vendredi 25 avril 2008
JO 2012 avec chauffeur
Terra Economica – J.B.
Ce devaient être les jeux les plus propres jamais organisés ! A Londres, les responsables des JO 2012 sont verts de rage. Le Comité International Olympique (CIO) exige « plus de 3 000 voitures avec chauffeur pour les déplacements des dignitaires », révèle The Times.
Impossible de contester cette exigence : elle figure dans le contrat signé par la capitale britannique. Voilà qui fait tache quand Londres misait tout sur un nouveau système de transports en commun. Les 10 500 athlètes et 8 millions de spectateurs attendus se déplaceront, eux, avec des navettes ou à la force des mollets.
Faute de mieux, les organisateurs soulignent que les voiture VIP auront « un niveau d’émission de CO2 inférieur la moyenne des véhicules les plus propres actuels ».
Raté pour la médaille d’or du « zéro voiture », même si l’important était de participer.
Sources www.timesonline.co.uk
jeudi 24 avril 2008
La flamme olympique arrive en Australie, des milliers de pro-chinois dans les rues
CANBERRA (AFP) - 23/04/2008 – Tv5 Infos
Plusieurs milliers de personnes, pour la plupart des résidents chinois en Australie ont envahi les rues de Canberra jeudi, deux heures avant le début du parcours de la flamme olympique alors qu'un petit groupe de manifestants pro-tibétains se rassemblait près du Parlement.
Malgré le froid matinal, des milliers de personnes, agitant des drapeaux chinois se sont dirigés vers le centre ville où les autorités locales les ont averti de se tenir à l'écart des groupes de manifestants pro-Tibétains. La torche olympique a été accueillie par des responsables australiens et des dignitaires issus de la communauté aborigène.
Aucun incident n'a eu lieu à l'arrivée mais l'étape australienne s'annonce d'ores et déjà chahutée, la police ayant déjà procédé à six interpellations à la veille du relais jeudi. Deux personnes, un homme et une femme, ont été arrêtées à Sydney après avoir tenté de déployer une banderole et un drapeau tibétain sur le très symbolique Harbour Bridge. Une porte-parole de la police a indiqué à l'AFP qu'ils risquent une amende. Quatre autres personnes ont été arrêtées puis relâchées après avoir brandi une pancarte pro-tibétaine dans le quartier des noctambules de King's Cross, selon la police. Dans la nuit de mardi à mercredi, des lampes laser avaient été utilisées pour projeter des slogans pro-tibétains sur l'un des pylônes du pont de Sydney.
Le Conseil australien pour le Tibet a expliqué que ces jeux de lumière visaient à protester contre le passage de la torche dans la région autonome chinoise tibétaine. "C'est une manoeuvre politique éhontée du régime chinois visant à cimenter et légitimer son contrôle sur la région", a estimé son porte-parole Paul Bourke.
Quelque 10.000 personnes sont attendues jeudi à Canberra pour l'étape australienne de la flamme qui effectuera un parcours de 16 km dans la capitale fédérale. Six cents manifestants pro-Tibet entendent profiter de l'événement pour dénoncer les atteintes aux droits de l'Homme au Tibet.
Plus de la moitié des 1.000 policiers de la capitale, Canberra, seront mobilisés sur le parcours de la torche, abrégé afin d'éviter des incidents comme cela fut le cas lors de son passage en Europe et aux Etats-Unis. "Il serait naïf à l'extrême" de penser que les manifestants ne tenteront pas d'utiliser le relais pour faire passer leur message, a estimé le ministre responsable de la capitale Jon Stanhope, confiant avoir "des inquiétudes".
Le vice-président de la Commission de coordination des jeux Olympiques, Kevan Gosper, a précisé que la sécurité serait exclusivement assurée par des responsables australiens alors qu'un début de polémique est né sur les attributions des gardes chinois. Ces agents de sécurité chinois qui escortent la flamme des JO lors des relais à l'étranger ont été critiqués pour avoir repoussé sans ménagement des manifestants pro-tibétains. Ils n'auront, à Canberra, qu'un rôle "technique", a assuré M. Gosper.
