mercredi 31 décembre 2008
Témoignage - « Il me reste 3 € par jour pour manger »
Actualités MAVILLE Nantes mercredi 31 décembre 2008
Nathalie, 43 ans, a élevé seule son fils. Il ne trouve pas d'emploi et elle se désespère d'avoir perdu son travail d'ambulancière par causes d'accidents.
L'accident du travail, les complications médicales, l'angoisse de l'inactivité... Une Rezéenne clame son désespoir.
« Puisque je n'ai plus rien, je vais faire une grève de la faim. Peut-être qu'il y en a qui me viendront en aide. Je ne sais pas... Et j'irai devant la mairie de Rezé. Parce qu'ils me laissent tomber. Ces six derniers mois, ils me donnaient 90 € de bons alimentaires. De quoi faire quelques courses. Et là, ils m'écrivent pour me dire que je n'y ai plus droit. Je m'enfonce un peu plus, tout le monde s'en fout (Nathalie réprime ses larmes).
Une fois payées toutes mes charges, il me reste dans les trois € par jour pour manger. Le Mac Do, le Flunch, tout ça c'est fini. Je ne faisais pas de folies. Mais avec mon salaire de 1 200 € à 1 300 € net, je m'en sortais très bien. Je vivais décemment. Je mangeais de la viande tous les jours. Maintenant, on me propose un panier de légumes par semaine. Mais je n'en peux plus des carottes, des poireaux et des choux ! Pourtant, je vous assure, je connais mille et une façons de les accommoder.
« J'étais ambulancière dans une grosse société du sud Loire depuis 2001. C'est un métier que j'aimais. Où ça bosse : 45 heures, c'est une petite semaine. Mais j'y allais toujours de bon coeur. Toujours là pour remplacer à la dernière minute ! La conduite, ça a toujours été mon truc. J'ai passé le permis poids lourds à l'armée, conduit des bus, travaillé comme agent de service en hôpital. Comme aide ménagère aussi, mais je n'en garde pas un bon souvenir et il y avait des fins de mois difficiles. J'ai eu un passage à vide, touché le RMI... Le diplôme d'ambulancier a été un nouveau départ.
« Mais le premier accroc, ça a été une mauvaise chute au boulot, en nettoyant mon véhicule. Je me suis démolie l'épaule. Une douleur s'est installée, elle ne m'a plus quittée. L'algodystrophie, ça s'appelle. Je prends des médicaments.... Enfin, ce qui me soigne le mieux, c'est le travail. J'arrivais à gérer la douleur. C'est l'accident de mai 2006 qui a fait une croix sur mon boulot d'ambulancière. Une voiture m'est rentrée dedans. J'y ai laissé un genou. Je boite. Et surtout, je ne peux plus porter quelqu'un. C'est cuit. Pour les assurances, comme je peux m'accroupir à moitié, je ne suis pas handicapée. Dans l'histoire, tout le monde essaye de minimiser mais moi, je sais qu'il y a des choses que je ne pourrai plus faire, alors j'ai pris un avocat. On m'a proposé 1 200 € d'indemnités en tout et pour tout. Je les ai refusées.
« Je n'en peux plus (la voix s'étrangle). J'ai le sentiment que tout ce que j'ai fait de bon, c'est fini. Si je n'avais pas mon fils pour me tenir, je crois que je ne serais plus là aujourd'hui... Je n'attends pas énormément. Que l'un de nous deux, lui ou moi, trouve du travail, ça me suffirait. Il a un BEP d'hôtellerie, mention sommelier. Pas moyen de trouver un emploi stable, on lui dit : vous avez trop d'expérience ou pas assez. Il a fait son école au lycée Nicolas-Appert, avec des stages dans de grands hôtels. Il a travaillé chez un caviste de Talensac. Il ne veut pas quitter Nantes, à cause de moi et par amour du FC Nantes. Je l'ai élevée seule. On s'en est bien sortis jusqu'à présent. Il a 21 ans maintenant. Je viens de comprendre que ça limite les aides. J'ai fait une demande de HLM, en rez-de-chaussée pour épargner mon genou. Je ne suis pas prioritaire parce que, toute seule avec mon fils, je ne suis pas une famille, m'a-t-on dit. »
Propos recueillis par Sylvie HROVATIN. Ouest-France
Les autres titres
2008 : le bilan ?

Bonne année !
François Régis Hutin – Directeur Général de Ouest-France
Oui, bonne année quand même... Malgré la crise financière qui se mue en crise économique avant de devenir une crise sociale ; malgré la paix malmenée un peu partout à travers le monde.
Malgré tout cela, songeons aux petits bonheurs qui sont les nôtres et souhaitons-nous de les garder, et même de les faire grandir au cours de cette année 2009.
