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-:¦:- Information Non-Violence, Environnement TERRE -:¦:- "Le mot résister doit toujours se conjuguer au présent" Lucie Aubrac

mardi 13 mai 2008

Dans les Deux-Sèvres, du maïs bio contaminé à 35 kilomètres de distance

LE MONDE | 12.05.08 | 14h33

Deux agriculteurs spécialisés dans la culture de maïs alimentaire biologique, Julien Veillat et son père Christian, dont l'exploitation est située à Villiers-en-Plaine, dans les Deux-Sèvres, ont déposé une plainte à la gendarmerie locale. Leur production a en effet été contaminée par des gènes de maïs transgénique, alors que les parcelles de maïs OGM les plus proches sont officiellement distantes de plus de 35 kilomètres de leurs champs...

Cette affaire intervient en plein examen parlementaire de la loi sur les OGM. La députée socialiste des Deux-Sèvres, Delphine Batho, l'a d'ailleurs évoquée à la tribune de l'Assemblée nationale pour dénoncer les dangers des plantes transgéniques et l'absence de garanties entourant la culture de celles-ci.

La région Poitou-Charentes, présidée par Ségolène Royal, s'est toujours montrée hostile à la culture des OGM en plein champ et soutient la plainte des deux agriculteurs. Ceux-ci ont demandé à l'Etat une indemnisation à la hauteur du préjudice qu'ils estiment avoir subi. En l'absence de réponse, ils envisagent de saisir la justice. La Corab et la région Poitou-Charentes ont annoncé leur intention de se porter partie civile.

Julien et Christian Veillat risquent de voir leur production de maïs alimentaire déclassée : avec cette contamination, plus question de bénéficier du label "bio". Et à l'heure actuelle, aucune compagnie d'assurances ne souhaite assurer le risque de contamination par les OGM. Les deux agriculteurs veulent que leur droit à l'indemnisation soit reconnu et souhaitent que leur affaire entraîne une prise de conscience du monde agricole sur les dangers représentés par la culture des OGM en plein champ. Pour les défendre, ils ont choisi une équipe d'avocats spécialisés : le cabinet Huglo-Lepage, de l'ancien ministre de l'environnement Corinne Lepage.

Serge Morin, vice-président (Verts) de la région Poitou-Charentes, a rappelé que Mme Royal souhaitait "que l'Etat revoie ses procédures, l'arrêt des cultures OGM en plein champ, que les agriculteurs victimes soient indemnisés et que soit prise en compte la suspicion risquant d'affecter certains produits, comme le beurre d'Echiré, reconnu mondialement, la parcelle concernée étant située sur le territoire de cette commune".

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OGM : l'appel des cuisiniers et des vignerons

LE MONDE | 12.05.08 | 13h52

Dans le débat sur les organismes génétiquement modifiés, beaucoup de voix se sont fait entendre, rarement celle des cuisiniers et des vignerons. Nous sommes pourtant concernés au premier chef par l'introduction des OGM de plein champ dans l'agriculture.

Nous n'avons ni vocation ni compétences pour trancher un débat scientifique sur la sécurité sanitaire des aliments OGM. Les études conduites à ce jour restent contradictoires et insuffisantes sur la durée. C'est pourquoi, à l'image du gouvernement pour le maïs MON 810, nous défendons le principe de précaution : pas d'OGM à nos tables et dans nos caves dans l'état actuel des connaissances.

Cette liberté et ce choix sont aujourd'hui menacés par les OGM et leurs conséquences inéluctables : industrialisation et standardisation de l'agriculture, dégradation et pollution des sols, uniformisation des semences et des goûts, atteintes à la biodiversité et menaces sur l'agriculture biologique.

DIVERSITÉ ET QUALITÉ -  Accepter les OGM, c'est scier la branche sur laquelle nous sommes assis et condamner, à terme, ces petits producteurs qui nous offrent chaque jour diversité et qualité dans le respect de la terre. La coexistence entre cultures OGM et non OGM est une illusion. Plus les premières se développeront, plus les risques de contamination des secondes se multiplieront. Aucune loi ne peut réglementer le sens des vents ou le vol des abeilles, principaux vecteurs de la dissémination.

