Résistance Inventerre

-:¦:- Information Non-Violence, Environnement TERRE -:¦:- "Le mot résister doit toujours se conjuguer au présent" Lucie Aubrac

samedi 26 juillet 2008

Pour cette semaine, le Président de l'UE tient sommet à Bordeaux

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L'UE et l'Afrique du Sud tenaient leur premier sommet, dans la capitale girondine, en présence des présidents français Nicolas Sarkozy, président en exercice du Conseil européen, sud-africain Thabo Mbeki et de la Commission européenne Jose Manuel Barroso le 25 juillet 2008 à Bordeaux

De sommets en sommets, organisés d'une semaine à l'autre, la France de Nicolas Sarkozy invite sans compter et avec faste le monde entier à venir dialoguer sous son patronage hautement médiatique afin de résoudre les crises : la Chine, la Colombie, l'Europe, la Méditerranée, aujourd'hui l'Afrique...demain qui ?

Elle invite également de façon moins diplomatique les français à gagner moins pour travailler plus, à se soigner moins bien, à accepter des petits boulots et des pensions peau de chagrin afin de maintenir le train de vie pharaonique de la Présidence et des ses multiples conseillers, des représentants des commisions de toute nature, des assemblées d'élus dans leurs palais nationaux , régionaux, départementaux, municipaux et  des hauts fonctionnaires qui régentent le tout ... ceci avec des caisses vides et une dette colossale léguée sans état d'âme aux générations à venir...

Les économies de l'Etat politique, depuis le sommet, chantier prioritaire... non ?

Werdna

Posté par werdna à 12:30 - Train de vie de l'Etat - Rétroliens [0] - Permalien [#]

CHINE - Des missiles sol-air qui intriguent près du stade olympique de Pékin

Actualités Chine le 24/7/2008 à 14h13  par AFP

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"C'est quoi ça?". Surprise et intriguée, Mme Ji Xiu désigne les missiles déployés non loin du Stade olympique de Pékin, tout près d'une station de bus.

Cette retraitée de 55 ans est venue de l'autre bout de la ville. Accompagnée de son mari, elle a profité de la nouvelle ligne de bus, la 6, "ouverte 24 heures sur 24", pour se promener dans le quartier olympique de Pékin.

"Ici je ne connais pas trop, mais j'avais déjà vu le +Nid d'oiseau+ et le "Cube d'eau+", explique-t-elle, désignant le Stade olympique et le Centre aquatique par leurs surnoms, un km plus loin.

Ici, les passants ne manquent pas de s'arrêter pour se faire prendre en photo, avec en fond les batteries de missiles sol-air et les radars, dont une partie sont dissimulés sous des filets de camouflage.

L'une des rares occasions aussi pour les journalistes étrangers de venir filmer ou photographier du matériel militaire chinois sans être inquiétés.

Xue Honglei, un étudiant de 22 ans, venu de la province centrale du Henan avec sa copine pour découvrir le "Nid d'oiseau" et le "Cube d'eau", juge ce déploiement "indispensable".

"C'est pour éviter les attaques terroristes", dit-il après avoir pris une photo souvenir. "C'est une condition pour que les jeux Olympiques soient réussis, car +la forêt est grande, il y a toute sorte d'oiseaux+: S'il y a des gens bons, il y a en a aussi de mauvais", poursuit-il.
Selon l'étudiant, "dans les autres pays c'est pareil".

Derrière les grillages, des soldats ont les yeux rivés à d'énormes jumelles fixées sur des supports.

"Zone administrative militaire, Interdit d'entrer", préviennent des panneaux. A l'entrée principale, un autre recommande, aux éventuels téméraires, de "ne pas déranger les gardes".

Ils sont deux, immobiles et impassibles, à se regarder en chien de faïence, l'un porte une arme équipée d'une baïonnette. A l'intérieur, une autre recommandation: "Défense absolue d'allumer du feu".

Seuls les parasols multicolores qui, aux quatre coins du terrain, protègent les soldats de garde du soleil de plomb donnent un air de vacances à ce paysage de guerre.

