Résistance Inventerre

-:¦:- Information Non-Violence, Environnement TERRE -:¦:- "Le mot résister doit toujours se conjuguer au présent" Lucie Aubrac

vendredi 18 juillet 2008

JO/Chine: Cohn-Bendit demande à Sarkozy de faire libérer 7 prisonniers

BRUXELLES (AFP) - 17/07/2008 - TV5 Infos

Le co-président du groupe des Verts au Parlement européen Daniel Cohn-Bendit a envoyé jeudi à Nicolas Sarkozy une liste de sept prisonniers politiques chinois dont il souhaite que le président français réclame la libération lors de sa visite à Pékin en août.

"A la demande de Nicolas Sarkozy, Daniel Cohn-Bendit a établi une liste de prisonniers politiques", ont indiqué les Verts dans un communiqué.

"Suite à notre entretien du 10 juillet dernier au Parlement européen à Strasbourg sur la situation des droits de l'Homme en Chine, je vous fais parvenir en annexe une liste de sept prisonniers politiques actuellement incarcérés, dont le Parlement européen a demandé la libération dans plusieurs résolutions successives", a écrit M. Cohn-Bendit dans sa lettre au président français, qui sera le 8 août à la cérémonie d'ouverture des jeux Olympiques de Pékin.

"Ils symbolisent différents secteurs de la société civile chinoise, qui défendent les droits et libertés en Chine", a-t-il ajouté.

Parmi ces sept prisonniers figure Hu Jia, 34 ans, condamné début avril à trois ans et demi de prison pour tentative de subversion après avoir publié des articles critiques sur internet et accordé des entretiens à la presse étrangère.

Cette liste inclut également Huang Qi, célèbre pour son site internet de défense des droits de l'Homme, les avocats des droits de l'Homme Chen Guangcheng et Yang Maodong, le moine tibétain Tenzin Delek, le membre du mouvement spirituel Falungong Bu Dongwei, et l'activiste Yang Chunlin, initiateur de la campagne "Nous voulons les droits de l'Homme, pas les JO".

M. Cohn-Bendit avait dénoncé la semaine dernière au Parlement européen la décision de Nicolas Sarkozy de se rendre à la cérémonie d'ouverture des JO.

"C'est une honte, c'est minable d'aller à l'ouverture des Jeux Olympiques", avait indiqué l'ancien leader de Mai 68, qui portait le T-shirt de l'association Reporters Sans frontières montrant les anneaux olympiques menottés.

"Quand vous rédigerez votre autobiographie, vous regretterez ce que vous avez fait", avait-il ajouté.

Posté par werdna à 00:07 - Europe - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Consensus de Bruxelles : de dangereuses dispositions politiques

Marianne 17 Juillet 2008

Abattre le « consensus de Bruxelles » (3/4)

Par François Bunner, président du Rassemblement des Citoyens pour la République, qui explique que le «consensus de Bruxelles» organise l'affaiblissement de la démocratie.

Le «consensus de Bruxelles», évoqué dans un précédent article, complète surtout le «consensus de Washington» par de dangereuses dispositions politiques :
- En premier lieu la «supranationalité», par laquelle les citoyens sont obligés de céder leur souveraineté, leur liberté de décider, à l'échelon «communautaire» (entendre «fédéral» comme l'avoue Valéry Giscard d'Estaing, 2003, p. 33), donc vers «quelque chose», l'UE, qui devient un État fédéral alors que personne ne l'a annoncé ainsi et qu'il n'existe pas de communauté de citoyens qui corresponde à cet «État».

«État» dans lequel il n'y a donc pas de possibilité de faire de la politique, ce que chacun sait, puisqu'il n'y eut jamais de vrai débat politique en Europe, ni même seulement entre deux de ses pays, par exemple en 2003 sur les retraites lors des grèves en France, Allemagne, Autriche et Italie, qui pourtant ont eu lieu au même moment.

Mais le déplacement de la souveraineté continue en douce, sans être affirmé, ni assumé. On laisse croire qu'on peut toujours décider de sa politique énergétique, de ses retraites ou des OGM, alors qu'en réalité tout est décidé par des «traités» et des «directives» rédigés par les fonctionnaires de Bruxelles, textes qui sont tous prépondérants sur nos lois.

- En second lieu vient l'«infranationalité» par laquelle on soutient les «régions», sous prétexte de subsidiarité avec la complicité de nouveaux féodaux, en introduisant ainsi des façons de gouverner qui déstabilisent les Etats.

