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mercredi 25 novembre 2009

La maison basse consommation : économiser l’énergie et la produire soi-même

Toogezer - 24/11/09 -

Rendre son chez-soi plus économe en énergie et, notamment, en chaleur est le premier pas pour habiter de manière plus écologique. Les Bâtiments Basse Consommation (BBC) – un label qui existe depuis 2007 - consomment 50 kWh/m² pour se chauffer et se laver alors que les bâtiments respectant  la réglementation thermique (RT 2005) consomment de 91 à 150 kWh/m2. Des techniques relativement simples lui permettent d’économiser tout en gardant le même niveau de confort.

maison-ecologiqueUtiliser les éléments naturels

Une maison ou un bâtiment basse consommation utilise au maximum ce que nous offre gratuitement le soleil : la lumière et la chaleur. Pour utiliser au mieux cette énergie inépuisable, il faut orienter prioritairement les ouvertures au Sud et à l’Est. Une manière d’augmenter l’éclairage et la chaleur sans dépenser un centime. Pour ne pas perdre en chaleur ce que l’on a gagné en lumière, le triple vitrage s’impose. En intégrant des gaz rares entre les différentes vitres, on limite le renvoi des rayons infrarouges donc les déperditions d’énergie. Placer une véranda devant un double vitrage permet aussi d’obtenir de bons résultats.

Autre particularité et non des moindres de la maison basse consommation, les isolants sont le plus souvent disposés à l’extérieur, en façade. Un dispositif qui permet de supprimer les ponts thermiques, c’est-à-dire les interstices entre dalles et murs, cloisons, fenêtres et façades à l’origine des plus grandes pertes de chaleur. Une méthode qui facilite aussi la rénovation des bâtiments anciens sauf s’ils sont en pierre de taille. On peut également concevoir une isolation plus classique dans les murs. Des matériaux naturels ou issus du recyclage comme la laine, le chanvre, des panneaux de bois, l’ouate de cellulose issue de vieux papiers ou le métisse composé de textiles usagés font l’affaire. Reste tout de même à vérifier systématiquement leurs performances. Les toitures végétalisées sont également être une solution efficace. Une manière de concilier ressources naturelles et efficacité énergétique.

Bien ventiler et intégrer les énergies renouvelables au bâti

Corollaire d’une bonne isolation, les maisons basse consommation sont étanches et il existe donc un risque de mauvaise qualité de l’air intérieur. Veiller au bon renouvellement de l’air avec un ventilateur est nécessaire pour évacuer humidité, monoxyde et dioxyde de carbone. Comment concilier ce nécessaire appel d’air avec le maintien des calories ? La ventilation mécanique contrôlée – VMC - à double flux est un élément central bien que souvent méconnu de la demeure à faible appétit énergétique. Il permet de réchauffer l’air froid entrant avec l’air chaud qui sort. Le dispositif, alimenté électriquement, dépense cependant de l’énergie et peut tomber en panne. Tout va mieux quand un panneau photovoltaïque en assure l’alimentation. Consommer peu – 50 kWh/m² dans les bâtiments neufs - ne suffit pas, encore faut-il s’alimenter avec des énergies renouvelables…

Les maisons passives – Passivhaus allemandes et label suisse Minergie - vont au-delà de la basse consommation. Une grande partie de leurs dépenses énergétiques de chauffage et d’eau chaude – inférieur à 15 kWh/m² - est couverte par l’émission de chaleur des appareils électroménagers et des habitants. Sans aller jusque-là, les pompes à chaleur, panneaux solaires et puits canadiens assurent une bonne fiabilité et indépendance énergétique.

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dimanche 22 novembre 2009

Campagne contre l’ajout de substances radioactives dans les biens de consommation et les matériaux de construction

Du fond du lac - 19 novembre 2009

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En 2002, deux garanties essentielles pour notre protection ont été   inscrites dans le code de la Santé Publique :

1.   L’interdiction d’ajouter délibérément des substances radioactives dans les aliments, les biens de consommation et les produits de construction (cf. article R.1333-2) ;

2.   L’interdiction d’utiliser des matériaux et des déchets provenant d'une activité nucléaire – et qui sont contaminés   ou susceptibles de l’être – pour la fabrication de biens de consommation et de produits de construction (cf. article   R.1333-3).

