mardi 29 septembre 2009
Ouganda - Suivre les gorilles dans la brume
Check-list Le Monde 28 Septembre 2009
Devenir ami avec un gorille des montagnes ougandaises, à l'instar de Dian Fossey, est désormais possible. Afin de générer des revenus pour la conservation de cette espèce en danger, l'Ouganda vient de lancer samedi un site innovant, "Friendagorilla.org".
Contre un dollar par an, l'internaute peut suivre les déplacements 24h/24 d'un groupe de ces primates grâce à des caméras placées dans la "forêt impénétrable" de Bwindi. Une démarche à mi-chemin entre le coup marketing et un nouveau moyen de protéger cette espèce menacée par la biais de la Toile. Principal produit d'appel du tourisme ougandais (600 000 visiteurs l'année dernière), le pays abrite environ 340 gorilles sur une population mondiale estimée à 720. Les autres étant répartis
vendredi 25 septembre 2009
Société Protectrice des animaux - La Cour des comptes dénonce la gestion dans un nouveau rapport critique
Info France Associations 22/09/2009
Pour la troisième fois, la cour des comptes dénonce les gaspillages et les défaillances de gouvernance de la SPA
La Société protectrice des animaux est aussi taxée d'amateurisme et de navigation à vue.
"Cela fait plus de huit ans que nous critiquons la gestion de la SPA et nous ne constatons pas d'amélioration", a déploré Philippe Séguin, premier président de la Cour des comptes, présentant à la presse un nouveau rapport critique.
Des frais de fonctionnement exorbitants
"Jamais encore la Cour des comptes n'avait été confrontée à un cas comme celui de la SPA ", a-t-il fait remarquer.
"La SPA n'a pas su redresser la barre", contrairement à d'autres qui ont pu le faire comme l'Association pour la recherche sur le cancer (Arc) qui avait été épinglée en 1993, a-t-il regretté.
La SPA , une des plus anciennes associations de France, fait appel à la générosité publique pour collecter des fonds, et a donc des comptes à rendre à ses donateurs.
Lors des deux précédents rapports de la Cour en 2002 et 2004, elle s'était engagée à remettre de l'ordre dans sa gestion.
"Malheureusement, c'est loin d'avoir été le cas", a martelé M. Séguin, estimant que "la SPA compromettait sa mission de protection animale et trahissait la confiance de ses donateurs".
Les frais de traitement des dons ont presque doublé par rapport à 2003 atteignant 43% des montants collectés en 2007, selon le rapport.
Les réserves financières de l'association se sont élevées à 79 millions d'euros en 2007, les placements financiers à 66,9 M euros, soit presque trois années de ressources issues de la générosité publique et pas moins de treize fois les dépenses annuelles d'investissements (5 M euros).
Une thésaurisation "particulièrement anormale, tant au regard de la volonté des donateurs que de la vétusté de nombreux refuges de la SPA et plus généralement des besoins de la cause animale", souligne le rapport.
Le ministère de l'Intérieur a réagi très vite en demandant au Préfet de Paris de saisir le tribunal de grande instance afin qu'un administrateur judiciaire soit désigné, a indiqué M. Séguin.
En outre, le ministère a signalé au Procureur de la République que "des faits susceptibles de recevoir une qualification pénale ont pu être commis dans la gestion, le fonctionnement et l'organisation de la SPA ", a-t-il ajouté.
Dans sa réponse à la Cour, la présidente de la SPA , Virginie Pocq Saint-Jean, a plaidé en faveur de son association, en revendiquant "l'indispensable utilité" publique qui lui a été reconnue depuis sa création en 1845.
"La SPA s'est engagée dans un processus de réformes important qui devrait lui permettre d'optimiser les moyens dont elle dispose pour accomplir sa mission dans l'intérêt de la protection animale", a-t-elle plaidé.
