mercredi 2 décembre 2009
"Sortir du nucléaire" demande aux eurodéputés d’Europe écologie de revenir sur leur vote d’une résolution favorable au nucléaire
HNS Infos - 01/12/09 - Hactivist News Service par jesusparis

Le Réseau "Sortir du nucléaire" demande aux députés européens d’Europe écologie de faire le nécessaire pour rectifier leur vote en faveur d’une résolution, adoptée par le Parlement européen le 25 novembre 2009, qui est favorable à l’énergie nucléaire. [1]
Dans le groupe Europe écologie, seul José Bové (et Pascal Canfin qui était absent) n’a pas voté cette résolution qui affirme en particulier : "Une économie à faible intensité de carbone conférera à l’énergie nucléaire un rôle important dans le bouquet énergétique à moyen terme."
Certes, dans un premier temps, le texte ne comportait pas ce passage qui a été ajouté par amendement proposé par le PPE (la droite européenne), amendement contre lequel les députés européens d’Europe écologie ont voté.
Mais les eurodéputés d’Europe écologie, à l’exception notable de José Bové, ont voté ensuite pour la nouvelle version du texte, contenant l’amendement favorable à l’énergie nucléaire sous prétexte de "sauver" la planète face au péril climatique.
Alors que, dans la préparation du sommet de Copenhague, les autorités françaises multiplient en coulisse les manœuvres en faveur du nucléaire, le vote de cette résolution par la quasi-totalité du groupe Europe écologie est une faute politique qui doit être rectifiée au plus vite.
Le Réseau "Sortir du nucléaire" continue d’animer la campagne internationale "Don’t nuke the climate" dont le point d’orgue sera le 12 décembre avec de multiples manifestations dans de nombreuses villes et à Copenhague même.
[1] Cf http://bit.ly/5PpHjX
Combien de temps allons-nous... ? Chômeurs, précaires, intermittents : soyons nombreux les 2 et 5 décembre
HNS Infos - Hactivist News Service - 02/12/09 par jesusparis

En 2003 nous revendiquions des droits
En 2009 nous tremblons à chaque ouverture de droits
En 2003 nous faisions grève, blocages, occupations, propositions
En 2009 nous faisons la queue derrière un téléphone
En 2003 nous nous réunissions, coordonnions, nous étions des milliers à travailler ensemble
En 2009 Pôle Emploi tente de nous diviser en fermant les agences lorsque l’on résiste ensemble
En 2003 nous étions en colère et nous le criions
En 2009 nous ravalons notre colère en sortant de Pôle Emploi quand pour la énième fois on nous dit que "l’on ne peut rien faire", qu’il faut attendre, que ce n’est pas eux qui décident, que "l’on va vous appeler"
Combien de temps encore allons-nous attendre qu’il se passe quelque chose sans savoir quoi ?
L’an dernier on nous disait que dans les couloirs de l’UNEDIC se décidait le renvoi des techniciens en annexe IV. Nous étions descendus dans la rue et ils ne l’ont pas fait. Le protocole n’a pas été renégocié. Depuis, le champ d’application des annexes a été modifié dans le cadre des négociations des conventions collectives et Pôle Emploi intensifie les contrôles.
Ils ont changé de tactique, faisons de même !
Arrêtons de nous replier sur nous-même. Relevons la garde.
Occupons nos agences Pôle Emploi, exigeons ensemble des explications sur les retards et les refus.
Exigeons l’abrogation du protocole 2003 et ses avatars successifs.
Exigeons le retour à la date anniversaire, 507h en 365 jours, un jour chômé = 1 jour indemnisé.
Oui on a déjà dit tout ça, mais nous savons tous aujourd’hui concrètement ce que cela signifie. Pour une continuité de droits c’est la seule solution. Remettons-nous au travail sur des propositions, nous sommes les premiers concernés. N’attendons pas qu’ils décident de nouveau à notre place.
Agissons dès maintenant : rendez-vous pour une action le mercredi 2 décembre à 11h place du Châtelet
et comme l’an dernier soyons nombreux à rejoindre la manifestation des chômeurs, précaires, intermittents, pour de nouveaux droits, le samedi 5 décembre à 14h place Stalingrad
Lire aussi : Chômeurs, intermittents, précaires, ni coupables, ni victimes, en lutte !
Samedi 5 décembre : manifestations contre le chômage et la précarité, pour de nouveaux droits
Paris, 14h, place Stalingrad, direction place Clichy
Rennes, 15h, Place de la gare
Marseille, 14h, place Général-de-Gaulle
Lyon, 10h, départ Mas du Taureau à Vaulx en Velin, ou 14 h derrière L’Hotel de Ville de Villeurbanne
Bordeaux, 15 h place de la Victoire
Agen, midi, place de la Préfecture pour un pique-nique collectif
Besançon, 15 h, Place de la Révolution
Un droit c’est un droit
Position et proposition de plate forme revendicative du Mouvement des chômeurs et précaires en lutte de Rennes (Mcpl) : Engageons dès maintenant une grève des chômeurs contre notre subordination à l’ordre économique
lundi 30 novembre 2009
Envahissement – Stop M. Sarkozy, laissez Marc Bloch tranquille par Suzette Bloch Nicolas Offenstadt
Aujourd'hui, je suis indignée. Au point où j'en arrive à surmonter la timidité que j'ai aussi reçue en héritage. Pour dire "Assez !".
Non, moi, sa petite-fille, je ne veux pas que Marc Bloch soit instrumentalisé par Nicolas Sarkozy. Il n'aurait pas approuvé cette idéologie nationaliste malsaine. Je demande au président de laisser la pensée de mon grand-père à l'étude, à la critique, aux historiens, ainsi qu'à tous les lecteurs de ses oeuvres.
