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-:¦:- Information Non-Violence, Environnement TERRE -:¦:- "Le mot résister doit toujours se conjuguer au présent" Lucie Aubrac

vendredi 9 mai 2008

L'Assemblée lève le tabou des langues régionales lors d'un débat inédit

20MINUTES 08/05/08

L'Assemblée nationale a débattu pour la première fois en séance publique mercredi de la place des langues régionales et minoritaires, mettant fin à un sujet quasi tabou en France, à la satisfaction des députés tous partis confondus.

Bretons, Alsaciens, Catalans, Corses, Occitans, Béarnais: une vingtaine d'élus, lors de ce débat inédit, ont revendiqué dans un français parfois teinté d'accent ou dans leur langue régionale la reconnaissance de leur identité régionale, déplorant, parfois avec passion, le déclin "des langues de France".

"Senyor Ministre, els Catalans son gent orgullosa, honesta i pacifica. La seva llengua es un dret i saben quins son els seus Diras" (M. le ministre, les Catalans sont fiers, honnêtes et paisibles. Leur langue est un droit et ils savent où sont leurs devoirs), a ainsi lancé Daniel Mach (MP).

Interrompu par le vice-président de l'Assemblée, Marc L'affineur (UMP), qui, du haut du perchoir, l'avertissait qu'il était "interdit de s'exprimer autrement qu'en français dans l'hémicycle", le député des Pyrénées-Orientales a tenu à terminer sa phrase en catalan après avoir évoqué "les humiliations historiques pour les Catalans".

"Bienvenue chez les ch'tis n'est pas un phénomène cinématographique mais un phénomène sociologique", a renchéri Marc Le Fur (UMP, Côtes-d'Armor). "Egalité ne veut pas dire uniformité", a-t-il ajouté, réclamant "du concret sur l'éducation, les médias, internet, la signalétique" et "une belle et grande loi" pour les langues régionales.

M. Le Fur avait mené une fronde d'une trentaine de députés UMP lors de l'examen du texte sur le traité européen en début d'année, tentant en vain par un amendement de modifier la constitution pour permettre la ratification de la Charte européenne sur les langues régionales. Le gouvernement s'était alors engagé à organiser un débat.

La France a signé en mai 1999 cette Charte, dont s'est doté le Conseil de l'Europe en 1992, mais ne l'a jamais ratifiée, le Conseil constitutionnel ayant estimé qu'une telle ratification nécessitait une révision de la Constitution.

Les députés de l'opposition n'ont pas été en reste, rejoignant ceux de la majorité dans leur "fierté de représenter des cultures régionales". Ils ont réclamé la ratification de la Charte européenne et proposé d'ajouter à l'article 2 de la Constitution ("la langue de la République est le français") les mots suivants: "dans le respect des langues régionales qui font partie de notre patrimoine".

"La France, qui a la chance de posséder 75 langues régionales, les laisse s'éteindre peu à peu", a déploré Françoise Olivier-Coupeau (PS, Morbihan), "il est largement temps de vaincre la frilosité des institutions".

La ministre de la Culture, Christine Albanel, a confirmé que la France ne ratifierait pas la Charte européenne, "contraire à nos principes".

Cette ratification "implique la reconnaissance d'un +droit imprescriptible+ de parler une langue régionale, notamment dans la sphère publique", a-t-elle notamment argué.

La ministre s'est cependant engagée à proposer un texte de loi, réclamé par de nombreux députés UMP, sans préciser de calendrier

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mercredi 7 mai 2008

Dans l'intimité du château - Rencontres d'ORION

SUD-OUEST  Béarn 6 Mai 08

ORION. --La bâtisse récemment rénovée accueille conférences, séminaires et concerts haut de gamme. Ce week-end, le sociologue et philosophe de renommée internationale Edgar Morin en était l'hôte

C'était son objectif dès le départ : organiser, comme à l'époque où les Reclus y tenaient salon, des séjours culturels, des séminaires de réflexion sur la littérature, la philosophie, la musique, l'anthropologie et l'humanisme. C'était il y a deux ans, alors que le couple Premauer, propriétaires allemands du coquet château d'Orion venait de mettre le point final à trois ans de travaux.

