samedi 29 novembre 2008
ORDONNANCE DE 1945 - Justice des mineurs : la prison dès 12 ans ?
NOUVELOBS | 28.11.2008 | 17:09
La commission sur la réforme de l'ordonnance de 1945 préconise de fixer la responsabilité pénale à 12 ans. Elle rendra son rapport le 3 décembre à Rachida Dati.
Jugé et en prison dès 12 ans ? Un rapport, qui doit être remis à la garde des Sceaux Rachida Dati le 3 décembre, préconise parmi ses 70 propositions de fixer la responsabilité pénale à 12 ans. Elle justifie cette proposition "au regard de la réalité actuelle de la délinquance juvénile".
Mise en place en avril dernier par la ministre de la Justice, la commission sur la réforme de l'ordonnance du 2 février 1945 relative à l'enfance délinquante, présidée par le professeur André Varinard, suggère en outre au ministère, dans son rapport dont l'AFP a obtenu une copie, de fixer "la présomption de discernement à compter de plus 12 ans". Actuellement, cette présomption de discernement "doit être établie".
Les moins de 12 ans pourraient être entendus pendant 6 heures
Elle plaide aussi en faveur d'une inscription dans la loi de l'âge de la majorité pénale à 18 ans. "Responsabilité pénale ne veut pas dire incarcération. Il faut faire la nuance" précise la ministre.
Pour les moins de 12 ans, elle propose de créer un statut particulier de l'audition, qui devrait permettre "de retenir le mineur pour une durée de 6 heures renouvelable une fois, dans les conditions offertes par l'actuelle retenue des mineurs de 10 à 13 ans".
Pour les mineurs de moins de 12 ans impliqués dans "les faits les plus graves", elle suggère "des placements spécifiques", mais se prononce pour l'impossibilité d'une incarcération d'un mineur de moins de 14 ans "sauf en matière criminelle".
"En France, la législation sur l'enfance délinquante date de 1945", 'il est important que nous ayons en France des outils adaptés aux mineurs délinquants de 2008 avec des actes de délinquance de 2008", a affirmé Rachida Dati.
Un "tribunal des mineurs à juge unique"
La commission Varinard, composée de magistrats, d'éducateurs et de parlementaires notamment, préconise également la création d'un "tribunal des mineurs à juge unique" pour juger "des délits pour lesquels la peine encourue est inférieure ou égale à 5 ans d'emprisonnement".
Toutefois, ajoute-t-elle, les mineurs comparaissant en détention provisoire, et ceux en récidive légale devront être "obligatoirement poursuivis devant la juridiction collégiale".
Réactions
Des associations et des syndicats expriment depuis plusieurs mois déjà leurs inquiétudes face aux déclarations faites par Rachida Dati, qui souhaite une justice "ferme et humaine" et présente la formule "une infraction, une réponse" comme le remède aux maux de la jeunesse. Le SNPES-PJJ alerte l'opinion sur une trahison "de l'esprit de l'ordonnance de 1945" puisque " le gouvernement fait le choix de répondre aux actes délictueux par la seule logique de l’enfermement, écartant la nécessaire recherche des causes de ces passages à l’acte qui seule pourrait en éviter la réitération".
Depuis que la ministre de la Justice a exposé les principes sur lesquels elle allait se baser pour réformer le droit pénal des mineurs, le SNPES-PJJ rappelle que "nous soutenons que les moyens pour l’accompagnement éducatif doivent primer sur les dispositifs d’enfermement" et "nous dénonçons une politique qui réduit les jeunes délinquants à leurs seuls passages à l’acte, les enfermant ainsi dans une identité de délinquant". (avec AFP)
Un ex-PDG de Libération brutalement interpellé à son domicile
Libération.fr – 29/11/08 - Recueilli par Eliane Patriarca Du jamais vu dans une affaire de presse: le journaliste Vittorio de Filippis, qui a été directeur de la publication de Libération de mai à décembre 2006, a été interpellé à son domicile pour une banale affaire de diffamation. Récit. Quand il arrive dans les locaux de Libération, ce vendredi peu avant midi, il a encore la trace des menottes au poignet. Journaliste économique, actuellement membre de la direction du journal, Vittorio de Filippis a été PDG et directeur de la publication du journal de mai à décembre 2006. Il vient de passer plusieurs heures, d’abord au commissariat de police du Raincy (Seine-Saint-Denis), la commune où il réside, et plus tard dans la matinée de ce vendredi au tribunal de grande instance de Paris. Avant d’être mis en examen. Il est pâle, fatigué, outré. «J’ai été réveillé vers 6h40 ce matin par des coups frappés sur la porte d’entrée de ma maison, raconte-t-il. Je suis descendu ouvrir et me suis trouvé face à trois policiers, deux hommes et une femme portant des brassards, et j’ai aperçu dans la rue une voiture de police avec un autre policier à l’intérieur.» Les représentants de l’ordre lui disent qu’ils ont un mandat d’amener au TGI de Paris contre