mercredi 23 janvier 2008
l'UFC-Que Choisir dénonce les distributeurs de carburant qui ont continué à augmenter leurs marges malgré les engagements pris.
NOUVELOBS.COM | 17.01.2008 | 11:33
Christine Lagarde leur avait demandé le 10 novembre de tenir leur marge et avait dû réitérer sa demande le 6 janvier, rappelle l'organisation. "Depuis cette intervention de la ministre, nous constatons que les marges de distribution n'ont pas diminué mais, au contraire, qu'elles ont de nouveau augmenté de plus de deux centimes!"
De 7 à 11,8 centimes
Citant le relevé de l'Union française des industries pétrolières (UFIP), l'UFC-Que Choisir note que la marge de distribution sur le gazole est passée de 7 centimes en octobre, à 9,2 centimes en décembre et 11,8 centimes sur les relevés des 7 et 14 janvier 2008.
Quant à la marge sur l'essence, elle est passée de 7 centimes en octobre à 8,8 centimes en décembre et 12,1 centimes pour les 7 et 14 janvier. "En outre, il apparaît que les hausses de marges ont aussi touché le fioul domestique", poursuit l'association. La marge sur ce produit est ainsi passée de 8,9 centimes en octobre à 13,9 centimes sur les relevés des 7 et 14 janvier.
L'UFC-Que Choisir plaide pour que les distributeurs de produits pétroliers abaissent "immédiatement de quatre centimes leur marge pour simplement revenir aux niveaux pratiqués ces dernières années".
mardi 22 janvier 2008
Taïwan envisage de transporter ses déchets nucléaires vers la France selon un accord passé avec Areva !
TAIPEI (AFP) - 20/01/08 TV5 Infos
Taïwan envisage de transporter vers la France ses déchets nucléaires alors que ses deux sites de stockage arriveront à saturation d'ici à 2011, a rapporté dimanche la presse taïwanaise.
La compagnie d'électricité publique taïwanaise Taiwan Power Company (Taipower) a demandé l'an passé aux autorités à pouvoir accroître ses capacités de stockage sur ses deux sites mais n'a pour le moment pas reçu l'autorisation, a indiqué le journal de Taïwan China Times.
S'il était approuvé, ce projet d'extension des capacités de stockage pourrait déclencher une vague de protestation des mouvements environnementalistes, selon le journal.
Comme solution, Taipower envisage de faire transporter en France ses déchets radioactifs. Le groupe nucléaire français Areva a déjà soumis une proposition à Taipower, toujours selon le journal.
Taipower exploite trois centrales nucléaires, dont la première a été inaugurée en 1978 et en construit une quatrième.
Taipower avait envisagé par le passé d'expédier ses déchets nucléaires vers la Corée du Nord mais avait dû faire machine arrière face à la réaction de la Corée du Sud et de mouvements antinucléaires.
Merci du cadeau Areva ! il est déja bien loin le Grenelle de l'environnement. avec ses fabuleuses promesses...
mercredi 16 janvier 2008
EPR d'Areva : Pékin réclame des "gages de bonne volonté"
Challenges.fr | 15.01.2008
La Chine demande que le groupe s'engage fermement dans un transfert de technologie de retraitement du combustible usé pour valider le contrat discuté lors du passage de Sarkozy.
Areva devra s'engager de manière "irréversible" dans un transfert de technologie de retraitement du combustible usé s'il veut mener à bien le contrat sur les réacteurs EPR en Chine. C'est ce qu'a révélé une source proche du dossier, mardi 15 janvier, deux mois après la signature d'un accord prévoyant la fourniture de deux réacteurs nucléaires de troisième génération EPR, du combustible uranium et des services nécessaires pour les faire fonctionner pour 8 milliards d'euros.
Le partenariat prévoit aussi, en aval, qu'Areva et le groupe chinois CNNC (China National Nuclear Corporation) mènent des "études de faisabilité" pour la construction d'une usine de traitement-recyclage de l'uranium usé, un projet évalué par Areva à 15 milliards d'euros.
