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-:¦:- Information Non-Violence, Environnement TERRE -:¦:- "Le mot résister doit toujours se conjuguer au présent" Lucie Aubrac

samedi 16 février 2008

EXPERIMENTATION ANIMALE : Un gang de lapins géants attaque le Ministère de la Recherche

NOUVELOBS.COM - Olivier Hertel - Sciences et Avenir.com – 15/02/08

Ce vendredi matin à 10 heures, un gang de quatre lapins géants a tenté de s’introduire au ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche, rue Descartes à Paris. Sous les déguisements, des militants de « Droits des Animaux », une association antivivisection qui réclame l’égalité des droits entre les hommes et les animaux.

lapins

En décembre, ces activistes partisans de l’action directe, avaient envoyé à Valérie Pécresse, ministre de la recherche, un courrier exigeant « l’abolition immédiate de l’expérimentation animale », en particulier dans les laboratoires de recherche publique (CNRS, INRA, Inserm, Universités etc…). Sans réponse à leur missive, ils ont décidé d’organiser l’opération Lapins géants de ce matin pour manifester leur colère.

C’est la première fois qu’une action de ce genre vise aussi directement la recherche publique. Depuis environ deux ans des manifestations très virulentes se multiplient devant les sièges des grands laboratoires pharmaceutiques installés en France (Sanofi Aventis, GSK, Novartis, Bristol Myers Squibb). « Mais nous allons maintenant nous attaquer aussi à la recherche publique. C’est même une cible prioritaire car elle pratique l’expérimentation animale avec l’argent des contribuables » assure David de Droits des Animaux.

Les autorités prennent la menace antivivisection très au sérieux, car ces derniers mois des actions violentes ont été menées par l’organisation clandestine ALF (Front de Libération des Animaux). Entre autres, l’incendie en avril 2007, des locaux de l’entreprise Techniplast à Limonest (Rhône) qui fabrique des cages pour animaux de laboratoire et en décembre dernier l’incendie du domicile d’un fourreur bordelais.

Côté chercheurs, ce renouveau de la cause animale laisse dubitatif. Ces militants réclament le remplacement de l’expérimentation animale par des méthodes substitutives, notamment in vitro. « Nous utilisons déjà largement ces méthodes, dès que c’est possible. Mais ces techniques ne peuvent pas complètement remplacer l’expérimentation animale. L’effet d’un médicament sur une tumeur en culture cellulaire n’a rien à voir avec ce qui pourrait se passer chez l’animal et surtout chez l’homme. » explique François Lachapelle, chercheur et directeur du Bureau de l'Expérimentation Animale de l’INSERM. Une position que partage complètement Georges Chapouthier, directeur de recherche au CNRS, mais aussi militant de la cause animale (il est l’un des auteurs de la « Déclaration universelle des droits des animaux »). « Dans le cadre de recherche sur la maladie d’Alzheimer par exemple, on ne peut pas tester in vitro, l’activité d’une molécule qui agit sur la mémoire, indique le chercheur. L’animal reste indispensable mais nous devons tout faire pour lui éviter des souffrances inutiles. »

Pour les militants antivivisections, ces arguments ne sont pas recevables. « Nous allons multiplier les actions contre la recherche publique et toutes les institutions qui participent à son financement. » prévient David. Des menaces à prendre au sérieux, car Droits des Animaux s’est fait connaître pour ses sabotages de chasse à courre (Hunt sabotage). La « bête » noire des chasseurs pourrait bien devenir aussi celle des chercheurs.

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mardi 5 février 2008

Tauromachie - Deux camps opposés : La corrida interdite aux mineurs ?

Sud-Ouest 04/02/08

Deux courriers du directeur de cabinet du président de la République, au sujet de l'accès interdit aux arènes pour les moins de 18 ans, rallument la bataille des pro et anticorrida.

La hache de guerre n'est pas près d'être enterrée entre taurins et opposants à la tauromachie. 2007 aura été marquée par la charge des abolitionnistes qui ont reçu l'appui de la SPA. Sa nouvelle présidente, Caroline Lanty, a décidé de porter le débat de l'interdiction de la tauromachie sur la place publique.

