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dimanche 20 avril 2008

TIBET - Le dalaï lama pourrait devenir «citoyen d'honneur» de Paris

Le Parisien 16 avril 2008,

Le maire PS de Paris Bertrand Delanoë a annoncé mercredi qu'il proposerait lundi prochain au Conseil de Paris «d'attribuer au dalaï lama le titre de citoyen d'honneur de la Ville de Paris».

Il s'agit de «rendre hommage à un combattant de la paix, partisan inlassable du dialogue entre les peuples», a indiqué M. Delanoë dans un communiqué, à propos du prix Nobek de la Paix.

«Paris souhaite également, par ce geste, assurer de son soutien fraternel le peuple du Tibet, qui cherche à défendre les plus élémentaires de ses droits : sa dignité, sa liberté, et tout simplement sa vie», a affirmé le maire.

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samedi 22 mars 2008

L'argent fait beaucoup plus le bonheur... si on le dépense pour les autres

http://terresacree.org SOS-Planete  - 2008-03-21 - VANCOUVER (Source vérifiée)

L'argent peut faire le bonheur, mais à condition de le dépenser pour le bien d'autrui ou de bonnes causes, conclut une étude scientifique rendue publique jeudi.

La recherche, paraissant vendredi dans la revue Science, démontre la validité scientifique de l'adage selon lequel il est plus satisfaisant de donner que de recevoir, a déclaré à l'AFP Elizabeth Dunn, professeur de psychologie à l'université de Colombie-Britannique (UBC), à Vancouver sur la côte ouest canadienne.

Mme Dunn et deux chercheurs de la Harvard Business School, Laura Aknin et Michael Norton, ont mené trois expériences visant à mesurer si leurs cobayes étaient plus heureux après avoir fait des dépenses pour leur compte personnel ou après avoir consacré de l'argent à une cause sociale ou charitable.

"Nous avons découvert que les gens dépensant de l'argent pour d'autres étaient les plus heureux", a souligné Mme Dunn. "Nous apportons des preuves pour étayer une perception qui ne date pas d'hier".

La première expérience a simplement consisté à demander à 630 Américains de mesurer, sur une échelle de 1 à 5, leur degré de satisfaction après avoir consacré de l'argent à eux-mêmes ou aux autres. Les personnes ayant fait preuve d'altruisme se sont déclarées plus heureuses que les autres.

Les chercheurs ont aussi mesuré le degré de satisfaction des employés d'une compagnie de Boston, après avoir reçu des primes allant de 3.000 à 8.000 dollars. Selon Mme Dunn, la façon dont les bénéficiaires ont dépensé leurs primes s'est avérée plus importante que le montant de celles-ci.

"Ceux qui ont consacré une part plus importante de leur bonus à des causes sociales ont dit être les plus heureux", a-t-elle relevé. Les personnes ayant consacré un tiers de leur bonus à autrui affichaient un coefficient de bonheur supérieur de 20% à ceux qui avaient tout gardé pour eux.

Dans la dernière expérience, des étudiants de Vancouver se sont vu remettre 5 ou 20 dollars à dépenser dans la journée. Une moitié des étudiants a eu pour instruction de se faire plaisir, l'autre de consacrer la somme à autrui. La encore, ce sont ceux de la seconde catégorie qui se sont déclarés les plus heureux.

La plus grande partie de la recherche dans ce domaine a été consacrée au rapport entre le bonheur et la quantité d'argent dont disposent les gens: "nous avons étudié comment les gens utilisent ce qu'ils ont", a expliqué Mme Dunn.

Elle souhaite se pencher dans ses prochaines recherches sur la question de savoir si le volontariat génère autant de satisfaction que les dons en argent.

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dimanche 16 mars 2008

Le rendez-vous muet des deux Corées

LE MONDE | 13.03.08 | KAESONG (CORÉE DU NORD) ENVOYÉ SPÉCIAL EXTRAITS

Deux mondes s'observent. Dans le car, des touristes de Corée du Sud ; dans la rue, les habitants de Kaesong, en Corée du Nord. De part et d'autre de la vitre, la curiosité partagée se mêle à une sympathie dont témoignent de furtifs gestes de la main ou des sourires. Mais à l'exception de ces signes amicaux, les contacts entre la population locale et les visiteurs sont réduits à des bavardages avec les guides et les marchandes des boutiques de souvenirs. Les touristes ne s'attarderont que quelques heures.