Cette association "a traversé des décennies et elle vivra tant que la souffrance animale subsistera", a assuré Mme Pocq Saint-Jean, qui pris la présidence de la SPA en novembre 2008
mercredi 2 septembre 2009
L'ORTOLAN - feuilleton annuel
SUD Ouest Landes1er Septembre 2009
TRADITION. Comme tous les ans, les défenseurs des oiseaux sont venus traquer les chasseurs à la matole. Mais l'histoire n'avance pas
Contrairement à ce que croient certains chasseurs traditionnels, la chasse à la matole n'est plus tolérée. (photo archives jean-louis duzert)
La chasse à l'ortolan, feuilleton annuel
A la fin du mois d'août, les Landes ont désormais droit tous les ans au même feuilleton que jadis le 1er mai dans le Médoc. Des chasseurs qui, suivant la tradition, opèrent comme leurs ancêtres pour attraper des oiseaux dont ils sont friands, des bruants ortolans pour les Landais, des tourterelles pour les Girondins. Et des membres de la Ligue de protection des oiseaux, derrière leur président Bougrain-Dubourg, qui cherchent par tous les moyens à les empêcher d'agir, en appelant à la rescousse télés et agence de presse pour apporter des preuves.
On en a eu une nouvelle édition dimanche matin, où dans le secteur concerné (cantons de Tartas-Est et Ouest et de Mont-de-Marsan), des chasses ont été visitées et du matériel détruit ou saisi par les protecteurs de l'environnement. Les amis des oiseaux disent agir pour que la loi soit respectée, puisque la prise des ortolans et des pinsons avec les matoles (cages artisanales) est interdite.
Les chasseurs sont outrés que des individus puissent, en toute impunité, se livrer à des infractions (viol de propriété, destruction de biens, abus de droit) pour y arriver. Du point de vue légal, c'est match nul.
La discrétion est de mise
Mais sur le terrain, difficile de savoir ce qui s'est réellement passé, car la discrétion est de mise. Tartas, Onard et Campagne sont les lieux où cela aurait chauffé, mais il y a peu de témoins. « On en découvre pourtant toutes les heures, explique Michel Darricarrère, chasseur pratiquant à Tartas. Il y a eu aussi des faits à Bégaar, Audon. Certains ont déposé plainte ou vont le faire, d'autres ne veulent pas, » ni témoigner sur ces faits, d'ailleurs. Tel Jean-Jacques Laguë, président de l'Association départementale des chasseurs à la matole (1 580 adhérents) : « Je ne veux pas faire de publicité à ces gens, dit-il, car ils ont toujours toute la presse avec eux. »
Christian Nolibois, maire de Campagne, commune où se tient tous les ans l'assemblée générale de l'association, ne tient pas non plus à rapporter des faits, des chiffres. « Même en tant que maire, je n'ai pas le droit de pénétrer chez les gens sans y être invité, dit-il, alors je ne puis cautionner cette manière de procéder qu'utilisent les protecteurs des oiseaux. »
Bilan, on est toujours dans le non-dit. Les chasseurs affirment qu'il y a une certaine tolérance de la part des services de l'Etat (30 matoles par chasseur pour les ortolans, 80 pour les pinsons), mais il n'y a aucun texte pour le confirmer. D'ailleurs, quand la justice entend un contrevenant, elle ne se prive pas de le lui signaler : il n'y a plus de tolérance en la matière.
Si, dans le passé, les forces de l'ordre ont pu fermer les yeux de façon plus ou moins implicite, cette posture, de moins en moins tenable devant les prises de position des ministres Borloo et Jouanno dans le contexte du Grenelle de l'environnement, est aujourd'hui niée.
Il n'y a plus de tolérance
« La chasse à l'ortolan est interdite depuis 1979, rappelle Serge Gonzalez, directeur de cabinet du préfet. Et suite à une directive européenne, l'espèce est protégée depuis mars 1999. Dans le but de clarifier les choses, nous faisons des actions pédagogiques de prévention, et aussi de la répression, quand il y a des trafics ou des opérations de chasse à but lucratif. Il a été dressé l'an dernier 8 procès-verbaux à ce sujet, un chiffre que certains trouvent peut-être faible, mais les sanctions pénales auxquelles les chasseurs sont exposées sont lourdes : fortes amendes, retrait du permis de chasse ou du permis de conduire, et même prison ferme. Pour le pinson, espèce également protégée, c'est la même chose. »
Pour être convaincus qu'ils doivent faire une croix sur leurs coutumes, les chasseurs traditionnels attendent des preuves chiffrées. Ils ne comprennent donc pas pourquoi l'étude des populations, qui leur avait été promise il y a deux ans, se fait toujours attendre.
