses ex-collaboratrices, selon des participants à cette réception.

Communiqué de SNJ 8 Mai 2008

SNJ - Premier syndicat français de journalistes

Nicolas Sarkozy s’attaque à la presse : consternant !

A en croire les déclarations de certains députés UMP ayant participé au déjeuner du 7 mai à l’Elysée, le président de la République s’y est montré particulièrement sévère vis-à-vis de la presse.

Il est singulièrement « abracadabrantesque » de constater que Nicolas Sarkozy attaque ainsi les journalistes en privé, alors que le bilan tiré par le SNJ de sa première année de présidence est particulièrement accablant pour la liberté de la presse :

• Descente de police à Radio Frequenza Mora, à Bastia, le jour même de l’anniversaire de son élection ;

• Projet de loi sur la protection des sources qui, en l’état, s’avère plus dangereux qu’utile ;

• Promesses non suivies concernant la défense de la qualité de l’information ;

• Concentrations qui s’accélèrent, pluralisme menacé, emplois qui disparaissent par centaines ;

• Crise sans précédent dans la presse quotidienne nationale, notamment dans le groupe Le Monde ;

• Audiovisuel public complètement déstabilisé avec la disparition programmée d’une grande partie de ses ressources sans solution pérenne de remplacement.

Au lieu de continuer à vouloir faire des journalistes les boucs émissaires de ses déboires dans les sondages, le président de la République serait mieux inspiré d’écouter les inquiétudes grandissantes d’une profession en crise. Et de l’aider à retrouver les conditions d’exercer pleinement, et en toute indépendance, sa mission d’informer auprès des citoyens de ce pays. ajoute le SNJ.

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PRESSE Le directeur de la rédaction du "JDD" contraint de partir

LE MONDE | 08.05.08 | 14h37

Le groupe Lagardère Active, qui édite Le Journal du dimanche (JDD), a annoncé mercredi 7 mai le départ de Jacques Espérandieu, directeur de la rédaction du JDD. Dans une allocution très brève devant les salariés, M. Espérandieu a déclaré : "Ce départ, je ne l'ai pas souhaité." Il avait rejoint le journal en septembre 2005 avant d'être nommé directeur de la rédaction fin 2005. M. Espérandieu n'a pas voulu commenter. Christian de Villeneuve doit le remplacer.

Ce dernier a quitté la direction du Parisien pour rejoindre Lagardère fin 2006. Les deux hommes ont travaillé ensemble au Parisien, où M. Espérandieu était directeur adjoint de la rédaction avant d'arriver au JDD, mais le courant ne passait pas. M. de Villeneuve a évincé M. Espérandieu en 2005.

L'histoire semblait donc écrite dès l'arrivée de M. de Villeneuve comme directeur général des rédactions de la presse magazine France (Le JDD, Paris Match, Elle...). "Il nommera dans les prochaines semaines un directeur de la rédaction délégué", précise mercredi le groupe Lagardère. Recruté en interne ou à l'extérieur.

"Les pressions ont été fortes, mais Espérandieu a résisté", soulignent plusieurs journalistes du JDD. Il avait même été reçu par Nicolas Sarkozy, qui ne voulait pas de nouvelles vagues après le licenciement d'Alain Genestar, le directeur de Paris Match, remercié en juin 2006 pour avoir publié une photo de Cécilia Sarkozy et de Richard Attias en "une" de l'hebdomadaire.

Répondant aux inquiétudes de la rédaction sur l'indépendance, Didier Quillot, président de Lagardère Active Média, venu s'expliquer mercredi devant les salariés, a affirmé que "la direction n'avait pas la moindre volonté d'influence sur la ligne éditoriale".

BAISSE DES VENTES - La raison officielle du départ de M. Espérandieu avancée par la direction de Lagardère est résumée dans un communiqué : "Des divergences de vues sur la stratégie de développement du journal." La direction met aussi en avant le décrochage des ventes (de 5 % à 7 %) au premier trimestre. La diffusion avait pourtant progressé de 1,6 % en 2007 à 263 553 exemplaires, selon l'OJD.

La direction veut relancer Le JDD et gagner 5 000 à 10 000 lecteurs, ce qui devrait passer par une offre couplée avec le magazine gratuit Sport à partir du 25 mai, le renforcement des points de distribution et une nouvelle formule. Des DVD vont être proposés avec le journal fin mai. La rédaction reste vigilante. 

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jeudi 8 mai 2008

Les syndicats de l'AFP dénoncent "les pressions exercées" par l'UMP

NOUVELOBS.COM | 07.05.2008 |

Frédéric Lefebvre, un des porte-parole de l'UMP, a écrit au patron de l'Agence France-Presse pour se plaindre que l'agence n'ait pas traité un de ses communiqués.

Les journalistes affirment que le texte "n'avait aucun intérêt éditorial" et dénoncent une volonté "de discréditer la rédaction".

Les syndicats de l'Agence France-Presse ont condamné "fermement", dans un communiqué diffusé mercredi 7 mai, "les pressions exercées" sur l'Agence par l'un des porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre, "qui a tenté de discréditer la rédaction".
Frédéric Lefebvre a écrit la semaine dernière au PDG de l'AFP, Pierre Louette, pour se plaindre que l'Agence n'ait pas traité un communiqué dans lequel il attaquait le PS et Ségolène Royal.
Dans ce texte daté du 1er mai, Frédéric Lefebvre demandait au PS d'annoncer publiquement des sanctions à l'encontre de Ségolène Royal, condamnée trois semaines auparavant à verser des arriérés de salaires à d'ex-collaboratrices.

"Aucun intérêt éditorial"
"L'AFP avait déjà amplement couvert les réactions de M. Lefebvre à la condamnation de Mme Royal par la cour d'appel de Rennes. Son nouveau communiqué n'avait aucun intérêt éditorial", estiment les syndicats CFDT, SNJ, FO, CGT et SUD.
"Il y a quelques mois, c'est Ségolène Royal qui, dans son livre 'Ma plus belle histoire, c'est vous' mettait en cause l'impartialité des journalistes de l'AFP", rappellent-ils.
"Dans le fond, les aigreurs de M. Lefebvre, après celles de Mme Royal, ne prouvent qu'une chose: les journalistes de l'AFP s'efforcent quotidiennement de travailler dans le respect du statut de l'Agence qui garantit son indépendance", conclut le communiqué des syndicats. (AFP)

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