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samedi 24 mai 2008

Succession à la Villa Médicis:les députés s'en mêlent

Nouvel Observateur – 23/05/08 - Par Grégoire Leménager

C'est décidément le feuilleton du printemps. Exit, l'infâme courtisan qui menaçait de faire main basse sur la Villa Médicis, en bénéficiant de l'autorité du prince dans des conditions inacceptables. Mais qui, alors, pour remplacer Richard Peduzzi à la tête de l'Académie de France à Rome?

Depuis la fin de l'épisode Benamou, le suspense est insoutenable. On a parlé de Frédéric Mitterrand (beaucoup), de Michel Schneider (un peu) ou encore d'Olivier Poivre d'Arvor (de moins en moins). Heureusement, des règles du jeu ont entre-temps été fixées: c'est la commission présidée par Hugues Gall qui doit trancher, après examen de «candidatures non motivées», en proposant trois ou quatre noms à Christine Albanel avant la fin mai.

Tout irait donc pour le mieux dans le meilleur des mondes, si les parlementaires n'avaient décidé de s'en mêler, sous le prétexte que cette institution emploie une quarantaine de personnes, avec un budget de 7,7 millions d'euros. Pas plus tard que le week-end dernier, une délégation de quatre députés est partie visiter la Villa. L'occasion de constater que «la magie du lieu est propice à l'activité créatrice», mais aussi que «le recours accru aux financements privés devrait constituer une priorité pour le prochain directeur», comme ils en ont rendu compte hier matin devant Axel Poniatowski, Président de la Commission des affaires étrangères.

Résultat: «on ne peut s'affranchir d'une réflexion préalable sur la vocation de l'Académie de France à Rome», peut-on lire sur le communiqué de presse diffusé par Poniatowski. Les députés Christian Kert et François Rochebloine ayant hier matin «proposé de prolonger de six mois à un an le mandat de l'actuel directeur de l'Académie», les membres de la commission Gall (et Madame Albanel, et l'Elysée) ont dû apprécier sa conclusion: «Je souhaite que le futur directeur ne soit nommé qu'une fois clarifiées les missions de la Villa Médicis». A suivre? On voit par là qu'il s'agit bien, en tout cas, d'un poste prestigieux .

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lundi 19 mai 2008

Près de 1,5 million de visiteurs pour la Nuit des Musées en France

TV5 Infos - 18/05/2008

Près de 1,5 million de visiteurs ont franchi samedi soir les portes des musées français participant à la quatrième édition de la Nuit des Musées, a annoncé dimanche le ministère de la Culture, pour qui le bilan "confirme" aussi "le succès européen" de l'événement.

"Une fréquentation importante est également enregistrée dans les 39 autres pays participants en Europe", a souligné le ministère dans un communiqué. Au total ce sont 2.200 musées, dont 1.050 en France, qui ont participé à "ce moment de démocratisation et d'innovation culturelle", selon le ministère.

La Nuit des Musées, initiée par la France en 1999 et européenne depuis 2005, a pour but de montrer les musées sous un autre jour et de faire venir de nouveaux publics. Les musées sont ouverts jusqu'à 1H00 du matin et gratuits, dans la plupart des cas.

"Une forte progression de la fréquentation" a été enregistrée en Ile-de-France, a souligné le ministère, citant le musée Galliera (5.384 visiteurs), le musée de la Chasse et de la Nature (1.903), le musée national Picasso (3.816), le musée de l'Armée (16.000), le musée des Beaux-Arts de la ville de Paris, Petit Palais (9.290), le musée national du château de Versailles (10.186).

Au musée national des Arts Asiatiques Guimet, où la ministre Christine Albanel a clôturé sa visite samedi soir, la fréquentation est passée de 4.204 visiteurs en 2007 à 4.800.

Parmi les nouveaux participants: le musée Cernuschi (2.531 visiteurs), les galeries nationales du Grand Palais pour les expositions Marie-Antoinette et Figuration narrative (4.645), et la Nef du Grand Palais pour Monumenta (13.698).

Dans les autres régions, "les records d'affluence sont significatifs dans les villes qui ont offert une programmation en réseau", a indiqué le ministère, comme Compiègne, Dijon, Rouen, Mulhouse, Strasbourg...

