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-:¦:- Information Non-Violence, Environnement TERRE -:¦:- "Le mot résister doit toujours se conjuguer au présent" Lucie Aubrac

mardi 27 mai 2008

La Chine lutte pour éviter un autre désastre dans des inondations

TV5MONDE MIANZHU (AFP) - 26/05/2008 09h53

Deux semaines après le séisme dans le sud-ouest de la Chine où la terre a encore tremblé violemment dimanche, les secours livrent une autre bataille pour éviter que des inondations n'alourdissent un bilan qui se monte déjà à plus de 88.000 morts et disparus.

Sur le terrain, la priorité des secours est encore l'aide aux millions de sinistrés du séisme de magnitude 8 qui a frappé le Sichuan le 12 mai. Mais la myriade de dangers géologiques de l'après-séisme compliquent les opérations.

Dimanche, une réplique de magnitude de 6,4 sur l'échelle de Richter, la plus forte depuis le 12 mai, en a apporté un spectaculaire exemple

Au moins huit personnes sont mortes à travers quatre provinces dans la nouvelle secousse, des centaines d'autres ont été blessées et des dizaines de milliers d'habitations dévastées. L'épicentre de la réplique a été localisé dans le nord-est du Sichuan, mais la secousse a été ressentie à des centaines de kilomètres à la ronde.

Les autorités chinoises s'inquiètent aussi de dangers latents: des risques d'inondations que provoqueraient des ruptures de barrage ou de lacs artificiels qui se sont formés dans le tremblement de terre du Sichuan.

Dans la nuit de dimanche à lundi, une équipe de 1.800 soldats et policiers est arrivée sur le site d'un de ces lacs, celui de Tangjiashan, dans le district du Beichuan, le plus touché par le séisme il y a deux semaines. 

Leur objectif est de dégager à la dynamite des débris qui se sont amassés dans des glissements de terrain et qui bloquent le cours d'une rivière.Les autorités, qui ont déjà évacué une partie de la population aux alentours, craignent que l'eau accumulée ne provoque des inondations dans des zones déjà affectées par le séisme.

Selon l'agence officielle Chine Nouvelle, plus de 100.000 personnes ont déjà été mises à l'écart. Mais si le lac venait à céder brusquement, environ 1,2 million de personnes supplémentaires seraient en danger.

Dimanche, le vice-ministre des Ressources hydrauliques, E Jingping, a affirmé qu'une trentaine de lacs artificiels de ce type s'étaient formés après le séisme.Le responsable chinois a assuré que la situation était "sous contrôle", tout en reconnaissant que les pluies prévues en ce début de semaine pouvaient encore aggraver les choses.

Dimanche, E Jingping avait aussi affirmé que le séisme avait endommagé des centaines de barrages, dont 69 risquaient même de céder. Il avait toutefois indiqué que les sites les plus menacés avaient été totalement drainés et d'autres partiellement vidés.

Lundi, le gouvernement chinois a encore révisé à la hausse le nombre de morts dans le séisme, le plus meurtrier en Chine depuis plus de 30 ans. Le nombre de décès confirmés est désormais de 65.080 et celui des disparus de 23.150.

Les autorités recensent en outre plus de 14 millions de personnes qui ont dû être recueillies dans des abris temporaires, soit parce qu'elles ont perdu leur maison, soit parce qu'elles ont été évacuées devant l'imminence d'un danger.

Face à l'ampleur de la situation, la Chine avait lancé un appel urgent à la communauté internationale la semaine dernière, demandant notamment des millions de tentes.En provenance du Japon, d'Europe ou encore des Etats-Unis, l'aide s'intensifie sur le terrain. L'assistance est matérielle -- médicaments, nourriture, vêtements... -- mais aussi humaine: des médecins français ou encore allemands travaillent sur place.

Les sinistrés manquent d'abris adéquats, mais aussi d'eau potable. Et leur situation précaire, aggravée par l'entrée dans l'été pluvieux, fait toujours craindre l'émergence d'épidémies.

Au chapitre bonnes nouvelles, un des deux pandas de la réserve de Wolong, portés diparus, a été repéré vivant.

