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vendredi 22 août 2008

INDE - 49 bébés indiens, cobayes de l’industrie pharmaceutique, sont morts au cours des tests

Inde Actualités 18/8/2008 par Juliette Tissot

Inde_test

Les laboratoires pharmaceutiques étrangers font des essais cliniques en Inde. I

Depuis le 1er janvier 2006, 49 bébés sont morts à l’Institut des sciences médicales de New Delhi alors qu’ils subissaient des tests cliniques. L’Inde est devenue la première destination d’Asie pour la réalisation de tests thérapeutiques par les laboratoires pharmaceutiques occidentaux.

The Times of India révèle que 49 bébés, dont la plupart avaient moins d'un an, sont morts à l'Institut des sciences médicales de New Delhi. Tous étaient des cobayes pour de nouveaux médicaments avant leurs mises sur le marché (contre les carences en zinc, les problèmes de pression artérielle ou encore une maladie du foie).


En deux ans et demi, le département de pédiatrie a réalisé 42 séries de tests sur 4142 bébés pour le compte de laboratoires étrangers en particulier les suisses Roche et Novartis et le japonais Sankyo pharma. L'Institut a expliqué que certains bébés étaient déjà malades avant les protocoles d'essais thérapeutiques et qu'on ne pouvait donc pas imputer aux tests, tous les décès.


Mais Rahul Verma, fondateur de l'ONG Uday pour les maladies congénitales et les groupes sanguins rares, qui a mené l'enquête, se dit choqué. "L'Institut des sciences médicales affirme que les familles des patients étaient prévenues des risques avant le début des tests. Or comme la plupart des familles sont illettrées et extrèmement pauvres, je doute qu'elles comprennent ce qu'est un test clinique et ce qu'on fait subir à leurs enfants".

 

Mais c'est justement pour cette raison que l'Inde, à l'instar de pays africains, est devenue une destination prisée par les laboratoires étrangers. Sachant que chaque médicament doit être testé sur plus de 4000 patients pour être validé, sans compter les milliers de tests préalables, c'est une aubaine de trouver des cobayes peu exigeants financièrement et peu regardants sur les risques encourus.

 

En Europe et aux Etats-Unis, les candidats aux tests thérapeutiques sont très difficiles à recruter et exigent de gros dédommagements. Le coût de ces tests en Inde est jusqu'à 60% moins élevé qu'en occident.

D'ici à 2010, ce secteur devrait générer en Inde un chiffre d'affaires de 300 millions de dollars.

Vraiment choquant ! Et les autres bébés   ... ? Dans quelques temps peut-être !

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jeudi 21 août 2008

TIBET - Le dalaï-lama dénonce "le projet de répression brutale" au Tibet - Propos recueillis par Henri Tincq

LE MONDE | 21.08.08 | 14h02

A la veille de sa visite au temple bouddhiste Lerab Ling près de Lodève (Hérault), où il doit rencontrer, vendredi 22 août, Carla Bruni-Sarkozy, Bernard Kouchner et Rama Yade, le dalaï-lama a évoqué à Nantes, pour Le Monde, l'avenir politique du Tibet après les Jeux olympiques de Pékin.

La répression a-t-elle continué au Tibet, malgré la trêve olympique ?

L'armée chinoise a encore tiré sur la foule, lundi 18 août, dans la région du Kham, dans l'est du Tibet : cent quarante Tibétains auraient été tués, mais ce chiffre demande à être confirmé.

Depuis le début des émeutes, le 10 mars, des témoins fiables ont pu établir que 400 personnes ont été tuées dans la seule région de Lhassa. Tuées par balles, alors qu'elles manifestaient sans armes. Leurs corps n'ont jamais été rendus aux familles. Si l'on considère tout le Tibet, le nombre des victimes est bien sûr plus grand. Dix mille personnes ont été arrêtées. On ne sait pas où elles sont incarcérées.

La nouveauté est la construction de vrais campements militaires. La présence militaire au Tibet est ancienne, mais la frénésie de constructions nouvelles, dans les régions de l'Amdo et du Kham, me fait dire que cette colonisation par l'armée est destinée à durer.

