vendredi 13 novembre 2009
Après les banques, sauvez Dassault : le ministre de la défense commande 60 nouveaux Rafale pour plus de 3 milliards d'euros
Google actualités - 13/11/09
Le ministre de la défense Hervé Morin a approuvé jeudi une nouvelle commande de 60 avions de combat Rafale pour la Marine et l'armée de l'Air fabriqués par l'avionneur Dassault, a annoncé le ministère de la défense dans un communiqué.
Cette commande était prévue dans la loi de finances 2009, précise ce communiqué. Elle porte à 180 le nombre de Rafale* commandés par le ministère de la Défense. M. Morin a approuvé cette commande lors d'un Comité ministériel des investissements. Les négociations sur le prix du contrat doivent se poursuivre, a-t-on indiqué de source proche du dossier.
Conformément à la loi de programmation militaire, indique le communiqué, les dates de livraisons des avions seront ajustées en fonction des contrats à l'exportation. "Ceci permet d'assurer une organisation optimale de la chaîne de fabrication, pour les besoins nationaux et pour ceux des pays auxquels la France propose un partenariat dans le cadre du programme Rafale", indique le ministère.
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* Le prix unitaire d'un Rafale est de 50 millions d'euros (plus, si l'on compte le développement industriel et les contrats d'entretien après vente...). Les 180 Rafale ont donc déja coûté au bas mot 9 millards d'euros ! Tout compris, on est donc assez proche du "gouffre" de la Sécu dont on nous parle avec insistance.
(Communiqué du 25/09/2009) : Les deux Rafale qui se sont abimés en mer hier soir, à 18h09, étaient pilotés par deux pilotes d'essais, l'un appartenant au Centre d'essais en vol (CEV-DGA), l'autre au CEPA (Centre d'expérimentations pratiques de l'aéronavale).
jeudi 12 novembre 2009
Coriace, le poilu d'Australie
Claudes Choules, né le 3 mars 1901 à Pershore, Worcestershire, en Angleterre, est à ce jour le dernier vétéran britannique de la Première Guerre mondiale. Il s'engage en 1916 dans la Royal Navy. Il combat en 1917 en mer du Nord à bord du cuirassé HMS Revenge. Il assite en 1918 à la reddition de la marine allemande.
Militaire de carrière pendant 41 ans, il devient soldat australien pendant la Seconde Guerre mondiale. Il a pour ordres de saboter les ports de Fremantle en cas d'invasion japonaise. Il vit aujourd'hui chez sa fille à Perth, en Australie-Occidentale. Suite au décès du Britannique Harry Patch, le 25 juillet 2009, il est devenu le dernier ancien combattant encore vivant de la Première Guerre mondiale (Wikipédia).

Et ce n'est pas le moins têtu ! Hier, il a refusé de participer aux cérémonies du 11 novembre, car il est contre "la glorification de la guerre". C'est dire s'il sait de quoi il cause !

lundi 9 novembre 2009
OTAN - entre 2010 et 2015 la pleine réintégration de la France dans l'Otan coûtera 650 millions d'euros supplémentaires
LE MONDE | 05.11.09
La lourde facture du retour de la France dans l'OTAN
La pleine réintégration de la France dans les structures de commandement de l'OTAN coûtera 650 millions d'euros d'ici à 2015. Ce chiffre, repris mardi 3 novembre par un blog spécialisé sur les questions de défense, "Le Mamouth", a été révélé le 28 octobre par le député socialiste Philippe Nauche lors des auditions - non publiques - de la commission de la défense de l'Assemblée nationale sur le budget 2010.
La source de cette information, a précisé le député, est l'état-major des armées. Sur six années, "entre 2010 et 2015, au moins 650 millions d'euros supplémentaires y seront consacrés. Ce sont des sommes importantes, qui n'avaient pas été inscrites (dans la loi de) programmation (militaire)", a souligné M. Nauche.