lui. «J’imagine tout de suite que cela concerne la période de cogérance durant laquelle j’ai été PDG et directeur de publication de Libération en 2006, et je pense à l’affaire Xavier Niel, du nom du fondateur de Free, le fournisseur d’accès à Internet, parce que c’est tout simplement l’affaire la plus récurrente parmi toutes celles dont j’ai eu à répondre comme directeur de publication. Et celle qui a suscité le plus de contacts avec les avocats de Libération, Jean-Paul Lévy et Emmanuel Soussen.» Xavier Niel a déjà attaqué plusieurs fois en diffamation Libération et le journaliste Renaud Lecadre, auteur d’articles dans le quotidien et sur le site liberation.fr, évoquant les démêlés judiciaires du fondateur de Free. Vittorio de Filippis a chaque fois été convoqué par la justice car sa responsabilité est engagée: l’article 42 de la loi sur la presse du 29 juillet 1881 dispose que le directeur de publication d’un journal est «l’auteur principal» du délit de diffamation publique envers un particulier alors que le journaliste auteur du papier incriminé n’est que «complice». Mais Xavier Niel et la société Free ont été déboutés systématiquement, lors de procès qui se sont tenus au deuxième trimestre 2008. A chaque fois, ils ont en plus été condamnés à verser des dommages et intérêts à Libération pour procédures abusives. Ce matin, le ton est vite monté entre les policiers et le journaliste, celui-ci leur faisant remarquer qu’ils ont profité de son portail sans serrure pour pénétrer chez lui. «Habillez-vous, on vous emmène», répliquent-ils en lui interdisant de toucher à son portable dont l’alarme-réveil se déclenche. «Je commence à m’énerver, raconte Vittorio de Filippis. Réveillé par le bruit, mon fils aîné, qui a 14 ans, assiste à toute la scène. Son frère, 10 ans, ne sort pas de sa chambre mais j’apprendrai par la suite qu’il était réveillé et a très mal vécu ce moment… Je dis aux flics qu’il y a peut-être d’autres manières de se comporter. Réponse devant mon fils: «Vous, vous êtes pire que la racaille!» J’ai juste le temps de rassurer mon fils, de lui dire que je ne suis pas un malfrat et que tout cela concerne le journal et qu’il est en train d’assister à une injustice. Je lui demande, en l’absence de ma femme qui est en déplacement, d’accompagner son frère à l’école et d’aller lui aussi en cours.» Les policiers emmènent le journaliste au commissariat du Raincy. 7h10. Au commissariat, des policiers lui lisent les motifs de son interpellation. C’est bien de l’affaire Niel dont il s’agit et particulièrement d’un article du journaliste Renaud Lecadre paru sur le site liberation.fr. Après lecture du document, Vittorio de Filippis demande à plusieurs reprises la présence des avocats du journal. Réponse: «Ils ne seront pas là.» Vittorio De Filippis refuse alors de signer quoi que ce soit. «Je suis assis sur un banc, boulonné au sol, dont pendent plusieurs paires de menottes. Face à moi, affichée au mur, la Charte d’accueil du commissariat». D’autres policiers demandent au journaliste de vider ses poches. Il s’exécute. 7h30. Trois policiers viennent le chercher, lui demandent de mettre les mains dans le dos et le menottent. Puis ils le conduisent à une voiture et prennent l’autoroute A86. Dans la voiture, les policiers se réjouissent de pouvoir «voir en vrai les bureaux de Navarro». 8h30. Vittorio de Filippis est emmené dans les sous-sols du TGI au dépôt, «quartier des hommes». «On contrôle mon identité puis on m’emmène dans une pièce glauque, avec un comptoir en béton derrière lequel se trouvent trois policiers dont un avec des gants, précise Vittorio de Filippis. Derrière eux, un mur de casiers qui contiennent les effets des personnes «en transit». On me demande de vider mes poches, puis de me déshabiller. Dans mes papiers d’identité, ils isolent ma carte de presse et la mentionnent dans l’inventaire de mes effets. A aucun moment, jusqu’alors, je n’avais mentionné ma qualité de journaliste». «Je me retrouve en slip devant eux, ils refouillent mes vêtements, puis me demandent de baisser mon slip, de me tourner et de tousser trois fois.» Le journaliste s’exécute puis se rhabille, mais on lui a retiré ses lacets, sa ceinture, la batterie de son portable. et tous ses papiers et effets. 9h30. Les policiers l’accompagnent dans une cellule «qu’ils referment à triple tour». «La pièce comporte une table, un rouleau de papier hygiénique, une paillasse en béton sur laquelle sont posées deux couvertures. Dans un recoin, j’aperçois un WC. Je m’asseois sur la table pour éviter les cafards et les mites.» 