LE MONDE | 28.11.09
Suzette Bloch est Journaliste, petite-fille de Marc Bloch
Nicolas Offenstadt est Maître de conférences en histoire à l'université Paris-I, auteur de "L'Histoire bling-bling", Stock
Petite-fille de Marc Bloch et historien médiéviste, nous avons décidé de joindre nos voix pour dire stop à l'utilisation abusive de l'historien, de l'intellectuel, du résistant Marc Bloch par le président de la République, Nicolas Sarkozy - et ceux qui l'entourent - pour habiller leurs discours idéologiques
Un jour, moi, Suzette Bloch, j'ai demandé à mon père : "Mais comment as-tu fait pour avoir le courage physique de résister à l'occupant ?" Il m'a répondu : "Tu sais, quand tu es agressé, tu ripostes, c'est comme un réflexe, tu ne te poses même pas la question." Mon père s'appelait Louis Bloch. Il était modeste. Ses hauts faits de résistant contre les nazis et leurs auxiliaires français, je les ai appris par le récit d'autres. J'aurais pu poser la question à mon grand-père. Mais je ne l'ai pas connu. Il a été fusillé. Le 16 juin 1944. Il est tombé sous les balles allemandes. Le soir, dans un champ. A Saint-Didier-de-Formans (Ain). Il était lui aussi dans la Résistance. Il s'appelait Marc Bloch. J'aurais pu poser la question à ma grand-mère. Mais je ne l'ai pas connue. Elle est morte le 2 juillet 1944. A Lyon. De douleur, de privations, sans nouvelles de son mari, de ses fils, Etienne, Louis et Daniel, tous engagés dans l'armée de l'ombre. Elle s'appelait Simonne.
Marc, Simonne, Louis m'ont laissé une mémoire, la mémoire d'une famille qui a érigé la liberté d'esprit au rang de première des valeurs humaines. Aujourd'hui, je suis indignée. Au point où j'en arrive à surmonter la timidité que j'ai aussi reçue en héritage. Pour dire "Assez !".
Le 12 novembre à La-Chapelle-en-Vercors, dans la Drôme, le président de la République a prononcé un discours destiné à apporter sa "contribution" au débat qu'il a lancé sur l'"identité nationale", une notion qui ne s'impose en rien et qui peut servir les pires desseins idéologiques.
Il en a appelé à mon grand-père à l'appui de son hymne à la France repliée, chrétienne et éternelle. "Honneur", "patrie", "fierté d'être français", "identité nationale française", "héritier de la chrétienté" : ces termes sont légion dans ce discours où le chef de l'Etat prétend décrire ce que doit être sa France, cautionnée par le "plus grand historien".
A plusieurs reprises, pendant la campagne présidentielle, il avait cru bon de citer L'Etrange Défaite, ce retour réflexif sur 1940, écrit par l'historien, qui avait été aussi combattant. Mais là, trop, c'est trop. Je suis révulsée.
Pourquoi ce besoin de recourir à Marc Bloch pour se vêtir de ses qualités d'homme irréprochable. Peut-être parce qu'il faut rendre noble et acceptable un débat qui sert à la fois de courtes visées électorales et un projet idéologique de retour au "national", sans rapport aucun avec les engagements et la vision du monde, savant et citoyen, de Marc Bloch.
Je refuse que mon grand-père soit utilisé pour célébrer la patrie selon Nicolas Sarkozy, qui joue de la peur de "l'Autre". "L'étranger" ? "L'immigré" ? Toujours sommé de se justifier, forcément marginalisé par un débat centré sur l'"identité nationale", pourchassé quant il n'est pas "en règle", obligé de se cacher, de cacher ses enfants ou de travailler aux sinistres conditions du travail au noir.
Quels sont ces "renoncements" qui menacent la patrie ? Toute cette phraséologie n'a rien à voir avec Marc Bloch, qui s'est battu dans un tout autre contexte contre de vrais ennemis des libertés.
"Je suis, je m'en flatte, un bon citoyen du monde et le moins chauvin des hommes. Historien, je sais tout ce que contenait de vérité le cri fameux de Karl Marx : "Prolétaires de tous les pays, unissez-vous !"", écrivait aussi le médiéviste dans L'Etrange Défaite, soucieux d'articuler son intense patriotisme et de plus larges horizons.
Non, moi, sa petite-fille, je ne veux pas que Marc Bloch soit instrumentalisé par Nicolas Sarkozy. Il n'aurait pas approuvé cette idéologie nationaliste malsaine. Je demande au président de laisser la pensée de mon grand-père à l'étude, à la critique, aux historiens, ainsi qu'à tous les lecteurs de ses oeuvres.
L'historien coauteur de ces lignes doit dire, avec bien d'autres, que le fameux passage cité à plusieurs reprises par le président et ses proches, et encore à La Chapelle-en-Vercors, pour faire croire que l'histoire de France s'adopte comme un tout, comme un animal de compagnie, est un détournement bien abusif.
Voici la phrase exacte : "Il est deux catégories de Français qui ne comprendront jamais l'histoire de France, ceux qui refusent de vibrer au souvenir du sacre de Reims ; ceux qui lisent sans émotion le récit de la fête de la Fédération."
Lorsqu'on remet cette phrase dans son contexte, on comprend qu'elle sert avant tout à dénoncer l'étroitesse d'esprit du patronat des années 1930, incapable de saisir l'élan des luttes ouvrières, et en particulier de celles de 1936. "Dans le Front populaire", ajoute Bloch - le vrai, celui des foules, non des politiciens -, il revivait "quelque chose de l'atmosphère du Champ de Mars, au grand soleil du 14 juillet 1790."
Surtout, Marc Bloch dénonce ici l'incapacité des élites à bâtir de grands moments de rassemblement autour des idéaux démocratiques, face à ceux des régimes fascistes. Les spécialistes de Marc Bloch invitent à la prudence dans l'usage de la phrase, déjà formulée pendant la Grande Guerre. Ils en ont proposé de multiples lectures, insistant sur ce double contexte de guerre. A l'évidence, ce genre de discours d'union sacrée est un lieu commun pendant un conflit et mérite d'être entendu dans ce contexte.