Sur les préfabriqués où logent les militaires ont été mis deux slogans des JO: "Construire un nouveau Pékin, participer à de nouveaux jeux Olympiques".

Les autorités reconnaissent que ce genre de dispositif peut choquer.

"Quand ces installations de défense anti-aérienne ont commencé à apparaître à Pékin, les Pékinois ont été très étonnés, mais nous pensons que c'est indispensable et en plus c'est une pratique habituelle des jeux Olympiques", a assuré Liu Shaowu, directeur de la sécurité des jeux Olympiques.

Les autorités chinoises ne cessent de mettre en garde contre une menace terroriste, provenant notamment des groupes islamistes du Xinjiang.

Selon M. Liu, 110.000 personnes participent aux opérations de sécurité pour les jeux Olympiques.

Posté par Kozett à 12:19 - International - Diplomatie - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Tibet : Pékin gèle les investissements français

Marianne - Samedi 26 Juillet 2008 - Régis Soubrouillard

Très irrité par la politique chinoise de la France, Pékin a annoncé le gel des investissements français dans la capitale pour au moins trois mois. Une décision qui dit l'état des relations franco-chinoises et invalide la stratégie diplomatique du président français.

D'après le quotidien Les Echos, qui cite une note interne distribuée aux services administratifs de la capitale chinoise, Pékin aurait ordonné « une suspension d'au moins 3 mois de l'approbation des nouveaux investissements français dans la ville ».

La France balayée hors de Chine
La rumeur courait déjà dans les milieux diplomatiques : dès les Jeux terminés, la France serait «balayée» hors de Chine.
Si on peut y voir une part d'intox du côté de Pékin, il n'en reste pas moins que la tension est à son comble.
Par ailleurs, cette annonce ne vient pas conforter la stratégie diplomatique du président Sarkozy, affichant ici un discours de fermeté pour apparaître beaucoup moins téméraire lors de ses rencontres avec le président chinois Hu Jintao, n'hésitant pas à envoyer des émissaires pour arrondir les angles ou rattraper ses emportements.

Diplomatie à courte vue
Une diplomatie à trop courte vue pour gagner le respect des dirigeants chinois. Déjà lors du sommet du G8 au Japon, les relations entre Sarkozy et Hu Jintao avaient été décrites comme glaciales.
Et les derniers efforts de Nicolas Sarkozy pour apaiser les esprits n'auront pas suffi. Pékin n'a toujours pas digéré l'accueil que les parisiens ont réservé à la flamme olympique ni ses commentaires sur la crise tibétaine et encore moins l'annonce de la rencontre de Nicolas Sarkozy avec le Dalaï-Lama lors de sa venue en France.

Un nouvel ambassadeur conservateur à Paris 
L'ambassadeur de Chine en France avait d'ailleurs dès le 8 juillet menacé Paris de conséquences graves si le président français venait à rencontrer le Dalaï Lama au cours de l'été. Le Figaro évoquait notamment des contrats portant sur la vente de 56 rames de TGV et de plus d'une centaine d'Airbus. Le nouvel ambassadeur de Chine en France, Kong Quan, en poste depuis mars 2008, que l'on dit conservateur et qui jouerait un rôle très négatif pour ce qui concerne l'image de la France à Pékin, a été immédiatement convoqué au quai d'Orsay. Bernard Kouchner lui aurait alors « indiqué que la France déterminait son attitude en toute indépendance et en rejetant les pressions d'où qu'elles viennent ».

Les investisseurs français très pessimistes
Si pour certains observateurs, ces menaces sont d'abord le signe d'une certaine fébrilité des autorités de Pékin face à une « fête » qui s'annonce déjà gâchée, l'annonce de ce gel de nouveaux investissements pourrait annoncer une politique de représailles encore plus ferme. La réconciliation n'est pas pour demain et les investisseurs Lesechos.fr cite un cadre français « On pourrait très vite se retrouver dans une situation très paralysante ».
Pour le moment, le ministère des affaires étrangères Français n'a pas réagi à ces informations.

