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mercredi 9 avril 2008

Plusieurs milliers de lycéens dans les rues de Paris contre les suppressions de postes

Plusieurs milliers de lycéens dans les rues de Paris contre les suppressions de postes

La manifestation des lycéens contre les suppressions de postes a mobilisé, mardi 8 avril à Paris, entre 8 500 personnes, selon la police, et 20 000, selon le syndicat Union nationale lycéenne (UNL). Une cinquantaine de professeurs se trouvaient parmi la foule des manifestants. Le cortège est parti peu après 14 heures du jardin du Luxembourg en direction de la station de métro Saint-François-Xavier, proche du ministère de l'éducation.

Les manifestants, venus de toute la région francilienne, ont défilé derrière une banderole sur laquelle était écrit : "Rendez-nous nos profs". Ils étaient encadrés par un important service d'ordre, notamment d'enseignants du SNES-FSU (majoritaire dans le second degré).

INCIDENTS

Florent Lecoultre, président de l'UNL, premier syndicat lycéen, a déclaré que c'était "le moment où jamais [pour le gouvernement] d'entendre les lycéens. On va profiter des vacances pour aller jusqu'au bout et être entendus", a-t-il assuré, ajoutant que "les lycéens sont attachés à un service public d'éducation". A l'origine de la manifestation, l'annonce de la suppression de 11 200 postes à la rentrée 2008 dans l'éducation nationale, dont 8 830 dans l'enseignement public.

La manifestation a été émaillée de quelques incidents : à deux reprises, des manifestants placés en tête de cortège ont lancé des projectiles sur les forces de l'ordre, qui ont répondu en chargeant et en faisant usage de gaz lacrymogènes. Peu après 16 h 30, des policiers en civils ont procédé à au moins douze interpellations, selon les journalistes de l'AFP présents sur place. Les forces de l'ordre ont bloqué les manifestants boulevard des Invalides, les contraignant à refluer avant le terme de la manifestation.

Par ailleurs, mardi 8 avril au matin, entre 3 000 et 4 000 lycéens ont manifesté pour les mêmes raisons dans les rues de Grenoble.


Entre 8500 et 2000 lycéens ont manifesté dans les rues de Paris mardi 8 avril 2008 contre les suppressions de postes.

Reuters/CHARLES PLATIAU

Entre 8 500 et 20 000 lycéens ont manifesté dans les rues de Paris, mardi 8 avril, contre les suppressions de postes.

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Darcos pas très à l'aise avec la conjugaison et la règle de trois

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mardi 1 avril 2008

Xavier Darcos reste ferme sur les suppressions de postes dans les lycées

REUTERS : lundi 31 mars 2008 - Gérard Bon

A la veille de nouvelles manifestations lycéennes, le ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos, affirme qu'il ne reviendra pas sur les suppressions de postes prévues à la rentrée prochaine.

"Ces défilés reviennent tous les ans ! Il ne faut pas être dupe du discours alarmiste et mensonger de certains syndicats", déclare-t-il dans le journal 20 minutes, à paraître mardi.

"Halte au feu ! Nous ne reviendrons pas sur ces suppressions. Elles ont été largement discutées depuis août et votées par le Parlement en novembre", ajoute-t-il.

Pour Xavier Darcos, il ne faut pas exagérer la mobilisation lycéenne. "Jeudi, ils étaient 4.000 à défiler sur les 450.000 lycéens que compte l'Ile-de-France", argue-t-il.

En revanche, le ministre se déclare prêt à parler avec les représentants des lycéens "des vrais défis du lycée".

A la rentrée 2008, 11.200 suppressions de postes sont prévues dans l'Éducation nationale, essentiellement dans les collèges et les lycées.

Les deux principaux syndicats lycéens, l'UNL et la Fidl, ont annoncé une nouvelle journée de protestation pour mardi alors que le mouvement va crescendo, notamment dans l'académie de Créteil, dans le Val-de-Marne.