Comme d'habitude, le président sort des mots et des icônes de leurs contextes et de leurs engagements pour les peindre aux couleurs du jour, les plus nationales en l'occurrence, oubliant l'époque qui les a produits, empêchant toute compréhension des enjeux du temps.
Comme le note l'historien Gérard Noiriel, "alors que Nicolas Sarkozy n'a cessé de stigmatiser la pensée critique comme une menace sur l'identité nationale, Marc Bloch l'a, au contraire, toujours encouragée".
vendredi 27 novembre 2009
Grippe H1N1. Grenoble : Dépôt de plaintes – Avocat, Me Joseph Jean-Pierre et les vaccins
Neuf Isérois viennent de déposer une plainte contre X à Grenoble. Ils dénonçent la campagne de vaccination contre la grippe H1N1 comme "une véritable tentative d’empoisonnement" de la population. Une première en France, alors que le vaccin inquiète partout dans le monde.
Selon l’avocat, d’autres plaintes similaires seront déposées prochainement en Isère, ainsi qu’à Paris, Pau et Nantes. (France info)
Source France Infos
Cette première plainte avec constitution de partie civile contre le vaccin de la grippe H1N1 est également déposée pour “tentative d’administration de substances de nature à entraîner la mort”.
Les plaignants sont neuf habitants de la vallée du Grésivaudan.
Ils se sont rencontrés dans des réunions publiques consacrées notamment aux risques supposés du vaccin contre la grippe H1N1. “Le but est d’arrêter ce que nous considérons comme un empoisonnement”, a souligné l’avocat des plaignants Maître Joseph.
---------------------------
Le blog de Maitre JOSEPH jean-pierre - Avocat au Barreau de Grenoble
Jean-Pierre Joseph est auteur de :
-« Les radis de la Colère » (Ed. Louise Courteau)
-« Vaccins, l'avis d'un avocat : On nous aurait menti ? » (Ed. Marco Pietteur)
Pourquoi nous a-t-on caché le fait que dans les mois qui ont suivi le lancement du 1er vaccin anti-polio en France en 1956, le nombre de cas de polio s'est multiplié par 6 ??
Pourquoi nous avait-on caché les mêmes multiplications de cas, lors des vaccinations de masse contre la variole aux Philippines en 1918, contre la Diphtérie en France en 1925, et plus récemment, contre la méningite en Afrique ??
Pourquoi 13 pensionnaires d'une maison de retraite de Lorraine, toutes vaccinées contre la grippe, sont elles mortes de la grippe en hiver 2005 ??
Pourquoi a-t-on oublié de nous dire que le chien qui avait mordu le petit alsacien vacciné par Pasteur, avait aussi mordu d'autres personnes du village qui ne furent ni vaccinées ni malades ??
On nous aurait menti ? Mais pourquoi ??
Depuis plusieurs années, nous tremblons périodiquement à l'annonce d'un nouveau risque d'épidémie qui, si l'on en croit les media, va terrasser un grand nombre d'entre nous. ?
Et quand nous apprenons que, contre cette nouvelle menace, « il n'y a pas de vaccins », nous sommes glacés de terreur, et prêts à vivre à la cave avec des stocks d'eau et de boites de conserves.
Mais il semble que le danger de la maladie de la vache folle soit passé, sans vaccins : seules quelques dizaines de personnes auraient été touchées.
Il semble également que la pneumopathie atypique, qui, toujours selon les media, devait nous décimer, n'ait touché que quelques centaines de personnes dans le monde, et aujourd'hui, plus personne n'en parle. Pourtant il n'y avait pas de vaccins non plus. (Peut être est-ce pour cela qu'on n'en parle plus).
La grippe a nous guette : verrons nous le même scénario ??
L'humanité peut elle survivre sans vaccins ??
Au Moyen-Âge, tout comme les nouvelles maladies que nous connaissons aujourd'hui, la peste, le choléra, la suette picarde se sont arrêtées brusquement, sans vaccins, après avoir fait, beaucoup de victimes, il est vrai.
L'épidémie de grippe espagnole en 1918, s'est aussi brusquement arrêtée, après avoir fait entre 20 et 50 millions de victimes dans le monde ?
Les victimes auraient-elles été moins nombreuses, ou plus nombreuses, s'il y avait eu des vaccins ?
La question parait absurde ? Et pourtant...
Les vaccins contiennent soit, de l'hydroxyde d'aluminium à des doses 30 fois supérieures au seuil toxique, soit des dérivés du mercure, soit encore des éthers de glycol, parfois du sérum de veau ou des cellules cancérisées. Ces produits toxiques sont nécessaires, selon les fabricants, qui les appellent des adjuvants de l'immunité, et qui indiquent que sans ces adjuvants, ils seraient inefficaces.
Les vaccins, selon de nombreux scientifiques, sont responsables de milliers de maladies neurologiques graves, scléroses en plaques, encéphalites, morts subites du nourrisson... Le personnel des hôpitaux, les rares fois où il fait la relation de cause à effet entre le vaccin et la maladie, aurait la consigne, soit de ne rien dire aux familles, soit de les culpabiliser en disant par exemple « ...Son organisme n'a pas supporté le vaccin... ». Dans certains hôpitaux psychiatriques, il existe des pavillons entiers, peuplés de malades, hospitalisés à vie avec le discret diagnostic d' « encéphalite post-vaccinale »...?
