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jeudi 7 août 2008

FRANCE - Cérémonie des JO: les députés français pro-tibétains appellent au boycott TV

Aujourdd’hui la Chine 7/8/2008 à 11h16  par AFP

Des députés français pro-tibétains ont appelé mercredi à boycotter la retransmission télévisée de la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques vendredi à Pékin, a indiqué leur figure de proue, l'UMP Lionnel Luca.

"Le groupe des 180 députés de l'Assemblée Nationale qui soutiennent la cause du peuple Tibétain appelle au boycott télévisé de la cérémonie d'ouverture des Jeux", indique le communiqué de M. Luca.

Ces jeux "seront exclusivement à la gloire d'un régime qui bafoue ouvertement les droits de l'homme avec cynisme et arrogance", a-t-il ajouté: "Derrière le +Pékinland+ aseptisé et souriant offert aux +gogos+ du monde entier, nul ne doit être dupe de la réalité d'un pays qui reste la plus grande dictature du monde". 

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4 manifestants ont défié la sécurité chinoise, ils ont déployé une banderole pour un Tibet libre devant le Stade olympique.

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JO de Pékin : appel à manifester le 8 août au moment même où commencera la cérémonie d’ouverture des JO à Pékin

France

Parvis des droits de l’Homme à Paris à 13 heures (Métro : Trocadéro)

N’oublions pas les dissidents chinois

derrière les barreaux !

La Ligue des droits de l'homme LDH, conjointement avec d’autres organisations françaises et internationales de droits de l’Homme, appelle à manifester le 8 août prochain à 13h00 au moment même où commencera la cérémonie d’ouverture des JO à Pékin.

Si vous êtes à Paris le 8 août, rejoignez nous pour rappeler aux autorités chinoises que la mobilisation internationale ne s’arrête pas aux JO et continuera tant que les défenseurs des droits de l’Homme, les avocats, les journalistes et les citoyens arrêtés pour avoir simplement exercé leurs droits fondamentaux seront détenus arbitrairement.

L’opinion publique internationale lève la voix pour tous ceux qui sont réduits au silence en Chine.

Venez nombreux sur le Parvis des droits de l’Homme à Paris

(Métro : Trocadéro)

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lundi 28 juillet 2008

TÊTE tient tête - Fichier Edvige : L’élu lyonnais dépose un recours devant le Conseil d'Etat

TV5MONDE PARIS (AFP) - 26/07/2008 12h23 Extaits

Etienne Tête, adjoint au maire de Lyon et conseiller régional Verts en Rhône-Alpes a indiqué samedi avoir déposé mercredi un recours devant le Conseil d'Etat afin d'obtenir l'annulation du décret instaurant le fichier policier Edvige.

"J'ai vu qu'il y avait une vraie contestation de ce décret. J'ai traduit l'inquiétude politique en termes juridiques", a affirmé à l'AFP M. Tête, confirmant une information parue samedi dans Libération.

Le recours de l'élu lyonnais se fonde essentiellement sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'Homme - sur la vie privée - ainsi que sur un arrêt rendu en 2006 par la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) contre la Suède.

Selon cet arrêt, "un fichier n'est autorisé que sur des motifs de sécurité publique et ne doit comporter que des informations nécessaires concernant la sécurité publique", a précisé M. Tête.

Créé par un décret paru le 1er juillet au Journal officiel, ce fichier permet de recenser dès 13 ans des personnes jugées "susceptibles de porter atteinte à l'ordre public" ainsi que des personnes exerçant ou ayant exercé un mandat politique, syndical ou économique ou jouant un "rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif".

"Ce qui me scandalise, c'est que l'on puisse ficher tout le monde, ce n'est pas un fichier pour la sécurité publique", a estimé M. Tête critiquant "une lecture littérale du décret effrayante" qui concerne aussi bien les acteurs du monde politique que les représentants de la scène culturelle.

"Sur toutes ces personnes, on peut enregistrer des tas de choses qui n'ont rien à voir avec leur fonction comme leur sexualité, leur fortune, leur voiture. Et le fichier s'étend à toute personne en contact", argue l'élu.

