jeudi 6 décembre 2007
Le gaz pourrait augmenter de 6% en janvier
LCI infos 05/12/07
La Tribune l'affirme mardi sur son site Internet en citant des "sources concordantes". Gaz de France souhaiterait une hausse de 5 à 6% des tarifs réglementés du gaz pour les particuliers et les petits professionnels et de plus de 10% pour les entreprises. GDF "serait sur le point de saisir le ministère de l'Economie et des Finances pour demander une augmentation des prix du gaz souhaitant, après 18 mois de gel, répercuter l'accroissement de ses coûts d'approvisionnement", assure le quotidien économique.
"Gaz de France serait prêt à faire un effort dans le cadre du débat sur l'amélioration du pouvoir d'achat des Français. Mais il n'entend pas lâcher sur tout", poursuit La Tribune. Le PDG de Gaz de France, Jean-François Cirelli, a confirmé mardi qu'il y aurait bien une hausse des tarifs du gaz pour les entreprises au 1er janvier, sans la chiffrer, et n'a pas donné d'indications sur les tarifs des particuliers. "Pour les entreprises, nous bougeons les tarifs du gaz tous les trois mois ; ils ont baissé cette année à deux reprises : de 11% en janvier et de 7% en avril, et nous les avons augmentés de 8% en juillet, de 11% en octobre", a-t-il rappelé. "Au 1er janvier, il y aura un nouveau mouvement et il sera à la hausse", a ajouté Jean-François Cirelli, justifiant cette augmentation par la forte hausse des prix du pétrole, sur lesquels ceux du gaz sont indexés. "Pour les particuliers, le rendez-vous est fixé le 1er janvier et aujourd'hui, je ne suis pas en mesure de vous donner un chiffre parce que la période de calcul n'est pas terminée", a poursuivi le patron de GDF.
950 millions d'euros
Le président de l'Assemblée nationale Bernard Accoyer (UMP) a jugé mercredi "probable" qu'il y ait une hausse mais, a-t-il dit "6%, c'est beaucoup" et le gouvernement va sans doute "négocier la hausse la plus modeste possible". Bercy a indiqué que GDF n'avait "pas transmis par écrit ses demandes tarifaires" au ministère, conformément à la procédure qui prévoit ensuite une consultation de la Commission de régulation de l'énergie (CRE). Lors d'une conférence de presse, les responsables de la CRE ont assuré, mardi, que leur organisme n'avait pas été saisi. Par ailleurs, selon La Tribune, GDF "travaillerait à l'élaboration d'une nouvelle formule" pour "fixer les hausses tarifaires".
Le groupe, dont le manque à gagner dû au gel des tarifs serait de 950 millions d'euros, "souhaiterait ainsi intégrer de nouveaux indices dans le calcul de sa formule, notamment (...) les indices liés aux contrats d'approvisionnement de long terme et aux contrats de court terme". Le gouvernement avait annoncé en juin que le prix du gaz n'augmenterait pas "dans les prochains mois". La dernière augmentation des tarifs régulés du gaz, de 5,8%, remonte à mai 2006.
Diminuer la facture EDF : Gare aux vieux frigos et aux halogènes !
Gaspard NORRITO - Ouest-France – 05/12/07
Quand les appareils électriques et comportements du consommateur sont diagnostiqués.
« J'ai reçu un papier dans ma boîte aux lettres. Je me suis dit : tu peux avoir besoin de conseils. » Ghislaine Vrignaud, 60 ans, retraitée, habite une HLM de l'Île de Nantes. Comme une cinquantaine d'autres locataires et propriétaires, elle a fait la demande d'un diagnostic énergétique. « J'ai une petite retraite et ma facture électrique a doublé en deux ans », se plaint la dame. Laquelle, hors une centrale vapeur peu utilisée, affirme n'avoir rien acheté depuis.
L'autre jour, Céline Jestin et Gwenaël Le Roux, sociologue et ingénieur de recherche à la coopérative d'études Araïs, ont frappé à sa porte. Diagnostic des volets roulants, du double vitrage, température de la pièce, efficience du frigo, de la chaine Hi-fi, de la télé, des ampoules... Plusieurs heures durant, ces professionnels ont passé les appareils au peigne fin de leur observation.