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Le réservoir de Zipingpu dans la région de Wenchuan le 14 mai 2008

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lundi 26 mai 2008

CHINE - une forte réplique au séisme aurait détruit plus de 70 000 habitations

LEMONDE avec AFP, Reuters et AP | 25.05.08 | 12h08

Une des plus importantes répliques au séisme meurtrier du 12 mai a été ressentie dimanche après-midi 25 mai à Chengdu, la capitale du Sichuan, où les habitants sont sortis des bâtiments par crainte d'effondrement.

Environ 71 300 habitations se sont écroulées et plus de 200 000 menacent de s'effondrer, selon l'agence officielle Chine nouvelle, qui citant un responsable des opérations de secours à Guangyuan, Wang Fei.

Selon la télévision nationale chinoise, la réplique a fait, dans cette seule municipalité, au moins un mort et plus de 260 blessés, dont 24 grièvement atteints

Selon le bureau de sismologie du Sichuan, cité par Chine Nouvelle, la réplique a atteint une magnitude 6,4 sur l'échelle de Richter, et son épicentre a été localisé dans le district de Qingchuan, dans le nord-est de la province. L'institut de géophysique américain (USGS) a aussi fait état d'une réplique dans la région, intervenue selon lui à 16 h 21 locales (10 h 21, heure de Paris) et d'une magnitude de 5,8.

RISQUES D'INONDATIONS - Lorsque s'est produite la nouvelle secousse, plus de 1 500 soldats transportant des explosifs tentaient de gagner à pied - le brouillard  empêchant un acheminement aérien - le vaste "lac sismique"  de Tangjiashan, qui risque de provoquer une inondation.

Le niveau de ce lac qui s'est formé après les glissements de terrain du 12 mai a monté samedi de deux mètres et la pression s'accroît sur ses rives formées de roches et de terre, qui menacent de céder, d'autant que de fortes pluies étaient prévues dans la région jusqu'à lundi. Les soldats doivent pratiquer une brèche dans la retenue naturelle.

20 000 personnes ont été évacuées des secteurs que menacent 19 lacs sismiques formés depuis le séisme.

Le bilan du tremblement de terre qui a frappé la Chine voilà près de deux semaines s'est encore alourdi, dimanche, pour être porté à 62 664 morts confirmés,  23 775 disparus et 358 816 blessés.

Le premier ministre chinois, Wen Jiabao, avait indiqué, samedi, craindre que le nombre de tués grimpe "jusqu'à 70 000, 80 000 ou encore plus".

Dimanche, un homme a été dégagé sain et sauf des décombres de sa maison à Mianzhu, une ville du Sichuan dévastée par le séisme, a indiqué le site Internet du média officiel China News.

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dimanche 25 mai 2008

CHINE - Face au séisme, un système d'irrigation ancestral a prouvé sa résistance

Actualités CHINE le 23/5/2008 à 16h09  par AFP

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Du haut d'une plate-forme d'observation craquelée, Zhang Shuanggun, une villageoise chinoise, n'est pas surprise que le plus vieux système d'irrigation au monde ait résisté au séisme.

"Ce système ancestral est la perfection même", estime cette villageoise, en évoquant cet ensemble classé au patrimoine mondial de l'Unesco et situé à Dujiangyan, au pied des montagnes.

D'en haut, le mécanisme, construit à partir du IIIe siècle avant notre ère, semble simple.

Il est censé réguler les eaux de la rivière Min pour d'un côté prévenir les inondations et de l'autre irriguer les plaines de Chengdu, dans la province ravagée du Sichuan.

Le tremblement de terre de magnitude 8 sur l'échelle de Richter, qui a fait plus de 80.000 morts et disparus, a bien provoqué quelques dégâts sur son mécanisme. Mais, alors que plusieurs barrages modernes dont les structures ont été fortement endommagées, restent sous surveillance permanente, le ministère des Ressources hydrauliques assure que le système d'irrigation de Dujiangyan, lui, est sûr.

