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jeudi 3 décembre 2009

Placide - Le débat sur l'identité nationale tombe du minaret suisse

03 Décembre 2009 http://www.leplacide.com/

Le débat ouvert dimanche par la votation des Suisses contre la construction de minarets dans leur pays a plongé le gouvernement français dans l'embarras. Le porte-parole de l'UMP, Xavier Bertrand, a déclaré dès dimanche sur RTL qu'on n'avait pas "forcément besoin" des minarets en France.

Dès le lendemain, son adjoint, Dominique Paillé, affirmait sur France Info que, si les salles de prière sont "évidemment tout à fait indispensables", il n'en va pas de même pour les minarets.

Malaise dans les rangs de l'UMP. Lundi, le patron des députés UMP, Jean-François Copé, tente de calmer le jeu au micro de France Info : "Il ne faut pas en faire un débat national. C'est la pire manière de recréer de l'amalgame, de la stigmatisation."

Le site Internet consacré au débat sur l'identité nationale est littéralement envahi de références au vote suisse. Un constat cruel pour son initiateur Eric Besson, pour qui le débat sur les minarets n'a pas lieu d'être : "Pour ce qui concerne la France, j'aimerais beaucoup qu'on évite ce type de débat..."

Les propos xénophobes d'un maire UMP viennent détériorer un peu plus l'image du fameux débat voulu par le ministre de l'immigration. En marge d'une réunion locale organisée dans le cadre du grand débat sur l'identité nationale, André Valentin, maire de la commune de Gussainville dans la Meuse, a déclaré publiquement : "Il est temps qu'on réagisse, parce qu'on va se faire bouffer. Y en a déjà 10 millions, 10 millions que l'on paye à rien foutre.''

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Identité nationale : les racistes bienvenus sur le site d'Eric Besson ?

Le Post 02 Décembre 2009

Sur le site du ministère de l'immigration dédié au débat, de nombreux commentaires ouvertement xénophobes ne sont pas modérés.

La modération marche pour les gauchistes, mais pas pour les racistes sur le site de l'identité nationale.

«La France est devenue une colonie de l’Afrique.» «Les incidents qui se multiplient concernent pratiquement toujours les communautés africaines et musulmanes.» «Les étrangers vivent grâce aux allocations familiales alors que nous, propres Français, nous n’y avons pas droit car nous travaillons.»

"Non, vous n'êtes pas sur le site du Front national, mais bien sur celui du ministère de l'immigration. Lancé le 2 novembre pour recueillir les contributions des Français au débat sur l'identité nationale, ce blog est devenu un défouloir xénophobe, susceptible de poursuites judiciaires, mais encouragé par les discours de certains dirigeants de la majorité. Car depuis dimanche, UMP et Front national utilisent les mêmes mots."

Tels sont le titre et le chapeau de l'article de Marine Turchi sur Mediapart.

Dopés par la votation suisse sur l'interdiction des minarets, les internautes préférés de Besson s'en donnent à coeur joie, retrouvant les accents lepénistes qui ont fait la joie des racistes des années 80...

Il paraît que le site est modéré... Si, si, le transfuge du PS l'explique sans se salir les mains :

"Victimes du succès ! Ce site connaît un immense succès ! Cela nous réjouit…et nous crée beaucoup de difficultés.  Vos contributions peuvent mettre du temps à apparaître en ligne. Mais rassurez-vous : il n’y a pas de censure...
(si les règles de modération sont respectées). Nous vous demandons quelques jours de patience. Nous préparons un nouveau site, plus adapté au très grand nombre de visites et de réactions, plus interactif … A très bientôt donc. Eric BESSON "

Une capture d'écran du message de Besson:

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samedi 28 novembre 2009

Identité française : un débat scélérat

Contrefeux.com - 25/11/09 - Serge Uleski

Un débat sur l’identité nationale ! Non ! Sans blague ! N'est-ce pas avec de pareils sujets que l’on prépare et gagne les élections quand on est de droite ?

L’identité nationale ??!

A la fois litote et euphémisme, cache-sexe de la question de l’immigration, et par ricochet subliminal, des immigrés… noirs, musulmans, arabes et la menace qu’eux tous feraient peser sur l’identité française... Car vous trouverez toujours  une majorité d’électeurs pour penser : "L’identité nationale, c’est l’immigration ; et l’immigration c’est l’intégration ; et l’intégration, ça concerne en premier lieu les noirs et les arabes ; mais ce n’est certainement pas l’affaire de la société française dans son ensemble !"

