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dimanche 30 novembre 2008

Chine : une équipe de la télévision belge violemment attaquée dans le centre du pays

TV5 MONDE PEKIN (AFP) - 29/11/2008 12h43

Une équipe de la télévision belge VRT a été violemment attaquée dans la province du Henan (centre de la Chine), où elle effectuait un reportage sur les malades du sida, a-t-on appris samedi auprès du journaliste agressé et du Club des correspondants étrangers de Chine.

Le journaliste belge de la radio-télévision publique flamande VRT Tom Van de Weghe, un caméraman australien et un assistant belge ont été frappés jeudi par huit hommes qui les avaient fait descendre de leur véhicule, a raconté à l'AFP M. Van de Weghe.

"Il faisait nuit, nous avons reçu beaucoup de coups, certains violents, ils se comportaient comme des animaux", a-t-il dit.

L'équipe a finalement pu repartir pour l'aéroport, mais les agresseurs leur ont pris les cassettes vidéos, de l'argent et des objets personnels, dont un téléphone portable, selon le journaliste.

Auparavant, pendant toute la journée, ils avaient été suivis par deux voitures et un responsable d'une ONG travaillant sur des projets pour les malades du sida, qu'il devait interviewer, avait été convoqué la veille par les autorités locales, a précisé M. Van de Weghe.

L'équipe tournait un reportage sur le sida dans le Henan, où dans les années 90 des milliers de paysans avaient été contaminés après avoir vendu leur sang, une activité très lucrative mais menée sans précaution sur le plan sanitaire par des fonctionnaires locaux avides de gains faciles.

Des habitants ont affirmé à l'équipe de VRT que les assaillants agissent pour le compte de responsables locaux et qu'ils ont déjà pris pour cible une journaliste chinoise et des militants anti-sida.

Le Club des correspondants de la presse étrangère de Chine (FCCC) a condamné samedi l'incident et réclamé des sanctions envers les auteurs de l'agression.

"Cet acte illégal et brutal est une honte pour le Henan et la Chine", a déclaré le président du FCCC Jonathan Watts dans un communiqué.

"Si le gouvernement souhaite vraiment un pays de droit et l'ouverture envers les médias, les coupables doivent être arrêtés et punis. Il y a assez de preuves pour identifier les auteurs", a-t-il ajouté, soulignant que "les autorités centrales doivent envoyer un message clair aux gouvernement locaux pour qu'ils n'utilisent pas des voyous pour intimider les journalistes".

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Des lendemains qui ronronnent

    Pour devenir un citoyen responsable, capable de juger si telle loi est censée, si telle autre est un leurre destiné à plumer le pigeon, il faudrait s’inspirer du chat, de sa capacité à prévoir.
    Que perçoit-il, de la branche d’où il domine sa rue, son jardin et son monde ? D’abord la pollution, sur laquelle se greffent la pluie, le froid et la fureur des vents ; ensuite la surpopulation… — non pas de la gent féline mais de ceux qu’il prenait, lui, Félix, pour des dieux tout-puissants : les êtres humains. Ces derniers en effet, afin que les jeunes prennent en charge les vieux jours des aînés, n’ont cessé de croître et de multiplier.
    En revanche, concernant les miasmes générés par leurs activités ainsi que les déchets qu’ils abandonnent ça et là, aucun problème : messieurs Sarkozy et Borloo viennent paraît-il de mettre en place un grenelle qui va régler le problème. D’ailleurs, sans la crise financière, déjà sensible aux pôles, ses effets bénéfiques occuperaient aujourd’hui la une des quotidiens.
    Pour la population féline, se dit alors Félix après un long bâillement, la moindre augmentation du nombre des humains se traduisant par un effondrement automatique du nombre d’animaux et de plantes, c’est un peu inquiétant. Les humains en effet, faut voir leur coup de fourchette.
    Dans ces conditions, nos pourvoyeurs en Ronron sont-ils appelés à nous laisser tomber, nous autres mignons minets ? Que non ! La masse humaine dispose en effet de plusieurs moyens de lutte contre son grossissement : le zyklon et le sarin, d’abord, n’attendant dans les gazomètres que l’ordre de sévir. Ensuite les microbes et l’atome, lequel réduira tout en cendres, y compris les oiseaux… Demeurons cependant sereins : le chat est immortel.
    L’humanité aussi. Et si l’on est en droit de considérer les hommes comme des clowns, force nous est de constater qu’il y a malgré tout du génie dans le cigare de certains. Voyons donc la situation du point de vue de l’un d’eux.
    D’une part ils sont en surnombre, d’autre part s’est formé en leur sein, entre nantis et démunis (les uns réclamant le partage de la richesse des autres et les autres l’inverse) un fossé que pourra seule combler l’éradication systématique des uns par les autres, ou le contraire, c’est selon.
    — Les maigres en leur multitude vont-ils éliminer les gros ? demande alors Minette, la fiancée de Félix.
    — Peu probable, lui répond le drôle : manque d’imagination de leur part. Et puis, affamés qu’ils sont, ils ont déjà commencé à se bouffer entre eux.
    — Dans ce cas, les gros sont-ils en mesure…
    — Eh oui, ma douce, les gros peuvent tout. D’autant qu’ils sont parvenus, au moyen de leurs machines, de leurs écrans et de leurs programmes, à ne plus dépendre des maigres qui jusqu’alors ont travaillé pour eux.
    — Dans ce cas, mon chéri, de tous ces contestataires, de tous ces insatisfaits, râleurs et intellos que Big Brother s’apprête à recenser, tu crois qu’ils vont…
    — Ils vont s’en occuper, rassure-toi, ma poulette.  Qui plus est en beauté !