Jeudi dernier, environ 8.000 personnes, dont une majorité de lycéens et d'enseignants, avaient manifesté à Paris, Lyon et Marseille pour protester contre les suppressions de postes dans l'Education nationale, selon la Fédération indépendante et démocratique lycéenne (FIDL).

De son côté, l'Union nationale lycéenne (UNL) appelle à la mobilisation "afin d'interpeller le gouvernement sur sa dangereuse politique éducative".

"Jusqu'à présent, la fronde concernait surtout les établissements de la région parisienne, mais désormais, elle a gagné la quasi totalité du pays", déclare son président, Florian Lecoultre, dans Le Parisien. Selon lui, "le mouvement est bien parti pour durer" et le Premier ministre doit se souvenir que la mobilisation lycéenne contre le CPE, il y a trois ans, "lui avait coûté sa réforme du bac et, finalement, son ministère." François Fillon était alors ministre de l'Education nationale. "J'espère que cette fois, il nous écoutera", dit-il.

Les syndicats de lycéens ont demandé à être reçus mardi au ministère de l'Education nationale.

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lundi 31 mars 2008

Carrez (UMP): il faudra supprimer 35.000 postes de fonctionnaires en 2009

samedi 29 mars 2008| leparisien


«Ce ne sera pas facile, en particulier dans l'Education nationale», concède le député du Val-de-Marne.

Le rapporteur UMP de la commission des Finances de l'Assemblée, Gilles Carrez, demande «impérativement» au gouvernement de tenir l'objectif du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux, soit «35.000 postes» en moins en 2009, dans un entretien au Monde daté de dimanche-lundi.

«En 2009, il faudra impérativement tenir l'objectif du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. Il faudra supprimer 35.000 postes contre 22.800 en 2008», déclare-t-il.

Pour la diminution du nombre de fonctionnaires et la réduction du budget de l'Etat, le moins que l'on puisse dire, c'est que l'exemple ne vient pas d'en haut ...

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vendredi 28 mars 2008

Les lycéens appellent à manifester mardi dans toute la France

jeudi 27 mars 2008, 18h10 | AFP - Le Parisien

Les lycéens de la Fidl et de l'UNL ont annoncé à l'AFP avoir appelé à manifester à nouveau mardi, dans toute la France, contre les milliers de suppressions de postes dans les collèges et lycées, à l'issue d'un défilé parisien qu'ils ont qualifié de «succès» jeudi.

«On appelle à une manifestation de lycéens dans toute la France mardi contre les suppressions de postes», a assuré à l'AFP une porte-parole de la Fidl.

«Avec le succès d'aujourd'hui, on a franchi un cran dans l'ampleur de la mobilisation», a affirmé de son côté Léo Moreau, vice-président de l'UNL.

Jeudi, l'appel des deux organisations lycéennes à manifester était greffé sur un appel à la mobilisation lancé par une intersyndicale du secondaire dans l'académie de Créteil.

A Paris, entre 4.600 personnes, en majorité des lycéens, selon la police, et 6.000 selon l'UNL et la Fidl, ont manifesté, en délégation de dizaines de lycées d'Ile-de-France.

La revendication principale est le rétablissement des 8.830 postes supprimés à la rentrée dans les collèges et lycées mais aussi la contestation de la généralisation du bac professionnel en trois ans.

Les lycéens ont annoncé leur intention de proposer aux syndicats enseignants et organisations de parents d'élèves de rejoindre leur mot d'ordre de manifestation mardi.

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mercredi 26 mars 2008

À l'Institut universitaire de formation des maîtres de Nantes, des « cours » pour apprendre à gérer les conflits

Ouest-France 26/03/08 - Yasmine TIGOÉ.