Depuis 1994, les substances d'origine bovine sont interdites dans les produits pharmaceutiques. Or le BCG est fabriqué à partir de la bile de bœuf. Ainsi la Loi, jusqu'en juillet 2007, nous obligeait à administrer à nos enfants des produits qu'elle interdisait par ailleurs ! (L'obligation vaccinale pour le BCG vient d'être suspendue par la Loi du 19 juillet 2007) Déjà Sylvie SIMON, dans son ouvrage « Vaccination, l'Overdose », écrivait il y a quelques années "...Le BCG bovin a été interdit en 1955 après 20 ans d'utilisation, en raison d'une tuberculinisation rendant la viande impropre à la consommation. Il reste cependant obligatoire en France pour les humains. Aurait-on ?moins d'égard envers nos enfants qu'envers nos vaches..."?
Bien plus, la Loi oblige avant tout acte vaccinal, de prendre « toutes les précautions », c'est-à-dire de procéder à des examens destinés à dépister d'éventuels risques graves pour chaque individu. Mais seuls les vétérinaires le font pour les animaux !...
Ceci montre bien qu'en cette matière, nous sommes totalement bovinisés, chloroformés, et que, dans toutes les couches de la société, nous avons perdu tout sens critique, acceptant sans broncher des affirmations contradictoires, comme des disciples d'un gourou enseignant des dogmes ; les plus acharnés étant ceux-la même qui n'ont jamais vérifié ni dans la littérature médicale, ni sur le terrain, l'efficacité des vaccins.
En effet, ceux qui font « cocorico » en allant vacciner des pauvres gens du tiers monde, restent- ils après sur place, pour contrôler ce qui se passe après les vaccinations ? Ils auraient de grosses surprises !
Ces risques valent-ils la peine d'être courus ? Depuis un siècle, à chaque campagne de vaccination, tant en Europe qu'en Afrique ou en Asie, le nombre de cas de la maladie que l'on combattait s'est toujours multiplié par 4 voire par 6 dans les mois qui ont suivi la vaccination de masse. (variole aux Philippines au début du vingtième siècle, diphtérie en France en 1925, polio en France en 1956, récemment méningite en Afrique, etc...)
Pourquoi nous l'a-t-on caché en nous faisant croire le contraire ? Quand les épidémies s'arrêtent (comme elles l'ont toujours fait dans l'histoire de l'humanité), l'on crie alors victoire, en attribuant cela au vaccin.
Pourquoi, (selon le Pr. GREENBERG) au moment de l'épidémie de polio des années 60, dans l'Etat du Massassuchetts, lorsque les autorités américaines se sont aperçues que les ¾ des sujets atteints étaient correctement vaccinés, a-t-on changé la définition de la maladie, diagnostiquant alors chez tous ceux qui arrivaient dans les hôpitaux des encéphalites, des méningites, etc... créant ainsi l'illusion que le vaccin avait éradiqué la maladie ?
Si au Moyen-Âge, au plus fort des épidémies de peste ou de choléra, un alchimiste avait distribué de la bave de crapaud à toute la population, tous ceux qui ne sont pas tombés malades, auraient cru avoir été sauvés grâce au produit, car ces épidémies se sont toujours arrêtées naturellement sans décimer toute l'humanité.
Le chien qui avait mordu le petit alsacien « sauvé » de la rage par Pasteur, avait aussi mordu une partie du village qui n'a été ni vacciné ni malade ! Mais alors, on nous aurait menti ? Mais pourquoi donc ? Quel hasard ! la France est un des plus gros pays producteurs de vaccins du monde !
11 pays d'Europe ont abandonné l'obligation vaccinale, certains en totalité, d'autre partiellement. En France on ne connaît même pas cette information. Comme par hasard, chez nous le vaccin est une religion (ensemble de «vérités » que, par définition, l'on s'interdit de vérifier).
Le Dr. Jean Méric, dans son ouvrage « vaccinations, je ne serai plus complice, écrit ; "...Une étude en Inde (sous l'égide de l'O.M.S.) en milieu tuberculeux, a concerné un énorme échantillon de population, le plus gros échantillon jamais étudié, un groupe de villages, au total 209 villages, soit un échantillon de population de 260.000 personnes. De plus, ces habitants ont été suivis pendant une très, très longue période, exactement 7 ans et demi. C'est l'étude la plus vaste et la plus longue jamais?réalisée en foyer infecté. Non seulement cette étude n'a montré aucune protection pour les vaccinés par le BCG, mais au contraire, les tuberculoses chez les vaccinés ont été plus graves, tuberculoses miliaires... Les Anglais ont abandonné, à cause de son inefficacité, le BCG et pourtant n'ont-ils pas, eux aussi, une forte population d'immigrés venant de pays hautement contaminés (Inde, Bengladesh)" (O.M.S. Bulletin n° 57 de 1979) ?
Ainsi depuis 1979, on sait que le BCG est inefficace, et dangereux. Pourquoi a-t-on continué ? Les vaccinations seraient elles de simples opérations commerciales sur le dos de notre santé ?? La simple lecture des titres des ouvrages publiés depuis 30 ans sur l'inefficacité et la dangerosité des vaccins devrait faire réfléchir :
-« Les vaccins n'ont pas fait reculer les épidémies » (Pr. F. DELARUE)
-"La mafia médicale" (Dr. G. Lanctôt) Ed. Voici la Clé,
-"La dictature médico-scientifique" (Sylvie Simon) Ed. Filipacchi,
-"Vaccination, erreur médicale du siècle" (Dr. L. De Brouwer) Ed. Louise Courteau,
-"Danse avec le diable" (G.Schwab) Ed. Courrier du livre,
-« Les charlatans de la médecine » (C.V. D'AUTREC) Ed. La table ronde
-"La guerre des virus" (L.Horowitz) Ed. Félix,
-"Au coeur du vivant" (J. Bousquet) Ed. St Michel,
-"Le malade déchaîné" (R. Bickel) Ed. ALTESS.
