samedi 9 février 2008
Témoignages de femmes : Prostituées après les cours
Sud-Ouest 08/02/08
SOCIETE. -- Etudiantes le jour - Prostituées la nuit
Elles sont en faculté ou dans des grandes écoles et se prostituent dans les bars de nuit ou sur le Net pour financer leurs études. Témoignages de femmes à Bordeaux
Parce que c'est dégradant que Laura s'est décidée à parler.
La lumière est tamisée. Accoudées à l'un des bars, trois filles, toutes étudiantes. Laura, 22 ans, est en fac de lettres. Estelle, 20 ans, est inscrite en langues étrangères, et Sarah, 23 ans, est en seconde année dans une école de commerce « pour devenir export manager ».
Tous les soirs, ce bar de Bordeaux accueille la clientèle de 22 heures à 2 heures. Les filles, très sexy, sont court-vêtues, affichent un décolleté plongeant et travaillent comme hôtesses. Elles font des « extras » pour financer leurs études, « car c'est de plus en plus difficile de vivre. Il y a le logement, la nourriture, les frais universitaires et les aides de l'État qui sont insuffisantes, voire inexistantes ». Elles ne sont certes pas légion à se prostituer dans la capitale girondine, mais, comme dans toutes les métropoles régionales, « on en rencontre de temps en temps lorsque l'on procède à des vérifications d'identité », admet un policier de la brigade en charge de la lutte contre le proxénétisme.
Dans les bars de nuit, on les appelle les « bouchonneuses » parce qu'elles sont rémunérées à la commission sur les bouteilles de champagne vendues près de 300 euros l'unité. Après avoir partagé plusieurs coupes, le client se retire ensuite en compagnie de l'hôtesse de son choix et se retrouve dans un salon privé. Il n'y aura pas de relation sexuelle, juste un show dénudé. Mais il arrive souvent que le client échange ses coordonnées et qu'une rencontre plus coquine soit organisée dans un tout autre cadre, à l'hôtel, par exemple, pour une prestation à 200 euros de l'heure. « C'est une question de feeling », affirment les jeunes femmes.
Laura raconte qu'elle était dans sa « bulle ». « Je me suis dit : une fois, et pas plus. » Les expériences vont se renouveler pendant près d'une année. Aujourd'hui, elle a définitivement tourné la page et se raconte dans un livre pour « prévenir de telles choses car on est très loin de l'argent facile ».
« Dégradant ». Les clients ? Des hommes entre 40 et 60 ans, mariés, ayant une bonne situation professionnelle et qui rencontrent des problèmes de couple. « Ils disent aimer leur femme, mais au niveau de la sexualité, ce n'est pas ça. Une escort, c'est mieux qu'une maîtresse car elle ne vient pas perturber la vie de couple », dit Laura.
Pour l'étudiante, « tout cela est dégradant. Rien qu'à l'idée de voir un homme qui pourrait être son père, nu, face à soi, quand on a 20 ans, et se dire : je fais ça pour l'argent? » L'argent qui peut parfois faire perdre ses propres limites au client. « J'ai été conduite dans un sex-shop avec plusieurs personnes, c'est pour moi un souvenir violent. » C'est aussi pour cela que Laura s'est décidée à parler.