Les syndicats FO et la CFDT avaient annoncé mardi le dépôt d'un recours auprès du Conseil d'Etat.

Par ailleurs, cinq organisations (le Syndicat de la magistrature, le Syndicat des avocats de France, la Ligue des droits de l'Homme, la CGT, FSU et Solidaires ont annoncé leur intention de déposer également un recours.

Ces organismes disposent de deux mois et un jour après la parution au JO pour saisir le Conseil d'Etat, soit jusqu'au 2 septembre.

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samedi 26 juillet 2008

Vent de révolte - Parc national des Pyrénées : La crainte de l'interdit

Sud-Ouest 25 Juillet 2008

HAUT OSSAU. -- Après Bielle, trois autres communes du haut Ossau, dont Laruns, font part de leur opposition au projet de nouveau décret du Parc national des Pyrénées

La rébellion s'organise dans la haute vallée d'Ossau, à deux jours de la clôture de l'enquête publique concernant le nouveau décret du Parc national des Pyrénées (1).


Deux Conseils municipaux - Bielle et Gère-Bélesten - ont déjà pris des délibérations pour dire « non » au décret et « non » à leur entrée dans la nouvelle « aire optimale d'adhésion » qui remplace la zone périphérique actuelle. Le 31 juillet, ce sera au tour de la commune de Bilhères-en-Ossau de se prononcer et le 1er août, la commune de Laruns.

Le maire de cette dernière, Robert Casadebaig, ne fait pas mystère du résultat : sa majorité votera également deux fois non. « L'État, l'Europe sont en train de mettre en place un principe de généralisation d'interdits sur la gestion de nos territoires. C'est la confiscation des compétences de réglementation de l'élu, de gestion de ses biens », a-t-il déclaré hier aux côtés de trois de ses conseillers, mais aussi le maire de Gère-Bélesten, Michel Maisonnave, et le premier adjoint de Bilhères-en-Ossau, Pierre Le Gallou.

206 000 hectares régis. 

Le nouveau décret modifiera l'actuelle « zone centrale » quasiment dépourvue d'habitation en « cœur ». Son périmètre de 45 707 hectares reste inchangé, mais les élus craignent « une sanctuarisation » renforcée avec un pouvoir de police accru du directeur de l'établissement public.

Cependant, les inquiétudes portent essentiellement sur la future « aire optimale d'adhésion », régie par une charte signée en 2011 pour une durée minimum de quinze ans.

Les communes volontaires devront accepter le contrôle du Parc national sur certains de ses aménagements, elles devront s'engager à réglementer l'accès des pistes, interdire ou réserver une place restreinte aux panneaux publicitaires sur leur territoire.

Bref, un certain nombre de contraintes sur les 206 000 hectares du Parc national « inacceptables » pour les élus. Ils éprouvent un sentiment « d'injustice et d'autoritarisme. On ne veut pas qu'on vienne chez nous nous dire ce qu'il faut faire ». Ils n'adhéreront donc pas à la charte et ne seront pas soumis aux règles de « l'aire d'adhésion ».


En revanche, Laruns ne pourra pas « récupérer » les 8 000 ha qui lui appartiennent dans le « cœur ». « C'est une confiscation de notre territoire, c'est du vol », s'insurge le premier adjoint de Laruns, Pierre Mounaut.

Tous sont d'autant plus en colère qu'ils font un bilan écologique catastrophique du Parc national. « En quarante ans, que constate-t-on ? L'isard est malade, il n'y a plus d'ours, ni de coqs de bruyère. À Bious-Artigues, on ne peut plus manger, dormir ou faire ses besoins. Le Parc a bien failli à sa mission », conclut le maire de Laruns.


(1) L'enquête publique a démarré le 23 juin 2008 dans les 86 communes du Parc national des Pyrénées (Pyrénées-Atlantiques et Hautes-Pyrénées) et sera close demain soir. Plusieurs élus ont critiqué la période estivale choisie.