1.400 visiteurs se sont rendus au musée des Beaux-Arts à Quimper, 1.381 au musée des Beaux-Arts à Chartres, 1.870 au musée des Beaux-Arts à Reims, 1.200 au musée des Beaux-Arts et d'archéologie à Besançon, 2.001 au musée Malraux du Havre, 1.655 au musée Labenche (Brives-la-Gaillarde), 3.119 au musée des Augustins (Toulouse), 2.600 à l'Historial (les Lucs-sur-Boulogne, en Vendée), 2.558 au museon Arlaten (Arles).

Parmi les premières indications parvenues des autres pays d'Europe: 5.259 visiteurs aux trois musées de la Strada Nuova à Gênes (Italie), 13.000 au musée national d'Histoire naturelle de Lettonie, 2.203 au musée maritime à Barcelone (Espagne), 1.434 au musée national d'Art ancien de Lisbonne.

La prochaine Nuit des Musées a été fixée au samedi 16 mai 2009.

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vendredi 16 mai 2008

4ème nuit des musées

La quatrième édition de "la Nuit des
musées" aura lieu, en France et en Europe, le samedi 17 mai. Nocturnes musées
Plus d'un millier de musées en France et en Europe seront tous gratuits samedi pour la 4e Nuit des musées. Son et lumière aux Invalides, méditation sur l'espace à Dijon et Quimper, concert préhistorique à Carnac

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jeudi 15 mai 2008

Langues régionales : le débat qui passionne

SUD-OUEST 13 Mai 2008

PROJET DE LOI.-- Les défenseurs de l'occitan saluent l'initiative du débat organisé au Parlement mais demandent de vraies avancées 

Après le débat sans vote sur les langues régionales organisé pour la première fois, mercredi dernier, à l'Assemblée nationale, c'est au tour du Sénat, aujourd'hui, d'aborder ce sujet longtemps resté tabou au sein de la République jacobine. Il sera de nouveau à l'ordre du jour à l'occasion d'une question orale avec débat posée par le radical Nicolas Alfonsi (Corse-du-Sud) à la ministre de la Culture.

Mercredi dernier, devant les députés, Christine Albanel avait rappelé le refus du gouvernement de ratifier la Charte européenne de 1992 sur les langues régionales, jugée contraire à l'article 2 de la Constitution (« La langue de la République est le Français). La ministre s'est en revanche engagée à proposer un projet de loi qui « pourra entrer dans le concret comme les médias, l'enseignement, la signalisation ou encore la toponymie ».

Dans un communiqué publié vendredi, la coordination Anem Oc !, à l'origine des deux grandes manifestations organisées en 2005 à Carcassonne et l'an dernier à Béziers, a salué la qualité du débat qui s'est déroulé à l'Assemblée, soulignant la proposition du groupe socialiste de rajouter à l'article 2 de la Constitution la mention « dans le respect des langues régionales qui font partie de notre patrimoine ».

Anem Oc ! veut également que soit incluse la « reconnaissance des langues de France » dans le débat sur la modernisation des institutions de la Ve République qui doit débuter en séance publique mardi 20 mai à l'Assemblée.

Le travail effectué dans le cadre de ce projet de loi sera bien sûr suivi de très près en Dordogne, où l'occitan constitue l'un des socles de la culture et de l'identité.

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vendredi 9 mai 2008

L'Assemblée lève le tabou des langues régionales lors d'un débat inédit

20MINUTES 08/05/08

L'Assemblée nationale a débattu pour la première fois en séance publique mercredi de la place des langues régionales et minoritaires, mettant fin à un sujet quasi tabou en France, à la satisfaction des députés tous partis confondus.

Bretons, Alsaciens, Catalans, Corses, Occitans, Béarnais: une vingtaine d'élus, lors de ce débat inédit, ont revendiqué dans un français parfois teinté d'accent ou dans leur langue régionale la reconnaissance de leur identité régionale, déplorant, parfois avec passion, le déclin "des langues de France".

"Senyor Ministre, els Catalans son gent orgullosa, honesta i pacifica. La seva llengua es un dret i saben quins son els seus Diras" (M. le ministre, les Catalans sont fiers, honnêtes et paisibles. Leur langue est un droit et ils savent où sont leurs devoirs), a ainsi lancé Daniel Mach (MP).

Interrompu par le vice-président de l'Assemblée, Marc L'affineur (UMP), qui, du haut du perchoir, l'avertissait qu'il était "interdit de s'exprimer autrement qu'en français dans l'hémicycle", le député des Pyrénées-Orientales a tenu à terminer sa phrase en catalan après avoir évoqué "les humiliations historiques pour les Catalans".

