lundi 28 juillet 2008
Adidas retire progressivement sa production de Chine, la main d'oeuvre devenant trop chère !
BERLIN (AFP) - 28 juillet 2008 | La Suisse de Vaud
Le numéro deux mondial des équipements sportifs, l'allemand Adidas, juge le niveau des salaires en Chine dorénavant trop élevé et va transférer une partie de sa production vers des pays encore plus compétitifs, déclare son patron dans un entretien publié lundi.
"Les salaires, qui sont fixés par le gouvernement, sont progressivement devenus trop élevés" en Chine, a dit Herbert Hainer à l'hebdomadaire Wirtschaftswoche de lundi. La part de la production de chaussures Adidas en Chine, qui représente pour l'instant la moitié de la production totale de chaussures du groupe bavarois, "va reculer", prédit le patron.
"Nous avons déjà ouvert une première usine en Inde. Des pays comme le Laos, le Cambodge et le Vietnam s'y ajoutent", a-t-il expliqué. "La production va également revenir dans les pays de l'ex-URSS et en Europe de l'est", mais pas en Allemagne, selon lui.
Tenue à Sarrebruck de la première Université d’été européenne d’Attac
La Suisse de Vaud - 24 Heures - 28/07/08
Depuis des années déjà Attac* organise, l’été, de grandes manifestations culturelles dans de nombreux pays européens, pour apprendre ensemble et les uns des autres, discuter, échanger, élaborer de nouvelles stratégies, rencontrer d’autres personnes et passer ensemble un bon moment : tel est notre concept, éprouvé et apprécié.
L’été 2008 verra pour la première fois la tenue d’une Université d’été européenne d’attac. Elle nous offrira la chance énorme d’apprendre les uns des autres à l’échelon européen , et d’élaborer des stratégies pour construire une autre Europe et un autre monde. Cette Université d’été européenne constituera une avancée importante pour la capacité d’action des mouvements sociaux en Europe.
Attac Sarre, qui en sera l’hôte, s’est déclaré prêt à prendre en charge l’organisation locale , avec l’aide de partenaires offrant leur collaboration, celle d’une équipe de préparation suprarégionale et sous la responsabilité, en ce qui concerne le programme, d’un groupe de travail européen.
Elle aura lieu du 1er au 6 août 2008. Elle se déroulera en totalité dans les locaux de l’Université de Sarrebruck , qui nous offre une infrastructure optimale.
Presque tous les attac européens ont déjà décidé de prendre part à cette Université! Nous avons d’ores et déjà l’accord des Belges, Espagnols, Finlandais, Français, Italiens, Norvégiens, Polonais et Suisses.
L’ESU 2008 table sur 1000 participants. Les langues de travail prévues sont l’allemand, l’anglais, et le français. Des traductions simultanées sont prévues.
Au cours des mois qui viennent les lignes directrices du programme et du déroulement de l’Université doivent être mises en place dans un processus européen commun à tous. Nous comptons sur votre soutien, vos idées et vos propositions!
L’Université d’été aidera puissamment les Attac nationaux à mieux se comprendre, se mettre en réseau et collaborer entre eux pour fortifier le mouvement altermondialiste européen.
Une autre Europe est possible ! Commençons-la en 2008 à l’ESU de Sarrebruck !
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* Fondée en 1998, Attac (Association pour la Taxation des Transactions pour l’Aide aux Citoyens) promeut et mène des actions de tous ordres en vue de la reconquête, par les citoyens, du pouvoir que la sphère financière exerce sur tous les aspects de la vie politique, économique, sociale et culturelle dans l’ensemble du monde.
Mouvement d’éducation populaire, l’association produit analyses et expertises, organise des conférences, des réunions publiques, participe à des manifestations…
Fin 2007, Attac est présente dans une cinquantaine de pays ; Attac France compte près de 15 000 membres dont 413 personnes morales et 215 comités locaux. Il existe une coordination d’élus Attac à l’assemblée nationale, au sénat et au parlement européen.
L’association est dirigée par un conseil d’administration de 42 membres élus par les adhérents, et dispose de l’expertise d’un conseil scientifique de 110 membres.
TRAITE DE LISBONNE - UE : les Irlandais opposés à un nouveau référendum
NOUVELOBS | 27.07.2008 |
Selon un sondage, près de 3 Irlandais sur 4 rejettent l'hypothèse d'une nouvelle consultation populaire, après la victoire du "non" au référendum sur le traité de Lisbonne, le 12 juin dernier et ce malgré les appels du pied d'autres dirigeants de pays de l'UE.
