mardi 2 septembre 2008
La science des animaux fait sa "grande révolution"
LE MONDE | 28.08.08 Christiane Galus
Colloque International à Paris
Science des animaux, la zoologie est parfois encore perçue à travers l'image des grands naturalistes de l'histoire, tels Buffon, Daubenton, Cuvier et Geoffroy Saint-Hilaire, pour n'en citer que quelques-uns.
Mais en deux siècles, cette discipline a bien changé et s'est considérablement diversifiée en bénéficiant des acquis de la biologie moléculaire, de la génétique et de techniques nouvelles comme l'imagerie ou encore le microscope à tomographie, qui permet d'étudier des coupes épaisses et de les reconstituer en trois dimensions.
Pour décrire ce foisonnement scientifique, on parle aujourd'hui de "zoologie intégrée". C'est le thème du congrès international qui se tient jusqu'au 29 août à Paris et à la faculté des sciences d'Orsay (Essonne).
Cette nouvelle zoologie a pour objectif "d'intégrer plusieurs informations sur les organismes ainsi que leurs interactions, explique Jean-Marc Jallon, professeur de biologie à la faculté des sciences d'Orsay et président du congrès. Les zoologistes recherchent aujourd'hui des mécanismes communs, alors que, pendant longtemps, ils ont cultivé les différences entre les organismes. La grande révolution de la zoologie est la recherche de l'unité, comme dans les sciences physiques".
Les travaux de génétique, notamment, ont montré "qu'une grande similitude génétique du monde vivant se traduisait par une importante diversité des espèces, à cause des variations qui ont lieu au niveau de l'expression des gènes", ajoute M. Jallon. Mais "ces derniers restent soumis à l'effet de l'environnement, car seuls survivent les gènes les plus adaptés".
Les travaux sur la vie animale portent aussi sur le comportement sexuel et la reproduction, les différents aspects de la communication ou encore les mécanismes de spéciation (séparation entre espèces).
La diversité des espèces est bien plus grande qu'on ne le pensait, puisque, selon Edward Wilson, professeur à l'université de Harvard, "nous n'avons découvert et classé que 10 % d'entre elles". Le scientifique estime "qu'il est possible de découvrir et recenser les 90 % restant en vingt-cinq ans, car les techniques existent".
"BIODIVERSITÉ ÉNORME"
En attendant, il faut classer celles que l'on connaît... et celles que l'on découvre. C'est le rôle de la taxonomie. Or, aujourd'hui, "nous sommes incapables d'appréhender correctement la diversité taxonomique dans les écosystèmes", explique Simon Thillier, professeur au Muséum national d'histoire naturelle et spécialiste de la systématique.
Cette science associe la taxonomie et la phylogénie qui étudie les variations de parenté entre les espèces. "Nous devons arriver à prendre en compte une biodiversité énorme, et rendre les informations accessibles aux responsables chargés de faire respecter la biodiversité", ajoute-t-il.
Face à ce défi, plusieurs initiatives internationales ont été lancées pour rendre les données accessibles sur Internet.
On peut citer l'Encyclopedia of Life, lancée en 2007 par plusieurs institutions scientifiques américaines, ou encore Global Biodiversity Information Facility, créée en 2001 à l'initiative de l'OCDE, qui vise à réunir sur la Toile toutes les bases de données disponibles sur les espèces.
Enfin, le Consortium pour le code-barres du vivant a pour but d'identifier une espèce à partir d'une séquence du génome, accessible en ligne à partir d'un petit appareil portable.
Finalement, dans ce contexte dynamique, "on constate que la crise de la taxonomie est en train de se résoudre, car le nombre de chercheurs augmente et que la zoologie se porte bien, se réjouit M. Jallon. L'intérêt pour cette dernière devrait s'accentuer en raison de la place croissante prise par la biodiversité et sa conservation".
Suisse: les animaux égaux devant la loi, certains plus que d'autres
GENÈVE (AFP) - 01/09/2008 – TV5 Infos
Les poissons rouges suisses peuvent être tranquilles: ils ne seront plus éliminés dans les toilettes ou dans le congélateur mais dûment assommés avant d'être tués, aux termes d'une législation de protection des animaux qui entre en vigueur ce lundi.