-"Vaccinations : l'Overdose" (Sylvie Simon) Ed. Déjà
-"Tétanos, le mirage de la vaccination" (F. JOET) Ed. Alis
-"Pour en Finir avec Pasteur" Dr Eric Ancelet (Ed Marco Pietteur)
-"La Santé confisquée" Mirko et Monique Beljanski (Ed Compagnie)
-"La lumière médicale" Dr Norbert Bensaïd (Ed Le Seuil)
-"Mon enfant et les vaccins" Dr F. Berthoud (Ed Soleil)
-"On peut tuer ton enfant" (Dr P. Chavanon) Ed Médicis
-"Les Vérités indésirables- Le cas Pasteur" (archives Internationales Claude Bernard) Ed La Vieille Taupe 1989,
-"L'intoxication vaccinale" (F. Delarue) Ed Le Seuil 1977
-"La rançon des vaccinations (Simone Delarue) Ed LNPLV 6°Ed 1988
-« le procès des vaccinations obligatoires » (Dr. J. KALMAR – Me J. EYNARD, Avocat ?Grenoble 1961,
-« Pour la liberté, contre l'obligation des vaccinations » Marcel LEMAIRE (Préface de Me F. ?HOFFET, Avocat Strasbourg) 1961
-"L'intox, quelques vérités sur vos médicaments" (Dr Bruno Donatini) Ed MIF
-"Des lobbies contre la santé" Roger Lenglet (Ed Syros)
-"Des enfants sains même sans médecins" (Dr R.Mendelsohn) Ed Soleil 1987
-"La poliomyélite, quel vaccin ? quel risque ? " (Dr Jean Pilette) Ed de l'Aronde 1997
-"La catastrophe des vaccins obligatoires" (Pr. TISSOT) Ed. de l'Ouest 1950
-"Les dessous des vaccinations (Dr. SCOHY) Ed. Cheminements
-"Vaccinations : le droit de choisir" (Dr. F. CHOFFAT) Ed. Jouvence
-« Vaccin Hépatite B : Les coulisses d'un scandale » (Sylvie SIMON et Dr. Marc ?VERCOUTERE) Ed. Marco Pietteur,
-« La santé publique en otage » (Eric GIACOMETTI) Ed. Albin Michel
-« La médecine retrouvée » (Dr. Jean ELMIGER) (Ed. Léa)
-« La faillite du BCG » Dr. Marcel FERRU
-« Déjà vacciné ? Comment s'en sortir ? » (Sylvie SIMON)
-« vacciner nos enfants ? » Dr. Françoise BERTHOUD (Ed. Soleil)
-« Vaccinations, les vérités indésirables » (Pr. GEORGET) Ed. DANGLES : Préface du Pr. ?CORNILLOT, Doyen de la Fac. De Médecine de BOBIGNY. (*)
-« Les vaccinations en question » Me AUTERIVE, Avocat, Paris, G. BUCHWALD, J. ?CLEMENTS, B. DUNKBAR, K. GAUBLONNE, M. GEORGET, L. HESSEL, K. ?HOPPENBROUWERS, P. LANNOYE, D. MIEDICO, P. SHATTOK (Ed. Frison-Roche)
-« Vaccination, la grande illusion » (ouvrage sous forme de B.D.) René BICKEL 2003
-« Vaccinations, je ne serai plus complice » (Dr. Jean MERIC) Ed. Résurgence 2004.
-« Les vaccins sont des poisons » (Dr. Tal SCHALLER) Ed. Vivez Soleil
-« Les 10 plus gros mensonges sur les vaccins » (Sylvie SIMON) Ed. DANGLES 2005.
-« Vaccins, l'avis d'un avocat : On nous aurait menti ? » (Jean-Pierre JOSEPH) Ed. Marco ?Piétteur. 2006
-« VACCINS, l'avis d'un médecin holistique » (Dr. TAL SCHALLER) Ed. Marco Pietteur ??2006
Ce qui est incroyable est que, non seulement la quasi-totalité de l'opinion publique française, mais en plus 90 % des médecins ignorent l'existence même de ces publications. Le fait que la France soit le pays producteur de vaccins par excellence en Europe, ne serait-il pas qu'une coïncidence ??
------------------------------------
A l'occasion d'un procès médiatisé, (TF1 émission « 7 à 8 » : défense d'un français accusé du meurtre de sa femme) Jean-Pierre JOSEPH a séjourné en République d'Haïti en 2001, sans vaccins, et sans traitement préventif contre le paludisme. Par contre, il savait ce qu'il fallait ne pas manger et ne pas boire, lors de son séjour. Il est revenu criblé de piqûres de moustiques, et n'est toujours pas malade...
jeudi 26 novembre 2009
Appel aux citoyens - Identité nationale : refusons un débat posé en termes xénophobes !
Par 20 représentants de la Société française
Christophe Daadouch, juriste ;
Laurent Mucchielli, sociologue ;
François Dubet, sociologue ;
Jean-Pierre Dubois, président de la LDH ;
François Geze, éditeur ;
Véronique Le Goaziou, sociologue ;
Claire Lévy-Vroeland, sociologue ;
Gérard Marle, prêtre ;
Stéphane Maugendre, président du GISTI ;
Antoine Math, économiste ;
Marwan Mohammed, sociologue ;
Richard Moyon, co-fondateur de RESF ;
Marie NDiaye, écrivain ;
Laurent Ott, éducateur ;
Pierre Piazza, politiste ;
Philippe Rigaut, sociologue ;
Serge Slama, juriste ;
Alexis Spire, sociologue ;
Jérémie Wainstain, chef d'entreprise ;
Vincent Tiberj, politiste ;
Pierre Tritz, prêtre.
Les circulaires aux préfets le montrent, ce sont les étrangers qui sont visés.