Pour les plus âgés, aller à Kaesong, qui fut la capitale du royaume de Koryo (918-1392), c'est un voyage sentimental dans le passé. Pour les plus jeunes, c'est la découverte d'un pays dont ils partagent l'histoire, la langue et la culture et dont pourtant ils se sentent éloignés.

Les voyages touristiques quotidiens à Kaesong, à une dizaine de kilomètres au nord de la zone démilitarisée qui sépare les deux Corées ont commencé en décembre 2007.  Entre le Nord et le Sud, cette incursion n'en révèle que davantage leur éloignement après plus d'un demi-siècle de séparation. En une heure et demie, on passe de la modernité du XXIe siècle à un monde figé plus de cinquante ans en arrière.

Kaesong,  près de la ligne de front est aujourd'hui une ville grise et morne qui semble vivre au ralenti, sans autre circulation que celle de vélos. D'un pays à l'autre, les autoroutes, les câbles à haute tension disparaissent. Les cultures au cordeau sous des serres en plastique, les couleurs variées des maisons surmontées d'une antenne de télévision font place à un pays manquant cruellement de tout.

C'est la première fois qu'un aussi grand nombre de Coréens du Sud (300 par jour) ont la possibilité d'entrevoir l'univers de leurs compatriotes du Nord. Une ville réduite à un décor : les touristes n'ont qu'un aperçu rapide et frustrant de ce que fut cette ancienne capitale devenue par la suite une prospère cité de marchands et de lettrés.

Après les contrôles de police dans des bâtiments flambant neuf construits par le Sud, puis la ligne de démarcation, la route suit la voie ferrée. Arbres dénudés, herbes couchées, rizières gelées : la campagne donne une impression de désolation. La rudesse de l'hiver n'en est pas la seule raison. Dans les hameaux, les maisons de style traditionnel avec un toit de tuiles grises recourbé aux extrémités sont modestes, parfois coquettes. Mais elles paraissent sans vie. Aucune fumée ne sort des cheminées en dépit d'un froid à pierre fendre.

Entourée de collines verdoyantes à la belle saison, l'ancienne capitale a conservé un certain charme en raison de ses vieux quartiers qui ont échappé aux bombardements américains. Dans la partie sud de la ville sont apparus de nouveaux immeubles d'habitation d'une quinzaine d'étages de couleur pastel destinés aux employés nord-coréens de la zone industrielle spéciale. Ailleurs, les petits immeubles décrépis sont mal en point.

Le régime s'efforce de montrer un visage souriant comme celui de ces jeunes vendeuses qui, au pied de la cascade Pakyon, gelée, pèlent de froid en costume de Père Noël, rouge avec un col de fourrure synthétique blanche, pour vendre des cannes en bois de kiwi et servir du thé au ginseng.

Lorsque les touristes sont en ville - de 9 heures à 16 heures -, les habitants de Kaesong sont tenus à l'écart des sites. Sur le passage du convoi, les rues perpendiculaires aux grandes avenues empruntées sont gardées par des policiers. La dizaine de bus - dont les plaques minéralogiques sud-coréennes sont voilées - évitent les monuments à la gloire du régime, telle la gigantesque statue de bronze du "Grand Leader" Kim Il-sung, le bras levé indiquant la Voie, qui domine la ville et que l'on ne fera qu'entrevoir sur sa hauteur. Seuls des panneaux muraux représentant un soldat écrasant du poing un char "impérialiste" ou des slogans en gros caractères sur le "Soleil du XXIe siècle" (le dirigeant Kim Jong-il) rappellent l'idéologie ambiante. A l'exception des monuments, les photographies sont interdites et les films des caméras digitales sont inspectés à la sortie.

"On n'apprend pas grand-chose de plus que ce que l'on savait déjà, constate un proviseur de lycée en quittant Kaesong, mais on repart avec un sentiment de tristesse." Au fil de la visite se fait jour chez les Coréens du Sud le sentiment qu'ils sont désormais si différents de leurs compatriotes que la réunification prendra beaucoup de temps. "J'ai été élevé dans un anticommunisme farouche et aujourd'hui je suis là. C'est déjà extraordinaire, reprend le proviseur de lycée. Et pourtant, cette rue à traverser pour nous serrer la main reste infranchissable."