L'écran plat consomme beaucoup
Il fait 26 degrés dans cet appartement chauffé collectivement par le sol : « Là, on ne peut rien faire, hormis signaler le fait à la société d'HLM. » Les visiteurs vont s'occuper de l'accessible. « Cette lampe halogène, là, est à bannir. Elle équivaut à la consommation de 6 à 7 ampoules ordinaires », explique l'ingénieur. Mme Vrignaud, fort heureusement, n'a pas de vivarium : « Les gens n'imaginent pas, un aquarium c'est très énergétivore. »
La locataire HLM a deux télés, mais pas d'écran plat : « Tant mieux, car ça consomme énormément. » Le frigo a quel âge ? La pellicule de givre a-t-elle été nettoyée ? « Un vieux frigo, ça peut consommer 10 à 30 fois plus d'énergie qu'un nouveau », souligne Gwenaël. Comment sont éclairés la cuisine et le séjour ? « Il faut privilégier les ampoules de basse consommation. Une 16 watts correspond à une 75 watts classique. » Évitez les basses consommations, toutefois, là où on allume et éteint souvent : une salle de bains ou des toilettes, par exemple.
Les foyers visés par cette action expérimentale sont les plus modestes et « les personnes en précarité énergétique ». Subventionnée notamment par l'Ademe et Nantes-Métropole, cette opération va permettre de repérer les principaux conseils d'économie d'énergie à délivrer aux particuliers : « Nous avons, il y a deux ans, mené une action du même type dans un autre quartier », explique Gwenaël Le Roux. Là-bas, des ménages ont réduit leurs factures d'eau : « Une famille a perdu ses habitudes de bain. Elle a généralisé la douche. » Résultat : une ardoise divisée par trois.
Anne Lauvergeon, PDG d'Areva, taclée à l’Elysée
Challenges.fr | 05.12.2007 |
Pour un conseiller du président, "il n’y a pas de quoi se vanter d’avoir vendu des centrales aux 2/3 du prix refusé il y a 1 an".
ANNE Lauvergeon ne fait pas l’unanimité dans l’entourage de Nicolas Sarkozy. Un proche conseiller du président a ainsi confié à Challenges "qu’il n’y a pas de quoi se vanter d’avoir vendu en Chine des centrales aux deux tiers du prix que l’on avait refusé il y a un an et demi ! ".
Areva dément, estimant que l’accord, très différent du projet initial, est "rentable", notamment grâce à la fourniture à long terme de combustible nucléaire qui est maintenant liée au contrat.
mardi 4 décembre 2007
EDF, une cagnotte potentielle dans le rôle de la machine à sous
NICOLAS CORI - Libération lundi 3 décembre 2007
En ces temps de disette budgétaire, Nicolas Sarkozy a découvert une cagnotte cachée en France. Elle s’appelle EDF.
Jeudi soir, le Président a annoncé qu’il entendait vendre 3 % du capital de l’électricien afin de financer un «plan d’investissement» pour les universités. Les étudiants auront ainsi «de plus beaux campus» et pourront travailler «dans des locaux dignes de ce nom», a-t-il justifié. La mesure a pris tout le monde par surprise, et notamment les syndicats d’EDF qui ont fait part de leur désapprobation.
En 2007, EDF a pris le titre de première capitalisation boursière française à Total et, en novembre, celui de première capitalisation européenne, en passant devant le britannique BP Amoco. L’électricien vaut 151 milliards d’euros. En vendre 3 % permettrait d’engranger 4,5 milliards d’euros. On comprend la tentation de Sarkozy. Surtout que l’Etat, qui détient 87,3 % du capital, est autorisé par la loi à descendre jusqu’au seuil des 70 %.
On ne peut s’empêcher d’avoir une impression de déjà-vu. L’Etat a tendance à considérer les entreprises publiques comme des cagnottes potentielles, quand la conjoncture est bonne, sans se rendre compte que tout peut se retourner rapidement. Et des précédents fâcheux, il y en a. En 2000, la cagnotte s’appelait France Télécom. L’opérateur surfait sur une spéculation boursière, des bons résultats et un marché en pleine expansion.
Pour le gouvernement Jospin, la vente des actions de France Télécom devait servir à remplir le fonds de réserve des retraites, la cession des licences de téléphone mobile de troisième génération, à réduire l’endettement public… Mais les rêves ont dû cesser avec l’effondrement du titre. C’est finalement l’Etat qui a dû remettre au pot pour éviter la faillite de l’opérateur.