15 ans pour réaliser le projet
"Sachant que les Chinois ont besoin de cette technologie, et n'ont pas d'autre choix que de se tourner vers les Français qui sont les seuls capables de faire du retraitement à l'échelle industrielle, Areva a agité la carotte du retraitement pour mieux vendre ses centrales", explique la source. "Maintenant, les Chinois lui renvoient la balle et veulent des gages de bonne volonté avant d'exécuter le reste du contrat".
Selon cette source, une quinzaine d'années pourrait s'écouler entre l'accord de principe et la réalisation du projet de retraitement, comme le montre l'exemple de l'usine de Rokkasho au Japon, construite avec l'aide d'Areva. En effet, le retraitement du combustible constitue un projet "lourd" et "compliqué", d'autant que son transfert nécessite l'accord des autorités nationales, puisque cette technologie peut être utilisée à des fins militaires.
Ou bien on donne le mode d’emploi, ou bien Areva n’aura jamais les milliards promis par Sarko… c’est la carotte avec le bâton ou seulement le bâton…
samedi 12 janvier 2008
La France signera un accord sur le nucléaire avec Abou Dhabi
11/01/08 PARIS (Reuters) – Emmanuel Jarry
La France et les Emirats arabes unis signeront mardi un accord-cadre de coopération dans le domaine du nucléaire civil lors de la visite du président Nicolas Sarkozy à Abou Dhabi, confirme l'Elysée.
"Ce sera le troisième accord dans ce domaine avec le monde arabe après la Libye et l'Algérie. C'est un contrat qui porte sur le développement et les utilisations de l'énergie nucléaire civile", a-t-on ajouté de même source.
Selon l'Elysée, cette coopération ouvre la voie à des contrats futurs représentant potentiellement quatre milliards d'euros pour les entreprises françaises du nucléaire civil.
Le chef de l'Etat entame dimanche en Arabie saoudite une tournée qui doit aussi le conduire au Qatar et à Abou Dhabi, capitale de la fédération des Emirats arabes unis (EAU).
La plupart des pays du Golfe nourrissent aujourd'hui des ambitions en matière de nucléaire civil, notamment dans la perspective de l'après-pétrole.
Selon des experts familiers de ce dossier, les EAU sont cependant "les plus avancés et les plus mûrs" et pourraient décider "rapidement" de se doter d'une centrale nucléaire pour la production d'électricité et le dessalement d'eau de mer.
Les dirigeants des EAU, qui jugent absurde de brûler du pétrole pour produire de l'électricité quand ils peuvent vendre ce même pétrole à près de 100 dollars le baril, auraient déjà engagé des discussions avec les groupes français Areva et Total, précise-t-on de mêmes sources.
Areva, dont la P-DG Anne Lauvergeon accompagnera Nicolas Sarkozy, devrait par ailleurs signer avec le Qatar, à l'occasion de la visite présidentielle, un contrat d'environ 500 millions d'euros pour la fourniture de stations de transmission et de distribution de l'électricité, dit-on à l'Elysée.
Toujours dans le domaine de l'énergie, Gaz de France (GAZ.PA> et EDF devraient signer deux protocoles d'accord.
Pour GDF, qui inaugurera dimanche soir à Doha un bureau de représentation, il s'agit d'un accord-cadre avec Qatar Petroleum listant les différents domaines dans lesquels les deux groupes pourraient entamer une coopération, dit-on à Gaz de France. A EDF, on refusait vendredi soir de préciser la nature du protocole d'accord que signera l'électricien français.
Des soldes ?
«Rien ne justifie l'actuelle flambée du pétrole»
Magazine Challenges | 10.01.2008 par Paul Loubière
Analyse d'un fin connaisseur du marché, persuadé que seule la baisse des stocks alimente les inquiétudes et que le manque de brut n'est que pure spéculation.
Pierre Terzian, directeur de Pétrostratégies-Europ 'Energies
Challenges. Un baril de pétrole à 100 dollars, est-ce trop cher ?