Le tourisme est une source de devises pour la RPDC. Le mont Kumgang a vu défiler 348 000 visiteurs en 2007. A partir du mois de mai, Hyundai Asan organisera un voyage en avion depuis Séoul au mont Paektu, à la frontière chinoise. Dominant les plaines de la Mandchourie, ce volcan éteint, dont le cratère est occupé par un lac (le "bassin du ciel"), offre un paysage grandiose. C'est une des montagnes sacrées de la Péninsule : c'est là que serait descendu sur terre le fils du ciel qui engendra Tangun, le fondateur de la nation coréenne, plus de deux millénaires avant l'ère chrétienne. C'est aussi le berceau du régime nord-coréen puisque le dirigeant Kim Jong-il y serait né. Mais ce n'est peut-être pas ce qui attire le plus les touristes du Sud...

Dans la grande cour carrée flanquée d'anciens pavillons et plantée de vénérables arbres gingkos du musée Koryo à Kaesong, un vieux couple de touristes du Sud assis sur un banc est nostalgique. Tous deux sont nés à Kaesong. "Nous sommes venus à la recherche de notre enfance mais nous n'avons rien retrouvé, sauf cet endroit où nous venions lorsque nous étions écoliers", dit le mari, dont la famille avait fui Kaesong au début de la guerre. "Le reste me rappelle seulement le Sud dans les années 1960, lorsque nous étions pauvres."

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vendredi 7 mars 2008

Est-il opportun de légiférer sur le droit d’une personne à demander qu’on mette fin à ses jours ?

L’actualité récente a relancé le débat sur l’opportunité de légiférer sur le droit d’une personne à demander qu’on mette fin à ses jours.

Ce débat, aussi médiatique et émotionnel soit-il, focalisé sur une situation d’une extrême rareté, a le mérite de nous interpeller. Il nous oblige à réfléchir à ses véritables enjeux. Nous ne devons pas oublier pour autant les milliers de personnes qui meurent tous les jours dans des douleurs non soulagées, dans la solitude et l’angoisse, et qui attendent de

recevoir des soins de fin de vie adaptés, des soins qui leur permettent de vivre leurs derniers moments le plus dignement et humainement possible.

Le rapport de Marie de Hennezel (2005), chargée de la Mission "Fin de vie et accompagnement" propose cette conclusion :

"Ce n’est pas une loi qui amendera les consciences, ni qui diminuera la solitude des médecins confrontés à des fins de vie difficiles. Par contre, on peut craindre qu’elle freine les efforts des soignants pour améliorer leurs pratiques, pour la penser, pour inventer une manière d’être humble et humaine auprès de ceux qu’on ne peut plus guérir."

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TIBET - 49ème anniversaire du Soulèvement de Lhassa

France-Tibet

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Le 49ème anniversaire du Soulèvement de Lhassa en France sera commémoré

entre entre le 4 mars et le 10 mars 2008...

Nous vous invitons à rejoindre dans les différentes villes mentionnées ci dessous, les Tibétains et leurs supporters, défenseurs des droits de l'homme, avec vos drapeaux du Tibet et vos banderoles.

Liste récapitulative des manifestations commémoratives en France,
suivant les communiqués de différentes associations :

PARIS, le 4 mars, Faculté de Droit, Panthéon, 19h30 " Conférence "JO 2008, Espoirs et désespoirs" avec Jean Philippe Béja directeur CNRS, Catherine Braun, Responsable Asie d'Amnesty et Marcelle Roux de France-Tibet.