Autrefois, des camions militaires venaient et restaient quelques mois. Aujourd'hui, un projet de répression brutale s'inscrit dans la durée.

Qu'attendre donc de la discussion que vous espérez toujours avec Pékin ?

Entre les émeutes de mars et les Jeux olympiques, nous avions cru à des signaux positifs. Le président Hu Jintao lui-même s'était engagé à des discussions sérieuses. Mais nous avons vite déchanté. Nos émissaires se sont heurtés à un mur. Aucune ouverture n'a été enregistrée.

Le Parlement tibétain en exil se réunira donc en septembre, mais notre approche ne va pas bouger : celle de la non-violence et de la voie médiane. L'autonomie reste notre but. Une autonomie véritable, car l'autonomie à la chinoise, nous savons ce qu'elle est : un leurre.

Vous venez de déclarer au Financial Times qu'il faut "respecter" la Constitution de la République populaire de Chine. Et au New York Times, que vous êtes prêt à endosser le "socialisme" chinois. Est-ce un changement de cap ?

J'ai toujours dit qu'il fallait instaurer l'autonomie du Tibet dans le cadre de la Constitution de la République populaire de Chine. Je n'ai pas changé d'avis.

De même, je dis depuis longtemps qu'il faut respecter le régime chinois, y compris sa nature socialiste. Dès 1992, j'affirmais que si une solution était trouvée au Tibet et nous paraissait acceptable, alors nous rentrerions au pays et reconnaîtrions les pouvoirs en place. J'avais même ajouté que le gouvernement tibétain en exil se trouverait automatiquement dissous. C'est toujours vrai.

Hypothèse inimaginable...

Oui, parce que les autorités continuent de penser qu'il n'y a pas de problème au Tibet, que le seul problème est celui posé par le dalaï-lama !

Elles ont souvent tenté de me convaincre que si je m'alignais, je retrouverai tous mes pouvoirs. Mais le sort du dalaï-lama me préoccupe moins que le sort de six millions de Tibétains.

Bien sûr, il y a un problème au Tibet ! Le président Hu Jintao affirme qu'il travaille à une "société harmonieuse". Mais tout ce qu'il fait va à l'encontre d'une telle harmonie.

Den Xiao Ping avait un vrai projet de développement économique et nous l'avions approuvé, car nous connaissons les retards matériels du Tibet. Mais tout ce qui a suivi a contredit les projets d'éducation, de développement, de stabilité politique, d'unité nationale.

Aucune harmonie ne sera possible en Chine avec la politique de la force, qui est tout sauf une politique réaliste.

La Chine veut devenir une superpuissance ?

Elle doit d'abord retrouver une autorité morale. La répression qui frappe le Tibet et d'autres régions de Chine porte une atteinte considérable à sa respectabilité.

De plus en plus d'intellectuels le disent et critiquent le régime. Mais notre position n'est pas qu'il y ait des gagnants et des perdants. C'est que les deux parties soient gagnantes.

En attendant, nous considérerons toujours que les Tibétains de l'intérieur sont nos maîtres. Je ne suis que le porte-parole libre du peuple tibétain qui est chez lui et réprimé au Tibet.

La "voie médiane" et la "non-violence" ne sont-elles pas en recul chez les jeunes, comme l'ont prouvé les émeutes de mars ?

Contrairement à ce qu'on a dit dans les médias, ce n'est pas la non-violence qui est en cause. Il n'y a qu'une très faible minorité - y compris chez les jeunes - qui évoque le recours à la violence.

La vraie divergence est celle qui oppose ceux qui réclament l'indépendance du Tibet et ceux qui, comme nous, veulent proposer une voie médiane et une véritable autonomie. Or nous sommes dans une situation difficile parce que la voie médiane, il faut le reconnaître, n'a pas porté beaucoup de fruits.

Je voudrais ajouter, à propos de la violence, que celle-ci n'est jamais une solution. L'Europe le sait, qui a subi les carnages de deux grandes guerres.

La France le sait, qui va enterrer dix de ses soldats tués en Afghanistan. J'ai de la compassion pour leurs familles. Comme j'ai de la compassion pour les familles du Sichuan touchées par le tremblement de terre : cette politique chinoise de l'enfant unique est amère.