Et ça, la droite décomplexée le sait mieux que personne

Nul doute que la conclusion de ce débat sera un coup de semonce adressé à tous ceux qui seraient tentés par une identité autre, ou bien tout autre, ou bien encore multiple

A l’initiative du gouvernement, dont la légitimité ne s’étendra et ne durera guère au-delà du temps qu’il lui sera donné de représenter une majorité dite "présidentielle", elle-même sujette au bon plaisir et aux humeurs d’un électorat instable et taciturne, ce débat dont il se propose d’assurer la coordination, maître d’ouvrage et maître d’œuvre, client et fournisseur tout à la fois, ainsi que la "synthèse" avant une conclusion qui, nul doute, étant donné les personnalités en présence et leur penchant idéologique (ministères de la justice, de l’intérieur et celui dit "de l’immigration, de  l’intégration, de l’identité nationale et du développement solidaire ?!..." aux relents pétainistes), sonnera comme un avertissement, un coup de semonce adressé à tous ceux qui seraient tentés par une identité autre, ou bien tout autre, ou bien encore multiple, sans oublier ceux qui, abandonnés culturellement et économiquement, peinent à donner un sens à cette identité qu’on leur voudrait française quant à leurs devoirs et étrangère quant à leurs droits.

Et d’autres encore qui ont déjà choisi l’option "cultuelle", avec ou sans transcendance, loin de toute considération de nationalité car, ailleurs ils sont, et leur retour au sein d'un credo républicain au coeur de pierre, gravé dans le marbre, plus idéologique que pragmatique, avec ses prêcheurs décidément toujours pas payeurs pour un sou, et qui ne se reconnaissent le plus souvent aucune obligation de résultats, ne se fera pas sans heurts ni déchirement.

Aussi, quiconque participe à ce débat sans prendre au préalable le soin de dénoncer la malhonnêteté d’une telle initiative, se fait le complice d’une gigantesque entreprise de manipulation des bonnes volontés - bonnes poires ? Sans oublier les bavards qui verront là une opportunité supplémentaire de se montrer - Slama, Finkielkraut, Ramadan, Duhamel and Co.

Il ne sera pas question d'affronter la crise structurelle, à la fois économique et culturelle, qui frappe les classes populaires

Mais alors… que les bavards se taisent,  et que Besson, l’homme des basses besognes et son acolyte Hortefeux, celui qui ose dire tout haut ce que de son électorat il croit entendre tout bas, portent seuls le fardeau du déshonneur qui ne manquera pas, tôt ou tard, de retomber sur eux car... A aucun moment, il ne sera question - faute de volonté politique depuis deux  générations -, d'affronter la crise structurelle à la fois économique et culturelle qui frappe les classes populaires, et plus particulièrement les Français issus de l’immigration sur-représentés au sein de ces classes. Volonté politique sans laquelle, pourtant, tout débat autour de l’identité française se soldera par la marginalisation, le rejet et une ghettoïsation croissante de millions de Français... Que personne n'obligera à voter, il est vrai !

Tous les coups sont donc permis comme... ce débat qui n'a pas lieu d'être sinon... à des fins de réconcilier des pans entiers de notre société

Mais qui, sérieusement, peut croire qu'un Sarkozy, qu'un Hortefeux et un Besson puissent incarner la possibilité d'un quelconque début de réconciliation nationale ? Il est permis d'en douter et de soupçonner (oui ! le soupçon ! encore le soupçon !) des intentions bassement partisanes depuis qu’en politique on s’autorise tout, sans honte ni retenue.

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jeudi 26 novembre 2009

Identité nationale: Le grand débat républicain d'Eric Besson ne passionne pas

http://www.leplacide.com/

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Eric Besson qui souhaite avoir "un beau grand débat républicain" sur l'identité nationale a du mal à mobiliser. La gauche boycotte les discussions et plusieurs intellectuels en dénoncent les relents "xénophobes". Le ministre de l'immigration organisait mercredi soir dans son ministère sa première réunion sur ce thème avec des élus et des associatifs locaux.

"Ce débat ne doit pas être partisan car la Nation appartient à tous", a lancé Eric Besson devant les "forces vives" de Montargis. "Quel meilleur débat que celui de la Nation pour essayer de dépasser les clivages politiciens et avoir un beau grand débat républicain?" Le ministre a salué l'unique élu socialiste présent dans l'assistance, Albert Mimoun, conseiller municipal de Montargis.

