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mardi 1 décembre 2009

Mur de Berlin : le Quai d'Orsay ouvre ses archives

Check-list Le Monde du 30 Novembre 2009

Pour coïncider avec l'anniversaire des 20 ans de la chute du mur de Berlin, le ministère des affaires étrangères annonçait, le 5 novembre, la consultation libre d'archives diplomatiques datant de l'évènement historique et témoignant des positions de la France à l'époque.

Pour ceux qui n'ont pas l'occasion de se rendre dans ce nouveau site des archives du ministère des affaires étrangères et européennes, de nombreux échantillons sont disponible en ligne sur le site Internet du Quai d'Orsay : des documents provenant du cabinet du ministre des affaires étrangères ainsi que notes signées des ambassades de France en RDA, RFA et URSS...

Dans une vidéo de présentation, Maurice Vaïsse, professeur des universités et président de la commission qui a effectué la sélection des documents, explique que ces notes permettent de suivre "au jour le jour la façon dont les choses étaient perçues au Quai d'Orsay par les diplomates".

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samedi 28 novembre 2009

Que devient l'Europe sociale ? C'est toujours pour demain ?

Appel européen pour la restauration et le renforcement du droit du travail et des droits syndicaux au sein de l’Union européenne. Dans le cadre du renouvellement des élus européens suite aux élections européennes de juin 2009.

Cet appel général est lancé, pour son démarrage, par quinze personnalités du monde académique dans l’Union européenne. Il vise à interpeller, à la suite des élections européennes de juin 2009, les nouveaux élus au Parlement européen.

Cet appel sera suivi par une conférence de presse qui se tiendra à Bruxelles fin 2009. L’appel est ouvert à la signature de toutes les personnes ou toutes les organisations et associations, soucieuses de la promotion, de la protection du droit du travail, du droit social et des droits syndicaux dans l'Union européenne.

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Suite et pétition :
http://www.labour-union-rights.eu/
Appel européen pour la restauration et le renforcement du droit du travail et des droits syndicaux au sein de l’Union européenne

Appel européen pour la restauration et le renforcement du droit du travail et des droits syndicaux au sein de l’Union européenne

Alors que depuis plus de trente ans maintenant l’imposition de la flexibilité dans l’organisation du travail a conduit à une forte dégradation du statut des travailleurs de la fonction publique et du statut des travailleurs salariés du secteur privé, ainsi que de leurs conditions de rémunération, une offensive encore plus profonde contre le droit du travail s’est mise récemment en place et s’amplifie d’année en année depuis que la Commission européenne en 2005 a décrété qu’il était nécessaire de « moderniser le droit du travail ». Depuis lors, tant à travers des mesures nationales (comme les diverses réformes en France qui ont déstabilisé le code du travail en profondeur) que par le biais d’interventions de l’Union européenne, les droits les plus centraux constituant le cœur même du droit du travail et du droit syndical ont subi des attaques puissantes, indignes de systèmes politiques qui se réfèrent à la démocratie.

La grande majorité de la classe politique composant l’Union européenne et celle des Etats-membres aide le monde patronal dans ses ambitions de régressions sociales ; le bilan qui en résulte sur la situation des droits du travailleur aujourd’hui partout en Europe est dès lors déplorable :

- le contrat de travail à durée indéterminée est présenté comme obsolète et à faire disparaître au plus tôt ;

- le statut de fonctionnaire garantissant un emploi stable et une rémunération liée à des évolutions barémiques régulières est en train de devenir une « espèce en voie de disparition ». Or elle permet l’indépendance des agents et la garantie de l’égalité de traitement des citoyens ;

- les protections contre le licenciement sont fortement revues à la baisse ;

- le droit au départ à la retraite et au financement collectif d’une pension de retraite permettant une vie digne ont été sérieusement réduits ;

- la garantie de pouvoir bénéficier dans la durée d’un revenu de remplacement décent par rapport au dernier salaire via l’allocation de chômage lors de la perte de son emploi a été considérablement diminuée.