La nouvelle "ordonnance" réglemente dans le moindre détail le traitement à réserver aux animaux --qu'il soient d'élevage, de compagnie ou destinés à des expériences scientifiques-- ou sauvages lorsqu'ils vivent dans des cirques, zoos ou vivariums privés.
Toujours pour les poissons, il est dès à présent interdit en Suisse de les "pêcher à la ligne dans l'intention de les remettre à l'eau" et d'utiliser des poissons vivants comme appât.
Les chiens helvétiques bénéficient d'une protection particulière puisque tout candidat à en posséder un devra suivre une formation obligatoire.
Les cours, dispensés par des formateurs accrédités, auront notamment pour but de "dresser" les maîtres pour réduire les risques de morsure par leur animal. Les chiens agressifs devront être exclus des élevages afin de privilégier la sélection d'individus équilibrés et pacifiques.
Il sera également interdit de couper la queue ou les oreilles d'un chien ou de le "soumettre à des interventions chirurgicales pour obtenir des oreilles tombantes". Les importations de chiens auxquels ces traitements ont été infligés sont interdites.
Les individus de certains espèces comme les perruches et les hamsters, ne pourront pas être seuls. De même, les lamas, alpagas et yacks devront être contact avec des congénères tandis que moutons et chèvres devront avoir au moins "un contact visuel avec des congénères".
Les porcs auront une douche à leur disposition pour les rafraîchir.
Les chevaux devront "avoir des contacts visuel, auditif et olfactif" entre eux tout ayant la possibilité de s'éviter. Les locaux où ils sont détenus "ne doivent pas comporter d'impasses" et l'utilisation de fil de fer barbelé pour leurs enclos est proscrite.
Une longue annexe à la réglementation précise les surfaces minimales à allouer aux animaux, un éléphant mâle ayant par exemple droit à un box de 30 mètres carrés alors que les femelles devront se contenter de la moitié.
samedi 30 août 2008
JAPON - La naissance d'un panda suscite l'enthousiasme
Actualités JAPON le 28/8/2008 à 11h47 par AFP

Un panda géant est né dans un zoo japonais grâce à une insémination artificielle, une première depuis vingt ans dans l'archipel pour une espèce connaissant des problèmes de fertilité, ont annoncé les responsables du zoo.
Le bébé panda, dont le sexe n'a pas encore été déterminé, est né mardi au zoo Oji de Kobe (centre-ouest), ont-ils précisé. Sa mère Dan Dan et son père Xing Xing sont tous deux âgés de 12 ans.
Dan Dan a été aperçue faisant la toilette de son petit, mesurant 25 cm pour 100 grammes. Les bébés pandas sont connus pour leur taille minuscule à la naissance, qui tranche avec leur croissance vite impressionnante.
"Je suis soulagé que l'accouchement se soit bien passé", a confié Osamu Ishikawa, le directeur du zoo. "Nous allons les surveiller 24 heures sur 24 pour vérifier que la mère prend bien soin du petit".
Dan Dan est tombée enceinte grâce à une insémination artificielle menée avec l'aide de deux spécialistes des pandas venus de la province chinoise du Sichuan (sud-ouest), foyer de reproduction de cette espèce qui tient la vedette dans les zoos du monde entier.
C'est la première naissance d'un bébé panda par insémination artificielle depuis 1988 au Japon, ont souligné les responsables du zoo.
Les visiteurs pourront apercevoir le bébé panda d'ici environ trois mois, a indiqué M. Ishikawa. Ils pourront aussi proposer des noms pour le nouveau-né.
Les pandas géants sont connus pour leur faible dynamisme sexuel, qui contribue à leur extinction. L'insémination artificielle est par ailleurs difficile à réaliser chez ces animaux dont la saison des amours n'a lieu normalement qu'une fois par an.
Le Président chinois Hu Jintao avait proposé en mai de louer deux pandas au zoo Ueno de Tokyo, après la mort en avril de son unique spécimen Ling Ling.
Mais l'offre avait provoqué une controverse, et le zoo s'était retrouvé assailli d'appels du public accusant la Chine d'utiliser l'amour des Japonais pour les pandas à des fins commerciales.
mercredi 27 août 2008
Un chat domestique réduit le risque de crise cardiaque de trente pour cent...
