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-:¦:- Information Non-Violence, Environnement TERRE -:¦:- "Le mot résister doit toujours se conjuguer au présent" Lucie Aubrac

lundi 7 juillet 2008

Habiter une maison écologique ?

Info : Vous vous demandez quels sont les matériaux les plus écologiques, comment faire des économies d’énergies, s'il est possible de récupérer l’eau de pluie, comment avoir un air intérieur de bonne qualité, où trouver un revendeur près de chez vous, en combien de temps s’amortit un chauffe-eau solaire… ?

La Maison écologique répond à toutes ces questions depuis plus de 7 ans.

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Le bimestriel La Maison écologique existe depuis février 2001. C'est un magazine 100% indépendant qui n'est lié à aucun groupe de presse. Pionnier dans son domaine, il est devenu la référence en terme de construction écologique et saine, d’économie d’énergie, de gestion de l’eau, ainsi que sur les énergies renouvelables (solaire, éolien, bois…).

Un magazine pratique sur la construction écologique, les économies d'énergie et d'eau, et les énergies renouvelables.

Tous les 2 mois depuis 2001, tiré à 110 000 exemplaires sur papier recyclé sans chlore.

Lauréat Eurosolar 2007 (prix européen pour le développement des énergies renouvelables) dans la catégorie Média.

Posté par werdna à 00:09 - Ecologie et Environnement - Rétroliens [0] - Permalien [#]

vendredi 4 juillet 2008

Dilemne - La pomme dans l'impasse

Sud-Ouest 3 Juillet 2008

PESTICIDES. --À partir d'un « verger témoin » en Lot-et-Garonne, les producteurs de pommes entendent démontrer que la réglementation détruit la production.

Un excès de réglementation est-il en passe de tuer la pomme française ? Oui, si l'on en croit le producteur lot-et-garonnais Jacques Sanz, qui parle carrément de « génocide » ! Le mot a été lâché lors de l'assemblée générale du Comité économique de bassin fruits et légumes du Grand Sud-Ouest (BGSO), dernièrement à Agen (47).

De quoi s'agit-il ? Tout est parti d'un arrêté interministériel du 12 septembre 2006, explique le Charentais Daniel Sauvaitre, nouveau président de la Section nationale pomme. Cet arrêté, relatif à la mise en marché, fixe les conditions d'utilisation des produits phytopharmaceutiques autorisés en culture.
Entre autres exigences, il prévoit qu'ils « ne peuvent être utilisés que si le vent a un degré d'intensité inférieur ou égal à 3 sur l'échelle de Beaufort ». Concrètement, pas au-delà d'une « petite brise ».
Cette injonction « vitesse du vent » agace tout particulièrement les producteurs, au motif que « la maladie, elle, n'attend pas » !

Tavelure. Daniel Sauvaitre est catégorique : « Quand on confronte cet arrêté à la réalité, on s'aperçoit qu'on ne sait pas faire. Mais l'administration nous a dit qu'il n'était pas possible de revenir en arrière. » Dès lors, les producteurs ont décidé de se donner les moyens « grandeur nature » de démontrer ce qu'ils avancent.

Depuis mars, dans un endroit tenu confidentiel du Lot-et-Garonne, ils conduisent une parcelle de 15 hectares de pommiers en respectant scrupuleusement tous les éléments de la réglementation. Cette parcelle est suivie par un comité de pilotage composé de professionnels, et la démarche contrôlée par un expert judiciaire auprès de la cour d'appel d'Agen, spécialisé en arboriculture.

Le Service régional de la protection des végétaux en est informé depuis le début. Le financement (dédommagement du propriétaire de la parcelle) est assuré par les agriculteurs.
Les résultats ne seront dévoilés qu'en septembre, au moment de la récolte. Mais d'ores et déjà, l'état actuel du verger montre, indique Jacques Sanz, documents à l'appui, qu'il n'y aura « pas une pomme commercialisable ».

La tavelure, maladie causée par un champignon et favorisée par des conditions climatiques humides, a fait son oeuvre. La parcelle voisine, traitée, elle, sans les mêmes contraintes, n'en est pas atteinte.