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mercredi 23 juillet 2008

Lettre ouverte au Président de la République

Lettre ouverte

au Président de la République

Paris, ce 22 juillet 2008

Monsieur le Président,

« Je vous fais une lettre que vous lirez peut-être, si vous avez le temps… »

J’apprécie au plus haut point la fidélité à vos engagements de candidat Président. Ainsi donc je devrai travailler 235 jours au lieu de 218 auparavant selon la loi qui vient d’être adoptée. Fort heureusement, je garde le bénéfice de mes week-ends et de mes jours de congés. L’affaire ne me coûte que mes jours fériés chômés payés et mes jours de RTT, qui constituaient le maigre retour des 60 à 70 heures par semaine que j’effectue pour conserver mon job.

Certes, je ne suis pas encore aussi omniprésent dans mon entreprise que vous l’êtes vous-même au service de notre pays. Votre engagement permanent sur l’événementiel aux quatre coins du monde est stupéfiant. J’apprécie personnellement, Français moyen il est vrai, le retour en famille et les heures que je consacre à mes enfants. Il m’arrive d’aller encore à la campagne où mes parents se sont retirés frileusement ; petites retraites obligent !

Mais nous espaçons ces visites à notre corps défendant : l’essence est devenue si chère ! le pouvoir d’achat si malheureusement stagnant… Grâce à vous, je vais travailler plus et gagner plus : 17 jours valorisés de 10 %… Et pourquoi pas 25 % ? Pourquoi donc cette discrimination, Monsieur le Président ? En quoi est-elle justifiée ? Serais-je un paria, possesseur de je ne sais quelle situation privilégiée qui mérite le laminage par l’imposition et pour le reste à vivre la portion congrue ?

Monsieur le Président, il faut que je vous dise combien je suis en désaccord avec ces nouvelles dispositions qui seront sans doute acceptées dans mon entreprise par le seul syndicat encore présent après la loi sur la représentativité. Je gage que le dialogue aura été en l’occurrence plus facile que par le passé. Sera-t-il aussi fructueux, aura-t-il meilleure consistance dans l’avenir ?

Monsieur le Président, votre rythme des réformes me donne le tournis et il m’arrive de prioriser les thèmes alors qu’ils sont tous importants. Mais cette loi sur le temps de travail m’interpelle particulièrement et me semble totalement inutile, inique et plus frappée du sceau de la revanche que de l’analyse fondée.

Dans ces conditions, le senior que je serai dans quelque temps n’a qu’une hâte, c’est d’échapper à la pression et au stress des conditions de travail. Comment concilier cette envie avec une nécessité économique que je comprends bien par ailleurs, celle d’équilibrer nos régimes de retraite par répartition ?

Même si je n’en suis pas à reprendre un slogan bien connu « À bas les cadences infernales », « je vous écris cette lettre que vous lirez peut-être, si vous avez le temps » pour exprimer à travers elle tout le malaise d’une population laborieuse qui souffre, fut-elle de l’encadrement.

http://www.cfecgc.org/index.php 

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mardi 15 juillet 2008

Portrait - Fabienne Jouvet, la madone des damnés

LE MONDE | 10.07.08 Claudia Courtois

Chahutée par la vie, agressée par la maladie, elle a réagi en créant le réseau des SansRien.

Une communauté de 3000 personnes qui use de la Toile pour aider les plus précaires.

Fabienne_Jouvet_Fondatrice_des__Sans_Rien

Elle a la poignée de main ferme, mais le regard est doux. Un corps fragile, mais une volonté sans faille. Fabienne Jouvet, défenseure des précaires, a des vies multiples. Elle sait ce que veut dire bonheur - une famille recomposée, soudée, de cinq enfants - et aussi malheur. Elle en a eu plus que sa part. 

Sa vie actuelle, elle la consacre aux "damnés des damnés", selon l'expression de Gilbert Hanna, ami et syndicaliste, fondateur de SUD en Gironde. Sur la Toile, elle soutient les chômeurs, les handicapés, les RMistes, les femmes seules avec enfants, les retraités sans ressources, les travailleurs pauvres, les personnes âgées... Elle les appelle les SansRien car, "quand on a perdu son travail ou que l'on est handicapé, socialement, on n'existe plus ; on vous regarde d'une autre façon. On n'est plus rien, des sans rien".