Bonheur de la santé pour ceux qui ont la chance de pouvoir la maintenir ou la retrouver ; bonheur de la famille pour ceux qui ont des conjoints, des enfants ou des petits-enfants heureux ; bonheur de l'amitié pour ceux qui peuvent fraterniser en poursuivant des objectifs communs ; bonheur du silence et du recueillement, de la réflexion et de la recherche de l'essentiel ; bonheur de l'espoir pour le malade ou le solitaire trop abandonné. Bonne année donc et bonne chance en tout cela.
Mais que nos soucis ou nos bonheurs personnels ne nous enferment pas sur nous-mêmes dans un individualisme stérilisant. C'est ce que nous souhaitons, car le bonheur c'est aussi l'autre, les autres dont on porte les difficultés dans une solidarité qui renforce à la fois celui qui la reçoit et celui qui l'offre. C'est cette solidarité généreuse que de nombreuses personnes ont mise en pratique par leurs dons et leurs dévouement, et cela en pleine crise économique, qui l'eût crû ? Cela aussi est un vrai grand bonheur.
Deux mots d'espérance
On le voit, cette solidarité permet un authentique développement et, en même temps, prouve qu'il est possible de changer les choses, au moins un peu quelque part. Ainsi sont redonnés espoir à chacun, à chaque homme, et confiance en ses ressources de coeur et d'intelligence. C'est en cela que nous pouvons dire et redire ces deux mots d'espérance : bonne année !
Le billet d’humour de Robert Solé - Repentir téléphonique
LE MONDE | 27.12.08
S'élevant contre une pratique qui se développe en Egypte, le patriarche copte a interdit aux fidèles de se confesser par téléphone. Les communications ne risquent-elles pas d'être écoutées par les services de sécurité de l'Etat ? Or, l'aveu des péchés doit rester une affaire privée, et le prêtre est tenu d'en garder le secret.
La confession par téléphone est pourtant très pratique. On l'imagine aisément en France, fille aînée de l'Eglise. "Attention, dirait une voix séraphique, cette communication vous sera facturée 0,25 euro le péché."
Il suffirait ensuite de suivre les indications. "Pour un péché véniel, tapez 1. Pour un péché mortel, tapez 2. Si vous hésitez, tapez 3, un prêtre-opérateur va vous répondre."
La touche dièse, appuyée avec force, témoignerait d'un repentir sincère. Et la touche étoile, fréquemment proposée, rappellerait que la clémence vient du Ciel.
Pas question de donner le bon Dieu sans confession à un quelconque abonné. Mais une contrition sincère garantirait l'absolution. Pour tous les forfaits commis, petits ou grands, l'Eglise proposerait un forfait.
Pour en finir avec le délit d’outrage
Pour en finir avec le délit d’outrage
CODEDO (COllectif pour une DEpénalisation du Délit d'Outrage)
La pétition demandant la dépénalisation du délit d'outrage et l’abrogation du délit d’offense au président de la République est en ligne sur le site de la Ligue des droits de l'homme. Elle sera remise à l’Elysée, à la Chancellerie et au ministère de l'Intérieur le 23 février 2009.
Pétition : déjà 5.000 signatures
Des bugs passagers sur le site de la Ligue des droits de l'homme ont empêché certains d’entre vous de signer. Merci de réessayer plus tard si vous n’avez pu le faire. Vous avez jusqu’au 23 février 2009 pour signer cette pétition, et la faire circuler. On a tout juste atteint les 5.000 signatures, donc il y a encore du boulot pour arriver jusqu'à 100.000!!!
Un formulaire "papier" pour recueillir les signatures lors de débats, rencontres, conférences (à renvoyer au CODEDO) sera bientôt téléchargeable ici-même. De même qu'une lettre-type à envoyer à votre député, votre sénateur ou… votre président de la République
Outrageurs outragés, combien de divisions?
CODEDO : Le Collectif pour une dépénalisation du délit d'outrage a été fondé en juillet 2008 à l'initiative de Romain DUNAND, poursuivi pour outrage à Nicolas Sarkozy, Maria VUILLET, poursuivie pour outrage au sous-préfet d'Ile-de-France, Yves BAUMGARTEN, Serge SZMUSZKOWICZ, Sabrina SZMUSZKOWICZ, Jean-Jacques REBOUX, poursuivis pour outrage à agent, Hervé EON, poursuivi pour offense au chef de l'Etat et Jean-Paul DESBRUERES, outrageur épargné par les poursuites (car il court très vite!). Nos revendications s'appuient sur la "Lettre au garde des Sceaux pour une dépénalisation du délit d'outrage" (Editions Après la Lune) qui n'a pas reçu de réponse à ce jour car Mme Dati est très occupée. Le CODEDO a tenu une conférence de presse le 21 octobre 2008, en présence des fondateurs du CODEDO, de Hélène FRANCO, secrétaire générale du Syndicat de la magistrature, de Marianne LAGRUE, avocate, d'Emmanuel TERRAY, anthropologue. Une pétition pour l'abrogation des délits d'outrage et d’offense au chef de l’Etat sera lancée en décembre 2008 et remise au garde des Sceaux le 23 février 2009.