LE MANS du 3 mars au 9 mars : "Maison de la Culture et Médiathèque des Saulnières" engagée pour la Semaine pour le Tibet avec l'Ecole de Jazz du Conservatoire de Musique de la ville du Mans invite le chanteur tibétain Loten Namling. Programme détaillée dans la rubrique le Mans
http://www.tibet.fr/site/nucleus/index.php?action=itemedit&itemid=1786

ANGERS : 8 mars table d'informations et discussions avec France-Tibet /Maine Anjou à la librairie
films et débat, à la librairie " Carte d'embarquement"
http://www.tibet.fr/site/evenements.php?blogid=2&archive=2008-02

CREST : Informations, Drapeau du Tibet Place du Marché avec Philippe et France-Tibet;
Contact Philippe Eyraud, France-Tibet, Plan de Baix; filero@vallee-drome.com

CHARTRES Dimanche 9 mars à 14h30, Marche de soutien au peuple tibétain de 10 km
Départ au parking des 3 ponts à Chartres. Contacts :
ASPTT Chartres : 02 37 21 50 58 - asptt.chartres@wanadoo.fr et Comité de Soutien au Peuple Tibétain : 02 37 31 66 95 chartrestibet@orange.fr

DIJON : Samedi 8 mars, à 10 heures : place François Rude à Dijon
avec l'association "Urgence Tibet" Maison Millière, 10 rue de la Chouette,21 000 Dijon

LILLE : samedi 8 mars 2008, à 14H30, Place des Buisses , entre Euralille et la gare Lille Flandres.
- Marche :mairie de Lille puis Grand’place zt parvis des Droits de l’Homme, place de la République.
Contact : Tibet 59/62 (Lille) Frédéric 03 20 97 73 64 et Martin 06 22 13 32 33.

LYON Lundi 10 mars 2008 à partir de 18h00, Place de la Comédie :

MARSEILLE : le samedi 8 Mars 2008 à 14h00,devant le Palais de Justice Place Monthyon ( 1er Arrondisement )
Pour une MANIFESTATION jusqu'au Consulat de Chine
A l'appel de : Destination Rangzen & Alternative Tibetaine
pour plus d'information consultez le site http://www.alternative-tibetaine.org/marseille.htm
et http://www.tibet.fr/site/nucleus/index.php?action=itemedit&itemid=1816

Un co-voiturage est organisé au départ de Valence jusqu'à Marseille.
Pour les personnes intéressées appellez Emanuelle Corbeau au: 04 75 71 54 58
et au départ de Lyon envoyez un e mail à Dominique Lhopital : action.tibet@yahoo.fr



ORLEANS
: Le drapeau dusera hissé dès vendredi 7 mars sur le parvis de l'Hôtel de Ville d'Orléans, comme il l'est depuis 15 ans maintenant. Le rassemblement commératif aura lieu en présence de personnalités dont Monsieur Sueur, sénateur et ancien maire d'Orléans, à 17h30 le lundi 10mars autour du drapeau.
France Bleue Orléans donnera en direct les dernières nouvelles de la situatin au avec les responsables France-Tibet d'Orléans le lundi 10 mars en direct de 14h à14h30.

PARIS, Dimanche 9 mars 2008 à 15h
Dalle des Droits de l'Homme
Place du Trocadéro (métro Trocadéro)
mobilisation à l’appel de la Communauté Tibétaine de France et du Bureau du Tibet à Paris.
http://www.tibet.fr/site/nucleus/index.php?action=itemedit&itemid=1757

STRASBOURG : le samedi 8 mars 2008, rassemblement :14h45 place Gutenberg et Commémoration: 15h15 place Broglie
organisé par les Association LIBERTE AU TIBET liberteautibet@gmail.com et ETUDIANTS POUR UN TIBET LIBRE :etl.strasbourg@gmail.com

TOULOUSE: le samedi 8 mars 2008
Rassemblement Place du Capitole tracts et pétitions de 14h à 18 h puis Cercle Tibet Vérité : de 18 h à 19 h

Et à l'étranger... Charlottesville, Chicagohttp://www.tibet.fr/site/evenements.php?itemid=1838

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mercredi 27 février 2008

Rama Yade en rajoute une couche avec le communautarisme

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mardi 19 février 2008

Devenir « militant de la bienveillance »

Midi-Libre 18/02/08

Si un battement d'ailes de papillon peut déclencher un cyclone à l'autre bout de la planète, de tout-petits gestes bienveillants peuvent avoir un impact majeur à long terme sur l'humanité de... l'humanité !

C'est le pari que font les membres du World Kindness Movement (Mouvement mondial pour la bienveillance). Cet organisme international laïque né à Singapour en 2000, fédère les initiatives lancées dans une vingtaine de pays.