Depuis 2001, cette citoyenne, engagée mais jamais encartée dans un parti, anime ce réseau informel de 3 000 personnes. Une communauté sans statut juridique, dont la seule condition d'appartenance est un engagement, écrit ou oral, à "rentrer en résistance contre la misère et la précarité".

Tout passe par Internet, courriels ou téléphone. Par choix, mais aussi par nécessité : en plus d'une maladie auto-immune de la thyroïde, Fabienne Jouvet souffre d'une tumeur au cerveau, située au coeur du centre moteur cérébral, diagnostiquée en juillet 2007. Conséquences : des maux de tête récurrents et douloureux et des pertes d'équilibre. Handicapée à 100 %, elle ne pourra plus jamais retravailler et n'a aucune idée du rythme auquel le cancer va évoluer.

"Depuis sa maladie, elle est davantage pressée de faire les choses - mais pas n'importe comment", assure son compagnon, Marc Ducasse.

Aux SansRien... elle ne dit rien. "C'est ma protection. Je ne veux ni qu'on me plaigne ni qu'on s'apitoie sur mon sort. Mon parcours de vie explique mes engagements. La maladie n'a rien à voir avec ça", insiste-t-elle d'une voix tranquille.

La vie de cette femme, élevée au sein d'une fratrie de huit enfants dans la Mayenne, lui a laissé des cicatrices profondes

Lire ........................

Au nom des SansRien, elle réclame un revenu "digne", au moins égal au smic pour ceux qui n'ont pas ou plus accès au travail. Elle demande aux administrations d'être plus sensibles aux cas individuels. Elle souhaiterait des rencontres entre les salariés de ces administrations et les précaires, "pour se comprendre et être constructif".

Après une première édition en 2003, où elle avait rencontré le ministre délégué à la ville, Jean-Louis Borloo, elle vient d'achever un second tour de France : 13 étapes dans autant de villes. Encore des rencontres, avec l'espoir d'avoir instillé plus de solidarité et d'écoute pour les plus démunis. Et Fabienne Jouvet prépare déjà demain : le 17 octobre, ce sera la Journée mondiale de la misère. 

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Appel public pour obtenir l'abandon du fichier EDVIGE

Appel public à signatures

Pour obtenir l'abandon du fichier EDVIGE instituant le fichage systématique et généralisé, dès l'âge de 13 ans, par la police des délinquants hypothétiques et des militants syndicaux, politiques, associatifs et religieux

il y a 6449 signatures depuis le 10 juillet

Sans débat public préalable, le gouvernement, par un décret publié au Journal officiel du 1er juillet 2008, a considérablement accru les capacités de fichage de nos concitoyens. Ce fichage sera assuré, à l'avenir, par la Direction centrale de la sécurité publique (fusion des Renseignements Généraux et de la DST).

A cette fin, un nouveau fichier policier sera mis en place sous le nom d'EDVIGE (Exploitation documentaire et valorisation de l'information générale). Il recensera, de manière systématique et généralisée, toute personne « ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique ou qui joue un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif ». Sans exception, toutes les personnes engagées dans la vie de la cité sont donc visées.

En outre, ce fichage vise à permettre la collecte de renseignements identitaires sur les « suspects » (personne mais également groupe) simplement considérés, par la police, comme susceptibles, à l'avenir et de manière totalement hypothétique, de porter atteinte à « l'ordre public ».

Il permettra de compiler toutes les notes de renseignements telles que : état civil, photographie mais aussi fréquentations, comportement, déplacements, appartenance ethnique, vie sexuelle, opinions politiques, philosophiques, religieuses, appartenances syndicales et associatives .

La police sera autorisée à consulter ce fichier en cas d'enquêtes administratives pour l'accès à certains emplois. Les mineurs ne seront pas épargnés puisque fait sans précédent dans notre République et particulièrement choquant, leur fichage sera autorisé dès l'âge de 13 ans et cela sans qu'aucune infraction n'ait été commise et sur la seule base de leur dangerosité présumée.

Cette initiative gouvernementale, porteuse à l'évidence de nombreuses dérives, s'inscrit résolument dans le cadre de la mise en place d'une politique sécuritaire ouvertement revendiquée.