"Toute la sécurité en lien avec le passage de la torche sera assurée par les membres de l'AFP (police fédérale australienne)", a renchéri lors d'une conférence de presse le chef de la police de Canberra, Mike Phelan.
Le périple de la flamme olympique actuellement retenu est le plus ambitieux de l'histoire des JO, avec un trajet de 137.000 kilomètres parcourant une vingtaine de pays, plus la Chine, et passant par le Tibet. Mais la flamme, symbole de paix et d'amitié entre les peuples, s'est muée en fardeau au gré de son périple à travers le monde. Depuis le 24 mars et la cérémonie d'allumage de la flamme à Olympie (Grèce), des incidents, parfois violents, ont émaillé le périple mondial de la torche, braquant les projecteurs sur la situation au Tibet et mettant la Chine dans l'embarras.
Mardi, le relais indonésien a été réduit au strict minimum et la cérémonie a été cantonnée dans l'enceinte du stade national de Jakarta. Seuls des spectateurs très surveillés et dûment munis d'une invitation ont pu y assister.
mercredi 23 avril 2008
J.O. : Domenech appelle au boycott de la télé
Marianne – 22/04/08 - Bénédicte Charles
Pourquoi devrait-on tout attendre des seuls sportifs? Pour le sélectionneur des Bleus, les journalistes et les téléspectateurs peuvent, eux aussi, boycotter les jeux de pékin.
«Laissez-les vivre un petit peu!». Dans une interview accordée au Monde daté du 19 avril, Raymond Domenech, le sélectionneur de l'équipe de France de foot, prend la défense des sportifs français qui se rendront aux JO de Pékin en août prochain. «C'est un événement qui leur appartient, qu'ils préparent depuis quatre ans», explique-t-il avant de s'insurger : «Qu'attend-on des sportifs ? Quoi qu'ils fassent, ils sont critiqués». Mais Domenech ne se contente pas de prendre fait et cause pour les athlètes olympiques. Il règle aussi leur compte aux médias, qu'il prend au piège de leur tartufferie : «Vous voulez critiquer mais vous allez quand même y aller, envoyer du monde, dépenser de l'argent pour un truc en disant que c'est scandaleux, souligne-t-il. Vous avez beau dire que vous irez là-bas pour informer, mais vous n'aurez pas le droit de sortir, de faire des reportages à l'extérieur.» Face à une telle hypocrisie, Domenech n'a qu'un conseil à donner : «Pendant le mois d'août, éteignez la télé ! […] Si vous êtes contre les Jeux en Chine, alors ne les regardez pas et éteignez votre télé !».
Enfin un discours citoyen, responsabilisant ! Mais qui amène une question : comment se fait-il que Raymond Domenech soit le seul à dire ça ?
lundi 21 avril 2008
David Douillet: "le parcours de la flamme est devenu une imposture"
Aujourd’hui la Chine - le 20/4/2008
Le champion olympique de judo David Douillet a estimé dimanche, dans une interview publiée par le quotidien Nice-Matin, que le parcours de la flamme olympique est devenu "une imposture".
"Je trouve que ça ne donne pas une bonne image de la Chine. Ce soi-disant passage du flambeau aurait dû être stoppé dès le départ. Ce parcours mondial de la flamme est devenu une espèce de mascarade, une imposture", déclare l'ancien judoka.
David Douillet, qui préside la commission des athlètes au Comité national olympique et sportif français (CNOSF), revient par ailleurs sur le passage de la flamme à Paris où le service d'ordre chinois est venu éteindre et subtiliser la torche qu'il devait passer au judoka Teddy Riner.
Il affirme n'avoir reçu aucune explication officielle à cette intervention des Chinois. "L'une des raisons officieuses est qu'ils ont dû savoir que j'étais à l'initiative du badge (+pour un monde meilleur+). Je ne vois pas d'autres raisons sinon le fait d'avoir eu affaire à des gens complètement débordés par les événements, hyper paranos", dit David Douillet.