Après la décision, annoncée en août 2007 par le président Sarkozy, de réintégrer pleinement l'OTAN, l'heure des comptes est arrivée. Deux officiers généraux français ont rejoint la structure de l'Alliance atlantique. En septembre, le général Stéphane Abrial a pris le commandement suprême allié de la "transformation" (la planification des moyens), à Norfolk, aux Etats-Unis, devenant le premier non-Américain à occuper ce poste. En juillet, le général Philippe Stoltz est arrivé à la tête d'un des commandements opérationnels européens à Lisbonne. Autour d'eux, les effectifs militaires français vont passer de 250 personnes en 2008 à 1 300 en 2012.
Le surcoût relève essentiellement de dépenses salariales : en régime de croisière, il sera de 70 millions d'euros par an pour les indemnités et les frais d'expatriation ; s'ajouteront 30 millions de cotisations supplémentaires versées à l'OTAN. Ce budget s'ajoute à la contribution financière annuelle de la France à l'OTAN (170 millions d'euros).
L'heure n'est pourtant pas à l'augmentation des dépenses. Les budgets de défense des 28 pays de l'Alliance sont à la baisse, sous la pression de la crise économique. De plus, l'OTAN elle-même connaît de sérieuses difficultés financières : son budget 2010 n'est pas bouclé. Les plus gros contributeurs (Etats-Unis, Allemagne, Grande-Bretagne, France, Italie) poussent à un plan d'économies.
Le débat a été ouvert par le secrétaire général de l'OTAN, Anders Fogh Rasmussen, lors d'une réunion des ministres de la défense à Bratislava (Slovaquie), le 23 octobre : "Nous devons faire mieux avec ce que nous dépensons", a-t-il lancé. La capacité de l'Alliance à projeter plus de soldats sur les opérations extérieures est en jeu.
Pour 2010, il manque 60 millions d'euros au budget des opérations militaires, qui dépasse 1 milliard d'euros. Avec l'engagement en Afghanistan, ces dépenses ont plus que triplé depuis trois ans. Manquent aussi 100 millions au budget d'investissement. En principe, plafonné à 640 millions, il a dérapé de 18 % en 2009.
Surtout, l'OTAN a engagé pour 10 milliards d'euros de programmes, dont la moitié a déjà fait l'objet d'une décision collective. Or ils ne sont pas financés.
Mais la réforme divise. Estimant leur contribution directe élevée, la France, comme l'Allemagne, à la différence des Etats-Unis ou du Royaume-Uni, voudraient limiter les financements communs, pour "éviter de payer deux fois". Les gros contributeurs souhaiteraient supprimer des structures et dégraisser des états-majors (13 000 militaires au total).
"J'ai fait beaucoup d'économies au niveau national, il n'est pas possible de ne pas en faire au niveau international", a fait valoir le ministre français de la défense, Hervé Morin. Mais les contributeurs moyens, comme la Pologne ou la Turquie, veulent au contraire développer les implantations de l'OTAN sur leur territoire.
Début 2010, ces questions viendront percuter de plein fouet la réflexion stratégique engagée par l'OTAN pour redéfinir ses missions dans les années à venir. Dans la préparation du futur "concept stratégique", "il sera vain de proposer des pistes qui ne soient pas soutenues financièrement", a indiqué au Monde le général Abrial. Ce dernier reconnaît que "la période qui vient sera très difficile".
Sur le Web : lemamouth.blogspot.com.
Nathalie Guibert
Le coût de la formation en Afghanistan reste flou
L'Afghanistan absorbe 95 % des sommes engagées par l'OTAN au titre de ses opérations extérieures. Le secrétaire général, Anders Fogh Rasmussen, a indiqué que des moyens supplémentaires sont nécessaires, mais concentrés à l'avenir sur la formation de la police et de l'armée afghanes. Ces moyens n'ont pas été chiffrés à ce jour, les membres de l'Alliance affichant une grande prudence sur un engagement supplémentaire, dans l'attente de la décision américaine sur le sujet.
Au 1er octobre, quatre pays membres (Allemagne, Norvège, Espagne et Italie) et l'Australie ont promis de doter de 221 millions d'euros le fonds spécial créé en 2007 (24 millions dépensés à ce jour en plus des engagements opérationnels) pour le soutien aux forces afghanes.
mardi 20 octobre 2009
Le Chef d’escadron Jean-Hugues Matelly menacé de radiation pour manquement à l'obligation de réserve
Poursuivi pour "manquement grave à l'obligation de réserve", le chef d'escadron de la région Picardie Jean-Hugues Matelly, 44 ans, pourrait être radié des cadres, c'est-à-dire exclu de la gendarmerie.