LE MONDE | 23.11.09
Le lancement du débat sur l'identité nationale est-il un acte politique ou seulement politicien ? Dans le contexte de la campagne pour les élections régionales de 2010 et de l'accumulation de sondages d'opinion qui lui sont défavorables, chacun devine que le gouvernement cherche à exploiter les peurs des Français en reliant les thèmes de l'étranger et de la sécurité, de même que ceux du communautarisme et de la condition des femmes.
Mais n'y aurait-il pas, par ailleurs, un débat politique de fond qu'on ne saurait refuser par principe ? Beaucoup le pensent. Toutefois ils risquent de le regretter quand ils découvriront la façon dont ce débat aura été organisé concrètement.
Pour le comprendre, il faut lire la circulaire envoyée aux préfets le 2 novembre par le ministre de l'immigration, de l'intégration et de l'identité nationale, Eric Besson, leur demandant "d'organiser et de présider" partout en France des débats locaux sur l'identité nationale, et dont la synthèse sera ensuite imposée par le gouvernement comme le résultat de cette vaste consultation des Français.
On y découvre une liste de préjugés et de fausses évidences définissant par avance l'identité nationale alors que l'on prétend la mettre en débat. Beaucoup de sujets sont abordés, mais le thème de "l'étranger" est en réalité central. Et certaines questions formulées à ce sujet sont orientées, choquantes et inacceptables.
Détaillons celle-ci : "Comment éviter l'arrivée sur notre territoire d'étrangers en situation irrégulière, aux conditions de vie précaires génératrices de désordres divers (travail clandestin, délinquance) et entretenant, dans une partie de la population, la suspicion vis-à-vis de l'ensemble des étrangers ?"
On trouve ici, condensés dans une même phrase, tous les poncifs du discours xénophobe.
1 - Les sans-papiers seraient nécessairement arrivés irrégulièrement. En réalité, l'irrégularité du séjour ne suppose pas l'entrée illégale. Les dernières réformes ont précarisé le statut des étrangers résidant en France, les faisant basculer dans l'irrégularité pour des motifs de plus en plus nombreux (polygamie, séparation du couple, fin du contrat de travail, rejet de la demande d'asile, fin des études, etc.).
2 - Les sans-papiers auraient nécessairement des conditions de vie précaires. C'est la fameuse "misère du monde" et ce n'est pas totalement faux. Toutefois, en réalité, si leur situation administrative est nécessairement précaire, les sans-papiers peuvent aussi être qualifiés, intégrés, travailler, avoir un logement et payer des impôts.
3 - Cette précarité serait forcément source de travail clandestin. Ce n'est pas totalement faux. Toutefois, en réalité, nombre de sans-papiers travaillent avec un vrai contrat de travail et sont déclarés. Au demeurant, le "travail au noir" n'est pas réservé aux étrangers irréguliers. Il est au contraire assez répandu (garde d'enfants, cours du soir, ménage, couture, repassage, aide à domicile, etc.).
4 - Cette précarité serait forcément source de délinquance. C'est le vieux thème d'extrême droite, étranger = délinquance, dissimulé sous le masque de l'apitoiement sur la pauvreté. En réalité, les clandestins sont bien sûr tous délinquants au sens administratif (absence de papiers). Mais pour le reste, leur particularité est généralement d'être au contraire très respectueux de l'ordre public pour ne pas se faire remarquer.
5 - Cela entretient la suspicion de la population à l'égard de l'ensemble des étrangers. Cette idée que la lutte contre les immigrés clandestins permettrait aux immigrés légaux d'être acceptés et de s'intégrer est une idée fausse. D'abord le discours xénophobe, même limité aux clandestins, ne peut qu'alimenter une xénophobie plus générale (il n'est qu'à voir les discours sur la religion musulmane et ses "signes ostensibles").
Ensuite, les pratiques policières qui découlent de la lutte contre l'immigration clandestine touchent en réalité tous les Français dont la peau n'est pas blanche. L'exemple le plus évident est le contrôle d'identité sur la voie publique, autrement dit le contrôle au faciès.
Ainsi, ce débat sur "l'identité nationale" n'est pas seulement contestable sur le fond, il l'est aussi et d'abord sur la méthode. La lecture de la circulaire Besson montre que les conclusions sont largement écrites d'avance. Non seulement la circulaire formule les questions qui seront débattues, mais elle se termine de surcroît par une liste de quinze propositions précises qui, comme par hasard, concernent dans 11 cas sur 15 les étrangers (le reste consiste en cours d'instruction civique, en obligation pour les enfants de chanter régulièrement La Marseillaise et pour les bâtiments publics d'arborer le portrait de Marianne et le drapeau tricolore).
Cela indique bien le niveau réel du débat qui est proposé et le fond de la pensée de ceux qui l'ont conçu. Et qui pourrait élever ce débat, le sortir de ces cadres étriqués aux accents xénophobes ?
A aucun moment il n'est requis la présence des chercheurs spécialistes de la société française, capables d'aider à objectiver son histoire et sa composition actuelle, pas plus que la présence de représentants des divers partis politiques, syndicats professionnels, grandes associations nationales, institutions religieuses ainsi que les diverses "communautés" pourtant évoquées dans la circulaire.
Dans ces débats, il est seulement demandé aux intendants du prince de recueillir attentivement les peurs du "bon peuple" pour pouvoir ensuite le rassurer en lui parlant de la "fierté d'être français".
Non, décidément, les dés sont pipés, il s'agit une manipulation et nous appelons nos concitoyens à contester ces procédés politiciens rétrogrades qui menacent davantage qu'ils ne servent la cohésion sociale en réactualisant le bon vieux manichéisme opposant deux entités mythiques : la "communauté nationale" et les "corps étrangers" qui la menaceraient.
dimanche 22 novembre 2009
Albert Camus pas de transfert au Panthéon - refus de Jean Camus
Dernière minute Le Monde 21 Novembre 17h20
Le fils d'Albert Camus refuse le transfert de son père au Panthéon | ||
Alors que Nicolas Sarkozy souhaite transférer les restes de l'écrivain au Panthéon pour le cinquantième anniversaire de sa mort, son fils, Jean Camus, refuse de donner son accord, craignant une "récupération", selon son entourage. ("Le Monde") | ||
samedi 21 novembre 2009
Louargat - manifestation importante pour la poste - appel a la grève St Brieuc mardi 24 Novembre

Plusieurs centaines de personnes ont défilé à l’appel des syndicats ce matin dans les rues de Louargat.