Séance de travail à l'Institut universitaire de formation des maîtres, à Nantes. Seize futurs professeurs planchent sur des cas de sanctions. Mais ces cours ne sont pas toujours suffisants : seulement douze journées sont consacrées à la gestion de groupe et à la discipline,

NANTES. - La discussion est animée, à l'IUFM. Par groupes, seize élèves de 23-24 ans, professeurs stagiaires 2e année, planchent sur un article de journal. Un jugement de tribunal administratif qui relate l'affaire d'un élève sanctionné par son proviseur après un salut nazi. Les parents avaient contesté la punition : quatre heures de colle, un mercredi matin, mises à profit pour sensibiliser l'élève à la Shoah. L'élève n'étant pas venu à sa punition, la colle s'est transformée en une journée d'exclusion des cours.

« Quel âge a l'élève ? Dans quel contexte a-t-il fait ce salut ? », interroge Toufik, l'un des professeurs stagiaires. L'article ne le dit pas. Mais c'est l'occasion d'installer le débat. « Exclure un élève tout une journée en le gardant dans l'établissement, ça n'a pas de sens », dit l'un. « Ça dépend de ce qu'on lui fait faire, rétorque une autre. Si on le renvoie chez lui, il va faire la grasse mat'. »

« Ne pas s'emporter »
Mais tous sont d'accord : il faut lui expliquer pourquoi ses propos sont inadmissibles. Que la sanction ait un sens. Marie-France Le Marec, formatrice, en profite pour rappeler quelques règles : pas de décision à chaud, dialogue avec l'élève, concertation avec l'équipe pédagogique.

Cette séance de travail fait partie d'un module « formation professionnelle générale », en 2
e année. Il concerne tout ce qui touche à la gestion des groupes et des conflits, la prise en compte de la diversité des élèves, les relations avec les familles... Douze journées y sont consacrées.

« Le métier est de plus en plus complexe et difficile, précise la formatrice. Il faut outiller les enseignants pour leur permettre d'apaiser des situations parfois difficiles. » Pas de recette toute faite. Mais quelques repères juridiques (droits et devoirs des enseignants, ainsi que des élèves). Et des règles de base. « Ne pas s'emporter face à un élève qui refuse de s'excuser ou de s'asseoir. Prendre le temps de la réflexion avant de punir. Face à un problème, les premières questions de l'enseignant doivent être : que dit le droit par rapport à ça ? Au nom de quelle valeur je vais prendre une décision ? Quelle réponse pédagogique apporter dans l'intérêt de l'élève ? »

Au feeling
A l'étude de cas, s'ajoutent des rencontres avec des professionnels et une liste d'ouvrages à lire. Pas suffisant, estiment ces profs stagiaires. En 2
e année, tous passent huit heures par semaine dans une classe. Laëtitia est dans une Segpa (Section d'enseignement général et professionnel adapté), en Zep, à Laval. « Il y a des moments difficiles, surtout quand on commence dans le métier, dit-elle. Dans ma classe, j'ai un élève en refus total de socialisation, de travail, de respect des règles. Je n'étais pas préparée à cela. Je m'adresse à lui différemment, j'essaie de l'apaiser. Mais je fais ça au feeling, sans être toujours certaine que je fais bien. J'aimerais recevoir des conseils en communication et en relationnel avec certains profils d'élèves. »
Adeline fait ses huit heures à La Roche-sur-Yon, dans un lycée d'enseignement général sans problème. « Quand je demande à un élève d'enlever sa casquette, il le fait sans rechigner. Mais j'envie presque Laëtitia. Car, si je tombe l'an prochain dans un établissement difficile, je ne sais franchement pas comment je ferai. » « On compose avec son tempérament, ajoute Khadija, en lycée professionnel à Challans. Et on apprend sur le tas. »

« En fait, deux ans de formation, c'est trop court, souligne Marie-France Le Marec. C'est dur, ce qu'on leur fait vivre en six mois : la pression de la formation, faire face à une classe. On leur demande trop de choses en trop peu de temps. On ne peut pas en rajouter. »

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ENSEIGNEMENT SUPERIEUR 20.000 étudiants verraient leur bourse baisser

NOUVELOBS. | 25.03.2008 | 14:43

Selon le syndicat Unef, la restriction des critères d'attribution va réduire certaines bourses, qui perdraient 450 à 2.000 euros par an à compter de la rentrée 2008.