Le 5 mai 2009, un arrêté interministériel a mis fin à ces garanties en instaurant une procédure de dérogation particulièrement laxiste.   Cinq catégories de produits seulement sont exclus des dérogations et protégés   des contaminations radioactives : 1/ les aliments ; 2/ les produits cosmétiques ; 3/ les parures ; 4/ les jouets ; 5/ les   matériaux en contact avec les aliments et les eaux.

Afin d’obtenir l’abrogation de ce texte, la CRIIRAD a engagé une action en justice et interpellé les 3 ministres en charge du dossier. Dans ce   contexte, il est important que de montrer aux autorités que les consommateurs sont attachés à la préservation des produits qu’ils trouvent sur les rayonnages des magasins et des matériaux qui servent à la construction de leur habitation.

Vous trouverez sur le   site Internet de la CRIIRAD :

- un dossier d’information : http://www.criirad.org/mobilisation/5mai2009.html

- des modèles de lettres à envoyer aux 3 ministres compétents.

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mercredi 18 novembre 2009

Rêves de bambou

24 Heures -Suisse

Ordinateur plaqué bambou, parquet en bambou, meubles, ustensiles de cuisine, instruments de musique, textile, décoration, couches pour bébé, shampooing, serviettes hygiéniques, charbon, papier, alimentation, biocarburant: le bambou envahit le monde.

bambou1.jpgCette plante étonnante croît particulièrement vite: trois à cinq ans suffisent pour que les tiges soient utilisables dans l’artisanat ou l’industrie. Il en existe plus de 1‘000 espèces. Et c’est l’aliment préféré des pandas. Du point de vue environnement, le bambou capte 30% plus de CO2 que les autres végétaux, et relâche 30% plus d’oxygène que les arbres.

«Grâce à ses tiges souterraines, les rhizomes, le bambou limite l’érosion des sols. La litière formée par ses feuilles facilitent l’absorption et la rétention d’eau. Le bambou peut aussi être plantée sur des sols endommagés par une surexploitation. Sa récolte sélective (tiges matures de 3-4 ans) ne porte aucune atteinte au système de la bambouseraie : pas d’érosion des sols et conservation de l’écosystème. Le sol n’est pas mis à nu, il ne faut pas replanter après récolte.»
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En Martinique on vient d’inaugurer une maison parasismique et paracyclonique en bambou.

«Il s’agit d’une première en France et en Europe. De nombreuses maisons certifiées aux normes américaines sont déjà construites aux Etats-Unis et notamment à Hawaii. Les test d’homologation ont été réalisé avec succès au FCBA à Bordeaux  (visionnez les tests). Ils vont permettre le développement rapide du bambou comme matériel de construction. C’est un bonne nouvelle pour l ’environnement car l’empreinte écologique de la construction en bambou est bien meilleure que les autres matériaux de construction, y compris le bois produit localement.

Les propriétés mécaniques du bambou sont très supérieures aux bois de construction communs. Les performances du bambou s’expliquent par sa structure naturelle : une tige creuse, des fibres longitudinales et l’absence de noeuds. Surnommé «l’acier végétal», le rapport entre sa résistance et sa masse volumique le classe devant le béton, les bois de construction traditionnels mais aussi l’acier»


Reste plus qu’à s’allonger dans la maison en bambou, sur son lit en bambou aux draps de bambou, allumer le lecteur CD en plaqué bambou, et rêver de Bambou en écoutant Alain Chamfort…

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vendredi 16 octobre 2009

L’Ecozac de Rungis, laboratoire de la ville écologique

Du magazine Toogezer - 30/09/09

Un quartier sans voitures où les bâtiments ne consomment que peu d’énergie et d’eau ? L’Ecozac de Rungis a relevé le défi. Rencontre avec Florence Lamblin, adjointe au maire du XIII° arrondissement de Paris, chargée du développement durable, de l’environnement et du Plan climat.

ecozacEn quoi l’Ecozac de Rungis est-elle exemplaire ?