En perdant un enfant dans une école détruite, beaucoup de parents perdaient leur enfant unique !

Quel bilan faites-vous, après les polémiques, de l'accueil de la France ?

Si j'étais venu avec un agenda politique précis, des rendez-vous avec des responsables politiques et gouvernementaux, alors il y aurait eu de quoi être largement déçu ! Je dois rencontrer Bernard Kouchner. Je le connais depuis longtemps et n'ignore pas sa solidarité pour le Tibet, ni celle du président Sarkozy.

Alors, j'espère qu'après les Jeux olympiques, le président en exercice de l'Union européenne fera des propositions constructives au gouvernement chinois. Quoi qu'il en soit, mon agenda n'était pas politique.

Je suis venu en France travailler à la promotion de valeurs humaines et au dialogue entre les religions. Si j'en juge par les publics rencontrés, j'ai de quoi être très satisfait.

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mercredi 20 août 2008

GÉORGIE : l'Otan durcit le ton face à la Russie

NOUVELOBS.| 19.08.2008 | 19:06

> Les pays de l'Alliance, réunis en session extraordinaire à Bruxelles, estiment qu'ils ne peuvent plus faire "comme si de rien n'était" avec Moscou. Bernard Kouchner s'est dit "très déçu" par l'attitude de la Russie.
> Une nouvelle réunion du Conseil de sécurité de l'Onu aura lieu la semaine prochaine.
> Un député russe affirme que son pays est "proche" d'une décision sur le processus d'annexion de l'Ossétie du Sud.
> Des blindés russes ont entamé leur retrait de la ville géorgienne de Gori.

Le secrétaire général de l'Alliance, Jaap de Hoop Scheffer, a indiqué, mardi 19 août, que l'Otan estime qu'elle ne peut poursuivre ses relations avec la Russie "comme si de rien n'était" car Moscou ne "respecte pas pour le moment" le plan de paix approuvé par le président Dmitri Medvedev.

Réunis en session extraordinaire à Bruxelles pour débattre de la situation en Géorgie, les ministres des Affaires étrangères des 26 pays de l'Otan ont convenu qu'ils ne pouvaient pas "continuer comme si de rien n'était ('business as usual')".
Ils ont appelé Moscou "à démontrer, tant par la parole que par les actes, son engagement en faveur des principes sur lesquels nous avons fondé notre relation".

Reprenant cette déclaration, Jaap de Hoop Scheffer a souligné que l'Otan n'avait "aucun signe de retrait russe de Géorgie" pour le moment, contrairement aux engagements pris par Medvedev pour respecter le plan de paix proposé par la présidence française de l'Union européenne.

Revenir aux positions du 6 août"

Nous n'allons pas couper tous les contacts"

La France "très déçue"

"Respecter sa signature"

Réunion du conseil de sécurité mardi prochain

Participation à des manoeuvres avec l'Otan annulée

Engagement russe en Afghanistan remis en cause ?

"Politique de guerre"

L'OSCE va envoyer 20 nouveaux observateurs

Lire

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mardi 19 août 2008

CONFLIT GEORGIE-RUSSIE - Otan: réunion cruciale mardi

Leparisien avec AFP 18.08.2008

Russes et Occidentaux ont haussé le ton lundi à Bruxelles sur les conséquences du conflit armé entre la Russie et la Géorgie, à la veille d'une réunion extraordinaires des ministres des Affaires étrangères de l'Otan cruciale pour l'avenir des relations entre les deux camps.

«Nous ne pouvons pas continuer à dire business as usual quand la Russie occupe un pays voisin», la Géorgie, a déclaré
« Nous voulons une relation coopérative avec la Russie, mais avec une Russie qui respecte les règles en vigueur au XXIe siècle», a-t-il souligné. 
un haut responsable américain, dont le pays a réclamé la tenue de cette réunion au siège de l'Alliance à Bruxelles.

Le représentant permanent de la Russie auprès de l'Otan, Dmitri Rogozine, a de son côté mis en garde les Alliés contre toute réponse «déséquilibrée» à la crise.