La chasse, interdite donc, a repris cet automne. Et si rien ne change, nous aurons droit au même feuilleton dans un an. Ce qui donnera à nouveau à la presse l'occasion de le relater, probablement avec les mêmes acteurs.
Auteur : jean-louis hugon jl.hugon@sudouest.com

mercredi 26 août 2009
Nantes – Place du Commerce les militants de l’asso « Droits des animaux » défendaient la cause animale
Actualités MAVILLE Nantes Dimanche 23 Août 2009

Pas touche aux animaux
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Les Nantais ne se bousculaient pas vraiment devant le stand.
L'animal est un être vivant doté d'une conscience et d'une volonté. Il a droit à la vie, à la liberté et en aucune façon ne doit subir la cruauté de certains traitements que l'Homme lui fait subir. » Les Nantais ont eu droit hier après-midi au sempiternel discours en faveur de la cause animale.
Tenu par l'association Droits des animaux, un stand informait les passants place du Commerce sur l'exploitation inacceptable de nos chères amies les bêtes. Si cette cause est certes louable, elle n'en présente pas moins bon nombre d'excès.
Dans leur collimateur, l'utilisation des animaux dans la recherche médicale comme la vivisection ou encore la cruauté de leur transport et leur mise à mort dans les abattoirs.
Mais pas seulement : « On ne peut pas accepter leurs privations de liberté dans les cirques ou les zoos » ajoute Guillaume, coordinateur régional de l'association. Le public est également sollicité pour signer des pétitions dont l'une dénonce la chasse à courre qualifiée de barbarie.
Régime 100 % végétal
Bref, il faut avoir une démarche respectueuse de l'animal. Personne ne le conteste a priori. Mais l'association va plus loin. « Nous excluons tout produit animal de notre régime alimentaire » indique Jean-Luc, le Président de l'association. Pire, ils vont au-delà du régime végétarien, puisqu'ils préconisent le végétalisme.
En clair, ni viande ni aucun produit d'origine animale comme le lait, les oeufs, le miel... « D'un point de vue nutritionnel, ce régime alimentaire est fiable pour la santé » explique Guillaume. « Les céréales et les oléagineux apportent toutes les protéines dont on a besoin » ajoute Jean-Luc.
Toujours est-il que le public a bien du mal à les rejoindre sur ce plan. « Non, je ne suis pas prêt à devenir végétarien même si les conditions d'abattage des animaux sont des choses qui me touchent » reconnaît Cédric, intrigué par le stand.
Le jusqu'au-boutisme de ces militants pose également la question de l'avenir de toute l'économie agroalimentaire qui serait menacée si tous les français boycottaient les produits d'origine animale. « C'est pour cette raison que nous demandons que les subventions agricoles européennes soient utilisées à la reconversion des éleveurs dans la culture céréalière par exemple ».
Les éleveurs apprécieront.
François Desplans Presse-Océan
mardi 25 août 2009
Règne animal - Madagascar : les lémuriens parmi les animaux les plus menacés au monde
LE MONDE | édition du 23.08.09 |
A Madagascar, "tabou" brisé sur la chasse aux lémuriens
Les lémuriens figurent parmi les animaux les plus menacés au monde. L'ONG Conservation International (CI), basée à Washington, vient de lancer un cri d'alerte : une chasse illicite à ces primates est en cours à Madagascar, où ils sont en principe protégés. L'ONG se fonde sur des photographies envoyées par une association locale, Fanamby. On y voit des lémuriens "découpés et fumés", nous raconte le docteur Russ Mittermeier, président de CI.