Mais dans le «consensus de Bruxelles» on soutient aussi, habilement, les communautés ethniques comme on l'a vu dans l'article 2 de la «Constitution» européenne qui donne explicitement des droits spécifiques aux «personnes appartenant à des minorités», ce qui, on devrait le savoir en Europe plus que partout ailleurs au monde, conduit à l'impossibilité de faire de la politique et donc à la violence.

Cette disposition est d'ailleurs en rupture avec la tradition juridique de toutes les grandes déclarations des droits de l'Homme, de l'ONU ou du Conseil de l'Europe.

Deux versions incompatibles
Ensemble, «supranationalité» et «infranationalité» organisent le contournement et l'affaiblissement de la démocratie, c'est-à-dire une véritable subversion du civisme et de la politique.


Enfin, il faut mettre en évidence la façon dont la «concurrence», «libre et non faussée», est dans le «consensus de Bruxelles» devenue une valeur cardinale, au même titre que l'égalité, la liberté ou la fraternité pour un citoyen français, hissant «l'économie sociale de marché» au niveau d'un fait de civilisation de toute première importance.

Cette obsession de l'économie, de la performance économique ou de la production, la faisant exister pour elle-même et non pour le bien commun, est certes une passion humaine, mais elle trahit la tradition politique qui a fait de nous des Hommes et des citoyens, et non des consommateurs-producteurs-flexibles-se-divertissant. Ces deux versions de l'humanité sont incompatibles.

Posté par Kozett à 00:02 - Europe - Rétroliens [0] - Permalien [#]

jeudi 17 juillet 2008

Tollé en Irlande après les déclarations de Sarkozy : « l’Irlande devra revoter » !

Le Parisien - mercredi 16 juillet 2008,

Un mois après le «non» retentissant des Irlandais au traité de Lisbonne, les propos de Nicolas Sarkozy suggérant de les faire «revoter» ont provoqué un tollé mercredi en Irlande, à quelques jours d'une visite délicate du président français à Dublin.

«Les Irlandais devront revoter et je mettrai le veto à tout élargissement (de l'Union européenne) tant qu'il n'y aura pas de nouvelles institutions», avait déclaré mardi M. Sarkozy selon des députés de son parti l'ayant rencontré dans la journée.

Dans un pays soucieux de son indépendance, où 53% des électeurs ont rejeté le traité de Lisbonne lors d'un référendum le 12 juin dernier, ces quelques mots ont immédiatement provoqué la colère du camp du «non» et l'embarras du gouvernement irlandais.

«Cela illustre bien la nature anti-démocratique de ce qui se passe à Bruxelles», s'est insurgé Declan Ganley, l'un des chefs de file des «nonistes» irlandais.

Même indignation de la part de Sinn Féin, seul parti irlandais à avoir soutenu le «non» le 12 juin, pour qui la position attribuée au président français est «profondément insultante pour le peuple irlandais». «Au cours du mois qui a suivi le rejet très net du traité de Lisbonne par les électeurs irlandais, nous avons entendu toute une série de dirigeants européens essayer de nous intimider et de nous forcer à faire ce qu'ils veulent», a commenté le porte-parole de Sinn Féin pour les questions internationales, Aengus O Snodaigh.

Le Parti travailliste irlandais : « Nicolas Sarkozy commis un sérieux faux-pas»
«Il est important que le président Sarkozy comprenne que le peuple irlandais exige que son vote soit respecté et, plus important encore, que ses inquiétudes soient prises en compte», a-t-il poursuivi, indiquant que son parti avait sollicité un entretien avec M. Sarkozy lors de son voyage en Irlande lundi prochain.

Même le Parti travailliste irlandais, qui a milité pour le «oui», estime que M. Sarkozy a «commis un sérieux faux-pas». Du côté du gouvernement, la réserve semble de mise. Selon le quotidien "Irish Times", le Premier ministre Brian Cowen, actuellement en visite aux Etats-Unis, s'est employé à minimiser les propos du président français.
Le ministre irlandais des Affaires étrangères Micheal Martin a pour sa part souligné que M. Sarkozy, président en exercice de l'Union européenne, serait en «position d'écoute» lors de sa visite à Dublin. «Nous n'avons pas l'intention de nous laisser intimider par qui que ce soit», a-t-il prévenu sur une radio irlandaise. «Nous allons étudier cela d'un point de vue irlandais, en fonction de ce qui sert au mieux les intérêts de l'Irlande.»