L'Unef affirme mardi 25 mars que 20.000 étudiants vont voir le montant de leur bourse baisser à la prochaine rentrée universitaire - de 450 à 2.000 euros par an selon les cas - en raison d'une restriction des critères d'attribution décidée par le gouvernement. Selon le syndicat, cette baisse entraînera la perte pure et simple d'une bourse pour 2.000 d'entre eux.
Les étudiants remplissent actuellement leur dossier de demande de bourse 2008-2009 et ont jusqu'au 30 avril pour le faire, rappelle l'Union nationale des étudiants de France (Unef) dans un communiqué diffusé mardi.

Elections au Crous –
"On est en train de regarder la mise en oeuvre de la réforme et on sera vigilant sur ses effets", a-t-on assuré au ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche. Le ministère rappelle par ailleurs que les élections des représentants étudiants des Centres régionaux des oeuvres universitaires et scolaires (Crous) ont lieu à partir de ce mardi et jusqu'au 4 avril prochain.
De son côté, le président de l'Unef Jean-Baptiste Prévost "exige des réponses" de la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche Valérie Pécresse, et interpelle les députés sur cette réforme des bourses universitaires qui avait été décidée en septembre 2007.

"Sous couvert de 'simplification' du système (...), 20.000 étudiants 'recalculés' vont voir leur bourse baisser", dénonce L'Unef dans son communiqué. Le premier syndicat étudiant de France affirme qu'à "la rentrée prochaine, certains critères concernant la situation personnelle des étudiants (...) seront baissés ou supprimés pour l'attribution des bourses".

Critères -
Ainsi selon l'Unef, "le critère d'éloignement du domicile -qui concerne plus de deux tiers des étudiants- sera moins pris en compte. Le critère 'parent isolé' qui concerne les 17% d'étudiants à la charge d'un foyer monoparental est tout simplement supprimé". "La prise en compte du handicap (environ 12.000 étudiants dont 2.000 sont boursiers) est également supprimée", ajoute encore l'Unef.

L'Unef estime que "même en intégrant la meilleure prise en compte du nombre de frères et soeurs de l'étudiant et les revalorisations prévues (...), 20.000 étudiants verront leur bourse recalculée à la baisse à la rentrée prochaine".
Selon les calculs du syndicat, "16.000 étudiants vont perdre un échelon de bourse, soit de 450 à 1.389 euros par an", et 4.000 autres "vont perdre deux échelons de bourse, soit de 900 à 2.000 euros par an". "Pour près de 2.000 de ces étudiants, ces diminutions vont entraîner la suppression de la bourse à la rentrée prochaine", assure le syndicat.

"Cas par cas" -
Selon l'organisation syndicale, la "ministre des Etudiants ne semble pas prendre la mesure du problème". L'Unef rappelle qu'elle avait écrit à Valérie Pécresse pour l'interpeller le 19 janvier dernier, mais que la ministre n'a "répondu ni sur le nombre d'étudiants concernés, ni sur la manière de rétablir les étudiants dans leurs droits".
Selon l'Unef, elle a laissé la porte ouverte à un possible réexamen des dossiers "au cas par cas", une réponse "irréaliste au vu du nombre d'étudiants concernés et inacceptable au regard des conséquences sociales pour ces étudiants", selon l'organisation. (avec AP)

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mardi 25 mars 2008

Tension aux portes des lycées de Seine-Saint-Denis

VÉRONIQUE SOULÉ - Libération ars 2008

La suppression de nombreux postes d’enseignants à la rentrée et la réforme très contestée du bac pro suscitent de sérieux remous en Seine-Saint-Denis. Dans un communiqué, des enseignants des cinq lycées expérimentaux du «93», dont le ministre de l’Education est pourtant si fier, dénoncent «la politique suicidaire» du gouvernement. En fin de semaine, deux de ces établissements ont été le théâtre de descentes violentes de jeunes encapuchonnés, souvent venus de lycées pros en grève.