Pour nous écrire: codedo2008@gmail.com
10 raisons de dépénaliser le délit d’outrage
D’UN POINT DE VUE JURIDIQUE
1) L’injure à un représentant de l‘autorité publique ne devrait pas être punie plus sévèrement que l’injure à n'importe quel citoyen.
Qu’est-ce qu'un outrage ? Un outrage est une injure non publique dont la particularité réside dans le fait qu'elle est adressée à une personne dépositaire de l’autorité publique. S'il paraît logique que l'Etat protège ses fonctionnaires, il y a une incroyable disproportion entre la répression de l'injure faite à la personne dépositaire de l'autorité publique (passible de 7.500 € d'amende et de 6 mois de prison, art. 433-5 du CP) et la répression de l'injure adressée à n'importe quel citoyen (passible d'une simple amende prévue pour les contraventions de 1e classe de 38 €, art. 621-2 du CP).
Si l’outrage n'est qu’une injure faite à la personne (c'est presque toujours le cas), il doit devenir une simple contravention punie d'une amende minime. Dans les plaintes pour outrage, c'est l'institution que la loi entend protéger, non la personne, qui passe au second plan. L'outrage est d'ailleurs répertorié dans le chapitre du Code pénal consacré aux atteintes à l'administration publique.
*** La dépénalisation du délit d’outrage n’empêcherait nullement un professeur, un inspecteur du travail ou un policier injurié (par exemple) de porter plainte contre une personne dans le cadre de son travail.
2) L’outrage constitue une rupture d’égalité entre citoyens, en contradiction avec l'article 1 de la Constitution, stipulant que "La République assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine."
Or, en cas de plainte pour abus d'autorité d'un simple citoyen contre un représentant de l'autorité publique [art. 432 du Code pénal réprimant les atteintes à la liberté individuelle], on sait bien que la plupart des plaignants sont systématiquement déboutés.
3) Une aberration de droit : l’agent constatateur est en même temps la "victime".
Devant un tribunal, c'est parole contre parole. Celle du fonctionnaire assermenté contre celle du citoyen lambda. Se pose donc le problème de la preuve. Et l'on sait que la balance de la Justice penche presque toujours du côté du fonctionnaire assermenté (alors que théoriquement, le rôle du Parquet est de contrôler l'action de la police).
4) Le délit d'outrage constitue un exception française.
Dans de nombreux pays, il a été dépénalisé. (Grande-Bretagne, Italie, Etats-Unis, Argentine, Pérou, Paraguay, etc). Lire à ce sujet l'article du Times paru le 21 juillet 2008 (repris par Courrier International), dans lequel Adam Sage s'étonne de cette "particularité française".
D’UN POINT DE VUE DEONTOLOGIQUE : DES DERIVES INTOLERABLES ET INQUIETANTES
5) L’outrage est très souvent utilisé par les policiers (ou les gendarmes) pour couvrir les violences policières. (L'individu nous a agressés, nous avons été bien obligés de nous défendre…) Lire ici ce qui est arrivé à Patrick Mohr à Avignon le 24 juillet 2008.
6) L’outrage est utilisé à des fins mercantiles par des policiers qui "arrondissent leurs fins de mois" en se portant partie civile.
De plus en plus de policiers demandent 100 € ou 150 € de dommages-intérêts (tout en ne prenant même pas la peine de se rendre au procès).
7) L’outrage est une infraction pratique pour faire grimper le taux d’élucidation des infractions.
En France, les policiers sont soumis à des politiques de résultat drastiques (notamment depuis le passage de Sarkozy à l'Intérieur) et à la nécessité de "faire du chiffre". Quand on sait que dans les affaires d'outrage le taux d'élucidation atteint 99,42% (0,58% des personnes poursuivies relaxées), on comprend tout l'intérêt pour un policier de déposer une plainte pour outrage. On aurait néanmoins tort de croire que tous les policiers acceptent cet état de fait, comme on pourra le voir sur le site Regardeavue. Le cas de Jean-Pierre Havrin, commissaire de police de Toulouse viré en 2004 par le ministre Sarkozy, est aussi très éloquent.
D’UN POINT DE VUE POLITIQUE
8) L'outrage participe à une pénalisation des rapports sociaux.
Ce n'est pas nous qui le disons, mais la secrétaire générale du Syndicat de la magistrature, Hélène Franco. Commentant l'inflation des poursuites pour outrage (+80% en dix ans), cette magistrate évoque dans Libération du 19 septembre 2008 (L'outrage, un succès fou) une "tendance à la pénalisation des rapports sociaux". On peut en dire autant du délit de rébellion, qui accompagne souvent le délit d'outrage, notamment auprès des "jeunes des cités".
9) L'outrage constitue une atteinte flagrante à la liberté d'expression.
Comme on l'a vu dans les procès de Romain Dunand (jugé en appel le 22 octobre) et de Maria Vuillet (relaxée le 4 sept/procès en appel en cours), le pouvoir utilise les plaintes pour outrage (mais aussi pour offense au président de la République, comme dans le procès d'Hervé Eon, qui aura lieu le 23 octobre) à cette seule fin. Se pose donc ici le problème du respect des libertés dans la République.