Henri Guaino essaie de nuancer les propos du chef de l'Etat
A Paris, le conseiller spécial de M. Sarkozy, Henri Guaino, a tenu à nuancer les propos du chef de l'Etat: organiser un nouveau référendum n'est que «l'une des solutions» envisagées, a-t-il souligné. Et s'ils devaient revoter, les Irlandais le feraient «probablement» sur un texte qui ne serait «pas exactement le même». Lors de sa visite à Dublin le 21 juillet, le chef de l'Etat «va essayer d'évaluer la situation», a insisté M. Guaino.

Mais pour le chef du Labour, Eamon Gilmore, les déclarations de M. Sarkozy augurent mal d'une réelle volonté d'écoute. «On nous a fait comprendre que l'une des principales raisons de la visite du président en Irlande la semaine prochaine était de lui permettre d'écouter les positions du peuple irlandais sur ce qui doit être fait», a-t-il rappelé. «Cependant, s'il a déjà arrêté sa décision sur cette question, ça risque d'être une écoute plutôt vaine».

«L’Europe sera sociale ou ne sera pas»

MANIFESTE. André Laignel, député socialiste européen et maire d'Issoudun (Indre), appelle à la construction d'une autre Europe, ceci en réaction à la proposition de Nicolas Sarkozy d'inviter les Irlandais à revoter le traité de Lisbonne.  Il figure, aux côtés d'une trentaine d'acteurs politiques et d'intellectuels, parmi les premiers signataires d'un appel national qui prophétise que l'Europe devra se dégager "du dogme libéral ou ne sera pas". (Lire la suite...)

Posté par werdna à 00:03 - Europe - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mercredi 16 juillet 2008

Sarkozy : «les Irlandais devront revoter» le traité

Samuel Laurent (lefigaro.fr) 15/07/2008 |

Le même scénario qu'en 1992 ou en 2001. Nicolas Sarkozy a confié à plusieurs députés son plan pour remettre sur les rails le traité de Lisbonne stoppé net par le «non» irlandais le 13 juin dernier : tout simplement demander à Dublin de faire revoter le texte.

A la veille de son voyage en Irlande, prévu le 21 juillet, et alors que la France préside l'Union européenne, le chef de l'Etat a donc choisi d'appliquer la même recette qu'à l'époque de l'adoption du Traité de Maastricht.

«Les Irlandais devront revoter et je mettrai le veto à tout élargissement tant qu'il n'y aura pas de nouvelles institutions», a lancé le chef de l'Etat lors d'un buffet à l'Elysée.

En 1992, le Danemark avait dit «non» au traité instituant l'Union européenne. Avant de voter «oui» l'année suivante au terme d'une campagne d'information menée par le nouveau premier ministre, Poul Nyrup Rasmussen.

Nicolas Sarkozy compte sur le fait que les autres pays de l'UE adoptent tous le traité de Lisbonne. La Pologne, un temps rebelle, a annoncé qu'elle voterait «oui».

Sinon ils revoteront une troisième fois ?

Posté par werdna à 00:03 - Europe - Rétroliens [0] - Permalien [#]

La "Belgique française" d'un député francophone

LE MONDE | 10.07.08 Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, correspondant)

C'est un document de 30 pages, totalement inédit depuis le déclenchement de la crise institutionnelle belge. Intitulé "Loi organique portant statut d'autonomie de la Belgique française", il expose ce que l'Assemblée nationale et le Sénat français pourraient adopter, après une déclaration de conformité du Conseil constitutionnel, et avant une promulgation par le président de la République. A savoir l'incorporation de la Belgique francophone, dotée préalablement d'un statut de collectivité territoriale autonome, dans la République.

Le texte a été rédigé par des juristes belges, aidés de spécialistes français dont l'identité n'est pas révélée. Il émane d'un groupe de réflexion dénommé Energies réformatrices, piloté par Daniel Ducarme, un homme politique célèbre en Belgique francophone.

Ancien ministre et ancien coprésident du Parti réformateur libéral, il est aujourd'hui député fédéral et délégué de son parti pour les Belges de l'étranger. M. Ducarme endosse, "avec beaucoup de gravité", souligne-t-il au Monde, la responsabilité d'un projet qui, dit-il, offre une perspective à sa communauté.

"Lassée par la crise, l'opinion publique avance vite : 29 % des Wallons se sont récemment déclarés" ouverts "à la perspective d'une association avec la France", dit-il.