Du site Attention à la Terre – 21 août 2008
Que stress et crise cardiaque sont liés, vous le saviez déjà.
Que les animaux domestiques diminuent le stress de leurs maîtres, vous le saviez aussi.
Pas compliqué dès lors de se dire que les personnes attentionnées envers leur petit compagnon courent moins de risques de crises cardiaques, MAIS que cet effet puisse être si important.. même les chercheurs ne s'y attendaient pas.
Quatre mille Américains ont participé à une étude de la National Health and Nutrition et, après un suivi de vingt années, l'enquête a montré que ceux qui n'avaient jamais possédé de chat avaient:
· un risque de décès par crise cardiaque supérieur de 40%
· un risque de décès par maladie cardiovasculaire supérieur de 30%
à ceux en ayant eus.
Il semblerait que les chiens ont le même effet, mais lors de cette étude, leurs maîtres étaient insuffisamment nombreux pour pouvoir l'affirmer. (Source: eos sciences avril 2008). Mais attention, ils ont parlé de "maîtres attentionnés".
Tout le monde sait que s'occuper d'un animal quel qu'il soit demande beaucoup de travail et de soins, mais quand on aime, on ne compte pas n'est-ce pas?
PS: pour les personnes allergiques, foncez tout droit sur l'espace « déstresse » du site, un peu plus bas, colonne de droite, montez le son, caressez le petit chat noir avec votre souris, et, détendez-vous!!
En bonus, je ne résiste pas au plaisir de vous faire (ré)écouter la chanson de Pierre Perret: Nos amies les bêtes (en cliquant sur le lecteur ci-dessous)(© Editions Adèle) et, si vous ne connaissez pas encore Simon's cat, cliquez à toute vitesse sur le dessin du chat ci-dessous afin d'être redirigé vers son espace sur youtube.

samedi 23 août 2008
CHINE - La SPA interpelle le président chinois sur le sort des animaux
Actualités CHINE le 22/8/2008 à 9h20 par AFP
La Société protectrice des animaux (SPA) interpelle, dans une lettre ouverte, le président chinois Hu Jintao sur le sort des animaux dans ce pays, a-t-elle annoncé mercredi.
"Un grand pays comme le vôtre s'honorerait de mettre un terme aux conditions cruelles d'élevage, de détention et de mise à mort de ces êtres sensibles", écrit la présidente de la SPA, Caroline Lanty, dans cette lettre.
A l'occasion des Jeux Olympiques de Pékin, les autorités chinoises ont pris des mesures temporaires pour éviter la consommation de viande de chien et de chat dans cette ville, mais cela "ne résoud pas sur la durée le problème du traitement des animaux en Chine", souligne la SPA, dans un communiqué
lundi 18 août 2008
Manifestation pro-chien en Corée
LE MONDE | 12.08.08
Des activistes pro-chien à Séoul, le 7 août 2008. Jo Yong hak / Reuters
Des activistes coréens militant pour les droits des animaux ont manifesté le jeudi 7 août à Séoul, déguisés en chiens.
Il ne fait pas bon être chien en Chine, en Corée du Sud ou au Vietnam. Des activistes coréens militant pour les droits des animaux ont manifesté le jeudi 7 août à Séoul, déguisés en chiens, la veille de la journée traditionnellement consacrée aux aliments bons pour la santé en été.
Ils réclament l'interdiction de la vente des chiens pour la consommation de leur chair. Particulièrement prisée par les hommes, cette "viande parfumée" aurait pour mérite de réchauffer l'estomac, elle donnerait de la force avec un effet aphrodisiaque et permettrait de mieux supporter les fortes chaleurs.
En décembre 2003, le Parlement de Taïwan adoptait une loi interdisant la consommation de viande de chien.
A Pékin, le temps des Jeux olympiques, les autorités chinoises l'ont bannie de la carte des restaurants de la capitale. Inquiètes des réactions des visiteurs occidentaux et des associations de défense des animaux, elles ont justifié ces mesures en invoquant le "respect pour les coutumes alimentaires des différents pays".
jeudi 14 août 2008
Coqs de bruyère contre éoliennes, un combat sur la crête des Vosges
LE MONDE | 13.08.08 COL DU BONHOMME (Vosges) ENVOYÉ SPÉCIAL
Des fumerolles montent des vallées, après la pluie, rejoignant le ciel gris et lourd. On dirait les panaches de dizaines de volcans, émergeant d'entre les courbes alanguies des sombres monts qui se succèdent sur l'horizon. Le regard ne distingue pas de signe de présence humaine, sinon, très loin, la tache du lac de Gérardmer et ses maisons, en un amas indistinct. Paysage profond et magnifique.