*** Rappelons que M. Sarkozy est le seul président de la Ve République à avoir porté plainte contre un citoyen (à l'exception de Charles de Gaulle, qui l'avait fait à 5 reprises, dans des circonstances il est vrai politiquement "troubles" – guerre d'Algérie).
D’UN POINT DE VUE PHILOSOPHIQUE
10) Enfin, ainsi que l'a brillamment exposé Thierry Lévy dans sa plaidoirie lors du procès de Maria Vuillet, comment peut-on encore poursuivre un citoyen pour outrage dans un pays où le président de la République utilise un langage de charretier et ne se prive pas d’injurier les citoyens?
Quel avenir pour les Associations Educatives Complémentaires de l’Enseignement Public ?
LES LOISIRS SONT UN DROIT L’ÉDUCATION EST UN DROIT LE SPORT EST UN DROIT Pour tous les enfants À l’heure où l’action des associations éducatives complémentaires de l’enseignement public est gravement mise en cause, ensemble, nous souhaitons à toutes et à tous une année 2009 de conquêtes et de progrès au service de l’enfance et de la jeunesse de notre pays. de la jeunesse et de l'éducation aux couleurs de l'enfance Les Associations Educatives Complémentaires de l’Enseignement Public en danger de mort Retrouvez les 8 associations sur http://www.pourleducation.fr/LA CULTURE EST UN DROIT
Bonne année 2009
Impôts : un millésime 2009 en demi-teinte pour les contribuables
Les échos [ 30/12/08 ] CLAUDE FOUQUET
Taxe professionnelle, bonus-malus automobile, prêt à taux zéro, bouclier fiscal : de nombreuses réformes fiscales entrent en vigueur à partir du 1er janvier 2009.
Crise oblige, le langage change. Si, ces dernières années, le mot d'ordre était à la « baisse des impôts », désormais, c'est l'« équité » qui est devenue le maître mot en matière fiscale. Et, dans ce contexte, 2009 risque de laisser un goût amer aux contribuables habitués aux nouveaux allégements et autres exonérations. D'autant plus que, dans le même temps, de nombreuses collectivités territoriales envisagent une hausse de la fiscalité locale, à l'image de Nice, où les impôts locaux pourraient bondir de 15 %. Petit abécédaire des bonnes et mauvaises nouvelles du Nouvel An.
Les propriétaires d'une voiture émettant plus de 250 g de CO2 par kilomètre et immatriculée pour la première fois en France en 2009 devront payer chaque année un malus de 160 euros. Mais le malus à l'achat sera diminué pour les familles ayant trois enfants ou plus.
Les particuliers pourront directement imputer le trop-versé - lorsque leur impôt excède 50 % de leurs revenus - sur leur ISF ou sur leurs taxes foncières ou d'habitation. Jusqu'à présent, il fallait réclamer un remboursement au fisc.
Une contribution supplémentaire de 1,1 point est appliquée aux prélèvements sociaux sur l'épargne pour financer le revenu de solidarité active.
Le régime de la réduction d'impôt de solidarité sur la fortune pour investissement dans les PME sera restreint à partir du 16 juin 2009. Après, donc, le paiement de la cotisation au titre de 2008. La conversion de l'ISF en capital par l'intermédiaire d'un holding ne sera plus possible qu'à condition que ce holding ne compte pas plus de cinquante actionnaires et qu'il n'offre pas de garantie en capital ou de sortie automatique au terme de cinq ans.
Les entreprises dont le chiffre d'affaires est inférieur à 1,5 million d'euros seront exonérées.
Le dispositif Robien perdure, mais les investisseurs pourront choisir, à partir du 1er janvier, un régime alternatif limité à une opération par an et consistant en une réduction d'impôt calculée sur le prix de revient du logement acquis, dans la limite de 300.000 euros, au taux de 25 % en 2009 et 2010, puis de 20 % à partir de 2011. Le doublement de l'avantage fiscal, prévu initialement pour la première année de l'investissement, a été supprimé, tout comme la modulation géographique du montant de l'investissement.
A partir des revenus de l'année 2009, la réduction d'impôt obtenue grâce aux niches fiscales ne pourra dépasser 25.000 euros plus 10 % du revenu imposable. Les dons aux associations et la prime pour l'emploi échappent à ce plafonnement. Un plafond est par ailleurs appliqué sur le dispositif Malraux, sur les investissements outre-mer et pour les loueurs de meublés.
La demi-part de quotient familial dont bénéficient jusqu'à maintenant les personnes seules ayant élevé un ou plusieurs enfants perdure, mais avec une contrainte supplémentaire : il faudra avoir élevé son enfant seul pendant au moins cinq ans.
A compter de 2009, la redevance audiovisuelle, actuellement de 116 euros, sera indexée chaque année sur l'inflation. Elle restera à acquitter en même temps que la taxe d'habitation.