Cent millions de personnes au sein de l’Union européenne vivent dans la pauvreté dont 48% sont situés dans l’Europe des 15, et le nombre de travailleurs pauvres s’accroît d’année en année : ils sont plus de 10% par exemple en Italie ou en Espagne. Comme si cela ne suffisait pas, les Autorités de l’Union européenne ont pris récemment des décisions intolérables :

- La Cour de Justice de l’Union européenne, par ses arrêts récents (Viking, Laval, Rüffert, Luxembourg) réduit violemment les droits sociaux fondamentaux : elle confirme la suprématie de la liberté d’établissement et de la liberté de prestation de services sur le droit de grève, elle attribue un pouvoir d’appréciation au juge national sur la légitimité d’une grève, elle dévalorise les conventions collectives qui ne sont pas d’application générale, enfin elle impose aux États les libertés commerciales comme éléments indiscutables de l’ordre public et limite l’ordre public social à un socle minimal décrit dans une directive dont cela n’était pas l’objet (détachement des travailleurs, 1996).

- La Commission, le Conseil et le Parlement ont adopté un règlement qui sera d’application partout en Europe en décembre 2009 (Règlement CE n°593/2008) et qui assimile le contrat de travail à un simple contrat civil entre parties considérées comme égales.

Ces nouveaux éléments indiquent clairement l’intention des Autorités européennes d’abolir peu à peu le droit du travail comme domaine juridique spécifique et non assimilable à des relations civiles privées. Ce faisant, elles nous font replonger au 19ème siècle, époque au cours de laquelle le droit civil régnait en maître dans les relations de travail et où c’est la voix de l’employeur qui prime toujours sur celle du travailleur, celle du fort sur celle du faible.

Téléchargez l’appel (PDF - 38.5 ko) -

Contact : Corinne Gobin -Professeure de sc. politique, maître de recherche du Fonds national de la recherche scientifique à l’Université libre de Bruxelles, Belgique.

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vendredi 27 novembre 2009

EUROPE – Ca commence bien … ! Prévision d’augmentation des fonctionnaires ? Ils sont 38 000 ...

Challenges 27 novembre 2009

Les fonctionnaires européens ne connaissent pas la crise

La Commission européenne a fait savoir que ses fonctionnaires devraient bénéficier d'une hausse de salaires de 3,7% au titre de l'année 2008.

La Commission européenne a fait savoir, jeudi 26 novembre, que ses fonctionnaires devraient bénéficier d'une hausse de salaires de 3,7% au titre de l'année 2008. Et ce, malgré le fait que l'heure est à la rigueur au sein de l'Union européenne et que les émoluments du service public sont gelés dans certains pays.

S'il s'agit à ce stade d'un projet, qui doit encore être validé par les Etats européens, la ministre autrichienne de la Fonction publique, Gabriele Heinisch-Hosek, a toutefois réagi, parlant d'une augmentation "totalement impensable". "Zéro pour cent serait plus adapté", a-t-elle ajouté.

38.000 fonctionnaires et autres agents

"Ce n'est pas la Commission qui décide de sa propre initiative de diminuer ou d'augmenter les salaires des fonctionnaires publics", s'est justifiée la porte-parole de l'exécutif européen pour les questions administratives, Valérie Rampi, lors d'un point de presse.
Elle a expliqué que les évolutions salariales étaient calculées sur la base d'"un panier", mis à jour chaque année à partir le coût de la vie dans huit Etats de l'Union européenne (Allemagne, Belgique, Espagne, France, Italie, Luxembourg, Pays-Bas et Royaume-Uni).

Bruxelles compte environ 38.000 fonctionnaires et autres agents.

Barroso gagne 304.000 euros nets par an

Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, et le futur président du Conseil européen Herman Van Rompuy bénéficient chacun d'un salaire de 304.000 euros nets par an (hors indemnités de résidence et de représentation).

Selon le centre de réflexion eurosceptique britannique "Open Europe", c'est plus qu'aucun autre dirigeant du monde occidental, le président des Etats-Unis Barack Obama compris.