«Nous examinerons très attentivement la décision (de l'Otan) et si elle n'est pas conforme à la réalité, nous ne pourrons pas maintenir la qualité de notre coopération», a-t-il averti devant la presse.

«Nous ne voulons pas entendre que (le président géorgien Mikheïl) Saakachvili est un saint», a précisé M. Rogozine, comparant M. Saakachvili à Hitler, Mussolini, Staline et Saddam Hussein.

Tant Américains que Russe ont par ailleurs exclu toute réunion à brève échéance du Conseil Otan-Russie.

La ministre géorgienne des Affaires étrangères Eka Tkeshelashvili fera le déplacement dans la capitale belge mardi, où elle aura des entretiens avec plusieurs ministres des Affaires étrangères, notamment l'Américaine Condoleezza Rice.  En revanche, il n'est pas prévu qu'elle s'adresse à l'ensemble des ministres réunis en Conseil de l'Atlantique nord (NAC), l'instance dirigeante de l'Otan.

Pour préparer cette réunion et parvenir à un consensus, le secrétaire général de l'Alliance, Jaap de Hoop Scheffer, a multiplié lundi les appels téléphoniques auprès des ministres des 26 pays de l'Otan.

«Je crois que nous pouvons nous attendre à un message fort à la Russie», a expliqué une porte-parole de l'Otan, en rejetant toute idée de «division» entre pays membres.

«Les alliés vont réitérer leur entier soutien à l'intégrité territoriale de la Géorgie» et lui envoyer un «message de solidarité». Ils vont aussi se mettre d'accord sur «un ensemble de mesures» à prendre, a-t-elle expliqué.

Ainsi, ils pourraient décider d'envoyer en Géorgie une équipe d'experts qui évalueraient les dégâts causés aux infrastructures civiles. Ils pourraient aussi décider d'aider le gouvernement géorgien à analyser les dégâts infligés à ses infrastructures militaires, par exemple à ses radars.  Enfin, l'Otan pourrait aussi fournir à la Géorgie une aide «à la reconstruction ou au déminage», selon un porte-parole du gouvernement allemand.

Par ailleurs, les pays de l'Otan devraient confirmer mardi leur volonté d'intégrer un jour la Géorgie en son sein. Toutefois, selon les observateurs, ils ne devraient pas décider d'accélérer le processus d'adhésion de la Géorgie, faute d'accord entre les partisans d'une ligne dure envers Moscou (Etats-Unis, Pologne,...) et les pays qui souhaitent ménager la Russie.

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lundi 18 août 2008

La seconde guerre de Vladimir Poutine

LE MONDE | 13.08.08 | Nathalie Nougayrède

La guerre en Géorgie est "sa" guerre, une opération de reconquête dans le Caucase et une vendetta contre le président géorgien

Mis devant le fait accompli de la guerre en Tchétchénie, en 1999, par ceux qui l'avaient choisi pour succéder à Boris Eltsine, Vladimir Poutine est, cette fois, celui qui a pris toutes les décisions pour l'intervention militaire russe en Géorgie.

Cette guerre est "sa" guerre, une opération de reconquête dans le Caucase, avec un élément fort de vendetta personnelle contre le président géorgien, Mikheïl Saakachvili, qu'il déteste cordialement, et tient pour une marionnette des Américains.

Le 8 août, lors d'une conversation avec Nicolas Sarkozy en marge des Jeux olympiques de Pékin, M. Poutine est d'une grande violence verbale. "Non ! Ils seront punis ! Je vais les punir !", lance-t-il au président français qui tentait avec force de le dissuader d'envoyer ses troupes contre la Géorgie.

C'est M. Poutine, de Pékin, qui réagit le premier, publiquement, aux événements en Ossétie du Sud, les qualifiant d'"agression" par la Géorgie. C'est lui qui, interrompant son séjour aux Jeux, s'envole vers Vladikavkaze, d'où sont partis les tanks russes et où affluent les réfugiés, pour s'afficher devant les médias, de facto, en commandant en chef.