Le gouvernement est passé outre aux réserves émises par la Commission nationale Informatique et Libertés concernant ce fichier qui, dès sa parution, a suscité les plus vives réprobations de multiples organisations associatives, syndicales et politiques.

C'est pourquoi les organisations et les personnes signataires de cet appel :

exigent le retrait du décret autorisant la mise en place du fichier EDVIGE qui institue un niveau de surveillance des citoyens totalement disproportionné et incompatible avec une conception digne de ce nom de l'état de droit,

sollicitent le soutien et la signature de tous nos concitoyens et de toutes les organisations attachées aux libertés publiques, au respect de la vie privée et des droits de l'enfant,

s'engagent à se constituer, dès le mois de septembre 2008, sous forme de Collectif afin de prendre toute initiative utile visant à obtenir des pouvoirs publics qu'ils renoncent à la mise en place du fichier EDVIGE.

Les collectifs, associations, syndicat et partis peuvent apporter leur soutien et leur signature en écrivant à contact@nonaedvige.ras.eu.org

SIGNER L'APPEL : http://nonaedvige.ras.eu.org:80/

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AUTOROUTE LANGON-PAU - Doumy : les planteurs persistent

Sud-ouest 14 Juillet 2008

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Les opposants à la construction de l'autoroute A 65 entre Langon et Pau ont mené leur première opéraion de « replantage » d'arbres dans le département

Même déboutés par le Conseil d'État, les planteurs volontaires ne désarment pas. Hier, à l'appel de l'Association pour une alternative régionale Langon Pau (ARLP), ces opposants au projet d'autoroute A 65 ont mené leur sixième opération de « replantage », la première dans les Pyrénées-Atlantiques.

C'est chez un particulier que quelques dizaines de militants venus des trois départments concernés (Gironde, Landes, PA) ont mis en terre jeunes chênes, châtaigniers et autres essences. La propriétaire des lieux, Jeanine Arramon, explique qu'elle a dû faire déboiser ses terres « sous la pression d'Aliénor », le concessionnaire du projet autouroutier.

Expropriation. Depuis, la veuve est entrée en conflit avec le groupe : « Ils m'ont proposé un prix insuffisant pour m'exproprier de la totalité de nos terres cultivables et de la maison dans laquelle nous vivons depuis sept générations ».
La propriétaire a saisi le juge des expropriations du tribunal d'instance, qui lui a donné raison. Aliénor a fait appel. Mais quand bien même le groupe se plierait au prix estimé par la juge, Jeanine Arramon serait en fâcheuse posture : « Les trois familles qui vivent sur la propriété n'auraient qu'un mois pour partir ».

Au-delà du cas de cette veuve béarnaise, les replanteurs ont rappelé hier leur opposition au projet autoroutier qu'ils jugent aussi dangereux sur le plan environnemental qu'inepte en termes économiques. « D'un côté, le gouvernement prétend que l'A 65 est ''Grenellocompatible'', et de l'autre, les trois préfectures concernées ont pris des arrêtés autorisant la destruction d'espèces protégées, comme les écrevisses à pattes blanches qui vivaient à Doumy », s'agace Bernadette Durac, la président de l'ARLP.

La Béarnaise désigne les zones déboisées du doigt : « Quand c'est une catastrophe naturelle qui provoque ce genre de débats, toutes les caméras le montrent. Mais là, il ne faudrait rien dire ».

Derniers recours. Outre leurs actions végétales, de portée purement symbolique, les anti-A65 poursuivent leurs actions sur le terrain judiciaire. Le tribunal administratif de Bordeaux a ainsi été saisi sur des délibérations du Conseil général de la Gironde et du Conseil régional. Et surtout, « d'un référé documentation afin d'obliger l'administration à communiquer l'analyse financière du projet », explique Daniel Delestre, de la Sepanso. Ce Girondin estime que les conditions d'équilibre économique de l'autoroute sont plus que douteuses, au regard du trafic actuellement draîné par l'axe Pau-Langon (7 000 véhicules par jour).