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Vent de révolte - Parc national des Pyrénées : La crainte de l'interdit

Sud-Ouest 25 Juillet 2008

HAUT OSSAU. -- Après Bielle, trois autres communes du haut Ossau, dont Laruns, font part de leur opposition au projet de nouveau décret du Parc national des Pyrénées

La rébellion s'organise dans la haute vallée d'Ossau, à deux jours de la clôture de l'enquête publique concernant le nouveau décret du Parc national des Pyrénées (1).


Deux Conseils municipaux - Bielle et Gère-Bélesten - ont déjà pris des délibérations pour dire « non » au décret et « non » à leur entrée dans la nouvelle « aire optimale d'adhésion » qui remplace la zone périphérique actuelle. Le 31 juillet, ce sera au tour de la commune de Bilhères-en-Ossau de se prononcer et le 1er août, la commune de Laruns.

Le maire de cette dernière, Robert Casadebaig, ne fait pas mystère du résultat : sa majorité votera également deux fois non. « L'État, l'Europe sont en train de mettre en place un principe de généralisation d'interdits sur la gestion de nos territoires. C'est la confiscation des compétences de réglementation de l'élu, de gestion de ses biens », a-t-il déclaré hier aux côtés de trois de ses conseillers, mais aussi le maire de Gère-Bélesten, Michel Maisonnave, et le premier adjoint de Bilhères-en-Ossau, Pierre Le Gallou.

206 000 hectares régis. 

Le nouveau décret modifiera l'actuelle « zone centrale » quasiment dépourvue d'habitation en « cœur ». Son périmètre de 45 707 hectares reste inchangé, mais les élus craignent « une sanctuarisation » renforcée avec un pouvoir de police accru du directeur de l'établissement public.

Cependant, les inquiétudes portent essentiellement sur la future « aire optimale d'adhésion », régie par une charte signée en 2011 pour une durée minimum de quinze ans.

Les communes volontaires devront accepter le contrôle du Parc national sur certains de ses aménagements, elles devront s'engager à réglementer l'accès des pistes, interdire ou réserver une place restreinte aux panneaux publicitaires sur leur territoire.

Bref, un certain nombre de contraintes sur les 206 000 hectares du Parc national « inacceptables » pour les élus. Ils éprouvent un sentiment « d'injustice et d'autoritarisme. On ne veut pas qu'on vienne chez nous nous dire ce qu'il faut faire ». Ils n'adhéreront donc pas à la charte et ne seront pas soumis aux règles de « l'aire d'adhésion ».


En revanche, Laruns ne pourra pas « récupérer » les 8 000 ha qui lui appartiennent dans le « cœur ». « C'est une confiscation de notre territoire, c'est du vol », s'insurge le premier adjoint de Laruns, Pierre Mounaut.

Tous sont d'autant plus en colère qu'ils font un bilan écologique catastrophique du Parc national. « En quarante ans, que constate-t-on ? L'isard est malade, il n'y a plus d'ours, ni de coqs de bruyère. À Bious-Artigues, on ne peut plus manger, dormir ou faire ses besoins. Le Parc a bien failli à sa mission », conclut le maire de Laruns.


(1) L'enquête publique a démarré le 23 juin 2008 dans les 86 communes du Parc national des Pyrénées (Pyrénées-Atlantiques et Hautes-Pyrénées) et sera close demain soir. Plusieurs élus ont critiqué la période estivale choisie.

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Nexter: 3 syndicats acceptent une réduction des RTT pour "sauver les meubles"

25/07/2008-[18:22] – AFP - France-infos

Trois syndicats majoritaires de Nexter (ex-Giat) ont accepté de signer un accord prévoyant d’allonger la durée du temps de travail à 218 jours par an, contre 205 actuellement pour les cadres et 201 pour les autres salariés, afin de "sauver les meubles", ont-ils annoncé vendredi.