Laura, 20 ans, étudiante en langues étrangères appliquées, avait un travail dans le marketing et les fins de mois étaient de plus en plus dures. « Mes factures restaient impayées, je n'en pouvais plus de voir mes placards vides, mon propriétaire me mettait la pression pour que je règle le loyer, la banque était toujours sur mon dos? Alors je suis allée sur le Net chercher un job d'appoint dans la rubrique étudiants et j'ai eu la surprise de découvrir une annonce : "Cadre supérieur, 50 ans, propose aide à jeune femme. Étudiante bienvenue". » « Il existe d'autres moyens de gagner de l'argent quand on est étudiante », reconnaît Éva Clouet, dont l'étude a été menée sur la prostitution par Internet. « On peut faire du baby-sitting, être caissière dans un fast-food ou vendeuse dans un magasin pour 700 euros par mois, mais ce salaire, une étudiante prostituée l'obtient en trois heures ! » « Le phénomène étudiant est apparu à Bordeaux il y a une quinzaine d'années », raconte un policier qui a effectué la plus grande partie de sa carrière aux moeurs. « On rencontrait ces filles dans les bars-clubs et les salons de massage. » Au cours de ces deux dernières années, la police bordelaise a fait fermer deux établissements pour « proxénétisme ». Récemment, le syndicat SUD-Étudiant estimait qu'à l'heure actuelle 40 000 étudiantes se prostituent en France et que les causes premières en sont la précarité croissante et le coût de la vie.Les « bouchonneuses ». « Ce chiffre a été démenti car il ne repose sur aucune étude sérieuse », estime Éva Clouet, étudiante toulousaine en master 2 de sociologie, qui vient de publier une enquête sur le sujet . « D'autant que la prostitution étudiante est une pratique cachée. » Ces jeunes femmes, dont les parents appartiennent à la classe moyenne, n'arpentent pas le trottoir et n'exercent pas de racolage visible.
mardi 29 janvier 2008
Vous avez aimé Carla, vous adorerez Tsonga !

Après avoir battu l'espagnol Rafael Nadal en demi-finale de l'Open d'Australie, le Français Jo-Wilfried Tsonga s'est honorablement incliné devant le serbe Djokovic en finale. Son jeu percutant et éblouissant et la percée inattendue de ce grand gaillard en Australie ont en quelques jours fait de lui le nouveau chouchou des médias. |
Dessin de Barrigue |
paru dans Le Matin(Lausanne) |
samedi 5 janvier 2008
Le Dakar annulé par peur des enlèvements

dimanche 16 décembre 2007
En Angleterre, des internautes s'achètent et gèrent un club de foot pro.
Ouest-France – Dimanche 16/12/07

En Angleterre, 50 000 internautes se sont cotisés sur Internet pour acheter une équipe de foot londonienne
En Angleterre, en quelques mois, 50 000 internautes, en souscrivant chacun 50 €, ont réussi à collecter plus de 2,5 millions d'euros pour se payer le luxe de racheter un club de foot pro anglais. L'heureux élu est le Ebbsfleet United situé dans la banlieue sud de Londres. Un club en galère dans son championnat de conférence (l'équivalent du CFA en France). Avec cette nouvelle manne financière tombée d'Internet, il va pouvoir se donner un peu d'ambition. Mais à partir de maintenant, ce n'est plus Liam Diash, l'entraîneur actuel, qui décide de la composition de l'équipe. Ce sont les internautes qui imposent la composition en votant sur internet !
vendredi 7 décembre 2007
Big brother aussi sur les stades de foot
Le mondial des clubs de foot qui se tiendra du 7 au 16 décembre au Japon, sera l'occasion de tester le ballon intelligent, muni d'une puce permettant de signaler si le ballon a franchi la ligne de but. Le projet est mené par la Fifa.
Hier, dans une interview à Libération, Michel Platini, président de l'UEFA, avait exprimé son hostilité au ballon à puce.
On voit où peuvent mener ces méthodes qui s'infiltrent petit à petit dans notre quotidien, toujours pour notre "bien"
jeudi 6 décembre 2007
Laporte veut instaurer un service civique obligatoire
AFP mercredi 5 décembre 2007
Le secrétaire d'Etat aux Sports, Bernard Laporte, affirme mercredi, dans les Dernières nouvelles d'Alsace, vouloir encourager le bénévolat, en mettant notamment en place un service civique obligatoire de 100 heures.
Le secrétaire d'Etat aux Sports, Bernard Laporte, affirme mercredi, dans les Dernières nouvelles d'Alsace, vouloir encourager le bénévolat, en mettant notamment en place un service civique obligatoire de 100 heures et un livret d'épargne civique, le tout assorti de mesures fiscales.
"On pourrait imaginer, par exemple, la mise en place d'un service civique de 100 heures obligatoires qui permettrait de mobiliser les énergies des jeunes de 18 à 25 ans pour les clubs et les associations", déclare Bernard Laporte dans un entretien au quotidien. Soulignant que le caractère facultatif ou obligatoire d'un éventuel service civil n'a pas encore été décidé par le gouvernement, le secrétaire d'Etat aux Sports déclare "à titre personnel" que "le caractère obligatoire paraît plus pertinent".