"Bienvenue chez les ch'tis n'est pas un phénomène cinématographique mais un phénomène sociologique", a renchéri Marc Le Fur (UMP, Côtes-d'Armor). "Egalité ne veut pas dire uniformité", a-t-il ajouté, réclamant "du concret sur l'éducation, les médias, internet, la signalétique" et "une belle et grande loi" pour les langues régionales.

M. Le Fur avait mené une fronde d'une trentaine de députés UMP lors de l'examen du texte sur le traité européen en début d'année, tentant en vain par un amendement de modifier la constitution pour permettre la ratification de la Charte européenne sur les langues régionales. Le gouvernement s'était alors engagé à organiser un débat.

La France a signé en mai 1999 cette Charte, dont s'est doté le Conseil de l'Europe en 1992, mais ne l'a jamais ratifiée, le Conseil constitutionnel ayant estimé qu'une telle ratification nécessitait une révision de la Constitution.

Les députés de l'opposition n'ont pas été en reste, rejoignant ceux de la majorité dans leur "fierté de représenter des cultures régionales". Ils ont réclamé la ratification de la Charte européenne et proposé d'ajouter à l'article 2 de la Constitution ("la langue de la République est le français") les mots suivants: "dans le respect des langues régionales qui font partie de notre patrimoine".

"La France, qui a la chance de posséder 75 langues régionales, les laisse s'éteindre peu à peu", a déploré Françoise Olivier-Coupeau (PS, Morbihan), "il est largement temps de vaincre la frilosité des institutions".

La ministre de la Culture, Christine Albanel, a confirmé que la France ne ratifierait pas la Charte européenne, "contraire à nos principes".

Cette ratification "implique la reconnaissance d'un +droit imprescriptible+ de parler une langue régionale, notamment dans la sphère publique", a-t-elle notamment argué.

La ministre s'est cependant engagée à proposer un texte de loi, réclamé par de nombreux députés UMP, sans préciser de calendrier

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mercredi 7 mai 2008

Dans l'intimité du château - Rencontres d'ORION

SUD-OUEST  Béarn 6 Mai 08

ORION. --La bâtisse récemment rénovée accueille conférences, séminaires et concerts haut de gamme. Ce week-end, le sociologue et philosophe de renommée internationale Edgar Morin en était l'hôte

C'était son objectif dès le départ : organiser, comme à l'époque où les Reclus y tenaient salon, des séjours culturels, des séminaires de réflexion sur la littérature, la philosophie, la musique, l'anthropologie et l'humanisme. C'était il y a deux ans, alors que le couple Premauer, propriétaires allemands du coquet château d'Orion venait de mettre le point final à trois ans de travaux.

Depuis, ces « rencontres d'Orion » vont bon train et réunissent, dans l'intimité du château qui fait face à la chaîne pyrénéenne, des intellectuels français, allemands, anglais, russes, espagnols? mais aussi des artistes.

Croisements de cultures. Ce week-end, le sociologue et philosophe de renommée internationale Edgar Morin était l'hôte de marque d'Orion. Pour l'écouter et débattre avec lui, une dizaine d'experts et d'universitaires avaient fait le voyage depuis l'Espagne, l'Italie, la Colombie, l'Argentine et le Brésil, réunis par le Fisec (association espagnole et sud-américaine sur les stratégies de communication).

Dans une salle attenante au grand salon, au parquet lustré et à l'atmosphère feutrée, Edgar Morin a animé samedi une journée de conférence sur le thème « croisements des cultures », dont la directrice de projets est la russo-allemande Gala Naoumova. En substance, à partir des réflexions développées par Edgar Morin dans ses ouvrages « La Méthode » et « Pour une politique de civilisation », les hôtes ont abordé des problèmes de société actuels.

« Nous devons prendre conscience qu'il faut trouver un autre moyen de traiter les grands maux de la société, mieux nous armer, en tant que citoyen », a conclu Edgar Morin. Des pistes de solutions ? « Cela nécessite une rééducation de la pensée qui serait longue à expliquer. Nous poursuivrons nos travaux ensemble avec le Fisec en septembre, à Malaga. »

Intégrer les gens du village. Du côté des châtelains, on se réjouit de la notoriété que prennent ces rencontres. Si l'on reconnaît qu'il est plus facile pour l'instant de faire venir des intellectuels du microcosme de Saint-Pétersbourg et de Sao Paulo que des Béarnais, on ne perd pas de vue un autre principe de départ : « Nous menons ici d'importants projets internationaux, dont la base est l'amitié franco-allemande. Mais je veux aussi y intégrer les gens du village et de la région, faire se rencontrer des personnes qui ne se rencontrent pas », explique Elke Premauer, ravie de constater que ses voisins viennent déjà peu à peu aux concerts.
Pour montrer sa bonne volonté, elle mène de front deux nouveaux projets locaux qui devraient séduire dans les environs : un marché au château, qui réunirait des produits et producteurs locaux ainsi que la création, dans le parc, d'un terrain de jeu de quilles béarnais.