La France est le pays qui a inventé les appellations d'origine contrôlées (AOC), nous ne voulons pas qu'il devienne celui des appellations d'origine contaminée. C'est pourquoi, mesdames et messieurs les députés, nous vous demandons de maintenir l'amendement 252 selon lequel les OGM "ne peuvent être cultivés, commercialisés ou utilisés que dans le respect de l'environnement et de la santé publique, des structures agricoles, des écosystèmes locaux et des filières commerciales qualifiées sans organisme génétiquement modifié". C'est aussi l'avenir de notre cuisine et de notre vignoble qui est en jeu.


Générations. C (83 jeunes cuisiniers, David Zuddas, Eric Guérin, Cédric Denaux, etc.) ;

Association La Dive bouteille (120 vignerons, Champagne Selosse, Antoine Arena, Marcel Richaud, etc.). Ils ont été rejoints par de nombreux cuisiniers : Olivier Roellinger, Michel et Sébastien Bras, Alain Passard, Michel Troisgros, Marc Veyrat, Franck Cerutti, Pascal Barbot, Régis et Jacques Marcon, Jean-Michel Lorain et bien d'autres ;

Association Terre et vins du monde, présidée par Alain Graillot qui regroupe 400 domaines dont la Romanée-Conti, Les Comtes Lafon, Anne-Claude Leflaive, Jean-Louis Chave, Beaucastel, Trévallon, Nicolas Joly, Zind-Humbrecht, Pichon-Longueville, Smith-Haut-Lafitte etc.

La liste des signataires est disponible sur le site :
http://news.generationspointc.com/generationsc/fr/ogm.asp

Pour les cuisiniers : sdelaveaucoupet@orange.fr
Pour les vignerons : sylaugereau@wanadoo.fr

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lundi 12 mai 2008

Eco-Terre - Le maire de Millau interdit les OGM

Libération : samedi 10 mai 2008 De notre correspondant à Toulouse GILBERT LAVAL

Le docteur en droit public et nouveau maire socialiste de Millau, Guy Durand, entend faucher les OGM jusque sur sa commune. Il n’y a déjà plus de pesticides dans les serres municipales. Les cantines des écoles servent des repas bio. La ville est le siège de l’interprofession du fromage de Roquefort qui a proscrit les OGM dans le lait de brebis.

Et c’est à partir du démontage du McDonald’s de Millau par José Bové en 1999 que s’est développée l’opposition aux organismes génétiquement modifiés. Guy Durand met en délibération au 23 mai un arrêté qui en interdit la culture dans son ressort. «Les bases constitutionnelles de cet arrêté sont solides», estime-t-il.

Arrêté.

Le président du Conseil général du Gers a échoué, lui, dans sa tentative d’organiser un référendum sur le thème. «Parce qu’un président de Conseil général n’a pas de pouvoir de police sur son département, développe l’élu. C’est le préfet qui le détient. Un maire a ce pouvoir sur sa commune.»

Le Conseil d’État a déjà jugé que la santé publique faisait partie de l’ordre public auquel les maires ont le devoir de veiller, par leurs pouvoirs de police justement. Guy Durand juge dès lors qu’il lui revient de protéger ses administrés des «risques que les OGM pourraient faire peser sur eux». Au nom du principe de précaution, précise-t-il. Ce principe figure en préambule de la Constitution depuis que Jacques Chirac y a fait intégrer la charte de l’environnement en 2005.

«Lorsque la réalisation d’un dommage […] pourrait affecter de manière grave et irréversible l’environnement, les autorités publiques veillent […] à la mise en œuvre de procédures d’évaluation des risques et à l’adoption de mesures provisoires et proportionnées afin de parer à la réalisation du dommage» , indique l’article 5 de cette charte.

Ordre public. Ce qui vaut pour l’environnement, fait valoir Guy Durand, ne peut que s’appliquer à la santé et à l’ordre public. La boucle juridique serait ainsi bouclée. Ce professeur de droit ne doute pas que son arrêté sera attaqué. Il ne doute pas non plus qu’il saura le défendre : «Et ce fera une belle jurisprudence».

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vendredi 9 mai 2008

La Suisse défend la "dignité" des plantes et des animaux

© genethique.org

Sources Swissinfo.ch (Armando Mombelli) 27/04/08 –
Tribune de Genève (Valentine Zubler) 24/04/08 –

BioEdge 01/05/08


Chargé par les autorités suisses de se pencher sur le concept de « dignité de la créature », la Commission fédérale d’éthique pour le génie génétique dans le domaine non humain (CENH) a affirmé que les plantes avaient une dignité et une valeur morale.