10 heures. Deux gendarmes viennent le chercher, et l’isolent à nouveau derrière un paravent en béton qui se trouve dans le long couloir bordé de cellules. Ils lui demandent de se déshabiller complètement. «Je signale alors que j’ai déjà été fouillé d’une manière un peu humiliante deux heures plus tôt et je refuse de baisser mon slip à nouveau. Bien que comprenant l’absurdité de la situation et mon énervement, ils me répondent que c’est la procédure et qu’ils doivent appeler la juge devant mon refus. Celle-ci leur répond que soit je respecte la procédure et dans ce cas-là elle m’auditionnera et je serai libéré; soit j’assume mes actes». Le journaliste accepte donc de se laisser fouiller à nouveau, de baisser son slip, de se tourner et de tousser. Rhabillé, il est menotté «mais cette fois avec les mains devant», et escorté par les gendarmes dans les couloirs interminables du TGI, jusqu’au bureau de la juge Muriel Josié, vice-présidente du tribunal de grande instance de Paris. 10 h 40. Dans le bureau de la juge, les gendarmes lui retirent les menottes. La juge, qui «au départ», selon Vittorio de Filipis, «a l’air un peu gêné», lui signifie qu’elle l’a convoqué parce qu’elle a déjà procédé à de nombreuses convocations par courrier dans le cadre de l’affaire Niel et qu’il a toujours été «injoignable». Le journaliste lui répond alors que, comme pour chacune des affaires qui concernent des articles écrits par des journalistes de Libération, il transmet les courriers aux avocats du journal. Et il demande alors à parler à ceux-ci. «La juge me demande leur adresse, puis me lit une liste d’adresses d’avocats dans laquelle j’identifie celles de nos avocats». Puis Vittorio de Filippis refuse de répondre à toute autre question. La juge s’énerve, hausse le ton. Mais, en l’absence de ses avocats, le journaliste refuse tout échange verbal avec elle. La juge lui fait signer le procès-verbal de l’entretien et lui notifie sa mise en examen pour «diffamation». Elle lui demande s’il sera joignable d’ici à la fin du mois de décembre. Ensuite, les deux gendarmes reconduisent Vittorio de Filipis à travers les méandres des couloirs du TGI — «mais cette fois je ne suis plus menotté». Ils lui rendent ses papiers et ses effets. Et le libèrent. 11h30. Sur le trottoir devant le TGI, Vittorio de Fillipis appelle immédiatement les avocats du journal et la direction de Libération. Aussitôt informée, la Société civile des personnels de Libération (SCPL, actionnaire du journal) dénonce, dans un communiqué, «ces méthodes inadmissibles». «La SCPL veut manifester sa solidarité vis à vis de Vittorio de Filippis, écrit-elle. Nous protestons auprès des autorités politiques et judiciaires. Nous demandons qu'une enquête soit ouverte sans délais sur ces méthodes.» L’un des avocats de Libération, Me Jean-Paul Levy, dénonce les conditions de cette interpellation, «une première», selon lui, en matière de délit de presse. «Je suis l’avocat de Libération depuis 1975 et c’est la première fois que je vois un directeur de publication faire l’objet d’une interpellation et d’un mandat d’amener», déplore-t-il. «Je suis scandalisé que l’on inflige un tel traitement pour un délit qui n’est pas passible de prison». La Société des lecteurs de Libération (SLL), «scandalisée par les méthodes employées par la police judiciaire et la magistrature dans une affaire de presse», s'associe à l'indignation et à la protestation de l'équipe. Laurent Joffrin, PDG du journal et directeur de la rédaction, s'exprimera demain samedi dans la page consacrée par le quotidien à cette arrestation, sans précédent dans les annales judiciaires. COMMUNIQUÉ Les salariés de Libération solidaires ENTRETIEN Me Jean-Paul Lévy: «En trente ans, je n'ai jamais vu ça»
Lettre de cachet
29/11/08 – Editorial de LAURENT JOFFRIN – Directeur Général de Libération
En ces temps d’états généraux de la presse, certains magistrats rêvent-ils d’un retour à l’Ancien Régime ? En tout cas, c’est une lettre de cachet qu’a utilisée Mme Muriel Josié, vice-présidente du tribunal de Paris, à l’encontre de notre ami Vittorio de Filippis, journaliste à Libération et ancien directeur de la publication de notre journal, avec attaque de la maréchaussée à l’aube, fouille au corps et enfermement temporaire.
Tout ça pour quoi ? Pour un procès en diffamation dans lequel nous avons déjà obtenu gain de cause à plusieurs reprises, prolongé artificiellement par la volonté d’un plaignant acharné. Faut-il rappeler à cette juge d’instruction manifestement peu instruite que dans ce genre d’affaire, où la responsabilité du journal a consisté à publier un texte contesté, on ne recourt pas à la contrainte par corps mais à une convocation normale, à laquelle Libération a toujours déféré ? Il est possible qu’une de ces convocations se soit égarée. Mais il faut aussi rappeler à cette juge sans jugeote que l’adresse et le numéro de notre journal, qui n’est pas clandestin, sont connus, et que nos avocats, dont le nom et l’adresse figurent au dossier, répondent toujours courtoisement aux demandes de la magistrature.