Ce dernier a expliqué avoir répondu à l'invitation par "respect des institutions de la République". Il se déclare cependant "opposé" au débat lui-même, qu'il juge "tout à fait inutile"."Il n'y a pas lieu de définir une identité nationale", avait-il confié à l'Associated Press avant l'ouverture de la discussion. "Faire un débat à quatre mois des élections, ça sent un petit peu la politique politicienne", a estimé Albert Mimoun, qui a choisi la nationalité française il y a 30 ans. "Si on veut stigmatiser une catégorie de la population, je trouve que c'est malsain".

Lancé le 2 novembre, le débat sur l'identité nationale se déroule jusqu'au 31 janvier 2010. Les préfets ont reçu l'instruction d'organiser des réunions locales et d'en faire remonter les conclusions au ministère. Parallèlement, un site web recueille les contributions des internautes. Un colloque sur l'identité nationale viendra clore ces travaux le 4 février 2010.

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lundi 23 novembre 2009

Travailleurs sans papiers: faut-il fermer l'entreprise Bouygues ?

Libération.fr - 23/11/09 -

Plusieurs dizaines de travailleurs sans-papiers occupent le chantier de la tour First à la Défense, dirigé par Bouygues construction. Xavier Darcos prendra-t-il des sanctions ?

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Plusieurs dizaines de travailleurs sans papiers occupent depuis le début de l'après-midi le chantier de rénovation de la tour First (ancienne tour Axa), à la Défense, pour réclamer leur régularisation.

Une partie des manifestants est installée autour du chantier tandis que d'autres occupent les préfabriqués, sans que leur action n'interrompe les travaux, dirigés par Bouygues construction.

Plusieurs sans-papiers affirment, badges à l'appui, qu'ils travaillent sur ce chantier. «Les employeurs savent qu'on est des sans-papiers. On veut une circulaire du gouvernement avec des critères simples pour être régularisés», a déclaré l'un d'eux à l'AFP, sans dévoiler son identité.

Environ 300 travailleurs sans papiers avaient déjà occupé le 2 novembre les préfabriqués situés sur ce chantier, avant d'être évacués quelques heures plus tard par les forces de l'ordre.

«Lors de la précédente occupation, nous avons été évacués sans aucune décision de justice, ce qui était une atteinte au droit de grève. Il faut savoir que dans le bâtiment public, 70% de l'activité est sous-traitée. Et plus on descend bas dans la sous-traitance, plus on trouve des travailleurs sans papiers» explique Oliver Villeret, de l'union départementale CGT de Paris.

Cette occupation s'inscrit dans le mouvement national d'action lancé depuis le 13 octobre sur des sites tels que les chantiers, restaurants ou entreprises de nettoyage, des secteurs qui emploient de nombreux sans-papiers.

Le ministre du Travail, Xavier Darcos, a annoncé que les préfets pourront prononcer la «fermeture administrative» des entreprises employant des travailleurs sans papiers.

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A lire aussi

Sanctions annoncées pour les patrons de travailleurs sans-papiers

Fermetures administratives, contrôles et amendes renforcés... A l'heure où plusieurs milliers de travailleurs sont en grève pour réclamer leur régularisation, Eric Besson annonce un projet de loi pour durcir l'arsenal anti-travail illégal.

samedi 21 novembre 2009

Communiqué du Syndicat de la magistrature : "Mariages « gris » : Eric Besson courtise les bruns"

Oulala.net - 19/11/09

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Le ministre des « expulsions » et de l’identité nationale a annoncé mercredi 18 novembre qu’il allait « engager une réflexion » sur les « mariages gris ». Il s’agit, nous prévient-il, de partir en croisade contre les mariages « conclus en abusant de la vulnérabilité de personnes en situation de faiblesse, dans le seul but d’obtenir un titre de séjour ou un accès à la nationalité française ».

A l’appui de ce qu’il présente comme une « escroquerie sentimentale à but migratoire », Eric Besson ne fournit aucune étude statistique justifiant la création d’un groupe de travail pour lutter contre ces mariages binationaux. En réalité, en choisissant une expression volontairement indigne et infamante, ce ministre souhaite attirer l’attention médiatique sur ses gesticulations nauséabondes. Mais il s’agit surtout de jeter l’opprobre sur les mariages mixtes en laissant entendre que l’échec du couple repose nécessairement sur l’intention malveillante du conjoint étranger. A n’en pas douter, le groupe de travail - auquel a opportunément été associé le ministère de la Justice - ne manquera pas de trouver une traduction pénale à ce nouvel écart démagogique. Peut-être pourrait-il commencer par rappeler à Eric Besson que les distinctions entre les personnes physiques à raison de leur origine constituent une discrimination aux termes de l’article 225-1 du Code pénal ?