Le site n'est pourtant qu'à une cinquantaine de kilomètres de l'épicentre du tremblement de terre qui s'est produit le 12 mai.
"Le système d'irrigation est fiable et solide", estime He Quyun, une femme de 66 ans, qui vit sur les hauteurs, dans des collines menacées par des chutes de pierres.

"Les ancêtres, leurs architectes étaient tellement doués", renchérit un autre résident, un ancien secrétaire du Parti communiste du village qui refuse de donner son nom.

Le système repose sur une division du cours d'eau, organisée par des îles artificielles. La principale d'entre elles sert d'un côté d'appui à un barrage, de l'autre de rive à un plus petit canal qui sert à irriguer les plaines de la région.

Pour l'Unesco, qui a classé le site en 2000, il "marque une date majeure dans le développement de la gestion et de la technologie de l'eau" et illustre "les progrès scientifiques et technologiques réalisés dans l'ancienne Chine".

Pendant que sa femme plante des graines à la bordure de son champ de blé, Xu Shifu explique que si ses terres ont besoin de plus d'eau, il pourra aller la chercher grâce à un système relié en fin de chaîne aux installations ancestrales.

Selon lui, en plus de 2.000 ans d'existence, le système d'irrigation du Dujiangyan a dû voir passer d'autres catastrophes. Depuis deux générations, sa famille en dépend. "Il est très important", estime-t-il.

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samedi 24 mai 2008

CHINE Séisme - Reportage exclusif : "Des stades envahis par les habitants des villes sinistrées"

NOUVELOBS| 23.05.2008 | 16:42



A défaut de villages olympiques, ce sont maintenant des villes entières de sinistrés qui envahissent les stades chinois.
Une mer de tentes bleues a ainsi recouvert le stade de Mianzhu dans lequel se sont réfugiés plus de 10.000 survivants. Chaque tente abrite une dizaine de personnes entassées tant bien que mal sur une superficie de 12 m2. L'hygiène élémentaire est assurée par des points d'eau et des toilettes préfabriquées mais les équipements sanitaires manquent encore. Un hôpital de fortune a été installé dans l'enceinte du stade.

Mianzhu (province du Sichuan), vendredi 23 mai.

Des volontaires, docteurs et étudiants en médecine, veillent sur les 250 malades dont la majorité sont des personnes âgées blessées lors du séisme. Ceux qui sont plus gravement blessés sont transportés dans d'autres provinces de Chine, les hôpitaux de la capitale du Sichuan ne pouvant désormais plus les recevoir.

L'armée fournit la nourriture tandis que des volontaires viennent de toute la Chine pour apporter leur aide, des soins jusqu'au soutien scolaire pour les enfants.
Loin d'attiser les tensions, cette promiscuité forcée rapproche au contraire les gens qui se soutiennent et se consolent mutuellement. Car ces sinistrés ont tous un point commun, celui d'avoir perdu en une minute ce qu'ils ont passé leur vie à construire.

Rien que dans la ville de Mianzhu le 13 mai, les autorités chinoises recensaient 1.500 morts et 10.000 personnes ensevelies

NOUVELOBS. | 23.05.2008

Jeudi, un glissement de terrain dans le comté de Wenchuan, sur l'épicentre du séisme, a fait deux morts en détruisant une maison.
Le Premier ministre, Wen Jiabao, qui effectuait vendredi son deuxième déplacement dans les zones sinistrées, a visité plusieurs hôpitaux du comté de Beichuan ainsi que des camps de tentes où ont trouvé refuge des rescapés du séisme
.

Peur que les barrages ne cèdent
Géologue de formation, il a ordonné aux secouristes de résorber les retenues d'eau et les lacs qui se sont formés à la suite de mouvements de terrain.
A Hongguang, dans le nord-est de la province, les deux versants d'une vallée se sont affaissés, recouvrant trois villages où vivaient 900 personnes. La rivière Qingzhu ne peut plus s'écouler, et l'eau s'accumule en amont. Cinq lacs se sont formés, dont le plus profond atteint presque 30 mètres.