Près des trois-quarts des Irlandais sont opposés à la tenue d'un nouveau référendum portant sur le traité de Lisbonne, selon un sondage publié dimanche 27 juillet.
71% des Irlandais rejettent l'hypothèse d'une nouvelle consultation populaire, après la victoire du "non" à 53% au référendum du 12 juin, selon ce sondage réalisé pour le cercle de réflexion eurosceptique Open Europe, basé à Londres.
Seulement 24% des personnes interrogées sont favorables à la tenue d'un second référendum.
Parmi les personnes ayant exprimé une opinion, 62% disent qu'elles voteraient "non" en cas de nouvelle consultation, 34% penchant pour le "oui".
Ces chiffres signifient que l'avance du "non" serait portée à 24 points dans l'éventualité où les Irlandais seraient appelés à voter à nouveau, a assuré Open Europe.
Manque de respect - Ce sondage montre également que 17% des personnes ayant voté "oui" en juin seraient désormais prêtes à dire "non", contre 6% de celles ayant voté "non" qui seraient maintenant décidées à approuver le traité.
Autre fait significatif, parmi les personnes s'étant abstenues en juin, 57% disent être prêtes à voter "non", contre seulement 26% "oui".
Ils sont 67% à approuver le jugement que "les hommes politiques européens ne respectent pas le 'non' irlandais", et 61% à être en désaccord avec l'idée que "si les 26 autres membres de l'UE ratifient le traité dans leur parlement, alors l'Irlande doit changer d'avis et soutenir le traité".
53% des Irlandais se disent moins susceptibles de voter en faveur du Premier ministre Brian Cowen aux prochaines élections législatives, s'il convoque un nouveau référendum.
Brian Cowen joue son avenir politique - "Les dirigeants européens qui tentent de forcer l'Irlande à voter à nouveau jouent un jeu très dangereux, et il semble que Brian Cowen pourrait mettre son avenir politique en jeu s'il demande un nouveau vote", a commenté le directeur d'Open Europe, Neil O'Brien.
"En paraissant forcer la main des électeurs, les hommes politiques européens conduisent en fait beaucoup de gens dans le camp du 'non'", a-t-il estimé.
Ce sondage a porté sur 1.006 personnes interrogées entre le 21 et le 23 juillet, dès la fin de la visite à Dublin du président français Nicolas Sarkozy.
Pas de solution imposée par l'UE ? - Nicolas Sarkozy, dont le pays assure la présidence tournante de l'UE, avait dû démentir lors de ce déplacement avoir dit que les Irlandais devraient "revoter" sur le traité de Lisbonne, et avait assuré qu'aucune solution ne leur serait imposée.
L'Irlande est le seul pays obligé, par sa Constitution, à soumettre le traité européen à référendum.
Les 26 autres pays de l'UE le soumettent à une ratification parlementaire.
Le gouvernement irlandais a commandé ses propres enquêtes d'opinion sur le résultat du référendum.
Huiles frelatées : Comment l'Europe a géré la question
LE MONDE | 26.07.08
En autorisant de nouveau, le 3 juillet, les importations d'huile de tournesol en provenance d'Ukraine, la Commission européenne met fin à un feuilleton sanitaire de plus de deux mois.
Alerté par un de ses clients britanniques qui avait découvert la présence d'huile minérale (comparable à celle utilisée dans les moteurs) dans de l'huile de tournesol, la société Lesieur, après avoir fait vérifier la qualité de ses livraisons en provenance d'Ukraine, prévient, le 9 avril, les pouvoirs publics français. Informée, la Commission européenne lance une alerte le 25 avril.
Des vérifications, réalisées sur des stocks de janvier, se sont révélées positives, et l'on peut parler de contamination systématique depuis le 1er février", assure Frans Verstraete, expert auprès de la direction générale de la santé et de la protection des consommateurs (DG Sanco) à la Commission européenne.
Au total, 60 000 tonnes d'huile de tournesol brute mélangée à des huiles minérales à hauteur de 1 000 à 7 000 ppm (milligrammes par kilogramme) ont été écoulées en Europe. Selon Romain Nouffert, directeur délégué de Lesieur, cette fraude pourrait s'expliquer "par l'augmentation de 30 % depuis un an du prix de l'huile de tournesol, due à une forte demande de la Chine et de l'Inde".