La CFDT, la CFTC et la CFE-CGC, qui représentent au total près de 57% des voix, "acceptent, pour éviter le pire, les dernières propositions de la direction et signent l’accord sur le temps de travail" qui prévoit notamment une forte réduction des jours non travaillés de RTT, précise un communiqué intersyndical. La CGT a refusé de son côté de signer, et FO sonde ses adhérents pour donner sa réponse dans les jours prochains, précise le communiqué. Selon la direction, FO pourrait se prononcer lundi. La direction du groupe a proposé d’allonger à partir du 1er septembre la durée du temps de travail à 218 jours par an, contre 205 actuellement pour les cadres et 201 pour les autres salariés. En contrepartie, les cadres bénéficieront d’une augmentation salariale de 6,34% du salaire brut, et les non-cadres une augmentation de 3,55%. Les salariés conservent 10 jours de RTT, contre 23 jours auparavant pour les cadres, et 27 jours pour les autres.

L’accord vise "à accroître la compétitivité de l’entreprise, et notamment sur ses marché internationaux", a expliqué Jean-Christophe Benedetti, Directeur des ressources humaines de Nexter. L’organisation du groupe en filiales spécialisées par métiers depuis le 1er décembre 2006 (Nexter Systems, Nexter Munitions, Nexter Mechanics et Nexter Electronics) a conduit à une renégociation depuis octobre de tous les accords d’entreprises, notamment sur le temps de travail. Mercredi la direction avait soumis son projet à l’avis des élus du comité central d’entreprise (CCE).

C'est légal ! il faut travailler plus...

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Réforme des 35H: parlementaires PS, PCF, Verts saisissent le Conseil constitutionnel

PARIS (AFP) - 25/07/2008 – Tv5 Infos

Les députés et sénateurs socialistes, communistes et Verts ont annoncé vendredi avoir déposé un recours devant le Conseil constitutionnel contre la loi sur la démocratie sociale et le temps de travail, dont un volet a trait aux 35 heures.

Le Parlement a définitivement adopté mercredi le projet de loi sur la rénovation de la démocratie sociale, dont le volet réforme du temps de travail vise à tourner la page des 35 heures.

"Cette loi est dangereuse parce qu'elle fait disparaître des règles collectives de référence en matière de droit du travail" et "parce qu'elle fait des droits sociaux un enjeu de concurrence entre les salariés au détriment de leur sécurité et de leur santé", affirme un communiqué co-signé par les parlementaires de gauche.

Selon le communiqué, "l'extension des forfaits à la plupart des salariés va les conduire à faire des heures supplémentaires sans être rémunérés, à réduire leurs jours de repos". "Les règles qui garantissent la protection de la santé et de la sécurité des salariés doivent être fixées par la loi, et pas définies par les seuls accords d'entreprise", souligne le communiqué.

"Cette atomisation des règles du droit du travail en matière de santé et de sécurité des salariés porte atteinte à la conception sociale de notre République pourtant reconnue par la Constitution", arguent ces parlementaires.

Par ailleurs, "l'article 3 du texte exclut des effectifs des entreprises tous les salariés mis à disposition pour une durée de moins d'un an", rappelle le communiqué. "En procédant à des rotations régulières de ces salariés", les "entreprises pourront baisser fictivement leurs effectifs et se soustraire à de nombreuses obligations comme la présence de délégué du personnel ou de comité d'entreprise" ou "la négociation annuelle sur les salaires".

Les parlementaires rappellent que ces salariés "appartiennent à la même communauté de travail" que ceux "liés directement par un contrat de travail à l'entreprise" et "les exclure méconnaît le principe constitutionnel de participation des salariés à la gestion de leur entreprise".

Par ailleurs, "l'article 19 du texte supprime le repos compensateur obligatoire fixé par la loi" et "renvoie à la négociation collective la définition d'une éventuelle contrepartie obligatoire en repos pour toutes les heures supplémentaires effectuées au-delà du contingent d'heures supplémentaires lui-même fixé entreprise par entreprise", souligne le communiqué.