C'est encore lui qui, toujours devant les caméras, et assis devant le jeune président russe, Dmitri Medvedev, brandit officiellement, pour la première fois, l'accusation de "génocide" par les Géorgiens en Ossétie du Sud. "Je pense que vous devriez, Dmitri Anatolievitch, donner des instructions au procureur militaire pour qu'il enquête là-dessus", dit-il, donnant sa consigne à l'occupant du Kremlin.

PROPOS FASCINANTS

Enfin, c'est avec Vladimir Poutine qu'il fallait à tout prix que Nicolas Sarkozy négocie mardi 12 août, ce qui fut fait.

La veille, lors d'une réunion du gouvernement russe, M. Poutine avait doctement expliqué qu'une intervention militaire extérieure s'impose lorsque l'armée d'un Etat, agissant sur son propre territoire, "rase des dizaines de villages" et lance ses tanks contre "des enfants et des vieillards".

Propos fascinants, venant d'un dirigeant qu'Amnesty International et d'autres organisations de défense des droits de l'homme tiennent pour responsables de "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité" en Tchétchénie.

La seconde guerre de Poutine contient la négation définitive des crimes de la première, sans que quiconque, parmi les dirigeants européens, n'ai pris la peine de faire un petit rappel historique.

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samedi 16 août 2008

JO - Tollé des chinois sur Internet : la cérémonie était truquée

LE MONDE | 13.08.08

"On a truqué les JO ? Mais alors, qu'est-ce qui est vrai ?"

Il y a eu la petite fille qui chantait L'Ode à la patrie en play-back sur la voix d'une autre, pas assez jolie pour représenter la Chine aux yeux du monde. Il y a eu la danseuse aujourd'hui paralysée des deux jambes après une chute de trois mètres au cours d'une répétition, douze jours avant la cérémonie. Puis il y a eu cet aveu d'un technicien : selon lui, une partie des feux d'artifice formant des pas dans le ciel à travers Pékin, au début de la cérémonie, ont bien été tirés, mais la version qu'ont vue les téléspectateurs était un montage en 3D préparé depuis un an.

Petit à petit, les Chinois découvrent les dessous d'une soirée historique qui devait réussir à tout prix, et, sur les forums d'Internet, ils s'étranglent d'indignation.

"ILS ONT TROMPÉ LE MONDE..."

C'est l'affaire Lin Miaoke, du nom de la ravissante enfant de 9 ans qui a chanté le 8 août, qui suscite le plus de commentaires. Candide, le directeur de la musique, Chen Qigang, a expliqué que si Lin Miaoke avait bien été choisie pour chanter à l'origine, il avait été fait appel à une autre fillette de 7 ans, Yang Peiyi, parce que le Politburo trouvait que Miaoke ne chantait pas assez bien.

Yang Peiyi, elle, chantait remarquablement, mais comme souvent quand on a 7 ans, elle avait perdu ses dents. "C'était une question d'intérêt national", a expliqué Chen Qigang. Le problème, c'est que le 8 août aucun des 842 millions de Chinois émerveillés devant leur téléviseur ne savait que la voix n'était pas celle de Lin Miaoke, devenue une idole.

"Ils ont trompé le monde, s'indigne un internaute. Ils ont montré une Chine qui n'est pas réelle." "Il est triste qu'en cherchant la perfection on ait ruiné la confiance", dit un autre.

Et, pêle-mêle : "Cela va à l'encontre de nos valeurs traditionnelles, qui veulent que la beauté de l'âme prime sur l'apparence." "C'est une atteinte à l'esprit olympique, c'est de la tricherie." "Si les étrangers l'apprennent, que vont-ils penser de nous ?"

"Pour L'Ode à la patrie, on ne prend pas de doublure." "C'est plutôt à Li Zhaoxing (ex-ministre des affaires étrangères) qu'il aurait fallu une doublure !" "On a truqué les JO ? Mais alors, qu'est-ce qui est vrai ?"

Fallait-il les jeux pour ouvrir enfin les yeux du peuple ?

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Le dalaï-lama fait la leçon à la France

Marianne 15 Août 2008

En visite en France jusqu'au 23 août, le dalaï-lama a commencé son périple. Au programme, une unique rencontre avec la presse, mardi en fin de journée, au cours de laquelle le responsable spirituel a rappelé qu'il fallait rester ferme sur la question des droits de l'Homme.