Les exonérations pour reprise d'entreprise se déclencheront désormais à partir du rachat de 25 % du capital, et non plus de 50 %. La transmission familiale sera exonérée de droits de mutation lorsque la vente sera inférieure à 300.000 euros. Quand l'acquéreur doit emprunter, ses intérêts seront déductibles jusqu'à 20.000 euros, au lieu de 10.000 euros.
Les nouveaux investissements, depuis le 23 octobre et jusqu'à la fin de 2009, sortent de la base taxable.
Le prêt à taux zéro pourra financer 30 % du prix du logement nouvellement acquis. Par ailleurs, tous les ménages, sans condition de revenus, pourront financer par un écoprêt à taux zéro leurs travaux d'isolation et d'installation d'équipements à énergie renouvelable. Contrairement au voeu du ministre de l'Ecologie, Jean-Louis Borloo, ce nouveau prêt ne sera pas cumulable avec le crédit d'impôt en faveur des économies d'énergie.
Le sociologue Edgar Morin : «Il faut toujours s'attendre à l'imprévu»
Le Temps - Suisse – 21/12/08
Le sociologue Edgar Morin plaide pour l’idée d’une politique de civilisation comme antidote à l’individualisme, qui a produit l’égocentrisme destructeur des solidarités traditionnelles.
Sociologue du présent, Edgar Morin reste à 87 ans une voix qu'il faut écouter en cas de crise. Cet «opti- pessimiste», comme il se définit, décrit une éthique des temps de trouble. Une éthique attentive à l'improbable, souvent porteur d'espoir.
Le Temps: Selon vous, quatre moteurs font avancer la Terre: la science, la technique, l'économie et le profit. Or les deux derniers moteurs dont vous parlez sont pour le moment en panne. L'ampleur de la crise actuelle vous a-t-elle surpris?

Edgar Morin: Comme beaucoup, je n'ai pas vu venir cette crise-là. Certes, depuis que s'est ouverte la nouvelle période de globalisation, l'idée d'un manque de régulation de l'économie et donc de la possibilité d'une crise semblait évidente. Le début de celle-ci a été particulier avec l'affaire des «subprime». Puis elle est devenue économique, sociale et politique. Au point de nous entraîner dans de gros soubresauts.
- Des soubresauts planétaires...
- On nous dit que cette crise est systémique. A l'évidence cette crise s'inscrit dans une autre tension planétaire, aux facettes multiples. Comme la crise écologique. Que va-t-il se passer? Soit l'actuel marasme économique masquera le problème de la dégradation de la biosphère. Soit au contraire la crise aura une issue verte. Nous assisterons à une reconversion des investissements pour lutter contre les dégradations naturelles.
- Craignez-vous une aggravation de la situation?
- Elle peut effectivement provoquer des convulsions très grandes. Nous sommes entrés dans une période d'incertitude qui se cristallise entre autres dans un manichéisme: un empire du Bien contre un empire du Mal insaisissable. Les déséquilibres brutaux de l'économie sont dangereux. Prenez le cas de la crise de 1929 dans le pays qui était alors le plus industrialisé d'Europe: l'Allemagne. Cette crise et l'humiliation nationale subie auparavant par le pays ont favorisé l'arrivée au pouvoir de Hitler. A l'époque, le monde semblait si pacifique... Les processus en chaîne sont redoutables. Regardez celui déclenché en Grèce par l'assassinat d'un jeune garçon. Mais même dans ces processus l'inattendu reste toujours probable. Alors que l'on ne voyait surgir d'espoir de nulle part, et que les Etats-Unis étaient le pays qui nous faisait le moins espérer de tous, Barack Obama a été élu. Mais cet espoir-là est pour le moment bien seul.
- Un philosophe comme Jean-Pierre Dupuy affirme que la certitude de catastrophes à venir est une certitude capable de susciter des réactions de salut, de protection, de sauvetage. Partagez-vous cette opinion?
- Non. Au contraire, je pense que la certitude de la catastrophe paralyse et anesthésie. Les probabilités veulent que nous courions vers l'abîme. Mais il y a l'improbable, qui arrive souvent. Il faut se rappeler de son existence, de sa possibilité, et nous donner le courage d'aller vers lui.
- Vous avez dit naguère que l'Etat-nation était en perte de vitesse et de pouvoir. Or c'est bien le contraire qui se produit aujourd'hui. C'est vers cet Etat que se tournent en désespoir de cause les particuliers, les institutions, les banques, les entreprises en péril. Etes-vous surpris de ce soudain renforcement de l'autorité politique dans la crise?
- Les Etats-nations restent indispensables en vertu du principe de subsidiarité, c'est-à-dire pour tout ce qu'ils peuvent traiter concrètement. Mais il y a des problèmes qui dépassent leurs compétences, pour lesquels il faut une autorité supranationale. Prenez ce qui se passe actuellement, sur la suggestion du président Sarkozy: c'est bien l'Europe qui se charge solidairement de lutter contre les conséquences de la crise. Les problèmes vitaux à l'échelle planétaire ne peuvent plus être traités qu'à cette échelle. C'est pour cette raison qu'il faut une gouvernance d'un type nouveau.