Au lieu de ces moyens de justice de bon sens, Mme Josié a préféré faire arrêter, devant sa famille, et menotter un homme qui s’est contenté d’héberger sur son site le commentaire d’un internaute.
Les journalistes ne demandent aucun privilège et Libération s’emploie à respecter la loi sur la presse comme les autres lois. Mais il ne faudrait pas que dans une atmosphère de fermeté policière croissante, cette interpellation stupide et volontairement humiliante puisse servir de précédent pour que se déploie, peu à peu, un arbitraire judiciaire dont on a vu ailleurs les conséquences et qui finit par menacer tous les citoyens.
Jets d’encre dans la Meuse : de l'encre bleue déversée dans la Houille par les grèvistes
Pascal Remy – L’Union Champagne Ardennes Picardie – 29/11/08
Quelque 600 litres d'encre ont été déversés hier, selon les estimations de la préfecture.
Des salariés de la Sopal ont déversé hier matin de l'encre bleue dans la Houille. Une action radicale mais non polluante selon les grévistes mais qui pourrait leur valoir quelques démêlés avec la justice.
Hier, vers 11 heures, une ambiance bon enfant règne à la Sopal (Gascogne Laminates). Une dizaine d'employés sont dehors, il fait froid mais le brasier alimenté par du papier ou des branches mortes les réchauffe. Personne ne parle de l'encre bleue déversée dans la Houille, une heure plus tôt aux environs de 10 heures. Soudain, une dame de Fromelennes se dirige vers les grévistes.

« Ça ne sert à rien ce que vous faites. Ce n'est pas en polluant la Houille que vous allez obtenir quelque chose », peste-t-elle. « Je préfère que ça soit mes enfants qui mangent que les canards », s'énerve un homme.
« Tu pollues plus que nous avec ta voiture » « Et toi, tu as pris ta voiture de Fromelennes pour venir nous attaquer, ici, tu pollues plus que nous. Cette encre n'est pas polluante. C'est de l'encre à l'eau », réplique un gréviste visiblement agacé. Les esprits commencent à s'échauffer. « On a été trop gentils jusque-là, c'est pour cela qu'on nous prend pour des cons. Nos frigos se vident et toi tu t'en fous. Tu n'aurais pas réagi de la même manière si c'était ton fils qui était concerné », lance un autre homme en direction de la dame. « On vous a bien proposé du travail en Suisse. Pourquoi vous ne les acceptez pas ? », dit-elle.
Et c'est la phrase de trop… « Là, c'est de l'encre biodégradable non polluante. Les autres encres que nous avons à l'usine contiennent du plomb. Tout volera à la Houille », s'emporte un ouvrier.
Personne à l'usine ne pouvait préciser le volume d'encre exact déversé dans la Houille. Vers 11 heures, une encre bleue avec des reflets plutôt violets stagnait sur la rive gauche de cet affluent de la Meuse.
Philippe Grazsyck et Daniel Pêcheux, les deux responsables syndicaux (Force ouvrière), n'étaient pas sur place lorsque cette substance qui sert à l'impression du papier gommé a été jetée dans la Houille.
« Nous n'étions au courant de rien. Nous désapprouvons ce genre d'action. Pour moi, il s'agit d'un acte isolé », regrette M. Grazsyck. En fin d'après-midi, Pierre Delcourt, le président de l'association des pêcheurs La Coyenne, ne s'alarmait pas de ce qu'il s'était passé : « D'après ce que l'on me dit, il s'agit d'encre à l'eau. Il n'y a pas de pollution. Si j'ai des informations qui me confirment qu'il y a vraiment pollution, j'avertirai la Fédération de pêche des Ardennes mais ce n'est pas le cas pour l'instant. Je trouve tout à fait normal que la Sopal se défende. Je pense qu'ils ont fait cela pour alerter les Belges. En effet, les Belges réagissent plus que les Français. »
Le site de Gascogne Laminates de Givet, jugé déficitaire par la direction, fermera ses portes le 31 décembre.
Une cinquantaine de salariés sont en grève depuis le 21 octobre, sans salaire et sans aucune certitude sur les compensations qu'ils obtiendront.
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La Belgique se porte partie civile
Dans le cadre de la commission internationale de gestion de la Meuse signée entre la France, la Belgique et les Pays-Bas, la préfecture des Ardennes a aussitôt alerté les autorités belges et notamment le ministre wallon de l'Environnement, Benoît Lutgen.
Gaëtan Frippiat, son directeur de la communication, a fait le point de la situation, hier, en soirée : « Le ministre a demandé au département de la police et des contrôles, situé côté wallon, de réaliser des analyses de l'eau pour mesurer le degré d'une éventuelle pollution. Des prélèvements ont donc été effectués mais, à cette heure, nous n'avons pas encore les résultats. »
Les communes riveraines les plus proches de la frontière française comme Hastières, Dinant et Ahnëe ont aussi été averties.