Depuis, ces « rencontres d'Orion » vont bon train et réunissent, dans l'intimité du château qui fait face à la chaîne pyrénéenne, des intellectuels français, allemands, anglais, russes, espagnols? mais aussi des artistes.

Croisements de cultures. Ce week-end, le sociologue et philosophe de renommée internationale Edgar Morin était l'hôte de marque d'Orion. Pour l'écouter et débattre avec lui, une dizaine d'experts et d'universitaires avaient fait le voyage depuis l'Espagne, l'Italie, la Colombie, l'Argentine et le Brésil, réunis par le Fisec (association espagnole et sud-américaine sur les stratégies de communication).

Dans une salle attenante au grand salon, au parquet lustré et à l'atmosphère feutrée, Edgar Morin a animé samedi une journée de conférence sur le thème « croisements des cultures », dont la directrice de projets est la russo-allemande Gala Naoumova. En substance, à partir des réflexions développées par Edgar Morin dans ses ouvrages « La Méthode » et « Pour une politique de civilisation », les hôtes ont abordé des problèmes de société actuels.

« Nous devons prendre conscience qu'il faut trouver un autre moyen de traiter les grands maux de la société, mieux nous armer, en tant que citoyen », a conclu Edgar Morin. Des pistes de solutions ? « Cela nécessite une rééducation de la pensée qui serait longue à expliquer. Nous poursuivrons nos travaux ensemble avec le Fisec en septembre, à Malaga. »

Intégrer les gens du village. Du côté des châtelains, on se réjouit de la notoriété que prennent ces rencontres. Si l'on reconnaît qu'il est plus facile pour l'instant de faire venir des intellectuels du microcosme de Saint-Pétersbourg et de Sao Paulo que des Béarnais, on ne perd pas de vue un autre principe de départ : « Nous menons ici d'importants projets internationaux, dont la base est l'amitié franco-allemande. Mais je veux aussi y intégrer les gens du village et de la région, faire se rencontrer des personnes qui ne se rencontrent pas », explique Elke Premauer, ravie de constater que ses voisins viennent déjà peu à peu aux concerts.
Pour montrer sa bonne volonté, elle mène de front deux nouveaux projets locaux qui devraient séduire dans les environs : un marché au château, qui réunirait des produits et producteurs locaux ainsi que la création, dans le parc, d'un terrain de jeu de quilles béarnais.

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Edgar Morin au Château d'Orion

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dimanche 4 mai 2008

Les rendez-vous jardin du week-end

Joël Avril & Claude Bureaux – France infos

En Provence : un festival tout entier pour les roses, un wek-end entre campagne et jardin dans le Vexin, et partout des fêtes à pleins paniers fleuris ! 

Un Festival "Tout Rose" : Altera Rosa , en Avignon, au Palais des Papes. Le public est invité à élire sa rose préférée, les rosiéristes européens présentent 2000 nouveautés encore inédites, et comme chaque année un rosier est dédié à une cause solidaire. Cette année la Fondation Jardiland (partenaire à l’initiative de cette manifestation) remettra à la Fondation Greffe de Vie les bénéfices de la vente du rosier élu pour elle. Greffe de Vie vient en aide aux patients en attente de greffes et à leur famille. Altera Rosa, le programme et les détails pratiques sur : www.alterarosa.com

"Entre Campagne et Jardin" la Fête des Plantes au Château de la Roche Guyon (95) a pour thème cette année la paresse et les économies d’énergie humaine au jardin. 75 pépiniéristes pour les végétaux de peu d’entretien, aux très petites exigences.

A Biot (06) "Carte Blanche au Paysage" avec France Bleu Azur.