Des équipes de surveillance contrôlent en permanence les barrages naturels de peur qu'ils ne cèdent. "C'est une chance que nous n'ayons pas eu d'averses récemment", dit Lu Lujun, des autorités locales.
Mais la météo annonce de fortes pluies à venir qui devraient, en outre, ajouter à la peine endurée par les rescapés et compliquer la tâche des secours. (avec Reuters)

Ban Ki-moon se rendra dans le Sichuan samedi

Ban Ki-moon, le secrétaire général de l'ONU, se rendra samedi à Yingxiu, épicentre du séisme du Sichuan (sud-ouest de la Chine), a annoncé vendredi 23 mai le ministère chinois des Affaires étrangères.
"Demain matin, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon se rendra à Yingxiu", a indiqué le ministère, sans pouvoir préciser quel dirigeant chinois l'accompagnerait.

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ALLEMAGNE-CHINE VISITE DU CHEF SPIRITUEL TIBÉTAIN

LE MONDE | 20.05.08 |  BERLIN CORRESPONDANCE

Berlin reçoit de nouveau le dalaï-lama, Pékin proteste

Une nouvelle fois, Berlin a froissé Pékin en recevant le dalaï-lama, à l'occasion de sa visite en Allemagne du 15 au 20 mai. L'un des membres du gouvernement allemand, la ministre sociale-démocrate de la coopération économique et du développement, Heidemarie Wieczorek-Zeul, a rencontré, lundi 19 mai, le chef spirituel des Tibétains, malgré les protestations de la Chine.

En septembre 2007, la chancelière chrétienne-démocrate Angela Merkel (CDU) avait provoqué l'ire des dirigeants chinois en accueillant le dalaï-lama à la chancellerie. La rencontre n'a pu se renouveler en raison d'un déplacement de Mme Merkel en Amérique latine, mais l'un de ses porte-parole a fait savoir qu'elle était "tout à fait d'accord" pour que Mme Wieczorek-Zeul s'entretienne avec le dalaï-lama.

Cette rencontre est lestée d'une forte charge symbolique, deux mois après les émeutes sanglantes au Tibet qui ont été une source d'embarras diplomatique pour Pékin. Aussi la visite du chef spirituel tibétain n'a pas manqué d'être instrumentalisée par les deux partenaires du gouvernement de grande coalition, les unions chrétiennes CDU-CSU et le Parti social-démocrate allemand (SPD).

Alors que les chrétiens-démocrates ont cultivé leur image de défenseurs des droits de l'homme et étaient nombreux à rencontrer le chef spirituel des Tibétains, le ministre social-démocrate des affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, a refusé de suivre cet exemple afin de ne pas mettre en péril le dialogue avec Pékin.

"DIFFÉRENCE DE STYLE" - Ces tensions en disent long sur les divergences entre la chancellerie et le ministère des affaires étrangères à l'égard de pays tels que la Chine ou la Russie.

M. Steinmeier privilégie une politique de détente et de dialogue - comme l'a montré sa récente visite en Russie du 13 au 16 mai - dans le droit fil de l'héritage de l'ex-chancelier social-démocrate Willy Brandt, tandis que Mme Merkel ne craint pas d'aborder publiquement la question des droits de l'homme.

Certains commencent à s'inquiéter des répercussions de telles dissemblances. "Elles ne contribuent pas à placer l'Allemagne de manière optimale dans le monde", commente le député CSU Thomas Silberhorn.

Sur le fond, les vues de M. Steinmeier et de Mme Merkel ne sont pas toutefois pas diamétralement opposées. "Sur l'essentiel, ils restent d'accord", assure Alexander Rahr, de la société allemande de politique étrangère (DGAP). M. Steinmeier évoque davantage les droits de l'homme que son ancien mentor, Gerhard Schröder, et Mme Merkel ne compte pas introduire de tournant dans la politique à l'égard de la Chine. "Il s'agit avant tout d'une différence de style", relativise Henning Riecke, un autre expert de la DGAP. 