Un trafic d'ampleur a débuté en mars, soit juste après le coup d'Etat qui a chassé le président malgache, Marc Ravalomanana, ouvrant une période de trouble politique. Quinze personnes de l'île ont déjà été arrêtées, membres de gangs qui vendaient les lémuriens comme viande de brousse à des propriétaires de restaurants des grandes villes du nord de l'île
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"En malgache, explique Jeanne Foltz, doctorante à l'université de Strasbourg, on qualifie certains lémuriens de "fady", c'est-à-dire "tabou"." Et la racine latine du mot, lemur, signifie "spectre" : dans certaines ethnies, l'animal était considéré comme la réincarnation des êtres disparus.
Sacré, il est aussi très rare : il n'existe que sur cette île, où il s'est développé lorsqu'elle s'est détachée de l'Afrique il y a plus de cent millions d'années.
PAUVRETÉ CROISSANTE
Mais depuis une dizaine d'années, la pauvreté croissante a poussé certaines personnes à briser le "tabou", et un trafic local à des fins commerciales a commencé, explique Chantal Andrianarivo, responsable de la recherche et de la valorisation de la biodiversité à Madagascar National Parks, une ONG qui gère un certain nombre d'aires protégées aux côtés de Fanamby. Pour le docteur Mittermeier, il pourrait s'agir d'une nouvelle forme de criminalité.
Selon Mme Andrianarivo, la protection des lémuriens s'était imposée dès l'indépendance. En outre, l'animal est protégé depuis 1983, date à laquelle Madagascar a ratifié la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES).
Les lémuriens massacrés cette année appartiennent à deux espèces particulièrement menacées : les lémuriens couronnés et les sifaka couronnés, de la région de Daraina (nord), récemment préservée.
Si les chercheurs s'intéressent aux lémuriens, c'est aussi, explique Emilie Genty, du centre de primatologie de l'université de Strasbourg, parce que ces animaux aident à comprendre l'évolution de nos facultés cognitives : nous partageons avec eux un ancêtre commun.
Menacés dans leur habitat par la déforestation et la culture sur brûlis, mais aussi par l'abattage illicite dans les parcs nationaux, ils pourraient être voués à disparaître. Selon Jeanne Foltz, "il y aurait 67, 2 % des espèces et sous-espèces qui risquent de s'éteindre dans les prochaines décennies". Pour préserver cette vie spécifique malgache, l'ONG CI demande à la communauté internationale de rétablir l'aide qu'elle apportait avant le coup d'Etat.
Virginie Riva
mercredi 19 août 2009
Dessin de Serguei - Humour noir : c'est l'été ...
Le Monde du 17 Août 2009

dimanche 16 août 2009
SAINT-TROJAN-LES-BAINS. Un éléphant du cirque Pinder a eu une désagréable surprise lors de sa baignade
Sud Ouest Charente-Maritime Samedi 15 Aout 2009
Trompé par la vase
En jouant dans la mer, l'un des éléphants s'est enfoncé dans la vase, ce qui a énervé son congénère. (photo Yvon Vergnol)
La bonne centaine de curieux venus assister hier, vers midi, à l'installation du cirque Pinder sur le Marais Perdu, et visiter sa ménagerie, ne s'attendait certainement pas à assister à un spectacle rare, donné bien involontairement par un couple d'éléphants d'Asie et leur cornac.
Parmi eux, Pierre Ackel et sa compagne Edith, deux touristes venus de Nantes, racontent. « Comme beaucoup d'autres, nous étions venus admirer les magnifiques fauves du cirque quand j'ai aperçu un attroupement qui se créait sur le bord de la plage et dont l'attention était visiblement plus attirée par un événement qui se passait côté mer que par les animaux du cirque. »
Appel à un engin de levage
Rejoignant la foule massée en bord de mer, nos deux amis touristes aperçoivent deux éléphants qui « batifolent » dans la vase du bord de mer.