Dans son sillage, les associations comme le Crac (Comité radicalement anticorrida) et la Flac (Fédération des luttes anticorrida) ont mené les actions habituelles devant les arènes, mais surtout ont amené à leur cause - en leur faisant signer une pétition - des célébrités du monde de la chanson, du sport ou de la politique. La stratégie s'est avérée payante. Les médias se sont emparés du sujet.

Le secteur taurin encaisse le coup. Et puis la lettre reçue par la partie adverse est arrivée comme un soulagement. Elle émane de Cédric Goubet, chef de cabinet du président de la République, au sujet de la demande de la SPA de faire interdire la corrida aux mineurs de moins de 15 ans.

En conclusion, voici ce que dit la missive : « La corrida est une tradition à laquelle sont attachés nos compatriotes dans certains territoires français. Ignorer cette tradition serait considéré par ces populations comme un affront et un déni de leur identité. »

Groupe de concertation. André Viard, ancien torero et rédacteur en chef de la revue « Terres taurines », s'est réjoui de cette fin de non-recevoir. « Le secteur taurin français prend acte de cette position qui renforce la légitimité de la culture taurine et confirme son intention de mener à bien diverses initiatives allant dans ce sens », a-t-il commenté.

Mais cette fois, ce sont les anticorrida qui marquent le coup. L'espoir est revenu pour eux, quelques jours plus tard, d'une deuxième lettre, toujours signée par Cédric Goubet et parvenue le 18 janvier au siège parisien de la SPA.
Sans que le fond soit différent (« Il ne saurait être question que la tauromachie soit tranchée sans consensus »), il est écrit : « Le président de la République a convenu que votre proposition d'interdire la corrida aux mineurs, dans la mesure où elle existait dans d'autres pays, pourrait être étudiée en France, ce qui ne constitue pas un engagement à présenter un texte. »

Et en conclusion : « Il a été demandé au ministre de l'Agriculture et de la Pêche de constituer un groupe de concertation avec l'ensemble des acteurs concernés sur les questions du bien-être et de la protection animale. Naturellement, vous serez associés à ces travaux qui seront rapidement engagés. »


« Nous étions déçus par la première lettre, la dernière est plus ouverte et explicite. Pour la première fois, ce sujet va être débattu au plus haut niveau de l'État », se réjouit Thierry Hély. Le chargé de communication du Crac, sans avoir encore la date du rendez-vous, dit préparer « un dossier pertinent ».

L'association mettra en avant que la Catalogne, côté espagnol, a interdit l'accès aux arènes aux moins de 14 ans. Mais surtout, que le spot anticorrida qui devait passer à la télévision française ne l'a pas été, par décision du Bureau de vérification de la publicité (BVP), avec pour argument que les enfants pouvaient le voir. « Il y a là comme une contradiction. Le voir à la télé non, dans l'arène oui », souligne Thierry Hély.

Un observatoire. De leur côté, les aficionados ont également travaillé leurs arguments. « Voilà des années que l'on se fait harceler par les antitaurins. Chaque fois, on réagit plus ou moins ; là, on reprend la main. On va revendiquer ensemble notre identité culturelle, notre passion. Nous ne serons pas une trentaine ce jour-là, mais 10 000, 15 000 ou 18 000 payants », a affirmé André Viard, peu avant la présentation des cartels 2008 à Arles.


C'est à cette occasion, le 19 janvier, qu'a été annoncée la création d'un observatoire des cultures taurines. Il s'agira pour lui de relever, entre autres, les informations erronées ou estimées mensongères parues dans la presse, avec possibilité de demande de dommages et intérêts. Le directeur des arènes d'Arles, Luc Jalabert, a lancé la campagne de communication avec une distribution de logos et badges reprenant l'icône du taureau de la grotte de Lascaux, avec l'appellation « Culture taurine : ma passion, mon identité, ma liberté ». Un slogan qui sera repris sur des banderoles lors des principales ferias.


Thierry Hély considère que l'utilisation du taureau de Lascaux « est une provocation ». Pas seulement parce qu'il est également l'emblème du Crac, mais aussi parce que l'association a convaincu la ville de Montignac (24), qui abrite la grotte, de devenir la troisième ville de France (la première en Aquitaine) à se déclarer officiellement antitaurine.