M. Ducarme ne cache toutefois pas que celle-ci reste, même à ses yeux, "une hypothèse éloignée". Aussi a-t-il fait plancher ses collaborateurs sur un autre texte énumérant - en 3 feuillets celui-là - un statut d'une Belgique autonome, séparée de la Flandre dans l'hypothèse où la crise institutionnelle que connaît le royaume depuis treize mois se solderait finalement par une rupture.

LARGE AUTONOMIE

"L'important est surtout de rendre les gens conscients de ce qui pourrait se passer, de les amener à s'interroger sur leur identité et de ne pas se présenter un genou à terre. Que ce soit face à la Flandre ou face à la France", souligne le responsable libéral. Qui rejette, au passage, l'étiquette de "rattachiste". "Le rattachement prôné par certains n'inclut pas l'idée d'une autonomie pour nos régions dans la République."

Inspiré des statuts de la Polynésie, le projet du député énumère en détail le partage des compétences entre la France et une "Belgique française", qui serait composée de la Wallonie, de Bruxelles, de la région germanophone et des communes limitrophes de la capitale belge, situées en territoire flamand mais majoritairement francophones. Leur population serait consultée par référendum.

Soumise aux lois générales de la République, la "Belgique française" jouirait d'une large autonomie, notamment dans le domaine de l'enseignement, de la recherche, de la culture et de l'audiovisuel. Son identité culturelle spécifique inclurait le maintien des langues flamande à Bruxelles et allemande en Wallonie, au côté du français. La "collectivité autonome" élirait un président et un vice-président mais garderait un roi, réduit à des missions purement protocolaires. Le système monarchique garde, il est vrai les faveurs d'une majorité de francophones belges...

Posté par Kozett à 00:02 - Europe - Rétroliens [0] - Permalien [#]

vendredi 11 juillet 2008

Pour Sarkozy, l'Europe est l'affaire des élus, pas des électeurs

Marianne - Jeudi 10 Juillet 2008 - Sylvain Lapoix

Au cours de sa conférence face aux eurodéputés à Strasbourg, Nicolas Sarkozy a évoqué sa « conception » de la construction européenne : « les règlements européens sont l'affaire du Parlement et pas celle du référendum. »

Un choix qu'il dit assumer dans un cadre «démocratique. »

« Je considère que les règlements européens sont l'affaire du Parlement et pas celle du référendum. C'est un choix que j'ai assumé dans un cadre démocratique. » C'est ainsi que Nicolas Sarkozy s'est expliqué sur le traité de Lisbonne, soulignant le fait qu'il s'était engagé à ne pas faire voter le texte européen avant son élection et l'avait clairement affiché durant la campagne.

« Si ce n'est pas Lisbonne, c'est Nice. Et Nice, c'est l'Europe à 25 !, a continué le Président Français. En Europe on ne fait pas de chantage ! » Sans faire de chantage, donc, il a évoqué ce qui nous attend en cas de rejet du traité de Lisbonne : une Europe à plusieurs vitesses, la suspension des négociations avec la Croatie…

Des boucs émissaires, des menaces… A ceux qui en doutaient encore, Nicolas Sarkozy le confirme : il présidera le Conseil européen avec la même violence qu'il a présidé la France !

dessin

L'Europe sera protégée !

Posté par werdna à 00:03 - Europe - Rétroliens [0] - Permalien [#]

jeudi 10 juillet 2008

L'europe avec un petit e

Lettre confédérale N°1203 du 4 juillet 2008

L'Edito de Bernard Van CRAEYNEST – secrétaire général de la Confédération Générale des Cadres

«Une Europe qui protège !». Belle ambition, n’est-ce pas ? Une Europe qui «impose son modèle» face à une mondialisation sans garde-fous... L’idée est séduisante. Oui, mais avec un certain nombre de restrictions à la clé, si l’on en croit le président de la République puisque «nous avons des ambitions sociales sur le travail intérimaire, sur les comités d’entreprises mais, sur l’essentiel, l’Europe ne doit pas s’occuper de tout, le social doit rester national». Décidément, le tri sélectif est à la mode...

Ainsi, il y aurait l’Europe, avec un grand E, et une europe sociale, avec un petit e. Et pourtant, s’il y avait un dénominateur commun qui pourrait fédérer les Européens, c’est bien du côté des valeurs sociales qu’on le trouverait. Les champs d’investigation sont nombreux : temps de travail, retraite, salaires, discrimination professionnelle, formations... autant de domaines où des critères européens seraient source d’harmonisation et de justice commune.