Moratoire. Du coup, les producteurs réclament un moratoire et dénoncent l'attitude de l'État, qui impose des normes de plus en plus exigeantes sans proposer de solutions. « Nous demandons que l'on trouve des molécules adaptées, que l'on renforce la recherche », s'insurge Jacques Sanz.

« Que fait l'Inra ? Il faut investir dans des méthodes alternatives », renchérit François Lafitte, président du BGSO. Plutôt qu'un moratoire, il suggère « un avenant à l'arrêté de 2006 », de manière que les arboriculteurs ne soient plus concernés.

Jacques Méric, directeur régional de l'agriculture et de la forêt (Draf), ne fait pas de commentaire particulier sur l'expérience en cours et cherche avant tout à remettre les choses en perspective : « Vous êtes détenteurs d'une part de la vérité », lance-t-il aux agriculteurs, « mais vous devez aussi admettre que d'autres légitimités s'expriment, celle des consommateurs, celle des ONG environnementales.

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dimanche 29 juin 2008

Le réchauffement climatique raconté par les oiseaux

LE MONDE 2 | 27.06.08 | 22h43

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Les bouleversements du mode de vie des oiseaux constituent l'un des meilleurs indicateurs des évolutions climatiques.

Sur les rochers du Cap Fréhel, ce printemps, ils étaient trois fois moins nombreux qu'il y a deux ans. Ailleurs, ils modifient leurs itinéraires de migration, ils décalent leurs périodes de reproduction, ils changent leur régime alimentaire. Les bouleversements du mode de vie des oiseaux constituent l'un des meilleurs indicateurs des évolutions climatiques en cours. Et tous les signaux sont en train de passer au rouge. Les temps changent, et comme nombre d'espèces de volatiles, les hommes vont aussi devoir s'adapter.

A suivre 

Posté par Kozett à 00:04 - Ecologie et Environnement - Rétroliens [0] - Permalien [#]

vendredi 27 juin 2008

L'éolien domestique a le vent en poupe

Ouest-France – 27/06/08 - Serge POIROT

Ils sont de plus en plus nombreux à vouloir produire eux-mêmes leur énergie. Dans nos régions ventées, l'éolien a de quoi séduire. Même si le calcul économique reste encore un pari.

Dans l'ombre des éoliennes géantes, qui génèrent (pour l'heure) plus de passion que d'électricité, d'autres, discrètes et silencieuses, commencent à trouver leur place. Combien sont-elles ? Difficile de le savoir : en dessous de douze mètres de haut, elles échappent à toute obligation de déclaration. Mais il suffit d'ouvrir l'oeil pour les voir fleurir, ici sur le parking d'une entreprise, là au fond d'un jardin.

C'est parce qu'ils voulaient « être le plus autonomes possible en énergie » que les Le Guennec-Thoreux ont fait ce choix : un petit aérogénérateur de 3 kilowatts perché en haut d'un mât de onze mètres, planté dans leur jardin, à Créhen (Côtes-d'Armor). Ils avaient aussi le souci d'une vie plus respectueuse de l'environnement. Et puis l'idée, qu'un jour, cela permettrait peut-être de faire quelques économies.

« Quand elle tourne, on est de bonne humeur »

Un an et demi plus tard, « l'éolienne fait partie de la famille », sourit Gaëlle, la maîtresse des lieux. Son mari aurait voulu l'avoir devant les fenêtres du salon, pour le plaisir de la regarder tourner. Elle l'a convaincu de l'implanter dans la partie plus ventée du vaste terrain, au bord d'un champ de maïs. L'hélice, qui démarre à la moindre brise, rythme désormais la vie familliale. « Quand on se lève le matin, s'il y a du vent et qu'elle tourne, on est de bonne humeur. Si elle est orientée plein est, alors il va faire beau. »

L'éolienne alimente tout le circuit électrique, à l'exception du chauffage et du chauffe-eau. Le problème du vent, c'est qu'il ne souffle pas toujours quand on en a besoin. Certains se connectent au réseau EDF pour revendre leur éventuel surplus. Chez Le Guennec-Thoreux, on a préféré l'accumuler dans des batteries, cachées au fond du garage. « On gère les stocks, explique Gaëlle. Avant de faire une lessive, je regarde la charge des batteries. »

Avantage écologique : « Ça rend palpable la consommation d'énergie, on en est beaucoup plus conscient. » Inconvénient : les batteries au plomb ont une durée de vie limitée. Et quand elles sont chargées à plein, l'éolienne tourne à vide.