A Vendreuil (27) le 13ème Salon Fleurs et jardins, en vedette les Hibiscus, et Gérard Farcy de France Bleu Haute Normandie pour répondre à vos questions.

Les Journées des Orchidées au Manoir d’Eyrignac en Dordogne, tout près de Sarlat, avec Alain Baraton et France Inter.

En Alsace, les Idées Jardins à Wesserling, à Husseren, près du Col de Bussang.

Et encore les Bons Plants de Valmer, en Touraine, 4ème édition consacrée au Potager Gourmand ! Le Château de Valmer est sur la commune de Chançay, pas loin de Vouvray.

Partout : excellent week-end de printemps !

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jeudi 1 mai 2008

Patrimoine - Un temple de l'utopie sociale renaît à Guise, en Picardie

LE MONDE | 28.04.08 Guise (Aisne,) Envoyée spéciale

Patrimoine – 1800 ouvriers et leurs familles y cohabitaient au XIX ème siècle

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Jeudi 1er mai, un temple de l'utopie sociale va célébrer la Fête du travail en Picardie. 5 000 visiteurs sont attendus au spectaculaire Familistère de Guise (6 000 habitants), qui fait l'objet d'un long et ambitieux programme de rénovation. Baptisé Utopia, il vise à rendre son unité à un monument atypique et maltraité par l'histoire, et à y faire cohabiter logements et musées.

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Niché dans une boucle de l'Oise, le Familistère de Guise est composé de trois bâtiments en brique rouge dont le pavillon central avec ses deux ailes ressemble à un palais du Quattrocento. Occupant 6 hectares, l'ensemble est classé monument historique.

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Ce Palais social fut au XIXe siècle un lieu d'habitation et de vie sans équivalent. Il a été construit à partir de 1859 par l'industriel Jean-Baptiste André Godin (1817- 1888), un fabricant de poêles, qui avait jusqu'à 2 000 ouvriers - il en reste 200.

Godin est un patron inspiré par le socialisme utopique de Charles Fourier et les théories de Saint-Simon. Il considère que la condition première du progrès est l'élévation du niveau intellectuel et moral des classes les plus pauvres.

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D'où le Familistère, où furent logés les ouvriers et leurs familles, alors que l'usine est tout près. Godin offre à ses ouvriers un confort inédit pour l'époque (eau courante, bornes-fontaines et toilettes à chaque étage) et des équipements sociaux et culturels : bibliothèque, théâtre, école, pouponnière - et même une piscine.

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Le lieu fait cohabiter sans hiérarchie sociale les familles des ouvriers, des cadres et des dirigeants. A l'intérieur des cours couvertes, des galeries courent à chaque étage autour desquelles s'ouvrent les portes de 500 appartements. Jusqu'à 1 800 personnes y habitent.

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Cette vie autogérée se prolonge après la mort de Godin. Jusqu'en 1968 en fait, date à laquelle l'Association coopérative du capital et du travail Godin, qui gère le Familistère, disparaît. Les logements demeurent, l'utopie collective sombre. En 1981, le Familistère est racheté par des investisseurs qui "n'ont pas tenu compte de l'unité du lieu", dit Jean-Pierre Balligand, président (PS) du conseil général et président du syndicat mixte qui gère aujourd'hui le Familistère.

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"CASERNE" OU "LUPANAR" - Le Palais social est alors démantelé appartement par appartement. Le théâtre et l'école sont cédés à la ville qui les fait vivre. Mais la municipalité délaisse, faute de moyens, les autres équipements collectifs : économats, buanderie, piscine, jardins, kiosque à musique tombent en ruine.

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Le Familistère a été considéré par ses détracteurs comme une "caserne", un "tas de briques" ou un "lupanar". Mais Jean-Pierre Balligand, fasciné par " la vision entrepreneuriale et pas du tout paternaliste" de Godin, veut réhabiliter le monument.