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Angevin - La vache, le jeune homme et 1 300 km d'aventure

Actualités MAVILLE Angers vendredi 28 novembre 2008

Ils étaient partis le 1er août de Valanjou. Ils sont de retour depuis vendredi. Camomille et Hadrien, couple insolite, ont traversé douze départements. Avec une tente, un duvet et 20 €.

Il y avait Marguerite, la vache de Fernandel, dans le film La vache et le prisonnier. Il y a maintenant Camomille, la vache d'Hadrien, un jeune homme de 18 ans originaire de Valanjou, près de Chemillé, entre Angers et Cholet.

Le 1
er août, avec Camomille, Hadrien s'est lancé dans un périple de quatre mois. À pied, ils ont traversé l'Indre-et-Loire, l'Indre, le Cher, la Creuse, la Haute-Vienne, la Dordogne, la Corrèze, le Lot, le Lot-et-Garonne, la Charente et les Deux-Sèvres. « Le but était de voyager, de faire des rencontres, d'apprendre », explique Hadrien. Ce midi, il est de retour, chez lui, à Valanjou, après avoir parcouru 1 300 km avec sa vache.

Camomille a pris 50 kg

« Je suis totalement satisfait de mon voyage. Les gens m'ont beaucoup surpris. Ils venaient très facilement vers moi pour me parler, raconte Hadrien. En fait, je pensais que ce serait plus difficile. » Cet été, il était parti avec seulement une tente, un duvet et 20 €. Sans plan, sans téléphone portable, ni montre.

Le changement a été radical mais Hadrien s'est très vite habitué à cette nouvelle vie.
« C'était de vrais moments de plénitude, de bonheur. Exactement ce que je recherchais. »

La solitude ? Il ne l'a pas vraiment ressentie.
« Je suis d'un naturel assez solitaire. Mais je n'étais pas seul, il y avait Camomille. Grâce à elle, j'ai fait beaucoup de rencontres », précise Hadrien. Il a notamment croisé de nombreux artisans auprès de qui il a beaucoup appris. « J'ai rencontré un tailleur de pierre, des potiers, des forgerons... »

Les deux premiers mois, Hadrien ne demandait de l'aide que pour remplir sa gourde d'eau.
« Si les gens que je rencontrais me proposaient de manger, j'acceptais, évidemment. » Sinon, il se nourrissait de ce qu'il trouvait dans la nature et dormait à la belle étoile. « Je préférais dormir dehors que dans la tente. Au réveil, je me sentais mieux. » Mais quand les premiers froids sont arrivés, il a demandé aux agriculteurs s'il pouvait passer la nuit dans leur grange.

Des mauvais moments ? Hadrien affirme qu'il n'y en a pas eus
« ou alors, ce n'était que des détails sans importance et sans conséquences ». Au début de son voyage, Camomille a eu un problème aux sabots mais s'est rétablie très rapidement.

Hadrien a désormais des projets pleins la tête. Il doit terminer une thèse sur les noms populaires des plantes et un herbier qu'il a commencé pendant son voyage. Il va publier un livre reprenant son journal de bord. Il a aussi l'intention de repartir, en stop cette fois, et en direction de l'Italie, pour rejoindre un fauconnier.