En France, selon la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), ce sont 4 438 tonnes d'huile raffinée avec des teneurs de 305 à 1 040 ppm, qui ont été mises sur le marché entre le 28 février et le 4 avril. De son côté, l'Association nationale des industries alimentaires (ANIA) indique que "4 438 tonnes (d'huile frelatée) représentent moins de 1 % de la consommation annuelle d'huile de tournesol en France".
Compte tenu de l'insuffisance de la production française d'huile de tournesol, qui fournit seulement 80 % de la quantité consommée en France, les industriels comme Lesieur et Saipol (groupe Sofiprotéol) complètent par des huiles importées d'Ukraine et d'Argentine.
Les analyses pratiquées par plusieurs laboratoires européens ont conclu à "la présence d'une huile de haute viscosité proche de la paraffine, sans pouvoir toutefois déterminer la nature exacte de cet hydrocarbure", explique Jean-François Narbonne, toxicologue, professeur à l'université Bordeaux-I et expert auprès de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa).
Après avoir estimé que ce produit n'avait, à long terme, pas d'effets prévisibles sur la santé, excepté l'apparition de diarrhée, les experts ont tenté d'évaluer le risque d'exposition des consommateurs. Car l'huile de tournesol est aussi présente dans les mayonnaises, sauces béarnaises, margarines, biscuits, bâtonnets de surimi, chips, tarama, blinis, conserves de poissons, plats cuisinés.
"La dose journalière admissible (DJA) a été estimée à 20 milligrammes par kilo de poids corporel. En fonction de la consommation prévisible d'aliments contenant de l'huile de tournesol, la Commission a fixé une valeur limite à 300 ppm pour les produits fabriqués avant le 25 avril", précise M. Verstraete.
Le 7 mai, la Commission a abaissé ce seuil à 100 ppm et a demandé le retrait des produits contenant cette huile frelatée à un taux supérieur. Mais retrait ne signifie pas rappel des produits, avec communication officielle des lots contaminés. Il impose seulement aux fabricants de récupérer les stocks auprès des distributeurs. Des aliments contenant de faibles doses d'huile contaminée ont donc pu être consommés dans l'intervalle.
L'enquête menée en Ukraine n'a toujours pas abouti. Après avoir interdit les importations le 23 mai, Bruxelles a accepté le système de certification mis en place par les autorités ukrainiennes, le 3 juillet. De leur côté, les importateurs effectuent des analyses à l'arrivée des marchandises.
A partir d'octobre, l'Office alimentaire vétérinaire (OAV), organisme communautaire chargé de veiller à la sécurité et à la qualité des denrées alimentaires, vérifiera la mise en place des contrôles ukrainiens.
Des fraudes sur les produits alimentaires avaient déjà été détectées comme les hydrocarbures aromatiques polycycliques découverts dans le beurre fabriqué à Naples de 1997 à 1999, les colorants "rouge Soudan" pour ceintures de cuir utilisés dans les épices et l'huile de palme en 2004, ou la dioxine présente dans le yaourt en Roumanie, en août 2007.
Face à ces risques, le toxicologue M. Narbonne estime que, "plutôt que de rechercher le prix le plus bas pour les denrées en provenance de pays où il n'existe aucune traçabilité, il serait plus judicieux et plus économique de passer des contrats avec des producteurs qui s'engageraient à respecter un cahier des charges (alors que), à partir du moment où l'on a mis en place des procédures de détection, il n'y a pas de raison que ces fraudes se reproduisent".
lundi 21 juillet 2008
BELGIQUE - Le roi Albert II appelle à "l'union et à la tolérance"
NOUVELOBS| 20.07.2008 | 15:34
Le roi des Belges a prononcé un discours à la veille de la fête nationale de son pays, dans lequel il a appelé à "l'union et à la tolérance", selon lui "seule voie possible" pour calmer les esprits échauffés entre communautés.
A la veille de la fête nationale belge, le roi Albert II a prononcé un discours dimanche 20 juillet dans lequel il a appelé son peuple à "l'union et à la tolérance", "seule voie possible" pour apaiser les tensions intercommunautaires qui déchirent la Belgique.
"Notre pays traverse, vous le savez bien, de sérieuses difficultés politiques", a affirmé le monarque, avant de poursuivre: "Mais j'aimerais rappeler que les difficultés et les crises sont aussi des occasions de rebondir et de se ressaisir".