C'est du moins l'avis rendu par le conseil d'enquête, l'instance disciplinaire de la gendarmerie nationale, mercredi 14 octobre. S'agissant d'un officier supérieur, il revient désormais au président de la République, Nicolas Sarkozy, de signer ou non le décret. La radiation de M. Matelly, pour ces motifs, constituerait une première.
Pendant deux jours, le conseil d'enquête, composé de quatre lieutenants-colonels, d'un commandant et présidé par un général de division, a débattu du cas Matelly. La direction générale de la gendarmerie (DGGN) lui reproche d'avoir, le 30 décembre 2008, co-signé avec deux chercheurs du CNRS un article diffusé par le site Rue89, intitulé "La gendarmerie enterrée, à tort, dans l'indifférence générale".
Dans cet article, M. Matelly, par ailleurs chercheur associé au CNRS, critiquait le rapprochement de la police et de la gendarmerie. Le 16 juin, la DGGN décidait de son renvoi devant le conseil d'enquête pour avoir exprimé "une désapprobation claire vis-à-vis de la politique conduite par le gouvernement" et parce qu'il s'est soustrait à "l'exigence de loyalisme et de neutralité liée à son statut militaire".
Aux côtés de M. Mattely, qui a assuré seul sa défense devant ses pairs, le criminologue Alain Bauer, et les universitaires Christian Mouhanna et Frédéric Ocqueteau, sont venus témoigner en sa faveur. "J'ai plaidé pour une liberté surveillée : il faut un cadre pour gérer le conflit entre le statut des militaires et la liberté des chercheurs-enseignants, confirme M. Bauer. Quant à la loyauté, M. Matelly a plutôt exprimé une pensée générale chez les gendarmes."
Mais le jury s'est montré inflexible. "Cela équivaut à une peine de mort sur le plan professionnel", s'insurge Me David Dessa le Deist, avocat de M. Matelly, qui souligne un "sentiment de profonde incompréhension" de son client. L'avocat fait la comparaison avec l'absence de sanctions disciplinaires des gendarmes impliqués dans l'incendie d'une paillotte en Corse, en 1999.
SES ÉCRITS ONT DÉPLU
Voilà longtemps que M. Mattely agace sa hiérarchie. Il est proche de l'association Gendarmes & citoyens, qui anime un site Internet et milite pour un droit d'expression des gendarmes – ces derniers, à la différence des policiers, ne disposent pas du droit syndical.
Depuis 2000, M. Matelly travaille également dans le milieu universitaire, à Toulouse d'abord, puis désormais au Cesdip, un laboratoire du CNRS sur les questions pénales.
Ses prises de positions et ses écrits, comme le livre Police, des chiffres et des doutes (Michalon, 2007), co-signé avec M. Mohanna, ont beaucoup déplu.
Sa position a été récemment affaiblie : le 30 septembre, la Cour européenne des droits de l'homme, saisie par ses soins, l'avait débouté. Elle avait estimé que l'atteinte à sa liberté d'expression poursuivait "un but légitime [qui] était de défendre l'ordre dans les forces armées" et que la sanction d'alors – un blâme annulé depuis par le Conseil d'Etat – était d'une "gravité modérée".
Isabelle Mandraud
lundi 20 juillet 2009
Programmation militaire - Polémique sur l’élargissement à des lieux du secret-défense
Feu vert sur l'élargissement du secret-défense
NOUVELOBS. | 17.07.2009 | 12:12
Le Parlement a adopté le projet de loi de programmation militaire qui inclut l'élargissement du secret-défense à des lieux, vivement critiqué même au sein de la majorité.
Le Parlement, après un ultime vote du Sénat, a adopté définitivement vendredi 18 juillet le projet de loi de programmation militaire 2009-2014 (LPM) après des débats dominés par une polémique sur le secret défense. La majorité sénatoriale a voté le texte inscrit en urgence (une lecture par assemblée) par 186 voix contre 145 dans les mêmes termes que les députés le 16 juin, rendant ainsi le vote définitif.