« Personne ne peut tout faire, mais tout le monde peut faire quelque chose », rappelle une adhérente. Le World Kindness Movement propose d'agir en choisissant des gestes à notre portée. Du plus évident (proposer son siège à

une femme enceinte) au plus loufoque (envoyer une carte postale à un inconnu choisi dans l'annuaire en lui souhaitant une belle journée). Sur les sites consacrés au mouvement, les internautes bouillonnent d'imagination, comme ces automobilistes aux Etats- Unis, qui payent le péage pour celui qui les suit.

En France, rien pour l'instant de répertorié dans cette chaîne mondiale de la générosité...


- www.worldkindness.org.sg
- www.actsofkindness.org

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dimanche 17 février 2008

Belgique - La maison des enfants perdus

LE MONDE | 15.02.08 | BRUXELLES CORRESPONDANT

En Wallonie, un lieu tenu secret accueille des mineurs étrangers victimes des pires trafics. Le récent démantèlement  d’un réseau de proxénètes nigérians a révélé l’ampleur du phénomène

Celle-là est arrivée hier, cassée au sens littéral, après un détour par un hôpital bruxellois. Quel âge a-t-elle, avec son allure si frêle ? Seize ans peut-être. Pour échapper à ceux qui l'avaient enfermée et exploitée depuis 2006, elle s'est défenestrée. Une autre a affirmé, et c'était sans doute vrai, qu'elle ignorait son nom quand, enfin, la police l'a délivrée du lieu où elle servait de bonne à tout faire depuis plusieurs années. Une autre encore a été vendue par sa famille, enfermée, droguée. Elle croit que des hommes voulaient prélever un de ses organes.

Il y a des grands ados, des plus jeunes et on a même vu arriver, un jour, un gamin de 5 ans. Des garçons, parfois, des filles, souvent. Victimes de passeurs, de proxénètes, de trafiquants ou tout simplement de leurs proches. Certaines, mariées de force ou soumises à la coutume, croient que leur époux a toujours raison, même quand il les place de force sur un bout de trottoir.

Ils sont une quinzaine au total et vivent dans cet endroit gardé secret, au fin fond d'une province de Wallonie. Pour mettre leur corps et leur esprit à l'abri, pour assurer leur protection, ils sont accueillis dans une bâtisse anonyme, bordée d'autres bâtisses anonymes.

………………

Les policiers, les juges, les psychologues qui sont en relation avec le centre ont baptisé "mineurs TEH" ces enfants découverts dans des bars louches, dans l'arrière-boutique d'un magasin de nuit ou à un carrefour, contraints de mendier pour "le chef". Leurs récits ont permis d'établir une sorte d'atlas mondial de la maltraitance des enfants : l'Europe de l'Est et le Nigeria pour la prostitution, la Chine et l'Equateur pour le travail forcé, l'Inde et le Pakistan pour l'exploitation des filles dans les magasins ou la fruiticulture, le Maghreb pour celle des garçons dans les restaurants et la boucherie...

.................

Lire le reportage intégral sur : http://

www.lemonde.fr/europe/article/2008/02/15/la-loi-la-plus-avancee-d-europe-pour-les-mineurs_1011797_3214.html

La loi la plus avancée d'Europe pour les mineurs

LE MONDE | 15.02.08 | • BELGIQUE CORRESPONDANT

La Belgique a innové en décidant, dès le début des années 1990, de protéger par la loi les victimes de la traite des êtres humains (TEH). C'est dans ce cadre que la Communauté française a décidé, en 2003, de créer son centre d'accueil spécialisé pour les mineurs, le premier du genre en Europe.

La Belgique voulait éviter ce qui s'est passé aux Pays-Bas : la disparition, par centaines, de ces "mineurs étrangers non accompagnés", notamment africains et asiatiques, retrouvés aux quatre coins de l'Europe, et souvent dans des réseaux de prostitution organisés par des Nigérians. L'un d'eux a été démantelé en janvier par les polices italienne et néerlandaise.

Les jeunes, souvent très perturbés, qui décident de collaborer avec les autorités belges et de bénéficier d'une protection dans le cadre de la procédure "TEH" n'accomplissent pas facilement ces démarches, même s'ils reçoivent, en échange, un titre de séjour provisoire.