Aujourd’hui, EDF va bien. Il profite d’un parc nucléaire amorti, ses ingénieurs sont parmi les plus réputés et ses salariés restent très attachés à leur entreprise. Mais l’électricien est soumis à des défis tous aussi importants : la fermeture de ses centrales actuelles (et leur démantèlement) ainsi que le passage à une autre génération, les fameux EPR. EDF ne sera peut-être pas éternellement une cash machine.
Presque malgré elle, EDF est devenue une success story comme on les aime en Bourse. Introduit difficilement à l’automne 2005, l’électricien bat depuis record sur record, en profitant de la hausse des coûts de l’énergie. Mis en vente à 32 euros, le cours a atteint 83,10 euros vendredi. Soit une augmentation de 160 %.
samedi 1 décembre 2007
Les syndicats d'EDF refusent que le groupe soit "la vache à lait de l'Etat"
PARIS (AFP) - 30/11/2007
Plusieurs syndicats de l'énergie ont dénoncé vendredi la vente de 3% d'EDF, annoncée jeudi soir par Nicolas Sarkozy pour financer des constructions ou rénovations d'universités, refusant que le groupe public devienne "la vache à lait de l'Etat".
Le président Nicolas Sarkozy a annoncé jeudi soir que l'Etat allait vendre 3% du capital d'EDF pour "un plan d'investissement" dans les universités françaises. La somme ainsi dégagée serait notamment consacrée à l'amélioration des locaux dans l'enseignement supérieur et la création de logements dans les cités universitaires.
Pour Philippe Pesteil (CFDT), "l'Etat, et Nicolas Sarkozy en particulier, est en train de résoudre tous ses problèmes d'argent, en utilisant une entreprise (...) comme vache à lait". Le syndicaliste a notamment regretté que cette annonce intervienne au moment où "on est en train de négocier sur la réforme du régime spécial de retraites et sur les salaires, et les entreprises de la branche des IEG (industries électriques et gazières, ndlr), donc EDF, ne lâchent rien sur les salaires, absolument rien".
Pour la CGT, le capital d'EDF ne doit pas être "un simple fonds de réserve du budget courant de l'Etat". L'annonce de la cession "n'est qu'un prétexte fallacieux, préparant de futurs abandons de la maîtrise publique du secteur de l'énergie", alors que "de lourds investissements sont nécessaires (dans l'énergie) pour assurer la sécurité d'approvisionnement de la France et la lutte contre le changement climatique".
FO condamne de son côté la vente "des bijoux de famille", estimant que "le financement des universités n'est qu'un prétexte". Le syndicat souligne que la vente de 3% du capital "interviendrait quelques jours après que le gouvernement a prélevé un acompte d'un milliard d'euros sur les dividendes d'EDF, et quelques semaines après que l'Etat a concédé aux Français les plus riches 15 milliards d'euros d'allègements fiscaux".
Bercy a annoncé début novembre le versement anticipé d'un acompte sur dividende pour boucler le budget 2007 d'un montant de plus de 900 millions d'euros pour l'Etat (qui possède 87,3% du groupe).
Au titre de l'année 2006, EDF avait déjà versé à ses actionnaires, en juin dernier, un dividende de 2,1 milliards d'euros soit 1,16 euro par action, en hausse de 47% par rapport à 2005.
Enfin, le syndicat CFTC-Energie s'est déclaré "pas du tout satisfait sur la méthode" de Nicolas Sarkozy, jugeant vendredi "déplorable" que l'annonce de la vente n'ait pas été discutée "en amont".
L'Etat possède aujourd'hui 87,3% du groupe énergétique et a l'autorisation de faire descendre sa part à 70%.
jeudi 29 novembre 2007
Retraites, salaires: les syndicats de l'énergie menacent d'une journée d'action le 6 décembre
28 novembre 17:38 - PARIS (AFP) –
Les fédérations syndicales de l'énergie (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC et CFTC), menacent d'une "journée d'action" le 6 décembre, "vraisemblablement une grève", si le patronat ne répond pas à leurs revendications sur les retraites et salaires lors d'une réunion le 4 décembre.
Demandant "de véritables négociations telles que le gouvernement s'y est engagé", les fédérations "décideront ou non de maintenir leur préavis d'action" pour le 6 décembre, en fonction des "résultats obtenus" lors d'une prochaine commission paritaire de branche (négociations sur les salaires et les retraites), fixée au 4 décembre.