L'argument des planteurs est que l'intérêt du projet diminue à mesure que le prix du barril flambe. « Non seulement cela affaiblit les recettes potentielles au péage, mais cela augmente aussi le coût de l'autoroute, puisque le prix du bitume est indexé sur celui du pétrole », note Julien Milanesi le porte-parole de l'ARLP. C'est d'ailleurs sur ce dernier point que l'association compte interpeller prochainement les élus locaux

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lundi 14 juillet 2008

Bové et les faucheurs d'OGM lancent le mouvement des semeurs volontaires

TVMONDE GRIGNY (AFP) - 13/07/2008

Le leader altermondialiste José Bové a annoncé dimanche le lancement du mouvement des semeurs volontaires, en marge de l'Assemblée générale du collectif des faucheurs volontaires qui se déroule de samedi à lundi à Grigny (Rhône).

"Nous avons décidé de lancer le mouvement des semeurs volontaires, afin d'élargir notre action", a déclaré M. Bové lors d'une conférence de presse organisée sur les bords du Rhône.

"L'objectif est de dénoncer toutes les formes de privatisation du vivant, en permettant des échanges gratuits de semences", a-t-il expliqué.

Actuellement, seules les semences ayant obtenu un certificat sont référencées dans le catalogue des semences et autorisées à la vente. Elles sont généralement fabriquées par des grands groupes, ce que les faucheurs volontaires veulent contrecarrer.

"On va lancer un mouvement d'échanges gratuits et désobéir en plantant dans son champ, dans son potager ou sur son balcon des semences interdites", a indiqué M. Bové en soulignant ne pas savoir à quel type de poursuites son mouvement s'expose.

"Il ne s'agit pas d'un changement d'objectif", a insisté le leader altermondialiste. "S'il y a besoin de faucher, nous continuerons de faucher", a-t-il prévenu, rappelant son opposition à la loi OGM.

"On se bat depuis 11 ans contre les OGM parce qu'ils sont brevetés et qu'à travers ces brevets, les firmes essaient de privatiser le vivant", a-t-il expliqué.

"Aujourd'hui d'autres firmes s'appuient sur les Certificats d'obtention végétale (COV) pour obliger les paysans et tous les gens qui font du jardinage à racheter tous les ans leurs semences", développe-t-il.

"C'est un nouveau hold-up sur les paysans et sur les citoyens qui utilisent des semences", a renchéri M. Bové.

La "privatisation" des semences est apparue au milieu des années 90, "lorsque il a été décidé que les aides publiques devaient être orientées et données uniquement lorsqu'on utilisait des semences du commerce", explique François Dufour, membre du collectif des faucheurs volontaires de la Manche.

"On a fait payer l'ensemble des agriculteurs et une poignée de semenciers s'est approprié le droit de gérer les semences qui étaient inscrites à l'intérieur du catalogue", a-t-il déploré.

Le mouvement des semeurs volontaires devrait connaître un temps fort le 28 octobre prochain à l'occasion de la 15e session du Comité international de bioéthique de l'Unesco à Paris.

"Nous appelons l'ensemble des organisations paysannes, de l'agriculture biologique et des mouvements environnementalistes à coordonner un contre-sommet pour la liberté des semences", a-t-il lancé.

Ce contre-sommet se tiendra à Paris, dans un lieu qui reste à définir.

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vendredi 11 juillet 2008

Bolloré devient propriétaire de l’institut de sondages CSA

Le groupe de Vincent Bolloré a annoncé qu’il acquérait 60 % du capital de l’institut de sondages CSA, dont il détenait déjà 40 % depuis septembre 2006. Le montant de la transaction n’a pas été dévoilé.

Bolloré souhaite renforcer sa présence dans la communication depuis plusieurs années. Il est déjà propriétaire, entre autres, de Direct 8, du quotidien gratuit Direct Soir et premier actionnaire d’Havas, une grande agence de publicité française.

L'industriel qui avait accueilli le président élu sur son yacht à Malte, déclenchant un tollé, défend leur amitié. Il affirme aussi que ses liens financiers avec l'Etat sont minimes et assurait, dans un entretien au Parisien/Aujourd'hui en France, qu'il avait "pris personnellement en charge l'ensemble des frais" des vacances de Nicolas Sarkozy et de Cécilia.

La cote de polularité (!) de Nicolas Sarkozy devrait rapidement remonter en flèche....

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