- Une gouvernance mondiale?
Cette gouvernance passe par la juste appréciation des problèmes. Celui de l'atteinte à la biosphère a bien été compris par les nations. La mondialisation économique a dépourvu les Etats nationaux de leur contrôle traditionnel sur l'économie. Les efforts individuels des gouvernements ne suffisent pas. Il faudra bien envisager l'équivalent d'un conseil de sécurité économique qui, lui, aurait les moyens d'agir. Voire même d'un conseil de sécurité écologique.
- Pour l'heure, les institutions transnationales manquent singulièrement d'autorité pour régler ce type de crise, non?
- C'est juste. Le grand problème de l'époque n'est pas la souveraineté de l'Etat-nation. Le problème est sa souveraineté absolue, le fait qu'il ait tous les pouvoirs. Y compris, souvent, celui de l'arme nucléaire. La Révolution française n'a pas eu lieu pour abolir la royauté, mais pour abolir la souveraineté absolue de celle-ci au profit d'une souveraineté populaire. Le pouvoir absolu de l'Etat-nation date d'une époque qu'il importe aujourd'hui de dépasser.
- Il n'empêche: le seul secours actuel aux entreprises en péril, c'est le bon vieux Etat...
- Il faut voir cela à plusieurs niveaux. Il y a un niveau où il est du devoir de l'Etat d'intervenir. Et un autre, supérieur, où les Etats doivent s'associer. D'autre part, le secours financier dont vous parlez reste problématique. Ces mesures néokeynésiennes prises pour boucher les trous financiers seront-elles suffisantes? Et surtout adéquates? Revenons à l'exemple de la crise mondiale de 1929. La vérité est que cette crise ne s'est finalement résorbée que dans une crise encore plus gigantesque: celle de la Deuxième Guerre mondiale. Il est donc légitime, aujourd'hui, de se demander ce que la crise va exaspérer.
- Quelles exaspérations, selon vous?
- La crise, surtout lorsqu'elle prend un caractère politique comme actuellement, renforce notre tendance au manichéisme. Celui-ci nous encourage par exemple à penser l'ensemble de l'islam comme une entité ennemie. Les fanatiques qui commettent des attentats-suicides nous incitent surtout à considérer que ces actions sont faites d'une seule religion, d'un seul islam. Ce qui est bien entendu faux. En contrepartie, l'islam a tendance à considérer l'ensemble de l'Occident comme ennemi. Nous avons donc ici un climat d'hystérie de guerre. Une situation où nous ne supportons plus les critiques sur notre propre camp. Où l'on pense que c'est l'autre côté qui porte l'entière responsabilité du mal. Tout bien réfléchi, mon image des quatre moteurs de la Terre me semble aujourd'hui insuffisante. Il faut y ajouter le moteur mythologique, idéologique, religieux. Ce moteur risque à tout moment de s'enflammer.
- Vous dites souvent que les grandes mutations historiques sont provoquées par l'inattendu, l'imprévu. Est-on précisément dans l'une de ces grandes mutations accidentelles de l'histoire?
- Si le diagnostic de crise planétaire est juste, pourquoi pas? Les crises ne créent pas seulement de l'incertitude. Elles ne libèrent pas seulement des courants qui étaient plus ou moins contrôlés. Elles donnent aussi des chances, des occasions et des risques. Les chances, ce sont les stimulations de l'intelligence et de l'imagination qui font naître des solutions. C'est ce que disait Hölderlin: «Là où croît le péril croît aussi ce qui sauve.»
- Décrivez-nous cette alchimie paradoxale.
- Quand un système n'est pas capable de traiter ses problèmes vitaux, il régresse. Ou se désintègre. Ou au contraire il s'affirme capable de créer un méta-système plus riche, plus apte à traiter ces problèmes. Je parle ici de métamorphose. L'alternative de l'humanité est dans ce point précis. Aujourd'hui, nous voyons des forces négatives à l'œuvre. Nous ne voyons pas celles qui pourraient susciter des solutions. C'est pour cela que l'idée de métamorphose est intéressante. Une chenille s'autodétruit pour mieux se reconstruire au final dans un papillon. Peut-être que l'autoreconstruction de notre système est déjà à l'œuvre. Mais nous ne la voyons pas.
- Cette nécessaire métamorphose peut-elle être encouragée?
Oui. Il existe des voies qui y mènent. Elles nécessitent des réformes politiques, sociales, économiques, de l'éducation, de la pensée, de l'éthique. Autant de réformes qui devraient être inséparables les unes des autres. Je crois que les forces capables de mener vers cette métamorphose sont dispersées, multiples, insaisissables. Elles ne se connaissent pas encore les unes les autres. Tout ce qui a vraiment transformé l'humanité - en bien ou en mal - a toujours commencé de façon modeste ou déviante. A commencer par les prédictions de Jésus, Mahomet ou Bouddha. Ou encore les débuts du capitalisme, du communisme, de la science moderne. C'est pourquoi nous ne pouvons pas anticiper ce qui va advenir.