Mais la sérénité qui se dégage de Gazon du Faing, sur la crête des Vosges, pourrait ne pas perdurer ; des traits blancs verticaux pourraient apparaître sur la droite et rompre la ligne d'ondulation des montagnes. Il s'agit d'éoliennes, dont le projet déclenche une dispute acerbe entre écologistes. Côté alsacien, la communauté de communes de Kaysersberg (Haut-Rhin) veut implanter cinq éoliennes de 139 mètres de haut au sud du col du Bonhomme.
"Nous sommes engagés dans une démarche de développement durable, explique Roger Bleu, le président de la communauté, dans sa mairie du Bonhomme. Chaufferies au bois, toits photovoltaïques, aide à la rénovation écologique de l'habitat, soutien à l'agriculture environnementale, piscine sans chlore, nous voulons être une référence dans ce domaine. Les éoliennes viennent naturellement compléter le tableau."
La communauté mettra sur la table environ 60 % des 18 millions d'euros d'investissement, afin de tirer bénéfice du projet. "Les éoliennes seront aussi un levier économique, poursuit M. Bleu, nous attendons la taxe professionnelle et, après douze ans, un revenu annuel de 500 000 euros."
Mais le projet a suscité une vive opposition du côté lorrain. La question du paysage, trop subjective, n'est pas un argument suffisant. C'est sur la présence du grand tétras, alias coq de bruyère, un oiseau imposant (le mâle pèse 5 kg) qui vit dans les tapis de myrtilles des sapinières, que la controverse s'est focalisée.
"C'est une espèce clé de voûte de l'écosystème forestier, dit Louis-Michel Nageleisen, président du Groupe Tétras Vosges (GTV), une association dédiée à la protection de l'animal. Sa présence signifie qu'un habitat est dans un équilibre riche en espèces de toutes sortes."
Mais, dans les Vosges, les coqs de bruyère, se portent mal : de cinq cents dans les années 1970, ils ne sont plus qu'une centaine aujourd'hui. Cependant, sur la réserve naturelle du Tanet Gazon du Faing, à quelques encablures du col, la population semble repartir à la hausse.
"Elle pourrait recoloniser d'autres sites vers le nord, et nous voudrions établir un corridor biologique, dit M. Nageleisen. Or les éoliennes seraient placées juste sur ce corridor. Elles constitueront une nuisance par elles-mêmes et par la fréquentation humaine qu'elles induiront sur les chemins créés."
Cette préoccupation a convaincu les élus Verts lorrains, comme Daniel Béguin ou Jean-François Fleck, conseillers régionaux, alors que les Verts alsaciens soutiennent le projet. Et, à discuter avec les uns et les autres, on n'est pas loin de les entendre s'envoyer... des noms d'oiseaux.
Des compensations pourraient-elles faire avaler la pilule éolienne ? La communauté de communes s'engage à empêcher l'exploitation forestière sur 700 hectares, ce qui élargirait l'espace tranquille où peut vivre le coq.
Mais le GTV doute : "Je n'ai rien vu d'écrit, dit M. Nageleisen. Et au lac Blanc, où l'aménagement de la station de ski devait s'accompagner de compensations biologiques, on n'a quasiment rien vu. De plus, les compensations ne peuvent qu'atténuer l'impact de l'infrastructure, pas l'empêcher."
M. Bleu assure de sa volonté de réaliser les compensations promises : "Nous y consacrerons plus de 600 000 euros sur vingt-cinq ans." Et il élargit le débat : "Le problème du tétras, c'est qu'il est dérangé par les pénétrations en forêt. Il faudrait limiter la fréquentation de la réserve de Gazon du Faing et alentour. Je suis partisan de ne plus autoriser la route des Crêtes aux véhicules automobiles."