"Respect"
"La division dans les esprits n'est pas une fatalité, c'est l'union et la tolérance dans le respect de chaque entité fédérée qui représente la seule voie possible dans notre société démocratique", a-t-il martelé.
"Nous devons inventer de nouvelles formes de vivre ensemble dans notre pays", a encouragé le roi.
Pour convaincre un peu plus ses compatriotes, il a fait revivre la mémoire de son frère, le précédent roi Baudouin, très respecté des Belges.
"Le roi Baudouin était un avocat vigoureux de l'unité et de la cohésion du pays dans le respect de sa diversité", a-t-il insisté. (Avec AP)
Une atteinte à la liberté d’expression en Europe !
Révoltés.com 24 juin 08
Dans un soucis permanent de contrôler tout ce qui se dit de bien (et de mal) sur la toile, une députée socialiste estonienne veut introduire un “indice de qualité” pour les blogs. Marianne Mikko, une députée du parlement européen veut encadrer la blogosphère. Elle veut introduire un indice de qualité pour les blogs.
Selon le magazine The INQUIRER, Marianne Mikko « considère la blogosphère comme dangereuse et envisage de voter une mesure encadrant cet espace de libre expression” indique Courrier International. Pour cette élue du peuple, pas de doute, les blogs peuvent “polluer le cyber-espace“.
Deux des phrases les plus emblématiques de son rapport sont: “Jusqu’à présent, la blogosphère était un espace de bonnes intentions, avec un discours relativement franc et ouvert. Beaucoup de gens font confiance aux blogs. Cependant, du fait de leur banalisation et de leur multiplication, les blogs sont également utilisés par des personnes de moins en moins scrupuleuses.” Si “jusqu’à présent, nous n’avons pas considéré les blogueurs comme une menace, ces derniers peuvent polluer considérablement le cyberespace “.
Nos élus ont peur de la libre expression qui a été donnée au monde via Internet. Une reprise en main plutôt musclée depuis quelques mois !
Le camp européen est fragilisé par le conflit entre la présidence française et le commissaire au commerce
LE MONDE | 19.07.08 | 14h44
Anne-Marie Idrac l'a clamé haut et fort vendredi 18 juillet à Bruxelles : la secrétaire d'Etat française au commerce espère maintenir la "cohésion" du camp européen lors des négociations de l'Organisation mondiale du commerce (OMC). La présidence française de l'Union européenne (UE) aura pourtant fort à faire pour tenir sa promesse.
Depuis quelques semaines, le torchon brûle entre le négociateur européen, Peter Mandelson, et Paris. Vendredi, le commissaire au commerce a boudé la conférence de presse d'une réunion des ministres du commerce convoquée par la présidence française de l'UE afin de lui rappeler les limites de son mandat.
"L'UE a épuisé ses marges de manoeuvre et ne peut pas aller plus loin" dans le domaine agricole, a martelé Mme Idrac, tandis que M. Mandelson revendique une certaine flexibilité dans l'hypothèse d'un compromis qu'il juge "faisable". Le commissaire, qui jouera son va-tout à Genève, considère que les critiques de M. Sarkozy à son égard risquent d'"affaiblir" la position des Européens : au premier jour de sa présidence de l'UE, le chef de l'Etat français lui a de nouveau reproché de vouloir "sacrifier l'agriculture sur l'autel du libéralisme mondial".
Au-delà du conflit entre Paris et Bruxelles - un grand classique dans l'enceinte de l'OMC -, la plupart des Etats membres insistent sur le nécessaire "rééquilibrage" entre les deux principaux piliers de la négociation : agriculture et produits industriels.
Mais la fermeté de leur argumentaire varie au gré de leurs intérêts nationaux. Certaines capitales sont prêtes à faire des concessions dans le domaine agricole à condition d'obtenir des contreparties suffisantes de la part des Etats-Unis et des pays émergents.
L'Allemagne exige ainsi de limiter les mécanismes qui pourraient entraver les exportations de ses constructeurs automobiles. Le Royaume-Uni, la Suède et le Danemark soutiennent la stratégie de M. Mandelson afin d'arracher coûte que coûte un compromis susceptible de soutenir le commerce mondial, au moment où la conjoncture subit l'onde de choc de la crise financière.
Avec la France, ce sont les pays attachés à leur agriculture, comme l'Espagne, l'Italie, l'Irlande ou la Pologne qui sont les plus véhéments pour dénoncer le "déséquilibre" des pourparlers.