« C’est le premier éco-quartier français en cours de réalisation, les autres étant encore des projets. En 2005, la ZAC (Zone d’activité concertée) de Rungis initiée en 2002, est devenue une « Ecozac » grâce à la motivation d’associations. La présence d’un espace vierge de 3 hectares à Paris à proximité du tramway sur les anciens coteaux de la Bièvre, au cœur du Quartier Vert Peupliers était une vraie opportunité. Une plateforme « Les amis de l’Ecozac de Rungis » a donc été crée à l’initiative de Philippe Bovet. Soutenue par Hubert Reeves, Greenpeace, le WWF, Negawatt et d’autres, son but était de faire de la pédagogie auprès des élus et des habitants sur ce qu’est un éco-quartier. Finalement, ce « lobbying » a porté ses fruits puisque la Mairie du 13e a souhaité modifier les orientations du projet. Une démarche développement durable a donc été adoptée à partir du référenciel européen HQE 2 R qui fixe des objectifs en matière d’aménagement durable et pas seulement de bâtiment. »

Comment la future ZAC de Rungis réduira t-elle sa consommation d’énergie ?

« La consommation moyenne d’énergie sur l’ensemble de la Zac est fixée à 50 Kw/m²/an  bien en dessous de la moyenne du résidentiel français qui atteint 240 Kw/m²/an. Cela correspond aux objectifs du Plan Climat voté en 2007 par le Conseil de Paris. Reste à s’assurer que ce plafond sera respecté car ce n’est pas une obligation bâtiment par bâtiment mais un objectif global.
Le stationnement est limité. Il n’y a que 50 parkings prévus pour l’immeuble de bureaux de 20 000m². Un système d’auto-partage sera mis en place. La circulation est principalement dédiée aux modes de transport doux : vélo et marche. »

Les activités sur le site seront-elles diversifiées ?

« Oui, il y aura à terme des logements pour étudiants-chercheurs, des équipements (un établissement pour personnes âgées, une crèche, un centre social), un bâtiment de bureaux et un jardin au centre du terrain . »

Les éco-quartiers sont-ils des « ghettos pour bobos » ?

« Il est vrai que les premiers éco-quartiers qui ont été créés en Europe du Nord comme Fribourg en Allemagne (1994) sont très homogènes socialement et politiquement. On peut le regretter mais, cela leur a permis d’aller très loin dans le domaine des transports et de l’énergie. Cela ne veut pas dire que l’environnemental et le social soient opposés. Rien n’empêche de faire des éco-quartiers qui conjuguent environnement et mixité sociale. Le quartier de Rieselfeld, toujours à Fribourg en est un bon exemple. C’est juste une question de volonté politique. En matière d’éco-quartiers, la France a un retard de plus de dix ans ! »

Quelles sont les autres réalisations importantes dans ce domaine à Paris ?

” Un ensemble urbanistique conçu dés le départ selon les principes du développement durable : la ZAC Pajol dans le nord de la capitale va recourir massivement aux énergies renouvelable et en particulier au solaire photovoltaïque.
L’aménagement durable ce n’est pas que le neuf, il existe aussi un très ambitieux programme de rénovation dans le quartier Frequel-Fontarabie dans le XX° arrondissement.”

Ces différents projets d’urbanisme durable sont-ils révélateurs d’un Paris plus écologique ?

« Tous ces projets sont des expérimentations intéressantes qui montrent que concevoir une ville écologique est possible. Ils ne doivent cependant pas masquer d’autres projets beaucoup moins écologiques de la ville de Paris comme les projets de bâtiments de très grande hauteur. Les tours ne sont pas écologiques, elles coûtent cher à construire et à entretenir, consomment plus d’énergie, et économiquement, est-ce le bon choix en cette période de crise ? A Massena dans le 13e, on ne parle plus d’eco-quartier, on a affaire à un projet d’urbanisme entièrement dédié à la hauteur. Pourquoi s’obstiner à reproduire les schémas éculés d’il y a un siècle? »

Propos recueillis par Olivier Moulergues

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samedi 8 août 2009

VINCENNES - Le château retrouve sa Sainte-Chapelle

LE MONDE | 24.07.09

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Victime de la tempête de 1999, la Sainte-Chapelle du château de Vincennes est à nouveau ouverte au public. Une centaine d'icônes, manuscrits et sculptures bulgares datant du IVe au XIXe siècle, prêtés par Sofia, y sont présentés à cette occasion jusqu'au 30 août.