« La motion a été adoptée à la majorité par le Conseil municipal. Les élus sont majeurs, la décision nous appartient et on l'assume. Quant à l'image du taureau de Lascaux, les droits ne nous appartiennent pas. Chacun peut l'utiliser comme il veut. Ce qui nous importe, c'est qu'on parle de nous », avoue le maire Paul Azoulai.

Alors que la feria de Pâques d'Arles ouvrira la temporada le 21 mars, les anti s'apprêtent à mener campagne auprès des parents d'élèves FCPE. Une lettre, signée par le chanteur Renaud - devenu leur pygmalion - va être envoyée pour dénoncer « l'intrusion de la propagande procorrida dans le système éducatif français ». Plus que jamais, on se dit militant dans les deux camps...

Corrida_SO

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samedi 26 janvier 2008

Animaux abandonnés – Les conséquences de la crise immobilière aux Etats-Unis

NOUVELOBS 25.01.2008

ETATS-UNIS  Les Américains, expulsés de leurs logements dont ils ne peuvent plus rembourser l'emprunt, sont contraints d'abandonner leurs animaux de compagnie. De plus en plus de chiens et de chats sont abandonnés dans des refuges ou meurent enfermés dans des maisons désertes saisies par la justice, conséquence de la crise de l'immobilier aux Etats-Unis, apprend-on vendredi 25 janvier.

De plus en plus de chiens et de chats sont abandonnés dans des refuges ou meurent enfermés dans des maisons désertes saisies par la justice, conséquence de la crise de l'immobilier aux Etats-Unis, apprend-on vendredi 25 janvier.
Les Américains, expulsés de leurs logements dont ils ne peuvent plus rembourser l'emprunt, sont contraints d'abandonner leurs animaux de compagnie.

Stephanie Shain, une responsable de l'organisation Human Society of the United States explique que certains maîtres confient leurs compagnons à des refuges, et d'autres s'en débarrassent dans la rue ou les enferment dans une maison ou même un placard. "Nous retrouvons beaucoup trop d'animaux morts affamés", déplore-t-elle.

60 chats retrouvés dans une maison - Certains mettent des semaines à succomber de faim et des traces de griffes ou de morsures sont retrouvées sur les portes et les fenêtres des maisons saisies. "Ils mangent n'importe quoi - des meubles, un tapis, un tableau - pour tenter d'ingérer quelque chose", ajoute-t-elle.
Plus de 60 chats ont ainsi été retrouvés dans une maison abandonnée à Cincinatti.
Depuis quelques mois, de plus en plus de familles se présentent dans les refuges pour animaux et disent ne pas avoir "d'autre choix" que d'abandonner leurs compagnons. "Ils nous disent qu'ils ont perdu leur maison et qu'ils doivent déménager", déclare Terri Sparks, porte-parole du plus grand refuge de Chicago, Animal Welfare League.

2 millions de familles sans logement -
Entre 15 et 20 familles par semaine se présentent au refuge et la police lui confie deux à trois animaux par semaine retrouvés dans les maisons désertées.

Près de deux millions de familles ont perdu leurs logements à la suite de saisies, au cours des 11 premiers mois de 2007. Cela représente une augmentation de 73% par rapport à 2006, soit un foyer sur 63 au niveau national, selon la société RealtyTrac qui rassemble des données sur l'immobilier.

on reste perplexe : Faut-il que de pauvres gens soient a ce point désorientés, ce que l’on peut comprendre, mais  perdent tout sens des responsabilité de laisser seul un animal qui va mourir dans d’atroces souffrances …

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lundi 21 janvier 2008

Flotte baleinière japonaise : Nouvel incident

LE MONDE | 18.01.08 TOKYO CORRESPONDANCE

Les deux militants écologistes détenus depuis le 15 janvier sur un baleinier japonais, dans l'océan Austral, ont été libérés. Les deux hommes ont été transférés, jeudi 17 janvier, sur l'Oceanic-Viking, un patrouilleur des douanes australiennes, avant de rejoindre le Steve-Irwin, navire du mouvement de protection des écosystèmes marins Sea Shepherd.

D'après cette organisation, les deux hommes ont été retenus à bord du Yushin-Maru-no 2 alors qu'ils souhaitaient remettre une lettre mentionnant l'illégalité de la chasse à la baleine. Les Japonais affirment, quant à eux, les avoir arrêtés alors que la sécurité du baleinier se trouvait menacée.