Toute cette semaine, une voiture de police stationnera en outre dans la rue du lycée. La concordance des deux mouvements - contre les suppressions de postes et contre la généralisation du bac pro en trois ans (contre quatre aujourd’hui) - rend la situation encore plus explosive dans le «93» qui compte un grand nombre d’établissements sensibles. Parmi les jeunes encapuchonnés, plusieurs avaient sur eux leur carnet de correspondance du lycée pro de Bobigny, fermé en raison de la mobilisation. Des jeunes désœuvrés des cités les auraient aussi rejoints. Dans les lycées pros, enseignants et élèves protestent contre la suppression de BEP du fait de la réforme : les BEP, qui se préparent en deux ans, permettaient à des élèves très faibles de décrocher un diplôme et de reprendre confiance, avant éventuellement de tenter le bac sur deux ans aussi.

Alors que de nombreux collèges et lycées de Seine-Saint-Denis sont bloqués ou touchés par des grèves, les cinq établissements «expérimentaux» auraient pu être épargnés. Les classes qui ont été mises en place avec des pédagogies innovantes - cours transversaux, conférences, etc. - en collaboration avec Sciences Po, étaient une réponse aux événements de 2005. Aujourd’hui, les enseignants ne veulent plus servir de «vitrine» au ministre. D’après eux, la «vision tristement comptable» du gouvernement risque de réduire ces efforts à néant. «En sciences économiques et sociales, en raison des suppressions de postes, nous aurons neuf heures supplémentaires à nous répartir à trois, or un enseignant ne veut en faire aucune et nous en faisons déjà beaucoup non payées, s’inquiète Philippe Destelle, ça rend l’expérimentation un peu amère.»

La scène qui s’est déroulée vendredi matin au lycée Jean-Renoir de Bondy s’était déjà produite la veille au lycée Louise-Michel de Bobigny. «Nous étions en assemblée générale durant la récréation pour discuter des cinq à six suppressions de postes annoncées, raconte Philippe Destelle, professeur de sciences économiques et sociales, lorsqu’environ 200 jeunes ont voulu pénétrer dans le lycée soi-disant pour rallier nos élèves à la grève. Une cinquantaine ont réussi à entrer avant qu’on ferme les portes. Armés de tournevis et de marteaux, ils ont attaqué les élèves, pris des i-Pods et des portables. Le tout n’a pas duré dix minutes.» En s’interposant, l’enseignant a été touché par une grenade lacrymogène près de l’œil. Il a dû être brièvement hospitalisé avec quatre lycéens, dont une jeune fille qui avait reçu des coups de marteau dans les côtes. L’après-midi, le recteur de Créteil s’est rendu sur place et a promis davantage de surveillants.

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vendredi 21 mars 2008

Etudier moins pour gagner plus :Pour boucler leur budget, beaucoup d’étudiants sont obligés de travailler.

Libération vendredi 21 mars 2008 - ANISSA BENTAOUNE étudiante en droit 

Les étudiants ne font pas exception : pour eux aussi, difficile de boucler les fins de mois. «C’est plus possible de trouver un kilo de pâtes en dessous de 1 euro et, franchement, c’est dur de pouvoir acheter ce qu’il faut pour faire des repas équilibrés», remarque Benoît, 22 ans, en mastère 1 d’histoire à Paris-I. Des organisations de jeunesse ont déjà tiré le signal d’alarme. La Jeunesse ouvrière chrétienne (JOC), dans une enquête sur le budget des 18-30 ans, note que «la moitié des jeunes étudiants ayant répondu à l’enquête ont des budgets négatifs». «Quand on veut être autonome, on est presque toujours obligé de se salarier.