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Edgar Morin au Château d'Orion

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dimanche 4 mai 2008

Les rendez-vous jardin du week-end

Joël Avril & Claude Bureaux – France infos

En Provence : un festival tout entier pour les roses, un wek-end entre campagne et jardin dans le Vexin, et partout des fêtes à pleins paniers fleuris ! 

Un Festival "Tout Rose" : Altera Rosa , en Avignon, au Palais des Papes. Le public est invité à élire sa rose préférée, les rosiéristes européens présentent 2000 nouveautés encore inédites, et comme chaque année un rosier est dédié à une cause solidaire. Cette année la Fondation Jardiland (partenaire à l’initiative de cette manifestation) remettra à la Fondation Greffe de Vie les bénéfices de la vente du rosier élu pour elle. Greffe de Vie vient en aide aux patients en attente de greffes et à leur famille. Altera Rosa, le programme et les détails pratiques sur : www.alterarosa.com

"Entre Campagne et Jardin" la Fête des Plantes au Château de la Roche Guyon (95) a pour thème cette année la paresse et les économies d’énergie humaine au jardin. 75 pépiniéristes pour les végétaux de peu d’entretien, aux très petites exigences.

A Biot (06) "Carte Blanche au Paysage" avec France Bleu Azur.

A Vendreuil (27) le 13ème Salon Fleurs et jardins, en vedette les Hibiscus, et Gérard Farcy de France Bleu Haute Normandie pour répondre à vos questions.

Les Journées des Orchidées au Manoir d’Eyrignac en Dordogne, tout près de Sarlat, avec Alain Baraton et France Inter.

En Alsace, les Idées Jardins à Wesserling, à Husseren, près du Col de Bussang.

Et encore les Bons Plants de Valmer, en Touraine, 4ème édition consacrée au Potager Gourmand ! Le Château de Valmer est sur la commune de Chançay, pas loin de Vouvray.

Partout : excellent week-end de printemps !

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jeudi 1 mai 2008

Patrimoine - Un temple de l'utopie sociale renaît à Guise, en Picardie

LE MONDE | 28.04.08 Guise (Aisne,) Envoyée spéciale

Patrimoine – 1800 ouvriers et leurs familles y cohabitaient au XIX ème siècle

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Jeudi 1er mai, un temple de l'utopie sociale va célébrer la Fête du travail en Picardie. 5 000 visiteurs sont attendus au spectaculaire Familistère de Guise (6 000 habitants), qui fait l'objet d'un long et ambitieux programme de rénovation. Baptisé Utopia, il vise à rendre son unité à un monument atypique et maltraité par l'histoire, et à y faire cohabiter logements et musées.

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Niché dans une boucle de l'Oise, le Familistère de Guise est composé de trois bâtiments en brique rouge dont le pavillon central avec ses deux ailes ressemble à un palais du Quattrocento. Occupant 6 hectares, l'ensemble est classé monument historique.

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Ce Palais social fut au XIXe siècle un lieu d'habitation et de vie sans équivalent. Il a été construit à partir de 1859 par l'industriel Jean-Baptiste André Godin (1817- 1888), un fabricant de poêles, qui avait jusqu'à 2 000 ouvriers - il en reste 200.

Godin est un patron inspiré par le socialisme utopique de Charles Fourier et les théories de Saint-Simon. Il considère que la condition première du progrès est l'élévation du niveau intellectuel et moral des classes les plus pauvres.

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D'où le Familistère, où furent logés les ouvriers et leurs familles, alors que l'usine est tout près. Godin offre à ses ouvriers un confort inédit pour l'époque (eau courante, bornes-fontaines et toilettes à chaque étage) et des équipements sociaux et culturels : bibliothèque, théâtre, école, pouponnière - et même une piscine.

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Le lieu fait cohabiter sans hiérarchie sociale les familles des ouvriers, des cadres et des dirigeants. A l'intérieur des cours couvertes, des galeries courent à chaque étage autour desquelles s'ouvrent les portes de 500 appartements. Jusqu'à 1 800 personnes y habitent.