Avec cette dernière provocation, la majorité au pouvoir nous rappelle qu’il est donc possible, en France, en 2009 :

- de déclarer publiquement qu’un jeune homme « ne correspond pas du tout au prototype » de « l’Auvergnat » parce qu’il mange du cochon et boit de la bière, ou encore que c’est quand « il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes » ;

  • de demander aux intellectuels de se soumettre à un devoir de réserve lorsqu’ils entendent exprimer un point de vue sur le sarkosysme ;

  • de qualifier de « gris » des mariages prétendument douteux entre français et étranger ;

Le Syndicat de la magistrature est profondément indigné de l’escalade verbale à l’œuvre au plus haut sommet de l’Etat et rappelle son attachement aux principes fondamentaux de la liberté du mariage comme du droit à une vie privée et familiale sans discriminations.

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mardi 17 novembre 2009

Expo itinérante pour soutenir les sans-papiers

20 minutes.fr - 16/11/09 /

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Première étape à Lille. La Ligue des droits de l'homme (LDH) a lancé, samedi, son tour de France pour dénoncer, par la voix de son président Jean-Pierre Dubois, « une société de plus en plus portée sur la surveillance, la discrimination et l'exclusion ». Pour l'occasion, la LDH a organisé, dans l'après-midi, une déambulation dans les rues de Lille en brandissant 17 grandes photos, montrant chacune un sans-papiers se cachant le visage.

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samedi 14 novembre 2009

La maman arrêtée, l'enfant de 10 ans laissé seul !

Ouest-France - 14/11/09 - Patrick Angevin

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Almerida et José Teixeira. Ce sont eux qui ont recueilli l'enfant de M. D. (de dos), laissé seul dans le logement familial par les gendarmes venus interpeller sa maman.

À Yvré-l'Évêque, près du Mans, les gendarmes ont embarqué la maman, une Africaine en situation irrégulière. Et laissé son garçon de 10 ans, seul, à l'intérieur du logement familial.

Almerida Teixeira a les yeux qui se mouillent quand elle raconte. Le coup de fil paniqué de la maman, à qui les gendarmes demandent de se dépêcher. Le gendarme qu'elle arrive à avoir au bout du fil et qui confirme qu'ils « emmènent la dame » et que « l'enfant reste à la maison ». « Je me suis changée et je suis allée là-bas. J'ai sonné. Le petit m'a ouvert. Il s'est jeté dans mes bras. Il pleurait. Il a dit : « Les gendarmes ont emmené maman, mais elle n'a rien fait, maman ». »

Les faits remontent au 3 novembre, à Yvré-l'Évêque, dans l'agglomération du Mans. M. D., originaire de Guinée-Bissau, est sous le coup d'une mesure d'expulsion vers le Portugal. Des gendarmes du Mans sont venus la chercher chez elle. Mais ils laissent son enfant sur place. Qui va rester, seul et paniqué, pendant trois quarts d'heures.

« Pas la meilleuredes procédures »

Explications de la gendarmerie : l'enfant, qui a la nationalité portugaise, réside légalement en France, M. D. ne voulait pas que son enfant parte avec elle et elle aurait assuré que « son papa allait le prendre en charge ». Sauf que l'homme, qui travaille sur un chantier, n'a pu être mis au courant que vers 17 h 45. Et, surtout, le « papa » en question, s'il vit en concubinage depuis huit ans avec M. D., n'est pas le père de l'enfant.

Portugais, le concubin est arrivé en Sarthe en 2005 pour travailler sur le chantier du tramway du Mans. M. D., qui vit légalement au Portugal depuis 1999, l'a rejoint peu après. Avec son enfant, scolarisé depuis maintenant trois ans en Sarthe. « C'est un enfant qui souffre d'asthme sévère, qui fait l'objet d'un suivi particulier à l'école. On aurait pu avoir une catastrophe », s'indignent Bernard Lebrun, porte-parole sarthois du Réseau éducation sans frontière (RESF) et Yves Cottereau, de la Ligue des droits de l'homme (LDH).