« Les premières traces de pollution ont été observées vers 14 heures à hauteur d'Hastières avant de faire leur chemin un peu plus loin ».
C'est ce qui a amené le ministre à se porter partie civile au cas où les autorités françaises décidaient de poursuivre les auteurs de cette pollution.
Selon nos informations, le phénomène « très léger et sans grosse conséquence » présenterait peu de risques pour l'environnement.
La préfecture des Ardennes, plus longue à réagir, a confirmé que « certains salariés de la Sopal ont déversé délibérément dans la Houille près de 600 litres d'encre utilisée dans le process de fabrication des papiers gommés et étiquettes ».
Le préfet a dénoncé avec fermeté « cet acte inadmissible » qui représente « une atteinte caractérisée à l'environnement, à une époque où tout le monde s'entend et s'accorde pour le protéger ».
Le représentant de l'Etat condamne ce méfait « qui va à l'encontre des intérêts des entreprises de la Vallée ». Il estime que « les auteurs doivent se préparer à en répondre devant les tribunaux suite à des dépôts de plainte » et regrette « l'image dévalorisante apportée par de tels faits au département ».
Pour finir, le préfet souhaite que salariés et direction de la Sopal renouent le dialogue pour trouver une issue rapide à ce conflit social.
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L’association écologiste Robin des Bois hisse le drapeau blanc et demande aux syndicats et aux salariés de renoncer aux actions de représailles sur les rivières, les poissons et le plancton, à Givet comme ailleurs.
« Ils ont oublié Cellatex, ils connaîtront la Sopal ». Cette déclaration d¹un leader du conflit social qui oppose à Givet dans les Ardennes les salariés et la direction de l¹entreprise Gascogne Laminates a été suivie d¹effets : 600 litres d¹encre concentrée ont été déversés provoquant une pollution internationale de la Meuse et une marée bleue.
Les chefs de guerre de la Sopal marchent sur les sentiers de leurs glorieux aînés de Cellatex qui en 2000 à Givet avaient déversé plusieurs tonnes d¹acide sulfurique et de colorant teignant cette fois la Meuse en rouge.
La Meuse dans les Ardennes est soumise à de nombreuses marées noires (voir l¹« Atlas des marées noires dans les eaux intérieures http://www.robindesbois.org/dossiers/atlas_pollution_eau_douce_080304.pdf
La Chine exécute un scientifique, Etats-Unis et UE indignés
Actualités Chine le 29/11/2008 à 10h09 par AFP
Les autorités chinoises ont exécuté vendredi matin un scientifique accusé d'espionnage au profit de Taïwan. Les Etats-Unis et l'Union européenne ont aussitôt dénoncé cet acte sombre exécuté dans le secret.
L'exécution de Wo Weihan, un Chinois de 59 ans, a été annoncée à l'AFP par sa fille, Ran Chen, une ressortissante autrichienne mariée à un Américain, qui a précisé l'avoir apprise par l'ambassade d'Autriche à Pékin.
"Nous sommes très choqués, attristés, déçus et indignés", a réagi Mme Chen dans une déclaration transmise par courrier électronique. "Mon père a été exécuté, et avec lui nos espoirs dans le système judiciaire chinois.
" Wo Weihan avait été arrêté en janvier 2005 à Pékin sous l'accusation d'avoir transmis à Taipei des renseignements de nature militaire, dont des copies de plans de missiles.
Le biochimiste, qui clamait son innocence, avait été condamné à mort en mai 2007 pour diffusion de secrets d'Etat, à l'issue d'un procès qui, selon sa famille et des ONG, manquait de transparence et au cours duquel n'avaient été présentées que de vagues preuves.
Selon sa fille, l'acte d'accusation du procès mentionnait également le fait que M. Wo pourrait avoir parlé de la santé des hauts responsables chinois, un acte passible de la peine de mort en Chine.
Ran Chen avait pu rendre visite en prison à son père jeudi, pour la première fois en quatre ans, sans savoir qu'il serait exécuté le lendemain.
"Comme il ne savait pas que l'exécution approchait, il avait de l'espoir et ne nous a pas dit adieu ou exprimé une dernière volonté. Nous, sa famille, n'avons pas été autorisés à lui dire au revoir. On nous a refusé le droit le plus fondamental et universel d'être informés sur le sort de notre père", regrette-t-elle amèrement dans sa déclaration.
L'exécution a aussitôt été fermement condamnée par les Etats-Unis via leur ambassade à Pékin.
"Nous sommes profondément consternés par les informations selon lesquelles le gouvernement chinois a appliqué la peine de mort à Wo Weihan", a déclaré à l'AFP une porte-parole de l'ambassade, Susan Stevenson. Washington considère notamment que l'arrestation et le procès de M. Wo n'ont pas répondu aux normes internationales.