En 2000, le Syndicat mixte du Familistère Godin est créé et rachète une grande partie des bâtiments et des appartements. Depuis, travaux après travaux, le site affiche chaque année un peu plus son unité retrouvée, tout en maintenant une mixité sociale des logements.

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"Nous menons à la fois une réhabilitation du monument et un projet de muséographie", explique Jean-Pierre Balligand. La ville, le département, la région et l'Europe financent les 40 millions d'euros qui doivent permettre l'achèvement de la rénovation en 2015. Le site pourra alors "accueillir entre 70 000 et 100 000 visiteurs par an", contre 30 000 actuellement, selon Frédéric Panni, conservateur du Patrimoine au Familistère.

L'appartement de Godin, au premier étage, dans l'aile droite du Palais social, est en travaux. Il y reste les traces d'un style bourgeois : les derniers lambeaux d'une tapisserie sombre chargée d'ornements, de vastes pièces et une vue stratégique sur l'entrée de l'usine. Il deviendra un musée qui présentera l'environnement familier de l'ancien propriétaire.

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Le rez-de-chaussée du pavillon central deviendra un musée sur l'histoire des lieux, avec un accueil et des salles d'expositions. Les deux autres étages resteront dévolus aux Familistériens. L'aile gauche du palais abritera un hôtel avec des chambres à bas prix et d'autres plus chères - mais sans abandonner le caractère collectif des sanitaires ou du réfectoire.

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En face, le théâtre à l'italienne retrouvera son éclat. La bibliothèque et l'école restent ouvertes aux habitants de Guise. Le kiosque à musique est restauré et les économats sont devenus un musée qui retrace l'histoire de Guise et celle de la construction du Familistère. Quant au bâtiment qui abritait la buanderie et la piscine, réhabilité par l'architecte italien Luca Lotti, "il fait penser aux films d'Antonioni", selon Frédéric Panni : une même lumière diffuse et une légère crainte de disparition.

un témoignage assez exceptionnel unique d'une idée de vie en société ! 

Un  remarquable exemple d'architecture

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Détail : Le théatre

Le théâtre comprend un espace d’accueil avec un foyer à l’étage et une salle de spectacle à l’italienne. Une élégante structure en fonte de fer soutient trois niveaux de balcons. La scène, profonde, est équipée d’une machinerie complète. Après 1918, un édicule est édifié contre la façade arrière du théâtre pour le rangement des décors. La décoration originale de la salle est extrêmement sobre : les panneaux de bois des balcons sont nus.

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Langues régionales - Ricarrère à l'assaut

SUD-OUEST 29 avril 2008

L'ancien maire d'Orthez, René Ricarrère, interpelle les députés, à quelques jours d'un débat historique à l'Assemblée nationale

Oui, « Historique ! » clame-t-on dans les cercles occitanistes comme Per Noste, à Orthez, la plus ancienne association linguistique du Béarn (1961), hormis l'Ecole Gaston-Fébus. « C'est la première fois dans l'histoire de la Ve République que le gouvernement met les langues régionales à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale », constate David Grosclaude, président de l'Institut d'études occitanes.

Le débat, qui ne sera pas suivi d'un vote, viendra en séance le 7 mai prochain. Et en amont, l'ancien maire d'Orthez, René Ricarrère, délégué national du PS aux identités régionales (1), n'a pas manqué l'occasion d'apporter sa contribution, par un « texte d'analyse et de propositions » qu'il vient de rendre public.

Pour René Ricarrère, la diversité linguistique est menacée de la même manière que la biodiversité. Elle s'exprime chez nous par le béarnais (dit aussi occitan du Béarn), dialecte du gascon, qui est lui-même un rameau très caractérisé de l'occitan. Et bien sûr, dans le reste des Pyrénées-Atlantiques, département le plus riche de France sur le plan linguistique, par le basque et le gascon maritime.

Il faut, selon René Ricarrère, modifier l'article 2 de notre Constitution qui fait du français, de façon exclusive, la langue de la République et ratifier aussi la Charte européenne des langues minoritaires.