Du côté de la préfecture de la Sarthe, on défend la décision d'expulsion. Même si François Ravier, secrétaire général, concède que « les gendarmes n'ont peut-être pas appliqué la meilleure des procédures » en laissant l'enfant seul.

RESF et la LDH dénoncent, eux, une procédure absurde. Le couple a fait une demande de régularisation. Refusée par la préfecture, au motif, notamment, que le couple n'est pas marié et qu'il n'a pas d'enfant en commun. « Monsieur est le père quand ça arrange, le jour de l'expulsion. Il ne l'est pas quand le couple demande une régularisation », ironisent Bernard Lebrun et Yves Cottereau.

M. D. n'a finalement pas été expulsée. Vice de forme. Arrêtée le mardi matin, transférée au centre de rétention du palais de justice de Paris, elle a été relâchée le jeudi. M. D. s'est retrouvée en plein Paris, sans argent avec un téléphone portable à plat. José, le mari d'Almerida Teixeira, a pris sa voiture pour aller la récupérer.

Comble de l'absurde : si M. D. avait été expulsée, elle aurait pu revenir le soir même au Mans. Son titre de séjour au Portugal lui donne droit automatiquement à un séjour de trois mois en France...

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lundi 9 novembre 2009

Identitié nationale: petite manoeuvre d'un petit ministre

Le Champ des possibles - Christophe Clergeau - 03/11/09

Il suffit parfois de peu de choses pour donner naissance aux pires vilenies. Un ministre à la dérive et pressé de plaire, un gouvernement aux abois avide de diversion, tels sont les deux ingrédients qui donnent naissance à un débat bâclé et inopportun sur l'identité nationale.

On peut comprendre la volonté du gouvernement d'ouvrir la polémique sur un sujet tiré de son chapeau dans la précipitation. Hausse du chômage et approfondissement de la crise sociale, polémique sur la fiscalité des hauts revenus, critiques virulentes sur les réformes de la taxe professionnelle et de la décentralisation, Sarko est dans l'œil du cyclone et il ne supporte pas cela.

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Avec l'enthousiasme du nouveau converti, Besson lui offre donc sur un plateau une polémique bien venue pour déstabiliser la gauche et détourner les regards des dossiers en cours. On frise le ridicule. En 24 heures on demande aux préfets d'organiser un grand débat national. une partie d'entre eux explique courageusement être dans l'incapacité de répondre à cette sollicitation. A défaut un site internet rapidement bricolé fera l'affaire. Voilà comment on lance un débat national sur un sujet aussi délicat.

Car de deux choses l'une, soit il s'agit de réaffirmer l'attachement des français à la République et à ses symboles, et pour cela faut-il un débat? y a-t-il péril en la demeure? soit il s'agit de réveiller le vieux fantasme d'une France blanche menacée par l'immigration et la mondialisation pour faire oublier la crise et les affaires.

La droite joue cyniquement avec le feu, n'allons pas jouer avec elle. Les déçus du sarkozysme alimentent la remontée électorale du FN, ce n'est pas notre affaire. Avançons nos idées et nos propositions, et surtout n'oublions pas que la principale faillite de la République c'est le maintien des discriminations et l'incapacité de notre société à donner toute leur place en son sein aux jeunes français d'origine étrangère. Ce débat-là vaut la peine d'être mené!

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mercredi 28 octobre 2009

IMMIGRATION - L'annonce d'un débat sur l'identité nationale suscite un tollé

NOUVELOBS.COM | 27.10.2009 | 14:23

Du PS aux Verts, l'ensemble de l'opposition s'insurge contre l'idée d'un débat sur l'identité nationale à l'approche des élections régionales.

D'une même voix, l'ensemble de l'opposition critique et s'insurge contre la proposition du ministre de l'Immigration Eric Besson d'organiser un grand débat sur l'identité nationale, lundi 26 octobre.

Au PS, la députée socialiste de Seine-Saint-Denis, Elisabeth Guigou, estime qu'on a "mieux à faire" qu'un débat sur l'identité nationale, et s'est dite défavorable à l'instauration d'une loi sur le port de la burqa. "Eric Besson cherche à détourner l'attention parce qu'il a de gros problèmes avec ses histoires de jungle évacuée [...] et avec l'expulsion de trois Afghans qui vont retourner dans la gueule du loup", a-t-elle critiqué sur LCI.