"L'esprit des jeux, ajoute-t-il, ce n'est pas d'écraser l'adversaire. Il serait temps que la Chine s'y mette".
jeudi 17 avril 2008
La Chine cherche a éviter le boycott par tous les moyens

mercredi 16 avril 2008
Imbroglio autour du badge des athlètes français
Ouest-France – 16/04/08 - Didier EUGÈNE
La polémique est repartie de plus belle après les propos contradictoires tenus hier par le président du comité olympique français.
C'est reparti pour un tour de piste. La polémique sur la meilleure façon de faire avancer les droits de l'homme en Chine a repris, huit jours après le fiasco du passage de la flamme olympique à Paris.
Il n'en fallait pas plus pour que Robert Ménard, le secrétaire général de Reporters sans frontières, partisan d'arborer partout les tee-shirts représentant les anneaux olympiques enchaînés, se dresse dès potron-minet : « C'est décevant et affligeant. Va-t-on capituler en rase campagne ? » Et de lancer un appel aux athlètes français : « Si le CIO n'est pas capable du moindre courage face aux autorités chinoises, il faut que les athlètes français en fassent preuve et portent le badge. »
On verra si l'art de botter en touche est devenue une spécialité olympique ou si le monde des athlètes et surtout celui des dirigeants olympiques, peut s'entendre - « Tous ensemble » - et risquer de fâcher les organisateurs chinois des Jeux.
jeudi 10 avril 2008
JO Pékin 2008 – Gordon Brown n’ira pas à la cérémonie d’ouverture – Drôle de parcours à San Francisco
LCI.fr - 10 avril
Le relais américain a été perturbé mercredi... mais pas comme à Londres et Paris : l'itinéraire a été ultra-raccourci et changé à la dernière minute.
Le Premier ministre britannique a créé la surprise mercredi soir en annonçant qu'il ne se rendrait pas à la cérémonie d'ouverture des JO de Pékin. George Bush, lui, hésite et Nicolas Sarkozy met des conditions.
Des milliers de personnes étaient venues pour voir la flamme, ils ne l'ont pas vue. Après des parcours chaotiques à Londres puis à Paris, la flamme olympique a eu un relais pour le moins bizarre, mercredi, à San Francisco. Ayant arrêté un manifestant pro-Tibet avant même l'arrivée de la flamme, la police, présente en masse, en a complètement modifié le parcours, l'emmenant en camionnette à un autre bout de la ville, là où il n'y avait pas de manifestants. "Les gens bloquent les rues, donc nous devons réduire le trajet", a justifié la police.
Auparavant, le parcours de la torche olympique avait démarré dans la plus grande confusion. Partie avec près d'une demi-heure de retard, elle avait disparu quelques minutes après son départ et durant plus de 45 minutes dans un hangar. Un relayeur est finalement réapparu dans les rues de la métropole californienne sans prévenir gare et le trajet a repris. Le trajet des porteurs de la torche avait déjà été ramené à 9,6 km, après son parcours chaotique lundi à Paris, et devait longer la mer sans traverser l'emblématique pont du Golden Gate ni le quartier de Chinatown. Il a encore été décidé de le réduire mercredi.
Brown boycotte la cérémonie
C'est à quelques minutes de ce drôle de départ sous tension, que Londres a décidé de communiquer. Une annonce de Gordon Brown a créé la surprise. D'autant que, jusqu'à présent, le Royaume-Uni n'avait jamais parlé de boycott pour protester contre la répression au Tibet, refusant de mélanger sport et politique.
Finalement, le Premier ministre britannique a pris sa décision. Londres, qui accueillera les JO suivants, ceux de 2012, a annoncé mercredi soir que Gordon Brown n'assisterait pas à la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques de Pékin en août, tout en affirmant que cela ne constituait pas un changement de position. "Il n'a jamais été question qu'il aille à la cérémonie d'ouverture", a déclaré une porte-parole de Downing Street. Gordon Brown, qui rencontrera le Dalaï-lama de passage à Londres le mois prochain, sera en revanche présent à la cérémonie de clôture. Dimanche, la flamme olympique a effectué un parcours sous tension à Londres.