Rappelons que, depuis 1992, la Constitution fédérale prévoit, dans son article 120, la possibilité pour la Confédération de légiférer sur l’utilisation du patrimoine germinal et génétique des animaux, des végétaux et d’autres organismes.

En 2003 déjà, la Confédération avait voté une loi améliorant le statut juridique des animaux en les considérants comme des êtres vivants doués de sensibilité.

Désormais, les plantes aussi doivent faire l’objet d’un respect moral en tant qu’ « organismes individuels doués d’intérêts propres ». « Nul n’est autorisé du point de vue moral, et sans justification valable, à traiter de façon arbitraire ou à endommager une plante, de manière à en empêcher la croissance ou à compromettre ses chances de reproduction. »

Par ailleurs, une nouvelle ordonnance sur la protection des animaux entrera en vigueur le 1er septembre prochain. Parmi les mesures prises par ce texte, citons la formation des futurs propriétaires de chiens et d’animaux sauvages, la mise en place d’un service spécialisé en protection des animaux dans chaque canton, l’interdiction d’utiliser des aquariums transparents sur les quatre côtés…

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Des pesticides dans nos maisons

Frédéric Mouchon - jeudi 08 mai 2008 - Le Parisien

Pour la première fois, une enquête révèle que les pesticides sont largement présents dans nos logements. En Ile-de-France, 94 % des habitations recèlent au moins un de ces produits dangereux.

UNE ENQUETE de la Répression des fraudes vient de confirmer que 45 % de nos fruits et légumes contiennent des traces de pesticides, dépassant dans 6 % des cas les seuils autorisés. On savait depuis longtemps qu'ils sont omniprésents dans notre alimentation et dans nos rivières. Mais on se doutait moins qu'ils envahissent aussi l'intérieur de nos maisons.

Selon une étude de l'Institut national de l'environnement industriel et des risques (Ineris) réalisée au domicile de 130 enfants d'Ile-de-France et dévoilée hier, la présence d'au moins un pesticide a été détectée dans 94 % des foyers.

Vingt-cinq insecticides et six herbicides ont été recherchés. L'Ineris a effectué des prélèvements d'air et de poussières de sol au coeur des logements ainsi que des analyses d'urine et de résidus de pesticides sur la peau des enfants, plus exposés que les adultes car ils mettent plus souvent la main à la bouche et marchent à quatre pattes. « L'étude montre que les enfants franciliens sont exposés à des pesticides variés, dont certains sont interdits depuis plusieurs années », note l'Ineris.

Les pesticides les plus fréquemment retrouvés dans l'air sont le lindane, l'alpha-HCH et le propoxur, ce dernier étant utilisé pour lutter contre les insectes nuisibles dans la maison. Commercialisé depuis 1938, le lindane a longtemps été employé pour la protection des charpentes ou le traitement antiparasitaire des animaux. Neurotoxique, il est aujourd'hui interdit en France.

« L'impact sur la santé n'est pas encore précisément établi »
« Ces pesticides ont plusieurs origines possibles, explique Vincent Laflèche, directeur général de l'Ineris. Certains étaient utilisés pour traiter les poutres des pavillons construits dans les années 1960 ; d'autres sont employés dans des détergents, produits antimoisissures, bombes insecticides et autres herbicides destinés aux plantes intérieures et extérieures. » Autre source potentielle : les 3 200 tonnes de pesticides pulvérisés chaque année sur les terres agricoles en région parisienne.

Une étude de la société Airparif, chargée de surveiller la qualité de l'air extérieur en Ile-de-France, a montré en 2007 la présence de pesticides jusqu'au coeur de Paris. Si la toxicité de ces produits est avérée, l'Ineris souligne toutefois que « le lien entre l'exposition aux pesticides présents à l'intérieur d'un logement et l'impact sur la santé n'est pas encore précisément établi » et recommande une évaluation scientifique plus approfondie.

Car si les autorités ont établi depuis longtemps des seuils maximaux de pesticides à ne pas dépasser dans notre alimentation, « on ne dispose pas de données similaires pour l'air intérieur, reconnaît Corinne Mandin, de la direction des risques chroniques à l'Ineris. Il faudrait donc mener des travaux pour déterminer s'il faut aussi fixer des valeurs limites d'exposition dans nos maisons ».

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jeudi 8 mai 2008

La Commission Européenne botte en touche sur les OGM

A Bruxelles JULIE MAJERCZAK - Libération jeudi 8 mai 2008

Faut-il ouvrir la porte à la culture des OGM en Europe ? 