Vendredi, tandis que Paris se devait d'afficher une certaine neutralité au nom de la présidence, le ministre irlandais s'est montré très dur envers M. Mandelson, dont il a jugé certains propos "incorrects et inutiles" : John McGuinness a rappelé que les négociations de l'OMC avaient été un sujet sensible lors du référendum négatif sur le traité de Lisbonne, le 12 juin.
Il a indiqué qu'un veto était "une option" en cas d'accord trop déséquilibré. "Le cas irlandais manifeste de la manière la plus vive le besoin de pilotage politique" des négociations, a dit Mme Idrac, vendredi.
Un principe que M. Sarkozy ne devrait pas manquer de marteler lors d'une visite à Dublin, lundi 21 juillet, alors que s'ouvriront les négociations de la dernière chance à Genève
vendredi 18 juillet 2008
Sarkozy provoque l'ire de l'Eire
Marianne Jeudi 17 Juillet 2008 - 19:50
Sarkozy a plus d'un tour dans son sac. En déclarant que les Irlandais devraient revoter sur le traité de Lisbonne, le président par intérim de l'union européenne a réussi à rassembler les partisans du Oui et du Non...contre lui.
Cela ne fait aucun doute, si l'on force les irlandais à voter encore une fois sur ce traité impérialiste, le Non l'emportera à 64% ». Voilà Sarkozy prévenu. C'est en tout cas la conviction de Roger Cole fondateur de l'Alliance pour la Paix et la Neutralité, opposant au traité de Lisbonne et qui compte bien dire ses quatre vérités au président français lors de sa visite à Dublin lundi.
Le premier ministre irlandais très irrité
C'est qu'en affirmant devant les députés UMP que les Irlandais devraient revoter sur le traité de Lisbonne, Nicolas Sarkozy a déclenché un tollé dans le pays. Editorialistes et politiques s'en donnent à cœur joie.
Même les partisans du Oui ne supportent pas cette ingérence politique. Preuve de la fébrilité du président,
Si le premier ministre Brian Cowen, a souligné qu'il ne pouvait pas empêcher les leaders européens sur un sujet de cette nature, l'irish Times rapporte « qu'en privé, il est apparu très irrité par les propos du président Sarkozy ».
Le ministre des affaires étrangères a , pour sa part déclaré que « c'est l'Irlande et l'Irlande seule qui déciderait des actions à mener ».
Position insultante
Même indignation de la part du Sinn Féin, seul parti irlandais à avoir soutenu le « non » le 12 juin, pour qui la position attribuée au président français est « profondément insultante pour le peuple irlandais ».
« Cela illustre bien la nature anti-démocratique de ce qui se passe à Bruxelles », s'est insurgé Declan Ganley, l'un des chefs de file des « nonistes » irlandais.
Détour discret par Dublin
Depuis Sarkozy, a mis un peu d'eau dans son scotch. «Le Président n'a pas donné d'ordre aux Irlandais mais à l'issue du processus de consultation, il serait logique de repasser par un vote» a précisé l'Elysée.
Si c'est pas la rue qui gouverne, c'est quand même là que le peuple abonde…
JO/Chine: Cohn-Bendit demande à Sarkozy de faire libérer 7 prisonniers
BRUXELLES (AFP) - 17/07/2008 - TV5 Infos
Le co-président du groupe des Verts au Parlement européen Daniel Cohn-Bendit a envoyé jeudi à Nicolas Sarkozy une liste de sept prisonniers politiques chinois dont il souhaite que le président français réclame la libération lors de sa visite à Pékin en août.
"A la demande de Nicolas Sarkozy, Daniel Cohn-Bendit a établi une liste de prisonniers politiques", ont indiqué les Verts dans un communiqué.
"Suite à notre entretien du 10 juillet dernier au Parlement européen à Strasbourg sur la situation des droits de l'Homme en Chine, je vous fais parvenir en annexe une liste de sept prisonniers politiques actuellement incarcérés, dont le Parlement européen a demandé la libération dans plusieurs résolutions successives", a écrit M. Cohn-Bendit dans sa lettre au président français, qui sera le 8 août à la cérémonie d'ouverture des jeux Olympiques de Pékin.
"Ils symbolisent différents secteurs de la société civile chinoise, qui défendent les droits et libertés en Chine", a-t-il ajouté.