L'UMP et les centristes n'ont déposé aucun amendement. Les sénateurs de l'opposition ont protesté contre un " " avec le rejet de leurs 137 amendements.
La LPM définit les grandes orientations de la défense en hommes, infrastructures et matériels. Elle prévoit une enveloppe globale de 185 milliards d'euros et une vaste restructuration avec la fermeture d'environ 80 unités militaires, le transfert d'une trentaine d'autres et la suppression de 54.000 emplois militaires et civils sur 320.000.
Marque de Nicolas Sarkozy
Ce texte décline le
Repoussé plusieurs fois, l'examen de la LPM devait initialement accompagner voire précéder celui du budget 2009 de la Défense, à l'automne 2008.
Dans la logique de la fusion gendarmerie-police, le texte réécrit le code de la Défense en y intégrant le concept de "stratégie de sécurité nationale".
Il prévoit l'instauration d'un Conseil de défense et de sécurité nationale appelé à se substituer à l'actuel Conseil de défense et au Conseil de sécurité intérieure, qui sera présidé par le président de la République.
Il porte la marque de Nicolas Sarkozy, chef constitutionnel des armées, qui a promis à l'occasion du 14 Juillet que le budget de la défense ne serait pas victime de la crise économique.
"Une tumeur maligne"
Mais le texte modifie aussi le secret défense ce qui a provoqué une violente polémique à l'Assemblée nationale, en particulier au sein de l'UMP. ", placés en dehors du droit commun où les magistrats ne pourraient plus pénétrer
Le président UMP de la commission des Lois, Jean-Luc Warsmann avait fustigé une "tumeur maligne" greffée par le gouvernement dans le texte, à savoir l'instauration de "
Une liste de lieux arrêtés par le Premier ministre
Après cette contestation et la protestation des magistrats également, un compromis a été obtenu sous l'égide de Matignon pour arracher l'assentiment de la majorité. La liste de ces lieux sera établie par arrêté du Premier ministre. Elle sera rendue accessible aux magistrats de façon sécurisée par la et le ministre de la Défense. Les modalités de perquisition seront calquées sur celles d'un cabinet d'avocat
Un décret en Conseil d'Etat déterminera les conditions de délimitation des lieux abritant des éléments couverts par le secret défense.
vendredi 29 mai 2009
Débarquement de Normandie : et les Belges, alors !
Libération Blog secret Défense 29/05/2009
L'invitation du seul Barack Obama par Nicolas Sarkozy pour commémorer le Débarquement en Normandie du 6 juin 1944 n'a visiblement pas déclenché l'enthousiasme de la reine d'Angleterre, comme le racontait hier matin la correspondante de Libération à Londres.
En effet, la France n'a pas cru bon de convier des représentants du Royaume-Uni, comme si seuls les Etats-Unis avaient participés à la libération du pays. Or, le 6 juin 44, les Britanniques étaient nombreux sur les plages de Normandie. Et nombre d'entre eux n'ont jamais retraversé le Channel.
L'oubli est fâcheux, mais les Anglais ne sont pas les seuls dans ce cas. Les Canadiens ont pris d'assaut la plage Juno. En mer, des Norvégiens soutenaient les opérations à terre. Dans les semaines qui suivirent, alors que la bataille de Normandie battait son plein, des Polonais et des Néerlandais sont venus rejoindre les troupes alliées. Et fait souvent méconnu, des Belges !
Un Groupement belge d'environ 2200 hommes, dont quelques Luxembourgeois, débarqua en effet le 8 aout, à Arromanches et à Courseulles, une semaine après la 2ème DB du général Leclerc.
Cette "brigade Piron", du nom de son chef le colonel Jean-Baptiste Piron (photo), est placée sous commandement britannique. Elle est engagée au feu à partir du 17 aout et va libérer toutes les villes de la côte fleurie : Franceville, Dives, Cabourg, Houlgate, Deauville, Trouville, Honfleur. 27 soldats belges sont tués au cours des opérations, comme on le découvre en cliquant ici.
Alors que l'avance des troupes est très rapide, elle est envoyée en Belgique début septembre et participe à la libération de Bruxelles avec les Britanniques. Elle est ensuite engagée en Hollande.