C’est le cas d’un étudiant sur deux», explique Michaël Zemmour, responsable des questions sociales à l’Unef, le principal syndicat étudiant.

Part importante du budget étudiant, le loyer représente jusqu’à 50 % de leurs dépenses. Les étudiants sont donc contraints de recourir aux logements privés et subissent les loyers très élevés. Pour l’Unef, qui a publié à la rentrée 2007 son enquête sur le «panier étudiant», cette année encore leur pouvoir d’achat est plus faible que l’année précédente, et les dépenses augmentent de 3,7 %.

Les aides sociales ne suivent pas. Dans la même étude, on apprend qu’elles n’augmentent que de 2,2 % et ne comblent pas l’inflation. Marc, étudiant à Paris-VI en 1re année de maths-informatique, est boursier échelon 6 (le plus élevé), et «[ses] parents n’ont pas vraiment les moyens de [l]’aider». Par mois, il perçoit 420 euros du Crous. Son loyer, dans une des résidences étudiantes parisiennes, lui coûte 120 euros après déduction des aides au logement. Sa bourse ne lui suffit pas. Du coup, il «bosse au black dans des chantiers ou des déménagements» pour parvenir à combler ses dépenses. Les sorties, les moments de divertissement ? Il n’«y compte pas beaucoup. [Sa] première préoccupation, c’est de limiter les dépenses».

Et les études dans tout ça ? Il avoue avoir du mal à jongler avec toutes ses occupations : aller en cours ou aller bosser pour payer son loyer, le choix est vite fait. Ils sont nombreux dans son cas. Il y a 40 % d’échec en premier cycle à l’université. Et le Cerec (Centre de recherche en économie) indique que la première cause d’arrêt des études, ce sont les difficultés financières. Finalement, l’université est désormais ouverte à tous les jeunes, mais la réussite semble encore pour beaucoup inaccessible.

Benoît «n’a pas le droit aux bourses». Pour payer son loyer de 650 euros, pour l’appartement qu’il habite avec sa copine, il travaille chez Flunch, les vendredis, samedis et dimanches soir pendant six heures, quinze heures par semaine, pour 550 euros à la fin du mois. Sa copine, de son côté, enchaîne les baby-sittings non déclarés, ce qui lui rapporte, «dans les bons mois, dans les 400 euros». Quand on retire le loyer, il reste 300 euros. Du coup, «on galère quand on fait les courses, on passe notre temps à compter, et puis il y a plein de trucs pour lesquels on se prive».

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jeudi 20 mars 2008

Consolation pour Arnaud Teullé le perdant de Neuilly : Sarkozy lui offre une retraite à vie à l'Education Nationale

Le Canard Enchaîné du mercredi 19 mars 2008

En dépit du soutien de Dadu (la maman du Président), de la précédente Mme Sarkozy et donc de l'ami Hortefeux, le dissident UMP Arnaud Teullé, lâché par son parti, s'est pris une tôle face à l'ex-dissident divers droite devenu candidat officiel, Jean-Christophe Fromentin.

Dans ces conditions, Arnaud Teullé ne pouvait décemment pas conserver sa fonction élyséenne de conseiller chargé des "affaires réservées" (comprenent Neuilly et les Hauts-de-Seine). Un poste va donc être prochainement créé pour lui à l'Education Nationale : il va être nommé, au tour extérieur, inspecteur d'académie. Avec salaire à vie (5 000 euros au minimum), bureau et pas forcément grand chose à faire.

Au moment où l'on annonce des suppressions de postes d'enseignants, ça va faire jaser. Mais si c'est pour ramener la paix civile à Neuilly....ça n'a pas de prix.

Posté par werdna à 12:44 - Education - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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