Et
Camomille ? Elle semble impatiente de retrouver son pré mais se très porte bien. Pourtant, Hadrien n'était pas sûr qu'elle supporterait ce long voyage. Certains agriculteurs qu'Adrien a croisés étaient même jaloux de sa vache. « Elle a pris presque 50 kg pendant ces quatre mois ! »

Amélie GIRARD.Ouest-France

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Des femmes aussi s'installent en agriculture

Actualités MAVILLE samedi 29 novembre 2008

arennes__agriculture

Élise Saulnier est passée de la vie de bureau à l'élevage dans une exploitation laitière. : OF

À Pléchâtel (Ille-et-Vilaine), Élise Saulnier s'installe le 1er décembre, sur une exploitation laitière. Un choix de coeur pour cette jeune citadine qui rejoint son mari éleveur laitier. Les lumières de la ville, c'était son quotidien. Le béton et les embouteillages aux heures de pointe.

Formation en gestion, un père ingénieur, rien ne destinait Elise Saulnier à retrouver des racines paysannes. Histoire d'une reconversion réussie. »Nourrir les hommes, pour moi, c'est un métier noble », explique-t-elle dans la cuisine de sa maison. « J'avais besoin de concret et je voulais donner un sens à ce que je faisais. » Une vocation? « Je ne sais pas, ajoute-t-elle d'un sourire timide. En tout cas, je voulais aller au bout des choses.»

Les mentalités ont évolué

Après avoir abandonné un poste d'assistante administrative et commerciale dans une fabrique d'aliments bio, à Janzé, elle a suivi le parcours complet d'installation avec le BPRPE (brevet professionnel de responsable d'exploitation agricole), au CFPPA du Rheu en Ille-et-Vilaine. « Pendant neuf mois, j'ai mis ma vie de famille de côté. » Cours théoriques pour s'initier aux productions animales et végétales complétés par des modules et des stages sur le terrain. « Je suis allée dans trois exploitations bio. »

Elle s'était habituée à la vie de bureau. Aujourd'hui, elle démarre sa journée en buvant son thé dans la salle de traite à 6h30. Poursuit ensuite en levant ses enfants et en les accompagnant à l'école et termine vers 19h avec la traite du soir. Une transition facilitée par le métier de son mari, déjà agriculteur.

La jeune femme a du caractère. Elle veut apporter sa touche personnelle à l'exploitation. Et s'intéresse par exemple à l'homéopathie pour soigner les animaux. Une certitude, elle sera une associée à part entière. Elle n'entend pas pour autant se couper du monde. « C'est important de continuer à voir ce qui se passe ailleurs. » Elle a pris des responsabilités syndicales et occupe, à 32 ans, la vice-présidence des JA d'Ille-et-Vilaine.

Dans cette commune rurale traversée par la Vilaine, il reste encore aujourd'hui une trentaine d'exploitations. Un parcours singulier qui pourrait surprendre. « Les mentalités ont évolué. Mon intégration a aussi été facilitée par la présence de mon mari. Toute seule, je serais sans doute plus observée. »

Un parcours en rupture avec les choix faits par ses amies. Mais plutôt bien accepté. En guise de cadeau d'installation, son père a même débarqué il y a peu, par surprise, avec cinq petites génisses montbéliardes qu'il était allé chercher lui même. Des itinéraires comme celui d'Elise Saulnier sont de plus en plus fréquents. 30% des reprises d'exploitation se font aujourd'hui hors cadre familial.

Pas facile pour autant. Elle s'installe en pleine crise du lait: disparition programmée des quotas européens, marchés en berne. Et s'avoue pourtant confiante. « J'ai fait mon prévisionnel en prenant des prix assez bas. Industriels et consommateurs doivent aussi comprendre nos contraintes. On ne peut pas fermer les robinets du lait du jour au lendemain. Nous pouvons nous adapter. Mais il faut un peu de temps. »

Ouest-France

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FÊTE DES LUMIÈRES - LYON - DU 5 AU 8 DÉCEMBRE 2008 -(de 18h à 1h)

lyon

Après la Nuit Blanche à Paris en 2007, j'ai le plaisir de vous annoncer un spectacle de calligraphie lumineuse sur la Place Bellecour de Lyon dans le cadre de la Fête des Lumières.
Avec le photographe Guillaume J. Plisson, le graffeur Brusk et le compositeur Supajay, nous allons durant toute cette soirée réaliser des calligraphies lumineuses en live sur un écran de 80m2 devant des milliers de personnes.
Spectacle en solo et duo, interactivité avec le public seront au rendez-vous.
Projet artistique