Pierre Terzian. Oui. Ce prix ne reflète pas les fondamentaux. A 60 dollars le baril, on couvre largement les coûts de production des pétroles les plus chers, la rémunération des différents acteurs et la prime de risque. Au-delà de 60 dollars, c'est de la spéculation. Le baril a augmenté de 35 dollars en quelques semaines et a doublé en un an. Mais que s'est-il passé de significatif qui le justifie ? Rien ! Est-ce qu'un pays producteur est en révolution ? Y a-t-il eu des bouleversements dans la production ?
Pensez-vous que le prix va baisser rapidement ?
Pour crever la bulle spéculative, il faut la conjonction de trois facteurs. D'abord, il faut savoir si l'activité économique continue de croître. Ensuite, il faut voir si la demande de pétrole dans les pays où il n'est pas subventionné baisse. Enfin, il faut que l'Opep indique clairement sa volonté de faire baisser les prix. Pour le moment, ces facteurs ne sont pas réunis.
Pourquoi le prix du pétrole est-il monté si haut ?
On croit souvent que c'est la consommation chinoise qui est à l'origine de la flambée des prix. C'est réducteur. Les cours ont commencé à s'envoler avec la guerre en Irak. En outre, les Etats-Unis ont voté une loi qui permet l'opacité des transactions financières en ligne sur les marchés du pétrole. C'est la fameuse loi dite «Enron Loophole». Sur n'importe quelle Bourse, il y a un régulateur. Mais cette loi a suspendu les régulations sur les transactions électroniques du pétrole. Résultat : les hedge funds, qui représentaient à peine 0,2% des transactions avant 2003, réalisent aujourd'hui 35% d'entre elles !
N'y a-t-il pas un risque que la demande dépasse l'offre ?
Non, sauf en cas de crise très grave dans un grand pays exportateur. Mais il n'y a aucun manque de pétrole. Le marché est parfaitement approvisionné. L'Arabie Saoudite, par exemple, n'a pas refusé de livrer un seul acheteur. Il y a aujourd'hui une capacité de production excédentaire de 3 millions de barils par jour, contre 0,5 million en 2005. Selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE), elle sera de 5 millions de barils par jour à la fin de 2008. La demande mondiale n'a pas baissé, mais elle a cessé d'augmenter aussi vite. Dans le même temps, la capacité de production a augmenté, essentiellement en Angola et en Arabie Saoudite.
Alors pourquoi les stocks de pétrole baissent-ils ?
Cela n'a rien à voir avec la capacité de production. Personne ne va stocker une matière première dont la courbe des prix est en baisse sur les marchés à terme. Et plus l'écart se creuse entre le court terme et les échéances, moins on fait de stocks. Mais la baisse des stocks alimente les inquiétudes, ce qui contribue à maintenir des prix élevés.
lundi 7 janvier 2008
Le moteur à air comprimé d'un Français intéresse l'Indien Tata
Challenges.fr | 06.01.2008 | Pierre Thébault
CARROS, Alpes-Maritimes - Avec un baril de pétrole autour de 100 dollars, la petite entreprise MDI spécialisée dans les voitures propulsées à air comprimé suscite un regain d'intérêt en France et surtout au-delà de ses frontières.
Belle revanche pour Guy Nègre, qui travaille sur le sujet depuis dix ans.
"C'est vrai qu'un baril à 100 dollars va obliger les gens à changer d'énergie et donc à polluer moins", dit cet ingénieur motoriste de formation qui a commencé sa carrière dans la Formule un, les moteurs de bateaux et d'avions.
"Ma voiture, c'est zéro pollution en ville et presque rien sur la route", dit-il, "c'est un euro et deux litres aux 100 km, pas plus".
L'automobile de sa conception dispose d'un réservoir type bouteille de plongée dont l'air comprimé utilisé seulement en ville est associé à un "adjuvant énergétique" (éthanol, gazole, essence sans plomb ou n'importe quel biocarburant) pour améliorer le rendement sur route. Les bouteilles d'air comprimé se rechargent en trois minutes en station-service.
Protégée par une cinquantaine de brevets, cette voiture dont la fabrication en pré-série devrait commencer cette année, sera vendue aux alentours de 3.500 à 4.000 euros, selon les versions.
La carrosserie monobloc en fibres composites, les accessoires et le moteur ne lui feront pas dépasser 330 kilos sur la balance. Sa vitesse maximum sera de 150 km/h.