La fin de cet incident n'empêche pas la poursuite de l'affrontement entre la flotte déployée depuis novembre 2007 par le Japon pour chasser près de 1 000 baleines - officiellement à des fins scientifiques - et les protecteurs de l'environnement. "Nous allons tout tenter pour les empêcher de tuer des baleines", a déclaré, jeudi, Paul Watson, capitaine du Steve-Irwin.

La campagne de chasse japonaise suscite de vives oppositions en Australie, en Nouvelle-Zélande et aux Etats-Unis. Tokyo affirme s'en tenir au cadre de la Convention internationale de régulation de la chasse à la baleine. Pour ses opposants, le Japon agit à des fins commerciales, violant ainsi le moratoire en vigueur depuis 1986. L'essentiel des coûts des campagnes est couvert par la vente des produits de la chasse, aux restaurateurs nippons notamment.

L'Australie a confié à l'Oceanic-Viking la mission de suivre et de surveiller la flotte nippone, afin de recueillir des éléments prouvant la finalité commerciale. Canberra souhaite également éviter toute violation du sanctuaire baleinier qui entoure l'Antarctique depuis 1994 et de son propre sanctuaire, inclus dans ses eaux territoriales.

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dimanche 20 janvier 2008

AUSTRALIE • Chassez ces chasseurs de cétacés !

Courrier International 18/01/08 par Marion Giraud-Rime

L'intrusion de deux militants écologistes australiens à bord d'un baleinier japonais, le 15 janvier, a suscité maintes réactions. Les Japonais et leur "chasse scientifique à la baleine", fortement critiqués, trouvent aussi des défenseurs dans la presse australienne.

"Aussi solitaire que le capitaine Achab, aussi hypocrite que des sushis de dauphin végétariens." C'est ainsi que le Daily Telegraph décrit l'Australie dans le conflit qui l'oppose aux baleiniers japonais chassant en Antarctique. Le quotidien de Sydney ne comprend pas, par exemple, pourquoi "ceux qui protestent contre la chasse à la baleine nippone n'élèvent pas leurs voix contre la chasse à la baleine pratiquée par les Aborigènes".

Des propos qui font écho à ceux de Minoru Morimoto, le représentant japonais à la Commission baleinière internationale et directeur général de l'Institut de recherche cétacé, lorsqu'il relève dans The Sydney Morning Herald que "les Aborigènes australiens chassent bien le dugong !" M. Morimoto soutient que "grâce au programme de recherche japonais, on en sait plus sur le nombre actuel et la biologie des baleines". Ce qui lui permet d'affirmer qu'"il y a assez de baleines pour ceux qui veulent les regarder et ceux qui veulent les manger".

Mais si le Japon chasse les cétacés pour son "programme de recherche", lui répond le quotidien de Sydney dans son éditorial, alors pourquoi n'a-t-on pas encore vu un seul article dans une revue scientifique ?

Dans The Australian, le philosophe Peter Singer décrit la mort "lente et douloureuse" des cétacés harponnés et argue que "tout ce que nous obtenons des baleines, on peut aussi l'obtenir ailleurs, sans faire usage de cruauté". Le même quotidien s'étonne dans son éditorial que le gouvernement ne se soit pas fait entendre dans l'affaire du Sea Sheperd.

C'est en effet l'intervention du bateau de l'ONG Sea Sheperd Conservation Society, dont deux membres ont été faits prisonniers le 15 janvier par l'équipage du baleinier nippon Yushin Maru n° 2, qui a déclenché cette salve d'articles et de réactions.

Les deux activistes se voient qualifiés par le Canberra Times de "Johnny Depp de pacotille !" Finaude allusion au film "Pirates des Caraïbes". Mais pour le quotidien de la capitale, les deux hommes, qui ont été libérés le 17 janvier, ne sont pas des "pirates" au sens juridique du terme, comme le soutient le Yushin Maru. Selon les lois internationales, les pirates sont des "ennemis de l'humanité" qui agissent "à des fins personnelles", ce qui n'est pas le cas ici. Pour autant, au lieu de partir à l'abordage de baleiniers, peut-être vaut-il mieux suivre les conseils du Herald Sun, qui propose tout simplement à ses lecteurs d'écrire des lettres au peuple japonais, en lui "demandant – poliment – de prendre la défense de ces grandes créatures des profondeurs".