- Si l'improbable est toujours probable, il y a de l'espoir, non?
- Sauf que le monde actuel, si démoralisé et angoissé, a vécu un peu trop d'espoirs illusoires. L'espoir d'un socialisme, d'une démocratie, d'un capitalisme arabe s'est dissipé. Notre espoir d'une société occidentale harmonieuse s'est dissipé. Le monde soviétique qui promettait un avenir radieux s'est volatilisé. Bref, tant d'espérances ont été trompées que l'on se demande comment espérer encore. Or il est vital de dire que cet espoir reste possible. Qu'est-il, en définitive? Il n'est ni certain, ni menteur. Mais il suggère qu'il a une voie de salut. Sans lui, on ne fera rien.
- Le passé a montré que des personnalités hors du commun, comme Churchill pendant la guerre, pouvaient à eux seuls porter l'espoir, le courage, la résistance, la volonté de changer. Barack Obama est-il l'un de ces hommes métaphoriques, porteur de changement?
Il est permis de croire en lui. Son discours sur le racisme, par exemple, a montré une pensée forte. Mais sa stratégie présidentielle sera-t-elle la bonne? Le problème israélo-palestinien reste à cet égard un point de tension majeur entre le monde islamique et le monde occidental. Il est grand temps d'avoir ici une claire déclaration d'intention. La crise s'aggravant, la tâche de Barack Obama devient de plus en plus difficile. Mais il est bien la seule personnalité qui soit à la mesure des défis planétaires qui l'attendent et nous attendent. Il porte en lui ce que jamais aucun président n'avait porté avant lui: un destin planétaire. Il a des origines africaines, il a été éduqué en Indonésie tout en étant pleinement citoyen américain. Il est rare qu'un homme comme lui ait l'expérience de ce qu'on appelait auparavant le tiers monde. C'est une conjoncture très heureuse.
- Qu'advient-il des intellectuels, des clercs que l'on écoutait naguère dans les temps agités mais que l'on n'entend plus? Les phénomènes d'aujourd'hui sont-ils si complexes que l'on ne peut plus les expliquer?
La complexité désarme. Pour ma part, j'ai senti qu'il fallait affronter cette complexité en face. J'ai accompli un long travail pour développer une méthode propre à mieux la comprendre. Les intellectuels ont un rôle d'autant plus grand à jouer qu'il est dans leur tradition de poser des problèmes fondamentaux, globaux, capitaux dans la société. Or aujourd'hui tous les politiciens actuels sont livrés à des experts, lesquels éclipsent de plus en plus les intellectuels. Ces experts sont des gens très compétents dans des domaines clos. Mais ils sont incapables d'avoir des vues d'ensemble. La vision des spécialistes et des experts désintègrent les problèmes fondamentaux.
- Vous parlez souvent de la nécessité d'une politique de civilisation. Qu'entendez-vous par là?
- Notre civilisation occidentale a produit d'innombrables bienfaits dans tous les domaines. Mais elle a aussi des aspects négatifs qui ne cessent de prendre de l'importance. L'individualisme, qui est l'un des bienfaits de notre civilisation, a produit l'égoïsme actuel, cet égocentrisme détruit les solidarités traditionnelles. Le bien-être matériel est une grande conquête, mais il s'accompagne désormais d'un mal-être psychologique et moral. Les villes, qui étaient des foyers de culture et de civilisation, sont de plus en plus stressantes, stressées, polluées. Il est urgent de les réhumaniser. Les campagnes sont désertées. L'agriculture et l'élevage sont industrialisés. Il faut donc revitaliser les campagnes, redévelopper l'agriculture fermière. Autrement dit, il importe de mettre la qualité de la vie en avant par rapport à la quantité de biens. Il faut lutter contre les intoxications de civilisation comme l'automobile. Je pense que l'actuelle prise de conscience des atteintes à l'environnement contribue à cette volonté de changement. Je crois que cette idée de politique de civilisation commence à germer.
- Vous dites aussi qu'il faut encourager la décroissance dans certains domaines. Lesquels?
- Il faut examiner ce qui doit croître et décroître. Il est évident qu'il faut faire décroître les énergies polluantes au profit des énergies renouvelables. Le besoin de réformer la vie se fait de plus en plus pressant. Or nous avons notre propre religion alternée, qui comporte celle des vacances. Elle nous permet de nous habiller comme nous voulons, de ne plus être prisonniers de la chronométrie, d'avoir les fréquentations que nous voulons, de retrouver le goût des nourritures les plus simples pour, au final, échapper à l'oppression de la vie quotidienne. C'est peut-être une décroissance. Moi, c'est que j'appelle la qualité poétique de la vie.