jeudi 28 mai 2009
Rafale de vent
Le Canard Enchaîné du 27 mai 2009 - Editorial de Erik Emptaz -
Voilà le refondateur du capitalisme mondial qui bouscule la géostratégie en inaugurant une base militaire française permanente à Abou Dhabi.
Au passage, le VRP de la République escompte vendre 60 Rafale, Quelques centrales nucléaires et autres babioles. Mais la culture n’est pas oubliée, puisqu'est lancé aussi, en même temps, les travaux du futur musée du Louvre D’Abou Dhabi. Le tout en moins de 48 heures Chrono.
Certes pour les Rafale, rien n’est joué, mais quoiqu’il advienne, il seront présents à Abou Dhabi. Au moins ceux de notre aviation ! Car la base militaire que notre grand homme a inaugurée, ce n’est pas, comme souvent, un effet d’annonce ni un projet qui n’engage à rien. C’est au contraire, une réalité qui engage beaucoup. Et c’est bien là l’ennui. Car en cas de problème, elle pourrait, sans prévenir, nous engager très sérieusement dans un vrai conflit.
Cette base, construite sans concertation au nom du secret-défense, est à moins de 250kms des côtes iraniennes. L’Irak n’est pas loin et la base est sur la route du Pakistan, autant de contrées au climat quelque peu « électrique ».
« Si l’Iran attaquait les émirats, nous serions aussi attaqués », admet l’Elysée, tandis qu’en inaugurant la base, notre omnistratège en rajoutait à l’égard de ses hôtes émiratis : « C’est dans les coups durs qu’on reconnaît ses vrais amis ».
Sans doute. Mais quand, dans une zone aussi exposée, « l’ami Sarkozy » se paie surtout de mots pour jouer à la guerre, il est permis de s’inquiéter qu’il ait un jour à la faire !
mercredi 27 mai 2009
Nicolas Sarkozy inaugure aux Emirats la première base militaire française

Nicolas Sarkozy a inauguré mardi à Abou Dhabi la première base militaire française dans le golfe arabo-persique, marquant la volonté de Paris de s'impliquer pour la stabilité d'une région secouée par les ambitions iraniennes. Cette base est la première base permanente installée par la France hors d'Afrique et la première ouverte depuis cinquante ans.
Elle sera installée à quelques encablures des côtes iraniennes. L'ouverture de cette base à la demande des Emirats sera accompagnée du renouvellement de l'accord de défense entre les deux pays. "Soyez assurés que la France sera à vos côtés si votre sécurité devait être menacée", a affirmé Nicolas Sarkozy.
La base navale est complétée par l'installation, à une quarantaine de kilomètres de là, d'avions de combats français, dont des Rafale, sur une base aérienne de l'armée émiratie, très bonne cliente des fabricants d'armes français.
Les Emirats ont fait savoir l'an dernier qu'ils étaient intéressés par l'achat d'une soixantaine d'avions Dassault pour le renouvellement de leur flotte de Mirage, mais aucun contrat ne semble imminent. "Ca progresse", a déclaré Nicolas Sarkozy, qui a évoqué ces négociations avec le prince héritier Mohammed ben Zayed al-Nahyan à l'intérieur d'un Rafale, présenté pour l'occasion. Cet avion n'est pour le moment utilisé que par l'armée française et n'a jamais été vendu à l'étranger.
Bush est parti, mais heureusement Nicolas va bien finir par mettre l'Iran au pas....
mardi 26 mai 2009
Rêves d’Abou Dhabi
Le Monde Diplomatique - lundi 25 mai 2009, par Philippe Leymarie
Pour la première fois depuis cinquante ans, la France ouvre une nouvelle base militaire permanente à l’étranger, au surplus hors de son habituel « pré carré » africain. La base, inaugurée le 25 mai à Abou Dhabi par le président Nicolas Sarkozy et le cheikh Khalifa bin Zayid Al Nahyan, est la première implantation territoriale française dans le secteur stratégique du Golfe, à quelques centaines de kilomètres de l’Iran, du Pakistan, et de l’Afghanistan : elle illustre la volonté du gouvernement français d’agir en priorité le long de « l’arc de crise » identifié par le Livre blanc sur la Défense et la Sécurité comme le plus menaçant pour les intérêts français, et plus largement occidentaux [1].
