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vendredi 18 septembre 2009

Corée du Sud - Une grande dame, par Philippe Pons

LE MONDE | Samedi 12.09.09

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"S'il y a un message de mon mari que vous ne devez pas oublier, c'est de conserver une conscience en éveil."

Dans sa robe noire au col de dentelle blanche, c'est une vieille dame de 87 ans, soutenue par des parents, qui monta sur le podium. Elle avait fait arrêter le cortège funéraire de son mari, l'ancien président Kim Dae-jung, 1 sur la place de la Mairie, à Séoul.

D'une voix affaiblie par l'âge et le chagrin, elle remercia les dizaines de milliers de personnes assemblées, puis, en digne compagne de l'homme qui se battit pour la démocratie en Corée du Sud, elle déclara : "S'il y a un message de mon mari que vous ne devez pas oublier, c'est de conserver une conscience en éveil."

Quelques semaines avant sa mort, Kim Dae-jung, renouant avec les accents du tribun qu'il fut, appelait encore ses concitoyens à faire preuve "d'une conscience en éveil afin de réagir lorsque l'injustice triomphe".

A l'occasion des cérémonies qui se sont poursuivies après la mort de l'ancien président, dont les funérailles nationales ont eu lieu le 23 août, et de la récente publication d'extraits de son journal, les Coréens découvrent la relation étroite qui l'unissait à sa femme et la dignité dont a fait preuve cette dernière tout au long de sa vie aux côtés de celui qui passe pour le Mandela coréen.

S'ils sont émus par l'histoire de près d'un demi-siècle de ce couple, c'est que celle-ci est en raccourci celle du pays, de ses drames sous la botte des dictatures comme des espoirs d'une jeune démocratie.

Mme Lee Hee-ho (en Corée, les épouses conservent leur nom) est représentative de la force d'âme de bien des Coréennes et du combat de nombre d'entre elles pour les droits de la femme - tout en restant parfois en retrait de leur mari.

Le couple que formaient Lee Hee-ho et Kim Dae-jung était soudé par un projet politique qui avait pérennisé leur rencontre.

Discrète et attentive, sans pour autant correspondre au cliché occidental de la femme asiatique - soumise et placée dans une position subalterne par rapport à son mari -, Mme Lee fut la "compagne d'armes" de Kim Dae-jung. Elle lui donna des raisons d'agir, l'aida à surmonter ses incertitudes.

Il avait fallu du courage à cette fille aînée d'une famille de médecins, diplômée de la prestigieuse université de Séoul, docteur en sociologie de Scarrit College, aux Etats-Unis, puis professeur à l'Université féminine d'Ewha, à Séoul, pour épouser un provincial d'origine modeste, veuf et père de deux enfants, qui se ruinait dans des campagnes électorales. De surcroît catholique, alors qu'elle était protestante.

Dans la société coréenne des années 1960, marquée par les rigidités confucéennes, Mme Lee était une jeune femme émancipée, secrétaire générale de l'Association des jeunes chrétiennes.

Ce n'est pas la flamme de la passion qui les unit, rappelle-t-elle dans ses Mémoires, publiés en 2008 sous le titre L'Accompagnement, mais des valeurs communes. D'abord, la démocratie, qui, pour elle, devait s'accompagner de l'émancipation des femmes.

Elle allait partager tous les combats de celui que l'on surnommait alors "le Kennedy coréen", les poursuivant seule lorsqu'il fut emprisonné. Aux valeurs communes allait s'ajouter l'expérience fondatrice de la découverte de l'insécurité. Sept jours après leur mariage, Kim Dae-jung était arrêté. Les emprisonnements et les tentatives d'assassinat allaient se succéder. Lorsqu'il fut enlevé à Tokyo en 1973 par les sbires du régime, elle avait cru ne plus jamais le revoir.

Au cours des années de résidence surveillée dans leur petite maison de briques rouges - scrutée par la police et truffée de micros - du quartier de Soedamun, à Séoul, Mme Lee servait le thé aux visiteurs puis s'éclipsait. Mais, dehors, elle était la voix de Kim Dae-jung, parfois sa messagère. Elle faisait partie de ces "femmes au châle mauve" (couleur de l'hibiscus, fleur nationale), épouses des prisonniers politiques, qui lançaient en choeur à la fin du service à la cathédrale de Myongdong, à Séoul : "Que renaisse la démocratie !"