Abandonnant plumes et sprays, Julien Breton et Brusk, tracent leurs Lightgraff dans l’espace de la nuit à l’aide de pinceaux de lumière : néons, lasers, torches, LED…

Leurs gestuelles, précises et rythmées, deviennent alors pure chorégraphie. Pendant ce temps, Guillaume J. Plisson, le photographe, fixe les mouvements de ses comparses. L’image ainsi recueillie est projetée sur un écran.
Chaque soir, le collectif "lightgraff.org" (réunissant Guillaume J. Plisson, Julien Breton, Brusk et Supa-Jay) créeront en direct des dizaines d’œuvres : la performance la plus importante à laquelle ils se sont livrés à ce jour. L'univers sonore qui accompagnera ces créations sera composé par le musicien Supa -Jay.

Le public ne sera pas seulement spectateur : il sera invité à monter sur scène et à devenir acteur de la création.

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Guillaume J. Plisson | 32 ans, photographe, Lyon
Cofondateur du collectif de photojournalistes “Libre Arbitre”. Co-auteur de l’ouvrage “LightGraff” avec le graffeur Rézine (éditions Graff it!). Nombreuses expositions à Tokyo, Osaka, Paris, Lyon, Fribourg… A participé à la Nuit blanche 2007 à Paris.
www.librearbitre.com

Julien Breton | 29 ans, calligraphe, Nantes
Mêle l’esthétique de l’alphabet arabe pour développer un alphabet latin original. Expositions et résidences à Amsterdam, Lyon, Paris, Nantes… A participé aux ouvrages “LightGraff”, “Arabesque” et à la Nuit Blanche 2007 à Paris.
www.kaalam.com

Brusk | 32 ans, né à Lyon
Son travail gravite autour du graffiti depuis plus de 15 ans. Il explore différents terrains de création, en jonglant avec des techniques et des supports très variés (murs, toiles, infographie, textiles, installations...). Il crée la structure Vizual Update en 2005, avec Korem, afin de répondre à des projets d’envergure. Très polyvalent, il réunit tous ses savoir-faire dans cette nouvelle discipline, le Lightgraff.
www.vizualupdate.net

Supa-Jay | 27 ans, musicien compositeur, né à Lyon
Autodidacte, passionné, il collabore très tôt avec des artistes hiphop mais aussi avec des musiciens issus du rock et des musiques improvisées comme le jazz. Il multiplie depuis les albums et les concerts avec plusieurs formations (Scratch Bandits Crew, Lawaka...) et forge un style riche et singulier. Parallèlement, il travaille sur le rapport du son à l’image et au mouvement.
www.myspace.com/supajaymusic

lumiere

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Les fondements du capitalisme : Tout était dit plus d'un siècle à l'avance !

De Plumedepresse.com

" Les rares personnes qui comprendront le sytème seront, soit si intéressées par ses profits, soit i dépendantes de ses largesses qu'il n'y aura pas d'oppositions à craindre de cette classe-là ! La grande masse des gens, mentalement incapables de comprendre l'immense avantage retiré du système par le capital, portera son fardeau sans se plaindre et peut-être sans même remarquer que le système ne sert aucunement ses intérêts."

John Sherman cité par Rothschild Brothers of London, New-York, le 25 Juin 1863

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« Dans les murs de l'exclusion », avec une visiteuse de prison

Actualités MAVILLE Arras jeudi 27 novembre 2008

PAR ÉLODIE ADJOUDJ PHOTO SAMI BELLOUMarras@lavoixdunord.fr

aprison_arrasvoix_du_nord

Pour Andrée Leroy, qui s'investit auprès des prisonniers isolés, «c'est presque un métier». : La Voix du Nord

Depuis vingt ans, à raison de trois fois par semaine, Andrée Leroy, énergique retraitée de 63 ans, quitte son pavillon, direction la maison d'arrêt d'Arras. Visiteuse de prison, elle accompagne bénévolement les détenus, les écoute, leur parle. Pour ces hommes privés de liberté, c'est une fenêtre sur le monde extérieur. Et pour elle, une façon de donner un sens à sa vie.