Selon la CFDT, cette journée d'action "sera vraisemblablement une grève".
Les fédérations expliquent avoir "porté, dans une démarche unitaire auprès des employeurs, des revendications sur les niveaux de pension, la grille de rémunération, la gratification de fin d'année et les mesures générales 2008" et "attendent des propositions sérieuses répondant aux attentes des salariés". "En attendant le 4 décembre, elles suspendent leur participation à tous les travaux de la branche et des groupes paritaires de travail", ajoutent-elles.
Syndicats, patronat et représentants de l'Etat ont entamé le 16 novembre une négociation sur les régimes spéciaux de retraites des IEG, parallèlement à celle sur les salaires.
Mercredi, les fédérations ont présenté "des propositions" au patronat sur les salaires et les retraites, "et nous attendons des réponses chiffrées des employeurs la semaine prochaine", a expliqué à l'AFP Marie-Hélène Gourdin (CFDT).
"Nous voulons hausser le ton après leurs propositions ridicules d'hier (mardi)", a-t-elle ajouté.
Les employeurs "feront de nouvelles propositions lors de la prochaine séance de négociation", a précisé un communiqué des deux organisations patronales UFE (Union française de l'électricité) et Unemig (Union nationale des employeurs des industries gazières).
Mardi, le patronat a proposé une augmentation de 0,2% du salaire national de base (SNB) au 1er janvier 2007 (rétroactif), une autre de 1,45% au 1er janvier 2008, ainsi que le versement d'une prime de 600 euros au 1er janvier 2008.
Il a aussi annoncé une revalorisation de l'indemnité de fin de carrière, ainsi que la création d'une "prime de fidélité" pour les salariés retardant leur départ à la retraite.
Enfin, il a proposé de suspendre sans délai la clause de mise en inactivité d'office (clause couperet)".
FO a estimé mardi soir que ces propositions frisaient "le ridicule".
Achetez vite des gros pulls pour l'hiver avant l'arrivée d'une taxe sur l'énergie à la fin du conflit, avant celle éventuelle sur les articles en laine...au secours !!!
mercredi 28 novembre 2007
Le nucléaire n'est pas la bonne solution pour sauver le climat
Greenpeace avec Reuters - 27/11/07
Paris, France - L'Oxford Research Group, un organisme indépendant de réflexion sur les questions de sécurité internationale, estime que la promotion de l'énergie nucléaire comme solution au réchauffement climatique est peu judicieuse et pourrait aboutir à des conséquences extrêmement dangereuses pour la sécurité mondiale.
Dans un rapport intitulé "Energie sûre ? Nucléaire civil, sécurité et réchauffement climatique", l'Oxford Research Group affirme cependant que l'uranium nécessaire à ce processus n'est pas disponible en quantité suffisante sur la planète et que les puissances nucléaires seront donc tentées de retraiter du combustible nucléaire pour obtenir du plutonium.
« Une multiplication des activités de retraitement et le commerce international de matériau à usage militaire qui en résulterait augmenteraient les occasions pour les Etats, les organisations criminelles et les terroristes d'acquérir du matériau à usage militaire » souligne ce rapport. Dans une préface à ce document, l'ancien ministre allemand de l'Environnement et de la Sécurité nucléaire Jürgen Trittin écrit que le développement de l'énergie nucléaire conduira automatiquement à une prolifération menaçant la sécurité internationale.
« L'une des pires idées, largement répandue dans le débat international, est l'appel en faveur d'un développement de l'énergie nucléaire comme moyen de préservation du climat », écrit Trittin. « Cette recommandation est un exemple parfait de lutte contre un risque par le biais d'un risque encore plus élevé. Les risques liés à la prolifération et au terrorisme nucléaire aussi bien par des Etats que par des acteurs non étatiques sont tout simplement incontrôlables ».
Des risques incontrôlables.
Outre cet aspect, l'extraction et la purification de l'uranium contribuent à l'émission de dioxyde de carbone dans l'atmosphère, même si les centrales nucléaires en émettent peu elles-mêmes, et il faudrait construire des milliers de réacteurs pour obtenir un effet significatif sur le changement climatique, relève l'Oxford Research Group.
Les énergies renouvelables comme l'éolien, le solaire ou l'hydraulique sont moins polluantes, notamment au regard du danger posé à très long terme par les déchets nucléaires, et moins risquées en terme de sécurité.