Elle en a fait son métier

« On essaie de ne pas gaspiller, mais on ne veut pas sacrifier notre confort », assure Gaëlle. Du sèche-linge aux radiateurs électriques, la grande maison en bois, toute neuve, est largement équipée. Mais les ampoules sont basse consommation et la télé ne reste jamais en veille.

Convaincue que le petit éolien a le vent en poupe, Gaëlle Le Guennec en a fait son métier. Elle est devenue la représentante, pour la Bretagne, de France Éoliennes, le fabricant-installateur d'Orléans qui lui a vendu sa machine. En dix-huit mois, elle a réussi à placer soixante générateurs dans la région. Clients : des particuliers, des agriculteurs, des entreprises, des communes. « Ça fait boule de neige », dit-elle. Avec les quatre commerciaux qu'elle vient de recruter, elle espère dépasser les 150 installations, dans l'année à venir.

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L'Europe baisse la garde sur les OGM

Ouest-France – 27/06/08 - Luc VERNET.

Bruxelles veut fermer les yeux sur les petites contaminations par des transgéniques interdits. Malgré les incertitudes pour la santé et l'environnement.

L'image de cargaisons de maïs consignées dans les ports, pour cause de contamination par des OGM interdits, devrait bientôt appartenir au passé. C'est ce que souhaite la Commission de Bruxelles. Elle est convaincue qu'il n'est plus possible de perturber des pans entiers de l'économie agricole pour de simples traces de transgéniques. Même si leur impact sur la santé ou l'environnement n'a pas encore été évalué.

Elle compte proposer, « avant l'été » , aux pays de l'Union européenne, une « solution purement technique » pour éviter que de telles situations se reproduisent trop souvent. C'est ce qu'indique un document interne de l'exécutif européen.

Un « seuil de détectabilité » serait fixé à 0,1 %. Il serait considéré comme le zéro des appareils de laboratoire. En outre, les services bruxellois indiquent qu'en raison des « incertitudes liées à l'échantillonnage et aux analyses », les Vingt-Sept devraient multiplier le seuil par 2 ou 3 avant de demander aux douanes de passer à l'action. Ce qui porterait le niveau de tolérance à 0,2 %, voire 0,3 %.

Si limitée soit-elle, cette marge de manoeuvre permettrait aux États-Unis, au Brésil ou à l'Argentine de poursuivre leurs exportations sans trop de risque, au moins à court terme. La dépendance des élevages européens aux importations de maïs et de soja en provenance du continent américain est telle, justifie la Commission, qu'il ne sera bientôt plus possible de garantir leur approvisionnement sans fermer un peu les yeux sur les transgéniques.

Elle rejoint donc la position des éleveurs et de l'industrie agroalimentaire, qui évaluent à plusieurs dizaines de millions d'euros les pertes liées à la « tolérance zéro » pratiquée par le Vieux continent à ses frontières, dès qu'il s'agit d'OGM. Et, fait remarquer une lobbyiste pro-OGM, « on accepte jusqu'à 2 % d'excréments de rat ou de cailloux dans les produits agricoles »... !

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jeudi 26 juin 2008

Qui se souviendra de nos déchets nucléaires enfouis ?

PARIS (AFP) - 24/06/2008 – TV5 infos

Mégalithes, pyramides, oeuvres architecturales monumentales, ou simple bouche à oreille? Les chercheurs se creusent la tête pour trouver les moyens de transmettre à nos lointains descendants la mémoire des déchets nucléaires.

Pour répondre à cette interrogation vertigineuse - certains déchets peuvent rester radioactifs pendant des dizaines de milliers d'années - une véritable discipline a vu le jour. Le stockage en couche géologique profonde des déchets "haute activité vie longue", aujourd'hui entreposés en surface, pourrait débuter d'ici une vingtaine d'années dans de nombreux pays: Etats-Unis, Japon, France, ou encore Finlande.