En novembre 1980, alors que Kim Dae-jung avait été condamné à mort, c'est Mme Lee qui transmit au chef de la junte, le général Chun Too-whan, le refus de son mari de renoncer à la politique en échange de la grâce du régime. "Je n'avais même plus de larmes pour pleurer, disait-elle alors. Il fallait tenir, c'est tout." Au cours des années que Kim Dae-jung passa en prison, elle n'allumait pas le chauffage chez elle, en dépit des hivers sibériens de la Corée, pour partager ses souffrances, écrivit-elle dans son journal.

Tout au long de leur vie commune, elle exerça une discrète influence sur son mari, se faisant le porte-parole du "peuple" et de ses concitoyennes. Militante, certes, Mme Lee savait aussi, comme la plupart des Coréennes, qu'au-delà des "grandes causes" l'avenir se joue au ras du sol par l'infléchissement des comportements sociaux. C'est au cours du mandat présidentiel de Kim Dae-jung (1998-2003) que fut créé le ministère de l'égalité entre les sexes. Sans Mme Lee, le statut des femmes en Corée n'aurait pas autant évolué, font valoir des féministes.

Dans son journal, Kim Dae-jung rend hommage à sa femme : "Sans toi, ma vie politique n'aurait pas été ce qu'elle fut." "Je n'ai pas toujours été à la hauteur, mais tu m'as toujours pardonnée", écrit pour sa part Mme Lee dans un message manuscrit déposé dans le cercueil. Une traversée de la vie, la main dans la main.


Courriel : pons@lemonde.fr. Philippe Pons

1 Pendant plus d'un quart de siècle, Kim Dae-jung, mort le 18 août à Séoul, fut le symbole de la lutte pour la démocratie en Corée du Sud. L'existence de cet homme, victime de deux tentatives d'assassinat, puis condamné à mort par la dictature militaire avant de devenir chef de l'Etat, a souvent été comparée à celle de Nelson Mandela en Afrique du Sud.

Kim Dae-jung passera surtout à la postérité comme le président qui entreprit le rapprochement des deux Corées, séparées depuis 1945, par une rencontre historique à Pyongyang en juin 2000 avec le dirigeant nordiste. Une politique qui lui valut en octobre de la même année le prix Nobel de la paix.

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mardi 15 septembre 2009

Le « hug » : Une nourriture du corps et de l’âme

Source : Le Journal de Michel Dogna
www.infomicheldogna.net

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Le hug engendre une sensation de protection et de sécurité, particulièrement chez les enfants et les vieillards qui dépendent totalement de l’amour de ceux qui les entourent. La pratique du hug journalier donne de la confiance en soi devant les défis de la vie, augmente notre force vitale, améliore notre santé et nos capacités d’auto-guérison. C’est une véritable recharge des batteries. Parfois nous ne trouvons pas les paroles pour exprimer ce que nous ressentons ; le hug est alors le meilleur langage de substitution. Le monde irait tellement mieux si l’on démocratisait ce merveilleux cadeau de spontanéité dans notre culture.

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Les gens « normaux » ont tous besoin de contacts physiques pour se sentir bien. Il en va de même de la plupart des animaux qu’ils soient oiseaux ou mammifères. Et pourtant, l’éducation judéo-chrétienne a créé dans la tête de beaucoup d’entre nous un tabou inconscient, un malaise, où le toucher et le contact étroit, qu’il soit filial ou amical, prennent facilement une connotation implicite d’incongruité relationnelle, de vulgarité irrespectueuse, voire de sexualité sous-jacente. Ce conditionnement strictement réservé à la relation amoureuse a pris forme de prison interdisant culturellement tout élan spontané du cœur aussi pur soit-il, ceci laissant à vie une lourde cicatrice de non-dits, pouvant handicaper tout le chemin de vie de ceux qui n’ont pu s’en affranchir.