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vendredi 23 mai 2008

CHINE - Séisme: l'internet offre un espace aux critiques contre Pékin

Actualités CHINE le 21/5/2008 à 21h30  par AFP

Alors que la presse chinoise, étroitement contrôlée par le régime, distille jour après jour autant de bonnes nouvelles que possible sur le séisme du 12 mai, l'internet offre à la population un espace pour critiquer les autorités sur leur gestion de la catastrophe.

Certains font la liste des nombreuses écoles qui se sont effondrées comme des châteaux de carte dans le tremblement de terre, laissant entendre que des responsables corrumpus auraient permis à des entrepreneurs véreux de lésiner sur la qualité des matériaux de construction pour faire plus de profit.

D'autres osent s'attaquer à la très élogieuse image que le gouvernement a voulu présenter du Premier ministre Wen Jiabao, dont le visage empreint de compassion apparaissait tous les soirs de la semaine dernière sur les chaînes de la télévision d'Etat, supervisant les premiers secours.

"Sa réaction n'était pas si extraordinaire", estime un bloggueur sur un site très fréquenté de la communauté internet chinoise, www.douban.com.

Une question aussi taraude les utilisateurs de la toile: pourquoi les sismologues chinois n'ont-ils pas pu prévoir le tremblement de terre, de magnitude 8 sur l'échelle de Richter et qui a fait plus de 72.000 morts et disparus dans le sud-ouest du pays ?

Certains vont jusqu'à accuser l'Administration de sismologie de Chine de n'avoir pas tenu compte d'informations annonçant l'imminence d'une secousse majeure.

Mardi, ces attaques ont pris une telle ampleur que cet organisme a dû y répondre dans un communiqué officiel, affirmant n'avoir reçu aucune alerte "prédisant ce tremblement de terre à court terme".

Les autorités chinoises sont régulièrement la cible d'organisations de défense de la presse qui dénoncent leur strict contrôle des médias.

Pour Reporters sans frontières (RSF), le régime communiste fait partie des "ennemis de l'internet". L'organisation, basée à Paris, estime que des dizaines de journalistes chinois et de cyber-dissidents ont été emprisonnés pour des écrits qui ne rentraient pas dans la ligne officielle.

La semaine dernière, le chef national de la propagande, Li Changchun, a rendu visite à l'agence Chine Nouvelle et à la la télévision centrale (CCTV), les deux plus puissants médias officiels, pour les inciter à assurer une couverture positive de la catastrophe.

La censure explique que la critique se retrouve sur l'internet, mais en partie seulement, estime Joseph Cheng, professeur de sciences politiques à l'Université de Hong Kong. Car le séisme alimente le patriotisme d'une partie de la population elle-même convaincue que le temps n'est pas aux dissensions.

"Pendant cette période d'intenses émotions et de patriotisme, on tolère très très peu la dissidence ou la critique", estime-t-il. "Si quelqu'un essaie de dire quelque chose de politiquement incorrect, il sera vivement critiqué".

Avec le temps, davantage de voix pourraient cependant s'élever, estime Xiao Qiang, professeur spécialisé sur l'internet en Chine à l'université californienne de Berkeley.

"Après la période de deuil national, on peut s'attendre à entendre davantage de voix critiques sur l'internet et dans une moindre mesure dans les médias chinois aussi", prédit-il.

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JAPON - Une horloge qui réveille son propriétaire avant un séisme

Actualité Japon le 21/5/2008 à 9h31  par AFP

Le groupe audiovisuel public japonais NHK et le fabricant d'instruments de mesure et montres nippon Citizen ont dévoilé mardi une horloge numérique qui s'illumine et avertit vocalement son propriétaire avant un tremblement de terre potentiellement dévastateur.

Ce réveil, encore à l'état de prototype, reçoit automatiquement, via une antenne hertzienne, un signal spécial diffusé par les chaînes de la NHK quand une alerte anticipée est déclenchée dans une zone donnée.

En cas de séisme prévu, le pourtour de cette horloge numérique de la NHK et Citizen se met à clignoter en différentes couleurs. Le large écran monochrome à cristaux liquides (LCD), où sont habituellement affichées l'heure et la date, enchaîne alors différentes informations (niveau d'amplitude des tremblements attendus, compte à rebours), le tout accompagné d'un message vocal.