Une nouvelle vie va donc pouvoir commencer pour cet édifice vieux de plusieurs siècles. Débutée en 1379 sous le règne de Charles V, sa construction n'a été achevée qu'en 1552, sous Henri II. Des onze saintes chapelles érigées du XIIIe au XVIe siècle, il n'en reste que sept : outre Vincennes et Paris (la première, modèle de toutes les autres), Aigueperse, Champigny-sur-Veude, Châteaudun, Riom et Vic-le-Comte ont encore la leur.

Un peu plus grande que celle de Paris et sur un seul niveau, la Sainte-Chapelle de Vincennes servait d'écrin à plusieurs reliques de la Passion (une épine de la couronne du Christ, un fragment de la Croix et quelques deniers de Judas).

Le 26 décembre 1999, le vent s'est engouffré à 200 km/h dans le bâtiment, arrachant les vitraux de la nef, déjà reconstruits après la seconde guerre mondiale. L'édifice a aussitôt été fermé, et Dominique Moufle, alors architecte en chef des Monuments historiques, a lancé un programme de rénovation des six baies détruites, qui s'est échelonné de 2000 à 2004.

Ce chantier a révélé des désordres majeurs dans la structure, dus à un effet de tambour provoqué par le vent, qui avait mis les voûtes en vibration. Le décor peint a été restauré à cette occasion. Les 56 têtes de personnages qui ornent l'intérieur de l'ouvrage, dont on a découvert que près de la moitié étaient antérieures à 1410, ont été nettoyées au laser. "Ce sont des sculptures extraordinaires, parmi les plus belles de la statuaire du Moyen Age", affirme Gabor Mester de Paradj, architecte en chef des Monuments historiques, aujourd'hui chargé de la restauration du château de Vincennes.

Chute de gargouille

Les travaux n'en sont pas finis pour autant. La chute d'une gargouille de 80 kg, en janvier, près d'une voiture garée dans une zone accessible au public, a imposé une campagne de sauvetage du décor sculpté extérieur, en très mauvais état. L'accident n'a pas retardé l'ouverture de la Sainte-Chapelle, mais a nécessité l'instauration d'un périmètre de sécurité autour du bâtiment, l'emmaillotement de la façade - un des premiers chefs-d'oeuvre du gothique flamboyant -, et le cerclage de l'épi de faîtage, fendu. Un tunnel de sécurité a même été installé pour y pénétrer sans risque.

Il est encore une autre campagne de restauration à prévoir pour les vitraux du choeur, sur le thème de l'Apocalypse, qui datent du XVIe siècle et comptent parmi les plus beaux de la Renaissance. Epargnés par la tempête, ils ont en revanche souffert du temps. Le réseau de plomb a été fortement dégradé. Des tests de traitement et de nettoyage sont en cours et le chantier pourrait démarrer en 2012. Un an devrait suffire, mais "si Vincennes était choisi pour accueillir le Musée de l'histoire de France, cela pourrait s'accélérer", estime M. de Paradj.

Sainte-Chapelle du château de Vincennes.
De 10 heures à 18 heures, tous les jours. 8 €. Tél. : 01-48-08-31-20.

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samedi 25 juillet 2009

Protection du patrimoine architectural - L'avis "conforme" des architectes des Bâtiments de France supprimé

LE MONDE | 24.07.09 |

L'avis des architectes des Bâtiments de France sur les permis de construire à l'intérieur des zones de protection du patrimoine architectural, urbain et paysagé (Zppaup) ne sera plus que consultatif.

Cette mesure a été adoptée, jeudi 23 juillet, dans le cadre de la loi Grenelle 1.

Les deux Chambres, opposées sur le sujet, s'étaient finalement mises d'accord la veille en commission mixte paritaire.

Cette mesure, qui supprime l'obligation d'un avis "conforme", avait soulevé un tollé dans les milieux du patrimoine lors de son annonce.

Voté une première fois, le texte avait été censuré par le Conseil constitutionnel, le 12 février, pour un vice de forme.

Les quelque 500 Zppaup, créées en 1983, visent à protéger les villes et villages particulièrement riches sur le plan patrimonial contre les dérives en matière de construction.