L'exécutif européen avait été déjà critiqué au début de l'année à propos du système de rémunération de ses commissaires qui leur octroie une indemnité de jusqu'à 65% de leur salaire pendant les trois ans suivant leur départ.
L'argument avancé est de faciliter leur "réinsertion professionnelle", puisque certains postes dans le privé leur sont fermés pour éviter des conflits d'intérêt.
Le salaire d'un commissaire européen est d'environ 20.000 euros nets par mois.

Si cela est approuvé ... Quelle honte ... tant d'européens au chômage essaient de survivre

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mercredi 25 novembre 2009

Comment les sucriers ont tenté de se sucrer sur le budget européen

Les coulisses de Bruxelles - Jean Quatremer - 22/11/09

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Les grands sucriers européens ont monté une combine, un modèle du genre, qui devait leur permettre de piquer 300 millions d’euros dans le budget communautaire, ni vu, ni connu. Le plus beau est que cette tentative de hold-up a bénéficié de la complicité des gouvernements, notamment allemand, français et britannique, ce qui, il faut bien le dire, facilite les choses. Le problème, car il y en a toujours un, c’est que le cave s’est rebiffé. En l’occurrence, le cave, c’est la Commission européenne, qui, pour faire capoter ce fric-frac hors du commun, a remué ciel et terre et a réussi à sauver son oseille.

Il faut savoir que le marché du sucre, dans l’Union, a vécu et vit encore largement grâce à une généreuse perfusion d’argent communautaire. Protégés de la concurrence extérieure, les sucriers ont pu produire jusqu’à épuisement, assurés de confortables prix garantis et d’aides à l’exportation à prix dumping… Du moins, jusqu’à la réforme de 2005 qui a mis fin aux excès et permet enfin aux pays les plus pauvres de la planète d’exporter leur sucre vers l’Union. En échange de la manne qui les subventionnait, les producteurs, jusqu’à cette réforme, s’acquittaient d’une « cotisation sucre » versée directement au budget communautaire et calculée annuellement en fonction des quantités et de la qualité du sucre exporté. Mais, après la campagne de 2001/02, la Commission a changé la méthode de calcul de cette cotisation afin de faire payer davantage les sucriers.

Ceux-ci, furieux, ont été devant la Cour de justice européenne qui leur a donné raison. La Commission a donc dû revenir à son ancienne méthode de calcul pour les trois campagnes de récolte avant l’entrée en vigueur de la réforme de 2005 qui a supprimé ce système complexe. Bruxelles a calculé qu’elle devrait verser 10 millions d’euros de « trop-perçu » aux sucriers pour solde de tout compte.

Mais voilà : les grands sucriers ont défendu une autre méthode de calcul qui aboutit à un 64f7c838-b4b8-11de-9db3-0500beb70632 « trop-perçu », par le budget européen, de 300 millions d’euros… Sûre de son coup, la Commission pensait que les États membres, qui n’ont plus d’argent en ces temps de crise (il a fallu gratter les fonds de tiroir pour aider les laitiers), refuseraient cette demande. Et là surprise : la quasi-totalité des États a soutenu les sucriers en « comité de gestion agricole », un organe chargé de gérer au quotidien la politique agricole commune.

« C’est une histoire de fous : le budget est vide. Les États vont donc devoir mettre de l’argent de leur poche pour payer les sucriers ! », s’indigne-t-on à la Commission. Ainsi, la France espère obtenir 91 millions pour ses producteurs, mais elle devra verser 60 millions de plus au budget européen. Pour Berlin, les chiffres sont respectivement de 97 millions et 70 millions… « Cela montre le poids politique des sucriers », soupire-t-on à Bruxelles. La Commission, a alors décidé de porter l’affaire au niveau du Conseil des ministres afin qu’elle ne passe pas inaperçue. Travaillant au corps les Etats membres, elle a réussi à réunir une minorité de blocage constituée notamment de l’Italie et des pays d’Europe de l’Est. Vendredi, lors du Conseil agriculture, les complices de cette tentative de fric-frac, la France et l’Allemagne au premier chef, n’ont même pas osé évoquer l’affaire de peur de se ridiculiser.

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Barroso n'exclut pas l'idée d'un impôt européen !