Si différents types de "marqueurs de surface" ont été imaginés, comment s'assurer qu'ils seront correctement interprétés par des générations pour qui nos institutions, nos langues, nos symboles même, n'auront peut-être plus aucun sens ? Pour comprendre les ressorts de la mémoire, et tirer des enseignements des peintures rupestres ou des parchemins égyptiens, les ingénieurs se sont tournés vers d'autres spécialistes: archéologues, anthropologues, historiens, sémiologues, linguistes.

"La nécessité de s'occuper des déchets nucléaires et leur dangerosité potentielle à long terme a donné un élan à la recherche sur la mémoire à long terme", explique Tom Peake de l'Agence de protection de l'environnement (EPA), aux Etats-Unis.

Il s'agit d'abord de prévenir les risques d'intrusion humaine potentiellement dangereuse, mais aussi de permettre de retrouver et d'exhumer ces déchets si les progrès scientifiques permettent un jour de les traiter.

En France, l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) a travaillé en particulier sur un support papier permanent illustré, dont la durée de vie pourrait aller jusqu'à 1.000 ans, en s'inspirant des enluminures du Moyen-Age. "Si le document doit permettre de repousser les limites de l'oubli, il faut qu'il soit attractif", explique Patrick Charton, responsable du développement durable au sein de l'Andra. Aux Etats-Unis, sur le site de WIPP (Waste Isolation Pilot Plant), dans l'Etat du Nouveau Mexique, réservé aux déchets d'origine militaire, les chercheurs qui travaillent sur plusieurs milliers d'années envisagent de graver des messages - écrits, symboles et dessins - sur de gigantesques blocs de pierre.

"Nous pensons que fournir de l'information dans différentes langues et en ayant recours à des symboles augmente la probabilité de faire passer le message sur la dangerosité," explique Tom Peake.

Dans cette quête sur la transmission de la mémoire sur des millénaires, toutes les pistes sont explorées, et l'idée selon laquelle les communautés vivant à proximité des sites joueront un rôle clé gagne du terrain. L'Andra a récemment fait appel à une chercheuse du CNRS pour comprendre l'origine et le mode de transmission des légendes, avec une interrogation: peut-on imaginer qu'une légende puisse naître autour d'un stockage géologique ?

"Il ne faut pas créer une installation qui soit totalement coupée de la société. Il faut que la société porte cette mémoire avec elle dans le futur", estime de son côté Claudio Pescatore, de l'Agence de l'OCDE pour l'énergie nucléaire (AEN). Quel que soit le débat, souvent passionnel, sur l'avenir du nucléaire, ce travail sur la "mémoire plurimillénaire" s'impose d'ores et déjà.

"Même en imaginant qu'on veuille changer de type d'énergie, il faut s'occuper de tous les déchets radioactifs déjà produits et encore à produire par le parc actuel (...) donc la problématique de la mémoire doit être assurée", résume Patrick Charton.

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mercredi 25 juin 2008

Un téléphone à jeter !

Terra Economica Le magazine du développement durable Le 29/05/2008 par David Solon

On connaissait le rasoir, le stylo ou le mouchoir. Voici le téléphone jetable. En provenance directe des Etats-Unis, ce produit éphémère est censé répondre à des demandes « très ponctuelles » ?

Pas question en revanche d’espérer faire des photos ou enregistrer en vidéo la chute en vélo de votre voisin. Car ces appareils minimalistes ne feront que... téléphone. C’est le constructeur nord-américain Hop-on qui a remporté le contrat auprès d’opérateurs français.

Conscient que son initiative va faire les choux gras des défenseurs de l’environnement, le fabricant prend les devants en annonçant que ses mobiles posséderont une batterie rechargeable et en partie recyclable, et qu’ils seront dépourvus d’écran. Un moindre mal !

Posté par werdna à 10:04 - Ecologie et Environnement - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mardi 24 juin 2008

Sursis pour les pesticides les plus dangereux

Ouest-France - Luc VERNET. - mardi 24 juin 2008

Les pesticides les plus toxiques vont continuer à pouvoir bénéficier de dérogations pendant cinq ans ! 

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La Commission de Bruxelles voulait tirer un trait sur la pulvérisation de l'ensemble des produits cancérigènes ou ceux provoquant des troubles endocriniens (1).