Elle les appelle « Mes gars ». Une marque d'affection accordée aux détenus qu'elle visite chaque semaine à la maison d'arrêt. Avec le temps, elle est parvenue à nouer avec « ses » prisonniers, une vraie relation de confiance, teintée de respect mutuel.

Ils lui montrent leurs photos de famille, lui font des dessins ou lui écrivent des poèmes.

« N'importe qui pourrait, un jour, être détenu. Ça n'arrive pas qu'aux autres. Moi aussi, demain, je peux, par exemple, causer un accident et renverser quelqu'un », explique-t-elle simplement. Une réalité qui s'est imposée à elle, après un drame familial, et un procès aux assises dans lequel elle s'est retrouvée partie civile. C'était en 1987. Elle raconte que petit à petit, la haine s'est transformée en un « besoin d'échanges et de fraternité ».

La première fois qu'elle a poussé les portes de l'établissement pénitentiaire ? Elle s'en souvient comme si c'était hier. Après l'enquête des renseignements généraux, puis de la maison d'arrêt, et son entretien avec le directeur, elle a fait son « entrée dans les murs de l'exclusion le 3 février 1989 », comme elle dit.

« La prison fait frémir et nous en avons une vision faussée. Malgré la surpopulation, les surveillants sont très dévoués. Mais c'est un milieu très dur. J'ai déjà suivi des détenus violés, maltraités voire certains qui se sont suicidés », confie-t-elle. Car, en vingt ans, le SPIP (service pénitentiaire d'insertion et de probation) lui a attribué plus d'une centaine de prisonniers retenus « en gare de triage », dans l'attente de leur jugement.

Et c'est autant d'histoires et de parcours personnels qu'elle a écouté de longues heures. Beaucoup d'anecdotes aussi, comme ce prisonnier qu'elle suit depuis seize ans et qu'elle continue d'aller visiter en centre de détention où il purge une peine de trente ans.

Bien qu'elle ait un droit d'accès au dossier, elle s'y refuse et préfère attendre que le détenu se confie. « J'essaie de détecter entre les phrases, parfois dans les silences, s'il n'y a pas un avertissement », reconnaît-elle. « Mais en vingt ans, je n'ai jamais subi d'agressions ou de gestes déplacés », ajoute-t-elle.

Récemment, elle a repris contact avec « son » premier détenu. « Il a 47 ans aujourd'hui. À l'époque, il en avait 27. Sa vie marche bien et il se rappelait de moi. Alors si au moins l'un d'eux s'en est sorti, c'est bien », conclut-elle sobrement. Elle qui passe beaucoup de temps auprès des détenus, à leur procès ou au téléphone avec les familles, sait qu'à l'approche des fêtes de fin d'année, sa mission auprès de « ses gars » est encore plus grande.

Les rédactions de La Voix du Nord

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Hollande- France - Deux-Sèvres : Un colloque spécial busards

Actualités MAVILLE samedi 29 novembre 2008

aniortbusards

Xavier Fichet du Groupe ornithologique des Deux-Sèvres observe les busards pour mieux les préserver. : (Photo dr, Xavier Fichet)

Tout le week-end, Hollandais et Français croisent leurs données sur l’espèce protégée. Fruit d’une vaste opération de marquage des oiseaux. 

A Vitré, 120 spécialistes des trois espèces de busards (cendrés, saint-martin et des roseaux) vont phosphorer pendant les 15es Rencontres du réseau busards, chapeautée par le CNRS de Chizé. « Un record d’affluence », selon Xavier Fichet, le coordinateur du programme busards au Groupe ornithologique des Deux-Sèvres (Gods). « C’est la première fois depuis 15 ans d’existence de ces rencontres que l’on se réunit à autant. Malheureusement, les Allemands, Suisses, Espagnols qui ont participé au programme ne pourront pas venir » objecte Xavier Fichet.

Pour l’opération de marquage, les Hollandais ont opté pour les balises argos installées sur une vingtaine d’oiseaux, tandis qu’en France, les marquages effectués à la main ont permis d’identifier et d’espionner 4.000 individus, soit un jeune sur deux né sur le territoire. En avant-goût de la restitution du colloque, l’ornithologue nous livre quelques observations assez inattendues.