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Pour les élus de Lorraine, la nouvelle carte militaire est un "drame"

LE MONDE | 25.07.08 | 14h51

Amputée de près 8 500 emplois militaires et civils de la défense, la Lorraine est la région la plus durement frappée par la réorganisation. Un "drame" qui pour Jean-Marc Todeschini, sénateur (PS) de Moselle, réactive les souvenirs de la fin de la sidérurgie. "A cette différence près que pour la sidérurgie, les préretraites ont permis de maintenir les gens sur place, de faire fonctionner l'économie. Là, ce sont des pertes sèches", dit l'élu en colère. La nomination prochaine d'un grand préfet chargé de mettre en oeuvre des investissements structurants ne calme pas les inquiétudes.

C'est le département de la Moselle qui paye le plus lourd tribut. Metz est surprise par la fermeture de la base aérienne de Frescaty, 2 500 personnes. "On ne s'y attendait pas, c'est énorme, confie Richard Lioger (PS), premier adjoint au maire. Je suis atterré. mais il est vrai que nos collègues de la majorité ne nous ont pas aidés..."

Pour certains, c'est une catastrophe. "Je suis écoeuré. Le procédé est lamentable. 2 500 personnes qui s'en vont de Bitche, c'est la moitié de la population qui part. Comment se relever..."

Quelques heures après l'annonce de la dissolution du 57e régiment d'artillerie, Gérard Humbert, maire de Bitche, 5 700 habitants, est accablé. "On espérait un sursis jusqu'en 2011-2012, le temps de se retourner. On espérait un régiment allemand en remplacement. Et voilà qu'on nous dit que ça ferme en 2009 !"

Difficile de gommer des siècles de présence militaire sur ce bout de Lorraine malmenée par l'histoire. La ville qui résista vaillamment pendant 300 jours au siège des troupes allemandes pendant la guerre de 1870 a reçu pour sa bravoure la Légion d'honneur.

UNION SACRÉE

Les 1 257 militaires du 57e RA de Bitche partis, il restera des bâtiments vides et des friches. Le camp militaire couvre 3 600 hectares. Les promesses de compensation, Gérard Humbert n'y croit guère. "Quand le 4e Cuir est parti il y a dix ans, on nous a fait des promesses. Il y a eu des réunions, des commissions, et pour finir le site a été dépollué et la ville l'a racheté pour 500 000 euros." Il parle d'une "vaste fumisterie".

A Dieuze, le maire Fernand Lormant perd le 13e régiment de dragons parachutistes, mais préserve - presque - l'équilibre, numérique. La ville devrait accueillir une école militaire forte de 1 000 à 1 200 élèves et 400 enseignants et leurs familles.

Sans doute, la menace de démission de 71 maires et élus du Saulnois a-t-elle pesé. Le 7 mai, avec 145 élus, M. Lormant avait monté une "opération commando". "C'est pas trop mal, mais ça ne vaut pas le 13", soupire-t-il aujourd'hui. Le maire a le coeur gros de voir partir "le plus beau, le plus prestigieux régiment français. Je ne sais pas si dans le Sud-Ouest où il va, ils ont conscience d'accueillir l'élite du renseignement".

A Commercy c'est toutes tendances confondues que les élus ont bataillé derrière le maire socialiste pour sauver le 8e régiment d'artillerie. Ca n'a pas suffi. Le régiment qui a permis la victoire de Napoléon à Austerlitz disparaîtra en 2011. Bernard Muller, le maire, s'y attendait. "On le savait puisque c'est un régiment d'artillerie."

Officiellement, il n'a aucune information sur une compensation au départ de 900 emplois. "Il y a bien des rumeurs qui parlent d'une unité allemande, Gérard Longuet s'est beaucoup avancé là-dessus. Mais moi je n'ai pas d'information."

Le 24 juillet, Jean-Pierre Masseret, le président de la région, a appelé à l'union sacrée pour discuter des compensations avec l'Etat et son représentant. M. Masseret veut voir avancer certains grands dossiers, pour en finir avec les mauvais coups qui frappent la Lorraine.

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Le prix des fruits et légumes explose : pourquoi la pêche est si chère ?

Dossier réalisé par Maxime Goldbaum | 25.07.2008 Le Parisien

Même si c’est la saison, le prix des pêches reste fou. Hier, on pouvait les acheter jusqu’à 7,95 € le kilo. Pour comprendre cette dérive, notre journal a suivi la filière du fruit en Languedoc-Roussillon et en Provence-Alpes-Côte d’Azur, du verger à votre assiette. Edifiant.