La Commission européenne a décidé, hier, de s’en remettre entièrement à l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa, European Food and Safety Agency) à qui elle va demander un ultime avis concernant deux variétés de maïs et une pomme de terre génétiquement modifiées. «La Commission prendra une décision si et quand l’Efsa confirmera la sécurité de ces produits», a déclaré le porte-parole de la Commission, Johannes Laitenberger, à l’issue d’un long débat d’orientation entre les 27 commissaires.

Divisés. 

Aujourd’hui la culture d’OGM reste très marginale au sein de l’Union. Elle représente à peine plus de 1 % des terres cultivées. Seul un OGM a été autorisé en Europe : le maïs MON-810. C’était en 1988. Toutes les autres autorisations ont concerné la commercialisation à des fins d’alimentation ou à des fins de transformation industrielle d’OGM importés. Divisés, les Etats membres ne parviennent jamais à réunir de majorité qualifiée, pour ou contre. Les demandes d’autorisation pour mise en culture traînent dans les tiroirs et font des allers et retours devant l’Efsa qui, à chaque fois, juge qu’il n’y a aucun risque. Mais, la Commission, qui a le dernier mot en cas de non décision des Etats membres, n’a jusque-là pas osé trancher. D’autant que l’opinion publique est majoritairement réticente aux OGM. Selon l’Eurobaromètre publié en mars 2008, 58 % des Européens étaient opposés à leur utilisation.

Mais l’Efsa fait l’objet, depuis longtemps, de vives critiques. Il lui est notamment reproché de s’appuyer sur les études menées par les industriels eux-mêmes et de ne pas prendre en compte les effets à long terme. Les études sur les OGM sont réalisées sur neuf mois, alors que pour les pesticides, la durée est de deux ans. «Demander à l’Efsa, agence inadéquate et sous-financée, de vérifier la sécurité de ces semences pour la troisième fois équivaut à demander à un renard de surveiller un poulailler», ironise Marco Contiero, le monsieur OGM de Greenpeace.

Procès. 

La France a demandé un débat des ministres de l’Environnement qui pourrait avoir lieu le 6 juin. D’autant que, le Commissaire chargé de l’Environnement, Stavros Dimas, vient de prendre position en faveur d’un rejet des trois OGM (les maïs BT-11 de la firme suisse Syngenta, le 1507 de Pioneer et la pomme de terre Amflora de BASF), s’appuyant sur des études récentes, notamment de l’Institut Pasteur, qui mettent en avant les incertitudes sur les effets à long terme de ces OGM. Avec ces nouveaux éléments d’informations, l’Efsa reverra-t-elle sa copie ? Cela prendra plusieurs mois, voire plusieurs années. Les industriels, eux, s’impatientent. L’année dernière, Pioneer a intenté un procès contre la Commission pour délai déraisonnable. Sa demande date de presque sept ans. Le mois dernier BASF a menacé de faire de même.

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mercredi 7 mai 2008

La production d'énergie photovoltaïque décolle mais cette industrie accuse en France un sérieux retard, notamment sur l'Allemagn

Tv5 infos - 06/05/08

La production d'énergie photovoltaïque décolle mais cette industrie accuse en France un sérieux retard, notamment sur l'Allemagne, ont déclaré mardi à Paris les organisateurs de Solar Event, un évènement pour le grand public et les professionnels.

Cette manifestation organisée pour la première fois du 27 au 29 juin au Bourget-du-Lac, en Savoie, présentera l'éventail des technologies présentes et à venir, du bâtiment à la production d'électricité en passant par les voitures, avions et bateaux utilisant l'énergie du soleil. Une course de véhicules sera notamment organisée et un village de l'habitat solaire installé.

Pour les habitations, l'énergie solaire est surtout utilisée pour produire de l'eau chaude et de la chaleur, grâce à des capteurs (solaire thermique).

Cette technologie, désormais éprouvée et très répandue en Chine a connu une forte croissance en France grâce au "plan soleil" lancé par les pouvoirs publics en 1999, mais le nombre de capteurs installé par habitant ne s'élevait en 2007 qu'au tiers de la moyenne europénne, selon le ministère de l'Industrie.

Le retard accusé par la France est encore beaucoup plus important pour l'énergie photovoltaïque, qui transforme en électricité le rayonnement solaire. Cette forme d'énergie, à la fois inépuisable et décentralisée, reste encore coûteuse, et son démarrage nécessite des aides publiques.