Des aéroports cimetières à oiseaux

Ainsi, les aéroports constitueraient des zones de danger pour les busards cendrés, de retour de leur migration en Afrique. « Nous avons repéré un oiseau mort à l’aéroport de La Rochelle, à celui de Toulouse et dans l’Eure. Cela se produit au décollage des avions. Nous n’avons pas ce souci à Niort où le trafic est moins dense. »

Autre remarque étonnante. Avant que les busards cendrés ne s’apprêtent à s’envoler pour le Sénégal ou le Mali, ils repèrent leurs futurs sites de reproduction en prévision de leur retour en Europe en avril, et ce quitte à gagner le Nord, à l’opposé de leur migration. « Ils savent qu’ils n’ont pas de temps à perdre pour se reproduire. Ils anticipent car les petits doivent naître le plus tôt possible pour entamer leur migration à temps.»

Dernière anecdote pour l’heure : un busard né en Champagne-Ardenne en 2007 a été repéré en reproduction à Thénezay en 2008, soit à 368 km de distance, à vol d’oiseau bien entendu.

nr.niortAnrco.fr M.G la Nouvelle République

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L'UMP et le PS demandent une enquête sur l'interpellation de Filippis

(Source AFP) – Libération.fr – 29/11/08

Martine Aubry s'indigne notamment des "méthodes judiciaires inadmissibles dont a été victime" l'ex-directeur de la publication de Libération.

La première secrétaire du Parti socialiste, Martine Aubry, a demandé samedi à Nicolas Sarkozy une enquête "dans les plus brefs délais" sur l'interpellation de l'ex-directeur de la publication de Libération,Victorio de Fillipis, pour une simple affaire de diffamation.

Elle s'indigne des "méthodes judiciaires inadmissibles dont a été victime" M. de Fillipis et apporte "tout son soutien" au journaliste et à sa famille "choqués par cette interpellation de toute évidence totalement injustifée".

Peu de temps avant, l'UMP, par la voix de l'un des ses porte-parole, Frédéric Lefebvre, a également demandé une enquête sur l'interpellation du journaliste.

"Le traitement subi par le responsable de Libération, arrêté dans le cadre d'une affaire de délit de presse non passible de prison, parait surréaliste", s'indigne M. Lefebvre dans un communiqué.

"La méthode utilisée dans une simple affaire de diffamation semble tellement disproportionnée qu'elle nous parait devoir donner lieu à une enquête. Cette histoire est d'autant plus regrettable qu'elle intervient en pleins Etats généraux de la presse", ajoute le porte-parole du parti majoritaire.

"Il faut donc en profiter pour mettre à l'ordre du jour de ces Etats Généraux la question des procédures utilisées à l'encontre de la presse par les autorités judiciaires",propose le député des Hauts-de-Seine.

Le ministère de l'Intérieur a réagi, en fin de journée

"Dans une affaire comme celle-là, la police est à la disposition du juge d'instruction et c'est le juge d'instruction qui décide des modalités de l'interpellation, de l'heure...", a indiqué un porte-parole du ministère interrogé par l'AFP.

Aujourd'hui directeur du développement du journal, Vittorio de Filippis a été interpellé à son domicile vendredi vers 6H30 par des policiers qui l'ont conduit au commissariat du Raincy (Seine-Saint-Denis), la commune où il réside.

Il a été mis en examen au tribunal de Paris par la juge Muriel Josié, pour "diffamation publique" envers Xavier Niel, fondateur du fournisseur d'accès Internet Free.

Sur le site du journal, Vittorio de Filippis affirme avoir été arrêté sans ménagement et insulté devant l'un de ses deux fils, âgés de 10 et 14 ans, lesquels sont restés seuls tandis qu'il était emmené au commissariat. Interrogé au commissariat, il sera acheminé menotté au dépôt du tribunal, où il sera enfermé et déshabillé à deux reprises avant d'être conduit devant la juge, selon ses dires.

Sur les conditions de l'interpellation de M. de Filippis, le porte-parole du ministère a ajouté: "je ne sais pas quel comportement il (Vittorio de Filippis) a adopté, mais sur le fait d'envoyer la police le chercher, c'est du ressort du juge d'instruction et nous n'avons pas de commentaires à faire là-dessus".

Une source policière avait indiqué plus tôt samedi que M. de Filippis aurait "pris de haut" les policiers "irréprochables" venus l'interpeller sur ordre de la juge, après que celle-ci eut délivré un mandat d'amener, le dirigeant de Libération n'ayant pas répondu à une convocation.

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