Mais les ministres ont estimé que, dans certains cas, l'agriculture ne peut pas s'en passer. Ils ont donc introduit, en première lecture, la possibilité de déroger au principe général de l'interdiction des pesticides les plus toxiques.

Pendant cinq ans, un pays européen pourra en tolérer certains, même s'ils ne correspondent pas aux critères d'autorisation. La France redoutait que cette clause soit un « chèque en blanc » pour les pays les moins soucieux de l'environnement. Elle a obtenu qu'une déclaration soit annexée au compromis, précisant que les pays qui accordent des dérogations devront les justifier sérieusement et en faire au préalable la demande à Bruxelles.

Les discussions sur les règles de commercialisation des produits phytopharmaceutiques vont toutefois se poursuivre en seconde lecture. Et elles s'annoncent déjà très compliquées, notamment avec les députés européens. Ces derniers ont adopté une position beaucoup plus radicale que celle des ministres. Aux yeux des parlementaires, l'ensemble des molécules toxiques doivent être interdites sans tergiversation.

(1) La glande endocrine sécrète des hormones dans la circulation sanguine et régule de nombreuses fonctions de l'organisme : croissance, reproduction, pression artérielle...

Mortel, le CAC40 !

Les ministres des 27 ont accordé hier un sursis aux produits les plus dangereux. Une décision qui pourrait être amendée par le Parlement européen.

L'Europe peine à bannir de ses champs les pesticides ultra-toxiques. Mis sous haute pression par l'industrie chimique, les ministres européens de l'agriculture ont en effet renoncé, hier, à interdire toutes les molécules les plus dangereuses sans échappatoire.

Posté par werdna à 16:18 - Ecologie et Environnement - Rétroliens [0] - Permalien [#]

lundi 2 juin 2008

L'érosion de la biodiversité, nouvelle urgence mondiale

LE MONDE | 02.06.08

La disparition accélérée des espèces ne sera pas enrayée en 2010. Réunis à Bonn, 191 états se sont engagés à étendre les espaces protégés.

La conférence des Nations unies sur la biodiversité, qui s'est achevée, vendredi 30 mai à Bonn (Allemagne), a réaffirmé l'objectif de freiner le rythme de disparition des espèces et des écosystèmes d'ici à 2010.

Pourtant, personne ne juge plus vraiment réaliste cet engagement pris il y a six ans par la communauté internationale. Un mammifère sur quatre, un oiseau sur huit, un tiers des amphibiens sont menacés, selon l'Union mondiale pour la conservation de la nature. La biodiversité relève avec le climat et la lutte contre la désertification des trois priorités arrêtées au sommet de la Terre à Rio en 1992.

Pendant deux semaines à Bonn, plus de 5 000 experts venus de 191 pays ont dressé un tableau sombre d'une situation qualifiée par certains de "crise silencieuse". Alors que le changement climatique occupe le haut de l'agenda international, l'enjeu que constitue la préservation de la diversité biologique reste largement ignoré. Pourtant, il ne s'agit pas simplement de "sauver les pandas et les tigres" comme l'a rappelé le commissaire européen à l'environnement, Stavros Dimas, mais de ne pas épuiser "un capital naturel" dont les sociétés humaines restent dépendantes pour leur survie.

Signe que l'heure est grave, un économiste indien, Pavan Sukhdev, a été chargé de faire sur la biodiversité un travail d'évaluation comparable à celui réalisé par le Britannique Nicholas Stern sur le changement climatique en 2006, dont les conclusions avaient conduit les gouvernements à prendre le sujet davantage au sérieux.

M. Sukhdev, qui, lorsqu'il ne dirige par le département des marchés de la Deutsche Bank en Inde, milite dans une des grandes associations de conservation du pays, a révélé à Bonn les premiers résultats de son étude : l'appauvrissement biologique coûterait 2 000 milliards par an, soit 6 % du produit national brut mondial. L'urbanisation, la standardisation des pratiques agricoles, la pollution, la prolifération d'espèces envahissantes introduites par les échanges commerciaux, le changement climatique enfin, sont les principales causes du phénomène.