Bernard Laporte souhaite également que "le bénévolat sportif soit pionnier dans la mise en place du Livret d'épargne civique", qui donnerait accès "à un certain nombre de facilités fiscales, qui seront autant de motivations pour les bénévoles", dit-il. Il veut également "valoriser le bénévolat en prenant en compte la validation des acquis des expériences (VAE) vécues en milieu associatif.
Les arbitrages concernant ce plan d'action devront être rendus par le Premier ministre, précise encore Bernard Laporte, qui planche par ailleurs sur la mise en place d'une heure quotidienne de sport en primaire.
"Nous travaillons main dans la main avec (le ministre de l'Education) Xavier Darcos, et avec (la ministre de la Santé) Roselyne Bachelot pour que tout soit en place pour la rentrée 2008-2009", assure-t-il.
samedi 17 novembre 2007
Guy Drut candidat à la présidence de l'Agence Mondiale Antidopage, un an après son amnistie par Jacques Chirac
S.A - 20Minutes du 16/11/2007
L'Ama en passe de devenir machine à recycler les députés chiraquiens. Après le retrait de la candidature de Jean-François Lamour à la présidence de l'Agence mondiale antidopage, c'est Guy Drut qui sort du chapeau français. Comme candidat de «compromis».
«J'ai été l'objet de quelques sollicitations et je me suis déclaré disponible», a indiqué l'ancien ministre des Sports. «Si je suis présenté par les gouvernements, j'accepterai. Je pourrais aller jusqu'en mai prochain [date de la future réunion du Conseil de fondation qui élit le président] pour clarifier la situation. Ce serait une sorte d'intérim. Après, je verrai bien».
Si Guy Drut devait se présenter en dépit de l'irruption tardive de sa candidature -la date limite de dépôt était fixée au 20 septembre-, il serait assuré du soutien du mouvement olympique, seconde composante de l'AMA avec les gouvernements, dont il fait partie depuis 1996. «J'ai l'avantage de connaître les deux mondes», reconnaissait l'ancien hurdler devenu parlementaire.
Un an après son amnistie
En pleine crise, l'institution avait dans un premier temps reporté le vote à mardi, en clôture de son congrès à Madrid. L'Australien John Fahey était le seul candidat, mais le conflit avec Lamour ne le rendait pas vraiment légitime et recommandable, tout comme son inexpérience en matière de lutte contre le dopage.
Toutefois, Guy Drut n'est pas un modèle non plus. L'ancien champion olympique a récemment défrayé l'actualité en étant condamné en 2005 à 15 mois de prison avec sursis et 50.000 euros d'amende, dans le cadre de l'affaire de corruption et de financement occulte de partis politiques. Une condamnation amnistiée par Jacques Chirac, malgré l'indignation de toute la classe politique, au motif de ne pas aflaiblir la représentation de la France au Comité international olympique (CIO), dont il est membre. A l'époque, les français n’étaient pas tendres avec celui qui sera peut-être le nouveau chef mondial de l'antidopage....
jeudi 15 novembre 2007
La Chine fiche les journalistes étrangers afin de « protéger » ses jeux olympiques de toute publicité négative
La Chine fiche les journalistes étrangers afin de « protéger » ses jeux olympiques
PASCALE NIVELLE
Les Jeux olympiques sont une vitrine, et la Chine veut «un environnement journalistique propre». Pour mener à bien ce nettoyage, Pékin a annoncé la création d’une base de données sur les 30 000 journalistes étrangers accrédités pour les Jeux d’août 2008. Les 8 000 reporters sportifs autorisés à pénétrer dans les sites ont déjà été fichés. Reste à filtrer les 20 000 autres, bien plus inquiétants pour les autorités, qui débouleront dans l’année. Le ministre de la Presse et des Publications n’a donné aucune précision sur la nature des informations contenues dans cette banque de données.