Ouest-France samedi 21 novembre 2009
Grosse mobilisation à la manif pour la Poste
Plusieurs centaines de personnes ont défilé à l’appel des syndicats ce matin dans les rues de Louargat pour protester contre les réductions d’horaire programmées par la Poste dans les communes du secteur.
De nombreux élus se sont joints au cortège pour « montrer notre attachement à un service public postal de qualité présent sur l’ensemble du territoire », indique le maire de Louargat, Gilbert Le Blévennec.
Les manifestants s’opposent également « à la privatisation de La Poste. » Le débat sur l’ouverture du capital de la Poste se déroulera à l’assemblée nationale à la mi-décembre. D’ici là, les syndicats de postiers entendent poursuivre leurs actions.
Un appel à la grève a été lancé pour le mardi 24 novembre. Un rassemblement départemental se déroulera ce jour-là à Saint-Brieuc.
Lorient - Les faucheurs volontaires envahissent un cargo de soja OGM
Ouest-France 21 Novembre 2009

Une soixantaine de faucheurs volontaires se sont retrouvés ce matin à l'aube, sur les quais du port de commerce de Lorient, où était amarré le cargo vraquier Ariso, avec 46 500 tonnes de soja OGM en provenance de l'Uruguay.
Ils ont réussi à monter à bord. Avec du brou de noix, ils ont "marqué" une partie de la cargaison, sous le regard médusé de l'équipage philippin. Ils ont également apposé une grande banderole sur les flancs du navire, exprimant leur refus d'importation de soja OGM. Ils sont ensuite restés sur les quais de Kergroise, pour informer sur leur combat contre les OGM.
Ils ont demandé une entrevue sur le sujet à Pascale Briand, directrice nationale de l'alimentation. Ils veulent la rencontrer à Paris. Pour l'instant, les faucheurs sont toujours au port de commerce. Ils pourraient poursuivre leur action, en allant dans une grande surface, pour informer les consommateurs sur la traçabilité de la viande, provenant d'animaux nourris par des aliments, dans lesquels, on intègre du soja OGM.
lundi 16 novembre 2009
Goncourt - Déluge de soutien - Tollé : Ecrivains en colère, sans réserve
LE MONDE | 13.11.09
"Si la conception d'Eric Raoult prévalait, il me faudrait trouver un autre pays d'asile ! "Devoir de réserve" ? Voltaire pleure en entendant ce mot. Et Diderot. Et Rabelais. Zola hurle, désespéré. Comme Sartre, Camus, Duras. Hugo, lui, demande l'asile politique quelque part...
Atiq Rahimi, d'origine afghane, Goncourt 2008
Eric Raoult conteste toujours à Marie NDiaye le droit de critiquer la France de M. Sarkozy. La romancière insiste, soutenue par la République des Lettres
Marie NDiaye persiste et signe. La France de Nicolas Sarkozy lui paraissait "monstrueuse" au mois d'août, avec son "atmosphère de flicage, de vulgarité...", et elle ne voit aucun changement qui pourrait l'inciter à édulcorer ses propos. Au contraire, affirme-t-elle depuis Berlin, où elle vit en famille.
La réflexion du député (UMP) Eric Raoult jugeant son discours "insultant" et assignant un "devoir de réserve" aux titulaires du prix Goncourt ne fait que confirmer le vent mauvais qui lui semblait souffler sur la France et tombe comme "une illustration brutale" de ce qu'elle exprimait cet été dans une interview aux Inrockuptibles.
Elle reçoit des déluges de soutien et s'amuse des politiques qui, de Martine Aubry au Parti communiste, de François Bayrou à l'UMP, de Daniel Cohn-Bendit à l'ancien ministre de la culture Jean-Jacques Aillagon, se fendent tous d'une déclaration fustigeant l'idée de censure.
Tout juste admet-elle une certaine déception devant les propos "insignifiants" du ministre de la culture, Frédéric Mitterrand, qui, refusant d'arbitrer "entre les propos d'une personne privée qui dit ce qu'elle veut dire et un parlementaire qui dit ce qu'il a sur le coeur", lui a paru fuir le débat en affirmant, jeudi : "Ça me regarde en tant que citoyen, ça ne me concerne pas en tant que ministre."
En revanche, quel élan de la part de ses confrères écrivains ! La famille Goncourt, qu'elle vient tout juste d'intégrer avec son roman Trois femmes puissantes (Gallimard), lui manifeste avec chaleur et humour un soutien sans faille. Fidèle à lui-même, Patrick Rambaud, Goncourt 1997, qui tient depuis 2007 la Chronique du règne de Nicolas Ier, dont le troisième volet paraîtra en janvier, jubile : "Merci, monsieur Raoult, de nous faire le cadeau de ce splendide et grotesque "droit de réserve" des écrivains ! Droit de réserve rétroactif, qui plus est ! Décidément magnifique ! Voilà qui fera un paragraphe savoureux dans mes prochaines chroniques !"
Moins narquoise, mais presque aussi moqueuse, Françoise Chandernagor, membre du jury qui vient de distinguer Marie NDiaye, n'oublie pas qu'elle fut énarque et juriste avant d'écrire des romans.
Le principe d'un "droit de réserve" des écrivains lui apparaît comme un comble de non-sens juridique. "Les écrivains ne sont pas des fonctionnaires, le Goncourt ne provient pas des caisses de l'Etat..." Emanant d'un ancien ministre, l'idée est consternante, dit-elle.