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Cette vie autogérée se prolonge après la mort de Godin. Jusqu'en 1968 en fait, date à laquelle l'Association coopérative du capital et du travail Godin, qui gère le Familistère, disparaît. Les logements demeurent, l'utopie collective sombre. En 1981, le Familistère est racheté par des investisseurs qui "n'ont pas tenu compte de l'unité du lieu", dit Jean-Pierre Balligand, président (PS) du conseil général et président du syndicat mixte qui gère aujourd'hui le Familistère.

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"CASERNE" OU "LUPANAR" - Le Palais social est alors démantelé appartement par appartement. Le théâtre et l'école sont cédés à la ville qui les fait vivre. Mais la municipalité délaisse, faute de moyens, les autres équipements collectifs : économats, buanderie, piscine, jardins, kiosque à musique tombent en ruine.

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Le Familistère a été considéré par ses détracteurs comme une "caserne", un "tas de briques" ou un "lupanar". Mais Jean-Pierre Balligand, fasciné par " la vision entrepreneuriale et pas du tout paternaliste" de Godin, veut réhabiliter le monument.

En 2000, le Syndicat mixte du Familistère Godin est créé et rachète une grande partie des bâtiments et des appartements. Depuis, travaux après travaux, le site affiche chaque année un peu plus son unité retrouvée, tout en maintenant une mixité sociale des logements.

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"Nous menons à la fois une réhabilitation du monument et un projet de muséographie", explique Jean-Pierre Balligand. La ville, le département, la région et l'Europe financent les 40 millions d'euros qui doivent permettre l'achèvement de la rénovation en 2015. Le site pourra alors "accueillir entre 70 000 et 100 000 visiteurs par an", contre 30 000 actuellement, selon Frédéric Panni, conservateur du Patrimoine au Familistère.

L'appartement de Godin, au premier étage, dans l'aile droite du Palais social, est en travaux. Il y reste les traces d'un style bourgeois : les derniers lambeaux d'une tapisserie sombre chargée d'ornements, de vastes pièces et une vue stratégique sur l'entrée de l'usine. Il deviendra un musée qui présentera l'environnement familier de l'ancien propriétaire.

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Le rez-de-chaussée du pavillon central deviendra un musée sur l'histoire des lieux, avec un accueil et des salles d'expositions. Les deux autres étages resteront dévolus aux Familistériens. L'aile gauche du palais abritera un hôtel avec des chambres à bas prix et d'autres plus chères - mais sans abandonner le caractère collectif des sanitaires ou du réfectoire.

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En face, le théâtre à l'italienne retrouvera son éclat. La bibliothèque et l'école restent ouvertes aux habitants de Guise. Le kiosque à musique est restauré et les économats sont devenus un musée qui retrace l'histoire de Guise et celle de la construction du Familistère. Quant au bâtiment qui abritait la buanderie et la piscine, réhabilité par l'architecte italien Luca Lotti, "il fait penser aux films d'Antonioni", selon Frédéric Panni : une même lumière diffuse et une légère crainte de disparition.

un témoignage assez exceptionnel unique d'une idée de vie en société ! 

Un  remarquable exemple d'architecture

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Détail : Le théatre

Le théâtre comprend un espace d’accueil avec un foyer à l’étage et une salle de spectacle à l’italienne. Une élégante structure en fonte de fer soutient trois niveaux de balcons. La scène, profonde, est équipée d’une machinerie complète. Après 1918, un édicule est édifié contre la façade arrière du théâtre pour le rangement des décors. La décoration originale de la salle est extrêmement sobre : les panneaux de bois des balcons sont nus.

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Langues régionales - Ricarrère à l'assaut

SUD-OUEST 29 avril 2008

L'ancien maire d'Orthez, René Ricarrère, interpelle les députés, à quelques jours d'un débat historique à l'Assemblée nationale

Oui, « Historique ! » clame-t-on dans les cercles occitanistes comme Per Noste, à Orthez, la plus ancienne association linguistique du Béarn (1961), hormis l'Ecole Gaston-Fébus. « C'est la première fois dans l'histoire de la Ve République que le gouvernement met les langues régionales à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale », constate David Grosclaude, président de l'Institut d'études occitanes.

Le débat, qui ne sera pas suivi d'un vote, viendra en séance le 7 mai prochain. Et en amont, l'ancien maire d'Orthez, René Ricarrère, délégué national du PS aux identités régionales (1), n'a pas manqué l'occasion d'apporter sa contribution, par un « texte d'analyse et de propositions » qu'il vient de rendre public.