Parmi ces sept prisonniers figure Hu Jia, 34 ans, condamné début avril à trois ans et demi de prison pour tentative de subversion après avoir publié des articles critiques sur internet et accordé des entretiens à la presse étrangère.
Cette liste inclut également Huang Qi, célèbre pour son site internet de défense des droits de l'Homme, les avocats des droits de l'Homme Chen Guangcheng et Yang Maodong, le moine tibétain Tenzin Delek, le membre du mouvement spirituel Falungong Bu Dongwei, et l'activiste Yang Chunlin, initiateur de la campagne "Nous voulons les droits de l'Homme, pas les JO".
M. Cohn-Bendit avait dénoncé la semaine dernière au Parlement européen la décision de Nicolas Sarkozy de se rendre à la cérémonie d'ouverture des JO.
"C'est une honte, c'est minable d'aller à l'ouverture des Jeux Olympiques", avait indiqué l'ancien leader de Mai 68, qui portait le T-shirt de l'association Reporters Sans frontières montrant les anneaux olympiques menottés.
"Quand vous rédigerez votre autobiographie, vous regretterez ce que vous avez fait", avait-il ajouté.
Consensus de Bruxelles : de dangereuses dispositions politiques
Marianne 17 Juillet 2008
Abattre le « consensus de Bruxelles » (3/4)
Par François Bunner, président du Rassemblement des Citoyens pour la République, qui explique que le «consensus de Bruxelles» organise l'affaiblissement de la démocratie.
Le «consensus de Bruxelles», évoqué dans un précédent article, complète surtout le «consensus de Washington» par de dangereuses dispositions politiques :
- En premier lieu la «supranationalité», par laquelle les citoyens sont obligés de céder leur souveraineté, leur liberté de décider, à l'échelon «communautaire» (entendre «fédéral» comme l'avoue Valéry Giscard d'Estaing, 2003, p. 33), donc vers «quelque chose», l'UE, qui devient un État fédéral alors que personne ne l'a annoncé ainsi et qu'il n'existe pas de communauté de citoyens qui corresponde à cet «État».
«État» dans lequel il n'y a donc pas de possibilité de faire de la politique, ce que chacun sait, puisqu'il n'y eut jamais de vrai débat politique en Europe, ni même seulement entre deux de ses pays, par exemple en 2003 sur les retraites lors des grèves en France, Allemagne, Autriche et Italie, qui pourtant ont eu lieu au même moment.
Mais le déplacement de la souveraineté continue en douce, sans être affirmé, ni assumé. On laisse croire qu'on peut toujours décider de sa politique énergétique, de ses retraites ou des OGM, alors qu'en réalité tout est décidé par des «traités» et des «directives» rédigés par les fonctionnaires de Bruxelles, textes qui sont tous prépondérants sur nos lois.
- En second lieu vient l'«infranationalité» par laquelle on soutient les «régions», sous prétexte de subsidiarité avec la complicité de nouveaux féodaux, en introduisant ainsi des façons de gouverner qui déstabilisent les Etats.
Mais dans le «consensus de Bruxelles» on soutient aussi, habilement, les communautés ethniques comme on l'a vu dans l'article 2 de la «Constitution» européenne qui donne explicitement des droits spécifiques aux «personnes appartenant à des minorités», ce qui, on devrait le savoir en Europe plus que partout ailleurs au monde, conduit à l'impossibilité de faire de la politique et donc à la violence.
Cette disposition est d'ailleurs en rupture avec la tradition juridique de toutes les grandes déclarations des droits de l'Homme, de l'ONU ou du Conseil de l'Europe.
Deux versions incompatibles
Ensemble, «supranationalité» et «infranationalité» organisent le contournement et l'affaiblissement de la démocratie, c'est-à-dire une véritable subversion du civisme et de la politique.
Enfin, il faut mettre en évidence la façon dont la «concurrence», «libre et non faussée», est dans le «consensus de Bruxelles» devenue une valeur cardinale, au même titre que l'égalité, la liberté ou la fraternité pour un citoyen français, hissant «l'économie sociale de marché» au niveau d'un fait de civilisation de toute première importance.
Cette obsession de l'économie, de la performance économique ou de la production, la faisant exister pour elle-même et non pour le bien commun, est certes une passion humaine, mais elle trahit la tradition politique qui a fait de nous des Hommes et des citoyens, et non des consommateurs-producteurs-flexibles-se-divertissant. Ces deux versions de l'humanité sont incompatibles.