Aurait-il osé opposer un "devoir de réserve à Malraux quand celui-ci partait rejoindre les républicains espagnols ? Ou retrouver de Gaulle ? Dieu que c'est absurde !". Mais l'écrivaine va plus loin, qui croit déceler une tendance, "droite et gauche confondues", à la censure morale et politique. "Nous sommes à une époque où la vigilance s'impose."
Prix Goncourt 1988, Erik Orsenna fulmine. "Dès qu'un écrivain obtiendra un prix, il n'aura donc plus le droit de s'exprimer... donc d'être écrivain ! C'est tellement bête que je m'interroge sur les intentions réelles de Raoult. Détourner l'attention des vraies questions ? Déstabiliser le ministre de la culture ?"
Et ce n'est pas le mot "modération" que M. Raoult propose désormais de substituer à celui de "réserve" qui change l'affaire. "C'est la modération, Rimbaud ? La modération, Les Misérables ? A moins qu'il faille désormais titrer Les Classes moyennes pour faire modéré ? N'importe quoi !"
La présidente de l'Académie Goncourt, Edmonde Charles-Roux, est aussi offusquée. "Comment un élu chevronné peut-il tenir de tels propos ? Comment peut-il avoir une vision aussi fausse du métier d'écrivain ? S'il est quelqu'un, dans la société, dont le devoir, quitte à déranger, est de s'exprimer en toute liberté, c'est précisément l'écrivain ! Bravo à Marie NDiaye pour avoir pleinement saisi ce droit !"
L'Académie Goncourt, affirme de son côté Robert Sabatier, restera toujours le lieu de la parole libre.
Et cela rassure Atiq Rahimi, d'origine afghane, qui, quelques jours après l'obtention du prix Goncourt 2008, s'était prononcé, avec succès, contre l'expulsion de réfugiés afghans dans un charter anglo-français. "Si la conception d'Eric Raoult prévalait, il me faudrait trouver un autre pays d'asile ! "Devoir de réserve" ? Voltaire pleure en entendant ce mot. Et Diderot. Et Rabelais. Zola hurle, désespéré. Comme Sartre, Camus, Duras. Hugo, lui, demande l'asile politique quelque part... Mais que se passe-t-il en France où un élu se permet de remettre en cause le choix d'un jury littéraire ? Où l'on répand l'idée que l'écrivain devrait s'autocensurer ? Que l'Etat, la nation, la patrie doivent prévaloir sur tout ? Et où l'identité nationale s'impose comme le grand débat du moment ? De nombreux signes convergent qui me semblent inquiétants."
"Eric Raoult aurait dû méditer cette phrase de Paul Valéry : "Chaque atome de silence est la chance d'un fruit mûr"", affirme Tahar Ben Jelloun, qui ajoute : "En observant un droit de réserve, les écrivains manqueraient à leur vocation, à leur devoir, qui est de s'occuper de ce qui ne les regarde pas ; le devoir, comme dit Balzac, de "fouiller la vie sociale... vu que le roman est l'histoire privée des nations". L'écrivain n'est ni un diplomate ni un militaire. C'est quelqu'un de solitaire qui bouleverse les repères et fait de la langue une forêt qui avance et... perturbe."
Annick Cojean
mercredi 4 novembre 2009
GOUVERNEMENT - Taxe pro : Raffarin ne s'est pas fait "sermonner"
NOUVELOBS | 04.11.2009 | 10:45
L'ex-Premier ministre estime ne pas avoir été "sermonné" par l'Elysée après sa fronde sur la réforme visant à supprimer la taxe professionnelle et dit "assumer ses convictions sereinement".
Jean-Pierre Raffarin a estimé mardi 3 novembre au soir ne pas avoir été "sermonné" par l'Elysée après sa fronde sur la réforme visant à supprimer la taxe professionnelle, en soulignant qu'il "assume" ses convictions.
"Ce n'est pas ma conception du dialogue au sommet de l'Etat. Personne ne peut sermonner personne, parce que chacun doit respecter chacun", a indiqué l'ancien Premier ministre sur son blog.
Lors d'une réunion à l'Elysée avec les dirigeants de l'UMP, Nicolas Sarkozy a reproché, selon le témoignage de plusieurs participants, à Jean-Pierre Raffarin d'avoir publié dimanche une tribune dans la presse afin d'annoncer qu'il ne voterait pas "en l'état" la réforme de la taxe professionnelle. Constat d'une divergence
"Ma lecture de cette réunion n'est pas celle d'un sermon, mais celle d'un constat, réciproque, d'une divergence quant à la décentralisation", a réagi l'ancien Premier ministre. "Le "bavard" qui a communiqué à la sortie de la réunion a le récit partial et partiel. J'assume mes convictions sereinement", souligne-t-il encore.
Dans sa tribune, co-signée par 23 autres sénateurs, inquiets au sujet des compensations pour les collectivités locales, Jean-Pierre Raffarin écrivait que l'actuelle proposition n'était "ni claire, ni juste, ni conforme à nos convictions d'élus enracinés". "Une chose est certaine : la démarche que vous avez eue, ce n'est pas formidable", lui a lancé Nicolas Sarkozy lors de la réunion à l'Elysée, en soulignant sa volonté d'aller jusqu'au bout de sa réforme, selon un haut responsable de la majorité.
"Ce n'est pas une tribune qui infléchira ma décision", a ajouté le président à l'adresse de Jean-Pierre Raffarin, présent en tant que premier vice-président du conseil national de l'UMP, selon plusieurs participants.
On peut se poser question sur la réaction du chef de l’état : ne pas écouter les avis, soit du parlement soit du Sénat est dictatorial.
A quoi sert de voter pour des élus ? en espérant que les sénateurs résisteront à la pression ...