Le spectacle était plutôt surprenant de voir ces deux mastodontes qui jouaient en s'aspergeant mutuellement. « Nous avons nettement vu l'un des deux éléphants qui s'enfonçait dans la vase, le deuxième commençant visiblement à s'énerver en voyant son congénère en difficulté. Tout est ensuite allé très vite », indique Pierre Ackel.
Les responsables du cirque ont fait appel à un engin de levage afin de sortir leur pensionnaire de sa fâcheuse posture, demandant à la foule de se reculer devant l'énervement de l'autre animal.
Avant que l'engin n'ait eu à intervenir, l'amateur de bain de vase avait réussi à s'extraire de sa situation avec l'aide du cornac. « C'est comme si l'éléphant s'était suspendu par la trompe au bâton que lui tendait son cornac », expliquent nos deux Nantais qui, comme tous les autres spectateurs présents, auront pu assister à une représentation gratuite dans un cadre magnifique sur fond de viaduc.
Tout s'est bien fini, sauf pour le vélo « abandonné » par un curieux près du spectacle improvisé, et qui a subi le passage pesant de la patte de l'un des baigneurs.
Le spectacle s'est terminé, comme il se doit, sous les applaudissements du public.
Auteur : Yvon Vergnol
Les temps sont durs pour les oiseaux nicheurs
OUEST-France 11 août 2009
photo : Thierry Creux
En vingt ans, leur population a diminué de 10 % en moyenne. Les espèces rurales sont particulièrement touchées.
Entre 1989 et 2008, la France a perdu en moyenne 10 % de ses oiseaux communs nicheurs, selon le Suivi temporel des oiseaux communs (Stoc) mené par le Muséum national d'histoire naturel. L'étude révèle de grandes disparités selon les types de milieux et les espèces.
Selon Frédéric Jiguet, qui coordonne ce programme, « l'habitat est une question primordiale » pour expliquer ce déclin. Certaines espèces d'oiseaux, dites « spécialisées », nichent et se reproduisent dans un milieu précis, comme la forêt ou les zones bâties. Elles ont vu leur habitat se dégrader en vingt ans. En particulier dans les campagnes, avec « l'intensification des pratiques agricoles, comme le recours aux pesticides qui tuent les insectes dont se nourrissent les oiseaux, l'arrachage des haies et la culture de nouvelles variétés ».
Le chercheur évoque l'île d'Ouessant, « où l'arrêt de l'agriculture a entraîné la disparition d'espèces spécialisées. Elles ont été remplacées par des espèces d'oiseaux généralistes »,qui s'adaptent à tous les milieux. Ce groupe d'espèces, dont fait partie la mésange charbonnière, est le seul en augmentation.
L'impact du réchauffement
À cette dégradation des habitats, se combine « l'aspect climatique, dont l'impact va s'accélérer ». Les quinze espèces les plus sensibles au réchauffement du climat, comme la fauvette des jardins ou le roitelet huppé, ont vu leur population décroître de 37 %, depuis 1989. Onze de ces espèces sont spécialisées. L'étude prédit au contraire un effet positif pour les races d'oiseaux spécialisées qui sont bien adaptées aux climats chauds, comme la perdrix rouge.
Malgré ce constat, Frédéric Jiguet se dit « optimiste et vigilant ». Il explique que « depuis 2000, ce déclin se stabilise ». Selon lui, les mesures du Grenelle de l'environnement pourraient favoriser cette tendance, comme la réduction de moitié des intrants (pesticides, engrais, etc.) utilisés par l'agriculture. Ou la Trame verte et bleue : « Ce sont des corridors végétaux mis en place pour permettre aux oiseaux de s'adapter au réchauffement climatique en se déplaçant vers le nord », précise-t-il.
« Mais si ce déclin des espèces d'oiseaux se stabilise, ce n'est pas forcément valable pour l'ensemble de la biodiversité, prévient Frédéric Jiguet. On ne sait rien de l'évolution des 1 000 espèces d'abeilles, en France, alors qu'elles jouent un rôle majeur dans la pollinisation. »
Yann LEON.
dimanche 9 août 2009
Sauve la Terre! - La grenouille : ses cuisses la perdront
Terre sacrée - SOS planète
Cette actualité a été postée le 07/08/2009 à 18h22 par Isabelle
Information sélectionnée par Isabelle - L'homme est passé par là...