Mais, à court terme, le problème, ce sont les éoliennes. Biodiversité ou énergies nouvelles ? "Si l'homme n'est pas capable de sauver le grand tétras, il ne pourra pas se sauver lui-même", dit Jean-Marie Triboulot, du GVT. A quoi Henri Stoll, maire de Kaysersberg et dont René Dumont est le maître à penser, répond : "Leur problématique, c'est de sauver le tétras. J'ai une autre problématique : sauver le monde." La planète a rendez-vous au col du Bonhomme.
lundi 11 août 2008
Les vacances à la Félinière, c'est... chacré !
François GAPIHAN - Ouest-France – 11/08/08
Toute l'année et en particulier l'été, Maud et Erwan Teillant sont aux petits soins pour la quarantaine de chats en vacances à La Félinière.

À deux pattes de Nantes, un club de vacances un peu particulier s'est installé voilà trois ans. Entièrement dédié aux chats, il accueille vos chers minets le temps des vacances.
De la rue, impossible de deviner ce qui se cache derrière ce pavillon tranquille de Saint-Sébastien-sur-Loire, aux portes de Nantes. Si ce n'est quelques indices qui mettent quand même la puce à l'oreille. Comme cette camionnette habillée d'une affiche sur laquelle un chat se prélasse dans un hamac. En fond : la mer, le sable et les palmiers. On se croirait en vacances. Pas si bête...
Une fois le portail franchi, vous voilà accueilli par les aboiements de Holligan, un berger blanc et Cocabraise, jeune bâtard. Et voici leurs maîtres, Maud et Erwan Teillant. En 2005, ces derniers ont créé, dans leur jardin, un centre de vacances pour chats. Bienvenue à la Félinière !
Caresses et musique sans supplément
A l'opposé des pensions parfois tristes où les animaux s'entassent dans des cages de parpaing et d'acier, la Félinière est un endroit chaleureux. Bien sûr, les chats ne se baladent pas en totale liberté. Ils sont répartis dans trois chatteries collectives, neuf boxes individuels et un « chalet d'été ». Mais Maud et Erwan ont fait en sorte que les lieux soient confortables et leurs hôtes bien traités. Exemple parmi d'autres : la radio est allumée en permanence et les câlins sont distribués à volonté, « sans supplément ! », précise Erwan.
Cet été, une quarantaine de chats, « quasiment notre capacité maximale », seront donc accueillis pour un séjour de « quinze jours en moyenne ». Toutes les races sont les bienvenues, la direction ne refuse personne. « 90 % sont des chats européens. Mais nous avons aussi des chartreux, des persans ou des sacrés de Birmanie », indique Maud. Chaque animal doit être « tatoué, vacciné et stérilisé. La propreté est notre obsession. »
Malgré les efforts du couple pour satisfaire au mieux ses invités, il arrive que certains aient du mal à s'acclimater à leur nouvel environnement. « Au début, ceux qui viennent pour la première fois peuvent se sentir perdus sans leurs maîtres. » Pas de panique, Maud et Erwan ont la solution. « On prend soin d'eux, on les gâte en leur donnant du poisson blanc ou du thon. » Rien que ça ! « Et bien sûr, on réserve un traitement particulier aux chats fragiles. Comme Tigrou, qui souffre de problèmes rénaux. »
« Mon cher matou... »
Mais que faire pour soigner le mal du matou qui frappe certains maîtres ? Rien de mieux qu'un coup de téléphone ou même un souvenir de vacances. « L'année dernière, une dame qui nous avait laissé son chat lui envoyait une carte chaque semaine », raconte Erwan. Clovis, un énorme matou, semble quant à lui ravi de s'être fait déposer ici. Ravi aussi d'être tranquille, en vacances pendant trois semaines. « Le reste de l'année, il est entouré de deux enfants qui ne lui laissent pas une seconde de répit. »
Qui dit centre de vacances dit activités ? « Il n'y en a pas à proprement parler, sourit Maud. Mais nous sommes avec eux dès 6 h du matin, heure du ménage. Puis on vient les voir régulièrement, on joue avec eux. De toute façon, on vit dans notre jardin, entourés de Holligan et Cocabraise. » On a compris, pour le cours de piscine du mercredi après-midi, Virus, Microbe, Savonnette et les autres attendront.
vendredi 1 août 2008
GENNEVILLIERS : Le refuge de la SPA est plein à craquer
Le Parisien – 31/07/08
Il n’y a plus une seule place de libre et pourtant 70 chiens environ vont arriver avec la deuxième grande vague de départs en vacances.