"Moins c'est lourd, moins ça consomme, moins ça pollue moins c'est cher, l'équation est simple", dit Guy Nègre.
IRANIENS, SUD-CORÉENS INTÉRESSÉS
Avec une bouille qui lui donne l'air de sortir tout droit d'une bande dessinée, la OneCATS (son nom provisoire) a en tout cas déjà séduit le groupe indien Tata Motors.
L'entreprise, qui est un des favoris pour le rachat des marques britanniques Jaguar et Land Rover, présentera la semaine prochaine au salon automobile de New Delhi la voiture la moins chère du monde, qu'elle promet de commercialiser cette année à 100.000 roupies.
Après des mois passés à étudier la OneCATS sous toutes les coutures, Tata vient de signer, contre un chèque de 20 millions d'euros, un contrat de transfert de technologie avec MDI.
Il permettra aux Indiens de fabriquer chez eux et d'utiliser dans leur pays le moteur à air comprimé né à Carros qu'ils mettront dans leurs propres carrosseries.
Iraniens, Sud-Coréens, Australiens défilent aussi à cadence soutenue au siège de MDI, séduits par le produit et par l'idée des micro-usines imaginées par Guy Nègre. Des petites unités de production installées dans chaque pays intéressé par le concept, et dans lesquelles les voitures seront fabriquées.
"Pas de transport, pas de sous-traitance, pas de fournisseurs extérieurs, tout sera fait et vendu sur place, chaque unité étant capable de produire une voiture toutes les demi-heures", ajoute Guy Nègre,
"C'est plus rentable, plus écologique que les usines mastodontes des grands constructeurs, c'est une sorte de système franchisé sur lequel nous avons déjà cinquante options", dit-il.
PRIX DU PETROLE : La CGT demande au gouvernement d'agir
NOUVELOBS.COM | 05.01.2008 |
"Les grandes firmes pétrolières gardent la main sur les transports, le raffinage et la distribution (et) le consommateur n'est à aucun moment informé sur le coût réel du produit qu'il consomme" déclare la CGT.
Dans un communiqué, la CGT a également demandé au gouvernement de "mettre en place une commission parlementaire de contrôle des flux financiers liés à la spéculation sur l'énergie".
Pour l'Indecosa-CGT, "le gouvernement doit mettre fin à cette hypocrisie en obligeant les groupes pétroliers à fournir régulièrement et publiquement le coût réel de production et d'acheminement du pétrole". Selon elle, "pendant la flambée des cours du pétrole" sur les marchés des matières premières, "le pétrole stocké dans les raffineries et sur les cargaisons flottantes se trouve de fait réévalué (et) les firmes pétrolières s'enrichissent".
L'Indecosa-CGT, qui défend les consommateurs salariés, a demandé vendredi 4 janvier au gouvernement de "mettre fin à l'hypocrisie" de la "flambée des cours du pétrole" en obligeant les groupes pétroliers à publier "régulièrement le coût réel de production et d'acheminement" du pétrole.
dimanche 30 décembre 2007
Plus de 2 milliards d'euros de bénéfices annoncés dans le rapport annuel officiel de GDF !!!
Voilà ce qu'on peut lire (voir ci-dessous l'extrait copié-collé) page 18 du rapport annuel 2006 de GDF (onglet chiffres-clé)
http://www.videos-gazdefrance.com/satellites/ra2006fr/ra2006fr.htm
En clair, GDF a fait un bénéfice de plus de 2 milliards d'euros, excusez du peu...!
Alors, pourquoi ces pleurnicheries sur les insuffisances supposées du prix du gaz...à cause de la hausse du baril de pétrole, qui plus est ?
Extrait du rapport :
2006 est une année exceptionnelle pour Gaz de France qui réalise les meilleures performances opérationnelles de son histoire, grâce à un environnement énergétique et des marchés particulièrement porteurs.
Toutes ses activités contribuent aux résultats qui dépassent les objectifs annoncés. L’excédent brut opérationnel affiche une hausse de 21 % et s’établit à 5,149 milliards d’euros. Le résultat net part du Groupe, en croissance de 29 % par rapport à 2005, atteint le montant historique de 2,298 milliards d’euros.