BaleineAustralie

Des manifestants protestent contre la chasse à la baleine, Melbourne, janvier 2008 AFP

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vendredi 4 janvier 2008

Animaux en détresse - Course contre la montre

SUD-OUEST- Pays Basque USTARIZ 3 Janvier 2008

Plus de 800 animaux en détresse ont été amenés au centre Hegalaldia en 2007

Laurence et Stephan sont les deux salariés passionnés de nature du centre de sauvegarde Hegalaldia à Ustaritz. Ils parlent de leur travail. Sud Ouest. Que signifie Hegalaldia ?

Laurence. Hegalaldia signifie « l'envol » en basque. Le centre de sauvegarde a pour vocation de soigner les animaux sauvages en détresse pour les relâcher ensuite dans la nature. Il est une sorte « d'indicateur des activités humaines » car 95 % des animaux blessés, le sont, à cause d'une activité humaine.

Quel genre d'animaux sauvages soignez-vous ? Les oiseaux et les mammifères de moins de 10 kg. Ce qui ne nous empêche pas d'effectuer des sauvetages un peu plus spectaculaires, comme la tortue Luth de 250 kg emprisonnée dans des filets de pêche près de La Rochelle?

Combien avez-vous recueilli d'animaux en détresse en 2007 ? Nous en sommes déjà à 820 accueils, contre 512 en 2006. La plupart ont été relâchés ! Le centre accueille en moyenne 80 à 100 animaux, pour des séjours de 1/2 heure à plusieurs mois, avec des pics de fréquentation pendant l'hiver.

Pourquoi pendant l'hiver ? Dès que l'hiver et les tempêtes arrivent, on constate un certain nombre de « dégazages » sauvages en mer ! En effet, pendant les tempêtes, il n'y a pas de surveillance aérienne maritime. Les bateaux les moins scrupuleux en profitent pour « dégazer » clandestinement au large !

Quelles sont les conséquences ?  Après chaque tempête, nous voyons arriver des oiseaux mazoutés. Cette année, pour essayer d'en sauver un maximum, nous souhaiterions mettre en place « un réseau de prospection ». Nous lançons un appel à tous les promeneurs du bord de mer pour nous avertir au plus vite lorsqu'ils remarquent un oiseau mazouté ou mort sur la plage. Un oiseau mazouté recueilli correspond en moyenne à 10 cadavres en mer ?

Le sauvetage est une course contre la montre ! 50 % des oiseaux marins mazoutés meurent dans les premières 24 heures?

Pays_Basque

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samedi 29 décembre 2007

Auchan ne vend plus de thon rouge

J.Cl. vendredi 28 décembre 2007, 16h27 | leparisien

Pour la première fois, un géant de la distribution suspend la vente du thon rouge, menacé d'extinction, victime de son succès.

Adieu sushis, pour la bonne cause ? Le distributeur Auchan a arrêté de vendre du thon rouge dans ses hypermarchés en France en raison «des graves menaces de disparition» de cette espèce. Sont aussi concernés les supermarchés Simply Market.

«Ces enseignes seront les premières en France à prendre cette mesure qui sera maintenue jusqu'à l'éventuelle mise en place d'une pêche durable ne menaçant pas la survie de l'espèce», a ajouté Auchan, qui revendique 13,8% de parts de marché du poisson en France.

Le plan de sauvegarde, entériné le mois dernier par les ministres européens de la Pêche, prévoit de réduire progressivement les quotas de pêche, de limiter les sorties en mer à six mois dans l'année, d'augmenter de 10 à 30 kilos la taille minimale des prises, afin de laisser aux thons le temps de se reproduire.

Le niveau actuel de pêche du thon rouge est évalué à 50 000 tonnes annuelles en Atlantique et Méditerranée (pour un quota de 29 500 tonnes), alors que le taux de prises permettant le renouvellement de l'espèce est estimé à 15 000 tonnes.

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jeudi 27 décembre 2007

Sans les animaux, le monde ne serait pas humain

Nouvelles clés Déc. 2007

Tel est le titre du livre de Karine Lou Matignon qui, après le succès du best-seller collectif - La plus belle histoire des animaux (éd. Le Seuil 2000).  Voici le chapitre qu’elle a consacré à Boris Cyrulnik.