Le temps de travail, par exemple : tous les chercheurs relèvent que la liberté de temps de travail connaît une limite, celle de la santé. Le «burn out», qui fait des ravages en Asie, est bien connu des médecins du travail. Le stress professionnel, dont une des causes est liée à la surcharge de travail, est dorénavant reconnu par les instances européennes comme phénomène inhérent au travail. Voilà un exemple concret qui permettrait à l’Europe d’imposer un modèle social par une référence commune sur le temps de travail.

 

Mais, patatras, la France donneuse de leçons se démarque : dans un projet de loi opportunément associé à une position prétendument commune aux partenaires sociaux, le gouvernement entend «exploser» les limites des horaires quotidiens, hebdomadaires ou annuels de travail, en allant bien plus loin que les normes européennes déjà excessives et contraires au simple bon sens en matière de santé.

L’Europe, si l’on veut qu’elle ait une signification concrète, devrait être un recours face à l’injustice intra communautaire. Ainsi, par deux fois, en 2000 et en 2003, la CFE-CGC a saisi les instances du Conseil de l’Europe pour contester les réglementations françaises en matière de forfait jours. Par deux fois, le Comité européen des droits sociaux a donné raison à la CFE-CGC et a appelé la France à corriger ses textes. Des injonctions dédaignées par le gouvernement français... Aujourd’hui encore et pour s’opposer au projet de loi français d’un forfait à 235, voire 250 jours possibles de travail par an, la CFE-CGC dépose un recours devant la Cour européenne des droits de l’Homme. Cette troisième tentative sera-t-elle la bonne ?

Et c’est la France qui se voit confier la présidence de l’Union européenne, ce 1er juillet ! L’heure du choix est arrivée : celui de construire une Europe concrète, à l’écoute des attentes des salariés et des citoyens ou celui d’une Europe virtuelle qui s’éloigne de nos préoccupations...

Pour financer les retraites , l'État a trouvé la solution :
nous tuer au travail !
Même l'Europe n'en demande pas tant  !

190_9054b

Posté par werdna à 00:07 - Europe - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mercredi 9 juillet 2008

L'image européenne ternie

Le Monde check-list 8 Juillet 2008

L'image européenne ternie
Le pacte européen sur l'immigration proposé par Brice Hortefeux ne fait pas que des heureux. El Pais indique ainsi que l'Amérique latine prend plutôt mal ce projet, et en tire les conséquences : "C'est l'image de l'Union européenne dans le monde qui est affectée. En fonction du développement du pacte proposé par Sarkozy et appuyé par l'Espagne, cette image peut encore se dégrader." Le secrétaire général de l'Organisation des Etats Américains, José Miguel Insulza, regrette amèrement que les pays d'Amérique latine et des Caraïbes n'aient pas été consultés mais reste confiant, cela pourrait venir en septembre si l'UE y mettait du sien... Dans le même temps, en Italie, les Roms sont fichés : empreintes digitales, photo, ethnie et religion sont inscrites sur des fiches les concernant. L'IHT rapporte pour sa part que selon Brice Hortefeux, le pacte "est un moyen de réconcilier les citoyens avec l'UE". Le journal revient également sur le jugement de la présidente argentine, Cristina Kirchner, à propos de la directive "retour" adoptée par le Parlement européen le mois dernier : "des temps de xénophobie".

Posté par Kozett à 00:02 - Europe - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mardi 8 juillet 2008

UE: la présidence française isolée dans ses critiques contre la BCE

BRUXELLES (AFP) - 07 juillet 2008 - La Suisse de Vaud

La France s'est retrouvée assez isolée lundi dans ses critiques répétées contre le relèvement des taux d'intérêt de la Banque centrale européenne (BCE), lors d'une réunion des ministres des Finances de la zone euro, la première à se tenir depuis que Paris préside l'UE.

"La décision de la banque centrale" de relever son taux directeur de 4% à 4,25% pour contrer l'inflation, "ne fut pas critiquée ce soir", a déclaré à la presse le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker, président du forum réunissant ces grands argentiers (Eurogroupe). La plupart des responsables européens ont été au diapason. Le commissaire européen aux Affaires économique Joaquin Almunia a souligné la nécessité de "respecter l'indépendance de la banque centrale". "Je pense que c'est une position sage pour tous les hommes politiques", a-t-il ajouté, dans une allusion aux critiques françaises dès la semaine dernière.