En campagne électorale, il promettait la rupture, une politique en faveur des droits de l'homme. Un an plus tard, au terme de pitoyables atermoiements et pour complaire aux dirigeants chinois, le Président de la République Nicolas Sarkozy comme Rama Yade, la secrétaire d'État aux droits de l'Homme, n'ont pas eu le cran de recevoir pendant les Jeux Olympiques le dalaï-lama, chef spirituel bouddhiste et porte-parole des Tibétains opprimés par Pékin.

Une lâcheté que nos parlementaires n'ont guère relevée : le Sénat s'est contenté de rencontrer sa Sainteté à huis clos dans un bureau. Le comble du ridicule a été atteint lorsqu'un préfet zélé de Loire-Atlantique a demandé à Jean-Marc Ayrault, maire de Nantes, où le dalaï-lama professera ses principaux enseignements du 15 au 20 août, de retirer le drapeau tibétain du fronton de son hôtel de ville.

La Chine doit être intégrée, et avancer vers la démocratie
Dommage car nos politiques auraient utilement consacré, ne fût-ce que quelques heures, à leur charismatique visiteur.

En effet, à l'occasion de son unique conférence de presse, le dalaï-lama, qui n'a eu de cesse depuis son accession au pouvoir à seize ans de démocratiser les institutions tibétaines  a offert à la France «patrie des droits de l'homme», une impressionnante leçon sur ce sujet.

Rappelant qu'il était essentiel que la Chine soit pleinement intégrée à la communauté mondiale, ce responsable spirituel a estimé qu'une responsabilité et un devoir moral accrus, incombaient à cette dernière : amener le pays le plus peuplé du monde à partager les principes démocratiques essentiels tels que la justice, le respect des droits de l'homme, la liberté d'information et de religion.

Au passage, il a malicieusement félicité un grand ami de Nicolas Sarkozy, le président américain Georges Bush, pour ses déclarations sans ambiguïté sur le sujet. Il a également cité en exemple la démocratisation de l'Inde, pays confronté comme la Chine aux problèmes posés par sa très importante population.

«Il faut être ferme, c'est dans l'intérêt même de la Chine d'aller vers plus de démocratie.» a martelé le dalaï-lama. De son point de vue, en pratiquant une terrible censure de peur de voir la situation leur échapper, les dirigeants chinois cachent de façon immorale la réalité à leur peuple qui travaille durement.

Sans aucune certitude sur l'avenir de la question tibétaine après les jeux Olympiques, le dalaï-lama qui prône la compassion et le dialogue entre les religions a également incité les journalistes à contribuer de façon constructive à ces débats. «Ne vous contentez pas de recueillir vos informations auprès de faces officielles souriantes, a-t-il poursuivi. Vous devez avoir le nez long comme une trompe d'éléphant et renifler dans les coulisses parfois malodorantes.»

Une promenade pastorale qui vaut bien des discours politiques...

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vendredi 15 août 2008

RUSSIE - La presse russe estime que l'amitié russo-américaine est "du passé"

NOUVELOBS.| 15.08.2008 | 08:36

Commentant les conséquences diplomatiques provoquées par la crise georgienne, la presse russe estime qu'en fixant ses règles, Moscou a fait le choix de se replacer sur l'échiquier international au détriment des bonnes relations entretenues avec les Etats-Unis.

La crise géorgienne a mis un point final aux bonnes relations russo-américaines, mais Moscou a fait le choix délibéré de son retour sur la scène internationale et de la défense énergique de ses intérêts dans son environnement proche, observe la presse russe jeudi 14 août.

"Les bonnes relations entre la Russie et les Etats-Unis sont du passé", commente le quotidien Kommersant sous une photo de George W. Bush et Vladimir Poutine conversant amicalement face à la mer.

"Moscou a annoncé le retour sans appel à une réalité nostalgique, dont tout le monde va devoir désormais tenir compte: la Russie n'est pas moins importante sur la scène internationale que l'ONU et l'OTAN, elle est tout autant autosuffisante, pour faire la justice comme le monde a fait la justice au Kosovo", estime le journal Gazeta.