L'Union européenne a également condamné "avec la plus grande fermeté l'exécution de M. Wo Weihan".
"Elle regrette profondément que la Chine n'ait pas entendu ses appels répétés et ceux de plusieurs de ses Etats membres à surseoir à cette exécution et à commuer la condamnation à la peine capitale de M. Wo", est-il écrit dans un communiqué.
"L'UE marque son indignation devant cette exécution, qui intervient alors même que vient de s'achever à Pékin le dialogue UE-Chine dans le domaine des droits de l'homme, au cours duquel l'UE avait réitéré son opposition ferme à la peine de mort et avait une nouvelle fois évoqué le cas de M. Wo Weihan ainsi que demandé sa grâce", ajoute-t-il.
L'Autriche, où M. Wo avait vécu de 1990 à 1997, a elle aussi déploré son exécution, estimant qu'il s'agissait d'un "affront prémédité" de Pékin envers l'Union européenne qui l'avait défendu.
Le chargé d'affaires chinois à Vienne Shunqing Wang a été convoqué au ministère autrichien des Affaires étrangères qui a fustigé la "conduite inhumaine" de la Chine.
Les présidences slovène, puis française de l'UE ainsi que le président autrichien Heinz Fischer et la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice avaient appelé Pékin à épargner la vie de M. Wo.
Les autorités chinoises n'ont fait aucune annonce sur ce sujet vendredi. La Chine avait fait savoir jeudi qu'elle n'accorderait aucun traitement de faveur au biochimiste, dont la condamnation à mort avait été approuvée par la Cour suprême.
La Chine exécute un scientifique, Etats-Unis et UE indignés
Aujourd’hui la Chine - le 29/11/2008
Les autorités chinoises ont exécuté vendredi matin un scientifique accusé d'espionnage au profit de Taïwan. Les Etats-Unis et l'Union européenne ont aussitôt dénoncé cet acte sombre exécuté dans le secret.
L'exécution de Wo Weihan, un Chinois de 59 ans, a été annoncée à l'AFP par sa fille, Ran Chen, une ressortissante autrichienne mariée à un Américain, qui a précisé l'avoir apprise par l'ambassade d'Autriche à Pékin.
"Nous sommes très choqués, attristés, déçus et indignés", a réagi Mme Chen dans une déclaration transmise par courrier électronique. "Mon père a été exécuté, et avec lui nos espoirs dans le système judiciaire chinois.
" Wo Weihan avait été arrêté en janvier 2005 à Pékin sous l'accusation d'avoir transmis à Taipei des renseignements de nature militaire, dont des copies de plans de missiles. Le biochimiste, qui clamait son innocence, avait été condamné à mort en mai 2007 pour diffusion de secrets d'Etat, à l'issue d'un procès qui, selon sa famille et des ONG, manquait de transparence et au cours duquel n'avaient été présentées que de vagues preuves.
Selon sa fille, l'acte d'accusation du procès mentionnait également le fait que M. Wo pourrait avoir parlé de la santé des hauts responsables chinois, un acte passible de la peine de mort en Chine.
Ran Chen avait pu rendre visite en prison à son père jeudi, pour la première fois en quatre ans, sans savoir qu'il serait exécuté le lendemain.
"Comme il ne savait pas que l'exécution approchait, il avait de l'espoir et ne nous a pas dit adieu ou exprimé une dernière volonté. Nous, sa famille, n'avons pas été autorisés à lui dire au revoir. On nous a refusé le droit le plus fondamental et universel d'être informés sur le sort de notre père", regrette-t-elle amèrement dans sa déclaration.
L'exécution a aussitôt été fermement condamnée par les Etats-Unis via leur ambassade à Pékin.
"Nous sommes profondément consternés par les informations selon lesquelles le gouvernement chinois a appliqué la peine de mort à Wo Weihan", a déclaré à l'AFP une porte-parole de l'ambassade, Susan Stevenson. Washington considère notamment que l'arrestation et le procès de M. Wo n'ont pas répondu aux normes internationales.
L'Union européenne a également condamné "avec la plus grande fermeté l'exécution de M. Wo Weihan". "Elle regrette profondément que la Chine n'ait pas entendu ses appels répétés et ceux de plusieurs de ses Etats membres à surseoir à cette exécution et à commuer la condamnation à la peine capitale de M. Wo", est-il écrit dans un communiqué.
"L'UE marque son indignation devant cette exécution, qui intervient alors même que vient de s'achever à Pékin le dialogue UE-Chine dans le domaine des droits de l'homme, au cours duquel l'UE avait réitéré son opposition ferme à la peine de mort et avait une nouvelle fois évoqué le cas de M. Wo Weihan ainsi que demandé sa grâce", ajoute-t-il.
L'Autriche, où M. Wo avait vécu de 1990 à 1997, a elle aussi déploré son exécution, estimant qu'il s'agissait d'un "affront prémédité" de Pékin envers l'Union européenne qui l'avait défendu.