Le hug est un « full contact » cœur contre cœur, qui a pour traduction française « embrassade » ce qui ne veut pas dire s’embrasser (se bisouter), mais se serrer étroitement dans les bras. La notion de « cœur à cœur » est très importante à conscientiser pendant le hug parce qu’elle ouvre le chakra cardiaque, ceci permettant un échange profond de Maître intérieur à Maître intérieur par le canal de l’Amour-Energie. Mais ce contact n’est pas « payant » s’il n’est que fugitif ; aussi doit-il durer au moins dix secondes pour que s’établisse le courant sacré ; et là c’est un vrai bonheur, particulièrement lorsque chacun ouvre vraiment son cœur à l’autre. Il est passé sur Internet un petit reportage montrant quelques étudiants sympathiques garçons et filles arborant à la main un panneau FREE HUG (hug gratuit ou calin gratuit) sur une place londonienne ; beaucoup ralentissaient, s’arrêtaient, hésitaient et se posaient visiblement des questions face à cette chose aussi inattendue.

Après un moment de flottement, une dame âgée se risqua au jeu ; au vu de ce spectacle, une jeune femme fit de même, puis une autre, puis un homme, et tout le monde riait, et rapidement ce fut une véritable contagion de folie sur la place, ceci dégageant une joie sans nom que personne parmi les acteurs n’est prêt à oublier. Ceci prouve que pratiquement tout le monde est en demande d’un échange d’Amour pur à partir du moment où les barrières de l’interdit se lèvent. Alors, plutôt que de se bisouter conventionnellement du bout des lèvres, le corps le plus à l’écart possible afin de ne surtout pas se mélanger, pourquoi ne pas faire le pas d’enfreindre les conventions coincées du passé et d’offrir chaque jour à ceux qu’on aime ou qu’on apprécie, un vrai hug, quitte à leur faire lire préalablement cet article. Vous verrez qu’une fois le blocage passé, ils y prendront vite goût.

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vendredi 13 mars 2009

Darfour: Le personnel humanitaire d’Oxfam Grande-Bretagne évacué

Oxfam - 6 mars 2009

L’agence fait appel contre la révocation de son permis d’opérer par le gouvernement soudanais

Comme d’autres organisations humanitaires, Oxfam Grande-Bretagne a commencé l’évacuation provisoire sur Khartoum de son personnel international, en renvoyant certains employés nationaux du Darfour, tout en faisant appel contre la décision du gouvernement de révoquer son permis d’opérer au Soudan. La décision du gouvernement soudanais ne concerne pas pour le moment le reste d'affiliés d'Oxfam qui travaillent sur le terrain. 

L’agence a dû livrer au gouvernement tout son matériel de communications, y compris ses ordinateurs. Cette démarche aura un effet très pénalisant sur la capacité d’Oxfam Grande-Bretagne de faire son travail, lequel atteignait quelques 600,000 personnes à travers le Darfour, dans l’état de Khartoum, et dans l’est du pays.

Oxfam GB estime que sa provision d’eau propre et d’autres programmes pourront continuer pendant quelques semaines, sous la gérance des communautés locales et des bénévoles formés par Oxfam. Cependant, si l’appel échoue, ces programmes devront cesser.

Le travail d’Oxfam GB au Darfour est, mondialement, son plus grand programme de secours d’urgence. Il opère dans le nord du Soudan depuis 1983 et compte actuellement une équipe de 450 personnes, dont 90 pourcent sont des Soudanais.

Oxfam, une organisation indépendante et non-gouvernementale, n’a aucun lien avec la Cour criminelle internationale. Oxfam n’exprime aucune opinion sur les activités de ladite Cour. Notre seul but, c’est répondre aux besoins humanitaires et soutenir le développement au Soudan. 

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jeudi 22 janvier 2009

Fillon a pu présenter ses voeux à la presse

Le Canard Enchaîné du mercredi 21 janvier 2009

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samedi 6 décembre 2008

Témoignage - Echange d’enfant à la naissance - À Thorenc, Sophie tente de retrouver le fil de sa vie

Actualité MAVILLE  Antibes vendredi 05 décembre 2008

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Au contact de ses chevaux, Sophie retrouve le sourire, redevient nature. Elle a médiatisé son histoire pour mieux lui survivre. Révéler son secret pour qu'il ne soit plus un tabou. Pour elle, et pour sa fille...: Photo Serge Haouzi

Dans le petit village enneigé de Thorenc sur les hauteurs de Grasse, Sophie Serrano semble coupée du monde. Comme si cette jeune femme de 32 ans avait voulu s'isoler pour mieux supporter le poids du secret.