Le point.fr - 24/11/09

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Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso n'a pas exclu mardi l'idée d'un impôt européen pour permettre à l'UE de bénéficier de "ressources propres" par rapport aux contributions des Etats, au risque d'irriter les eurosceptiques. "J'ai l'intention d'examiner toutes les questions de fiscalité dans l'Union européenne, nous devons passer en revue toutes les ressources (financières) de l'UE, le programme sur lequel j'ai été élu dit qu'il faut examiner de possibles ressources propres", a-t-il déclaré devant le Parlement européen à Strasbourg. Il répondait à une question d'un élu qui lui demandait s'il avait l'intention de créer un impôt européen, à la suite de déclarations récentes du nouveau président du Conseil européen, le Belge Herman van Rompuy, qui a mentionné cette possibilité.

Dans un document résumant ses priorités pour les 5 ans à venir, sur la base duquel il a été reconduit en septembre à la tête de la Commission par le Parlement européen, Barroso juge qu'on ne pourra "pas éluder la question des ressources propres" pour le budget de l'UE à l'avenir. Il y estime que le système actuel de financement de l'UE "est progressivement devenu un mélange confus et opaque de contributions et de rabais". "Nous devons étudier les moyens dont dispose l'UE pour financer ses politiques de manière plus efficace et plus transparente et simplifier leur mise en oeuvre, de façon à maximiser les effets des dépenses tout en préservant les principes de bonne gestion financière", souligne sa profession de foi. Les négociations sur le prochain cadre budgétaire pluriannuel de l'Union, débutant en 2014, doivent commencer en 2011.

Le Premier ministre belge Herman Van Rompuy a évoqué il y a une dizaine de jours la possibilité de créer un "impôt vert" européen, afin de réduire les contributions des Etats nationaux dans un contexte budgétaire très difficile, lors d'une rencontre à huis clos devant un groupe de réflexion près de Bruxelles. Cette sortie lui a valu de sévères critiques dans la presse eurosceptique britannique.

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Pour l'Europe sociale on attendra sans doute la prochaine constitution....

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mardi 24 novembre 2009

Faire passer la directive néo-Bolkestein en douce... une leçon de cynisme politique appliqué

Plume de presse - jeudi 19 novembre 2009, par Olivier Bonnet

Un rapport du Sénat annonce la couleur

C’est l’indispensable Jean-Luc Mélenchon, eurodéputé du Parti de gauche, qui lève le lièvre dans un billet du 13 novembre dernier. Force est de constater qu’il a peu été repris par les grands médias. Sujet : la "directive services", héritière de la fameuse directive Bolkestein, a été adoptée par le Parlement européen et chaque Etat de l’UE va à présent la transposer dans son droit national. En France, où la chose sera faite d’ici le 28 décembre, un rapport sénatorial annoncent clairement la couleur : la méthode choisie est celle du catimini.

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Jean Bizet, sénateur UMP, rapport de juin 2009 : "Le gouvernement français a abandonné l’objectif, qu’il avait initialement envisagé, de déposer un projet de loi-cadre pour transposer la « directive services ». Certains États membres, ayant fait le choix inverse, transposeront la directive au moyen d’une loi-cadre […] (Royaume-Uni, Espagne, Pays-Bas, République tchèque) […] Le gouvernement français justifie son choix en grande partie par des considérations politiques tenant à la forte sensibilité des implications de la « directive services » […].

Une loi-cadre de transposition pourrait en effet servir d’ « épouvantail » à tous ceux qui seraient tentés d’instrumentaliser un exercice essentiellement technique à des fins électorales. Elle ne doit pas constituer un prétexte à la « cristallisation » des mécontentements de tous ordres, d’autant plus nombreux en période de crise."

Commentaire de Mélenchon : "Vous avez bien lu : il s’agit délibérément de sortir le sujet du débat public et d’empêcher que le mouvement social s’en empare". Bizet en poursuit en détaillant le modus operandi, que l’eurodéputé qualifie justement de "saucissonage" : "L’abandon par le gouvernement français d’une loi-cadre de transposition conduit à instiller plusieurs dispositions de nature technique à l’occasion de l’examen de différents projets ou propositions de loi afin de mettre la législation française en conformité avec les prescriptions de la directive. Cette méthode est sans doute moins lisible, tant pour les parlementaires que pour l’opinion publique, mais elle permet, en « technicisant » la transposition, d’éviter l’apparition de polémiques stériles."