Certaines espèces d’amphibiens appréciées des gastronomes sont menacées de disparition à cause de leurs cuisses.
En effet, la demande croissante en cuisses de grenouilles menace certaines espèces d’amphibiens d’extinction.
Les statistiques actuelles montrent que les importations de cuisses de grenouilles ont considérablement augmenté et surtout, qu'elles ne cessent de croître.

dimanche 2 août 2009
Pandas - Chine : Après le séisme au Sichuan, leur survie encore plus menacée en Chine
Actualités Chine le 31/7/2009 à 12h41 par AFP

Après le séisme au Sichuan, la survie des pandas encore plus menacée en Chine
Le puissant séisme dans la province chinoise du Sichuan en mai 2008, qui a fait près de 69.000 morts, a aussi affecté plus de 60% de la population sauvage de pandas géants menacés d'extinction, selon une recherche publiée aux Etats-Unis.
Nous estimons que le séisme a affecté plus de 60% de la population sauvage de panda géant", estime Xu Weihua de l'Académie chinoise des sciences et principal auteur de cette étude parue dans la revue "Frontiers in Ecology and the Environment".
Ces chercheurs ont déterminé que plus de 23% de l'habitat des pandas géants étudié dans le cadre de cette étude avait été détruit par le tremblement de terre d'une magnitude 8.
De plus, la fragmentation du restant de l'habitat qui a résulté du séisme pourrait faire obstacle à la reproduction de ces animaux menacés d'extinction.
Le Sichuan est une des 25 zones dans le monde considérée comme un haut lieu de préservation de la biodiversité, souligne l'étude. Cette région compte plus de 12.000 espèces végétales et 1.122 espèces de vertébrés différentes dont plus de la moitié de la population totale des pandas géants dans le monde.
Ces chercheurs se sont appuyés sur des photos satellites et des observations sur le terrain ainsi que sur d'autres études déjà publiées pour élaborer des stratégies de préservation de l'habitat restant des pandas géants et déterminer l'ampleur de la destruction et de la fragmentation dans le sud de la région du Minshan.
Puisque les forêts sont la principale végétation où vivent les pandas, les auteurs de ces travaux ont comparé les photos satellites de cette région prise depuis septembre 2007 avec celles faites après le séisme.
Ils ont également combiné ces données avec d'autres critères caractérisant l'habitat des pandas comme l'altitude, la pente du terrain et la présence de bambous dont ils se nourrissent.
Les chercheurs ont déterminé que plus de 354 kilomètres carrés, environ 23%, de l'habitat des pandas géants de cette région n'était plus qu'un sol dénudé.
Ils ont aussi découvert que des portions étendues du restant de l'habitat avait été fragmenté en zones plus réduites non reliées entre-elles ce qui, selon eux, peut être tout aussi néfaste pour les pandas en empêchant leur reproduction.
"Il est probable que la fragmentation de l'habitat a séparé la population de pandas géants de cette région qui ne compterait peut-être que 35 animaux (...) accroissant leur risque d'extinction", explique Xu Weihua.
Ce chercheur et son équipe proposent des mesures pour encourager les pandas à se déplacer entre les zones d'habitat dispersées en créant des couloirs protégés.
Ils recommandent aussi des zones de protection des pandas en dehors des réserves naturelles où le séisme a provoqué deux fois plus de destructions à leur habitat, ainsi qu'une meilleure protection contre les activités humaines, notamment la déforestation pour le bois et l'agriculture.
Quelque 600 pandas géants vivent encore en pleine nature, selon des estimations.
Plusieurs projets de protection prévoient notamment la création de plusieurs dizaines de réserves réparties dans les provinces chinoises de Sichuan, Gansu et Shaanxi.