Le but affiché est de prévenir une invasion de «faux journalistes» qui pourraient tenter de faire chanter les hommes d’affaires ou les responsables politiques en les menaçant d’articles «négatifs». Et d’offrir «le meilleur service aux vrais journalistes» en connaissant mieux leurs attentes. «C’est un prétexte en or pour faire le ménage, assure Vincent Brossel, de Reporters sans frontières (RSF), le gouvernement chinois se donne en réalité les moyens de mettre sur la touche les journalistes qui peuvent le gêner.» Cette liste, ajoute RSF, est «en contradiction avec les promesses faites en 2001 et début 2007 d’une liberté totale pour la presse».
En janvier, une directive saluée par le Comité olympique avait annoncé que les déplacements des journalistes étrangers dans les provinces seraient facilités. Mais ils continuent d’être régulièrement contrariés, voire arrêtés par les autorités locales. Les reporters qui suivront le trajet de la flamme olympique devront ainsi demander des autorisations dans chaque province concernée. Ceux qui ont essayé parlent d’un casse-tête bureaucratique.
Les journalistes chinois connaissent le problème. Une enquête administrative, lancée en août, a permis de bannir 300 «faux journalistes» et de fermer 300 «publications illégales», c’est-à-dire non enregistrées par l’Administration générale de la presse et des publications (Gapp). Le dernier journal qui a dû fermer, The Social News, n’a pu prouver ni carte de presse ni inscription auprès de la Gapp. Il avait également dénoncé le mauvais fonctionnement de la justice dans la province du Liaoning, dans le nord-est de la Chine.
«Suivre la ligne». Hier, un quotidien indépendant de Hongkong a révélé une nouvelle directive du département de la Propagande, demandant aux médias du continent de «suivre la ligne» afin de protéger les Jeux de «toute publicité négative». Plus question de critiquer la mauvaise qualité de l’air, la sécurité alimentaire ou la torche olympique, selon le South China Morning Post. Ces sujets montrent la Chine sous un «mauvais aspect» et sont trop souvent repris par les journaux étrangers. Selon RSF, au moins 33 professionnels des médias sont actuellement détenus en Chine.
«Prétexte en or».
A Pékin,
– Libération - mercredi 14 novembre 2007 de toute publicité négativelundi 29 octobre 2007
Foot. Terrains minés pour les hommes en noir
MATHIEU GRéGOIRE - Libération lundi 29 octobre 2007
La ligue de Franche-Comté est gangrenée par la violence. Les arbitres sont en première ligne.
Didier Vincent arbitre des matchs de football depuis vingt et un ans. Ce Jurassien grand et sec aux yeux bleu clair ne croit pas spécialement au hasard. «Aujourd’hui, j’ai toujours une certaine appréhension, dit-il néanmoins. J’imagine que tout peut basculer.» Car il sait, depuis le 29 avril dernier, que la frontière est ténue entre juge de paix et souffre-douleur. L’agression, à Aiglepierre (Jura), avait été soudaine, un coup de poing asséné dans la nuque par un jeune spectateur, également footballeur.
Pour l’agresseur, la peine a été lourde: dix ans de radiation de toute fédération sportive et, surtout, six mois de prison ferme. Une condamnation pour l’exemple dans une ligue de Franche-Comté minée par les violences. Et aussi pour la jurisprudence : c’était la première application de la loi de janvier 2007 qui fait de l’arbitrage une mission de service public.
Conditions. Didier Vincent, 45 ans, a pourtant choisi de poursuivre cette mission. Pour un match de division d’honneur régionale entre deux mal classés, Didier, escorté des juges de touche, débarque une grosse heure avant le coup d’envoi, prévu à 15 heures : «On sait tout de suite en arrivant si cela va bien se passer. Si la feuille de match est remplie, si les clubs ont préparé les licences des joueurs, si on boit le café avec les dirigeants. Ou si on nous salue, tout simplement.» Les conditions sont réunies, l’atmosphère s’annonce détendue.
A la mi-temps, Didier Vincent vient toucher son chèque, c’est la tradition. Les frais sont partagés par la ligue et le club qui reçoit : 39 euros le match. Et 0,29 centime par kilomètre de déplacement, une centaine aujourd’hui pour lui. «Je ne fais pas ça pour l’argent», dit-il en retournant sur le terrain.