"L'Ouest a coutume de considérer que tout lui est permis, et que les autres n'ont aucun droit. La Russie a montré définitivement par ses actes qu'elle n'a pas l'intention de jouer selon ces règles", s'accorde aussi le journal Izvestia.

Terminologie oubliée depuis la guerre froide
Un accès de tension inédit entre Moscou et Washington depuis la chute de l'URSS a rejailli avec l'intervention militaire russe en Géorgie.
Le président américain, exigeant le retrait des forces russes de Géorgie, a appelé au soutien du "monde libre" à cette ex-république soviétique devenue un allié des Etats-Unis, revenant à une terminologie oubliée depuis la guerre froide.

La secrétaire d'Etat Condoleezza Rice, qui doit se rendre à Tbilissi, a ajouté que Moscou renforçait son "isolement international", évoquant elle aussi une autre époque, avec "1968 et l'invasion de la Tchécoslovaquie" par les troupes soviétiques.

Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a sommé mercredi Washington de choisir entre son soutien à la direction géorgienne et son "partenariat" avec Moscou, après que le Premier ministre Vladimir Poutine, ait tempêté dimanche contre l'aide fournie par les Américains pour rapatrier d'Irak 2.000 soldats géorgiens

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CHINE JO - La face cachée de la cérémonie d'ouverture

Actualités CHINE le 13/8/2008 à 17h32  par AFP

Après avoir été largement acclamée, la grandiose cérémonie d'ouverture des jeux Olympiques de Pékin commence à révéler des dessous moins brillants.

Personne ne niera que les tableaux concoctés par le metteur en scène Zhang Yimou, vendredi pour saluer les premières Olympiades chinoises, étaient parmi les plus spectaculaires du genre, entre féerie et démesure.

Mais voilà, certains petits secrets ont fait long feu. Et pourraient bien ternir un peu plus l'image d'une Chine déjà championne de la contrefaçon.

Le directeur musical de la soirée a reconnu que la fillette chinoise qui a entonné l'"Ode à la Patrie" a chanté en play-back, la véritable chanteuse n'étant pas assez jolie pour représenter son pays.

"Nous voulions projeter l'image parfaite, nous avons pensé à ce qui serait le meilleur pour la nation", a déclaré Chen Qigang dans une interview à la télévision chinoise reprise mardi par le portail Sina.com, avant que ses propos gênants ne disparaissent de la Toile.

Mardi matin, plusieurs médias chinois dressaient un portrait flatteur de Lin Miaoke, neuf ans, "star montante". Pas un mot sur sa cadette de deux ans, Yang Peiyi, rondouillarde aux dents mal alignées, mais véritable voix.

"C'était une question d'intérêt national. L'enfant devait bien passer devant la caméra, être expressive", a justifié Chen, célèbre compositeur chinois contemporain et citoyen français.

"Lin Miaoke est excellente pour tout cela. Mais question voix, Yang Peiyi est parfaite, toute l'équipe était d'accord là-dessus", selon le directeur musical.

Chen a également précisé que la décision finale de faire chanter Lin en play-back avait été prise après une répétition à laquelle assistait un haut dirigeant du Parti communiste chinois (PCC).

"Il nous a dit qu'il y avait un problème et qu'il fallait le résoudre, on l'a résolu", a déclaré le musicien, sans donner de détails sur l'ordre et celui qui l'a donné.

Miaoke est donc apparue vendredi soir devant 91.000 personnes dans le stade olympique et des milliards de téléspectateurs dans le monde.


La supercherie n'a guère intéressé la presse chinoise mais le sujet a fait parler les internautes, beaucoup critiquant la manoeuvre.

"C'est insulter la véritable chanteuse et les gens qui ont écouté", a écrit l'un d'eux sur le portail Netease.

Certains journaux chinois se sont en revanche emparé d'une autre controverse entourant la cérémonie dont les répétitions avaient aussi été émaillées de problèmes passés sous silence par les médias locaux.

Les organisateurs ont dû concéder que le programme télévisé de la cérémonie comportait des images truquées et prémontrées de feux d'artifice.