JUTEUSE, sucrée, parfumée… elle fait partie des plaisirs de l’été, au même titre que la baignade, le soleil et le farniente. Pourtant, croquer une pêche devient pour certains un instant rare. La faute aux prix pratiqués : sur certains marchés typiques du Sud, ou dans les beaux quartiers parisiens, la pêche s’affiche sans complexe à 6 €, voire 7 € le kilo ! A Antibes (Alpes-Maritimes), la semaine dernière, elle se négociait chez certains commerçants à 7,95 € le kilo ! Moins chère dans les supermarchés, elle reste onéreuse par rapport à d’autres fruits moins goûteux en cette saison.

 

Ou carrément plus exotiques : il est désormais parfois plus intéressant d’acheter un ananas venu des Tropiques qu’un kilo de pêches cueillies à quelques kilomètres de là !

Du coup, la pêche n’échappe pas au sort globalement réservé aux fruits et légumes : une étude du Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Credoc) publiée en 2007 montrait que 25,6 % des personnes interrogées déclaraient ne pas acheter de fruits parce qu’ils sont trop chers. Une situation d’autant plus surprenante que la France est le troisième producteur au monde de ce fruit méditerranéen. D’ailleurs, les consommateurs comprennent d’autant moins que les producteurs manifestent souvent de manière spectaculaire pour protester contre les prix dérisoires auxquels ils vendent leurs fruits.

La cueillette : Des saisonniers payés le smic
Payés au smic, les saisonniers pèsent dans près de la moitié du chiffre d’affaires. La cueillette clôt un travail qui commence dès l’hiver. Il faut d’abord planter, tailler, traiter, arroser. Et protéger les pêchers contre le gel. Une fois récoltées, les pêches sont triées et déposées en plateau, avant d’être transportées en tracteur vers l’entrepôt où elles seront conditionnées, calibrées et emballées.

Le Conditionnement :  Emballé, c’est pesé

Les pêches sont ensuite nettoyées et de nouveau triées, celles qui avaient échappé à un premier examen ne finiront même pas en compote. A bonne cadence, les employés déposent les fruits sur une machine qui serpente dans l’entrepôt : la calibreuse. En fonction de leur poids et de leur taille, les pêches tombent dans des réceptacles. Les fruits sont ensuite disposés dans les plateaux, remballés puis étiquetés. Les palettes en bois (4 €) et le plastique des alvéoles (0,56 € les mille) servant à protéger les pêches coûtent de plus en plus cher. Denrées hautement périssables, les pêches ne peuvent être stockées plus de dix jours. Dans la majorité des cas, elles sont expédiées le jour même.

Ces intermédiaires qui font les prix :

Le lendemain : sur le marché de gros où se rencontrent acheteurs et vendeurs et qui a le double rôle de lieu d’approvisionnement et de formation du prix.

Le travail de l’intermédiaires consiste à « valoriser la marchandise ». Concrètement, il groupe, conditionne, transporte et répartit les produits en prenant une marge variant de 15 à 20 %.

Mais son métier se trouve partiellement dépouillé de ses prérogatives. Les producteurs, pour la plupart regroupés en association ou en coopérative, accomplissent désormais de plus en plus toutes ces tâches ». Les fruits achetés aux producteurs entre 1,30 € et 1,50 €/kg sont répartis ensuite entre les magasins de détail, où le grossiste les vend actuellement à 2,49 €/kg. Environ 1 €/kg sera consacré aux frais de logistique, de gestion, d’exploitation magasin, de TVA (5,5 %) et de marge.

Le Détaillant :  Qualité et conseils, ça se paiePartager 

Commerce de proximité par excellence, et contrairement aux grandes surfaces où l’acheteur est livré à lui-même, le détaillant connaît parfaitement les produits qu’il propose et apporte un véritable service au client.