Bush hésite, Sarkozy conditionne sa venue
Quant à la position de la Maison Blanche sur un éventuel boycott, elle n'est plus du tout claire. Jusqu'ici George Bush avait toujours dit qu'il se rendrait à Pékin pour la cérémonie d'ouverture des Jeux. Ce mercredi, il a laissé planer un doute : son agenda officiel n'est pas arrêté à fait savoir son porte-parole. Le président américain, en tout cas, appelle la Chine à dialoguer avec le Dalaï-lama.
Le président du Parlement européen, Hans Gert Pöttering, a demandé pour sa part aux responsables des pays de l'Union européenne d'envisager de boycotter la cérémonie d'ouverture en cas d'absence de dialogue de Pékin avec le Dalaï-lama. Sarkozy hésite encore....

mercredi 2 avril 2008
Football : « Le foot n'est pas malade que d'une banderole »
Ouest-France – 02/04/08 - Jean-Luc PELLIZZA.
Banderole des supporteurs parisiens, athlètes et droits de l'Homme... Patrick Mignon, sociologue du sport, remet les choses en perspective.
Patrick Mignon, vous avez étudié les supporteurs ultras. Que vous inspire l'affaire de la banderole insultant les Nordistes au Stade de France ?
Il y a là de quoi se scandaliser, mais c'est le cas typique du message le plus humiliant possible pour l'adversaire. On insulte l'autre pour l'affaiblir et se grandir soi-même. Au-delà de cette tradition venue historiquement d'Angleterre et d'Italie, cet événement traduit la radicalisation d'une aile des supporteurs parisiens.
Ces ultras constituent-ils une force ?
Oui, c'est l'émergence d'un certain pouvoir. Ils occupent des tribunes, ont un point de vue sur l'évolution des clubs et du football qu'ils veulent pur et populaire, disent incarner une certaine continuité en restant fidèles alors que les joueurs, les présidents, les actionnaires, eux, ne feraient que passer. Ils forment des groupes de pression désormais bien inscrits dans le paysage du football. Là où la crédibilité des ultras flanche, c'est qu'ils méprisent les autres supporteurs et ne peuvent donc pas les entraîner dans leur combat.
Le foot d'aujourd'hui en France n'est-il malade que de leurs dérives ?
Le football n'est pas malade que d'une banderole. Il l'est surtout d'indigestion et de l'importance qu'il a acquise. Sport drainant le plus de monde et le plus d'argent, il doit gérer des évolutions sans être toujours apte à le faire avec le sang-froid et l'éthique nécessaires. Il a pris un virage économique en oubliant parfois les fondements sportifs.
Les insultes racistes dans les stades, qu'on stigmatise à juste titre, ne cachent-elles un problème plus profond ?
Après les avoir longtemps occultées, on en fait, aujourd'hui, grand cas. Alors que ça fait trente ans que le football vit avec. Beaucoup n'y prêtaient pas attention. Tout comme l'absence parmi les cadres techniques et les dirigeants de personnes issues de l'immigration ne choque apparemment personne. C'est quand même un vrai problème que les Noirs et les Maghrébins n'y soient quasiment pas représentés alors qu'ils sont si nombreux sur les terrains. Si l'on se penchait véritablement là-dessus, cela aurait des retombées positives.
« La focalisation sur son corps n'interdit pas la réflexion. »
C'est sûr, on sort des stéréotypes sur les propos d'après-match. Si l'on prend le football encore, la montée des enjeux médiatiques et économiques a donné naissance à une langue de bois généralisée. Là, ça tranche avec l'image de gens aliénés vivant à l'écart du monde. La focalisation sur son corps n'interdit pas la réflexion. C'est même un gage d'équilibre, me semble-t-il. Les judokas, les rameurs, les escrimeurs, les handballeurs et d'autres donnent ainsi l'image de sportifs citoyens, non pas d'enfants gâtés. Le problème, c'est que les médias ne s'intéressent à eux qu'au moment des Jeux !
lundi 31 mars 2008
J.O. La flamme olympique à Paris le 7 avril
NOUVELOBS| 30.03.2008 | 18:23
La flamme doit rester 24 heures en France avant de repartir pour les Etats-Unis et San Francisco. Son parcours dans la capitale n'a pas encore été dévoilé.