Mais point trop n'en faut sur le plan institutionnel, « sinon, redoute l'ancien maire d'Orthez, on aura des camps qui vont s'opposer et se neutraliser ».
Car René Ricarrère sait trop bien que si à gauche comme à droite l'hostilité générale vis-à-vis des langues régionales n'est plus guère de mode, elle n'a souvent laissé place qu'à « l'indifférence ou au je-m'en-foutisme ».

Au-delà des blocs politiques. Inversement, l'aspiration à la diversité culturelle et linguistique transcende les blocs politiques. C'est ainsi que l'UMP breton Marc Le Fur, député des Côtes-d'Armor, rejoint des élus de gauche sur le sujet.
René Ricarrère travaille aussi bien avec le conseiller de François Fillon aux affaires intérieures, Sylvain Bouillon, qu'avec l'ancien directeur de cabinet de Jack Lang, Jacques Renard.
Alain Rousset, député de Gironde et président de l'Association des régions de France, devrait être le principal orateur du groupe socialiste, le 7 mai.

Même s'il dit ne pas être dupe d'une action politique de la gauche, dont les régions sont le levier de manoeuvre (2), Jean-Louis Darrigrand, du quartier de Castétarbe, coprésident de Per Noste à plusieurs reprises, salue l'initiative : « Il est certain qu'en tant qu'organisation occitaniste on soutient et on tire partie de toutes les actions, même ci cela nous semble encore très réduit comme offensive ».

« On suit à 100 %, souscrit Patrick Guilhemjoan, actuel coprésident de Per Noste. La charte des langues minoritaires s'impose à tous les nouveaux pays qui adhèrent à l'Union européenne, alors que la France refuse de la ratifier. Et c'est le même pays qui donne des leçons de droits de l'Homme au monde entier. »

(1) M. Ricarrère est aussi président de la commission nationale des cultures et langues régionales à l'Association des régions de France. (2) Elle les dirige toutes, sauf l'Alsace et la Corse.

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mercredi 23 avril 2008

2.000 musées européens participeront à la 4e "Nuit des musées"

PARIS (AFP) - 22/04/2008 – Tv5 infos

2.000 musées, dont la moitié en France, participeront à la quatrième édition de la "Nuit européenne des musées" qui aura lieu le samedi 17 mai, a annoncé le ministère de la Culture.

La manifestation permet de visiter les musées, gratuitement dans la plupart des cas, et à une heure insolite (de 19H00 à 1H00 du matin), avec le but "d'y attirer de nouveaux publics" grâce à une série d'événements culturels organisés pour l'occasion.

Créée à l'échelle européenne en 2005, la manifestation qui a démarré en France en 1999, accueille pour la première fois cette année des musées écossais, nord-irlandais et les musées de Copenhague. Une "plus forte implication" est notée en Belgique, en Serbie et dans des villes comme Barcelone et Bucarest, note le ministère.

La ministre de la Culture Christine Albanel, qui lançait officiellement la "fête" lundi soir au musée des Arts décoratifs, a indiqué que l'opération devait "provoquer le déclic chez ceux qui n'ont jamais poussé la porte d'un musée". Les musées nationaux ont reçu en 2007 25 millions de visiteurs, a-t-elle précisé.

Pour cette quatrième édition en France, un partenariat avec la délégation à la langue française et aux langues de France est à l'origine d'initiatives en langues régionales, en Alsace, au Pays basque, en Bretagne et dans le sud.

L'Observatoire de l'Espace du CNES (Centre National d'Etudes Spatiales) s'associe également cette année à la Nuit, en proposant dans une quarantaine de musées une installation plastique et des réflexions sur le thème de "l'espace habité".

La Nuit des musées est placée sous le haut patronage du Conseil de l'Europe. Elle est également partenaire de la Journée internationale des musées de l'ICOM (Comité international des musées) qui, le 18 mai, organise des activités sur le thème "les musées comme agents du changement social et du développement".