Le chargé d'affaires chinois à Vienne Shunqing Wang a été convoqué au ministère autrichien des Affaires étrangères qui a fustigé la "conduite inhumaine" de la Chine.
Les présidences slovène, puis française de l'UE ainsi que le président autrichien Heinz Fischer et la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice avaient appelé Pékin à épargner la vie de M. Wo.
Les autorités chinoises n'ont fait aucune annonce sur ce sujet vendredi. La Chine avait fait savoir jeudi qu'elle n'accorderait aucun traitement de faveur au biochimiste, dont la condamnation à mort avait été approuvée par la Cour suprême.
Sarkozy : «le JDD» se rebiffe
R.G. et I.R. – Libération.fr – 29/11/08
«Sarkozy en maître du monde !» Voilà un des titres qui a fait monter la moutarde au nez de la rédaction du Journal du dimanche. Hier, la Société des journalistes (SDJ) du JDD s’est fendue d’une lettre ouverte aux dirigeants du groupe Lagardère pour dénoncer «une certaine dérive éditoriale».
Pour la SDJ, «le traitement de l’actualité présidentielle et gouvernementale manque régulièrement de distance. Le JDD se contente ainsi, trop souvent, d’accompagner le président de la République dans ses déplacements sans prendre de recul». Les journalistes remettent également en cause un titre de une d’il y a un mois, «Les Français veulent travailler le dimanche», ou, plus récemment, la une consacrée à la première dame «Carla Bruni-Sarkozy s’engage».
Pour la SDJ, «de très nombreux lecteurs […] reprochent au JDD sa partialité et menacent, quand ils ne l’ont pas déjà décidé, de ne plus l’acheter». Redoutant «de voir les ventes du journal souffrir de cette inflexion éditoriale», elle demande à ses dirigeants «de restaurer et de garantir à l’avenir l’indépendance du titre». Pas sûr qu’Arnaud Lagardère, autoproclamé «frère» de Nicolas Sarkozy, s’en émeuve…
A la rédaction on est plus direct : «Ras-le-bol de passer pour des cons», résume un journaliste, «marre de se faire allumer dans le Canard Enchaîné», peste un autre. Si tous se défendent de le viser nommément, Claude Askolovitch (1), rédacteur en chef depuis cet été et auteur de l’article «Sarkozy en maître du monde !», est dans le collimateur. Même si, rappelle un journaliste, le JDD et Sarkozy, c’est déjà une longue histoire : en mai 2007, un article révélant que Cécilia Sarkozy n’avait pas voté au second tour de la présidentielle avait été trappé.
(1) Joints par Libération, ni Claude Askolovitch ni le groupe Lagardère n’ont souhaité s’exprimer.
Racisme : des agents municipaux disent « stop »
Ouest-France - 29/11/08
Ils conduisent des camions, ils entretiennent les espaces verts, bossent dans les déchetteries, sont animateurs sportifs. Ils ont décidé de ne plus se taire en créant un collectif pour dire stop au racisme. Ils sont plus d'une trentaine de collègues de Nantes-Ville et de Nantes-Métropole (7 000 employés). « Ça fait trop longtemps que ça dure. Les sanctions ne correspondent pas aux délits. » Leur initiative a créé une onde de choc. « On n'a pas cessé de nous téléphoner. » Pour l'heure, aucune plainte n'a été déposée devant le tribunal.

A quoi sert le Premier ministre, François Fillon ?
Coups droits – Alain Auffray - 29/11/2008
Le chef de l'UMP Patrick Devedjian a trouvé: "super-ministre des relations avec le parlement".
Enfin! Depuis le début du quinquennat, cette question restait sans réponses convaincantes. L'Elysée assurait, avec condescendance, que François Fillon était un "collaborateur" utile au Président de la République qui a tellement de travail. Et François Fillon, lui, s'obstinait à défendre le titre de "chef de la majorité" traditionnellement conféré à ses prédécesseurs.
Pour plusieurs parlementaires, de gauche comme de droite, Matignon était tout simplement en voie de disparition. Entre un président qui préside et un parlement renforcé par la réforme constitutionnelle, cette institution devenait une anomalie.
Paradoxalement, les mêmes continuaient à spéculer sur un éventuel changement de Premier ministre pour donner un "nouvel élan" au quinquennat. Il faudrait savoir! Si le Premier ministre n'est plus qu'une ombre, on ne peut pas vendre son remplacement comme une décision politique essentielle...