Les pêches sont vendues 3,60 €/kg, un écart de prix conséquent. Dans la région productrice, on trouve également de nombreux détaillants au bord des routes. Des pêches du Gard sont vendues 2,90 €/kg, sa clientèle est composée d’habitués ou de touristes de passage. L’un d’eux repart avec un plateau de 5 kg, payé 8 €. Les clients n’ont pas été effrayés par le récent rapport de la Répression des fraudes mettant en garde contre certains des abus dans ces étals de bord de route.

La Grande distribution : une lourde logistique

Autre échelle, autres enjeux. Ecopêche compte aujourd’hui les dix-neuf plus grosses entreprises de pêches et nectarines en France, dont le potentiel de production est estimé à 140 000 t pour l’année 2008, soit près de 40 % de l’offre française. Sept plates-formes réparties dans toute la France, travaillant chacune avec un transporteur, sont chargées de réceptionner les palettes et d’alimenter les enseignes. Concernant la marge des distributeurs, sujet sensible, il faut retrancher les frais de personnel, la perte ou la casse des fruits, et les frais divers. Au final, le bénéfice net avoisinerait les 2 % ( ?).

La pêche, un des fruits de la croissance ?

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La santé des étudiants : une négligence coupable

Christophe Clergeau, conseiller régional des Pays de la Loire – 25/07/08

La santé des étudiants n'a jamais intéressé les responsables politiques. Depuis la loi du 23 septembre 1948, étendant aux étudiants le régime de Sécurité sociale, rien de notable n'a eu lieu, exceptée l'organisation de la médecine préventive universitaire, en 1988. Pour faire le point, la LMDE a dévoilé sa deuxième grande enquête sur la santé des étudiants à l’occasion de son Congrès tenu du 12 au 14 juin à Grenoble... Le bilan est toujours aussi sombre.

Faute d’argent, 15 % des étudiants renoncent à un soin optique ou dentaire et 23% n’ont pas de complémentaire. Dans l’année, seuls 42,5 % se sont rendus chez un dentiste, et à peine une étudiante sur deux chez un gynécologue. Du côté du moral, ce n’est pas mieux : 45,4% des étudiants considèrent la société comme répressive et 65% que la société ne permet pas aux jeunes de réussir, tandis que 57,1% des étudiantes pensent qu’il n’y a pas d’égalité entre les sexes…

Rappelez-vous : en décembre 2006, Laurent Wauquiez, alors député UMP de Haute-Loire, établissait un état des lieux de la santé et de la protection sociale des étudiants. Il soulignait des "dégradations inquiétantes" et une "santé des étudiants négligée", en proposant par exemple la création d’un chèque santé de 100 Euros, permettant aux étudiants d'acquérir une mutuelle. Laurent Wauquiez défendait la création, dans chaque pôle universitaire, d'une "maison de la santé étudiante" regroupant en un seul lieu des spécialités médicales, une aide psychologique et des antennes de services sociaux. Il proposait aussi d'instituer un droit à un "paquet santé" au cours des deux premières années d'études, dont un check-up santé complet.

Devenu secrétaire d'Etat il y a un an, et membre du Sarko-G7, il n’a pas manqué de remiser ses idées au placard, comme a pu le faire Luc Chatel au sujet du recours collectif. La situation n’est donc pas en bonne voie pour s’améliorer. Car le cercle vicieux est toujours le même à droite : on fait mine de s'intéresser aux problèmes des jeunes pour s'assurer leurs voix en période électorale, puis on oublie aussi vite d'agir pour leur bien sitôt qu'on est installé au pouvoir. Un cynisme sans pareil, comme si la santé était un slogan comme un autre.

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Itinéraire d’un ordinateur gâté

Bimestriel Toogezer pour le développement durable – mars-Avril 2008 –

Prince de « l’économie dématérialisée », l’ordinateur ne se doute pas qu’il sera baladé clandestinement en container jusqu’en Inde ou en Chine. Dépecé pour ses métaux précieux, il intoxique des milliers de travailleurs, tout en polluant l’eau de leurs villes. Destinée.