Terrible secret. Il y a quatre ans, à l'occasion d'une contestation en paternité de son ancien compagnon, Sophie Serrano a découvert l'incroyable vérité : sa fille aînée n'est pas son enfant naturel. Dans une clinique de Cannes, le bébé a été échangé par erreur, un soir de juillet 1994 (notre édition du 29 septembre). Une erreur humaine comme on dit, qui bascule néanmoins le destin de plusieurs vies.

« Crever l'abcès »

Pendant quatre ans, Sophie s'est tu. La procédure pénale n'a pas abouti, les faits sont prescrits. Pendant quatre ans, Sophie n'a pas vraiment été entendue. Sa santé s'est dégradée, elle se sentait perdue. Et puis, avec l'énergie du désespoir, elle a brisé le silence des montagnes.

Son histoire est devenue celle de tous. Étalée à la une de tous les médias. Une nouvelle épreuve, dont elle n'est pas encore sortie. « Crever l'abcès », dit-elle. Une délivrance, qui passe par la souffrance. : « Il y a quelques semaines, j'en pouvais plus. J'aurais fait n'importe quoi pour qu'il se passe quelque chose. Aujourd'hui, je sens que j'ai fait le bon choix, mais ça m'effraie ».

Dans son trois pièces HLM, Sophie surveille l'arrivée de chaque nouveau visiteur, par la fenêtre. Ses enfants restent à l'abri des regards, en dehors des questions.

Sa fille biologique ?

« Au départ on s'est vu, les retrouvailles étaient intenses. Mais on ne se voit plus : elle a une autre vie, une autre éducation, d'autres valeurs que les miennes. La revoir trop souvent, ce serait remuer le couteau dans la plaie. Avec elle, je ne sais plus me situer, j'éprouve un grand sentiment d'impuissance ».

Relent de culpabilité sans doute aussi. « Je me dis, quand même, à la clinique, tu n'as pas su reconnaître ton enfant. Ça va me suivre toute ma vie ». À sa sortie de la maternité, elle avait bien vu que le bébé qu'on lui avait mis dans les bras avait soudain plus de cheveux. « Mais j'avais 18 ans, j'ai fait confiance, je me suis même sentie ridicule de le faire remarquer ».

« Je m'agrippe au bord du précipice » - Le combat qu'elle poursuit en justice, au civil, c'est aussi ça : établir la faute de la clinique, faire reconnaître son statut de victime. Soulager sa conscience. « Sinon, j'aurais l'impression de n'être qu'une folle, qui passe son temps à se plaindre ».

En attendant, Sophie essaie de profiter des joies que lui offre néanmoins cette existence. Dans la nature. Au sein de sa petite famille. Avec sa fille. Celle qu'elle a légalement reconnue. Naturellement aimée. « L'amour qu'on se porte aujourd'hui, il ne peut pas être plus beau. Depuis cette révélation, nos liens se sont encore renforcés ».

Son amour maternel n'est pas question de sang, mais de sentiments. Sophie assume pleinement son rôle de maman à plein-temps. Seule, avec ses trois enfants de 14, 10 et 5 ans.

Il lui reste à se reconstruire en temps que femme, un peu moins « vulnérable ». À retrouver le fil de sa vie. Même s'il s'avère plus noueux que prévu. « Je n'ai pas touché le fond, mais je m'agrippe au bord du précipice, sourit cette jolie brune à l'aspect soigné. Pour ne pas sombrer, je me suis donné un règlement intérieur : me lever, me maquiller...»

Matin et soir, cette ancienne guide équestre s'occupe aussi de ses chevaux, sa passion de toujours. Il y a Paco, ce vieil étalon blanc qu'elle a recueilli mal en point. Et puis Tornado, le cheval qu'elle monte : « ça fait 9 ans qu'on se connaît, il a toujours peur de moi. En fait, il est comme moi, il a peur de lui-même. C'est pour ça qu'on se comprend. »

Alexandre Carini  - Nice-Matin

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samedi 8 novembre 2008

Nantes : 21 morts des suites d'une vie dans la rue

Actualités MAVILLE samedi 08 novembre 2008

Ils avaient 40 ans en moyenne au moment de leur mort. Leur point commun ? Un long parcours sans domicile fixe. Ce matin, une célébration leur rend hommage.