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Des graines de cerisiers dans l'espace, nouvelle lubie des Japonais

TOKYO (AFP) - 22/04/ - Tv5 infos

L'Agence d'exploration spatiale japonaise (Jaxa) a donné son feu vert à l'envoi de graines de cerisiers japonais dans l'espace pour observer les effets de la micro-gravité sur leur développement ultérieur et attirer l'attention du public, a annoncé mardi l'initiateur de cette idée.

Des graines de plusieurs plantes chères aux Japonais, dont celles de trois cerisiers classés "trésors nationaux" du fait de la beauté et de l'abondance de leurs fleurs, seront expédiées en octobre dans le laboratoire nippon "Kibo" ("espoir" en japonais), arrimé à la Station spatiale internationale (ISS).

Ce projet va consister à conserver pendant six mois dans l'espace ces graines prélevées dans différentes régions et issues de divers cerisiers japonais, ainsi que de lys et de violettes, trois symboles de l'âme du Japon, selon les initiateurs du projet.

Après ce séjour en micro-gravité, elles seront rapportées sur Terre en avril 2009 pour étudier en laboratoire les éventuels changements intervenus et observer leur développement une fois en partie plantées.

Cette initiative, soutenue par des universités, centres de recherche, firmes industrielles, sociétés de services, médias ou encore collectivités locales, a été imaginée par Japan Manned Space System, un consortium de 55 entreprises privées nippones de tous les secteurs.

Outre son but scientifique, ce projet d'ampleur nationale se veut un événement populaire pour attirer l'attention sur les programmes spatiaux nippons et promouvoir le rôle du Japon dans les domaines scientifiques, pour la préservation de la nature et de la biodiversité.

Les Japonais ne se lassent pas du spectacle des cerisiers en fleurs au printemps, arbres vénérés qu'ils photographient sous tous les angles et sous lesquels ils organisent des pique-niques.

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lundi 21 avril 2008

Nicolas Sarkozy, l'anti-Césaire

Orange actualités - Le vendredi 18 avril 2008

En ce qui concerne Aimé Césaire,"l'acharnement nécrologique" de Sarkozy en devient presque grotesque.

Rien n'est plus dissemblable que ces deux mondes de pensée. Sarkozy est de ceux qui veulent que soient reconnus"les aspects positifs de la colonisation", c'est-à-dire qu'en échange de quelques hôpitaux,de quelques aumônes,on doit accepter de vendre son identité, sa culture, son âme, tout ce qui fait qu'on est soi (ce qu'a magnifiquement dessiné Césaire) et de voir son être profond dissous, digéré, phagocyté, en un mot aliéné par une culture dominante agressive, tout cela au nom de profits et intérêts extérieurs et non pour le progrès et le bonheur de l'humanité. Césaire s'est toujours dressé contre cette forme d'oppression (On me lance à la tête des statistiques, des kilométrages de routes… Moi je parle de milliers d’hommes sacrifiés ! »

"Pas de repentance" a dit Sarkozy (1). Pour lui,il s'agit donc de faire comme si l'esclavage n'avait jamais existé. C'est laver sa conscience à bon compte. La meilleure façon, en pratique, d'honorer la mémoire du grand poète serait de respecter la Personne Humaine en chacun, en ces immigrés, en ces sans-papiers venus d'un ailleurs sans espoir," reconduits à la frontière"comme des bestiaux. Plus facile d'aller à des obsèques nationales que de repenser le problème de l'immigration et de la coexistence. 