"On cherche à stigmatiser l'islam"
Même si l'ancienne garde des Sceaux a affirmé "détester la burqa" et que "toutes les femmes sont révoltées par ces femmes grillagées, enfermées dans des choses noires", elle déclare qu'elle "ne crois pas que faire une loi soit la meilleure façon d'éradiquer la burqa. Parce que c'est une infime minorité. Je pense que cela risque de cristalliser des musulmans qui ne sont pas du tout pour la burqa et qui pourraient sentir par là qu'on cherche à stigmatiser l'islam".

"La France est malade"
Invité de RMC, l'eurodéputé PS Vincent Peillon a estimé, lui, que la burqa "ne menace pas l'identité nationale", jugeant que "la façon dont le débat" sur l'identité nationale s'est ouvert "montre que la France est malade".

"L'identité nationale n'appartient pas aux politiques"

Le président du Mouvement démocrate (MoDem), François Bayrou, a affirmé que "l'identité nationale n'appartient aux politiques. C'est comme l'histoire, il n'appartient pas aux politiques de s'en accaparer", a déclaré à l'AFP l'ancien candidat à la présidentielle.
"C'est une identité toujours en construction. Elle est fondée pour nous sur des valeurs: liberté, égalité, fraternité en premier et intègre tous ceux qui avec le temps s'y rattachent", a fait valoir l'ancien ministre de l'Education en citant l'écrivain Ernest Renan qui la définissait comme "un plébiscite quotidien". "Rien n'est pire que d'en faire un sujet d'affontement politique surtout quand, par ailleurs, on laisse abîmer l'image de la France. Et, encore pire dans faire une utilisation partisane", a dénoncé le leader centriste pour qui "la nation appartient à tout le monde". "Chacun en a son idée et sa meilleure illustration est la réussite de notre pays", a-t-il dit

"Ce qui menace la France c'est de fermer des classes, c'est le discours sur la laïcité, c'est de prendre de l'argent aux classes moyennes et aux pauvres pour le donner aux plus riches", a indiqué l'eurodéputé, chef de file de "l'Espoir à gauche" au PS.
"Jamais la France ne s'est pensée par rapport à ses étrangers" a-t-il dit.

Selon l'eurodéputé, "il faut amener les jeunes Français à aimer notre pays et ses valeurs". "Je crains un peu que les manières d'Eric Besson n'amènent pas à faire aimer ce pays", a-t-il dit, soulignant que "la France n'a jamais parlé d'identité nationale. Il est dangereux d'ouvrir le débat comme ça. Il faut parler de la France."

Le député PS Christian Paul a accusé lui le gouvernement de faire du "roman national" une "invention bling-bling" et dénoncé ses "arrière-pensées".

"Quand la crise s'installe durablement, que le parti majoritaire se divise et pointe les échecs de ses choix politiques, l'appel symbolique à la Nation relève d'une méthode déjà éprouvée de gouvernement, vertueuse en apparence, mais portée par d'évidentes arrière-pensées", insiste-t-il, accusant le gouvernement de faire "un usage pré-électoral (de l'immigration) réveillant le 'péril migratoire'"


"Evidemment cette nouvelle annonce (d'Eric Besson, nlr) est une recette électorale. Chaque fois qu'une élection se présente à l'horizon, le parti UMP agite le sujet de l'identité nationale et de l'immigration", souligne François Bayrou.
"Cela a pu marcher mais le jour va venir où les Français se rendront compte que toutes ces déclarations à grands sons de trompe n'ont rien a voir avec une réalité qui s'aggrave tous les jours, empêchant toute intégration et renforçant les discriminations, accompagnés de décisions qui sont le contraire des valeurs et l'identité de notre pays", a-t-il ajouté en citant en exemple le récent renvoi de trois Afghans à Kaboul.

"Le gouvernement ressort l'épouvantail de l'immigration"
Pour les Verts, le gouvernement ressert "sa vieille soupe nationaliste". "Comme à chaque veille d'élection depuis 2001, le gouvernement ressort l'épouvantail de l'immigration", juge Djamila Sonzogni, porte-parole des Verts. Elle y voit "une façon d'esquiver sa responsabilité dans l'échec des politiques d'intégration".
"De l'Alsace à la Bretagne, du Pays basque à la Seine-Saint-Denis, nos identités sont multiples. Diverse et plurielle, c'est ainsi que la France est belle, n'en déplaise aux racistes de tous poils", conclut Djamila Sonzogni, appelant "media et citoyens à ne pas tomber dans ce piège et à ne pas prêter attention à cette mise en scène aux relents nauséabonds et vains".