Pour activer ce réveil, la NHK exploite des données fournies par l'Agence météorologique japonaise, laquelle a développé un dispositif de détection des secousses telluriques avant qu'elles ne soient ressenties à la surface.

Grâce à ce système, les Japonais peuvent dans certains cas être prévenus quelques secondes avant d'être secoués par un violent séisme, grâce aux TV, radios et autres prestataires de services qui installent des équipements dans différents sites (magasins, immeubles, gares, etc.) pour relayer les alertes.

Ces alarmes, initialement réservées à des entreprises et sites sensibles, sont envoyées au grand public depuis octobre 2007, mais uniquement en cas de risque de secousses majeures, afin de ne pas effrayer trop souvent la population dans un pays où les petits tremblements de terre sont très fréquents.

"Notre réveil n'est encore qu'un prototype, certes avancé, mais la date de commercialisation n'est pas encore fixée", a précisé à l'AFP un chercheur de la NHK. Le système d'alerte précoce doit par ailleurs lui aussi être amélioré pour que le signal devance les secousses et non l'inverse, ce qui se produit notamment lorsque l'épicentre est très près du point de réception de l'alerte. Le Japon subit chaque année environ 20% des secousses telluriques les plus violentes recensées dans le monde. 

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jeudi 22 mai 2008

CHINE - L'inquiétante question des orphelins après le séisme au Sichuan

Actualité CHINE le 21/5/2008 à 12h49  par Mathilde Bonnassieux ( Aujourd'hui la Chine)

Que vont devenir les orphelins du séisme qui a ravagé la province du Sichuan le 12 mai dernier ? A l'heure où la Chine compte ses victimes, cette question est venue s'imposer avec force sur le devant de la scène.

Nombre d'orphelins recensés à ce jour : 70, selon le ministère des Affaires Civiles. Un chiffre bien loin des prévisions, d'où les efforts entrepris par les autorités pour poser les premiers jalons de ce qui s'annonce comme un problème d'envergure. Objectif : traiter le flot des demandes d'adoptions.

Et pour cause, la population n'est pas restée insensible aux images de ces enfants blessés, seuls sur leur lits d'hôpitaux tout comme des petits réfugiés errant dans les décombres. Dans les premiers jours qui ont suivi la catastrophe, les responsables ont ouvert trois lignes spéciales pour enregistrer les demandes d'adoptions.

Depuis, les appels n'ont pas cessé. A Pékin, Wu Shixiong, responsable du Bureau local des Affaires Civiles parle de « centaines de milliers d'appels ». A Shanghai, plus de 400 personnes se sont déjà signalées auprès du Bureau des Affaires civiles, et selon un sondage mené par ce département, plus de 2000 résidents de la ville  auraient l'intention de le faire.

Sur Internet, c'est la même chose. Les forums regorgent de messages d'internautes chinois désireux de s'occuper d'orphelins depuis que le gouvernement s'est dit prêt à étudier les demandes d'adoption émanant de "personnes qualifiées".

Conditions d'adoptions drastiques - Mais c'est peut-être là que réside toute la difficulté. Car en Chine plus qu'ailleurs, n'adopte pas qui le souhaite. Aux règles existantes - avoir plus de 30 ans, ne pas être malade et avoir financièrement les moyens d'élever un enfant - est venue s'ajouter en 1990 cette condition drastique, liée à la politique de l'enfant unique : ne pas avoir d'enfant.

Un principe auquel les responsables ne semblent pour l'instant pas avoir l'intention de déroger malgré les circonstances. "Il faut attendre que le travail d'enregistrement soit terminé. Tant que les recherches continuent, on ne peut pas connaître le nombre d'orphelins. Pour l'instant, on ne fait qu'enregistrer les demandes. Ensuite, les demandes d'adoption suivront la procédure normale", explique au bout du fil Mme Yang du Bureau des Affaires Civiles du Sichuan.