Une vraie leçon de cynisme politique appliqué : surtout, que personne ne s’en rende compte, faute de quoi le peuple pourrait protester ! Laissons Mélenchon conclure : "Dans sa version de juin 2009, le rapport du sénateur Bizet craignait qu’avec la crise, le contexte ne soit plus porteur pour la transposition de la directive services. Vraiment ? « Il est à craindre, soupire le sénateur, que la crise financière et économique, et ses conséquences notamment sociales, qui affecte l’ensemble de l’Union européenne, ne relègue la transposition de la directive au second rang des priorités de bien des États membres. » En effet ! C’est ce que devraient faire des gens sensés, après le désastre produit par les déréglementations en matière financière ! Le bon sens le plus élémentaire commanderait en effet de mettre la directive services à la poubelle. NON ! Elle va être transposée en droit français. La crise va donc s’aggraver. L’Europe ca devait être la solution, c’est le problème."

Mine de rien, un grand coup de pouce du gouvernement aux délocalisations ...

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dimanche 22 novembre 2009

Van Rompuy Président européen, un bon choix (mais de qui ?)

Démocrate sans frontière - Par FrédéricLN . le vendredi 20 novembre 2009

Ancien responsable des études de son parti devenu chef du parti, économiste qui a grandement amélioré l'état des finances publiques belges, homme d'éthique et de principes réputé pour son sens du compromis, chef du gouvernement apprécié d'un pays multilingue et multi-communautés... et surtout blogueur...

Les journalistes qui s'en gaussent ne ridiculisent que leur propre ignorance.

Oui mais... pourquoi cette ignorance ?

Parce qu'il n'y a pas de débat européen, pas de médias européens, pas de politique européenne. Ou si peu. Parce qu'il n'y a pas de partis européens capables de porter des partis et des personnalités pour l'Europe.

Si bien qu'après avoir répété en boucle "le Président de la Commission, Manuel Duran Barroso, n'aura qu'un rôle subsidiaire une fois nommé le Président du Conseil Européen", on nous dit maintenant "quel pouvoir aura le Président du Conseil ? euh, aucun".

Le flou juridique n'est pas gênant quand on veut tous aller dans la même direction.

Aujourd'hui, c'est la direction qui manque, aussi bon que puisse l'être le Président.

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samedi 21 novembre 2009

Herman van Rompuy et Ashton à la tête de l'UE

Check-list Le Monde du 20 Novembre 2009

"L'Europe est une union de valeurs et elle a la responsabilité de jouer un rôle important dans le monde", a déclaré le tout nouveau président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, dans sa première déclaration à la presse à l'issue de sa nomination, jeudi soir.

Une presse qui se montre particulièrement sceptique face à la désignation de M. Rompuy à la présidence de l'UE et de la Britannique Catherine Ashton au poste de haut représentant pour les affaires étrangères.

La Libre Belgique livre un portrait affûté de l'ancien premier ministre belge tandis que le Financial Times se penche sur la personnalité de "l'obscure" Catherine Ashton, à la fois "humble" et "apte". Ce qui n'empêche pas The Guardian d'évoquer des "espoirs déçus" par le choix de leaders compétents mais dont le poids est faible sur la scène internationale.

Le quotidien espagnol El Pais profite quant à lui de ces annonces pour décrypter les principaux dossiers qui devront être traités au plus vite par le nouveau binôme.