N. H.

dimanche 24 mai 2009

Ethiopie: les églises de Lalibela dévoilent une partie de leurs mystères

TV5MONDE LALIBELA, Ethiopie (AFP) - 23/05/2009

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Haut lieu du christianisme orthodoxe éthiopien, les dix églises creusées dans le roc à Lalibela dévoilent une partie de leurs mystères grâce à des fouilles archéologiques inédites autour de ce site classé patrimoine mondial de l'Humanité.

Pour la première fois depuis 50 ans, des scientifiques français ont obtenu l'autorisation de mener des recherches d'envergure à Lalibela et depuis plusieurs semaines une équipe d'historiens, d'archéologues, de topographes, et d'un spécialiste en liturgie confrontent la légende à la réalité scientifique pour établir l'Histoire de ces monuments.

La légende veut que les dix églises fussent construites en moins de 25 ans par le roi Lalibela, aidé par des anges, pour se conformer à un ordre de Dieu qui voulait édifier une nouvelle Jérusalem.

En fait, "il y a plusieurs théories sur la construction de ce site: un patriarche égyptien serait à l'origine de ces constructions, ou bien c'est le roi Lalibela au XIIIème qui a bâti ce site à partir de rien", rappelle Marie Laure Derat, historienne du Centre français des études éthiopiennes (CFEE).

"La journée, le roi travaillait avec des artisans éthiopiens et la nuit, il recevait l'aide des anges; certains ont même évoqué une influence déterminante des Templiers", raconte-t-elle devant l'une des églises les plus célèbres, Beta Mariam, dédiée à la Vierge.

Le but des scientifiques est d'étudier "l'ensemble du site et pas seulement des églises et de comprendre comment les époques s'imbriquent, comment l'Histoire peut se lire dans ce livre ouvert qu'est encore Lalibela", souligne-t-elle.

Beaucoup de chercheurs et d'historiens sont passés par Lalibela mais se sont concentrés sur l'intérieur des églises. C'est la première fois que le site est étudié dans son ensemble.

Au pied d'un monticule encadré de profondes tranchées, le chef de l'équipe, François-Xavier Fauvelle, directeur du CFEE, explique que la séquence historique complète du site se divise en trois périodes visibles sur le terrain.

"Il y avait au départ un dôme de basalte dans lequel on a trouvé des preuves d'habitat troglodytique. Ensuite intervient la construction d'une forteresse avec des tranchées, un mur d'enceinte et la récupération de tunnels troglodytes", explique-t-il en désignant des blocs de pierre rose jonchant le sol.

"Enfin la troisième phase est matérialisée par un énorme tas de déblais d'une vingtaine de mètres de haut qui vient de l'excavation de l'Eglise Gabriel Ruphaël et qui a recouvert la forteresse", note-t-il.

Dans le dédale de tunnels et d'églises, on note effectivement que les passages profondément creusés sont troués de portes qui donnent aujourd'hui sur le vide.

Les chercheurs, soutenus par le ministère français des Affaires étrangères, le CNRS et Ethiopian Airlines, envisagent de fouiller les déblais mais sont déjà sûr que les églises de Lalibela n'ont pas été construites à partir de rien.

"L'église Gabriel Ruphaël faisait sans doute partie du complexe forteresse, et a été transformée pour devenir une église: on a repoussé la façade, ouvert des fenêtres et édifié une chapelle en creusant", souligne M. Fauvelle.

Les travaux des scientifiques n'ébranlent en rien la foi de l'Eglise orthodoxe d'Ethiopie, qui a ouvert ses portes à l'équipe du CFEE.

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samedi 21 mars 2009

Cathédrale de Strasbourg : le retour printanier du RAYON VERT

TV5MONDE TRASBOURG (AFP) - 20/03/2009 12h54

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Le rayon vert qui apparaît à chaque équinoxe dans la cathédrale de Strasbourg, photographié le 20 mars 2009

Des centaines de touristes, appareil photo au poing, ont saisi vendredi le rayon vert qui, à chaque équinoxe, vient mourir sur un Christ de pierre dans la cathédrale de Strasbourg.