Les 191 pays réunis à Bonn ne se sont cependant pas arrêtés à ce constat. A l'initiative de l'Allemagne, un mécanisme de financement des aires protégées devrait voir le jour. La chancelière Angela Merkel a promis 500 millions d'euros d'ici à 2012. Des aires protégées pourront être instaurées en haute mer, un espace qui n'est jusqu'à présent soumis à aucune réglementation.

Un groupe de recherche réunissant les meilleurs spécialistes de la biodiversité devrait prendre forme en 2009. Là encore, il s'agit de se doter, au niveau mondial, d'un instrument de connaissance aussi performant que le GIEC pour le climat.

Un moratoire sur la fertilisation des océans a par ailleurs été adopté. Cette technique censée accroître le stockage du carbone par le plancton suscite pas mal d'inquiétude. A Bonn, il a été demandé aux Etats d'interdire cette pratique tant que des fondements scientifiques ne seront pas mieux établis.

Enfin, un pas a été franchi vers l'instauration d'un traité international sur l'utilisation des ressources génétiques. Une feuille de route a été adoptée pour parvenir à un accord en 2010. Ce dossier constitue un des points les plus conflictuels dans les relations entre les pays en développement où se concentre l'essentiel de la richesse biologique et les pays industrialisés souvent accusés de "biopiraterie" par les premiers.

Si le document de Bonn reste prudent, il semble acquis que l'on s'achemine vers la création d'un certificat d'origine sur les gènes convoités par les industriels de la pharmacie, de la cosmétique, mais aussi par les grands semenciers. Dès lors, la rémunération qu'attendent en retour les pays du Sud sera plus facile à établir. Aujourd'hui, seuls une soixantaine de pays ont une législation réglementant la bioprospection.

Posté par Kozett à 00:04 - Ecologie et Environnement - Rétroliens [0] - Permalien [#]

dimanche 1 juin 2008

En Corrèze, la cabane en rondins sort du bois

LE MONDE | 31.05.08 | 15h13

L'épaisse forêt corrézienne, non loin du château de Ventadour. Au détour d'un chemin, sur la commune de Lamazière-Basse, 280 habitants, deux maisons de bois en troncs bruts écorcés et au toit couvert d'herbe, style cabanes au Canada. C'est la clairière de la Combe-Noire. La famille qui vit là n'a rien de misanthrope ni d'archaïque. Thierry Houdart est ingénieur en techniques du bois, Marie-France, ethnologue et éditrice (éditions Maïade), leur fille Camille architecte.

La Combe-Noire est un lieu de formation technique. C'est là que se trouve l'Ecole de la fuste, un chantier-école de construction en rondins créé en 1999, qui a accueilli à ce jour quelque six cents stagiaires et suscité en France une cinquantaine d'entreprises spécialisées, fédérées en association, Bois sacré technique et civilisation du bois.

TOITURE-PRAIRIE -Une fuste, donc, c'est une habitation en grumes, ces arbres juste abattus, écimés et ébranchés. Empilées et ajustées, celles-ci sont recouvertes d'une toiture-prairie en écorce de bouleau, réputée imputrescible, recouverte d'une couche de terre herbeuse. L'Ecole de la fuste ne s'est pas créée pour cultiver un esthétisme de la vie rustique, explique Thierry Houdart. "C'est une technique d'avenir qui répond parfaitement aux problèmes d'économies d'énergie et de développement durable", affirme-t-il.

HABITAT SCANDINAVE - Un outil de climatisation naturelle, économe à chauffer et d'une hygrométrie stable. Sans compter qu'elle valorise la forêt française et nécessite une transformation minimale : peu de sciage, un simple façonnage des troncs pour les joindre précisément.

Les maisons en rondins sont un habitat traditionnel des campagnes scandinaves, de l'archipel des Feroë et des îles écossaises. En France, ce mot et ce mode de construction sont originaires de la vallée du Queyras, dans les Hautes-Alpes, entre Briançon et la frontière italienne.

Après les régions montagneuses et boisées, la fuste a gagné des régions de plaine, aux forêts plus domestiquées, la Normandie et le Bassin parisien par exemple. La technique commence à intéresser, outre les particuliers, les collectivités, les centres de vacances, l'hôtellerie-restauration. Les fustiers se voient en professionnels d'avenir

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Posté par Kozett à 00:04 - Ecologie et Environnement - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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