Boris Cyrulnik est l’un des pionniers de l’éthologie française. Il est aussi neuropsychiatre, psychanalyste, psychologue, auteur de nombreux ouvrages. Ancien maître-nageur et rugbyman, voyageur infatigable et poète, il fait partie de ces hommes qu’une enfance instable et sans famille n’ont pas rendu amer mais au contraire curieux de l’univers du vivant.

Pour lui, le mélange des genres, l’approche conjointe du corps et de l’esprit, de la parole et de la molécule, de l’homme et de l’animal est un parcours indispensable pour mener à une compréhension globale de la dimension humaine. Une fois sur cette piste, il accumule une foule de documents, travaille sur la biologie de l’affect, le pouvoir du langage, les signes du corps, applique à l’homme des méthodes d’études réservées jusqu’ici au milieu animal - ce qui lui vaut immédiatement de solides ennemis chez ses confrères.

Karine Lou Matignon : Cet entretien pourrait partir de notre alliance avec le chien. Les éthologues cliniciens et les vétérinaires ont fait le constat que la pensée du propriétaire pouvait façonner le comportement et le développement biologique du chien. Certaines personnes attendent, par exemple, de leur chien qu’ils défendent la maison. Ils développent une peur relative de l’environnement qui va être perceptible par l’animal. Face à cette émotion enregistrée par différents canaux, le chien va alors adopter une attitude menaçante que les propriétaires vont analyser comme un comportement de défense de la maison.

Boris Cyrulnik : Ce n’est pas de la transmission de pensée, je dirais que c’est de la matérialisation de pensée, on voit que le chien s’adapte impeccablement à l’humeur du propriétaire. Quand le propriétaire est gai, il va se mettre à aboyer, gambader, quand il est triste, le chien ne bouge pas, il se met à trembler. J’avais un patient qui faisait des bouffées délirantes à répétition. Selon l’accueil que me faisait son chien, je savais dans quel état il se trouvait où allait se trouver.

Le chien qui vit dans un monde de sympathie est hypersensible au moindre indice émis par le corps du propriétaire adoré. C’est donc bien une matérialisation de la pensée humaine transmise au chien qui façonne ce dernier. Les vétérinaires avec lesquels je travaille montrent, chez des chiens, des troubles d’hypertension, de diabète, d’ulcères hémorragiques gastriques, des dermatoses suppurantes... de graves maladies dont le point de départ se situe dans la pensée du propriétaire.

Pour mener un raisonnement comme celui-là, il ne faut pas être un neurobiologiste ou un psychanalyste, il faut être transversal. Il faut être capable de parler avec un propriétaire, un vétérinaire de se donner une formation de psychiatre et de psychologue et de pouvoir communiquer avec un chien. Faire se rencontrer un psychologue et un vétérinaire, il fallait oser !

K. L. M. : Etudier l’animal permet-il de mieux comprendre la génétique du comportement de l’homme ?

B. C. : C’est exactement ça. Le fait d’étudier la comparaison entre les espèces, permet de mieux comprendre la place de l’homme. On comprend mieux aussi la fonction et l’importance de la parole dans le monde humain. Il existe une première gestualité universelle, fondée sur le biologique, proche de l’animalité.

Dès que le langage apparaît, une deuxième gestualité imprégnée de modèles culturels prend place. Donc, on comprend mieux comment le langage se prépare, comment le choix des mots pour raconter un fait révèle l’interprétation qu’on peut en faire, comment la parole peut changer la biologie en changeant les émotions.

K. L. M. : Le comportement du chien révèle donc sans coup férir le soi intime de ses propriétaires ?

B. C. : Cela va encore plus loin. Dans l’acte même de choisir son chien, il y a révélation de soi. Le chien élu devient un délégué narcissique. J’opte pour ce chien parce qu’il est rustique, sportif ou de caractère solitaire ou combatif revient à dire : j’aime qu’il me ressemble ou j’aime ce qui est rustique, sportif... La mode des chiens miniatures ou molossoides sont aussi des symptômes de notre culture, ils font office de discours social. On préfère aujourd’hui la puissance des animaux à la vulnérabilité des petits que portaient autrefois les femmes entretenues et assistées. De la même façon, des lévriers racés ne se développeront pas dans les mêmes milieux que les bergers allemands ou les setters. L’amateur d’afghan est plutôt silencieux, solitaire, intellectuel, alors que celui qui montre une préférence pour le boxer aime bavarder, faire du sport, s’agiter.