Certes, ses parents ont tout fait pour le rendre intelligent,mais sa naissance s’annonçait déjà sous un mauvais présage. Pour des puces de haute qualité, les industries minières sont venues porter à  l’ordinateur quelques grammes d’or ou d’iridium : surhumain, il le vaut bien. Mais, à peine « éclos », un « 17 pouces » a déjà consommé 240 kg de pétrole, 22 kg de produits chimiques et 1 500 litres d’eau. Pas très miniature…

Gâté dès ses débuts,l’ordinateur mène donc une vie intellectuellement riche, tout en consommant  beaucoup d’électricité. Obsolète au bout de trois ans,il part s’amonceler comme « déchet électronique ». S’il a de la chance,un spécialiste de la récup’informatique va le remettre en état, ou il sera  émantelé par une efficace filière européenne de déchets. Mais alors que chacun de nous produit 16 kg par an de ce type de déchets, l’objectif européen est fixé à 4 kg. Que deviennent les 12 kg par  habitant et par an restants ?

Cadeau empoisonné

Depuis 1992, la convention de Bâle, un traité international,interdit l’export de déchets dangereux des pays « développés » vers les pays « en développement ». Mais, par voie pseudolégale ou mafieuse, les déchets s’évadent en bateau par conteneurs entiers. Certains organismes débarrassent les  entreprises de leurs parcs informatiques, tout en faisant la charité vers l’Afrique. Les ordinateurs inutilisables aboutissent alors dans les décharges sauvages de Lagos au Nigeria, plaque-tournante du trafic.

Des « éco-industries » comme Véolia peuvent aussi créer une joint-venture pour exporter des puces « légalement ».Dans la majorité des cas,elles confieront les ordinateurs HS à des intermédiaires chinois qui les expédieront du Havre ou de Marseille. Destination la Chine, notamment Guiyu,la plus grande  décharge du monde, ou l’Inde : à Delhi, 25 000 travailleurs traitent 5 000 tonnes de déchets par an.  En manque d’espace,le Japon exporte chez ses voisins depuis les années 1980. Aux États-Unis, d’après l’ONG Basel Action Network, 80 % des déchets électroniques collectés sont exportés. Et d’après l’ONU,les volumes actuels de déchets devraient tripler d’ici 2010 !

Le scandale des décharges asiatiques

Sur les monceaux de carcasses d’ordinateurs,les gens travaillent pour moins de 3 dollars par jour, sans aucune protection. Les enfants récupèrent à mains nues les composants des circuits imprimés,tandis que les adultes les passent au chalumeau ou à l’acide pour en extraire les métaux précieux : or, nickel, etc. Les matériaux seront revendus à l’industrie électronique locale. Mais les travailleurs s’exposent ainsi aux vapeurs toxiques des fumées,liées aux PVC, aux retardateurs de flamme, etc. De plus, les produits toxiques comme le mercure,le plomb, l’arsenic ou le cadmium percolent dans le sol et rendent l’eau insalubre. Ils intoxiquent les animaux, ainsi que toute la population, via la boisson et l’alimentation. Pour la santé, les conséquences sont dramatiques : maladies neurologiques, cancers, perturbations de la reproduction…. « Si les autorités s’opposent au suivi de la population, des simulations indiquent que les enfants seraient exposés à des doses journalières 25 fois plus grandes que le seuil « adultes ».

En Inde,le sang et le lait maternel des femmes des décharges contiennent des taux de dioxines trop élevés »,révèle Yannick Vicaire, chargé de la campagne Toxiques chez Greenpeace- France. Utiles économiquement et liées à la « survie » de plusieurs milliers de personnes, ces décharges clandestines sont tolérées. Prince éthéré, l’ordinateur « bugge » pour de bon en se muant en infâme cocktail toxique. De quoi faire réfléchir ses pionniers à l’éco-concevoir un peu mieux et les consommateurs, à offrir plusieurs vies à leurs ordis.

Pour choisir des ordinateurs plus recyclables et moins toxiques : Guide hi-tech de Greenpeace, téléchargeable sur internet.

Posté par werdna à 00:04 - Ecologie et Environnement - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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