CHRISTOPHE Bellanger, le directeur du refuge SPA de Gennevilliers, ne mâche pas ses mots : « C’est la saturation, une fois de plus. Et le ras-le-bol, évidemment. Les propriétaires doivent partir dans trois jours et nous sommes leur dernier espoir. Dans 95 % des cas, ils n’ont aucun motif légitime d’abandon… »
Ceux qui font la démarche de venir jusqu’au refuge sont encore les plus courageux. Il leur en coûtera 120 € pour un chien et 80 € pour un chat. Mais tous les maîtres ne se donnent pas tant de mal.
Certains abandonnent tout simplement leur animal sur la voie publique, les plus cruels prenant même soin d’effacer le tatouage, comme pour ce labrador recueilli il y a peu avec l’intérieur de l’oreille brûlé.
Trois chiots jetés par-dessus le mur d’enceinte
«D’autres ont jeté trois chiots par-dessus le mur d’enceinte, qui fait quand même 3 m de haut… » soupire un membre du centre. Aujourd’hui, le site de la SPA abrite 300 chiens et 210 chats, contre respectivement 250 et 110 en temps normal. Le chiffre va encore grimper.
Christophe Bellanger connaît trop bien les difficultés que cela engendre : « La structure est en surcapacité. Cela veut dire plus de chiens par cage, plus de bagarres et plus de boulot pour les vétérinaires. » Un budget de fonctionnement en nette augmentation également, avec une hausse de 30 % sur la période juillet-août. Avec une grande journée portes ouvertes en mai et des transferts internes vers les refuges de province, la SPA anticipe néanmoins les abandons de l’été et tente d’y faire face de mieux en mieux chaque année.
Le refuge d’Hermeray (78) doit bientôt venir chercher une vingtaine de chiens à Gennevilliers et désengorger le site d’autant de pensionnaires. Parmi les animaux dont les propriétaires se séparent, quelques-uns ont pourtant été achetés plusieurs centaines d’euros en animalerie. Comme ce petit carlin, aussitôt offert en cadeau à une épouse (1 000 € environ), aussitôt abandonné…
A Gennevilliers, le temps moyen de garde avant placement est de 47 jours. C’est le délai de rotation le plus court de tous les refuges de France. Daniel, Françoise et leur fille Charlène sont justement venus adopter un chien. Ils sourient : « Nous avons choisi la SPA pour faire un heureux. Et puis, au coeur de l’été, ça libère une place… »
L’élu, un superbe labrador noir, franchit en frétillant la porte du refuge. Lui s’en va, mais beaucoup trop d’autres vont arriver sous peu.
vendredi 25 juillet 2008
Lettre a Monsieur l'Ambassadeur d'Australie en France
Lettre à Monsieur l'Ambassadeur d'Australie en France
Monsieur l'Ambassadeur,
L'Australie exporte chaque année plusieurs millions d'animaux destinés à la boucherie, transportés vivants par route et par mer dans des conditions indignes.
Embarqués pour d'interminables voyages en mer vers les abattoirs du Moyen-Orient, des centaines de milliers de moutons australiens endurent la soif, la chaleur et l'épuisement dans des cargos surchargés pouvant contenir jusqu'à 100 000 animaux. A leur arrivée dans des pays où les animaux ne disposent généralement d'aucune protection légale, ils sont souvent manipulés et abattus dans des conditions terrifiantes.
L'Australie dispose pourtant d'un arsenal législatif conséquent en matière de protection animale. Aussi, je suis scandalisé(e) qu'un nombre aussi considérable d'animaux australiens puissent être légalement soumis à de tels traitements.
Je compte sur le gouvernement Australien pour mettre un terme à ce trafic d'un autre âge, en développant par exemple le transport réfrigéré de carcasses d'animaux abattus localement.
Je vous prie de croire, Monsieur l'Ambassadeur, à l'assurance de ma vigilance sur ce grave problème, et de ma gratitude pour ce que vous pourrez faire.
>> Je signe cette lettre : http://www.pmaf.org/page.php?content=rubriques/lettres/2008/Handle-with-care/form_lettre.php
http://terresacree.org SOS-Planete 24/07/08