Jacques, Yann, Gwenaël, Asma... et les autres. Vingt-et-un noms alignés sur une feuille. Des prénoms, en fait, masculins presque toujours, suivis d'un âge : celui de leur mort. Albert Labat, qui milite à l'Écoute de la rue, l'association d'aide aux sans-abri, a fait le macabre calcul : moyenne d'âge au moment du décès ? La quarantaine, pas plus. Plusieurs ont à peine dépassé la vingtaine. Ou la trentaine.

Ils sont morts cette année, à Nantes ou dans l'agglomération. À même le trottoir, dans l'un des foyers qui les hébergeaient provisoirement, ou dans un hôpital, à cause d'une santé détruite par la privation de domicile. « Mort des suites de leur vie dans la rue, où ils vivaient au moment de leur décès », lâche Albert Labat.

« On ne veut pas qu'ils soient enterrés comme des chiens », s'insurge-t-on à l'association. Il y a peu encore, « les corps des sans-abri étaient déposés, au petit matin, dans le carré des indigents. C'est Marion Cahour, la fondatrice de l'accueil Brin de causette, qui, la première, avait réagi avec force à cette façon de faire. » Celui qui parle ainsi s'appelle Jean Tessier. Ce prêtre fut l'un des pères de l'Écoute de la rue. Aujourd'hui, à partir de 9 h 30, il dira une messe un peu particulière. Célébration imaginée par lui et l'Écoute de la rue « il y a six ou sept ans », pour que les sans-abri aient des funérailles dignes de ce nom.

Comme chaque année depuis, en novembre, la chapelle de l'Hôtel-Dieu s'ouvre pour ce moment peu ordinaire. Ce matin, les prénoms des défunts vont être égrenés. Les prénoms seulement... parce que certaines familles ne souhaitent pas que soit divulgué publiquement le patronyme d'un parent SDF. Mais au fait, comment ces anonymes ont-ils été recensés ? « Par le réseau associatif, qui les a accompagnés à un moment ou à un autre. »

Cérémonie essentielle aussi pour ceux qui les ont connus. Ceux qui continuent leur vie sans abri. Pendant la lecture des prénoms, chacun est invité à apporter son témoignage. Bénévoles, membres des associations, famille, amis. Et compagnons d'infortune. Albert Labat : « Ces prises de paroles donnent lieu à des moments très forts. C'est assez poignant. Il y a deux ans, nous avons même assisté à une vraie réconciliation entre deux personnes. »

L'Écoute de la rue est membre, depuis peu, du collectif des morts de la rue. Association nationale qui porte, un peu partout, ce genre d'initiative.

Pour, explique le collectif, « honorer ceux qui ont connu la honte. Faciliter le deuil. Lever le déni sur les conditions de la mort, souvent prématurée, des personnes de la rue ».

Un milieu peu naturel, où l'espérance de vie chute brutalement. « Et ce matin encore, soupirait jeudi Albert Labat, à 10 h 05, le 115 (numéro d'urgence pour l'hébergement des sans-abri, qui ouvre à 10 h) affichait complet. »

Agnès CLERMONT. Ouest-France

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jeudi 18 septembre 2008

Retour au Vatican

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mercredi 23 juillet 2008

TIBET-CHINE - Sting et d'autres artistes signent un disque pour le Tibet

NOUVELOBS | 22.07.2008 | 11:16

L'album "Songs for Tibet" sortira 3 jours avant l'ouverture des jeux Olympiques. Il a pour vocation "d'attirer l'attention sur l'importance du Tibet, les richesses de sa culture et la crise à laquelle le peuple tibétain est aujourd'hui confronté", souligne la fondation à l'origine du projet.

Des musiciens mondialement connus tels Sting, Suzanne Vega, Moby ou Alanis Morissette prêtent leurs voix au mouvement pro-tibétain dans un disque qui sortira à la veille des jeux Olympiques de Pékin, a annoncé mardi 22 juillet la Campagne internationale pour le Tibet.

Disponible le 5 août sur internet
Le disque sera disponible en téléchargement sur internet le 5 août, soit trois jours avant la cérémonie d'ouverture des JO de Pékin. Il sera mis en vente dès la semaine suivante.