Pour René Ricarrère, la diversité linguistique est menacée de la même manière que la biodiversité. Elle s'exprime chez nous par le béarnais (dit aussi occitan du Béarn), dialecte du gascon, qui est lui-même un rameau très caractérisé de l'occitan. Et bien sûr, dans le reste des Pyrénées-Atlantiques, département le plus riche de France sur le plan linguistique, par le basque et le gascon maritime.

Il faut, selon René Ricarrère, modifier l'article 2 de notre Constitution qui fait du français, de façon exclusive, la langue de la République et ratifier aussi la Charte européenne des langues minoritaires.

Mais point trop n'en faut sur le plan institutionnel, « sinon, redoute l'ancien maire d'Orthez, on aura des camps qui vont s'opposer et se neutraliser ».
Car René Ricarrère sait trop bien que si à gauche comme à droite l'hostilité générale vis-à-vis des langues régionales n'est plus guère de mode, elle n'a souvent laissé place qu'à « l'indifférence ou au je-m'en-foutisme ».

Au-delà des blocs politiques. Inversement, l'aspiration à la diversité culturelle et linguistique transcende les blocs politiques. C'est ainsi que l'UMP breton Marc Le Fur, député des Côtes-d'Armor, rejoint des élus de gauche sur le sujet.
René Ricarrère travaille aussi bien avec le conseiller de François Fillon aux affaires intérieures, Sylvain Bouillon, qu'avec l'ancien directeur de cabinet de Jack Lang, Jacques Renard.
Alain Rousset, député de Gironde et président de l'Association des régions de France, devrait être le principal orateur du groupe socialiste, le 7 mai.

Même s'il dit ne pas être dupe d'une action politique de la gauche, dont les régions sont le levier de manoeuvre (2), Jean-Louis Darrigrand, du quartier de Castétarbe, coprésident de Per Noste à plusieurs reprises, salue l'initiative : « Il est certain qu'en tant qu'organisation occitaniste on soutient et on tire partie de toutes les actions, même ci cela nous semble encore très réduit comme offensive ».

« On suit à 100 %, souscrit Patrick Guilhemjoan, actuel coprésident de Per Noste. La charte des langues minoritaires s'impose à tous les nouveaux pays qui adhèrent à l'Union européenne, alors que la France refuse de la ratifier. Et c'est le même pays qui donne des leçons de droits de l'Homme au monde entier. »

(1) M. Ricarrère est aussi président de la commission nationale des cultures et langues régionales à l'Association des régions de France. (2) Elle les dirige toutes, sauf l'Alsace et la Corse.

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mercredi 23 avril 2008

2.000 musées européens participeront à la 4e "Nuit des musées"

PARIS (AFP) - 22/04/2008 – Tv5 infos

2.000 musées, dont la moitié en France, participeront à la quatrième édition de la "Nuit européenne des musées" qui aura lieu le samedi 17 mai, a annoncé le ministère de la Culture.

La manifestation permet de visiter les musées, gratuitement dans la plupart des cas, et à une heure insolite (de 19H00 à 1H00 du matin), avec le but "d'y attirer de nouveaux publics" grâce à une série d'événements culturels organisés pour l'occasion.

Créée à l'échelle européenne en 2005, la manifestation qui a démarré en France en 1999, accueille pour la première fois cette année des musées écossais, nord-irlandais et les musées de Copenhague. Une "plus forte implication" est notée en Belgique, en Serbie et dans des villes comme Barcelone et Bucarest, note le ministère.

La ministre de la Culture Christine Albanel, qui lançait officiellement la "fête" lundi soir au musée des Arts décoratifs, a indiqué que l'opération devait "provoquer le déclic chez ceux qui n'ont jamais poussé la porte d'un musée". Les musées nationaux ont reçu en 2007 25 millions de visiteurs, a-t-elle précisé.

Pour cette quatrième édition en France, un partenariat avec la délégation à la langue française et aux langues de France est à l'origine d'initiatives en langues régionales, en Alsace, au Pays basque, en Bretagne et dans le sud.

L'Observatoire de l'Espace du CNES (Centre National d'Etudes Spatiales) s'associe également cette année à la Nuit, en proposant dans une quarantaine de musées une installation plastique et des réflexions sur le thème de "l'espace habité".

La Nuit des musées est placée sous le haut patronage du Conseil de l'Europe. Elle est également partenaire de la Journée internationale des musées de l'ICOM (Comité international des musées) qui, le 18 mai, organise des activités sur le thème "les musées comme agents du changement social et du développement".

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