- Vous avez connu plusieurs catastrophes de l'histoire. Pendant la Seconde Guerre mondiale, vous avez manqué d'être tué à plusieurs reprises. Vous vous en êtes sorti, parfois dans des conditions miraculeuses. Quelle est donc la bonne disposition d'esprit pour traverser les crises majeures?
- Il faut s'attendre à l'inattendu. Etre dans cet état de résistance qui permet de parier sur l'improbable. Par résistance, j'entends surtout celle qui est à même de lutter contre les barbaries. Celles-ci sont de trois ordres. Les anciennes barbaries, comme la guerre ou la torture. La barbarie froide d'aujourd'hui, qui affirme le primat de la technique sur nous-mêmes. Et enfin la barbarie des idées, à laquelle il ne faut en aucun cas céder. C'est celle qui rejette les arguments des autres avant de les examiner. Celle qui considère la personne qui n'est pas d'accord avec vous comme un ennemi à éliminer. J'ai combattu le nazisme, mais je n'ai jamais combattu les Allemands. Je n'ai jamais eu la moindre parole de mépris pour une ethnie, une race, une religion. C'est cela, la résistance. L'époque qui se présente doit nous amener à résister à la panique, à la peur. Mais surtout à la haine.
Urbanisme commercial : Jean-Paul Charié rencontre Nicolas Sarkozy vendredi ... ?
Les échos [ 30/12/08 - 15H29 - AFP ] COURT EXTRAIT
Le député UMP Jean-Paul Charié, président de la Commission d'examen des pratiques commerciales, va présenter vendredi au président Nicolas Sarkozy son rapport "le commerce et la ville" et son projet de réforme de l'urbanisme commercial, a-t-il indiqué mardi à l'AFP.
Un comité de déploiement de ces programmes, dont la composition n'est pas encore arrêtée, devrait être mis en place début 2009.
Parallèlement, M. Charié présentera son projet de loi de réforme de l'urbanisme commercial. Une première réforme, votée dans le cadre de la LME, permet depuis novembre l'ouverture de magasins de moins de 1.000 m2, sans autorisation. Auparavant, seuls les magasins de moins de 300 m2 pouvaient l'être.
M. Charié propose d'aller plus loin, en demandant l'abrogation de la loi Royer de 1973 qui encadre l'implantation des grandes surfaces.
"Il a toujours été acté que ce projet de réforme sera voté au premier trimestre 2009, pour une mise en oeuvre définitive au 1er janvier 2010", a-t-il souligné.
Abrogation de Loi ...?? N’irait-on pas vers la fin des petits commerces ? par écrasement des grands groupes qui, désormais, sont installés autour des villes !
La censure s'accentue sur internet
Challenges 30.12.2008 | 14:03
La censure s'est accentuée sur internet cette année tandis que le nombre de journalistes tués ou maltraités dans l'exercice de leur métier a légèrement diminué, relève néanmoins Reporters sans frontières (RSF) dans son bilan de l'année 2008 et publié mardi 30 décembre.
Selon le décompte de l'association française, 61 journalistes ou collaborateurs de médias ont été tués en 2008 contre 106 en 2007.
L'Irak (15 tués), le Pakistan (7), les Philippines (6) et le Mexique (4) ont été les pays les plus meurtriers pour les journalistes en 2008.
"Les chiffres sont certes moins élevés que l'année précédente, mais cette baisse masque mal une généralisation de l'intimidation et de la censure, y compris en Occident, ainsi qu'un raidissement des gouvernements les plus autoritaires", écrit RSF.
Le ton de Pékin révélateur pendant les JO -
En cette année de Jeux olympiques en Chine, Pékin a durci le ton sur internet, comme plusieurs autres pays.
Un citoyen chinois a été battu à mort en 2008 alors qu'il filmait une altercation entre la police et des manifestants, 10 cyberdissidents ont été "agressés ou menacés", 31 arrêtés et au moins trois condamnés par la justice.
Le cyberdissident Hu Jia, récompensé en octobre du prix Sakharov pour la liberté de pensée par le Parlement européen, entamera l'année 2009 en prison.
Le cas Vittorio de Filippis
Dans d'autres pays tels que la Syrie, la Thaïlande, la Turquie ou l'Iran, les sites de partage de vidéo ou les sites sociaux comme Facebook et Twitter sont régulièrement censurés, bloqués ou filtrés.
"La répression s'est déplacée et diversifiée", dit RSF.
"Il reste que 24% d'arrestations en moins ne signifient pas que l'envoi de la police dans une rédaction ou au domicile d'un reporter ne continue pas d'être trop fréquents, y compris en France", ajoute l'association.
Le 30 novembre, le journaliste de Libération Vittorio de Filippis a été interpellé chez lui à l'aube et subi, a-t-il dit, deux fouilles au corps dans le cadre d'une plainte en diffamation. Cette arrestation a suscité l'émoi des syndicats de journalistes. (avec Reuters)