Certains experts demandent donc un allongement du délai de réflexion de 45 jours octroyé aux jeunes victimes. Et le maintien d'une protection et d'un statut, même si le dossier n'aboutit pas. Dans certains cas, en effet, la police ne retrouve la trace des exploiteurs ou ne réunit pas assez de preuves, ce qui empêche leur jugement ou leur condamnation, et signifie, pour le mineur, qu'il n'obtiendra pas son titre de séjour illimité à 18 ans. Or la plupart de ces garçons et filles resteront sur le territoire belge. Ils courent le risque de retomber dans la clandestinité et de repasser sous la coupe des réseaux criminels.

Les associations réclament un statut de "victime objective" pour les jeunes de moins de 16 ans manifestement exploités, que la procédure aboutisse ou non. D'autant que les diverses mafias s'adaptent aux évolutions : le fait que le ministère de l'intérieur réclame un traitement prioritaire pour les dossiers "TEH mineurs" a compliqué le repérage des victimes dans certains cas. Les exploiteurs enjoignent, par exemple, les jeunes prostitués à se déclarer majeurs s'ils tombent entre les mains de la police. Et les munissent de faux papiers.

Autre changement : des jeunes filles âgées de 18 ans tout juste sont exploitées dans des lieux clandestins, à l'écart des centres habituels de la prostitution. Celles qui parviennent à s'enfuir auront, ensuite, bien des difficultés à identifier ces endroits.

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jeudi 14 février 2008

Son métier : relire les mots d'amour

Ouest-France 14/02/08 - Isabelle BORDES

Le quotidien Libération ouvre toujours ses colonnes aux amoureux notamment à la Saint Valentin. Derrière cette rubrique qui a bien changé depuis les années 1970, Bertrand Guitton. Coulisses.

Drôle de métier. Bertrand Guitton est un commercial comme les autres. Sauf qu'il gère les petites annonces de la rubrique Entre nous, à Libé, où l'on ne parle que de sentiments. Anniversaires de mariage, sauvetages d'idylles et, surtout, « transports amoureux » de tous ceux qui ne peuvent pas oublier un regard échangé dans un train ou à un feu rouge. La moitié de son temps, Bertrand Guitton relit des mots d'amour.

Bouteille à la mer. « Au Dejazey vendredi soir. Vous m'avez demandé mon prénom puis vous avez disparu. J'espère que vous lisez Libé. » Simples ou enflammés, ces messages sont ceux de la dernière chance, « pour ne pas avoir de regrets », répètent les lecteurs annonceurs. « Les clients deviennent souvent timides, ils hésitent, me demandent ce que j'en pense : ' Vous devez me trouver idiot, non ? ' »

De « Chérie je t'aime » à « Entre nous ». Le ton a changé, depuis 1973 et la libération sexuelle. Libé est alors un journal d'extrême gauche bien décidé à offrir au citoyen la libre parole et favoriser les échanges en tout genre ; et gratuitement (cela le restera jusqu'en 1981). À l'époque, on laisse son adresse, en proposant même d'« Écrire ou passer »...

À l'Américaine. Elle avait croisé « le gentleman français parfait ». Pour le retrouver, cette Californienne a laissé une petite fortune avant de repartir outre-Atlantique. Des annonces de trente lignes, tous les jours, pendants quinze jours... en vain. Pas rancunière, elle a envoyé un cadeau à l'équipe, des t-shirts à l'effigie du « governator Schwartzenegger ». Pas tout à fait la ligne Libé, « mais bon, ça changeait des bouteilles de champagne... »

Pas de saisons. C'est un rêve de commercial, cette rubrique... Elle fonctionne bien, même l'été, et en dépit de la crise des petites annonces papier : « Là, la magie d'être publié opère encore... ». La Saint-Valentin est évidemment le pic d'activité du service, qui embauche deux extras pour faire le cahier spécial, ses quelque 500 annonces et un concours à la clé.

Les aficionados. Il y a les coeurs tendres, qui craquent souvent, mais aussi les autres. Ceux qui en usent comme d'un journal intime, ou trouvent là un espace où exprimer leur littérature. Ainsi le poète Voltuan, auteur de centaines de messages qu'il apporte lui-même, sur papier.