K. L. M. : Selon vous, les animaux nous obligent-ils à remettre en cause beaucoup de nos certitudes ?

B. C. : Première certitude à abandonner : les animaux ne sont pas des machines. J’insiste beaucoup là-dessus : le jour où l’on comprendra qu’une pensée sans langage existe chez les animaux, nous mourrons de honte de les avoir enfermés dans des zoos et de les avoir humiliés par nos rires. Nous avons peut-être une âme, mais le fait d’habiter le monde du sens et des mots ne nous empêche pas d’habiter le monde des sens. Il faut habiter les deux si l’on veut être un être humain à part entière. Il n’y a pas l’âme d’un côté et de l’autre la machine. C’est là tout le problème de la coupure. On a dit qu’un animal ne possédant pas l’organe de la parole ne souffrait pas, et là-dessus, on en a déduit qu’un aphasique n’était pas un humain, qu’un enfant qui ne parlait pas ne devait pas non plus éprouver de douleur.

Les animaux ne sont pas des machines, ils vivent dans un monde d’émotions, de représentations sensorielles, sont capables d’affection et de souffrances, mais ce ne sont pas pour autant des hommes. Le paradoxe, c’est qu’ils nous enseignent l’origine de nos propres comportements, l’animalité qui reste en nous... En observant les animaux, j’ai compris à quel point le langage, la symbolique, le social nous permettent de fonctionner ensemble. Pourtant, je constate à quel point nous avons encore honte de nos origines animales.

Choisir entre l’homme et l’animal, entre celui qui parle et celui qui ne parle pas, celui qui a une âme et celui qui n’en possède pas, celui qu’on peut baptiser et celui que l’on peut cuisiner. A cette métaphore tragique, qui a permis l’esclavage et l’extermination de peuples entiers, a succédé l’avatar de la hiérarchie, où l’homme au sommet de l’échelle du vivant se permet de détruire, de manger ou d’exclure de la planète les autres terriens, animaux et humains, dont la présence l’indispose. La violence qui me heurte le plus vient justement de la non-représentation du monde des autres, du manque d’ouverture, de tolérance, de curiosité de l’autre.

K. L. M. : Un monde de reptiles n’est pas un monde de chien...

B. C. : Lequel n’est pas non plus un monde humain. Plus on cherche à découvrir l’autre, à comprendre son univers, plus on le considère. Dès l’instant où l’on ne tente pas cette aventure, on peut commettre des actes de violence sans en avoir conscience.

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vendredi 21 décembre 2007

Fourrure CHATS - Reha Hutin reçue par la Présidente Suisse

Check-list Le Monde du 20 /12/07

10 000 C'est le nombre de peaux de chat entrées en Suisse depuis le début 2007, selon Mme Reha, présidente de la fondation 30 millions d'amis qui œuvre pour interdire ce commerce.

Mercredi 19 décembre, à 16h au Palais Fédéral à Berne, Micheline Calmy-Rey, Présidente de la Confédération suisse, a reçu officiellement Reha Hutin dans le cadre du dossier sur les fourrures de chats.

A cette occasion, la présidente de la Fondation 30 Millions d’Amis lui a remis 120.000 signatures d’une pétition demandant à la Suisse de rejoindre ses amis européens sur la voie d’une interdiction stricte de cet odieux commerce.