La cérémonie débutait par une scène spectaculaire dans laquelle des empreintes géantes de pieds s'inscrivaient dans le ciel. Les empreintes tracées par les fusées étaient censées être filmées en direct depuis un hélicoptère.

Elles n'étaient en fait pas visibles en raison de la brume, même si les feux d'artifice ont bien été tirés.

"Il se peut que des images de pieds précédemment tournées aient été utilisées en raison de la mauvaise visibilité", a admis Wang Wei, vice-président du comité d'organisation.

Selon le journal Beijing Times, les images ont aussi été montées de façon artificielle grâce à un coûteux travail d'une société informatique spécialisée qui aurait simulé les mouvements de l'hélicoptère et créé un faux flou censé émaner du brouillard.

"Ces histoires illustrent un aspect important des JO (...) tout est fait pour l'image de la Chine, sans le moindre respect pour le public", estime Xiao Qiang, dissident installé aux Etats-Unis.

"Je ne crois pas que le gouvernement chinois réalise à quel point ce n'est pas éthique, il ne comprend même pas les valeurs qu'il projette dans ces cas là", ajoute Xiao.

A lire également : une danseuse paralysée après une chute pendant les répétitions de la cérémonie

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L'INDE fête ses 61 ans d’indépendance dans un climat tendu

Actualités Inde le 13/8/2008 à 21h47  par Tony Rajkumar

L’Inde souffle les 61 bougies de son indépendance, vendredi 15 août. Comme chaque année, cérémonies officielles et célébrations sont de mise, dans un contexte économique et politique cependant nettement moins réjouissant que l’année précédente

En Inde, l'ambiance n'est pas vraiment à la fête ces derniers temps. En août dernier, le soixantième anniversaire de l'indépendance du pays coïncidait avec l'apogée du Shining India, cette "Inde éblouissante" à la conquête du monde, dont les médias indiens ne cessaient de vanter les mérites.

Depuis, l'économie indienne a encaissé plusieurs chocs, l'obligeant à redescendre sur Terre. La Bourse de Bombay, en chute libre depuis janvier, a atteint le mois dernier son plus bas niveau depuis avril 2007. La hausse des prix du pétrole commence à se faire douloureusement ressentir, tout comme l'inflation, qui vient de franchir la barre des 13%, faisant soudainement douter de la solidité du "géant économique indien".

Aux troubles économiques viennent également se greffer des problèmes politiques de plus en plus préoccupants. La coalition gouvernementale est mise à mal par des accusations de corruption, concernant le vote de confiance, qu'elle a remporté de justesse, le 22 juillet dernier.

A cela s'ajoute la situation au Cachemire indien, qui empire de jour en jour. Enfin, l'Inde vient encore d'être secouée par une série d'attentats revendiquée par un groupe islamiste qui ont tué plus de 50 personnes.

Les grandes villes indiennes ont donc été placées sous haute sécurité en vue de la journée de l'indépendance. A New Delhi, des milliers de policiers et de paramilitaires ont été déployés, notamment autour du Fort Rouge de la vieille ville, du haut duquel le Premier ministre Manmohan Singh doit prononcer son traditionnel discours et procéder à la levée du drapeau Indien, vendredi matin. Le Parlement, l'aéroport international, les gares, les terminaux de bus et les stations de métro sont également sous haute surveillance.

La police de New Delhi a par ailleurs prévu de coordonner ses actions avec celles des Etats indiens voisins et a demandé aux guest-houses, aux cybercafés et aux chauffeurs de taxi de les alerter de tout client au comportement "suspect". Des caméras de surveillance ont également été placées à différents endroits de la ville.

Malgré cette atmosphère pesante, les cérémonies officielles devraient se dérouler comme prévu. Après le discours du Premier ministre, auquel seules les personnes munies d'une invitation peuvent assister, la police et l'armée défileront au coeur de la capitale.

Dans la plupart des Etats, des célébrations officielles sont organisées, par les représentants politiques locaux.

Mais, la journée de l'Indépendance est surtout l'occasion pour les Indiens de profiter d'un jour férié pour investir les parcs, se réunir en famille et s'adonner à une activité très prisée à cette époque de l'année: le cerf-volant.

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Posté par Cozett à 00:00 - International - Diplomatie - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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