Seuls quelques pays, notamment la France, la Grande-Bretagne et le Japon, retraitent actuellement du combustible nucléaire. Une explosion de la demande d'énergie nucléaire pourrait cependant entraîner un brusque développement de ces activités dans le monde et déborder les procédures de contrôle, prévient le rapport de l'Oxford Research Group.
Parallèlement, le réchauffement climatique risque de provoquer des inondations, des famines et d'autres perturbations favorisant l'instabilité politique dans les zones les plus vulnérables.
« C'est exactement ce que nous répétons à longueur de temps : le nucléaire est la mauvaise solution pour lutter contre les changements climatiques. Nous avons d'ailleurs publié un scénario [R]évolution énergétique, qui démontre qu'il est possible de réduire les émissions planétaires de CO2 de 50% d'ici 2050, tout en tenant compte de la croissance économique mondiale. Ce scénario est basé sur la sobriété et l'efficacité énergétique. Il substitue aux énergies fossiles des énergies renouvelables, évite les fausses solutions technologiques et utopiques comme le nucléaire ou le charbon prétendument " propre " mais aussi les technologies de capture et de séquestration de carbone » explique Karine Gavand, chargée de campagne climat à Greenpeace.
mardi 27 novembre 2007
Sortir du nucléaire accuse Sarkozy de "brader" deux réacteurs EPR en Chine
Reuters - 24.11.07 -
A la faveur de la visite d'Etat du président français à Pékin, Areva doit signer un contrat avec la China Guangdong Nuclear Power Corp sur la livraison de deux réacteurs nucléaires EPR et du combustible nécessaire à leur fonctionnement pendant au moins 15 ans.
Sortir du nucléaire accuse samedi Nicolas Sarkozy de subterfuge commercial pour amener la Chine à acquérir deux réacteur EPR -"le pire" des réacteurs nucléaires selon le réseau. "C'est à moitié prix que ces deux réacteurs sont proposés aux Chinois: 3,6 milliards d'euros les deux alors qu'un seul EPR par exemple celui qu'EDF veut construire à Flamanville (Manche) coûte 3,5 milliards", accuse le mouvement dans un communiqué.
Le réseau attire l'attention sur le "subterfuge des autorités françaises qui tentent de masquer cette vente à perte dans le cadre d'un contrat global - il serait question de 7 milliards - concernant, outre les deux EPR, des accords sur le combustible nucléaire et les services". Si les Chinois signent aujourd'hui, c'est "en profitant du cadre d'un accord global sans lequel les chinois n'auraient jamais pris d'EPR qui est "le pire de tous" les réacteurs nucléaires "comme le montrent les graves déconvenues d'Areva sur le chantier du seul EPR qu'elle ait réussi à vendre à ce jour en Finlande.
Réseau "Sortir du Nucléaire" : M. Sarkozy va "brader" deux réacteurs EPR en Chine
Source vérifiée - 24.11.07 - La ministre de l'Economie Christine Lagarde avait déclaré vendredi que le contrat de deux réacteurs nucléaires EPR de troisième génération qu'Areva pourrait conclure en Chine se présentait "sous les meilleurs auspices".
"Après avoir choisi l'an dernier 4 réacteurs AP 1000 de Westinghouse (un concurrent d'Areva), les Chinois se refusent toujours à acheter des EPR : s'ils le font finalement (...), ce sera à moitié prix et en profitant du cadre d'un accord global sans lequel les Chinois n'auraient jamais pris d'EPR", selon "Sortir du Nucléaire". Pour Areva, le montant de la commande s'élèverait à "au moins 5 milliards d'euros", a-t-on indiqué vendredi de source proche du dossier, alors que Le Figaro évoque 7 milliards d'euros. Pour les spécialistes du secteur, la construction d'un EPR complet coûte actuellement entre 3 et 4 milliards d'euros.
Libération - 26 novembre 2007 Source Bernard Blanc
La quarantaine de chefs d'entreprise qui ont fait le déplacement chinois espèrent que le voyage du président de la République leur permettra de finaliser de nombreuses négociations en cours. Et d'engranger de gros contrats. Dix milliards d'euros sont en jeu. Et les espoirs se focalisent sur deux secteurs où la France est en pointe: le nucléaire et l'aéronautique.