Pour mémoire : 

- 12 octobre 2007 > une enquête en caméra cachée de la Fondation 30 Millions d’Amis atteste de l’existence formelle sur le territoire suisse d’une production de fourrures de chats.  Reha Hutin écrit à Micheline Calmy-Rey, Présidente de la Confédération suisse pour lui demander de prendre toutes mesures nécessaires afin que son pays interdise la production, la commercialisation, l’importation et l’exportation de toutes fourrures de chats et de chiens, à l’instar des dispositions prises par l’UE ;

- 4 novembre 2007 > le reportage diffusé dans l’émission 30 millions d’Amis (relayé dans les JT de TF1 et F3) sur ce dossier suscite une vive émotion auprès du grand public et des médias français et suisses. En quelques semaines, le site Internet de la Fondation enregistre plus de 100.000 signatures d’internautes ;

- Nov. 2006 / juin 2007 > 400 000 signatures d’une pétition réclamant l’interdiction stricte et totale du commerce de fourrure de chiens et de chats sont officiellement remises par la Fondation 30 Millions d’Amis à l’Union Européenne – Conséquence : le 19 juin 2007, vote d’un règlement européen interdisant l’importation, l’exportation et le commerce de peaux de chats et de chiens sur l’ensemble du territoire européen ;

- Janvier 2002 > 1 200 000 signatures d’une pétition réclamant l’interdiction du commerce de fourrure de chiens et de chats sont officiellement remises par la Fondation 30 Millions d’Amis à Lionel Jospin, 1er ministre – Conséquence : le 5 nov. 2003, un arrêté ministériel (complété en 2006) interdit en France l’importation, l’exportation et le commerce de peaux de chats et de chiens sur le territoire ;

- 2001 > Une enquête de la Fondation 30 Millions d’Amis (diffusée sur TF1 le 27 mai 2001) révèle l’existence d’une  production franco-française de fourrure de chiens et de chats.

- 1998 > Origine du scandale : la Fondation 30 Millions d’Amis, en collaboration avec l’association américaine HSUS, révèle et prouve l’existence d’un trafic de fourrures de chiens et de chats produites en Asie et revendues en Europe sous de fausses appellations.

Fondation 30 Millions d'Amis 

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lundi 17 décembre 2007

Attention, un animal n’est pas un jouet !

Ouest-France 16 Décembre Florence Pitard

A l’approche de Noël, la présidente de la fondation 30 Millions d’amis, invite tous ceux qui voudraient offrir un animal à réfléchir.

A Noël, nombreux sont ceux qui vont se laisser tenter  par un animal. Parce qu’il était trop mignon dans le magasin, parce que les enfants l’ont demandé …Réha Hutin, présidente de la Fondation 30 millions d’amis , met en garde : « un animal n’est pas un jouet, pas un produit de consommation ! Attention aux achats coups de cœur, les animaux qui sont dans les vitrines en décembre se retrouvent souvent derrière les barreaux d’un refuge en Juin, à la veille des vacances … Un animal c’et engagement de longue durée, on l’a pour quinze ans. »

Les Français possèdent 10 millions de chats et près de neuf millions de chiens. Selon un sondage initié par la fondation (1) 40 % de possesseurs de chiens et 47 % des propriétaires de chats déclarent qu’ils ont pris un animal « parce que l’occasion s’est présentée, par hasard. » 10 % avouent céder « à la pression de leur enfant ».

Les propriétaires de chiens sous-évaluent le budget annule qu’ils lui consacrent. Ils l’estiment de 100 à 500 euros, alors que la réalité est plus proche de 1000 euros. « En plus de la nourriture, il peut y avoir des frais comme le vétérinaire ». Si, malgré tout certains achètent de animaux. Réha Hutin estime qu’il est préférable de le faire dans un élevage plutôt qu’en animalerie. Elle conseille d’aller dans un refuge voir la détresse des animaux abandonnés, ce qui peut faire réfléchir …

La fondation octroie une aide financière de 600 000 euros à 250 refuges, dans toute la France : « Tout l’argent va aux animaux car nous réglons des factures de vétérinaires, nourriture, entretien des bâtiments … » Réha Hutin précise qu’elle mène des opérations en faveur des animaux abandonnés agés. « Si des gens les adoptent, nous payons le vétérinaire. Ces animaux peuvent particulièrement intéresser les personnes âgées, qui nous disent : je ne prends pas d’animal parce que si je meurs, qu’est-ce qu’il va devenir ? En plus, ces animaux qui sont déjà élevés ne font pas de bêtises. » 450 chiens âgés ont déjà été adopté en un an.

Etude réalisée les 5 et 6 octobre par BVA.

Fondation 30 millions d’amis, 75402 Paris Cedex 08, www.30millionsdamis.fr

Posté par Kozett à 13:49 - Défense des animaux - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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