Il est 11H38 - midi à l'heure solaire - et, fidèle à son rendez-vous avec le printemps, un rayon de soleil qui se teinte de vert en traversant un vitrail vient "illuminer" quelques minutes un Christ gothique.

Les flashs crépitent et les caméras de télévision tournent pour illustrer cet événement annonciateur d'un printemps particulièrement attendu cette année en Alsace.

Le rai de lumière qui traverse le vitrail méridional représentant le patriarche Juda (ndlr: Juda sans "s"), ancêtre de Jésus, s'est positionné à la minute prévue sur le Christ, illuminant son visage puis descendant peu à peu jusqu'à ses pieds dans une course de 20 minutes environ.

Pendant sept jours, il continuera à apparaître à la même heure, mais un peu plus bas chaque jour. Il disparaîtra ensuite jusqu'au 23 septembre, jour de l'équinoxe d'automne, à 12h24 précises.

Ce phénomène a été découvert en 1972 par Maurice Rosart, un géomètre en retraite.

Il se dit persuadé que l'étrange facétie astronomique revêt un caractère symbolique voulu. Des vitraillistes qui ont rénové le triforium sud de la cathédrale auraient "sciemment créé le phénomène", assure-t-il contre l'avis des autorités ecclésiastiques.

Les autorités rejettent toute interprétation ésotérique expliquant que dans les cathédrales, "on observe souvent des phénomènes liés à des changements de verre".

"Le problème, c'est qu'on n'a retrouvé aucune trace écrite pour expliquer le sens de ce rayon. Alors, chacun est libre de ses suppositions", avait expliqué à l'AFP, M. Rosart, ravi de "l'intérêt croissant" du public et des télévisions

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dimanche 22 février 2009

Comporté : l’eau du moulin abreuve la controverse

Actualités MAVILLE Niort Février2009

Le moulin de Comporté. « Un paysage qui est un fleuron de notre ville », dit l’opposition. La municipalité rétorque que faute de l’avoir protégé, il n’y a rien à en faire tant le coût serait exorbitant.

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La Ville se dote d’un outil pour protéger son patrimoine historique et écologique. De quoi relancer le débat sur le sort de l’édifice des bords de Sèvre.

Mettre des volets en PVC dans un quartier médiéval, ouvrir une porte de garage en cassant l’alignement de façades… Pour empêcher ces incongruités qui défigurent une ville, Niort se dote d’un document garde-fou : les élus hier ont voté l’adoption du projet de ZPPAUP (zone de protection du patrimoine rural, architectural, urbain et paysager) qui protège le cœur ancien de la ville, les quais de la Sèvre, mais aussi son patrimoine écologique avec les paysages des vallées de la Sèvre, du Lambon, de Surimeau et de Torfou. Il a fallu dix ans pour en arriver là

Un outil que l’opposition approuve. Mais dont elle juge l’adoption contradictoire avec la position de la municipalité sur le moulin de Comporté, cette bâtisse historique des bords de Sèvre en si piteux état qu’elle est jugée juste bonne à démolir.
« Le paysage du moulin de Comporté est un fleuron de notre ville. Je vous demande de faire une expertise de ce qui peut être sauvé. Quand la volonté politique est là, tout est possible », a lancé hier Jacqueline Lefèbvre. L’opposition la semaine dernière a écrit au ministre de la Culture, Christine Albanel, pour sauver ce patrimoine.

“ Un Everest financier ”

L’équipe municipale, elle, rétorque qu’on lui fait un mauvais procès. Parce qu’explique-t-elle, elle aussi aimerait sauver Comporté – « C’est un crève-cœur », a répété hier soir Franck Michel, adjoint au patrimoine – mais l’édifice est si dégradé qu’il n’y a rien à faire tant le coût serait exorbitant. Le bâtiment, racheté par la Ville il y a des années, n’a jamais été mis hors d’eau.
« Une politique patrimoniale ne peut pas être juste menée à l’échelle des collectivités territoriales : c’est un Everest financier sans l’aide de l’État », juge Nicolas Marjault, adjoint à la culture tandis que Geneviève Gaillard prend l’opposition aux mots : « Voir le moulin de Comporté dans l’état où il est, ça ne me réjouit pas. L’usine Marot aussi, c’était un beau patrimoine il y a quinze ans, on devait pouvoir la sauver mais il y a des projets sur ce site qui n’ont jamais été portés. Christine Albanel ou Nicolas Sarkozy peuvent venir avec des valises pleines de millions d’euros, ça ne suffira pas. Cessez de répéter que c’est notre faute ! »