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vendredi 20 novembre 2009

Monsieur et madame Europe

Deutsche Welle - 20/11/09 - Jean-Michel Bos

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C'est une occasion manquée de donner une image forte à l'Europe car après huit ans de querelles institutionnelles et trois référendums manqués, l'Europe s'est enfin dotée d’une nouvelle constitution, ou d'un nouveau traité pour être plus précis. Et ce Traité de Lisbonne prévoit de donner plus de visibilité à l'Europe sur la scène internationale, notamment face aux deux grands que sont les Etats-Unis et la Chine. Et ceci donc en créant deux nouveaux postes : celui de président  et celui de chef de la diplomatie européenne. L'Europe avait donc l'occasion d'envoyer un signal fort en direction de la communauté internationale et c'est tout le contraire qui s'est produit. Très divisés comme d'habitude, les 27 se sont entendus sur un accord a minima qui nomme deux parfaits inconnus à la personnalité politique faible et aux compétences discutables.

Le poste de président échoit donc à Herman Van Rompuy, Premier ministre belge depuis moins d'un an et complètement inconnu du grand public. On lui prête une personnalité modeste, sans grand ego et capable d'établir des compromis et c'est sans doute là une des raisons de sa nomination. "Le nouveau président permanent doit être un européen convaincu", a déclaré Herman Van Rompuy, "il doit respecter les institutions, l'équilibre entre les différentes institutions est souvent fragile, il faut que le nouveau président soit quelqu'un qui cherche l'accord, le consensus, compromis entre 27 pays."

Ego sur deux jambes

L'autre nominée se nomme Catherine Ashton, c'est l'actuelle commissaire européenne au commerce, elle est britannique et elle sera donc la chef de la diplomatie européenne alors qu'elle n'a aucune expérience dans ce domaine. D'ailleurs la première déclaration de Catherine Ashton a été de justifier son manque d'expérience : "Je crois que mon expérience parlera d'elle-même. Est-ce que je suis un ego sur deux jambes? Non. Est-ce que je cherche toujours à être vu lorsque je dis quelque chose? Non plus. Jugez-moi sur mes actes et je pense que vous serez satisfaits et fiers de moi."

Tous ceux qui sont convaincus de la justesse et de l'ambition du projet européen ne pourront donc que déplorer encore une fois une occasion gâchée, La faute à qui? Incontestablement aux dirigeants européens qui envoient à Bruxelles des représentants qui ne risquent pas de leur faire de l'ombre en terme d'ego et d'ambitions. Après cela, il ne faut plus se demander pourquoi l’opinion publique a du mal à comprendre l'Europe.

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mardi 17 novembre 2009

La chine pénètre désormais le marché européen des travaux publics ! Inquiétude de la FIEC

Comment la Chine rafle des marchés de travaux publics en Europe

Sylvain Lapoix - Marianne | Lundi 16 Novembre 2009

En Pologne, un consortium chinois a obtenu deux contrats de construction d'autoroute en proposant des prix imbattables. Profitant de la crise, la Chine pénètre désormais le marché européen, pour la plus grande inquiétude des professionnels et sans que l'Union européenne s'en émeuve.

La nouvelle autoroute Varsovie-Lodz, livrée en 2012 pour les Championnats d'Europe de football, pourra porter l'étiquette « made in China » ! A côté de deux grands sociétés de BTP, une Irlandaise et une Polonaise, le consortium chinois Covec a remporté les tronçons A et C de la voie rapide pour un total de plus de 310 millions d'euros. Leurs arguments imbattables ? Le prix ! Dans les deux cas, le contractant chinois a proposé des offres 25 à 30% moins cher que ses concurrents. Une première en Europe... qui fait grincer des dents !

Malgré quatre tentatives de contestation, le contrat est maintenu. Il faut dire que les Chinois ne viennent pas les mains vides : comme garantie de la bonne exécution des travaux, le consortium avance 100 millions de dollars. De l'argent public, Covec étant (comme l'intégralité des entreprises de BTP chinoises) une branche du ministère de la Construction, mais de l'argent frais : un cadeau sur lequel le gouvernement polonais ne crache pas en temps de crise !

Soupçons d'importation de main d'oeuvre

De quoi réveiller la méfiance de la Fédération de l'industrie européenne de la construction (FIEC) et du syndicat des contractants européens internationaux qui se sont fendus le 22 octobre d'une lettre aux présidents des institutions européennes.