Cette base interarmées dite « de soutien » – 4 à 500 personnels, dont une majorité en rotation – est d’abord une escale navale, installée au port de commerce, qui permettra l’accueil « national » de la trentaine de navires de la marine nationale transitant chaque année à Abou Dhabi, et des milliers de militaires séjournant aux émirats pour l’encadrement de stages, entraînements ou exercices. Des éléments interarmées européens pourront éventuellement profiter de ces facilités qui comprennent également une base aérienne (BA 104), avec détachement permanent d’une escadrille de chasse, et plus tard un groupement « terre » qui préparera au combat en zone urbaine et à l’aguerrissement au terrain désertique. Suite à un arrangement conclu en janvier 2008, les terrains sont concédés par l’Etat émirati, qui a financé les gros travaux d’aménagement.
La France se retrouve ainsi aux avant-postes d’une zone-clé du Golfe, le détroit d’Ormuz, en partie contrôlé par l’Iran, par où transitent 40 % du trafic mondial de pétrole et de gaz. La création de cette base a été présentée par Paris comme « la conséquence directe de l’accord de défense liant la France aux EAU depuis janvier 1995 », qui devait être renouvelé à l’occasion de la visite présidentielle de ce 26 mai. Ce petit pays [2], riche en gaz et en pétrole consacre plus de 10 milliards de dollars à sa défense [3].
L’armement, un outil diplomatique
Fusionnées depuis 1976, les armées des sept émirats comptent 51 000 hommes, sous commandement unique, formés selon une tradition essentiellement britannique, et des matériels notamment américains ou russes. Mais la cavalerie blindée de l’armée émiratie est équipée de près de 400 chars Leclerc français ; et son aviation, une des plus modernes du Proche-Orient, d’une soixantaine de Mirage 2000-9 de dernière génération. Une vingtaine d’exercices sont organisés chaque année entre soldats français et émiratis, parfois en commun avec les forces du Qatar ou d’Arabie saoudite.
Les Emirats avaient fait savoir en juin 2008 qu’ils envisageaient « sérieusement » de remplacer à partir de 2013 leurs Mirage par des chasseurs Rafale, le dernier-né du constructeur français Dassault, qui n’a encore jamais été exporté. Les discussions en cours devraient connaître une nouvelle impulsion après le passage du président français Nicolas Sarkozy, accompagné notamment de l’état-major de Dassault. Mais elles butent sur les exigences techniques et financières des EAU : ils souhaitent que Paris rachète « ses » Mirage, et que les futurs Rafale émiratis soient dotés d’une avionique et d’un armement dernier cri, qui n’est pas encore en service sur les appareils destinés à l’armée française.
L’affaire devrait cependant se conclure… Il sera alors prouvé, une fois de plus, qu’une vente d’armement n’est jamais économiquement « pure », que ce n’est pas d’abord une affaire d’argent. Et qu’au contraire – s’agissant de « placer » pour la première fois, dans un petit pays aux avant-postes stratégiques, une machine qui fait l’orgueil du lobby militaro-industriel franco-français, mais qui n’a jamais pu être vendue jusqu’ici à l’export –, c’est un outil diplomatique, un geste politique majeur. De ce point de vue, le marché des avions de combat est tout sauf « libre », un pays (fortuné) n’acceptant d’acheter français que parce qu’il cherche à échapper à une domination trop forte des vendeurs américains ou russes, ce qui est le cas des Emirats.

Dernière chance pour Dassault
Pour Dassault, unique constructeur privé d’avions de combat, mais entièrement dépendant de la commande publique, c’est un peu l’opération de la dernière chance : les commandes nationales, en régression, ne pourraient suffire à maintenir un savoir-faire militaire que trois ou quatre pays dans le monde possèdent actuellement.
[1] Le président Nicolas Sarkozy avait présenté la réintégration de la France au sein du commandement militaire de l’Otan, en avril dernier, comme une réaffirmation de son appartenance à la « famille occidentale ».
[2] 2,6 millions d’habitants, en majorité immigrants asiatiques non citoyens.