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(1) référence au discours prononcé à Toulon le 7 février 2007 « Le rêve européen… qui fut le rêve de Bonaparte en Egypte, de Napoléon III en Algérie, de Lyautey au Maroc… ne fut pas tant un rêve de conquête qu’un rêve de civilisation. Cessons de noircir le passé de la France !…je veux le dire à tous les adeptes de la repentance… »

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"Je n’accepte pas de recevoir le ministre de l’Intérieur pour deux raisons. Première raison : des raisons personnelles. Deuxième raison : parce que, auteur du Discours sur le colonialisme, "je reste fidèle à ma doctrine et anticolonialiste résolu", déclarait Aimé Césaire pour expliquer son refus de recevoir Nicolas Sarkozy, ancien ministre de l’intérieur, lors d’un voyage prévu par ce dernier, puis annulé, aux Antilles en 2005, en signe de protestation contre la loi de février 2005 dont un article reconnaissait "le rôle positif de la colonisation".

Le père de la NEGRITUDE avait finalement reçu en mars 2006 celui qui était alors ministre de l’Intérieur, lui offrant son "Discours sur le colonialisme", tout en soutenant activement Ségolène Royal, candidate socialiste à la présidentielle, y compris en l’accompagnant lors d’un meeting malgré son grand âge.

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vendredi 11 avril 2008

Indignation - Lumière sur la Villa Médicis, par Richard Peduzzi

LE MONDE | 09.04.08

Richard Peduzzi est directeur de l'Académie de France à Rome.

N'est-il pas affligeant qu'à l'occasion de l'annonce d'une nomination contestée, certains en profitent pour mettre en cause l'Académie de France à Rome ? Quelle image cette polémique médiocre espère donner aujourd'hui à cette grande institution ?

Je suis indigné par tout ce bruit, par ces attaques et par la mauvaise foi suscitées surtout par la méconnaissance du rôle de l'Académie de France à Rome. Une lettre "courageuse", anonyme, signée par un haut fonctionnaire, a été récemment envoyée au Figaro n'hésitant pas à parler des artistes et des intellectuels comme de mendiants et d'usurpateurs. C'est aussi un rapport consternant de personnes sans doute mal informées, donnant le point de vue que l'on peut avoir de cette institution un week-end, durant une brève visite des jardins.

Où veut-on en venir ? Quelles sont les intentions cachées ? Quels sont les objectifs ? La récupération de l'institution ? Mais diable par qui, comment et surtout pour quelle fausse raison ? Cette polémique entretenue et jetée en pâture à tous les esprits et à tous les regards sur la place publique est avant tout néfaste pour la culture et l'image de la France. Elle attriste tous ceux qui savent le foisonnement, la qualité et la diversité des activités qui se développent à la Villa Médicis.

Après ces six années comme directeur de la Villa, avec l'aval du conseil d'administration et le soutien constant du ministère de la culture, avec les pensionnaires, avec les artistes, avec les intellectuels, avec la réponse que nous avons de la part du public et des mécènes, nous nous sentons tous blessés et choqués par ces attaques malveillantes et infondées.

Durant toutes ces années, un important travail de restauration et de réaménagement de la Villa a été entrepris : les espaces d'accueil, les salles d'exposition, la bibliothèque, la salle de cinéma, la cafétéria, l'ouverture d'une librairie. La Villa Médicis, c'est bien sûr aussi un lieu de patrimoine exceptionnel ouvert à tous. Mais elle n'est pas seulement un patrimoine et un lieu de mémoire, elle demeure un laboratoire de création incomparable, un lieu fort et unique, atypique.

PAS LE FAIT DU PRINCE - D'abord par l'accueil de ses pensionnaires. Leur présence ici n'est pas le fait du prince : sélectionnés par un concours public, ils l'ont méritée. Leur séjour romain, qui n'a en rien perdu de son actualité, leur permet d'approfondir et d'affirmer leur travail et leurs recherches et de participer à toute la programmation de l'institution. Où comment est repensé le prix de Rome. Puis par une programmation artistique et culturelle riche et singulière.