La flamme olympique remise dimanche 30 mars aux organisateurs chinois des Jeux à Athènes, arrivera en France à bord d'un Eurostar en provenance de Londres le 7 avril au matin et restera 24 heures à Paris avant de repartir pour les Etats-Unis et San Francisco, a indiqué le Comité national olympique et sportif français (CNOSF).
Les responsables du CNOSF ont par ailleurs refusé de dévoiler les détails du parcours et le nom des porteurs de la flamme à travers la capitale, réservant les détails de l'opération pour la conférence de presse qui aura lieu le 2 avril, pour que cette journée "soit une fête et une surprise."
Organisation - "C'est un exercice compliqué d'organiser le parcours de la flamme dans Paris au lendemain du marathon", a expliqué Jean-Paul Clémençon, directeur de cabinet d'Henri Sérandour, président du CNOSF. "On étudie simplement la faisabilité du parcours un lundi, un jour où tout le monde va travailler. Au lendemain du marathon de Paris, comment mobiliser des artères plusieurs jours sans provoquer de désordre? Cela réclame des ajustements permanents."
La flamme olympique, allumée lundi dernier à Olympie, doit parcourir 137.000 km à travers le monde, et notamment faire escale au Tibet en juin, avant d'arriver à Pékin le 8 août, date de l'ouverture des Jeux Olympiques.

Interrogé sur la nécessité de renforcer les mesures de sécurité sur le parcours en raison des incidents survenus à Olympie (Grèce), lundi durant la cérémonie d'allumage de la flamme, Jean-Paul Clémençon a indiqué qu'il n'y aurait pas de changement, soulignant cependant que "toute organisation fait appel à un besoin de sécurité."
Droits de l'Homme - Le CNOSF a par ailleurs "reçu plusieurs organisations de défense des droits de l'Homme" et "dialogué avec RSF" (Reporters sans frontières), dont le président Robert Ménard avait perturbé la cérémonie d'Olympie. "On les a rencontrés, mais ils n'ont pas dit ce qu'ils comptaient faire", a indiqué Jean-Paul Clémençon.
JO DE PEKIN -Des athlètes français lancent un appel au président chinois
NOUVELOBS. | 30.03.2008 | 18:24
Dans un appel lancé par le Nouvel Observateur sur le thème "entre le boycott de J.O. et le silence, il y a une voie", un certain nombre de sportifs exigent du gouvernement chinois l’application des engagements pris sur la liberté d’expression et l’intégrité des individus.
Pour obtenir l’organisation des Jeux Olympiques à Pékin, le gouvernement chinois s’était engagé à respecter les droits de l’homme. Aujourd’hui, la violente répression des émeutes au Tibet remet gravement en cause cette parole donnée au mouvement olympique. Les droits les plus fondamentaux ne sont pas respectés : ni l’intégrité des personnes, ni la liberté d’expression, ne sont possibles en Chine. Monsieur le Président, certains d’entre nous seront vos invités dans cinq mois. Les sportifs que nous sommes avons consacré toute notre existence pour mériter cette récompense : participer au plus bel événement inventé par les hommes. Nous croyons que les Jeux, au-delà de la marchandisation du sport, des rivalités politiques, des récupérations, représentent ce que l’humanité a de plus pur : le dépassement de soi, la fraternité, l’amitié et le respect entre les peuples. Nous ne pouvons pas être les otages de la politique, ni la caution d’un régime autoritaire. C’est pour cela, Monsieur le Président, que nous vous demandons, aujourd’hui, solennellement, de respecter votre parole. Ne gâchez pas les Jeux.
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