Les représentants du BTP européen y interrogent les autorités bruxelloises sur cette entreprise chinoise qui se voit autoriser l'accès au marché polonais à grand renfort d'aides d'Etat là où la moindre subvention nationale à une entreprise de l'Union est sévèrement condamné. Aucune réponse ne leur est pour le moment parvenu.

« Nous ne voulons pas faire de procès d'intention,  insiste Ullrich Paetzold, directeur général de la FIEC. Nous nous interrogeons seulement : comment la Chine pourra tenir des prix aussi bas sachant le nombre d'ouvriers, d'ingénieurs et d'experts nécessaires ? »

Derrière ces interrogations, les patrons du BTP s'interrogent sur l'importation de main d'oeuvre chinoise payée sous les 900 zloty de salaire minimum polonais. Si c'était le cas, cette brèche dans la cohérence de l'espace Schengen risquerait d'ouvrir la voie pour un déferlement d'entreprises chinoises bon marché... et la noyade des sociétés européennes du secteur !

Or, le dumping chinois n'en est pas à son coup d'essai : si une tentative d'entrée sur le marché italien a été cassée sans mal par le tribunal administratif du Lazio (région de Rome) en 2008, de nombreux pays fraîchement intégrés dans l'Union européenne se laissent tenter par les devis « low cost » des entreprises chinoise.

Dans son bulletin européen du 2 novembre, la revue spécialisée Le Moniteur des travaux publics énumérait les tentatives : une société mixte de construction de logement à Kielce, en Pologne ; un projet de pont sur le Danube en Roumanie ; des appels du pied de la Hongrie pour devenir la plate-forme régionale de la Chine en Europe... Tout ça sans que les autorités ne saisissent Bruxelles pour contrecarrer le dumping !

Le charme irrésistible des crédits chinois

Tout ça sans compter les contrats en Ukraine, en Macédoine ou en Serbie. Ces marges de l'Europe où la crise financière a rendu les offres de prêts chinois irrésistibles...

De la même façon que les Africains ou les Sud Américains se sont laissés tentés par les énormes réserves de dollars de Pékin. Ce « néocolonialisme chinois », comme le surnommait le quotidien économique allemand Handelsblatt, fonctionne sur le modèle du « chéquier politique » : partout où elle propose son aide, la Chine pose des milliards sur la table à des taux défiant toute concurrence.

La contrepartie ? Attribuer les appels d'offre, notamment des grandes infrastructures, à des entreprises chinoises.

Le président Hu Jintao visitait ainsi la Namibie en septembre, à laquelle il a accordé un gros chèque. En échange, le pays a octroyé un contrat de 55,3 millions de dollars pour équiper la police locale en scanners de construction chinoise.

Une méthode par laquelle la Chine gagne progressivement la confiance, les marchés et l'accès aux matières de premières de toute l'Afrique noire.

L'Union européenne dispose de leviers... mais ne les utilise pas !

« Les Chinois ne posent pas de questions désagréables sur les droits de l'homme, comme l'Union européenne, ou sur votre niveau de dette, comme le FMI, résume un lobbyiste bruxellois. Tout ce qu'ils veulent, ce sont des contrats et des matières premières ! »

Et l'Europe ? Elle réagit.. à peine. Dans un rapport de la commission Marché intérieure daté du 28 octobre dernier, l'hypothèse était envisagée que les pays ne jouant par le jeu de la « réciprocité » (ouverture de leur marché en échange de leur accès au marché européen) pourraient se voir fermer les portes du marché européen... à condition qu'ils ne soient pas des pays en développement !

A se pencher sur le simple principe de lutte anti-dumping, l'Union aurait pourtant tout pouvoir de taxer lourdement ces entreprises aux matériaux importés à très bas coût et d'interdire la venue de main d'oeuvre payée sous les minimas nationaux (règle fondamentale de l'espace Schengen).

A la FIEC comme chez les entrepreneurs du BTP, on attend toujours. Pendant ce temps là, l'appel d'offre pour l'autoroute A 1 en Pologne est ouvert. Et cette fois-ci, deux entreprises chinoises sont candidates.

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