Des propos qui laissent craindre une lenteur des procédures mais aussi que de nombreuses demandes restent insatisfaites, laissant des milliers d'orphelins sur la touche. Des enfants souvent atteints de graves handicaps et de troubles psychiques. Et ce n'est pas de l'extérieur que devrait venir la bouffée d'air puisque depuis la fin 2006, la Chine a durci les règles d'adoption pour les étrangers, exigeant que les couples soient mariés depuis plusieurs années, aient un niveau de vie élevé et ne soient pas obèses.

En attendant, le gouvernement du Sichuan a annoncé le 20 mai dernier, la prise en charge des frais de scolarité pour les orphelins.

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mercredi 21 mai 2008

Sarkozy s’est rend lundi à l'ambassade de Chine par « solidarité »

NOUVELOBS.COM | 20.05.2008 |

Le président a participé à la cérémonie du deuil national en mémoire des 34.000 victimes du séisme du Sichuan, lundi 19 mai en fin d'après-midi à l'ambassade de Chine à Paris, a annoncé le palais de l'Elysée.
Il y  a exprimé "la solidarité et le soutien de la France au peuple chinois", précise le communiqué, après le séisme du 12 mai qui a fait selon un dernier bilan plus de 34.000 morts.
Pékin a décrété à compter de lundi un deuil national de trois jours et Nicolas Sarkozy "signera le registre de condoléances ouvert pour la circonstance".

sarko

La France devrait enfin être pardonnée pour toutes les méchancetés faites aux gardiens de la flamme par une clique d'irresponsables.

Sur sa lancée, notre président compatissant (et opportuniste) devrait donc vraisemblablement assister aux cérémonies des JO avec la conscience tranquille et les contrats signés. Ouf ! C'est bon pour la kroâssance; la kroâssance....

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TIBET -Le dalaï lama entame une visite en Grande-Bretagne

NOUVELOBS. | 20.05.2008 | 11:48

Le chef spirituel des Tibétains doit passer onze jours en Grande-Bretagne et notamment rencontré le Premier ministre, mais pas au 10 Downing street.

Le  dalaï lama est arrivé mardi 20 mai au matin à Londres pour une visite de onze jours en Grande-Bretagne, qui sera marquée vendredi par une rencontre controversée avec le Premier ministre britannique Gordon Brown.

Le chef spirituel et temporel des Tibétains est arrivé vers 07h30 GMT à l'aéroport londonien d'Heathrow, en provenance d'Allemagne, où il a bouclé lundi une tournée de cinq jours, la première dans un pays européen depuis les émeutes sanglantes au Tibet à la mi-mars. Il n'a fait aucune déclaration à la presse à son arrivée.
Mardi en début d'après-midi, le dalaï lama doit recevoir un doctorat honoris causa de la London Metropolitan University, avant de discuter avec des étudiants tibétains.


Brown : "une réunion conséquente" -
Le point d'orgue de cette visite du dalaï lama sera vendredi pour sa rencontre avec Gordon Brown. Mais cette entrevue aura lieu à Lambeth Palace, la résidence officielle à Londres de l'archevêque de Canterbury, chef de l'Eglise anglicane, et non au 10 Downing Street.
Le Premier ministre a ainsi été accusé de déprécier la rencontre au rang de simple entretien avec un chef spirituel, pour ne pas froisser les autorités chinoises. "Ce sera une réunion conséquente", pas une simple poignée de main, a cependant assuré lundi son porte-parole officiel.
Les deux prédécesseurs de Gordon Brown, Tony Blair et John Major, avaient quant à eux reçu le dalaï lama à Downing street.

Série d'allocutions -
Mercredi, le prix Nobel de la paix 1989 doit s'exprimer devant le parlement britannique, puis le lendemain témoigner devant une commission parlementaire sur la situation des droits de l'Homme en Chine. Il donnera ensuite une série d'allocutions à Londres et dans d'autres villes du pays.

En Allemagne, le dalaï lama a en de nombreuses occasions répété qu'il ne revendiquait pas l'indépendance du Tibet mais une "autonomie significative", afin que "les Tibétains puissent préserver leur culture et leur langue".

Posté par Kozett à 00:03 - International - Diplomatie - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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