Intitulé "Songs for Tibet" (Des chansons pour le Tibet), "cet album attirera l'attention sur l'importance du Tibet, les richesses de sa culture et la crise à laquelle le peuple tibétain est aujourd'hui confronté", a estimé Michael Wohl, l'un des artisans du projet, dans un communiqué.

Michael Wohl, de la Fondation de l'art de la paix qui soutient le dalaï lama, a précisé que le calendrier de la sortie du disque ne devait rien au hasard : "On voulait exprimer notre soutien au peuple tibétain (...) à un moment où tous les regards de la planète seront tournés vers la Chine", a-t-il expliqué.

L'album, précise le site de la Fondation, sera composé de nouvelles compositions et de reprises, en version acoustique, de chansons déjà enregistrées.

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dimanche 20 avril 2008

TIBET - Le dalaï lama pourrait devenir «citoyen d'honneur» de Paris

Le Parisien 16 avril 2008,

Le maire PS de Paris Bertrand Delanoë a annoncé mercredi qu'il proposerait lundi prochain au Conseil de Paris «d'attribuer au dalaï lama le titre de citoyen d'honneur de la Ville de Paris».

Il s'agit de «rendre hommage à un combattant de la paix, partisan inlassable du dialogue entre les peuples», a indiqué M. Delanoë dans un communiqué, à propos du prix Nobek de la Paix.

«Paris souhaite également, par ce geste, assurer de son soutien fraternel le peuple du Tibet, qui cherche à défendre les plus élémentaires de ses droits : sa dignité, sa liberté, et tout simplement sa vie», a affirmé le maire.

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samedi 22 mars 2008

L'argent fait beaucoup plus le bonheur... si on le dépense pour les autres

http://terresacree.org SOS-Planete  - 2008-03-21 - VANCOUVER (Source vérifiée)

L'argent peut faire le bonheur, mais à condition de le dépenser pour le bien d'autrui ou de bonnes causes, conclut une étude scientifique rendue publique jeudi.

La recherche, paraissant vendredi dans la revue Science, démontre la validité scientifique de l'adage selon lequel il est plus satisfaisant de donner que de recevoir, a déclaré à l'AFP Elizabeth Dunn, professeur de psychologie à l'université de Colombie-Britannique (UBC), à Vancouver sur la côte ouest canadienne.

Mme Dunn et deux chercheurs de la Harvard Business School, Laura Aknin et Michael Norton, ont mené trois expériences visant à mesurer si leurs cobayes étaient plus heureux après avoir fait des dépenses pour leur compte personnel ou après avoir consacré de l'argent à une cause sociale ou charitable.

"Nous avons découvert que les gens dépensant de l'argent pour d'autres étaient les plus heureux", a souligné Mme Dunn. "Nous apportons des preuves pour étayer une perception qui ne date pas d'hier".

La première expérience a simplement consisté à demander à 630 Américains de mesurer, sur une échelle de 1 à 5, leur degré de satisfaction après avoir consacré de l'argent à eux-mêmes ou aux autres. Les personnes ayant fait preuve d'altruisme se sont déclarées plus heureuses que les autres.

Les chercheurs ont aussi mesuré le degré de satisfaction des employés d'une compagnie de Boston, après avoir reçu des primes allant de 3.000 à 8.000 dollars. Selon Mme Dunn, la façon dont les bénéficiaires ont dépensé leurs primes s'est avérée plus importante que le montant de celles-ci.

"Ceux qui ont consacré une part plus importante de leur bonus à des causes sociales ont dit être les plus heureux", a-t-elle relevé. Les personnes ayant consacré un tiers de leur bonus à autrui affichaient un coefficient de bonheur supérieur de 20% à ceux qui avaient tout gardé pour eux.

Dans la dernière expérience, des étudiants de Vancouver se sont vu remettre 5 ou 20 dollars à dépenser dans la journée. Une moitié des étudiants a eu pour instruction de se faire plaisir, l'autre de consacrer la somme à autrui. La encore, ce sont ceux de la seconde catégorie qui se sont déclarés les plus heureux.

La plus grande partie de la recherche dans ce domaine a été consacrée au rapport entre le bonheur et la quantité d'argent dont disposent les gens: "nous avons étudié comment les gens utilisent ce qu'ils ont", a expliqué Mme Dunn.

Elle souhaite se pencher dans ses prochaines recherches sur la question de savoir si le volontariat génère autant de satisfaction que les dons en argent.

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