Le ministre néerlandais Wouter Bos a aussi pris la défense de la BCE en rappelant qu'elle avait "l'obligation légale de maintenir le taux d'inflation à un niveau raisonnable". Son collègue espagnol, Pedro Solbes, a souligné pour sa part qu'il "respectait ce qu'ils ont fait" à la BCE.

Fait inhabituel venant d'une personnalité peu habituée à complimenter la BCE, le chef du gouvernement italien lui-même, Silvio Berlusconi, n'a rien trouvé à redire. "En ce moment, la priorité est de lutter contre l'inflation. Donc cette politique de la BCE, à l'heure actuelle, je la trouve appropriée", a-t-il déclaré au Japon où il se trouve pour le sommet du G8.

Ces prises de position détonnent avec celles de la France. Samedi, malgré la présidence semestrielle de l'UE, qui contraint en principe le pays qui l'assume à une certaine réserve, le chef de l'Etat Nicolas Sarkozy s'était demandé si la hausse des taux était bien "raisonnable". Lundi, c'est sa ministre de l'Economie Christine Lagarde qui a enfoncé le clou, s'inquiétant des conséquences d'une hausse qui "creuse le déséquilibre avec la politique monétaire américaine".

La France se sent pousser des ailes pour admonester la BCE car l'Allemagne, toujours prompte d'ordinaire à voler au secours de la BCE, a montré la semaine dernière des signes de mécontentement à son égard.

L'inflation en zone euro a atteint pour la première fois un record de 4% en juin sur un an. Elle est devenue une source de préoccupation majeure pour les Européens qui voient les prix des carburants et de l'alimentation s'envoler et s'inquiètent pour leur pouvoir d'achat.

Posté par werdna à 00:06 - Europe - Rétroliens [0] - Permalien [#]

L'Europe, prochaine victime de la com' sarkozyste

Marianne - Lundi 07 Juillet 2008 - Sylvain Lapoix

En plaidant dans une tribune du Figaro pour une «Europe plus sociale et plus concrète», la brochette des ministres sociaux du gouvernement donne le ton de la présidence française : six mois de communication politique placée sous le leitmotiv sarkozyien de la «pédagogie».

Bertrand, Létard, Jouyet, Morano et Hirsch sont dans Le Figaro. L'Europe tombe à l'eau : qu'est-ce qu'ils disent ? Que la France va la sauver, bien sûr ! Parée (en apparence) des meilleures intentions du monde, la brochette des ministres sociaux (Travail, Handicap, Famille et Solidarité) s'associe dans une tribune publiée le 7 juillet pour délivrer ce message ô combien sarkozyste : puisque les peuples n'aiment plus l'Europe, on va leur expliquer pourquoi ils ont tort !

Cet édito clame ainsi que «L'Europe des peuples ne peut pas être seulement économique ou financière». Non, elle doit avant tout être communicante ! Par un tour de passe-passe rhétorique, le texte revendique une Europe plus sociale qui émergerait de la pédagogie : la présidence française (PFUE) est donc une opportunité de modifier «sur le long terme le regard et les comportements face à l'Europe.» Une campagne de com' que préfigure ce texte fondateur publié, évidemment, dans les colonnes du Figaro.

Parler de l'Europe « avec les mots du quotidien »
Lisez bien : il ne s'agit pas de plaider la cause des travailleurs, d'inscrire dans le marbre la défense d'une certaine idée de la protection sociale, pas même de débattre des bons et des mauvais choix européens en la matière… Non, le propos ici est de rendre l'Europe plus proche, non pas dans les pratiques, mais dans le discours : «un projet qui leur parle de leurs préoccupations quotidiennes, avec les mots du quotidien.»

Nous voici donc bien à l'heure de l'Europe sarkozyenne : sans idéal, sans ambition autre que d'imposer les décisions dictées par son projet et entériner le statu quo. La pédagogie est certes indispensable pour réintégrer les citoyens dans le débat européen (travail également à la charge des journalistes) mais le débat contradictoire et l'ouverture de l'horlogerie européenne aussi ! Or, le programme hypocritement étalé dans Le Figaro par les cinq ministres donne le ton de la PFUE : un Barnum de propagande où les Français seront priés de venir applaudir la geste présidentielle. Durant ces six mois, nous n'apprendrons (malheureusement) pas à dire «grâce à l'Europe», comme le prédisait l'édito, mais serons bien obligés de répéter «à cause de Sarkozy».

Posté par werdna à 00:06 - Europe - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Page précédente  1  2  3  4  5  6  7   Page suivante »