AZF. Les messages parfois codés ont dû inspirer AZF, groupe estampillé « terroriste ». Ils ont imposé à la police de communiquer via Entre nous. Ce qui a donné notamment, un jour de mars 2004 : « Mon gros loup, ne prenons pas de risques inutiles, le plus tôt sera le mieux. Donne-moi tes instructions, Suzy. » Suzy étant la police, et Mon gros loup, les voyous.

Bertrand, consultant. La plupart des annonceurs savent ce qu'ils veulent écrire « et je les aide plutôt dans la ponctuation, ou pour gagner une ligne ». Mais, quelquefois, il faut les accoucher, les encourager. Leur rappeler que beaucoup de gens peuvent se reconnaître dans la description d'un type en jeans et baskets à un concert de rock... Enfin, il doit leur inspirer confiance, « je suis détenteur d'un secret, après tout. Il y a aussi des histoires clandestines ».

Même après la rupture. Il y a enfin ceux qui passent des annonces « après ». Cet homme qui veut continuer l'histoire et ne manque pas un numéro en espérant trouver un signe en retour. Cette femme qui veut clore l'histoire où elle a commencé, dans les pages de Libé. Ou cette autre qui a besoin de dire sa colère au grand jour, de la publier pour se « libérer ».

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dimanche 10 février 2008

Les druides bretons perdent leur chef

BREST (AFP) - 07/02/2008

Les druides bretons ont perdu leur plus illustre représentant, Gwenc'hlan Le Scouézec, décédé mercredi à 78 ans après une trentaine d'années à la tête de la fraternité druidique de Bretagne qui perpétue des croyances celtes millénaires.

Grand homme svelte à la barbichette blanche, Gwenc'hlan Le Scouézec, docteur en médecine et écrivain, portait fièrement aube blanche et couronne de gui en argent ciselé lors des cérémonies rituelles. "Etre druide c'est assurer toute la tradition spirituelle, intellectuelle, culturelle des Bretons", avait-il confié à l'AFP en juillet 2007. Ce jour-là, lors d'une assemblée ouverte au public dans la forêt de Brasparts (Finistère), il avait reçu à l'intérieur d'un cercle de pierres de nouveaux membres selon un rituel ancestral marqué par la reconstitution de l'épée brisée du roi Arthur, symbole d'unité du peuple celte, et la bénédiction du gui.

"Gwenc'hlan Le Scouézec a rendu aux Bretons le sens du sacré et l'amour du pays", a résumé jeudi Youen Burel, archiviste au Gorsedd (fraternité druidique) de Bretagne. "Il a insufflé beaucoup plus de spiritualité dans le Gorsedd. Il a tenté d'en faire un outil pour la défense de la culture bretonne", s'est félicité de son côté un autre druide qui préfère garder l'anonymat. Bardes (littéraires), ovates (scientifiques) et druides (sacerdoce et enseignement) se retrouvent ainsi chaque année, au cours de huit cérémonies célébrées en langue bretonne, pour fêter la nouvelle année (1er novembre), les solstices d'hiver et d'été ainsi que les équinoxes de printemps et d'automne.

"Notre Livre, c'est la Nature. Le druidisme est une philosophie cultuelle à résonance spirituelle, païenne, fondée sur la nature. Le paganisme druidique a plus de 7.000 ans", explique M. Burel.

Gwenc'hlan Le Scouézec avait été choisi en 1980 pour prendre la tête du Gorsedd de Bretagne, qui compte une cinquantaine de membres, tous majeurs, et représente la branche officielle du druidisme rattachée à la branche galloise. L'autorité suprême du Gorsedd celtique, fondée au XVIIIe siècle, regroupe près de 1.200 membres et se trouve au pays de Galles.

Le mouvement "avait adhéré à la déclaration des droits de l'homme et dénoncé l'utilisation des symboles druidiques par des mouvements fascisants", indique M. Burel.

Gwenc'hlan Le Scouézec, fils du peintre expressionniste Maurice Le Scouézec (1881-1940), est l'auteur de nombreux ouvrages dont "le guide de la Bretagne mystérieuse" (1966) et "Bretagne Terre sacrée" (1977). Ses obsèques seront célébrées selon le rituel druidique samedi à Brest.

Une réunion des druides dirigeants décidera de son successeur qui pourrait être le grand druide adjoint Per-Vari Kerloc'h, de formation universitaire, salarié à la Poste et responsable syndical.

Paix à son âme, par Toutatis !

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