[3] Soit environ un quart du budget militaire de la France, qui compte plus de 60 millions d’habitants.
vendredi 22 mai 2009
Yukihisa Fujita et le 11 septembre 2001
Malgré le mutisme obstiné et criminel de l’ensemble des organes de presse et de la quasi-totalité de la communauté journalistique occidentale, la remise en question de la version « officielle » des attaques du 11-Septembre 2001 continue de progresser inéluctablement dans les populations...
La quantité astronomique d’incohérences factuelles et d’impossibilités scientifiques entourant le mythe du complot islamiste entretenu par les autorités américaines apparaît d’emblée à toute personne qui se repenche sur le détail de cet événement historique et hors du commun.
Que ce soit au détour des forums, d’une soirée entre amis ou d’une conversation au restaurant, nous rencontrons aujourd’hui chaque jour plus de gens qui ne croient plus à la théorie d’un complot islamiste ourdi par Oussama Ben Laden et qui n’hésitent plus à le dire sans craindre de se faire traiter de révisionnistes ou de "conspirationistes"...
La raison en est que, malgré le black-out entretenu par des grands médias sous contrôle, le questionnement sur le 11-Septembre 2001 n’a jamais cessé de progresser, principalement grâce aux espaces de diffusion encore libres sur le net. (Agoravox)
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Le 11 janvier 2008, les téléspectateurs japonais ont eu le privilège d’assister en direct sur la principale chaîne nationale NHK, à une surprenante audition sénatoriale : Yukihisa Fujita le président d’une commission parlementaire, membre du parti démocrate a pris a partie le Premier ministre, les ministres des Affaires étrangères, des Finances et de la Défense pour leur faire constater que, sept ans après les attentats du 11 septembre 2001, ils n’étaient toujours pas en mesure d’expliquer les faits et de confirmer que les attentats avaient été commandités par un quelconque mouvement terroriste. (Wikipédia)
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Fujita a fait une présentation de 30 minutes devant les commissions de la défense et des affaires étrangères, intervention retransmise en direct. Cette intervention a eu lieu alors que les commissions évoquaient le rôle du Japon dans la guerre en Afghanistan. Fujita a interpellé les ministres, les députés ainsi que le premier ministre sur leur soutien à la « guerre contre le terrorisme » et sur l'invasion de l'Afghanistan et de l’Irak par les Américains, formulant de nombreux doutes concernant les attentats du 11 septembre 2001.
Durant son intervention, Fujita a présenté des photos montrant les dommages sur le Pentagone pour illustrer l'hypothèse selon laquelle il est impossible selon lui qu'un boeing 757 ait pu le percuter. Il a demandé au premier ministre de l'époque Yasuo Fukuda au ministre des finances et au ministre des affaires étrangères d'enquêter sérieusement en faisant une investigation approfondie sur les 24 citoyens Japonais qui avaient trouvé la mort dans les attentats et d'arrêter de s'aligner sur les déclarations des autorités américaines.
Extraits des débats entre le Premier ministre japonais et le conseiller Yukihisa Fujita : « Je souhaiterais savoir pourquoi le Premier ministre pense que les Talibans sont responsables des attentats du 11 septembre ? Il y a eu trop de victimes, je pense donc qu’il nous faut reprendre depuis le début. Nous devons nous demander qui sont les véritables victimes de la « Guerre au terrorisme. Tout ce que j’ai présenté ici aujourd’hui est basé sur des faits et des preuves vérifiables. Parlons des boîtes noires évaporées, des témoins qui ont entendu des explosions, des avions évaporés. Beaucoup de débris des immeubles ont également disparu. Nous devons regarder ces preuves et nous demander ce qu’est vraiment cette « Guerre au terrorisme ». Je pense que ce sont les citoyens du monde qui en sont les victimes. » (Lire ici en français l’intégralité du débat au parlement japonais).
Le 22 octobre 2008, pour la seconde fois, le député Yukihisa Fujita exprime à nouveau ses doutes sur le 11 septembre 2001 devant la Diète (assemblée) du Japon.L'Association Reopen911.info (Association francophone d’information sur le 11 septembre) présente un extrait vidéo de 6mn sous-titré en français, de la seconde déclaration de Fujita.