En 2006, le Groupe a également continué à investir pour préparer l’avenir : ses investissements totaux sont en hausse de 38 %. Ces excellents résultats confirment la force de la stratégie et du modèle de développement du groupe Gaz de France.
samedi 29 décembre 2007
Sarkozy propose le nucléaire français à l’Egypte
REUTERS : vendredi 28 décembre 2007 - Elizabeth Pineau
La France est prête à collaborer avec l'Égypte pour l'aider à se doter de centrales nucléaires, annonce Nicolas Sarkozy dans un entretien au quotidien égyptien Al-Ahram.
"Je trouve tout à fait normal que tout pays puisse accéder à l'énergie nucléaire dans le respect des traités internationaux. L'Égypte a de gros besoins énergétiques et c'est tout naturellement qu'elle envisage de se lancer dans la construction de centrales nucléaires", déclare le chef de l'État.
"La France, qui a sans doute la meilleure expertise et la plus grande expérience en la matière, est prête à collaborer avec l'Égypte, si elle le souhaite, sur ce dossier", ajoute le président, qui sera dimanche en visite officielle au Caire, où il rencontrera le président Hosni Moubarak.
La France, dont 78% de l'électricité est produite à partir du nucléaire, est "à la pointe de cette énergie du futur", argumente le chef de l'Etat. L'Égypte, signataire depuis 1981 du Traité de non prolifération nucléaire (TNP), a annoncé en octobre son intention de se doter de plusieurs centrales nucléaires pour faire face à la forte consommation d'énergie.
Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Ahmed Aboul Gheït, a cependant déclaré le 11 décembre qu'il n'était pas question de signer le protocole additionnel au TNP qui donne aux inspecteurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) le droit de procéder à des missions dans un délai raccourci.
Sans évoquer la Chine, la France est déjà liée à deux pays arabes en matière de coopération dans nucléaire civil.
Début décembre, un accord a été paraphé avec l'Algérie en marge de la visite du président français à Alger. Le 10 décembre, lors de la visite d'État de Mouammar Kadhafi à Paris, les deux pays ont paraphé également un document sur le développement des utilisations pacifiques de l'énergie nucléaire.
L'accord prévoit notamment la fourniture "d'un ou plusieurs" réacteurs nucléaires pour le "dessalement de l'eau de mer" !
vendredi 28 décembre 2007
GAZ : Encore une manipulation de haut vol
Par Charles Durand La Réunion
La tragicomédie de l’augmentation des prix du gaz a pris fin hier. La tactique est simple et éculée :
acte I : GDF évalue à 4% la hausse de prix "nécessaire" à l'équilibre de ses comptes mais garde l'info secrète
acte II : GDF annonce urbi et orbi que la hausse indispensable est au moins de 6%
acte III : GDF , le gouvernement et les médias complices nous font croire que le gouvernement a "exigé" que la hausse ne soit que de 4% !
Moralité (sic) : GDF a obtenu ce qu'il voulait, le gouvernement peut se glorifier de son pouvoir sur GDF soi-disant pour le bénéfice des gogos-consommateurs qui se croient ainsi fort bien défendus et n'ouvriront même pas la bouche !
Comment sont calculés les prix du gaz ? Les prix administrés sont le résultat d’une formule mathématique non publique (secret commercial oblige !). L’association de consommateurs Consommation logement et cadre de vie (CLCV en profite pour demander «plus de transparence sur la construction réelle du prix du gaz de la part de GDF». Les administrateurs salariés de GDF vont dans le même sens. Quel est le résultat pour le pouvoir d’achat ? 4 % de hausse ne représenteront que 3 euros par mois d’augmentation sur la facture d’un foyer moyen, justifie le ministère de l’Economie qui se dit «soucieux de préserver le pouvoir d’achat des consommateurs». La CLCV, elle, note que les prix du gaz ont déjà augmenté de 25 % depuis novembre 2004, et que cette nouvelle hausse d’une «dépense contrainte» va «encore peser lourdement sur les plus modestes».