Invité à commenter ce paradoxe, Patrick Devedjian propose une nouvelle définition de la fonction de Premier ministre:
"vous verrez qu'en fait, le changement constitutionnel va relever le rôle du Premier ministre. A partir de mars prochain, dès lors que le parlement aura l'initiative sur la moitié de son ordre du jour, l'exécutif aura besoin d'un homme de poids. Pour affronter le feu parlementaire réactivé, le président de la République devra s'appuyer sur un bon connaisseur de l'Assemblée et du Sénat. Jusqu'à présent, le Premier ministre était surtout le chef de l'administration. Son rôle se transforme, il devient plus politique. C'est un peu le président du Conseil qui renaît sous les cendres du Premier ministre"
En clair, le locataire de Matignon doit être celui qui contrôle le pouvoir et limite les initiatives du chef du groupe majoritaire à l'Assemblée nationale, Jean-François Copé. Sa légitimité repose sur son autorité et sur la confiance des parlementaires. Ce qui exclu, selon Devedjian, les profils de haut-fonctionnaires non-élus "comme Raymond Barre ou Dominique de Villepin".
Et si l'on suit le chef de l'UMP, cela exclut aussi une promotion de Claude Guéant, l'actuel Secrétaire général de l'Elysée…

Estrosi: sentinelle déboussolée de Sarkozy
Coups droits – Alain Auffray - 29/11/2008
Pour le maire de Nice, la politique est un éternel combat.. .contre ceux qui lui font de l'ombre. Un combat courageux mais désespéré. Car sans vouloir être offensant, il faut dire qu'ils sont très nombreux, ceux qui sont susceptibles de lui faire de l'ombre. Alors, puisqu'on s'obstine à faire sans lui, ce proche de Nicolas Sarkozy fait entendre sa mauvaise humeur. Cette semaine,il s'en est pris à Jean-François Copé qui, selon lui, n'est décidément pas à la hauteur de sa mission de chef des députés UMP (un poste qu'Estrosi avait vainement convoité en juin 2007). Comment tolérer que des députés de la majorité se permettent de tailler en pièce la loi sur le travail dominical voulue par Nicolas Sarkozy? Pour Estrosi, c'est la faute à Copé qui n'a pas su organiser le débat. Il l'a dit jeudi, sur Europe 1: "Peut-être qu'au sein du groupe, ce droit à la parole que les députés ont souhaité ne leur a pas forcément été accordé. Il ne faut plus que cela se reproduise." En mars dernier, le même Estrosi avait estimé que Devedjian n'était pas, lui non plus, à la hauteur de sa mission à la tête de l'UMP. Il l'avait expliqué à l'Express: "Nous ne faisons plus bouger aucune ligne, nous ne portons plus aucun message, nous n'apportons plus aucune proposition concrète (...) l n'y a plus de chef d'orchestre. (...) je suis inquiet quand je vois que, dans nos fédérations, plus personne ne réfléchit, plus personne ne travaille" Sitôt réélu député, en mai 2008, Christian Estrosi s'était auto-proclamé "sentinelle" d'un groupe UMP qui a vocation, selon lui, à être "100% sarkozyste". Il est vrai que sous la présidence de Jean-François Copé, ce groupe a multiplié les signes d’émancipation. Et les députés UMP n’ont jamais laissé paraître qu’ils étaient en manque de sentinelle… La "sentinelle" avait l'ambition de "renforcer le lien entre le groupe et le parti". Six mois après son installation à l'Assemblée, Estrosi a plutôt renforcé son isolement. Comme Dominique Paillé le mois dernier (lire note du 24 octobre), Estrosi a cru bon de critiquer jeudi la "coproduction législative" revendiquée par Jean-François Copé: "Je suis désolé, la réforme constitutionnelle n'a pas retiré le fait qu'il y a un président et une majorité qui respecte la hiérarchie du fonctionnement. La coproduction ne peut en aucun cas être l'empêchement et la paralysie." Et comme Paillé, Estrosi s'est attiré les foudres de nombreux députés UMP, scandalisés qu'on s'attaque à leur patron. Extraits: "C'est un faux procès. J'ose espérer qu'il n'y a pas de volonté de déstabiliser Jean-François Copé" (Franck Riester), "il est honteux de mettre cette affaire du travail dominical sur le dos de Jean-François" (Michel Raison), "il faut arrêter les anathèmes" (Philippe Gosselin), "une critique vaine qui montre une méconnaissance du fonctionnement du groupe UMP" (Valérie Rosso-Debord), "Estrosi n'a jamais participé aux dizaines de réunions organisées sur le travail du dimanche" Christian Jacob. Heureusement il y a Nice! Là bas, Estrosi est au soleil. Personne pour lui faire de l'ombre! Le secrétaire général adjoint de l’UMP y cumule les fonctions de maire, de député, de président du conseil général des Alpes-Maritimes et de président de nombreux organismes (communauté urbaine, office HLM, centre hospitalier, ..)
En principe, il aurait dû renoncer, après les municipales, à l'un de ses mandats exécutifs. Mais il en est dispensé, grâce à un mystérieux opposant qui a eu la bonne idée de déposer un recours contre son élection à la mairie de Nice. C'est ainsi que l'ex-champion de moto peut rester, pour quelques mois encore, recordman de France du cumul.