Et que l'on cesse de parler de dépenses injustifiées. C'est faux ! Avec un budget limité, la Villa parvient à organiser des expositions prestigieuses avec de grands artistes de renommée internationale tels Anselm Kiefer, Gilles Aillaud, George Grosz, Giuseppe Penone, et bientôt Bertrand Lavier. Mais aussi des expositions classiques avec le peintre Granet, les dessins de la Renaissance et, je l'espère prochainement, Claude Lorrain. Des concerts, des films, des colloques, des lectures avec de grands écrivains et intellectuels : Olivier Rolin, Pierre Michon, Jean Echenoz, Jean-Philippe Toussaint, Alain Finkielkraut, Patrice Chéreau, Denis Podalydès, pour ne citer que quelques noms.

Chaque exposition d'art contemporain donne lieu à l'édition d'un catalogue, de même que les colloques à des publications scientifiques d'histoire de l'art, publiées et diffusées notamment en France et en Italie. Tous les directeurs qui ont succédé à Balthus - Jean Leymarie, Jean-Marie Drot, Jean-Pierre Angremy, Bruno Racine et moi-même - ont apporté leur touche personnelle et à leur manière, y ont mis toute leur force de conviction et leur âme.

Attaquer la Villa Médicis, c'est aussi attaquer sa tutelle naturelle et légitime, le ministère de la culture et son travail extraordinaire de promotion de l'art et de la pensée dans le monde.

Depuis la nomination de Balthus par le général de Gaulle et la réforme de l'institution par André Malraux, dans la continuité de ce qu'elle est depuis sa création par Louis XIV et Colbert, la Villa Médicis n'a cessé d'être un haut lieu de l'art et de la culture française à Rome et à l'étranger. Des générations d'artistes et de chercheurs de toutes les nationalités et de toutes les disciplines y sont passées, s'y rencontrent et y travaillent quotidiennement.

Mon mandat se termine le 31 août. Je veux quitter la Villa en étant fier de ce que je transmets à mon successeur, fier pour tous les pensionnaires, tout le public, fier pour l'histoire de l'art et les artistes.

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samedi 22 mars 2008

La Villa Médicis, victime du fait du prince

LE MONDE | 21.03.08 | 15h29

Nous sommes, au-delà de toute question de personnes, attachés au respect des compétences, des institutions et des règles. L'Académie de France à Rome poursuit une noble tâche depuis des siècles, de transmission et de création. La diriger requiert un lien fort avec l'Italie et sa langue, un intérêt nourri pour la création contemporaine dans ses expressions les plus diverses et toujours exigeantes, bref, un enthousiasme, une passion.

Il apparaît qu'une nomination pourrait être bientôt effective, qui enverrait à la Villa Médicis le conseiller aux affaires culturelles de l'Elysée quittant ses fonctions, comme lot de consolation. Soyons clairs : personne n'aurait pensé une seconde à lui pour ce titre en dehors de la nécessité de lui trouver un parachutage. Qu'il déclare vouloir s'y consacrer avant tout à des activités personnelles ne fait qu'ajouter à l'inquiétude.

PRINCIPE DÉMOCRATIQUE

Cette nomination serait méprisante, pour nos voisins italiens, pour l'Académie de France à Rome, pour tous les créateurs, et notamment ceux qui ont mérité son hospitalité, et tous les citoyens qui veulent préserver l'indépendance de la culture face aux pouvoirs politiques.

En date du 6 avril 2007, Nicolas Sarkozy, alors candidat à la présidence, émettait le souhait dans son projet que "les nominations aux fonctions les plus importantes de l'Etat se fassent sur des critères de compétences et de hauteur de vue, et non sur des critères de proximité avec le pouvoir politique en place. Les candidats à ces nominations seront auditionnés publiquement par le Parlement et celui-ci pourra mettre son veto à leur nomination". Nul besoin de procès ni de polémiques. Nous appelons simplement à l'application de cette belle idée de transparence.

Le poste de directeur de l'Académie de France à Rome est important, prestigieux, il nous représente dans un grand pays de création et de culture. Nous demandons donc au président de la République d'appliquer le principe démocratique d'une soumission des candidatures aux commissions spécialisées de l'Assemblée nationale et du Sénat.

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