Comporté, bâti au XIX

e siècle, a abrité une partie des activités de la chamoiserie Boinot. Le moulin, ces dernières années, a surtout été fréquenté par les squatters.

nr.niort@nrco.fr

Yves Revert la Nouvelle République

Les autres titres

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jeudi 18 décembre 2008

NANTES – Cathédrale : L'inauguration de la façade rénovée aura lieu demain.

Actualités MAVILLE Nantes jeudi 18 décembre 2008

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La cathédrale retrouve la gloire du tuffeau

Après plusieurs années de travaux, la cathédrale de Nantes quitte son corset d'échafaudages. L'inauguration de la façade rénovée aura lieu demain.

Les chaudes lumières d'automne l'ont découverte dans toute la splendeur du tuffeau calcaire, dont la rénovation renforce l'effet de puissance des immenses piliers. Aux importants travaux engagés en 1999 (cryptes, façade), ont succédé les travaux de la tour nord : ils visaient à remplacer des blocs qui menaçaient de tomber. Un traitement curatif et préventif de la pierre a été réalisé, après une analyse chimique fine des particules polluantes. Une pose de cataplasmes est prévue pour protéger la pierre de tuffeau. « Datant du XVe siècle, explique une architecte, le tuffeau devient friable car il est saturé de sel, que l'on peut extraire grâce à des cataplasmes micronisés. »

8,3 millions d'euros

Construite à partir de 1434, la cathédrale Saint-Pierre et Saint-Paul apparaît donc totalement rajeunie. Les travaux sur le porche ont coûté 8,3 millions d'euros à l'État, dont 3 millions pour la tour nord.

Au bas de la façade, les tailleurs de pierre et les sculpteurs ont rénové les parties sculptées du XV
e siècle, les soubassements des statues et le portail. Sculpteurs, tailleurs de pierres, menuisiers et couvreurs ont été à pied d'oeuvre jusqu'au mois d'octobre, pour fignoler la restauration. Une dizaine d'ouvriers ont travaillé sur la partie basse de la tour nord. « Contrairement au haut de la tour, cette partie est très sculptée, analyse un architecte du patrimoine. Il a fallu reprendre tous les motifs de scènes bibliques en nettoyant ou en restaurant la pierre. »

Pour ce faire, une technique de biominéralisation a été mise en oeuvre.
« Cette méthode consiste à injecter des bactéries dans la pierre. Puis, pendant près de quatre jours, il faut les laisser mourir afin de renforcer la structure de la roche ».

La façade Est en 2009

Malgré la nécessité de continuer la restauration, la question du financement des travaux à venir demeure plus angoissante que jamais en période de crise. Y aura-t-il d'autres travaux après cette rénovation ? Le plan de relance de Nicolas Sarkozy profitera-t-il à la cathédrale de Nantes ?

Des travaux s'imposent sur la tour sud. Et des protections ont été installées, côté rue de l'évêché, pour éviter les chutes de pierres.
« Nous disposons du budget nécessaire pour les travaux de la façade est de la tour sud, côté psalette, indique Luc Caudroy, conservateur régional. Nous ne sommes pas en présence de sculptures, mais de parement plein. Un grand nombre de pierres devront être remplacées. » Budget de cette tranche 2009 : 1,3 million d'euros.

Il sera ensuite permis d'envisager la suite : la réfection du transept nord, du côté de l'ancienne porte de ville fortifiée. Vieille de plusieurs siècles, la cathédrale n'en finit paS de réclamer le soin des tailleurs de pierre et des sculpteurs.


Pratique. Inauguration de la façade de la cathédrale Saint-Pierre et Saint-Paul : ce vendredi 19 décembre. Visites publiques de l'exposition à partir de 15 h. À l'issue de la cérémonie officielle, concert dans la cathédrale de 19 h 30 à 20 h 15.

Ouest-France Daniel MORVAN

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