Troisième génération. Areva compte ainsi signer aujourd'hui, avec China Guangdong Nuclear Power Corp (CGNPC), le plus gros contrat de son histoire, pour deux réacteurs nucléaires de troisième génération EPR. Un accord était sur le point d'être annoncé en juillet, mais la signature d'une lettre d'intention avait été repoussée, officiellement pour raisons «techniques et d'agenda». Au début de l'année, une commande de quatre réacteurs a été passée à l'américain Westinghouse. C'est loin de combler les besoins du pays, évalués par les autorités à plusieurs dizaines de réacteurs.
Le contrat avec Areva porterait sur deux réacteurs EPR d'une puissance de 1600 mégawatts chacun. Le groupe français livrerait sur le site de Taishan, près de Macao, les chaudières des réacteurs ainsi que les éléments composant l'îlot nucléaire, construits par des fournisseurs. En prime, Areva se verrait confier pour au moins quinze ans la fourniture de l'uranium nécessaire au fonctionnement des deux EPR.
Au total, le contrat serait de l'ordre de 5 à 7 milliards d'euros. Une grosse somme, mais pas forcément une si bonne affaire. La construction d'un EPR coûterait entre 3 et 4 milliards d'euros. Ce qui fait dire au réseau Sortir du nucléaire qu'Areva «brade» ses réacteurs.
Le groupe nucléaire s'est cependant couvert sur plusieurs aspects: le contrat sera libellé en euros, pour éviter des pertes liées à une hausse du dollar; et il est prévu la création d'une société d'ingénierie commune, de droit français, avec CGNPC, pour réduire les risques juridiques. Le succès d'Areva donnerait un espoir supplémentaire à EDF, qui discute de son côté pour exploiter les centrales nucléaires livrées par le groupe français.
«Externaliser». Autre contrat possible, la livraison d'appareils Airbus. Selon la Tribune de vendredi, la Chine envisagerait d'acquérir une centaine d'A320 ainsi que des A330. Le contrat pourrait être l'occasion pour le groupe aéronautique d'externaliser davantage une partie de sa production dans le pays. Samedi, Louis Gallois, le patron d'EADS, maison mère d'Airbus, déclarait que la baisse du dollar par rapport à l'euro poussait l'avionneur à «transférer» une partie de sa production «en zone dollar». Ce qu'est la Chine, puisque le yuan est arrimé au billet vert. Pas certain cependant que l'annonce soit faite lors du voyage: Sarkozy n'a sûrement pas envie d'apparaître auprès des salariés d'Airbus, qui s'inquiètent déjà, comme un «M. Délocalisation vers la Chine».
lundi 26 novembre 2007
L'envolée du prix de l'essence modifie les comportements

dimanche 11 novembre 2007
Les distributeurs de carburants promettent de modérer leurs prix
20Minutes du 10/11/2007 –
Promis, juré, Total et les autres vont modérer leurs prix. Les distributeurs de carburants en France ont «maintenu» samedi leurs engagements : en cas de flambée du prix du pétrole, ils «lisseront» les prix, a rapporté la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, à l'issue d'une table-ronde sur les carburants.
Doublement de la prime à la cuve
La ministre de l'Economie a également annoncé le doublement de la «prime à la cuve» dont bénéficient les ménages les plus modestes qui se chauffent au fioul. En 2006, quelque 475.000 ménages ont perçu cette prime de 75 euros, qui sera donc portée prochainement à 150 euros selon des modalités qui restent à préciser.
«Les prix les plus bas»
Côté distributeurs, ils devraient répercuter «immédiatement» à la pompe les baisses du prix du brut sur les marchés internationaux et lisser sur plusieurs semaines les hausses, comme ils s’y sont engagés depuis septembre 2005. «Tous les opérateurs ont réaffirmé leur stratégie visant à assurer les prix les plus bas» et à ne pas profiter de la hausse du pétrole brut pour gonfler leurs marges, a assuré Christine Lagarde.
«Pour faire baisser ces prix à la pompe, il faut faire baisser le prix du baril et ce n'est pas ici que ça va se passer (...) Il faut produire plus», a souligné le directeur général de Total, Christophe de Margerie, dont le groupe est le seul à augmenter sa production actuellement parmi les "majors".
A ce sujet, la ministre a indiqué qu'elle allait dès la semaine prochaine profiter de sommets avec ses partenaires de l'UE et du G20 pour demander que les pays producteurs augmentent leurs «facultés d'exploitation, d'exploration et de raffinage».