Trois cartons jaunes plus tard, Didier Vincent siffle la fin des débats. Les quatre minutes d’arrêts de jeu finales ont été rudes : «On n’arbitre pas avec le règlement, sinon il y aurait dix cartons.» Jacques, ancien du club et coach des benjamins, résume tranquillement : «L’arbitrage n’était pas catastrophique. J’ai vu pire.»
La Franche-Comté voit effectivement pire. Neuf agressions l’an passé. Un week-end sans match décrété par la ligue en octobre 2006. La tendance se poursuit cette saison. Un haut responsable de la FFF concède : «On s’est focalisé sur des régions comme l’Ile-de-France ou les Bouches-du-Rhône, supposées à risques pour les arbitres. On a peut-être délaissé des zones comme la Franche-Comté.»
Défections. Le malaise y est palpable. 140 arbitres de Franche-Comté n’ont pas renouvelé leur licence cette année. Didier Vincent et une poignée de camarades ont décidé de créer une cellule de veille. «On veut plus de transparence et faire ensuite remonter l’information à la ligue. On dresse une liste noire des clubs et des joueurs qui posent problème. Ce sont souvent les mêmes noms qui reviennent.»
Jean-François Allou a refusé d’aller arbitrer dans un quartier de Pontarlier : «C’est ingérable. J’ai la trouille d’y aller. Dans ces endroits, on dirait que ce n’est pas un match de district mais une finale de Coupe de monde.» Julien Saucier, 22 ans, plaide le droit à l’erreur : «On ne demande pas à des joueurs amateurs un niveau de Ligue 1. Cela devrait aussi fonctionner avec les arbitres.»
Convocation à la ligue des dirigeants des clubs fautifs, arbitrage systématique à trois officiels sur les matches difficiles, points en moins en cas de débordements répétés, les réformes devraient bientôt s’étendre en Franche-Comté. Didier Vincent aimerait que le mouvement s’accélère. «Une sanction pénale ne résoudra pas tout. Il faut une sanction collective, qui touche le club.»
Solitude. Pénibles, les agressions le sont enfin parce qu’elles obligent le corps arbitral à une profonde remise en question. «On se sent comme isolé, lorsqu’il y a des réceptions d’après-match, les arbitres font toujours table à part. On devrait plus se mélanger, discuter avec les joueurs lors des pots.»
Jean-Philippe Vernier, référent de la cellule de veille dans le Doubs, confirme : «On est trop formé comme des flics. Il faut aller vers plus de psychologie.»
samedi 27 octobre 2007
L'UE exclut la création d'une agence européenne antidopage
REUTERS : vendredi 26 octobre 2007
LISBONNE - Le commissaire européen chargé des Sports, Jan Figel, a exclu dans un entretien accordé à l'agence Reuters la création d'une Agence européenne contre le dopage mais réclame une réforme majeure de l'Agence mondiale antidopage (AMA).
Jean-François Lamour, ancien ministre français des Sports qui briguait la présidence de l'AMA, a retiré la semaine dernière sa candidature en dénonçant une agence aux "statuts à géométrie variable" soumise à la "pression de lobbies".
Il a réclamé la création d'une agence européenne de lutte contre le dopage dans le sport.
"Je ne vois pas la nécessité d'une agence antidopage de l'UE distincte de l'AMA, mais celle-ci ne peut faire l'économie d'une réforme", répond Jan Figel dans un entretien accordé tard jeudi soir à Lisbonne.
"Je pense que l'AMA a besoin d'améliorations, et que c'est le moment, avec le réexamen de ses pratiques et l'élection de sa direction", poursuit-il. "Nous sommes aujourd'hui face à la première évaluation, à la première réadaptation du code de l'Agence mondiale antidopage."
Le futur président de l'AMA sera élu le 17 novembre à Madrid au cours d'une réunion qui doit également aboutir à une révision des règles et procédures de l'instance sportive.
Avec le retrait de Lamour, l'Australien John Fahey, ancien ministre des Finances, demeure le seul candidat en lice.
Ce serait dommage pour le prestige que l’Europe perde bêtement des médailles pour des petites affaires de dopage alors que d'autres états s’en fichent….