L'Allemagne produit actuellement 1.200 mégawatts (MW) d'électricité solaire, contre à peine une cinquantaine pour la France, selon les chiffres de l'Association européenne de l'industrie photovoltaïque (EPIA).

Depuis 2007, un crédit d'impôt pouvant aller jusqu'à 8.000 euros est accordé au contribuable français, qui peut en outre revendre son électricité 55 centimes le kilowatt/h à EDF si son installation est intégrée à la toiture. EDF vend l'électricité à un coût plus bas, de 15 centimes.

Le marché du photovoltaïque connaît actuellement une croissance supérieure à 40% par an, a souligné lors de la présentation de Solar Event à la Cité des Sciences et de l'Industrie à Paris Eric Laborde, directeur général de Photowatt, le seul producteur français de cellules photovoltaïques.

Grâce aux aides publiques, au renchérissement du pétrole et à la baisse des coûts du solaire, "il deviendra bientôt aussi compétitif de produire son énergie que de l'acheter à EDF", espère M. Laborde.

La lourdeur des procédures pour le raccordement au réseau et la pénurie d'installateurs qualifiés freinent toutefois encore le développement du marché. Tandis que le solaire thermique exige le recours à un couvreur et un plombier, il faut y ajouter un électricien dans le cas du photovoltaïque.

"Il n'est pas normal que quelqu'un qui est équipé et a complété son dossier soir obligé d'attendre jusqu'à quatre mois" pour être raccordé par EDF, a déclaré Jean-Pierre Vial, sénateur UMP de Savoie qui veut que "l'appropriation du solaire par nos concitoyens puisse progresser".

M. Vial, qui est aussi vice-président du Conseil général de Savoie, a précisé que son département avait introduit un système de 'guichet unique' pour faciliter les démarches administratives. Le sénateur regrette "une résistance passive de la part d'EDF pour éviter une incitation trop forte".

Il y a chez le distributeur national "un paradoxe entre une résistance sur le terrain et la volonté de l'état-major de s'engager", constate pour sa part Vincent Jacques le Seigneur, de l'Institut national de l'énergie solaire (INES). Il a souligné que la direction de l'entreprise avait compris "l'intérêt du solaire dans le bouquet énergétique" et participait à de nombreux programmes pour le développer.

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mardi 6 mai 2008

ECOCHO - Premier moteur de recherche "vert"

Ecocho, le premier moteur de recherche qui permet de compenser les émissions de CO2 vient d'être lancé en France. Pour 1.000 recherches effectuées, le moteur de recherche parraine la croissance d'un ou deux arbres.


Tim Macdonald, fondateur d'ecocho, a indiqué "qu'en Australie, près de 800 millions de recherches Internet sont effectuées chaque mois. Si 1% de ce trafic pouvait transiter par notre moteur de recherche, nous apporterions une contribution notable à la réduction de l'impact néfaste des gaz à effet de serre".

Lancé dans 14 pays

Aujourd'hui lancé dans 14 pays, "ecocho.com compte réinvestir 70 % de ses revenus en crédits carbone. Au fur et à mesure que le site se développera, nous commencerons à soutenir des initiatives similaires dans d'autres pays. Le moteur de recherche est l'une des méthodes les plus faciles pour inciter les gens à changer leur comportement quotidien, avec un impact positif sur l'environnement".

Pour en savoir + : www.ecocho.fr <http://www.ecocho.fr/>

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Eaux et Rivières réagit à une publicité de Monsanto publiée dans plusieurs hebdos

LibéRennes – 05/05/08 - P.H.A.

L’association bretonne Eaux et Rivières en est restée sans voix. Plusieurs hebdos en France ont publié la semaine dernière une page de publicité “à la gloire” de Monsanto et de son pesticide fétiche, le Roundup. Une aberration estime l’association écologiste à l’heure où “les rivières bretonnes sont fortement contaminées”, où le Grenelle de l’Environnement “s’est fixé comme objectif de réduire de 50 % les quantités de pesticides utilisés en France”, mais aussi à l'heure où “les travaux scientifiques ont montré le caractère cancérigène du glyphosate, matière active du Roundup,” et où les collectivités bretonnes “multiplient les actions pour lutter contre cette pollution”.

“Cette campagne a profondément choqué, souligne Eaux et Rivières. De nombreux élus, techniciens de collectivités, membres d’associations ou simples citoyens, ont saisi notre association en regrettant qu’une telle publicité contrarie les efforts engagés dans la région pour améliorer la qualité des eaux”.