Le PCF a estimé de son côté, que le débat sur l'identité nationale lancé par le ministre de l'Immigration Eric Besson, "petit ministre des sales besognes", constituait "le retour du pétainisme le plus nauséabond".

"Prendre des voix au Front national"
Enfin, le président du FN Jean-Marie Le Pen estime que ce débat sur l'identité nationale est "une résurgence purement électoraliste" pour les régionales afin de "prendre des voix au Front national".

"Plus c'est gros, mieux ça passe ?", s'interroge le leader du FN. Selon lui, "Besson [souhaite] faire disparaître le Front national, c'est cela qui l'excite".


"L'identité nationale n'est pas un tabou"
Quant aux députés UMP, ils soutiennent largement l'initiative d'Eric Besson. Eric Raoult, député de Seine-Saint-Denis a soutenu l'idée du ministre de l'Immigration Eric Besson d'un débat pour promouvoir l'identité nationale, estimant que c'était "une bonne nouvelle pour notre pays" car "l'identité nationale n'est pas un tabou".

"Eric Besson a raison de lancer ce débat. Les annonces de l'ouverture d'un grand débat sur l'identité nationale sont une bonne nouvelle pour notre pays", a indiqué Eric Raoult dans un communiqué.


"L'identité nationale ne doit pas être un sujet d'affrontement entre les intellos et les bobos et l'extrême droite. Ce n'est pas un concept de conflit, ce n'est pas non plus un tabou : ce doit être un débat qui permette de rappeler que les idées, les valeurs et les racines de notre Nation appartiennent à tous", a-t-il ajouté.

"Néo-communautarisme nauséabond"
Le député UMP de Seine-et-Marne Yves Jégo a, lui, accusé le PS de "neo-communautarisme nauséabond". "En déclarant que la burqa ne menace pas l'identité nationale, le parti socialiste montre son vrai visage, celui du néo-communautarisme nauséabond qui cède devant les coups de butoir des extrémismes religieux", écrit Yves Jégo dans un communiqué.
"Comment peut-on sérieusement affirmer que cet enfermement de la femme sous un voile-prison serait compatible avec notre République, ses règles et son histoire ?", s'interroge le député UMP selon qui la déclaration de Vincent Peillon "est la preuve malheureuse que, pour des question idéologiques, le PS est prêt à tourner le dos aux valeurs de laïcité et d'égalité entre les hommes et les femmes qui ont fait la force de notre pays".

Lefebvre veut défendre la "Douce France" de Trenet


De son côté, le porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre, pense que "ce n'est pas le retour d'un débat sur l'identité nationale qui devrait surprendre, mais plutôt l'effacement progressif de cette identité, alors que c'est au niveau de la Nation qu'est née, et que s'exerce la démocratie".
"Pourquoi certains ont-ils peur d'un débat sur cette question identitaire ? Il ne s'agit pas de construire notre identité par opposition à celle des étrangers, comme certains feignent de le penser, mais, au contraire, de se mettre d'accord sur ce socle commun constitué par les principes que tout citoyen qui vit sur le sol, doit respecter", a-t-il ajouté.

"La défense de notre modèle culturel et de la 'Douce France' chantée par Charles Trenet, passent par la redéfinition de notre identité nationale, alors que la mondialisation, qui gomme chaque jour un peu plus les caractéristiques propres de chaque nation, est si âpre", a-t-il fait valoir.

"Promouvoir l'identité nationale"
Eric Besson a présenté début octobre à François Fillon "les grandes lignes d'un débat" qu'il lancera en novembre afin de "promouvoir l'identité nationale".
Le ministre de l'Immigration a précisé dimanche que ce débat durerait deux mois et demi avant un "grand colloque de synthèse" fin janvier-début février. Il a souligné qu'il allait demander aux préfets et aux sous-préfets d'organiser des réunions avec "les forces vives" de la Nation sur ce thème.
Le ministre de l'Immigration estime notamment que le port de la burqa est "contraire" à cette identité, sans toutefois trancher la question de l'opportunité d'une loi.
"On peut débattre sur l'opportunité de la loi (...) mais sur les principes il n'y a pas de débat : la burqa est inacceptable et contraire aux valeurs de l'identité nationale", avait déclaré le ministre.

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