La publicité incriminée, qui se propose de “démêler le vrai du faux” concernant le Roundup, banalise son usage, constate Eaux et Rivières, alors que la loi interdit toute publicité commerciale relative aux pesticides pouvant donner “une image exagérément sécurisante ou de nature à banaliser leur utilisation”.

Monsanto a déjà été condamné par la justice pour publicité mensongère en présentant le Roundup comme un produit "biodégradable" et "protégeant l’environnement". L’appel de la société sera examiné le 4 juin 2008 à Lyon. En attendant, l'association Eaux et Rivières a réagi en diffusant sur son site une publicité-pastiche en faveur du “Roundope”... Et elle étudie la possibilité de poursuivre Monsanto sur le deuxième volet de sa campagne, publié cette semaine, qui "dénigre les méthodes de désherbage non chimiques".

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Une charte pour contrer la monotonie des vignes .

LE MONDE | 03.05.08 | 20h18  •  Bordeaux Correspondante

Martillac, petite commune de 2 300 habitants au sud-ouest de Bordeaux, est encerclée par un vignoble de renommée internationale : l'appellation pessac-léognan. Elle en est fière et reconnaissante : "Grâce à la viticulture, la démographie n'est pas trop forte, sinon, nous aurions des lotissements partout", pense Francis Delort, l'adjoint au maire chargé de l'environnement.

Mais ces vignes ont fini par devenir envahissantes dans le paysage, recouvrant un tiers du territoire, soit plus de 700 hectares. Depuis vingt ans, les propriétaires ont grignoté 130 hectares de bois pour y planter leurs ceps de vigne. "Avec l'essor des pessac-léognan, les viticulteurs ont eu besoin d'espace pour faire plus de vin et avoir une meilleure rentabilité", explique Arnaud Dessis, responsable technique de Clos Marsalette, un domaine de 7,5 hectares situé sur la commune.

Conséquences de cette uniformité de paysage : outre l'aspect esthétique, la disparition des forêts, bosquets et haies favorise le ruissellement des eaux, donc l'érosion des sols. "Il a fallu créer des bassins de rétention pour capter l'eau, et il va en falloir d'autres, car la vigne absorbe beaucoup moins que le milieu forestier", confirme Francis Delort, également ingénieur agronome à l'Institut national de recherche agronomique de Bordeaux.

SANCTION JUDICIAIRE  - Les habitants commencent à s'en inquiéter. La mairie aussi. Fin 2007, elle a créé une charte paysagère du territoire viticole à l'attention des dix-huit propriétaires de la commune. Seize d'entre eux adhérent au projet.

Une association, Arbres et paysages de Gironde, a réalisé une étude sur les éléments paysagers existants et ceux préconisés : "Les haies et bois favorisent la présence d'insectes auxiliaires de la viticulture, assure Jean-Pierre Grenier, fondateur et conseiller d'Arbres et paysages. Ça permet tout simplement une plus grande biodiversité."

Les marges de manoeuvre de la commune sont limitées : elle ne peut pas intervenir sur les bas-côtés des routes communales, propriété des viticulteurs. Elle a signé une convention avec la direction départementale de l'agriculture et de la forêt qui, elle, a un peu plus de latitude : en cas de déboisement, l'acquéreur doit replanter sur la commune sous peine de sanction administrative et judiciaire. Un premier château a déjà obtempéré.

Hormis quatre exploitations, les propriétaires suivent cette initiative sans grand enthousiasme. Ils craignent l'ombre des arbres ; les haies, à cause du gel ; l'entretien coûteux des bois à cause de la pauvreté des sols ; des manoeuvres compliquées pour déplacer les machines dans les vignes. Surtout, ils n'ont aucune envie d'arracher des ceps pour des arbres qu'ils devront financer seuls ou presque. Le président du Syndicat des vins de Pessac-Léognan, Laurent Cogombles, favorable à la démarche, s'interroge sur les avantages économiques : "Je ne suis pas sûr que cette charte va nous aider à mieux vendre l'appellation."

Clos Marsalette, acquéreur de 7 hectares de friches boisées pour en faire de la vigne, vient d'investir 40 000 euros pour reboiser la même superficie en haies et forêt sur la propriété. Satisfait mais prudent : "Je suis persuadé que ça va concourir à nous donner une image positive, estime Arnaud Dessis. Mais la démarche ne fonctionnera que si tout le monde joue le jeu dans la concertation et non le diktat."

vignes_sauternais

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